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Titre :
L'action nationale
Éditeur :
  • Montréal :Ligue d'action nationale,1933-
Contenu spécifique :
Novembre - Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Action canadienne-française, ,
  • Tradition et progrès,
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L'action nationale, 2013-11, Collections de BAnQ.

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[" L\u2019Action NATIONAL^ volume CIII numéros 9-10 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2013 envoi de publication PAP N° 09113 N° de la convention 0040012293 L'ACTION NATIONALE volume CIII numéros 9-10 - Novembre-Décembre 2013 Nove^nbre-^^éce^nbre 20 13 vol.CIII nos 9-10 L\u2019Action NATIONALE La charte, encore ! Dossier La province et le fédéralisme pétrolifère En couverture Émerger | 2012 | 30,5 cm x 15,2 cm | 12\" x 6\" Géographe de formation, c'est à partir de 1995 que j'aborde la peinture avec comme bagage une vision augmentée d'une sensibilité portée sur notre monde terrestre, la peau du monde.Toute cette matière qui résiste (ou non) au passage du temps dont j'observe les textures fléchies, triturées, rouillées, se manifestant par d'infinies formes rongées, crevassées, érodées, brulées.Influences qui confirment le choix de mes couleurs terreuses, vieilles, chaudes et profondes déposées sur les toiles.Des œuvres qui traduisent une volonté de me laisser guider auprès d'une représentation abstraite, soustraite en somme des sources concrètes d'inspirations, pour n'en traduire que l'effet minimaliste.Stéphane Mallarmé a écrit : « Peindre non la chose, mais l'effet qu'elle produit ».Il ne m'en faut pas plus pour me voir confirmer dans cette voie que je n'ai pas délaissée depuis.J'expose mon travail au public depuis 1998, toujours lors d'expositions solos, et mes œuvres sont réparties dans des collections privées à Montréal, à travers le Canada, aux États-Unis et en Europe.Les toiles, majoritairement de grands formats, sont très souvent bordées ou confinées par des pans monochromes.Je me retrouve aujourd'hui, après un temps d'arrêt, devant l'exploration d'immenses possibilités que procurent les nouvelles technologies numériques qui nourrissent, influencent et accompagnent forcément ma vision artistique.Au quotidien, la photographie, la vidéo et la littérature accompagnent cette démarche artistique.Parallèlement et inextricablement, je ne peux concevoir ma démarche sans le recours et le soutien de la musique.Du baroque au jazz, du classique au néoclassique, du folk rock progressif à l'ambiant, là où minimalisme contemporain (bien sûr) s'allie aux tendances actuelles électroacoustiques.Je suis une réelle admiratrice du pianiste et compositeur berlinois Nils Frahm.Ses musiques, parfois intégrées à mes billets, font office de résonances et de stimuli dans mes explorations quotidiennes.Je crois que si mon existence n'avait nullement été supportée par les arts visuels, je serais certainement devenue musicienne.fort probablement « géomusicienne ».J'habite Montréal.mais je rêve de grands espaces.libres.Anne-Marie Thouin Site internet annemariethouin.ca Location d'outils Une entreprise québécoise en affaires depuis 1907 Heureuse de participer à la construction de la référence québécoise 40 succursales pour mieux vous servir simplex, ca \u2022\tMontréal : 1.800.361.1486 \u2022\tQuébec : 1.800.284.7571 \u2022\tOttawa : 1.888.408.8807 L\u2019Action NATIONALE 82, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H2X 1X3 Téléphone : 514-845-8533 Numéro sans frais : 1-866-845-8533 Télécopieur : 514-845-8529 revue@action-nationale.qc.ca www.action-nationale.qc.ca Directeur : Robert Laplante Directeur adjoint : Sylvain Deschênes Comité de rédaction : Mathieu Bock-Côté, doctorant en sociologie (UQAM) ; Sylvain Deschênes ; Lucia Ferretti, professeure (UQTR) ; Lise Lebrun, animatrice communautaire ; Sylvie Ménard, Centre d'histoire des régulations sociales (UQAM) ; Denis Monière, professeur (Université de Montréal) ; Michel Rioux, journaliste ; Patrick Sabourin, chercheur IRFA, Pierre Serré, chercheur.Comité de lecture : Lucia Ferretti ; Alain Laramée, professeur (TÉLUQ) ; Chrystiane Pelchat, enseignante ; Marc Urbain Proulx, économiste, UQAC ; Pierre-Paul Proulx, économiste, Université de Montréal ; Paul-Émile Roy, écrivain.Membres du jury du prix André-Laurendeau : Martin Pâquet (Université Laval), Christian Rioux (correspondant du Devoir à Paris) ; Membres du jury du prix Richard-Arès : Lucille Beaudry (UQAM) ; Robert Comeau (Chaire Hector-Fabre UQAM) ; Simon Langlois (Université Laval).Comptes rendus : Paul-Émile Roy ; Mathieu Bock-Côté. s* $6 %.\t! I 596, ^\\\\ ,\\w\\ Je choisis LE DEVOIR Libre de penser ' \\» SOMMAIRE Éditorial Le statut de province est hautement toxique -Robert Laplante\t4 Souper conférence 2013 Le prix Rosaire-Morin 2013 à Andrée Ferretti Debout dans ses convictions -Robert Laplante\t9 Allocution de la lauréate -Andrée Ferretti\t12 Le frissonnement -Catherine Dorion\t15 Présentation de Jean Garon -Andrée Ferretti\t19 Articles Les trois fonctions du projet d\u2019assurance autonomie -Jacques Fournier\t24 De la hantise de l'anglais ! -André Gaulin\t42 Juridisme et faux arguments -Guillaume Rousseau\t52 Objection juridique à un argumentaire politique -François Côté et Daniel Turp\t56 Pour une laïcité cohérente et cohésive -Denis Monière\t68 La croix et le lys -Sam Haroun\t72 Dossier La province et le fédéralisme pétrolifère Enbridge : lorsque le mensonge se drape de vertu -Bernard Dagenais\t94 Géopolitique canadienne du pétrole -Pierre-Paul Sénéchal\t103 Le Saint-Laurent : les conséquences non calculées du risque pétrolier -Pierre Blouin\t134 Lire Lire les essais 176 4 ÉDITORIAL Robert Laplante* LE STATUT DE PROVINCE EST HAUTEMENT TOXIQUE La province de Québec n\u2019a pas de point de vue sur le monde.Elle vit dans l\u2019espace folklorique que lui aménage le gouvernement Canadian, le seul autorisé à fixer les conditions et les modalités d\u2019échange.La province de Québec n\u2019a pas d\u2019intérêt vital, elle n\u2019est que bénéficiaire d\u2019une politique étrangère qui détermine qui aura la becquée.Elle frissonne dans l\u2019espérance des retombées.La province de Québec n\u2019a ni territoire ni conscience de territoire.Elle ne sait rien de la raison géostratégique.Elle ne sait rien de ce que sa terre représente pour les autres, ceux qui veulent la traverser, la piétiner, la souiller.La province de Québec se porte à merveille.Et cela se sait à Calgary comme à Ottawa.C\u2019est pourquoi elle est incapable de se penser dans la géopolitique du pétrole, ignorante des dynamiques continentales au point de n\u2019avoir rien à dire sur ce que des forces hostiles cherchent à faire du Grand Fleuve.La province de Québec fleurit dans les esprits.Comme du chiendent perçant l\u2019asphalte, elle a depuis longtemps traversé les mous raisonnements de trop nombreux souverainistes qui s\u2019imaginent pragmatiques quand seulement ils renoncent et se défilent.La province de Québec est pusillanime et aveugle.D\u2019une cécité morbide, celle de l\u2019autoaveuglement.Celle de l\u2019indigence intellectuelle et de l\u2019indolence satisfaite. 5 L'ACTION NATIONALE - Novembre-Décembre 2013 La province salive à l\u2019idée des retombées du pétrole sale.Elle cherche à se convaincre de se laisser porter par la rhétorique qu\u2019on lui administre depuis toujours.Des emplois, des emplois payants ! Une prospérité de pacotille que de formidables machines de propagande lui brandissent pour qu\u2019elle laisse passer la richesse et se contente d\u2019assister au spectacle.La province a tout à coup le goût du risque pour jouer avec le destin des eaux, pour se payer d\u2019optimisme technologique.La province a la passion de la balance commerciale et le goût d\u2019en finir avec les importations pour mieux rouler dans les 4X4 de l\u2019incrédulité climatique.La province a le goût de se réconcilier avec ses notables pour mieux se sentir grandie de les voir apparaître dans les antichambres des sièges sociaux étrangers.Elle a le goût de les croire, comme le corbeau de la fable a toujours le goût de se laisser bercer par les flatteries du renard.La province grandit à vue d\u2019œil, grugeant le Québec, érodant ses assises.La province a le goût de se soumettre, elle a le goût de s\u2019imaginer du côté des « winners ».Elle a le goût de se faire croire qu\u2019elle sera autre chose qu\u2019un paillasson dans le Canada pétrolier.Alors la province s\u2019empresse de faire des ronds de jambe à l\u2019Alberta à qui elle propose comité et discussion d\u2019affaires.Alors elle multiplie les œillades pour se faire croire qu\u2019elle est désirée.Peut-être aussi pour camoufler sa peur.Alors elle fait des simagrées pour détourner non plus seulement sa rhétorique, mais ses institutions.Une consultation sur Enbridge ?Aussitôt dit aussitôt expédié.Terminée la mascarade, Enbridge condescend à parader pour la galerie.Ottawa décidera, sourires en coin.Un pipeline pour mieux avancer dans le fédéralisme pétrolifère ?Un port à Cacouna ?Intéressant.La province est pragmatique. 6 L'ACTION NATIONALE - Novembre-Décembre 2013 La province est provinciale comme jamais dans ce désert intellectuel où se dessèche notre intérêt national dès lors qu\u2019il est question de prendre la mesure de l\u2019immensité des enjeux que soulèvent les forces qui planifient de piétiner notre territoire, d\u2019en décider des usages, d\u2019en fixer les périls.Le dossier qu\u2019on va lire dans la présente livraison dresse au moins autant de matière à scandale qu\u2019il interpelle toutes les forces vives de la nation.Le Canada qui manœuvre pour nous réduire à un vulgaire lieu de passage, ce Canada se construit plus que jamais à nos dépens, aux dépens de l\u2019avenir de nos enfants.Les puissances financières qui poussent sur les stratégies pour désenclaver le pétrole albertain n\u2019ont que faire de ce que nous sommes, de ce que nous voulons, de ce que nous entendons faire pour notre territoire et notre environnement.Elles ne reculeront devant rien.Surtout pas devant toutes les manœuvres pour s\u2019assurer du concours des élites velléitaires.Ces forces vont tout mettre en œuvre pour nous enfermer dans un monde dont nous avons pourtant les moyens de nous émanciper.À la condition toutefois de cesser de nous payer de mots.À la condition de nous astreindre à l\u2019exigeant travail d\u2019élaboration d\u2019une doctrine de l\u2019intérêt national et à celui, non moins éreintant, de mobilisation des forces rassemblées par une vision stratégique claire.Nous avons un rapport de force qui pourrait nous être éminemment favorable.À la condition, toutefois, d\u2019avoir la clairvoyance d\u2019en estimer le potentiel et le courage d\u2019en exploiter le rayon d\u2019action.La question du pétrole sale n\u2019est pas un enjeu comme un autre.C\u2019est un enjeu carrefour où se croisent, se révèlent et s\u2019entrechoquent les vérités brutales de notre existence en Canada.C\u2019est la question du modèle de développement économique, c\u2019est celle du respect de notre environnement.C\u2019est celle de notre autodétermination et du respect de notre volonté démocratique.C\u2019est celle de 7 L'ACTION NATIONALE - Novembre-Décembre 2013 l\u2019inexistence d\u2019une communauté de destin avec une société et une nation qui nous sont radicalement étrangères.C\u2019est celle, en somme, de notre domination dans un système qui nous dépouille de la capacité de définir nos choix quand ils heurtent les siens.Quelle place entendons-nous définir pour le Québec dans la dynamique continentale du pétrole ?Quelles contraintes, quelles fatalités sommes-nous prêts à accepter ?Avons-nous la moindre idée de ce que nous pourrions faire pour en monnayer le risque ?Quelles forces pouvons-nous dresser, quels arguments pouvons-nous faire valoir pour imposer notre point de vue ?Pouvons-nous seulement nous rendre indispensables à toute forme d\u2019arrangement ?Sommes-nous capables de définir une position globale assez sophistiquée pour nous rendre possible la ruse, assez riche pour définir les compromis ?Sommes-nous suffisamment conscients de ce que nous dictent nos intérêts ?Bref, sommes-nous capables de nous conduire comme une nation ?Sommes-nous capables d\u2019exiger de nos partis politiques, de notre Assemblée nationale et de notre gouvernement qu\u2019ils en finissent avec la pensée rabougrie des provinciaux ?Il est temps de passer aux choses sérieuses.La plus polluante des énergies fossiles, c\u2019est celle qui fait tourner les moulins de l\u2019impuissance consentie.Le statut de province est hautement toxique.? 11 VINS D'ICI E|j|\tCÉLÉBRATIONS www.vignobleriviereduchene.ca/command^ W ^iwœ&am C ùf '
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