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Titre :
L'action nationale
Éditeur :
  • Montréal :Ligue d'action nationale,1933-
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Action canadienne-française, ,
  • Tradition et progrès,
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L'action nationale, 1941-01, Collections de BAnQ.

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[" L'ACTION NATIONALE François-Albert ANGERS L\u2019ART DE DÉPLACER LES QUESTIONS .\t3 \u2022 * *\tLe (joint de vue du lecteur.\t25 Rina Lasnier\tPrière (poème)\t\t30 Gilles Hénault\tRéflexions de Diogène\t\t31 \t\u2022\t \tNos enquêtes\t André L.\tRéponses de MM.Barbeau, Ringuet et Desrochers.\t39 Gérard Filion\tLa famille paysanne cana-dienne-française (suite).\t46 Chroniques\t\u2022 Dans la cité\t André Laurendeau\tDoit-on juger les vivants \u2019\t\t63 Candide\tLettres amicales\t\t65 \tVie de l\u2019esprit\t Arthur Laurendeau\t\"Courriers des villages\"\t\t72 * * *\tLes livres\t\t81 Campagne d\u2019abonnements 83 Vol.XVII, N° 1 \u2022 JANVIER 1941\t\u2022 Montréal L'ACTION NATIONALE REVUE MENSUELLE \u2022 Directeur: André LAURENDEAU \u2022 L\u2019Action nationale, publiée par la Ligua d\u2019Action Nationale, est un organe de pensée et d\u2019action au service des traditions et des institutions religieuses et nationales de l\u2019élément français en Amérique.Elle paraît tous les mois, sauf en juillet et en août.Les directeurs de la Ligue sont: MM.Esdras Minville, président; André Laurendeau, secrétaire; l\u2019abbé Lionel Croulx, Mgr Olivier Mau-rault, P.S.S., Pierre Homier, Eugène L\u2019Heureux, Anatole Vanier, Arthur Laurendeau, l\u2019abbé Albert Tessier, René Chaloult, Albert Rioux, Dr Philippe Hamel, Léopold Richer, Roger Duhamel, Maximilien Caron, François-Albert Angers, Gérard Filion.ADMINISTRATION; 3516, ave de Lerimier, casa postale no 1524 Place d\u2019Armes, Montréal.DIRECTION: 3472, rua Hutchison, Montréal.Le directeur de la revue, M.André Laurendeau, reçoit sur rendez-vous.Téléphona: CR.2221.L\u2019abonnement est de $2.00 par année Pour l\u2019étranger : $2.50 par année Abonnement de soutien $5.00 par année Tous droits réservas, Ottmwm, 1933 ! LA DOUBLE PROTECTION ?Nos certificats la donnent.A toute la famille : au chef nous payons une rente viagère; à la veuve et aux orphelins, des annuités.Le tout garanti.Quel est votre âge?Vous allez connaître le montant de votre chèque de pension annuelle.* CAISSE * NATIONALE D\u2019ECONOMIE Montréal \u2014 HArbour 3291 41 ouest, rue St-Jacques I Pour votre santé ^ Mangez tous les jours 2 ou 3 carrés LEVURE LALLEMAND Fraîche Les médecins recommandent la levure fraîche.La Levure fraîche Lallemand est très riche en vitamines B, C et D.Sa haute qualité et sa pureté sont assurées par les années d\u2019expérience de la maison Lallemand.En vente chez les épiciers et les pharmaciens.COUVRETTE-SAURIOL Limitée EPICIERS EN GROS \u2022 50, rue de B resol les HArbour 8151 \u2022 Président et gérant général Bernard Couvrette ii Lisez \u201cLE DEVOIR\u201d LE JOURNAL DES GENS QUI PENSENT voY\\i\t \t \t \t LA COMPAGNIE r.-X.DP C LET Ingénieurs \u2014 Mécaniciens \u2014 Fondeurs Spécialités: ASCENSEURS MODERNES DE TOUS GENRES SOUDURES ÉLECTRIQUES BT AUTOGÈNES, ETC.206, RUE DU PONT.QUÉBEC COMPAGNIE DE BISCUIT STUART Liée BISCUITS, GATEAUX et TARTES \u2022 Alfred ALLARD Président et gérant général III QUESTIONS D'ACTUALITE Réponses à retenir Q.\tQU'EST-CE QUE DUPUIS FRERES, LIMITEE?R.\tC'est un institution canadienne-française; fondée en 1868 par feu J.-Nazaire Dupuis, elle fait le commerce de détail à son magasin, 865 est, rue Ste-Catherine, à Montréal, et, par son Comptoir Postal, dans toutes les parties de la province de Québec et des environs.Q.\tEST-CE UNE INSTITUTION IMPORTANTE?R.\tOui.C'est la plus grosse maison canadienne-française en Amérique.Q.\tQUI EST SON PRESIDENT?R.\tM.Albert Dupuis, Chevalier de St-Grégoire-le-Grand et neveu du fondateur; avec la maison depuis 1924.Q.\tQUI EST SON VICE-PRESIDENT?R.\tM.A.-J.Dugal, qui est en même temps gérant-général.M.Dugal est né à Québec et est avec la Maison depuis 1911.Q.\tQUI EST SON SECRETAIRE-TRESORIER?R.\tM.Armand Dupuis, I.C., neveu du fondateur et frère du président; avec la Maison depuis 1916.Q.\tQUELS SONT LES AUTRES DIRECTEURS?R.\tM.Roland Préfontaine, I.C., fils de feu Raymond Préfontaine.M.Raymond Dupuis, avocat, assistant-secrétaire-trésorier, fils du président; avec la Maison depuis 1937.\t(Annonce) IV L''ACTION NATIONALE REVUE MENSUELLE Volume XVII Directeur: André Laurendeau Ligue d\u2019Action Nationale 3472, rue Hutchison MONTRÉAL Neuvième année premier semestre 1941 A propos du bilinguisme \"mercantile\" L'art de déplacer les questions Des croisés sont partis en guerre, dans notre province, contre de soi-disant adversaires de l\u2019anglais.C'est déjà en soi un faux départ, car les dits adversaires n\u2019existent pas: d\u2019un côté, on trouve des partisans d\u2019un bilinguisme national et scolaire intégral (l'anglais pour tout le monde et très tôt à l\u2019école) ; de l\u2019autre des gens qui voient là une utopie et un non sens pédagogique, qui réclament l\u2019anglais pour ceux qui en ont besoin seulement et en tant que langue seconde, enseignée à l'enfant quand il connaît déjà sa langue maternelle.Essayons de juger le débat à son mérite.Les partisans du bilinguisme intégral apportent à la défense de leurs idées des arguments d'ordre politique ou économique; ils se préoccupent assez peu, en général, des arguments pédagogiques, qui ont pourtant leur mot à dire puisqu'ils conditionnent les autres dans une certaine mesure.Unité nationale Leur rêve politique, c\u2019est la réalisation de l\u2019unité nationale dans une sorte de pan-canadianisme, où il n\u2019y aurait plus de place que pour des Canadiens tout court, parlant tous l\u2019anglais et le français.C\u2019est un grand rêve qu\u2019ont partagé tous les grands fédéraux depuis la Confédération \u2014 Cartier, Laurier, Lapointe,\u2014 le rêve de tous ceux dont Siegfried a dit qu\u2019ils finissent, à la suite de leurs relations avec Ottawa et Londres, 4 l'action nationale par perdre le contact avec le terroir, (( par acquérir un véritable sentiment britannique».Beaucoup de ces gens ne voient pas, d\u2019autres s\u2019en moquent parce qu'ils ont définitivement trahi, qu\u2019il y a entre ce pan-canadianisme et la fidélité à la civilisation française une incompatibilité totale.Quand il n\u2019y aura plus que des Canadiens, parlant tous également la ou les mêmes langues, ayant les mêmes conceptions des problèmes canadiens, les mêmes réactions, il n'y aura plus de fait français en Amérique, pas plus qu\u2019il n\u2019y a un fait français en Amérique du Sud, où les Hispano-Américains connaissent très souvent la langue française.C\u2019est l\u2019évidence même; (( il faut, pour que les Canadiens français profitent de toute leur chance, qu\u2019ils se montrent capables de mettre sur pied une culture qui leur soit propre » ;1 et le péril le plus grave qui menace l\u2019avenir canadien-français, c\u2019est qu\u2019ils ne restent pas distincts, qu\u2019ils tendent déjà à ne plus l\u2019être : les masses pourront continuer de parler le français, mais « c\u2019est leur âme même qui réussira mal à rester distincte ».2 Cela, que tant des nôtres refusent de voir, nos compatriotes anglo-saxons le comprennent parfaitement, eux qui conservent toujours l\u2019espoir de nous assimiler.Ils se réjouissent, à cause de cela, de ce que Siegfried déplore, à savoir que l'industrialisme nous ait déracinés, ait contribué, par l\u2019urbanisation, à gruger l\u2019âme française des masses et il semble bien que les conclusions du 1\tSiegfried, le Canada, puissance internationale, p.199.2\tIdem, p.57. l'art de déplacer les questions 5 Rapport Sirois visent à consolider cet acquis pour eux, dans la voie de l'assimilation, en enlevant à Québec les pouvoirs sociaux qui nous permettraient de nous ressaisir.En 1867, on nous a enlevé ce qui pouvait l'être; en 1940 on prétend possible de nous en prendre davantage parce que l'américanisme et l\u2019industrialisme auraient détruit les dissemblances sociales qui existaient alors: on s'empresse, en centralisant, de nous poser un nouveau cran d\u2019arrêt, qui nous empêchera de nous refaire une figure plus française et plus catholique au point de vue social.Si vous ne croyez pas, lisez plutôt le commentaire suivant d\u2019un professeur de l'Université de Toronto, M.A.Brady, sur l\u2019étude de M.Minville publiée avec le Rapport Sirois : L'exposé clair des fondements du particularisme québécois contenu dans cet essai est tout à fait pertinent, étant donné l'ensemble du travail et des recommandations des commissaires.Le désir marqué des Commissaires de conserver aux provinces un résidu de pouvoirs en matière de bien-être social se trouve expliqué par là en grande partie.En dernière analyse, la solidarité culturelle distincte des Canadiens français est surtout ce qui a dicté le compromis fédéral de 1867.C'est toujours cela qui détermine celui de 1940.La mesure dans laquelle Québec est culturellement différent de la partie anglophone du Dominion est ce qui limite la réalisation de la cohésion politique dans ce pays.Il est significatif pour l'avenir que des modifications sociales profondes se produisent dans Québec.L'influence pénétrante de l'industrialisme trouble la vieille culture d'un peuple autrefois enraciné dans le sol; l'économie agraire de l'habitant se désagrège; et malgré l'importance particulière du catholicisme, la différence de langue \u2014 le principal rempart de la nationalité \u2014 et un code civil distinct, le Canada français se rapproche du Canada anglais dans sa vie sociale.C'est dans le progrès de cette assimilation, 6 l'action nationale combiné aux effets des forces mondiales sur le libéralisme, que repose le sort du fédéralisme canadien.* Monsieur Brady nous montre donc clairement où nous mène ce pan-canadianisme, que l'évolution économique du dernier siècle a déjà trop facilité, au grand dam de notre âme française.Ceux-là qui le préconisent, au lieu de travailler à nous refaire une âme française, contribuent à abattre « le principal rempart )) qui la protège encore.Heureusement qu\u2019au point de vue linguistique, leur rêve contient une bonne part d'utopie: tant que la population restera répartie comme elle l\u2019est, une grande majorité des Canadiens français qui font bloc n'aura pas vraiment l'occasion de parler, ni d\u2019entendre parler assez souvent l\u2019anglais,\u2014 et la même chose vaut pour les Canadiens anglais \u2014 pour acquérir la pratique essentielle pour devenir de véritables bilingues.Quel que soit par ailleurs le nombre de leurs années d'étude de l'anglais à l\u2019école, ils oublieront vite tout ce qu\u2019ils auront appris, faute d\u2019exercice.Et s\u2019il fallait que l\u2019emploi de l\u2019anglais se généralisât chez nous, André Laurendeau montrait parfaitement le mois dernier que cela signifierait notre mort.Si l\u2019unité nationale doit être établie chez nous dans la diversité, dans la survivance du fait français en Amérique, il faudra donc la chercher par d'autres moyens que la connaissance généralisée de l\u2019anglais; il importe qu\u2019en dehors de l\u2019élite (l\u2019anglais étant considéré comme langue de 3 The Canadian Historical Review, septembre 1940, p.253. l'art de déplacer les questions 7 culture), seuls ceux qui en ont un besoin absolu soient munis de cette langue, alors envisagée comme spécialité, comme instrument de gain au même titre que la sténographie, la comptabilité, etc.Mais dans tous les cas, et c\u2019est la pédagogie qui intervient, il faut condamner le bilinguisme scolaire, c\u2019est-à-dire l\u2019enseignement simultané de deux langues dès les premières années.A ce sujet, le rapport du Conseil pédagogique publié dans I'Action nationale de novembre constitue un texte aussi définitif qu'on en puisse trouver en pareille matière.Rappelons-en les points principaux.S\u2019appuyant sur les témoignages de pédagogues et de psychologues de tous les grands pays civilisés, le Conseil pédagogique montre: i) que le bilinguisme à l'école est nuisible au développement intellectuel de l\u2019enfant; 2) que, par suite, l'enseignement d\u2019une langue seconde ne doit pas être commencé avant une connaissance suffisante de la langue maternelle; 3) que cette connaissance n\u2019existe vraisemblablement pas chez nous avant la 6e année; 4) que toute dérogation à cette règle est non seulement mauvaise au point de vue intellectuel en général, mais n\u2019est même pas avantageuse pour l\u2019étude de la langue seconde, les élèves qui ont commencé trop jeunes étant en définitive rattrapés ou devancés par ceux qui ont débuté deux ou trois ans après eux.Seulement, c\u2019est là que commencent les difficultés, car il paraît que ces dispositions viennent en conflit avec le principe posé précédemment de l\u2019anglais pour ceux qui en ont besoin pour gagner 8 l'action nationale leur vie.C'est du moins ce que M.Gravel tente de remontrer à son Conseil pédagogique, dans une fin de non recevoir, sous le prétexte que les gens désireux de retarder l'enseignement de l'anglais jusqu'à la 5e année
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