L'Action catholique : organe de l'Action sociale catholique, 17 janvier 1943, dimanche 17 janvier 1943
[" ft'ACTION catholique OrfaAA 6m L'Action Social* CathoUqu*.I\t«I admlal»traW*« l I.soul.Char\u2014t.Qttéb\u2014.\\\\>l.VII.numéro 3 \u2018Instaurare omnia in Christo\u2019* 16 PA i r o Dimanche, 17 janvier 1911 i\".Ér *' ¦\t' ¦' ' \u2022 \"V'.V '¦ > E».fT.-iRit-\t.< x .\t\\ , SVB>&.v ^V.;i m , -.I* \u2022\u2022\u2022¦ !\u2022 1 || .wc * >4 2:,>mi iUiJui ui mkm'A L 1 C»'«* '\t\u2022\u2022\u2022\t; r\tv\\V' ^4\tv.:; ,3 :¦ ;* '''rf\t\\:\\la A j \u2022/* ¦ ; : > £btl- -An&è-K \u2022 .a t mm \"¦!' mm W\u2019tifimi u ¦¦ // / /.v.! ii'lltm ^ // ''T '! ¦ 7\tf.!mmmm mamduA^i .- -\t' *-4 i UL|itV-'\u2018i v\t*+\u2018J} 'VT s ft tffl -f.\" djf/ m* ¦ r fevSliii .i !\\ ' ;&v Ki 1.1! em I 7/ ; // '\t-, mix 0 mm! 4 En 1U40, on u célôbré le soixantième anniversaire de notre hymne national 0\tCANADA et.à la fin de décembre dernier.on célébrait le centenaire de la naissance de Calixa Lavallée, auteur de la musique de cet hymne national.C'est en pensant à ces deux anniversaires qu\u2019il nous est venu à l\u2019idée de parler ici des \u201chymnes nationaux\u201d des différents pays.Et nous avons trouvé le pain tout cuit en feuilleton une vieille revue française.En effet, le \u2018 Magasin pittoresque\u201d, qui date de 1833, nous a permis de lire différents articles sur ce sujet, notamment dans les volumes de 1837 et de 1838.Ce sont ces articles que nous reproduirons à l\u2019intention de nos lecteurs.?En guise di\u2019ntroduction à ces articles, nous dirons ce qu'est un HYMNE.Un HYMNE, lit-on dans le dictionnaire, est un cantique, un chant, un poème, en l'honneur de la Divinité.Chez les an-C'ens, c\u2019était un chant ou un poème en l'honneur des Dieux, des héros.Au figuré, un HYMNE est une manifestation d'enthousiasme, de ravissement.C'est Mme de Staël qui a écrit : \"Il est si beau d\u2019aimer rt d\u2019être aimé, que cet HYMNE de la vie peut se moduler à l\u2019in- 1\tini\".Dans la liturgie, une HYMNE (car alors le mot est féminin), est un cantique latin.un poème religieux qui fait partie de l'office divin.Voyons maintenant ce qu\u2019est l'HYMNE dans l'histoire et la littérature.Le chant en l'honneur de la divinité ou des héros, ou des gloires nationales, e^t la première forme qu'ait revêtue la poésie.Ces divers aspects de l'HYMNE se présentaient déjà dans les Védas et les grandes épopées de l'Inde, dans le Zend-Avesta des Iraniens, dans les invocations aux dieux trouvés dans les tombeaux de l\u2019Egypte, enfin dans les livres sacres des Hébreux.Le mot humnos avait, chez les Grecs, des significations assez diverses.Jusqu'au Vie siècle avant notre ère.il résumait la poésie entière.Tel était le caractère des hymnes attribués aux premiers poètes légendaires : Orphée ou Linos, Musée.Thamyris, etc.C\u2019est surtout en Phrygie.en Lycie, en Crète, en Thrace, qu'avaient été composés ces premiers chants, d\u2019où est sortie presque toute la poésie des Grecs.D'abord, les chants populaires : chants de métiers, de pécheurs, de moissonneurs; chants de nourrices; chants d\u2019hyménée: lamentations funèbres, chants de guerre ou d'amour ; chanson de l'hirondelle à Rhodes, etc.; puis, toute la poésie épique, et notamment les hymnes homériques; enfin, la poésie morale et religieuse, les Hymnes orphiques et les formes diverses de la poésie lyrique.On a fini par réserver le nom d\u2019HYMNE au chant religieux par excellence, composé spécialement pour le culte.Les principaux auteurs d\u2019hymnes ont été Aleman, Alcée et Sapho.Lasos d\u2019Hermione, Simonide, Pndare, Bacchylide; à la fin du Ve siècle, Timothée; à l\u2019époque alexandrine.Calimaque.Aratos de Soli, Clé-anthe, Cléocharès.Outre les hymnes de Callimaque, quelques hymnes isolés de Cléanthe, d\u2019Aratos ou autres, et d'assez nombreux fragments, nous possédons plusieurs hymnes conservés par des inscriptions.Les plus précieux sont les deux hymnes à notation musicale qui ont été retrouvés à Delphes, et qui datent du Ile siècle avant notre ère.Au temps de l\u2019Empire romain, on peut citer les hymnes de Mésomède, contemoorain d'Adrien.et ceux de Proclos au Ve siècle.Des collèges d\u2019hymnode» (chanteurs d\u2019hymnes) se formèrent en Orient, surtout en Asie Mineure, pour composer et exécuter les chants en usage dans le culte des empereurs.L'hymne grec s\u2019exécutait avec accompagnement de cithare et d\u2019évolutions cadencées.A l\u2019origine, il fut écrit en hexamètres dactyliques.Du Vie au I Ve siècle, on employa les rythmes lyriques, surtout les couplets éoliens et les strophes do-riennes.Apres Alexandre, on préféra le vers libre, sans strophes, pour les hymnes chantés, et pour les hymnes littéraires, l\u2019hexamètre ou un vers grave.Rome, aussi, a eu ses hymnes, dont nous connaissons quelques 'pécimens : chants des Saliens, chant des Arvales, etc.I.n poésie latine chrétienne ne s\u2019est haussée à l'originalité véritable et sincère que dans l\u2019hymne d'église.L\u2019écho ries chants des bardes gaulois ou germains se retrouve encore dans la mythologie celtique ou germanique.Dans les temps modernes apparaissent, on outre, les hymnes nationaux : en F .nce.la Marseillaise (ch nt national) et le Chant du Départ; en Angleterre, le lus*\u2019aste que la mer ?Y a-t-il Uis cher que le frère ?\u2019\u2019 1 « fondation do Scudar I ' econd morceau n\u2019est que le frag-I.i .h long poème intitulé : Iwi fon-Jaii.iu de Scudar (ou Scutari).Vi \u2019 ri le sujet de cette légende : \u2018T; > s frères, Wukaschin le roi, Ugljc»-h e waivode, et Goijko, se réunissent pour bâtir une citadelle à Scudar; inair.la willa (ou fée des forêts) s\u2019oppose à cette fondation, et renverse les remparts à mesure qu\u2019ils s\u2019élèvent.Consultée par les trois frères, elle déclare qu\u2019ils ne parviendront à élever la citadelle que lorsqu\u2019ils auront trouvé deux frères, appelés Stojoin et Stojoina, (c\u2019est-à-dire demeurant et demeurante), et lorsqu\u2019ils les auront ensevelis sous les fondations do leur forteresse.Les trois frères cherchent vainement Stojoin et Stojoina pendant trois ans; enfin, ne pouvant les rencontrer, ils s\u2019adressent de nouveau à la willa qui leur dit : Il reste un second moyen de bâtir votre citadelle : c\u2019est d\u2019enfermer dans ses fondations celle de vos femmes qui, demain, viendra lu première apporter la nourriture aux maçons près de la Bojana où vous construisez.Les trois frères se promettent réciproquement de ne point avertir leur épouse et de laisser le sort désigner celle qui doit périr.Mais Wukaschin le roi et Ujglescha oublient leur serment; Goijko seul y est fidèle et n\u2019avertit point son épouse.\u201cLorsque l\u2019aube matinale apparut, diligemment les trois frères se levèrent et se rendirent aux constructions de la Bojana.\u201cVoyez : du logis sortent deux nobles jeunes femmes, des trois belles-soeurs les deux aînées?* L\u2019une porte sa toile à blanchir; elle veut l\u2019étendre encore une fois sur la prairie; elle porte sa toile au blan-chissoir; mais elle s\u2019arrête là, et ne va pas plus loin.\u201cLa seconde porte une belle cruche de terre rouge; elle porte la cruche aux taux fraîches de la fontaine; elle cause un moment avec les autres femmes, s\u2019arrête quelque peu, mais ne va pas plus loin.\u201cLa seule qui soit encore au logis, c\u2019est l\u2019épouse de Goijko; car elle a un petit enfant au berceau, un nourrisson qui n\u2019a encore vu qu\u2019une lune.Cependant l\u2019heure du repas du matin arrive; la vieille mère de Goijko se lève; elle veut appeler les jeunes servantes, et porter avec elles le déjeuner sur la Bojana; alors la jeune épouse de Goijko lui dit ; \u2014 Demeure en paix, ma vielle mère, et nerce-moi l\u2019enfant dans le berceau, afin que je porte moi-même le repas à mon seigneur.Ce serait grand péché devant Dieu, et pour moi grande honte devant les hommes, si.au lieu de nous trois jeunes femmes, tu portais le manger ! \u201cLa jeune femme arrive aux constructions, et est livrée à Rad, le maître constructeur.\u201cEn souriant, l\u2019aimable et nouvelle mariée les regardait et pensait qu\u2019ils voulaient rire.Mais comme il s\u2019agissait d\u2019édifier la forteresse, ils jetèrent en hâte, les trois cents compagnons, pierres sur pierres autour d\u2019elle et des arbres en quantité, de sorte qu\u2019elle en avait déjà jusqu\u2019au genou.\u201cEn souriant, la svelte et nouvelle mariée voyait cela; elle espérait toujours qu'ils se jouaient entre eux; et ils jetaient en hâte, les trois cents compagnons, pierres sur pierres autour d\u2019elle et des arbres en quantité, de telle sorte qu\u2019en en eut bientôt jusqu\u2019à la ceinture.Ainsi entourée de pierres et de bois, la pauvrette vit alors quel destin l\u2019attendait.Douloureusement irritée, elle -\u2019eerie avec desespoir, elle implore ses beaux-frères.\u201cMais ses prières demeurent sans résultat.Alors voyant qu\u2019il faut mourir, elle s\u2019adresse à Rad, le maitre constructeur : \u2014 O toi, mon frère en Dieu, cher maitre.laisse une petite fenêtre a la hauteur de ma mamelle, afin que.lorsque mon nourrisson viendra, mon doux Johun, je lui donne sa nourriture.\u201cEt.conjuré au nom de Dieu, il prit pitié, le maitre, et lui laissa une petite fenêtre à la hauteur de sa mamelle, afin qu\u2019elle pût à son nourrisson Johan, quand il viendrait, présenter sa nourriture.\u201cUne fois encore elle implora le maitre: je te conjure, mon frère en Dieu, laisse une petite fenêtre devant mes yeux, que je voie de loin ma belle demeure, quand on m\u2019apportera mon fils Johan, et quand on le reportera au logis.\u201cEt, comme un frère, le maitre s\u2019attendrit; il lui laissa une petite fenêtre devant les yeux afin qu\u2019elle pût voir de loin sa belle demeure, quand on lui apporterait Johan et quand on le remporterait au logis.\u201cCe fut de cette manière que fut bâtie Scudar.On apporta l\u2019enfant a la place indiquée; la mère l\u2019allaita toute une semaine, une semaine, alors sa voix s\u2019éteignit; mais il demeura de la nourriture pour l\u2019enfant, et durant toute une année sa mère l\u2019allaita.\u201cEt comme il était alors, il est encore aujourd\u2019hui.Les mees qui ont vu tarir leur lait visitent ce lieu pour le miracle et pour leur salut; elles viennent en ce lieu pour apaiser leur enfant\u2019\u2019.POESIES MAGYARES Toutes les philologues s\u2019accordent à donner à la langue hongroise une étymologie orientale.I^e mot hongrois est d\u2019origine mongole: il fut primitivement ugur ou ingur, qui signifie étranger.Les Hongrois se désignent eux et leur langue sous le nom de Magyar, mot qu\u2019ils tirent probablement de la tribu dont ils sortent.Ce qui reste de la vieille littérature de ce peuple ne remonte pas audelà du treizième siècle; encore, les ouvrages qui se rattachent à cette époque sont-ils seule- -\u2022 : .to»*- »pr, \u2022%' *¦*.> ' 4M -'«*¦** \u2022 Le lac ï.\\ ROCHE, sur la rivière Malbaie, dans le Tare national des Laurentides.\u2014 (Photo fournie par le Service du Parc national.) O a ment biographiques ou historiques.Simon Von Reza est le plus vieux de leurs chroniqueurs.Le premier poète hongrois dont la gloire ait été populaire est Timodi.qui vi\\ ut dans le seizième siècle.Son existence fut misérable si l\u2019on en croit ce qu\u2019il reconte lui-même.Le même vers revient souvent dans ses oeuvres, vers que l\u2019on peut traduire ainsi : Ceci fut écrit dans la chmabre du pauvre Timodi.qui soufflait souvent dans ses doigts, car le froid glaçait son corps.Halapa.mort à la fin du seizième siècle, a laissé des compositions énergiques.Un do ses chants guerriers, empreint d\u2019une fierté et d\u2019une audace remarquables, fut écrit sur le champ do bataille: il mourut au siège de Gran.Krdosi fut le premier qui essaya de substituer la prosodie à la rime.ZriiiKi naquit dans le dix-septième siècle, où Shakespeare et Cervantès mouru-ren.C\u2019était un soldat, comme la plupart des poètes hongrois.En 1051, il publia un poème épique sous le titre de Zrlniade.Les chansons de Beniezky, qui parurent au commencement du dix-septièmo siècle, ne sont pas non plus sans mérite.On peut citer, comme appartenant à la même époque, Gyongyosi, poète tout mythologique, et Kahari, poète moraliste.Les années qui suivirent ne virent rien paraître.La destruction de la cour transylvanienne amena l\u2019anéantissement du la langue hongroise; l\u2019espèce d\u2019attraction que Vienne exerçait tira de la terre des Magyars tous ceux qui pouvaient y maintenir \u2019\u2019idiome de leurs aïeux; peu à peu le latin et l'allemand furent adoptés.Mais une réaction àenfin eu lieu; la vielle langue hongroise, oubliée un instant, commence à renaître.Faludi est le premier qui ait constaté avec talent ce retour vers la langue mère; aussi les Hongrois l'ont-ils surnommé le poète magyar.Après ces détails sur l'histoire de la poésie hongroise, détails que nous avons cru utile de donner parce qu\u2019ils sont généralement peu connus, nous traduirons ici un chant populaire de la Hongrie; nous ignorons la date de sa composition.La patience \u201cOh ! pourquoi me plaindre, comme s\u2019il n\u2019y avait de douleurs que les miennes ?Chaque être n\u2019a-t-il pas ses soucis ?\t- soucis nombreux.\u2014 Tout homme n\u2019a-t-il pas aussi des chagrins à chanter ?\u2014 Ou est celui dont la joie n\u2019ait jamais été brisée?Où est ce^iii qui n\u2019a jamais parlé le langage de la souffrance ?Où sont les yeux qui n'ont jamais été mouillés par des larmes ?Où est le coeur qui n\u2019a jamais goûté aux amertumes de la vie ?\u201cNon, je ne veux plus m\u2019abandonner au désespoir; mais j\u2019ordonne au boulon du chagrin de s'épanouir en une fleur do paix, car la paix est soeur jumelle de la vertu, et l\u2019aigreur est bien proche parente du péché.Le bonheur durable n\u2019est point un enfant de la terre, c\u2019est un rêve.Mais le tranquille courage, mais les pensées sereines m\u2019adoucissent le chemin, à moi, qui rencontre toujours une douleur sur ma route, tantôt la mienne propre, tantôt celle de mes frères.\u201cAinsi, je me soumettrai, et quelque grandes que deviennent mes douleurs, je m\u2019inclinerai patiemment devant elles.Il y a peut-être quelques existences plus doucement partagées que la mienne, et cependant je ne voudrais point maintenant faire un échange; car j\u2019ai appris que la vie est bien ainsi, et que souvent une joie jaillit d\u2019un chagrin.Oui, la vie est bien, je le dirai à tous; et je voudrais crier à travers l\u2019avenir : La vie est bien.\u201cAmis ! j\u2019ai triomphé, j\u2019ai trouvé la vraie force; maintenant passons le verre à la ronde et engageons une nouvelle pur-t:o.Je resterai dans vos rangs, je serrerai encore chaque main d\u2019amis.Et si l\u2019absence nous sépare, si, exilé de vous, je sens le besoin de pleurer sur mes tristesses.je me répéterai que chaque peino est !?gère, et que les heures les plus sombres, celles de l\u2019exil, ont encore leurs rayons de lumière\u2019\u2019.(IjC \u201cMagasin Pittoresque\u2019\u2019, 1837, numéro 27.) Vol.VII, No 3 \u2014 3 \u2014 Dimanche, 17 janvier 1943 L'Action Catholique \u2014 Québec ira Sh&x Le Pèlerinage de Sainte-Aune de Beaupré, le plus ancien et le plus célèbre de notre pops, est connu non seulement au Canada, mais encore en Amérique, et Vième dans le monde entier.La première chapelle y fut construite par des marins bretons, en 1658.date du premier miracle.Depuis cette date, les inicrvenlions sur-TTtiti;r»'H*,s de sainte Aune n'ont cesse de se multiplier, à tel point que Sainte-Anne dt Beaupré est devenue le \"LOURDES du NOUVEAU MON DE\".Depuis 1658, oins de 15 millions de pèlerins et de visiteurs y sot»t remis de toutes les parties du monde.Le \"Pèlerinage\" comprend plusieurs edifices dont les principaux sont la Ba-silique, le Trésor, la Vieille Eglise et la Scaln Santa.Les édifices secondaires sont : lr monastère des Soeurs Rédemptoristines, le monastt re de< Peres Rédemptoristes lyurdiens du sanctuaire).le Juvénat des Rédemptoristes, l\u2019Hôpital Sainte-Anne.Toute la municipalité de Sainte-Anne, le village de Sainte-Anne, vit en fonc- tion du \"Pèlerinage\u2019\u2019, cause de son développement, de ses progrès Aussi les hnM-tants de cette localité s'intéressent-ils à tout ce qui intéresse le \u201cPelertnage\" lu wul&tit Qu'il S\u20ac développe Uovfivtoffe» Ils ont donc etc henreuj de prendre coHfwu>« sance du projet qui leur a été exposé, il y a quelques semaines, sous les auspice: i*.mais cela toujours sous la surveill.ce des parents.On le conduira chez le *.-liste deux fois par année quand il rs duquel il n\u2019y a qu\u2019un \u2022 on \u2019binage.\u2022ivile, qui supposant le sari iisible, prétend en régler la it\u2019-eriic là doctrine dé l\u2019Egli-)c dc« droits inaliénables et, p-atique.met sur le même rang binage et e sacrement de ma-\"ii les sanctionne l\u2019un et l\u2019autre également légitimes.) César, gardant ce qui est à Cé-e à l'Ee ce qui est à l\u2019Egli-> i e le pouvoir civil dispose des ef-iv.ls qui dérivent du mariage; mais lu >'0 à l\u2019Eglise le soin de régler Ibc du mariage même entre chré-que la lo\u2019 civile prenne pour de départ la validité ou l\u2019invali-i ; mariage, comme l\u2019Eglise le dé-et, partant de ce fait qu\u2019elle >e .t pas constituer, cela étant hors q \u2022 c en règle les effet* c vilfi\u2019* Victor VIEILLE, s.j.ar ce traitement, acquéri nt une stabilité permettant 1.- c >irj.-'osm ipe pendant une )n « durée.En comprimant de 200-300 ntm.du son dont l'enveloppe a rne tenc-ur en humidité ri envi-on 17'^.on fournit au mew-nier c moyen de réal'-.cr de grosse- > rn rnies d\u2019espace e* aussi de s.\t.e Pc.»r l'industrie de l\u2019amidon, on »bi ent une simplification dans les procédés de fabrication par la compression de la fécule de pomme de terre, car on effectue ainsi tout à la fois une déshydratation de l'amidon et de la pulpe: toutefois, il y a encore des difficultés à surmonter, car, avec une pression de 200 atm\u201e le produit comprimé passe déjà au travers des pores des cylindres.Ces essais ne sont pas encore complètement terminés.3.\t\u2014Si la plupart est construit avec un nom au pluriel, le verbe se met au pluriel.On dira: \u201cla plupart des hommes font des erreurs\u201d.Construit avec un nom au sin-\u20224 l ier, la plupart veut le verbe au singulier: \u201cla plupart du monde suit ses passions\u201d.Enfin, pris absolument, la plu-veut le pluriel: \u201cla plupart disent\".4.\t\u2014 Non seulement une telle conversion se produisit, mais elle »e nalisa par le zèle d'un Huron, le fameux Etienne Totiri.Un jour joe les H irons avaient capturé un Iroquois et qu\u2019ils commençaient à le torturer, Totiri brava le mépris et la colère de ses compagnons et commença à instruire le prisonnier, puis il le baptisa.A ceux qui le questionnaidTit.il répondit: \u201cHélas! mes frères, je suis un ver de terre, ce n\u2019est pns K.Cenne qui a fait ce baptême, mais Notre-Sei-gneur qui fortifiait ma faiblesse et me mettait dans le coeur les paroles qui sortaient de ma bouche; | j\u2019avais communié ce matin et dès , l.»rs j\u2019ai senti un feu qui me brûlait et que je n'eusse pu contenir en moi-même: si Dieu ne me pous- | sait au peu de bien que je puis ( faire, je ne serais puissant que par le mal et le péché\u201d.A propos de TIMBRES ESPAGNE Le timbre de 40 centime#, brun, portant le portrait du général Franco, vient d\u2019être réimprimé.Petites notes 5.\t\u2014 Loisque Montcalm fut assigné au commandement des troupes canadiennes, il n'avait pas eu l\u2019occasion de briller sur les champs de bataille autrement que par les | nombreuses blessures qu\u2019il avait reçues, non pas \u2014 comme on l\u2019a faussement prétendu \u2014 parce qu\u2019il n\u2019avait pas de valeur en lui-même, sa vie entière le prouve, mais parce que l\u2019occasion ne s\u2019était pas manifestée.Surtout, parce que la situation de la France à ce moment était mauvaise et que la politique ne permettait pas aux soldats de livrer des combats glorieux et de triompher.Il s\u2019embarqua à Brest,1 le 3 avril 175ti sur la frégate la Id-rorne.Le voyage fut rué- jà, le 4 juin de la meme année, la montgolfière avait effectué une ascension à Annonay, dans l'Ardèche.En octobre, elle a été expérimentée méthodiquement dans le jardin d\u2019un riche fabricant de papier, M.L.Réveillon.Ix* 19 septembre.l\u2019expérience d\u2019Annonay fut répétée à Versailles, devant la Cour qui apprécia fort cette attraction de choix.Le ballon enleva des êtres vivants : un mouton, un coq et un canard.En/in, le 19 octobre, Pilâtre de Rozier s\u2019est élevé à 250 pieds, montant et descendant à volonté, en réglant simplement l\u2019intensité du feu.Plus tard, il s\u2019est élevé à environ mille pieds (environ 324 mètres), en compagnie d'un passager.M.Giroud de la Villette.Les deux courageux aéronnutes ont tenu l'air pendant neuf minutes.Tout était minutieusement préparé pour la réussite du premier voyage aérien.En attendant, avec une admiration mêlée d\u2019angoiss*.le moment pathétique de l\u2019envol, le public regarde avec une curiosité passionnée l\u2019énorme montgolfière qui se balance sur ses amarres.C\u2019est une lôalisation surprenante : elle possède un volume de 2,200 mètres cubes sur 70 pieds de hauteur et 46 pieds de diamètre.Son enveloppe est en toile de coton enduite d\u2019alun de façon à diminuer la combustibilité.TTn vaste réchaud est suspendu \\ l'intérieur des chaînes.Pilâtre de Rozier et le marquis d\u2019Ar-landes vérifient une dernière fois leur appareil et prennent place dans la nacelle.Les assistants retiennent leur respiration.La masse volumineuse s\u2019élève nonna-lernent.On dirait presque : facilement ! Le public la suit anxieusement des yeux, tandis qu\u2019elle vogue au gré des vents.Ces vents la poussent dans la direction de la Butte-aux-Cailles où elle reprend contact avec ie sol entre le Moulin des Merveilles et le Moulin Vieux (actuelle-' ment : XVlIIe arrondissement).Une époque est révolue.Une ère nouvelle va naître.Il est désormais démontré que les régions de l\u2019atmosphère ne s»>nt pas interdites aux hommes.Elles lui fournissent les moyens rie s\u2019y soutenir et, en même temps, l'espoir de pouvoir un jour s'y diriger.L\u2019enthousiasme de la foule qui accueillit les explorateurs célestes fut quelque chose d\u2019indescriptible.Un véritable délire.Ee ce délire fut la cause d\u2019un incident fort comique : dans leur fièvre, les assistants se ruèrent sur Pilâtre de Rozier et se part «gèrent sa redingote.Ainsi, ce fut en haillons que le triomphateur dut répondre aux acclamations.Quelques jours plus tard, le marquis d\u2019Arlandes se rendit à l\u2019Académie pour faire le récit du voyage.A chaque pause de l\u2019orateur, l\u2019assemblée marquait son approbation par des applaudissements vigoureux, ce qu\u2019elle n\u2019avait encore jamais fait pour personne.\u2022 \u2022 « \u2022 Les deux héros avait* »t fait des émules : le 25 avril 1784, une première tentative de direction des aérostats est tentée à Dijon par Cuyton de Morceau et Bertrand.Ia?6 juin de la même année, le célèbre écrivain Xavier de Maistre et M.Brun exécutent un voyage en montgolfière à Chambéry.Quelques jours plus tard, le 24 juin, la première femme néro-naute, Mme Thible.de Lyon, réussit une ascension de 2.000 mètres.La veille.Pilâtre de Rozier lui-même avait franchi 12 lieues, de Paris à Champlâtreux, à bord de son célèbre ballon le Marie-Antoinette.Dans le mouvement chaleureux qui s \u2014 S \u2014 Vo» vil.No ?* 'Action Catholique \u2014 Québec suivi l\u2019exemple de Pilâtre de Rouer deux figures se détachent particulière ment r'eelics du physicien Charles, q appliqua l\u2019hydrogène au gonflement d* \u2022 ballons et de l\u2019aéronaute Blanchard m.w le premier, traversa la Manche par 1» voie des airs.« \u2022 * Pilâtre de Rozier a trouvé, en comp * gnie de Romains, une mort affreuse alor» qu\u2019il tentait la traversée aérienne de U Manche, le 16 juin 1785.Son aéro-montgolfière prit feu au-dessus de la Garenne de Wimereux et les deux aéronautes n* rirent carbonisés.Tæ première catastrophe aérienne fut marquées en tête du palmarès douloureux et glorieux de la conquête de l\u2019aix Pilâtre de Rozier avait vingt-neuf ans.\\lexandra PECHER.\u2022 Pierre du Rosier et le marquis d Ar-landetk 1 »\t\u2014 ! vT.V;* Dimanche, 17 janvier 194. *OTR CARRKS Jeux d\u2019esprit r*Trf gut)*tance aromaticnie Ci,i trouve che?I\u2019^picier, I , Ul , \u2022 i\u2019.ioie un bon cuisiner.(.«.me assaisonnement pratique.Une portion, un fragment ______ U ull u,ut voire l objet lui-mAme >iaurt d'échecs que l\u2019on aime.C», r.,r,.|.«e un appartement.ENIGME * Je yutu un oiseau grimpe*rr, Utile à l'agriculture, En piquant l'écorce dure De l\u2019arbre, où l\u2019insecte a peur.Je suis instrument utile Pour casser, en morceaux fins.Tous les cailloux des chemins.Pour creuaer le sol fertile.IIIIHMMMG rXNMMmiOHMiNUMOHMMIUittatUIC \u2022 \u2018'Ma soeur a deux fols mon àae\u201d, répondit le >eune aarcon au militaire qui lui demandait Taxe de aa soeur.\u2022 I t le xarçon continua ; * J ,A« venus habiter Ici et ma r quart plus axée qu'à cette .ur ma mère avait lorsque iivenr aura 4K LETTRES Faire suivre la syllabe TAK d'une ou de plusieurs syllabes, selon le cas.pool\u2019 obtenir des mots signifiant : qui vient en retard, différer, petit verrou plat, mot du langage des touareg, le nom du cou-de-pied, étoffe de laine à grands carreaux, petit bateau à voile de la Méditerranée, pâtisserie plate, tranche de pain, étoffe de coton claire et légère.\t* l/OGOGRIPHE Trouvez, dans ce gros ruminant.D\u2019abord : un utile élément ; \u2014 Un très précieux aliment Convenant surtout a l\u2019enfant ; \u2014 Signifie \u201cabsorbé\", vraiment : \u2014 Un soupir de soulagement ; \u2014 Quand il conserve son accent, C*cst un adverbe, assurément : \u2014 Mais, quand il n'en a nulle- fment.Est conjonction, uniment : \u2014 Mis pour \u201cobtenu\u2019\u2019.\t- [ment ; \u2014 l>e synonyme de démeni.H Trouvez neuf mots, finalement.Mots croisés Problème No 307 eî solution ds No 306 C, HOMI/ONTAI KMKNT 1.\u2014Ann'nent l* siierrv oivile.\u2014 J.\u2014 Aprt>- trop (('iniinoiailté.\u2014 Terminaison \u2014\t3.fet-rt an vigneron.\u2014 Dans péotn.\u2014 4.\u2014 St Jette dans l'océan Indien.\u2014 .V Dan* de nombreux noms géographiques.\u2014 De,ix voyelles souvent trè* rapprochées.\u2014\tDan* le* Nouvelles Hébrides.\u2014 S.\u2014 Sans suite.\u2014 l'n des noms primitifs d'un Ktat balkanique.-\t7.Poète provençal.- Départ.\u2014 ft \u2014Pronom.\u2014 On le gartle dans de* caves.\u2014 Soutint.\u2014 9 Déesse hindoue \u2014 Presque noir \u2014 Sur bien de-cane* du Jour de l'An.\u2014 10.\u2014Oui.\u2014 L'une ne va pa* s in« l'autre généralement.\u2014\t11.\u2014Où l'on po«e un lapin.\u2014 Supplicia.\u2014 12 \u2014 Prég du Phin.\u2014 Dan* l'Orne.aurez divise le HimwwipjiiiiiHRaimHWHiraiwmiMmoiMHintmaiHtiHHniatHt^1 lies\".des problème» proposés la semaine dernière.LE CERCLE Tracez les six lignes pour que chacune traverse les autres, et vous cercle en \u2018'22 par- HOMONYMES Renne»,.\u2014 Renne.\u2014 Raine.\u2014 Reine.ANAGRAMME Vaoeur.\u2014 Paveur.CHARADE Le mot de cette charade ex», murmure (mur \u2014 mûre).1J*> JEUX INNOCENTS 1 Bond.\u2014 2.Bon.vi nna «i » m» ni 1 Ponilincnt agrénble.2 Ni n ho noratre tlnité 3.Sc« choeur -mt fort nu 'tircuK \u2014 lettre grecque.I Acouw S»>cr«tc nèglca.\u2014 t-* I,.,* t# \u2014 k Dnittin aon avl».- Deux b nude nnpiM \u2014\t7.Préposition\tPlie* étalent fouaignée* d.in» le- cabii'i de I.tut* tiénéi.iu* \u2014 H Compt»*lli Ul tl - Prép.Msitton Ktablln.\u2014 10.Itut, l., tut, (l'Ivoire \u2014 fcorte de plane d* *«t,o tier \u2014 It Contraction ou défointatiou -Vi* s,-» tMaaux révcit à néant \u2014 12\tK|>, nii vé \u2014 KnlntHtlon MOTS DECROISSANTS FANON A N O N NON O N N 1 XJGOCirRirilE Choeur, oh I ho ! eh ! he ! coeur, rue.ru.roche ou roc, cure, hue i cor.l.a science dtHine en peu de temps (\u2019experience d?plusieurs siècles.D\u2019AGUESSEAU.LA SOURIS MS OJO J & MIQUETTE ifffio5 i ^ Vs- ~v-0 i.L,Ccft.lèai.Wah Di»n«i Ftodo World |K*M5-R*jcfv«d ; Diqnhuttd by Xier FraturrJ^yndii 'K\u2019otld pttMs-R^îcfvcd Vol.VII, No 3 L'Action Carttoliquo \u2014 Québec Dimanche, 17 janvier 1943 ,Vi^âi »àÊÊf&9 ^ «I* %?! %.i te* ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ CHRONIQUE DES CERCLES DE ' JEUNES NATURALISTES 1 ,, *«X¥6»¥«»y4KMtf«AU*«*mMfcef No 376\u20141?janvier 19t£\t' V\tDlr«cunr : l^>uU-l*liilip|t« AUD K T.M.tirAtide-Aller, Québec.ÏX1 la protection de notre FAUNE SAUVAGE Di p iis i inniguration d*' l\u2019émission \u2018\u2018Le Réveil Rural\u201d, des conférenciers agricoles ont été invites a tour de rôle au micro dans le but d'initier ou plutôt d\u2019instruire l'agri-\u2018\t1 1\t,! 1 exploitation méthôiiifii e d une ferme, afin ciu'elle donne à son propriétaire t » :t le rendement qu\u2019il attend d'elle Ces spécialistes ont traite tous les sujets qui se i.ippoi talent aux aspects cultural, économique et technique, pouvant intéresser la population et plus particulièrement le* cultivateurs et les colons.Ils ont même prodigué *i eui s auditeurs et auditrices une abondance île details nécessaires à la bonne admi-nitration d\u2019line ^rine.Aussi, je profite de l\u2019occasion qui m\u2019est offerte aujourd\u2019hui pout tendre Uummage aux instigateurs de ce programme et leur dire toute mon admiration pour le b?en qu ils ont fait a nos paysans.Je les félicite du travail accompli* Le que Ion a semblé avoir quelque peu négligé dans le passé, c\u2019est la protection tir notie faune sauvage ; car, la protection dans le sens agricole n\u2019a pas été oubliée et, je me souviens très bien que les conférenciers qui m\u2019ont précédé vous ont demande a\\e,- instance de protéger vos bien> contre toute éventualité.Je comprends cependant a\\ce vous, qu il y a une certaine faune sauvage, dont on doit se débarrasser dès qu\u2019elle appui ait dans les fermes, parce qu\u2019elle est nuisible à l'agriculture; mais l'autre \u2014 je veux lire celle qui a une valeur écoonmique et surtout sportive \u2014 doit être l'objet de notre j); is giande attention, si nous voulons en retirer des profits appréciables.Parmi cette deinière, je voudrais attirer votre attention sur quelques espèces, qu\u2019on n\u2019a pas assez protégées depuis une vingtaine d\u2019années.Mentionnons tout d\u2019abord l\u2019orignal, le che-vi oail et le caribou chez les mammifères; les différentes variétés de perdrix et de canards.les oicr et les outardes, la bécassine chez les oiseaux; enfin, le saumon et la ounna-niche.le truite et quelques autres esptves chez les poissons ont été beaucoup trop souvent les cibles du chasseur et du pécheur.Kn histoire naturelle, mes chers auditeurs et auditrices, la question éducative ne veut pas seulement dire: apprendre dans lunique but d\u2019augmenter son bagage intellectuel.quoique, je vous l'avoue, ce soit l\u2019objectif le plus noble que l\u2019on puisse atteindre; mais encore, trouver de quelle manière nos études nous profiteront matériellement.Or, que devons-nous attendre de plus d\u2019une faune sauvage, dont on connaît déjà la physiologie et ! anatomie, les moeurs et le régime, si ce n'est qu\u2019en la protégeant, nous profitons d une valeur économique importante et assurons aux générations futures de< ressources qu\u2019elles attendent naturellement de nous ?Et d'ailleurs, pourquoi protégeons-nous, entre autres, nos érablières et cultivons-nous méthodiquement nos champs, si ce n\u2019est pour en retirer des bénéfices et laisser à nos descendants un héritage que nous avaient transmis nos pères?Pourquoi n\u2019en serait-il pas ainsi de notre faune indigtne, qui occupe encore aujourd\u2019hui un rang très important parmi les ressources naturelles de notre pays?En protégeant nos animaux sauvages, nous nous assurons la continuité d\u2019une industrie qui a pris rang parmi nos meilleures depuis quelques années \u2014 je veux parler de l\u2019industrie touristique.Si d\u2019une part les nombreux étrangers qui nous visitent chaque année, désirent vivre pour ainsi dire notre vie pendant quelques semaines, iis ne reculent par ailleurs devant meune dépense pour satisfaire leurs convoitises, quant aux amusements qu\u2019on peut leur procurer.Parmi ces divertissements que la plupart aiment et recherchent, il convient de mentionner plus particulièrement la chasse et la pêche.Ce n\u2019est pas tant par sa valeur intrinsèque que l\u2019animal sauvage doit nous infère vser.mais bien plutôt par les dépenses souvent considérables que sa chasse entraîne.Ainsi, 1 orignal et le chevreuil qu'on abat, l\u2019oiseau qu\u2019on descend et le poisson qu\u2019on capt.i e.n'ont en eux-mêmes qu\u2019une valeur plutôt relative, si on la compare aux centaines de dollars qui sont semés eu et ia par le sportsman au cours d'un voyage de chasse et de pèche.N'allons pas répéter l\u2019histoire lamentable de la génération précédente, qui a détruit dans le seul et unique plaisir d'établir des records; car, c'est nous et surtout nos descendants qui auraient à en souffrir par cette disparition d\u2019une source de revenus des pins appréciables.Faut-il pour vous convaincre de la nécessité d\u2019une sage protection V\" < raoeler la déplorable histoire du Bison, herbivore des plaines de l'ouest, dont la population totale était évaluée a plusieurs millions, il y a quelque soixante ans et dont on ramassait et empilait les ossements sur des milles et des milles de distance aux environs de 1900.Des milions que nous possédions aux alentours de 1871, nous ne comptions que quelques centaines de têtes 30 ans plus tard, sauvées du massacre par l'intervention des gouvernements américain et canadien.Personne n\u2019a oublié l'histoire te v.iodah^me du fameux Buff »lo Bill, qui tuait à lui seul une moyenne de 4,500 Bisons en 18 mois et de combien d\u2019autres non moins célèbres, qui ont contribué à la destruction de cet intéressant animal.Oi a invoqué toutes sortes de raisons, à partir du feu jusq ''aux épidémies pour expliquer cei actes de vandalisme, sans jamais vouloir avouer, que l'homme blanc était le seul et unique responsable de ces massacres.Si nous avons à déporer ces actes de vandalisme chez nos voisins, nous ne devons pas moins due nous aussi que nous avons été aussi gravement responsables qu\u2019eux.\t* Ix?chevreuil, l\u2019orignal et surtout le caribou, dont le nombre était encore t A# imposant dans notre province, il y a quelques années ont tellement été chassés q u sont complètement disparus dans certains comtés, où ils étaient alors en abor d; On me dira peut-être que ces espèces émigrent quand ils sont trop pourchassés (vq, objection a quelque chose de vrai.Mais que nous l'admettions ou non, ces ev sont en danger et si nous ne réagissons et ne prenons pas pour acquis que la prot.! et la conservation sont une nécessité pour tout le monde, nous aurons un jour la d.^ gréable surprise de constater la disparition d\u2019une source de revenus des plus lucrat Je voudrais mentionner encore d\u2019autres espèces, tant chez nos oiseaux que chez poissons, dont la diminution nous inquiète chaque année; mais je crois que l\u2019ex< ¦ u des trois espèces citées plus haut suffit pour nous inciter à y songer sérieusement nous décider à avoir enfin des idées saines en matière de protection et de conservai n L'an dernier, je voyais dans le supplément d\u2019un journal local une photogr., » des plus intéressantes en rapport avec la protection et la conservation et je lis à légende suivante: \u201cLa construction d\u2019une route, dans l\u2019Illinois, fut retardée de qi; i» jours, parce qu\u2019une mère rossignol \u2014 notre pinson chanteur \u2014 avait construit son ni dans un coin d\u2019une des grosses machines servant à la confection de la route.Le dii \u201e tour des travaux décida de suspendre la construction tant que les oeufs ne seraient t éclos\u2019\u2019.Voilà un cas typique qui peut nous servir d\u2019exemple.Ce directeur avait V sens de la protection poussé à son plus haut point, à l\u2019état même de scrupule; car arr< ter des travaux considérables et d\u2019utilité publique pour un petit oiseau à peu près n« valeur économique intrinsèque et sportive, nous donnait a prime abord l\u2019impression I » mouvement toui à fait exagéré.Quand on songe cependant \u2014 et ce directeur y a aucun doute pensé \u2014 que ces petits êtres sont d\u2019une extrême utilité pour l\u2019agricultu * il n'a pas hésité à exagérer son mouvement, croyant ainsi que son exemple serait mvi par d'autres.Mais où a-t-il appris ces leçons de protection et de conservation, si # n est dans un jardin d\u2019acclimatation?En effet, c\u2019est bien l\u2019endroit idéal pour s\u2019initier aux devoirs, car c\u2019est un devoir de protéger nos ressources naturelles à plus forte ra n notre faune et notre flore sauvages.Depuis 1931.la province de Québec possède elle aussi son jardin sur les hautei r« de Chai lesboui g.le long du chemin qui conduit au Lac-St-Jean à travers le parc national des Laurentides.Les attractions qui y sont exhibées plaisent aux visiteurs, parce qu\u2019elles sont placées au milieu d\u2019une nature exceptionnellmeent belle, où tout n.s invite à s\u2019initier aux sciences naturelles, en particulier à notre faune et à notre flo:*j.C'est pourquoi, pour ceux ou colles qui ne nous ont pus encore honorés de leur vj te, je les invite cordialement à venir admirer nos collections, à constater que c\u2019est l\u2019endr t idéal où la protection et la conservation sont en honneur.C\u2019est une leçon de ch s que vous Apprendrez et que vous suivrez, nous l'espérons.Néanmoins, à la suite de ceux qui s\u2019intéressent à notre faune, je fais un-press -it appel à tous les gens de bonne volonté pour qu\u2019ils se fassent les apôtres de cette belle cause et qu\u2019ils prêchent par l\u2019exemple, afin de garder à la province de Québec la réputation qu\u2019elle mérite d'être \u201cIa?paradis du chasseur et du pêcheur\".F\u2019rotégi ns et conservons notre faune pour assurer la continuité des especes et tout en profit nt d'une belle source de revenus, nous léguerons à nos descendants un héritage qu'il* apprécieront.J.-A.BRASSARD, D.Sc.V.(Reproduit avec l\u2019autorisation de Radio-Canada et de la Société Zoologique de Québee) BOITE AUX QUESTIONS DECX VANESSES Q.\t\u2014 l/cs papillons Vanessa cardui et V.virginiensis se différencient difficilement.Quels sont leurs caraetères spécifiques ?\t(R.D.Montréal.) R.\t\u2014 Sous l\u2019aile postérieure de V.cardui on remarque, près du bord margin !, quatre taches ocellées bien distinctes: tandis qu\u2019on n\u2019en voit que deux chez V.virginier .Il y a en plus, chez cette dernière espèce, un point blanc dans la première cellule cubitale de l\u2019aile antérieure.Les papillons rhopalocères appelés aussi diurnes présentent trèp souvent sur !« dessous des ailes un dessins tout à fait différent de celui de la face supérieure.Il est donc important d\u2019en étaler quelques-uns à l\u2019envers pour faciliter la détermination, particulièrement celle des Argynnis, des Polygonia, de tous les Lycénidés et des Hespériidés.Des spécimens préparés de cette faoçn rendront plus aisée la détermination de beaucoup d'espèces.Ainsi, une collection de Lépidoptères rhopalocères devrait exposer au moins t spécimens de chaque espèce, étalés de la façon ordinaire et 2 spécimens (mal# et fen>elle) renversés.Gustave CHAGNON UN TISSU NATUREL Q.\t\u2014 Aurm«-v*v*»*, l\u2019oMigeaiicc de m'identifier oe tissu provenant d\u2019un pa-.\u2022 étranger ?\t(S.M., Montréal) R.\t\u2014 Ce tissu naturel formé surtout de liber et fibres qui lui donnent de la résistance provient de l\u2019écorce interne d\u2019un arbre.Plusieurs arbres fournissent ces tissus naturels.Au centre de l\u2019Afrique surtout, c\u2019est une sorte de figuier sauvage, le Ficus na -lensis ou encore le Ficus utilis.Dans l'est de l'Asie et en Polynésie, ce tissu est mûr « très employé pour la fabrication des vêtements.Dans le commerce anglais, il porte le nom de \u201cTapa Cloth\u201d.Le tissu s\u2019enlève de l\u2019écorce par bandes.Après l\u2019avoir mouillé, on le bat sur un tronc d\u2019arbre au moyen d\u2019un maillet.Les bandes sont ensuite réunies.Jacques ROUSSEAU.Missions de la congrégation des Pères du Saint Esprit NEGRILLONNE MALGACHE Son malheur, c\u2019était d\u2019être née un dimanche, tm jour lady, prohibé par les ancêtres do sa mère Kaovi-na.Aussi y eut-il, ce jour-là, grand palabre dans la maison do B*anjara, le père, au village d\u2019Anperipa.\u201cAbandonnons-la, dit la mere, de crainte que je ne devienne lépreuse.\u2014Oui, répliqua le père, sinon les esprits nous persécuteront.L\u2019enfant, reposant sur un ta:; de chiffons crasseux, poussa un vagissement.Kauvina en fut émue.\u201cIl doit y avoir un moyen de conjurer le sort, dit Beanjara.Appelons le sorcier\".Le sorcier arriva.Il aligna dos grains de haricots, puis en fit un petit mélange; ensuite, il marmotta quelques paroles cabalistiques.Enfin, il décréta, sur un ton solennel, que l\u2019enfant serait élevée par le père, et que la mère, af n de pouvoir la conserver, devrait, apres s'ètre soumise à quelques cérémonies saugrenues, verser encore cinq francs.La petite fut ainsi sauvée.\u2014 10 \u2014Vol.VII, No 3 Mais la crainte resta dans la famille.Bien que la fillette grandit grassouillette et rondelette, sous sa belle peau noire lustrée et sans tache, l\u2019appréhension d\u2019un malheur possible gâta, pour les parents, la joie des premiers pas.des premiers bégaiements, des premières caresses de la gentille négrillonne.Le malheur se présenta, en effet, à la façon païenne de considérer les choses.Un jour, un Monpéra (missionnaire) arrive au village d\u2019AnboriUa, y fonde une église, y place un catéchiste.L\u2019une des premières à s\u2019inscrire fut Bimibary.\u201cHélas ! je suis morte ! s\u2019écria en pleurant Kaovina; mon enfant délaise le culte des ancêtres.\u201d Quant au père, Beanjara, il usa du bâton.Chaque dimanche, la scène recommençait.Pleurs, menaces imprécations, rien n\u2019ébranlait la constance de la petite.Seulement Bimibary devenait plus triste, son teint se faisait plus blafard, son sourire même s\u2019affinait, comme s'il s\u2019adressait à ce Jésus qu\u2019elle cherchait, sans pourtant l\u2019avoir encore trouvé.Beanjara, tout en no voulant pas tuer sa fille, ia traitait comme un membre détaché de la famille.Elle mangeait à la table commune; mais personne ne causait avec elle.Bimibary, fidèle à sa résolution, étudia le catéchisme.se forma à la bonté, à l\u2019obéissance à cet ensemble de vertus chrétiennes qui fait le rayonnement de l'ame.Elle fut baptisée, fit sa première communion.Qui dévoilera l\u2019influence de la grâce ?Qui racontera les miracles de l'attraction divine ?Qui chantera \\s effets du bon exemple ?.Ce que nous constatons au- L'Action Catholique \u2014 Québec ^ ^ jourd\u2019hui c\u2019cst que le père, la mère, l\u2019oncle, la soeur de Bimihahry, devenue Delphine, sont chrétiens et mariés à l\u2019église catholique; que tous ses parents les plus proches ont fait leur première communion.R.P.CARRARD, C.S.Sp., Missionnaire à Madagascar.Dimanche, 17 janvier 1943 iimuiiimimiiCHtitH» TIRÉ OU R0MHn \"CHARLES LE TÉMÉRAIRE\u201d \u2022 DE WALTER SCOTT.ILLUSTRATIONS.ADAPTATION^ ÉDITIONS VINCENT a: nilHIItlIQIIMillKMail Le bon roi Renc bénit son rctil-îils avec émotion.Le ir;ine homme se tourna ensuite vers Marguerite : \u201cEt vous, belle tante d\u2019Angleterre, vous qui avez été dépouillée par des traîtres, ne n:'aidero/.-vo«x pns à défendre mon héritage ?\\* \u2014 \u201cJe vous souhaite tout le bonheur possible, beau neveu, mais embrasser votre cause désespérée serait une folie.'\u2019 Quoi î ma cause csl-el\u2019e donc si désespérée ?Je ne le crois pas, car il y a quatre jours j\u2018«i quitté le P de bataille de Granson couvert des cadavres des soldats du duc de Boiugogne, vaincu el humi- hè;\\\t¦\t, LST\t1\t^ \u2014- \u201cCela est faux,\u201d.1 é* iJa 5a reine, \u2014 \u201cCela est vrai, et poto vo»i- 1» prouver, V^ici un collier trouvé avec scr lutrvt joyaux d.u * l.j tente qu\u2019il * dû quitter r0 \u2019> fuii.\u201d 4 Marguerite fixa scs yeux bnpards sur une preuve qui confirmait la o* \u2018aile du duc et anéantissait tous ses espoirs de u(ouvrer, par son aide, le trône d\u2019Angleterre.\u2019 - * 1 I I I«e vieux roi, au contraire, admirait son petit-fils » 1 \u2022\t\u2022\ti *1 ?t lui offrit le peu d'argent qui restait dans ta «»s~çUc Voysle, pour l'aider dans jon expédition po^jr reconqvtérir Iq X>orraine> IÜL 'T-^e Arthur, de son côté, n\u2019avait pas été peu surpris de voir entrer le jeune comte de Yaudcmont dans l\u2019antichambre.Il n\u2019avait pas jugé convenable de «\u2019opposer à ce qu\u2019d se présenta devant son aïeul \u2022t m tante.Mais un vigoureux Suisse suivait René d** rqont.Le Suisse regarda .Arthur, en ouvrant de .grands yeux, puis coin ni «1 lui.en poussant uc* criis de joie.C était S»Pi',no\" roïques ne sont que l'accompiissena ut d' in devoir ordinaire.\u2014 Et par là.ajouta Mariam, elles cessent de mériter le nom que vous leur donnez.\u2014 Non, non, s'écria Fabiola avec enthou*r s -\u2019iie.n'essayez pas de m'avilir à mes yeux dépréciant re que je ne puis m\u2019empêcher ic rui sidérer comme un acte de sublime vertu.\u201d am.qui s'était soulevée sur sa couche, P ! la main de Fabiola et, se tournant vers e \u2022 lui dit avec douceur, mais d\u2019un ton pêne tré : \u201cBonne et noble dame, daignez m'écouter un instant.Supposez un esclave brutal et ingrat qui se révolte contre le meilleur et le p' is doux des maîtres.Tl est menacé non P r le [>oignard d\u2019un assassin, mais par le glaive du ministre de la justice humaine.Quel nom donneriez-vous à l\u2019acte de ce mai-tr«* vertueux qui.par pure affection, irait arracher ce malheureux au tnuichant de la hache et aux verges ignominieuses, et ensuite.par son testament, lui abandonnerait s< ; litres et ses biens, en exigeant qu\u2019il fût considéré comme son propre frère ?\u2014 O Miriam.Miriam, ce que vous venez de raconter s\u2019élève trop au-dessus de l\u2019in-teü gence humaine.Mais cela ne diminue pa* la beauté de votre action, car je ne voulais parler que d\u2019une vertu humaine.Pour attii comme vous venez de la dire, il faudrait, s ;l était possible, une vertu divine.\u2019\u2019 Miriam appuya sur son coeur la main q 'elle tenait dans la sienne, et, arrêtant b ir le visage ét«>nné de Fabiola un regard m pire, elle dit d'une voix douce et grave : 'ET JESUS-CHRIST, QUI S'EST AINSI SACRIFIE POUR LES HOMMES, ETAIT VRAIMENT DIEU.\u2014 Miriam, je vous remercie de toute mon âme.dit enfin Fabiola; vous avez rem-p votre promesse c'ètre mon guide.Depuis q elque temps je craignais que vous ne fussiez pas chrétienne; il n\u2019en pouvait être ainsi.Dites-moi maintenant si ces terribles e: douces paroles que vous venez de pronon-c« r ne sont qu\u2019une partie du système chrétien ou son principe essentiel.\u2014 Chère Fabiolà, votre puissant esprit a atteint d'un seul bond la clef de voûte de toute notre doctrine.\u2014 Ce Dieu, reprit Fabiola, que vous m\u2019avez fait redouter lorsque nous en parlions en philosophes, et que vous me le représen-tc1 comme un juge vigilant, présent par-tort et toujours occupé à surveiller nos actions.ce Dieu, je suis sûre de l'aimer lorsque vous m'en parlerez en chrétienne, et que je verrai en lui la source et l\u2019origine d'une bonté et d\u2019une miséricorde si merveilleuses Sa nature est encore pour moi un profond mystère que je ne puis comprendre, ce qui m'empêche de bien saisir cette admirable n.ctrine du rachat de l'humanité.\u2014 Fabiola, répondit Miriam, de plus savants que moi devraient entreprendre dV-clairer une intelligence aussi bien douée et a ssi élevée que la vôtre.Me croirez-vous si j\u2019ose vous présenter quelques explications ?\u2014 Miriam, dit Fabiolu avec gravité, celle qui est prête à mourir pour une autre ne voudrait certainement pas la tromper.\u2014 Eh bien, reprit la malade avec un sourire, vous avez saisi un grand principe, celui de la FOI.Je me conten\u2019erai donc de vous rapporter les enseignements de Jésus-Christ, qui est mort pour nous.Mes paroles ne sont que celles d'un témoin fidèle; mais les siennes, auxquelles vous croirez, sont les parole d\u2019un Dieu infaillible.'\u2019 Miriam lui expliqua, avec tonte la simplicité de renseignement catholique, la doc-trice subl'me de la Trinité.Après* avoir n»conté la chute de l'homme, elle I li dé \u2022(tuent le mystère de l'Incarnation, et.d'apres les paroles mêmes de saint Jeun, l\u2019histoire du Verbe éternel jusqu'au moment où il s'est fait chair pour demeurer parmi nous.Elle fut souvent interrompue par les expressions de foi et d\u2019admiration de son élève, jamais par un signe d\u2019incrédulité ou une moquerie.La pholosophie avait cédé la place A ia religion, la subtilité à la soumission, l'incrédulité à la foi.Fabiola sentit alors la tristesse pénétrer dans son coeur ; Miriam s\u2019en aperçut a ses regards et lui en demanda la cause.''J'ose a peine vous l\u2019avouer, ré|M>ndit-elle.Mais tout ce que vous venez de me dire est si beau, si divin, qu\u2019il me semble impossible d'aller plus loin.Le VERBE, quel noble nom ! c'est-à-dire l\u2019expression de l\u2019amour de Dieu, la manifestation de sa sagesse, l'évidence de son pouvoir, le soufle de sa vie créatrice, lui-même enfin, le Verbe s'est fait ehair.Qui la lui donnera ?Se revêtira-t-il de l\u2019enveloppe soullée et flétrie des mortels, ou bien une humanité nouvelle se-ra-elle expressément créée pour lui ?Ira-t-il prendre sa place dans une double généalogie pour recevoir ainsi en lui-même un double courant de corruption ?Y a-t-il donc sur la terre quelqu'un d'assez audacieux et d'assez puissant pour oser s\u2019appeler son père ?\u2014 Non.répondit doucement Miriam; mais on trouva une femme assez sainte et assez humble pour être digne dêtre appelé sa mère.Près de huit cents ans avant l\u2019arrivée du Tils de Dieu dans le monde, un prophète parla et confia le dépôt de scs prophéties aux Juifs, les ennemis invétérés du Christ.Ecoutez ces paroles : \u2018\u2018Voici qu\u2019une Vierge concevra et enfantera un fils, et son nom sera EMMANUEL (1),\u201d qui signifie en hébreu DIEU AVEC NOUS, c\u2019est-à-dire avec les hommes.Cette prophétie fut vérifiée par la conception et la naissance du fils de Dieu sur la terre.\u2014Et qui était-elle ?demanda Fabiola avec un grand respect.\u2014 C'est -elle dont le nom est béni par tous ceux qui aiment véritablement son fils.Marie est le nom par lequel vous la connaîtrez.Je l\u2019honore sous le nom de Miriam, qu\u2019on lui donne dans la langue de son pays.Sa sainteté et ses vertus l\u2019avaient bien préparée, vous pouvez le croire, à une destinée si haute ; elle n\u2019avait pas été purifiée, mais elle était toujours demeurée pure; elle n'a-vait pas été seulement délivrée de ses fautes, mais toujours exempte de péché.Le courant do corruption dont vous parliez tout h l\u2019heure remrontre devant Marie l\u2019obstacle d'un éternel décret; car la sainteté de Dieu n'aurait pu s'incorporer une créature déjà souill«*e, et qu\u2019il ne pouvait racheter qu\u2019à la condition de lui rester étrangère.I>a chair et le sang dont l\u2019Esprit de Dieu forma dans le sein de Marie la glorieuse humanité de Jésus étaient aussi généreux que le sang d\u2019Adam, lorsque le soufle de Dieu le fit couler dans ses veines, et aussi purs que la chair d'Eve, quand l\u2019Eternel la tenait entre ses mains aprVs l\u2019avoir enlevée au côté du premier homme endormi.Après un si glorieux privilège accordé à notre sexe, vous étonnerez-vous si un grand nombre de vierges, s Mnblables à notre douce Agnès, ont choisi cette Vierge incomparable pour modèle de leur v e, trouvent en celle élue de Dieu l\u2019exemple de toutes les vertus, et préfèrent, au lieu de s'attacher, même par les liens les plus doux aux sordides intérêts de ce monde, monter vers le ciel sur les ailes d'un amour au.-si pur que le sien.\u201d Après un instant de silence et de réflexion, Miriam lui raconta brièvement l\u2019his-toire de la naissance de notre Sauveur, sa jeunesse laborieuse, sa vie publique, active et souffrante, puis enfin son ignominieuse passion.Fins d'une fois ce récit fut interrompu par les pleurs et les sanglots de celle qui recueillait ces paroles avec tant d'ardeur et d'avidité.L\u2019heure du repos arriva enfin, et Fabiola demanda avec humilité ; \"Etes-vous trop fatiguée pour répondre encore à une question \u2019 \u2014 Non, répondit gamment Miriam.\u2014- Quel espoir, dit Fabiola, reste-t-il a une personne qui ne pouvait s'excuser sur son ignorance, puisqu\u2019elle prétendait tout savoir, ni sur sa négligence à s\u2019instruire car elle affectait de rechercher avec ardeur toutes sortes de sciences: qui méprisait la véritable sagesse et blrsphémalt Celui qui la donne; qui se raillait du Crucifié et tournait en ridicule les tourments et la mort qu\u2019il a endurés p \u2014 bMO« VII.WA Dimanche, 17 janvier 1943 feSrtjtelMfci tHpman hisbriç/ue du temps du pot Gethup Grue aux buno soi.u dt>s datius dr Camelot, le prince Vaillant est bientôt assea bien rétabli de blessures pour monter de nouveau à cheval «c se mettre à la recherche du roi Arthur et de s.m armée de braves chevaliers.-k é I \\ illant et son éruyer se dirlRent vers le nord à traces les urandes forêts de chêne, car le Jeune homme a une affaire personnelle à régler avec les Vikings qui l'ont mis à la torture.Près de la frontière écossaise.Vaillant est surpris de faire la rencontre d'une troupe de chevaliers du roi Arthur qui entourent un château fortement défendu.\"I.e sire de ce château pille nos convois d'approvisionnement, mais son château est imprenable aver les moyens dont nous disposons pour l\u2019attaquer,\u201d loi annonce le chef de la troupe.l»es rires et des cris moqueurs les accueillent pendant que Vaillant e point faible, explique Vaillant, consiste dans le fait que les défenseurs ne peuvent voir U partie inférieure du pont-levis\u201d.Ft le Jeune homme donne des ordres en conséquence.Nageant entre deux eaux.Il atteint enfin le mur op posé et se hisse lentement vers le pont-levis.l*U*Cf lOT TmagmaS \"\"\u2022\"ch*, 17 janvier 1943 rmi - 'ÎKbssès : j*K if?s ïensuit U toilr peinte couleur de innr.iil!< vous son bru, et recouvert d\u2019un drap teint en vert, VailUat rampe vers le fossé du chateau.itfiAratiagir- nr mmsy 1! se xllsve flans l'tïn aver d'infinies précautions de peur qu'une ride à la surface révéle sa présenre.i % WM 3RW ïmm léarrenn tâ tt n'csl t^t\u2019nn fett d'enfant pour Inl « es.ealader le dernier obstacle.\u2018MW] àwr.*5?-XI commence alors à percer tonte nne série de trous dans les lourds madriers.la semaine prochaine : GtlERltE-fct\u2019l^Aill! A fflvrA.ia.POitvCE VALlACtT\tAQTHU*â MpCXS'VM S d FEV tIA&UO L'Action CaHioliquo \u2014 Qoébsc Vol.VM.No 3 f| |d sn lu in lu ln lu |fl b :U :M lu lus \u2022ns y IMS lui sn?\u2022us à luS1 ?I5: lus EflS E: 1 EUS1 ju| n ;Uï Ehs m m sué Sfl; ;US m m ü \u2022H: ;U: 15 \u2014 LES N©VAE 0 Adrrstrr lonf«* rorrr«.pondanre an Srcr^taiT», PAUL-H NADEAU.2T5.rue St-Cyrille, quebee.fl/TRononiif (< iuxtip d« M.Albérlc Boivin, lur * U meaner du 14 drevinbre).Suivant une opinion répandue chez les astronomes, l'Etoile de Bethletm, :Jont ia liturgie chrétienne vient de r (.jpeler le souvenir, était une étoile nouvelle tivs brillante, comme on dit.une super-nova.Comme pour justifier cette assertion, j 'ur la deuxième fois en quelques an-né'-s.voici qu'une étoile nouvelle vient ( ipparaître peu de temps avant Noel.Eu effet, une nova apparut dans la vonstcdlation d Hercule aux environs I Noël 1934.Et vers la mi-novembre i \u2022 cette année, lë service des nouvel-L .rapides de Harvard annonçait a notre secrétaire qu'une étoile nouvelle «\u2022nuit de s'allumer au sud, dans la cons-.lu Navme.La décOOVl \\ iJ< nce des faits très significatifs.No-tr principale documentation a.été empruntée à l\u2019ouvre \u2018 The Story o; Vu-Stars\u201d, (car Lton Campbell et Lui^i Pacchia.Ce volume fait partie de \u2022\tcollection Harvard Books on Astro- LES NOVAE CELEBRES Le- annalistes chinois, dès 3,009 avant \u2022T.-C., notaient avec som l\u2019apparition J-, novae et des comètes, en rapport .ut avec les événements consecu-u 3 a ces apparitions.En Occident, la pr mière nova dûment enregistrée est 1.de 134 avant J.-C., qui détermina H pparque à entreprendre son cata-1* \u2022 .r ¦ d\u2019étoiles.Plus tard Tycho-Brahé observa la supor-nova de 1572, apparue dans la \u2022j, dellation dt Cassiopée, et qui devint visible en plein jour, une autre suoer-nova apparut dans Ophiuchus n 1004 et fut décrite par Képler.Il faut attendre jusqu\u2019en 1901 pour voir apparaître une autre nova de Memicre grandeur, c\u2019est la Nova de P i c \\ découverte le 21 février 1901, ;.«r mer 1a (lutte athénienne.Souriez.DECLARATIONS D US Zh.ïÆ VEGETARIEN \u2014Tout le monde, dit-il, trouvera, en cherchant bien, un motif de devenir végétarien et frugivore : Les oculistes à cause des lentilles.Les emprunteurs à cause des carottes.Les bohèmes à cause de la purée.Les avares à cause des pois chiches.Les prodigues à cause des haricots mange-tout.Les dames du monde à cause des fèves (five) o\u2019clock.Les hommes politiques à cause des grosses légumes.Les historiens à cause des dattes.Les gens de lois à cause des amandes.Les Saint-Cyriens à cause de la graine d'e- pi nards.Et les marins qui ne craignent pas de paraître trop hommes de terre (pommes de terre).\u2014 14\u2014Vol.VII, No 3\tL'Action Catholique \u2014 Québec\tDimanche, 17 janvier 1943 La langue française CORRIGEONS NOUS !\t- l\u2019uhlirations dr lu Société du l\u2019urler frunvais.PROPOS I>K MAISONS 1) HABITATION IRliMi: VU e de mOT comprise entre entre deux portes, s'up-trumcuu, non pus tremcau, oom- ¦' r a je ,gne chez nous.|H)l BU l>l PLANCHES, RANG I>E planches ou rangs face o u: consu'.M i rang ne France.( ou fond Darmestc chéier : tionnaire ture.dit de piano! ¦ fient un ou deux doubles id nches pour couvrir une :ace quelconque, ou pour n de mur.Ni double ni oloient avec ce sens en : couche, paroi, couvert nches.Ainsi, Hatzfeid et \u2022.ni sent le verbe plan-.] d\u2019un fond de planches Rainée, dans son Dic-néral des termes d'architee-e planchéier, c\u2019est \u201ccouvrir etcr un couvert de plan-: icc ou sur une surface queli LA RM 1ERE t\\ A >\u2022 français ; mais il ne s'em-P ie ! i.< le langage des veneurs.les corps formant saille cure des murs, et des-ter la pluie à distance, larmier, non pas larmière.ACOYAU t'.e.la pièce de bois qui la base des chevrons et de manière à dépasser ntablement et à former it du toit, doit s'appe-pas acoyau ni acouyau.Aroyau c ' terme provincial.EXCEDAGf VIIÆ, OREI1J.E I.exccdage, dans le parler de nos c\tde nos menuisiers, c\u2019est v\tex ce le un pan de maison, un ib d'un mur, etc., c\u2019est la te d\u2019un toit, d'un plancher ce .\tc.Ex.: Mets deux pouces e\\cé l u»*\u2014f .is dépasser, fais excéder 061 L\u2019ok- eédage .1 un avant-toit, un larmier, o, une saillie, un égoût, un oc;\t( etc., selon le cas.Aile oreille se disent aussi, chez E LA COUVERTURE, FA»\tCT>UVERTURE ppellent plancher de la couverture fond de p.anches assem-garnit les combles et sur les bardeaux, la tôle, etc.a couvert de planches por-e nom de voiigeage, parce .'\u2022ernent fait avec des vo-plancher n\u2019est pas incorrect: est un phmeher.CI.ABOR», DECLIN uramment, chez nous, le clabord et de déclin aux plan- \u2022\t\u2019c spt*cialement préparées \u2022\trevêtement extérieur des s, de bâtiments.Ces plun- osent horizontalement.Les npelle en France planches \" .'suées, .c'assemblent à recouvre-dans le bordage des em-les autres, que les techni-t sous le nom de frises, » rainures et languettes, la haut ; afin d\u2019éviter l'accu-de l'eau dans les joints, on v néralement une gorge sur cure de la planche, près de la languette.n donne aussi, chez nous ! J >0' '* 1 de déclin au revétt les pans de avec des pl onquees ou des frises.Clabord est la francisation d , clapboard ; déclin f\u2019,\" II'\"'rit »t «1rs llrs fcllices, tandis «|ur 1rs Dr* Marshall.\u2022Ir la N ou « rllr-llrrtacnr, dr la Nouvrllr Irlanilr.riauni «onlirr* ans missionnairr* allrm.i ,i(|.«lu sarrr-l orur d\u2019Ilillrup.1rs missionnairr* Iranvai* a'riiibkrqilrtriit a M«i-drau» m IHSl rt Ira l*rrea Vrrjwa rl t'ouppr par«ou* rurrul l\u2019inlrrirur dr la NonveHr-liUlurr » rti, lan-donnrr Irur drmonlra qu\u2019lie drvairnl sr lis«i .'ii-U-ars, ila < holeirrnt rammr rrsldrnrr l'ilr Yottlr, «Ir *e rrulrr ila arrivèrent asar* rapidrnirni .« «rrn «i» n«,n«rt|rs stations dana 1\u2018intérirnr dr *t Ir moment de gagner les coeurs.\" Tout d'ahnrd >1 \u201c» donna comme prutnimme de porter son action «tu ««.té «les Arabes non musulman», et poor irn«lir i» «nose possible, il créa des village* spnianx pour le* runvertis.\t# Mais sou oenvre la plu* grande, |a plus « Ifn a«r lut l'Institution d\u2019un ordre de religieux misaionn» i» »« dont la vie fut aussi prés qor possible dr «r qui «tait bon dans la vie dr l\u2019Arabe.Ce fut \"la sot trlé ri» s Missitmnairr» d'Afrique, qui furent aiis-ilot 'innommés par les Arabes \"les Pères lllsit'k'' en tai'i n de la routeur dr leur costume f.r génial an br\\rites-leur alors de modifier leur cour se.rar ce* navires vont lumber dans un piège tendu i>ar l'ennemi.'h * & ) Vite'.Aveitisses le convui modifier sa course.Nous ail rus si te retourner au rivals «s causer quelque surprise à certains pêcheurs\".la cabane de pècUe, près du quai.Cest lé qu'o nous a reteoo# prisonniers.Pourquoi n'f avons-nous pas pensé plut Mit?(* suivre) M - : i PI B û m ¦ ; y 'â .î _ 16 \u2014Vol.Vil, Ho 3 L'Action Ca^oiiquo \u2014 Quôb«< "]
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