Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'action nationale
Éditeur :
  • Montréal :Ligue d'action nationale,1933-
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Action canadienne-française, ,
  • Tradition et progrès,
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'action nationale, 1956-06, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" an™ Editorial Jean-Marc Léger Pierre de Grandpré Roland Villeneuve et Gérard Perron LES CHRONIQUES DE P.-E.Gingras Jean Blain VOLUME X L V NUMÉRO Les élections.Une trahison à combattre; une imposture à dénoncer.Notre civilisation.inquiétude dfiirCtuelte et dan exfvteddlan cteiKd te* let&ied récente d Le syndicalisme au Canada.L'ACTION NATIONALE LE DIRECTEUR L\u2019ÉDUCATION LES TROIS OU QUATRE DERNIERS RUMILLY 10 \u2014 JUIN \u2014 MONTRÉAL TRENTE-CINQ SOUS L\u2019EXEMPLAIRE L\u2019ACTION NATIONALE REVUE MENSUELLE Directeur : Pierre LAPORTE L'Action Nationale, publiée par la Ligue d'Action Nationale, est un organe de pensée et d'action au service des traditions et des institutions religieuses et nationales de l'élément français en Amérique.Elle paraît tous les mois sauf en juillet et en août.Les directeurs de la Ligue sont : MM.François-Albert Angers, président; André Laurendeau, 1er vice-président; René Chalouit, 2e vice-président; Mario Dumesnil, secrétaire; Paul-Emile Gingras, trésorier; M.le chanoine Lionel Groulx, Anatole Vanier; R.P.J.-P.Archambault, S.J.; Arthur Laurendeau, Gérard Fîlion, Jean Drapeau, Guy Frégault, Jacques Perrault, Dominique Beaudin, Clovis-Emile Couture, Jean Deschamps, R.P.Richard Arès, S.J.; Wheeler Dupont, Alphonse Lapointe, Jean-Marc Léger, Luc Mercier, Pierre Lefebvre, Gaétan Le-gault, Roland Parenteau, etc.Administration : CASIER POSTAL 221, STATION E, Montréal RE.7-7176 L'abonnement est de $3.00 par année L'abonnement de soutien : $5.00 Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe Ministère des Postes, Ottawa. (pûJUA.jCjoUojÙjDAQA, à la campagne du CHÂTEAU MAISONNEUVE Achetez et distribuez la brochure ÉLISABETH eu MAISONNEUVE?par Me JEAN DRAPEAU Maire de Montréal \u2022 $0.10 l'unité; $1.00 la douzaine; $7.50 le cent Tirage à date: 15,000 exemplaires LES ÉDITIONS DE L'ACTION NATIONALE CASIER POSTAL 221 \u2014 STATION E \u2014 MONTRÉAL LES AMIS DE LA REVUE CAMERON, M\u201e B.Ph., L.Ph.Propriétaire Pharmacie Cambron Spécialité : Prescriptions \u2022\t775 est, rue Roy \u2014 HA 9755 CHAUSSÉ, Fernand AVOCAT Chaussé & Godin, avocats 152 est, Notre-Dame \u2022\tAV.8-7282 DENIS, Arcadius AVOCAT 86, rue Wellington Nord \u2022 Sherbrooke.Qué.- fél.2-4793 DORAIS, Jean-Louis AVOCAT 57 ouest, rue St-Jacques \u2022\tHA 1336 THERRIEN, F.-E., avocat Ch.812.Edifice des Tramways, 159 ouest, rue Craig, Mtl.\u2022\tUN 1-2889 VANIER.Anatole AVOCAT 57 ouest, St-Jacques #\tHA 2841 EPICERIE NOTRE DAME EPICIER LICENCIE 107 rue Notre-Dame, Jonquière, P.Q.#\tTél.2-2655 ROBILLARD, Michel NOTAIRE 934.Ste-Catherine est #\tUN.6-5818 POULIN.Albert ARCHITECTE 1115, Prospect.Sherbrooke, P.Q.\u2022\tTél : 2-4620 MAXIME Nettoyeurs et Teinturiers 4140.rue St-Denis \u2022\tBE 1158 LAVIGNE, C.-E.Courtier d'assurances 3750, rue Lacombe \u2022\tAT 6433 BÉLANGER & DAHME Comptables agréés 10 ouest, rue St-Jacques \u2022\tBE.3475 LAPORTE, René MEDECIN 3426 St-André, apt.I, Montréal \u2022\tCH.2442 PAQUETTE, P.-E.FERRONNERIE 1115 est, rue Mont-Royal \u2022\tGl 3337 CARON, Marcel Assurances générales 5117, Boul.Rosemont, Mtl.\u2022\tTU 3275 NADON et DE CARUFEL Comptables agréés 10 ouest, rue St-Jacques \u2022\tPL 2739 LAROCHE, Willie, C.C.S.Assurances générales 477, St-François-Xavier, ch.310 \u2022 Bur.: HA 0422 - Rés.: HA 8064 EMILIEN ROCHETTE & FILS Les spécialistes du tapis à Québec Téléphone 2-5235 \u2022\t352, rue St-Vallier.Québec GALARDO, Armand \"Fruiterie St-Louis-de-France\" Epicerie, viandes cuites.\u2022\t515, rue Roy \u2014 PL 1729 FOURNIER, Albert Procureur de brevets d'invention 934 est, Ste-Catherine \u2022\tHA 4548 _Â> ux nouveaux abonnes: La revue paraît 10 fois l\u2019an, de septembre à juin; elle ne paraît donc pas en juillet et août.\u2014 L\u2019administration prend ses vacances en juillet.Merci ROY, Roméo Spécialités, pharmaceutiques Longueuil.P O \u2022\tOR 9-0*4* DESCHÊNES & Fils Ltée Matériaux de plomberie et chaut.5685.Iberville \u2022\tFR 3176.7 MASSE, Paul AVOCAT 152 est, rue Notre-Dame \u2022\tBE 1971 LABELLE, Henri-S., F.R.A.I.C.ARCHITECTE 3.avenue Kelvin, Outremont \u2022\tAT 3434 ANGERS.Adrien, C.d'A.A.Assureur agréé Bureau : 4009, rue Hochelaga \u2022\tCL 7797 ?5é est Ste-Cathe rine Mtl rf^OMPOMfiQÏÎQ nj ?j.brassard.INC.Salaison MAISONNEUVE BACON marque \"MORIN\" 1430, De Lasalle \u2022\tCL 4086-7 SANSSOUCY, Arthur BOUCHER-EPICIER 3995, Hochelaga \u2022\tCL 2839 AUG.BRUNETTE Ltée PLOMBERIE-CHAUFFAGE 4154, rue Hôtel de Ville \u2022\tPL 1946 DUST-O-DUST Poudre à balayer 7028, De Laroche, Mtl \u2022 Rolland Trépanier \u2014 CA 9071 La Cie TULIPPE Ltée Cravates écharpes et robes de chambre 4630.rue Iberville.Mtl.\u2022\tFA 2533 SÉGUIN, Paul-Emile NOTAIRE 6726.St-Huben \u2022\tDO 8739 Lucien Viau et associés Comptables Agréés CHAS.DESROCHES, C.A.FERNAND RHEAULT, C.A.159 Ouest, rue Craig,\tMA.1339 (EDIFICE DES TRAMWAYS) LA COMPAGNIE F.-X.DROLET Ingénieurs \u2014 Mécaniciens \u2014 Fondeurs Spécialités : Ascenseurs mcdernes de tous genres, soudures électriques et autogènes, etc.206, rue du Pont\tQuébec Pour devenir propriétaire .Epargnez avec : LA COMPAGNIE MUTUELLE D IMMEUBLES LIMITEE 1306 est, Ste-Catherine, Montréal Tét.: CHerrier 5415-5515 Calendriers Dépliants Magazines Tracts____ Volumes Cartes postales Images TYPOeLITHOeHÉLIO I.;.J /\\ eur Gp-avey^;\"Lithographe 28 L'ACTION NATIONALE VOL.XLV, No 10\tMONTRÉAL\tJUIN 1956 ÉDITORIAL elections L\u2019Action nationale ne vous dira pas pour qui voter.Ce n\u2019est pas son rôle.Elle prend position sur les problèmes à mesure qu\u2019ils se présentent, tente de juger les hommes et les situations, mais ne s\u2019engage pas dans l\u2019action politique.D'autres journaux et d\u2019autres revues s\u2019en chargent.Mais /'ACTION NATIONALE ne peut pas rester indifférente à la veille d\u2019un scrutin qui donnera à la province de Québec un gouvernement pour les quatre ou cinq prochaines années.Etre à la tête de la seule province française du Canada, cela confère aux hommes qui la dirigent des responsabilités particulières.Entre autres celle d\u2019être les gardiens non seulement de la langue et de la culture françaises, mais de toutes les structures de l\u2019Etat.Et c\u2019est même trop peu qu\u2019ils en soient les gardiens.Ils ont envers le Québec un rôle positif : la pousser toujours plus avant.La seule province française du Canada doit être une sorte de maison-mère, de capitale de tous les gens de langue française au Canada.Nous devons donc être forts parce que cette force sera salutaire pour nos compatriotes des autres provinces.Car ce n\u2019est pas en leur donnant le spectacle du retard, de la pauvreté, de la désorganisation que 8 66 L'ACTION NATIONALE nous leur inspirerons le désir, la fierté, de rester de langue française.Il faut que nous soyons forts de plusieurs façons.Forts par notre langue et nos institutions françaises.Que de chemin il nous reste à parcourir dans ce domaine.C\u2019est la responsabilité du gouvernement de Québec de faire mentir un four cette phrase de ce journaliste qui écrivait, il y a quelques mois, que la langue française se meurt dans le Québec et que dans une génération nous ne serons plus compris des autres citoyens de langue française du monde et qu\u2019ils ne nous comprendront plus.On a parlé d\u2019un INSTITUT DE LA LANGUE FRANÇAISE.Qu\u2019on recoure à ce moyen-là ou qu\u2019on trouve d\u2019autres formules, l\u2019important c\u2019est que l\u2019opinion publique, que l\u2019élite, fasse comprendre à ceux qui réclament actuellement la faveur populaire qu\u2019ils ont dans ce domaine des devoirs précis.\u2022 \u2022 \u2022 Il faut que nous soyons économiquement forts.Nous avons fait des progrès depuis une génération.Nos caisses populaires sont puissantes, nos sociétés coopératives vont bien.Nous prenons une part plus convenable des assurances dans le Canada.Mais le chemin qui reste à parcourir est considérable.En fait c\u2019est à peine si nous sommes en route.Car si nous sommes représentés convenablement dans le domaine de l'épargne et dans celui de la petite industrie, \u2014 et encore !, \u2014 nous sommes complètement déclassés dans la moyenne et dans la grande industrie.L\u2019économique intéresse nos gens de plus en plus.Ils souhaitent qu\u2019on leur parle moins souvent de langue française, de traditions et plus souvent des \"cordons de la ÉDITORIAL 867 bourse\u201d.Ils savent instinctivement que le jour où nous serons économiquement forts cette force sera un aimant qui attirera vers le groupe de langue française les éléments qui menacent actuellement de lui échapper.Dans ce domaine le gouvernement provincial de Québec a de nombreuses responsabilités.Nous avons trop peu de gens, \u2014 désespérément trop peu, \u2014 qui se dirigent vers les sciences.Nous ne produisons qu\u2019une fraction des ingénieurs au Canada; dans certaines disciplines scientifiques nous n\u2019avons aucun représentant.Il y a aussi l\u2019impérieux devoir de mettre fin à cette saignée épuisante qu\u2019est l\u2019abandon de nos ressources naturelles à des intérêts étrangers.Nous ne pourrons pas indéfiniment renouveler la catastrophe économique de l\u2019Un-gava sans en ressentir les effets.Pour que nous soyons sauvés comme groupe ethnique il faut que la période des abandons soit définitivement close et que nous entrions dans l\u2019ère de la reconquête.Les uns voudront que ce soit par l\u2019expropriation; d\u2019autres suggéreront la coopération.On pourra différer d\u2019opinion sur les moyens ou les méthodes, mais l\u2019essentiel c\u2019est que nos cours d\u2019eau, nos ressources hydrauliques, notre minerai de fer, notre amiante, notre pulpe rentrent dans le patrimoine commun de la nation canadienne-française.\u2022 \u2022 \u2022 Le problème est à la fois simple et terrible : nous deviendrons économiquement forts, ou nous disparaîtrons.Et ce n\u2019est pas en multipliant le nombre des épiciers, de nos barbiers ou même de nos médecins et de nos avocats que nous atteindrons la richesse comme peuple.Nous devons nous attaquer à la grande industrie, devenir, dans tous les S68 L'ACTION NATIONALE domaines, des patrons.Nous ne le deviendrons pas en faisant nos élections à coup de routes, de scandales personnels ou de caisses électorales.De nos politiciens nous devons exiger qu\u2019ils nous offrent des idées, un programme.Les électeurs doivent scruter ces programmes, juger s\u2019ils feront avancer notre groupe, notre province ou simplement nous maintenir cette ronde infernale qui nous épuise et nous laisse toujours au même endroit.Le problème social doit retenir l\u2019attention des futurs législateurs.Nous avons connu un développement industriel considérable et nous n\u2019avons pas réorganisé nos cadres pour nous adapter à cette vie nouvelle.Notre horloge bat toujours au rythme agricole, mais l\u2019heure est à l\u2019industrie.Avant bien longtemps nous allons ressentir dans toutes nos structures le contre-coup de ce retard si nous n\u2019y voyons, et rapidement.Nos lois sociales sont lamentablement en retard.C\u2019est le devoir des gouvernements d\u2019oeuvrer et de progresser en ce domaine, au moins autant que nos concurrents.Sans doute que nous devrons être économiquement forts pour survivre.Mais si notre nationalisme ne devient pas résolument social, il ne survivra pas aux chocs dont la menace se dessine.\u2022 \u2022 \u2022 Nous pourrions repasser toute la gamme de nos problèmes.Nous constaterions que ce qu\u2019écrivait Edouard Montpetit ou le chanoine Groulx il y a un quart de siècle reste d\u2019actualité.Nous avons progressé dans un nombre limité de domaines; dans trop d\u2019autres nous avons reculé.La politique, en somme, n\u2019a pas servi nos intérêts.Nous allons, encore une fois dans quelques jours, avoir ÉDITORIAL 869 l\u2019occasion de nous donner des gouvernants.Peut-être aurons-nous un nouveau gouvernement; peut-être garderons-nous celui qui nous conduit depuis douze ans.Dans un cas comme dans l'autre il est essentiel que l\u2019opinion publique monte la garde.Nous avons trop facilement l\u2019impression que la fin d\u2019une campagne électorale marque une arrivée.C\u2019est, bien au contraire, un point de départ.Car si nous mettions à surveiller nos hommes publics cette rage que nous mettons à les élire, nous ferions des merveilles avec eux, en dépit de leurs faiblesses et de leurs limitations.Sur le résultat électoral lui-même, tout ce que nous voulons dire est ceci.L\u2019opposition est une chose nécessaire dans un régime démocratique.Une bonne opposition est pour le moins aussi importante qu\u2019un bon gouvernement.En fait, le gouvernement est rarement bon quand l\u2019opposition est faible.Un candidat qui a une valeur personnelle exceptionnelle mérite donc l\u2019attention des électeurs, quel que soit le parti auquel il appartienne.De plus, l\u2019expérience prouve que les meilleurs oppo-sitionnistes se retrouvent souvent parmi les députés indépendants.Le parlement qui vient de finir son temps a fortement souffert de l\u2019absence des voix indépendantes, qui depuis quelques années s\u2019y faisaient entendre.De nouveau les électeurs de certains comtés auront cette fois-ci l'occasion d'élire de bons candidats indépendants.Nous espérons qu\u2019ils rendront à la Province le service de les envoyer au prochain parlement.L'Action nationale NOTRE CIVILISATION par p.de (jrandp i L'inquiétude spirituelle et son expression dans les lettres récentes \"Le Temps des Hommes\u201d d\u2019André Langevin vient d\u2019apporter une note nouvelle dans notre roman canadien-français.C\u2019est notre première oeuvre romanesque dont les données fondamentales elles-mêmes témoignent d\u2019une certaine inquiétude métaphysique, d\u2019une recherche d\u2019essence surnaturelle menée par les personnages du drame hors des voies toutes tracées d\u2019une religiosité habitudinaire.Ajoutons à cet événement tout récent, auquel nous donnons valeur de signe, la tenue, pendant toute l\u2019année, chez les \"Intellectuels Catholiques Canadiens\u201d, de séances de méditations préparatoires à un \"Carrefour\u201d (qui n\u2019aura malheureusement pas lieu), sur \"La crise de conscience religieuse des intellectuels canadiens-français\u201d (écrivains, éducateurs, psychologues, philosophes, sociologues et hommes d\u2019action).Ne pourrait-on pas déjà légitimement supposer, à partir de ces seuls indices, l\u2019existence, chez nous, d\u2019une inquiétude spirituelle ?Une étude comme celle que nous avons entreprise sous cette rubrique ne peut en tout cas se dérober à l\u2019examen d\u2019une question aussi capitale.Voulant ici cerner quelques traits de notre civilisation à travers la production intellectuelle, nous nous contenterons de réunir en vrac le plus possible de textes qui nous paraissent significatifs, les laissant s\u2019éclairer les uns L\u2019INQUIÉTUDE SPIRITUELLE 871 par les autres.Il est temps, nous semble-t-il, d\u2019opérer ces rapprochements, de reconstituer un dessin global avec les pièces détachées du \"puzzle\u201d.Le \"Scandale du silence\" Dans le numéro spécial d\"\u2019Esprit\u201dl'l consacré au Canada français, Maurice Blain écrivait : \"L\u2019avènement de l\u2019inquiétude religieuse doit être considéré comme le fait capital des vingt dernières années\u201d.Tout de suite après avoir affirmé cela, M.Blain parlait toutefois du \"scandale du silence que donne en spectacle notre littérature de 1952, le silence de la passion religieuse ou amoureuse\u201d.Il demandait : \"Comment, en effet, concevoir que cet événement n\u2019apparaisse à peu près nulle part dans nos lettres ?\u201d .Nulle part ?Cela est-il toujours vrai ?Dans sa thèse sur Vlsolement dans le roman canadien-françaisW, Monique Bosco avait pu s\u2019étonner, elle aussi, en 1951, de la \"quasi indifférence\u201d aux problèmes de l\u2019âme qui se peut observer dans notre littérature.\"Dans la province de Québec, écrivait-elle, où il est facile de voir l\u2019énorme influence du catholicisme et du clergé, on ne trouve pas d\u2019oeuvres littéraires qui abordent spontanément ces problèmes de la foi et de la religion .\u201d Et Jeanne La-pointe, qui rapporte cette opinion, écrivait elle-même dans \"Cité Libre\u201d en 1954 : \"Après Laure Conan et Louis Elémon, chez qui la foi était le ressort de l\u2019héroïsme ou de la résignation, le thème de la religion pure n\u2019est plus guère abordé directement\u201d.(1)\tEsprit, XX (1952), No 8-9.(2)\tThèse présentée à la Faculté des lettres de l\u2019université de Montréal.(3)\tJeanne Lapointe : Quelques apports positifs de notre littérature d\u2019imagination, Cité Libre, 10 octobre 1954.C\u2019est nous qui soulignons religion pure. 872 L'ACTION NATIONALE Sans doute importe-t-il dès l\u2019abord d\u2019éviter une confusion.Notre littérature n\u2019a découvert qu\u2019en ces toutes dernières années le sens du spirituel, de la foi véritable, vécue en profondeur, éprouvée, conquête qui ne pouvait échoir qu\u2019aux démarches d\u2019esprits libres et munis de leur entière autonomie critique.Elle n\u2019en a pas moins été, en bloc, respectueuse et pieuse, à l\u2019image de notre peuple lui-même, de ce peuple qui n\u2019a pourtant pas encore donné à l\u2019Eglise un seul saint canonisé, selon l\u2019observation du R.P.A.Saint-Pierre, o.p.: \"Si nous n\u2019avons pas encore de saints et de saintes nés en terre canadienne et officiellement canonisés par l\u2019Eglise, après trois siècles de libre profession et de libre expansion de la religion catholique, explique ce religieux, c\u2019est peut-être parce que nous n\u2019en méritons pas (.) C\u2019est d\u2019une vie intérieure intense, d\u2019une union intime avec Dieu que nous avons manqué dans le passé et que nous manquons encore dans le présent pour produire des saints\u201d!4).Nous en avons manqué pour produire des saints et aussi, n\u2019en doutons pas, pour produire un foisonnement d\u2019écrivains, de penseurs, de moralistes, de romanciers, de poètes capables de donner forme écrite à un souci, à une passion, à une foi surnaturelles vivantes.\"La littérature canadienne ne peut bien refléter ou exprimer l\u2019âme de la race qu\u2019à la condition d\u2019être franchement catholique\u201d écrivait Mgr Camille Roy.Franchement catholiques, nos lettres le furent dans le sens où l\u2019on demeure attaché à une institution, où l\u2019on conserve un héritage, non dans celui où on les réinvente pour son propre compte, où on les expérimente en plénitude avec sa vie même, où on les valorise en les assumant avec toute son ardeur et sa maturité d\u2019homme libre.\"La notion de foi a (4) St-Pierre, A., o.p.Ce sont des saints qu\u2019il nous faut, dans La Vie des Cammunautés religieuses, vol.12, no 2 (février 1954). L\u2019INQUIÉTUDE SPIRITUELLE 873 décliné, dans cette culture pourtant fondée sur elle, écrit Pierre Vadboncoeur, au point d\u2019en exclure, jusqu\u2019à un certain point, l'idée de croyance elle-même.\u201d Cette idée de croyance a cédé la place à celle d\u201d'appartenance\u201d; nos écrivains les plus pieux, comme les maîtres de notre enseignement, ne nous montrent pas Dieu lui-même, mais ses qualifications abstraites, un Code moral, des impératifs, une religion toute de barrières et d\u2019exclusives, de négations et de protectionnisme.Une étude comme celle de Gérard Bachert sur \"Le sentiment religieux dans le roman canadien-français\u201d!61, compte tenu du fait que l\u2019enquête est singulièrement limitée et que les questions posées à notre littérature du début du siècle le sont au niveau d\u2019un conformisme et d\u2019une observation de surface qui ne peuvent laisser espérer aucune vraie réponse, laisse malgré tout entrevoir, évidemment à l\u2019insu de l\u2019auteur, quels simulacres, quelles caricatures de la Foi, de l\u2019Espérance et de la Charité chrétiennes ont traditionnellement exprimés nos lettres.Cette absence ou ces faux-semblants du spirituel sont un phénomène assez sérieux et inquiétant pour mériter une analyse approfondie.En attendant qu\u2019elle soit faite, il n\u2019est pas téméraire de tenir pour probable que l\u2019apport de nos littérateurs d\u2019autrefois et de naguère ne dépasse guère une mentalité ainsi définie par Pierre Vadboncoeur : \"On est obligé de croire, cela fait bien de croire, il va sans dire qu\u2019il faut qu\u2019on croie, on est du côté de ceux qui disent qu\u2019ils croient, on dit qu\u2019on croit.On a la foi, voyons ! Tout le monde croit.Cela se passe dans la facilité .\u201d|7).(5)\tPierre Vadboncoeur : Réflexions sur la foi, Cité Libre, 12 mai 1955.(6)\tGérard Bachert : Le sentiment religieux dans le roman canadien-français, en deux articles, Revue de l\u2019Université Laval, juin 1955 et septembre 1955.(7)\tArticle cité, Cité Libre, 12 mai 1955. 874 L\u2019ACTION NATIONALE Une poussée de fièvre et ses limites Il y a indubitablement dans la littérature présente une part de révolte, tout un bouillonnement d\u2019ironies contre les aspects trop solidement \"temporalisés\u201d de notre catholicisme (pour emprunter une épithète à Pierre-Henri Simon); mais cette portion du sujet ne relève pas directement de la présente recherche.Il serait à la fois aisé et injuste d\u2019isoler et de collectionner, à travers les oeuvres d\u2019Yves Thériault, de Jean Simard, de Bertrand Vac, de Roger Lemelin et de plusieurs autres romanciers, de même que chez certains essayistes ou poètes, des traits plus ou moins acérés lancés contre un catholicisme jugé à la fois trop fade et trop confortablement installé.J\u2019emploie là à dessein deux qualificatifs dont se servent Louis-Edmond Hamelin et Colette Hamelin.Les mêmes motifs qui ont été invoqués pour la formation des fraternités dans les chemins de fer aux Etats-Unis ont prévalu pour celles qui ont été organisées au Canada.A cause de la nature du service et du genre de travailleurs employés pour les diverses fonctions, les fraternités ont conservé à travers les années leurs divergences et leur indépendance réciproque, bien que dans des questions d\u2019intérêt général, elles aient pu s\u2019associer momentanément.Au point de vue législation ouvrière par exemple chacune tente de promouvoir ce qui lui semble désirable et chacune fait un mémo propre,,6>.Au tout début de l\u2019organisation dans les chemins de fer, il y a eu une tentative d\u2019orga- (14)\tThe Labour Gazette, Nov.1955 \u2014- p.1270 et ss.(15)\tLiguori Pépin \u2014 Texte d'une conférence faite devant les membres de la Soc.St-Jean-Baptiste \u2014 Section de Limoilou, Que.(16)\tH.A.Logan \u2014 Trades-Union in Canada, p.135 et ss. LE SYNDICALISME .913 nisation sur une base industrielle et l\u2019union des chemins de fer américains n\u2019eut qu\u2019une durée éphémère car elle fut brisée par la grève de Pullman 1894 et ce fut la seule et unique tentative de l\u2019organisation sur une base industrielle dans les transports ferroviaires.\"Quand les fraternités se sont développées, elles ont pu avoir dans l\u2019idée l\u2019amélioration des salaires, des heures et des conditions de travail.Mais elles ne le disent pas spécifiquement dans leurs constitutions.Ce qu\u2019elles affirment, c\u2019est leur désir de se protéger eux-mêmes et leurs familles contre la perte de la vie de leurs membres au moment où ils sont au travail\u201d.!17> Elles ne sont ni plus ni moins à l\u2019époque que des compagnies d\u2019assurances pour leurs seuls membres.Au fur et à mesure cependant que les conditions de travail devinrent plus sûres, l\u2019assurance obligatoire au début devient facultative.En plus, les fraternités travaillent sur le principe de l\u2019ancienneté, qui est un système très compliqué parfois.L\u2019admission du nouveau membre ne se fait pas automatiquement du seul fait qu\u2019il travaille dans le métier.Au contraire, il lui faut soumettre une application par écrit qui est examinée par un comité enquêteur.Et c\u2019est seulement quand il aura été prouvé intègre, industrieux et capable de prendre des responsabilités que l\u2019applicant sera accepté.Evidemment une seule erreur à un détenteur d\u2019une position responsable peut être fatale aux compagnons de travail et au public.Il n\u2019y a donc pas de chances à prendre.A tout considérer les fraternités de chemins de fer ont gardé un certain caractère de vétusté qui les rapproche du passé et tend à conserver leur (17) The Truth about Unions, par Léo Huberman \u2014 p.60 et ss. 914 L\u2019ACTION NATIONALE tendance aristocratique et distinctive : car même leur nom et leur méthode diffèrent.Leur nom, c\u2019est la loge locale qui est en relation directe avec la Grande Loge qui joue le rôle soit d\u2019un congrès ou d\u2019une confédération.La seule union proprement canadienne existante dans les transports ferroviaires c\u2019est la fraternité canadienne des employés de chemins de fer et autres transports qui fut organisée à Moncton, N.B.et dont les quartiers généraux furent le vieux chemin de fer intercolonial 1908.Elle reçut sa certification sous le régime de l\u2019acte d\u2019union des métiers du Canada en 1909.Ses activités se bornèrent à l\u2019organisation des commis, contremaîtres, manipulateurs de fret, vérificateurs, employés préposés au maintien et service des parloirs et wagons lits, etc.Une tentative d\u2019affiliation avec la fraternité des employés de gare de Boston s\u2019avéra vaine.Une autre tentative de se joindre au congrès des métiers et du travail du Canada ne réussit pas non plus.La fraternité demeura alors une union canadienne indépendante qui connaît le succès dans l\u2019organisation des employés du transport urbain en commun et chez les employés municipaux et gouvernementaux! Isl.Voici donc en résumé les grandes lignes historiques du développement du syndicalisme national et international.Nous constatons que le syndicalisme américain a su conserver ses attaches chez les ouvriers canadiens et que malgré une certaine tendance à l\u2019émancipation il reste qu\u2019on voit encore trop d\u2019avantages économiques pour qu\u2019un effort soit fait en vue d\u2019un syndicalisme purement canadien et national.On a attribué les raisons de l\u2019emprise du trade-unionisme américain sur l\u2019ouvrier (18) Trade Unions in Canada, H.A.Logan \u2014 p.143 et ss. LE SYNDICALISME .915 canadien à la similarité des problèmes dans l\u2019industrie canadienne et américaine, à la presque interdépendance dans les transports ferroviaires et routiers et à la sympathie que les ouvriers américains avaient pour les ouvriers canadiens au moment où la conscience ouvrière naissait chez nous.Mais il semble bien que les vraies causes sont bien différentes et elles ont été signalées par l\u2019ex-Président de la C.T.C.C.,l',l Les voici : 1\t\u2014 la dissension entre les chefs 2\t\u2014 leur manque de connaissances techniques de l\u2019or- ganisation du travail 3\t\u2014- l\u2019absence de lien central entre les unions de métiers similaires 4-\u2014l\u2019entrée au pays d\u2019une armée de trois cents organisateurs internationaux qui ont profité du désarroi syndical du Canada à cette époque.Etant donné les circonstances qui ont favorisé le continuel développement des unions internationales au Canada, il semble bien évident que, à moins d\u2019erreurs graves de la part du syndicalisme américain, ce dernier conservera son emprise dans le monde ouvrier canadien.Le clergé, le groupe nationaliste et les chefs de syndicats catholiques se sont inquiétés de cette ingérence américaine à cause de son caractère neutre et non-confessionnel.Cette question qui a suscité des querelles célèbres de la part de l\u2019Ecole Sociale Populaire dirigée par un groupe de Pères Jésuites semble avoir reçu un règlement définitif.En effet, dans le mouvement américain le syndicalisme se pratique sur une base d\u2019affaires!20) et (19)\tAlfred Charpentier \u2014 Ma conversion au Syndicalisme catholique.(20)\tJ.Després op.cit.\u2014 p.61 et ss. 916 L\u2019ACTION NATIONALE sa philosophie n\u2019a pas de tendance morale et économique définitivement socialiste ou communiste telle que c\u2019est le cas par exemple de la C.G.T.française*21*.Voici en résumé l\u2019évolution qu'a subie le mouvement ouvrier canadien.Les organismes représentatifs sur le plan national et international font le ralliement des unités locales qui sont, soit des syndicats, soit les locaux, et de ces unités, les centrales tirent leur origine et leurs prérogatives.A première vue, il semble que l\u2019organisation syndicale soit très centralisée du fait que tout vient d\u2019en haut ou de la superstructure représentée par la confédération ou le congrès; mais en fait, ces organisations sont très démocratiques et décentralisées.Etudions la composition d\u2019une centrale syndicale pour nous en rendre compte.L\u2019unité de base est ou le syndicat ou le local ou la loge.Les travailleurs d\u2019un même métier ou d\u2019une même localité s\u2019ils s\u2019organisent sur une base de métier ou encore les employés d\u2019une même industrie, comprenant les employés qualifiés, semiqualifiés, non qualifiés, organisés sur une base industrielle, s\u2019associent sous l\u2019empire de la loi pour promouvoir leurs intérêts économiques dans leur localité respective.Ils ont toute la latitude voulue et toute liberté de choisir leurs moyens pour obtenir la fin désirée pourvu que leurs actes ne viennent pas en contradiction avec la politique établie par la fédération avec laquelle ils sont affiliés.Chaque local a sa propre constitution qui détermine la responsabilité du membre vis-à-vis son syndicat, la manière d\u2019élire ses officiers, les devoirs de chacun des officiers élus, la méthode d\u2019imposition, la manière de régler une violation des règlements établis par la constitution.(21) La C.G.T.Colonie Soviétique, J.Chazoff, 1939. LE SYNDICALISME .917 Par exemple la section 28 d\u2019une constitution*22) dit : \"Le devoir principal des unions locales sera d\u2019obtenir une discussion collective satisfaisante et des ententes de travail assurant un salaire minimum adéquat et de bonnes conditions de travail pour les ouvriers employés dans l\u2019industrie du tabac qui est devenue affiliée à ru.i.o.T.La section 37 de la même constitution spécifie les engagements que le membre prend envers l\u2019organisation au moment de son affiliation.\"Vous, en toute liberté, promettez solennellement d\u2019observer les lois de l\u2019union.Vous promettez aussi d\u2019accorder votre allégeance à l\u2019union Internationale des Ouvriers du Tabac et de ne jamais consentir a subordonner ses intérêts à ceux de toute autre organisation ouvrière à laquelle vous pouvez appartenir maintenant ou dont vous pouvez devenir membre plus tard.Vous promettez, de plus, de ne pas violer les principes traditionnels du travailleur canadien et/ou américain à savoir : être respectueux en parole et en action envers toute femme, avoir de la sollicitude envers la veuve et l\u2019orphelin, le faible et le sans-défense, ne jamais faire de discrimination envers un compagnon de travail à cause de sa foi, de sa couleur ou de sa nationalité, défendre la liberté de pensée qu\u2019elle soit exprimée en parole ou par écrit avec toute la puissance dont vous êtes capable.Vous consentez de plus à vous renseigner et à renseigner vos compagnons sur l\u2019histoire du mouvement ouvrier et à défendre, en toute occasion, dans la mesure de vos capacités le principe trade-unioniste qui protège (22) Constitution de l'union Internationale des ouvriers en tabac \u2014 p.35. 918 L'ACTION NATIONALE jalousement son autonomie et son indépendance contre toute intervention indue et qui considère le capital comme étant le produit de tout le travail accompli jusqu\u2019ici par la race humaine, que le salaire accordé au travail ne peut jamais être considéré par les travailleurs comme l\u2019équivalent entier des services rendus, et en conséquence l\u2019union est, et humainement parlant, sera toujours nécessaire pour la protection des travailleurs contre le despotisme et l\u2019anarchie.Vous promettez de plus que vous ne causerez pas sciemment de préjudice à un membre et que vous ne laisserez pas causer un préjudice à un autre si vous pouvez l\u2019empêcher et que vous vous efforcerez de subordonner toute impulsion égoïste à la tâche de relever la situation morale, intellectuelle et matérielle de la classe ouvrière tout entière.Vous vous engagez sur votre honneur à observer et à maintenir tout ce qui précède et cet engagement sera valide aussi longtemps que vous vivrez ou jusqu\u2019à ce que vous en soyez relevé par l\u2019U.I.O.T.Cet engagement solennel du membre d\u2019adhérer à son syndicat a la même portée qu\u2019un immigrant acquérant une nouvelle citoyenneté dans un nouveau pays.Comme nouveau membre de l\u2019organisation il prend part à sa direction et à son administration.Il élit un groupe d\u2019officiers qui mène la barque mais dont toutes les décisions doivent être soumises à l\u2019assemblée des membres pour approbation.A un degré plus élevé, les syndicats s'unissent soit sur une base horizontale dans des unions régionales ou conseils centraux quand se posent des problèmes de confrontation c\u2019est-à-dire des problèmes différents quant à la profession ou le métier mais semblables quant à certaines autres difficultés comme par LE SYNDICALISME 919 exemple pour combattre un règlement municipal qui pourrait porter atteinte aux intérêts ouvriers de cette municipalité.L\u2019organisation de ce genre n\u2019a pour but que l\u2019entraide mutuelle sur un plan limité et circonscrit.Tout autre est la structure verticale où les syndicats s\u2019unissent en fédérations.La raison pour laquelle une fédération existe et sa fonction nous est donnée dans le préambule de constitution d\u2019une fraternité.123) L\u2019unité, guidée intelligemment, est un rempart qui peut braver n\u2019importe quelle attaque.Sans une organisation intelligente, nous ne pouvons acquérir la discipline qui nous permet d'agir ensemble, de concentrer nos efforts et notre force en vue d\u2019un but commun.C\u2019est pourquoi, dans le but de promouvoir cette unité d\u2019action, pour notre protection mutuelle et pour faire avancer le bien-être de notre profession, l\u2019organisation connue sous le nom de : \"The Brotherhood of Railway and Steamship Clerks, Freight Handlers, Express and Station Employees\u201d a été établie.La Grande loge ou fraternité dont le rôle est équivalent à celui d\u2019une fédération en plus de réunir les divers locaux ou syndicats leur fournit une aide très appréciable dans la négociation de la convention collective et elle contrôle dans une certaine mesure le rôle ou les décisions du syndicat local qui par exemple ne peut déclencher une grève sans avoir reçu l\u2019approbation de celle-là.\"La fédération tient ses pouvoirs de la convention à laquelle participent les locaux affiliés proportionnellement à leurs effectifs et à la taxe per capita qu\u2019ils paient à la fédération\u201d.!24) (23)\tBrotherhood of Railway
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.