La tribune, 26 septembre 1953, Cahier 2
[" émàiï! NUMCttO TftENTI-OSUX LaTribune SStsS SHERBROOKE, SAMEDI, 2fi SEI'TEMBRE 1953 Dm isotopes radioactifs facilitent le mesurage continu de l\u2019épaisseur du papier passant entre les rouleaus.Du desMOU» le» radiations trarersent le papier et sont captees par ut» récepteur.On utilise un appareil semblable à l\u2019usine \u2018Tabrikoid\u201d de la t anadJsa Industries l imited, à New Toronto.Ontario.L\u2019ATOME SES USAGES trv^ ~ ¦ «-'.U I homme commence à peine » utiliser l'energie atomique et cepentfànt il y a longtemps que l'univers est familier avec cette force formidable.On parle de l'âge alomique comme d'un événement tout récent Pourtant, si l'on songe que la chaleur solaire est attribuable à une réaction nucléaire dont le mécanisme ressemble à celui de la bombe à hydrogène, l'âge atomique semble se perdre dans la nuit des temps Un calcul élémentaire démontre que si la chaleur solaire était due à une simple combustion peu importe sa nature, le combustible serait épuisé depuis des siècles, l a chaleur solaire émise sur une période aussi longue et â une telle intensité ne s'explique donc que par un procédé de reaction nucléaire.1 e célèbre physicien Hans Bethc a cmis l'hypothèse que le carbone présent dans le soleil joue le rôle d'un caiilyseur qui favoriserait l'union de quatre atomes dhv-drogene pour former un alome d'hélium.Celte réaction dégage de grandes quantités de chaleur dont le» effets .c font sentir sur la terre : c'est la chaleur solaire.1 a vie sur terre est intimement liée à l'énergie solaire.De celle énergie proviennent la chaleur, la lumière et les aliments Le soleil est responsable du phénomène d'évaporation grâce auquel l'eau Je la suilace de la terre s\u2019élève sous forme de vapeur et retombe en.pluie ou en neige pour alimenter nos court d'eau.Daulres source* d\u2019énergie qu'utilise l'industrie : le charbon, le bots, le pétiole et le gar naturel, doivent leur existence au» rayons solaires qui favorisent la phot os y n thèse.Même cejte énergie nouvelle pour nous \u2014 énergie alomique ou plu* exactement énergie nucléaire \u2014 nous la devons aux rayons du soleil La science en est encore a apprendre comment libérer et maitriser cette réserve pratiquement inépuisable d'energie sise au -oeur Je l\u2019atome !)c même que les sources actuelles d'énergie ont révolutionné la vie des hommes, de même l'utilisation de l'eneigic atomique seia un grand bienfait pour l'humanité.D'ailleurs, elle a déjà fait ses preuves, les applicateurs de rayons de cobalt radioactif, appelés communément bombes au .obalt\u201d en sont un exemple typique ; en effet, le cobalt tadioactif, obtenu à bas ptix.remplace avantageusement le radium ou les appareils a rayons X dans le traitement du cancel.Préparatifs de dépistage de defauts de soudure: la pelBiole pruéa sur les soudures recevra des radiations isoloplque» de l'tulerieur de la sphère.; .- .k^r On utilivua bientôt l'énergie atomique pour produits l'électricité.Le Dr C.J.Mackenzie, president delà t oot-mrssion canadienne de contrôle de l'éneigie atomique, pté-Jtt des développements sensationnels d'ici cinq .ni dix ans.On prévoit la possibilité de produire de l'électricité pour le* régions éloignées et on entrevoit une véritable révolution dms le domaine des transports, de la thérapeutique et de* niéibodes de production de l'industrie.I a découverte et rutilisation, de fénergia atomiqiM iM «ont pas due* au hasard.( est le couronnement J* plusieurs années de recherches ardues dana plusieurs paya.Le Dr I.Robert Oppenheimer, brillant physicien et »pe-cialidc des questions nucléaires, qui coordonna le travail d'equipc ayant abouti à la mise au point de la bombe atomique.a déjà déclare que les hommes de science avaient \u201cbeaucoup appris durant la guerre .Pendant le* anneea IH'hl.1*)' et 1920 dit-il, on a découvert lea principes de base et un a perfectionné ces connaissances durant lea années qui ont précédé immédiatement la guerre lea fruits étaient mûrs; on s secoue l'arbre et sont tombe* le radar et la bombe e'omique \" \\ l'occavion des cours récents de U fondation Punis, donnes tou» les deux ans.Sit John Cockcroft a signalé I* paît du Canada dans ce domaine, à commencer par les premiere* decouverte» du professeur Frnest Rutherford, devenu plus tard Lord Rutherford, à l'Université McGill, au tout début du siècle.Ses travaux furent le point de depart Je toute une série de découverte*.La decvMiverle de U ladmactivite par Bacqpuercl.en France, en 189b.celie de l electron par Ibomson.en Angleterre, en 1897 et enfin, celle du radium et du polonium par Picric el Mane l une, piquèrent la curiosité de Rutherford.Des 1900.on isola et on identifia quelque* clement* raduuctils.Cependant, la nature même de la radioactivité demeurait encore un mystère.Rutherford entrepnt J ap protondir ce mystère, avec la collanot «tion de Frederick SoJdy chimiste al'achè à McGill.la susbtitution de U chimie à l'alchinue, au tour* des XVIIIe et XIXe siècles, depend en partie de l'insuccès des alchimistes à ttansmuer un element en un autre.I ea chimistes supposaient que chaque atome étau un tout maté-ne! indestructible qui ne pouvait en aucune fayon te lians-former en un atome d'un autre type Rutberfoid et ses collaborateurs renversèrent cette théorie.Lui et Soddy démontrèrent que la désintégration radioactive consistait en une Uansmulatioa J un element en un autre.Dame Nature était ici l'heureux alchimiste.Ce phénomène de désintégration radioactive, cette (A suivre en page XVII I i,A Tl.»UN«\tM\t.1»»3 \u2022u^^ibmsut aiutTf Terrains de jeux pm l.:m* M>ViF.*'»\tc hit peu à peu parte him, «k plu« ea plu» on »e rend compit «k la MtesMlr dune lelk or(anna)H>i« de plu» en plu» popu-kui.beaucuup de leune» mu travail, km ne tavent que faire de ku;« aouée» et le» enfant» n'ont souvent ¦pie la rue pour tooer au tour» de» vacante» Pour oti«wr à tou» ce» mtr>n»enieni» grave», pour eloignei an peu k» xune» de l atmcupheie en fume» de» icatauraM» et ptuir éviter \u2022u» enfant» la» danger» de la rue: on a tintement pen»» d amena get dan» le» village» de» petit» Icnaina de jeu» qu: font le» delice» de» petit», qui protuient de» lecrealion» wuic» et honnête» au» plu» grand» et au» plu» gramk», et te »ai» bien de» per-anone» àgee» qui patccnl de belle» heure» repo»antc» a regarder une laveietac pleine de »k s'amu»er gaiement Tou» le» village» de tnt) famille» et plu» devraient avoir kur gel u terrain de t*u>: et te terrain aéra k plu» pre» pocaibk de l eghse pour de» rai»on» de futilité d'acte» et de surveillance.Ce terrain devrait comporter au mrvin» un tenm», une patinoire avec entourage ou \"bande»\" permanente»; h l'avant de la patinoire, il y a un \u2022rend kiosque qui comprend deux glande» telle» et un terré central d'au mntn* lh » 16 pour k PekhM ram.la dittribution de l\u2019elet-kKrté et U tevetve »k» jeu».On y verra a>i»»l un motn» un troqtKI pour intére»»er le» pervonne» plu* kger et il en faudrait bien un au»ei ¦oui k» garyon» et pour le» fille» \\ N < N \\ \\ S S N N N S \\ S On y développe un com special pom le» reiia de» geiyon» et un autre pour k» teu» de» filk» et de» petit».Au centre de ca dernier coin, il faudrait bien un kiosque de repo» pour le» parent» qui aimeront accompagner kur» enfant».On fêta enfin un terrain de balk rmdle s'il y a suffisamment d'espace II faudiart un éclat-! rage parfait sur k terrain de jeu,: ; c'est le secret de la vie d'une telle organisation, et un bon système d\u2019eau avec sortie» et abreuvoir» ver» égalé ment nécessaire.Je ne signale que le» développement» le» plu» important*, car il e*l une foule d'autres items qui peuvent se greffer sur un terrain de feu» pourvu quon au la» ressources suffisante* pour le» installer et la population pour le» alimenter Car vou» vous imagine/ bien qu'un terrain de jeus coûte asaez cher d\u2019installation et dentretten Mai» la santé morale et 1 physique de vos enfants, grands et i peut», ne vaut-elk pas infrnimen\u2019 plu» ' O'atlleur» une telle organi-' talion se développé et »e maintient très facilement avec un peu de coopération sk la part de loti» et chacun Fl puisque nous sommes sur ce vuiet.pourquoi ne pas parler un peu Urbanisme\u2019 C'exi un mot à la mode de nos fours, le» (ournatt* en parknt Ire» souvent.El justement parce que l idee pénétré peu à peu, x me demande v il ne serait pas sage que tous les centre» d'habitation voxnt de stute à teserver dans le village, au centre et près d'un beau point de vue si possibk.une assez grande étendue de terrain qu'on pourra développer, selon le» besoins de la population, en un parc splendide: et ou on pourrait établir un terrain de je»* quand la chose sera necessaire.I n tel développement re En prévision de l'hiver le» pantoufle» fourrée* sont lé g ion tl en est a tou» les prix, le» plus chaudes vont assurément ce» chaussures que l'on nous propose depuis peu.un peu partout, en taphia double de lapin Ce n'est peut-être pas très élégant, mats c'est chain! comme une bouillotte.Pour si peu qrx la temperature e.xtcrxure « rechauffe, ou que Ion vanne de faire une course assez longue, leur contact devient même insupportable, tant il est brûlant D'autres, en cuir rubis, saphir ou émeraude, sont plu» coquette» et leur fourrage d'agneau assure egalement le bien-être de vos pxd».L'autre procédé dont x vou» par-\u2019 lai» en commençant, consiste à glisser dan» ses chaussures une semelle | de papier, ceci lorsqu'on est hoi» I de cher soi.dans I» tram par exem i pie, et loin de «es pantoufle» chaudes! ; Le» empk>yé« de maga»rn qui ont la i mission c uelk en hiver, de \"faire .l'étalage du malin au voir, ve de fendent du froid aux pieds en les j enveloppant de papier très fin.On tonnait mal les vertus du papxr.ou.plutôt, or ne songe pa» k le» utilisei.j Le pap>er de journal, surtout, est un préservatif excellent contre le» grands froids.J'ai connu un méskcin qui ! le prônait à tons se» clients, parce nix lui-même, de temperament déli cal.lui devait de n\u2019avon plus de bronchiics.et de pouvoir fane de 1 I auto en toutes saisons II w faisan une cuirasse de papier tournai, qui glissait sou» voa gikt.quxit beaucoup d'espace, évidemment.mais on laisseiail aussi un peu de Vie et de lumière dan» ks sillage» et toute la population en ' n'esi piesqtx plu» un problème Je n'est prcqix plus un problème de nos jsnirs: et pourquoi, apte» tout, lasser les centre* d\u2019habitation comme ! s'il n\u2019y avait pas d\u2019espace vital dans notre province?L\u2019idee n\u2019est pas nouvelle d\u2019ailleurs puisqu\u2019il existe deia quelques centres d\u2019habilation développe» selon les principes les plus purs de l'urbanisme moderne; et nous sommes assez optimistes pour espe I rer que dans un avenir rapproché.nous verrnns de nombreux groupe-! s'organiser pour réaliser celte con-leplior.du descloppemenl rationnel 1 des ccnties d habitation.I* sk telkieu** Le dimanche au pays basque 8\u2022H» rttêff* ivmiirt ittftudvf.s&l a» /efeas/ia Cêndvt/t d'tAu J » u* g#/;\u2014 5e a/t A d'êee \u2022 v e/»**#-*«#- $ fiefemcAirtt e rerén > t y WeUef.ey « >/\u2014rl**:]|}||jf\t/ feitt/* /« nj « »/* /« u\t! f fitteiré: a»\u2014 ternt ^ereffi/etimm ter et /4«*i «\u2014 yerçtni Cttret I -1© | f/es * dtt /etrti i, \"T < i\t\t\thi Sr m» t\t\tt\tP \t\tê^l f 4 t>C4 r*\t 9 9\t\\\tI\t Sméfti e /il r4«\t* Fn et moi' d'*oût.ou \\es Cfttivairti abondent sur U Côu b«aq«ie.k demande «\u2019ils sc préoccupent qutl-que peu de pénelier dans ! intimité d un pays aus«i singulier, aussi caractéristique que le pays basque.J\u2019cn doute fort, le* autos pressées mènent kur ronde à travel s ks village, à l\u2019intérieur des terres, sam que kurs occupants en letiennent autre chose que k pittoresque extérieur, le icu de pckxe ks danses et autre* manifestations folkloriques, de plus en plus exploitées pour attirer et retenir '.es touriste*.Or I essentiel du pays n!e*»i pas là, mais bien dans la permanence obstinée \u2014 alors qu'autour de nou* choses et gens évoluent avec une extraordinaire rapidité \u2014 des traditions familiales et sociales tie* particulk-res qui sont aux Basques leur viaie raison de vivre.Toutes ces traditions \u2014 par exem-1 pie k culte de la maison, jalousement j preservee de toute alienation, la sta- j bilite familiale, la pnmauie de Tau-! Ionie paternelle au foyer \u2014 vont axees sur k principe religieux: elles en sont saturées, pénétrées La commune est une entile proprement admmtxtraiive, a laquelle k Basque ne l intetesse que Ires cecon dairemciu.Cc*i la paroisse qui est pour lui la cellule sociale: c\u2019est le curé, dans lequel ij aime saluer un être de son sang, qui cm son chef naturel.dont le conseil contribue conv umment à ordonnei sa vie non seulement individuelle mais lamiliak.les actes par lesquels l\u2019Fgli?conduit l'homme, en vue de von salut eterpel du berceau à la tombe, rythment son existence Il suit de la que le dimanche c*t pour lui bien autre chose et bien plus que le Jour de repos of I Kiel, dans la semaine.Il en épouse profondément la signification spirituelle et le marque par une assistance aux offices telle que.sauf dans certaines régions de l\u2019ouest de la France, on en trouverait difficilement ailleurs ('equivalent.On peut dire, sans ciainte d\u2019erreur, que.dans tous les villages du pays basque, tout le monde va à la messe, et non seulement a la messe basse, mais a la giand-mcssc II n'est pas iiisqu aux vêpres qui ne connaissent affluence a peu près égale, et ce la est tout à fait remarquable aujourd\u2019hui que.la plupart des paroisses françaises de campagne, les vê-pu-s sont desertées.sauf de quelques femmes, généralement âgees Il n\u2019est temps, si mauvais qu'il soit, il n\u2019est distance qui empêche les Basques.hommes et femmes, de »e rendre aux office* du dimanche De tous les sentieis qui devaient de la montagne on les vou.pai gioupe* sombies.se diriger vers k clocher, centre de ralliement.Il s'agit pourtant.pour la plupart d une long «e marche a abattre.I a paroisse s\u2019eparpille k pins souvent sur de grandes ciendues; les m.osons blanches sont perchée* haut, soit a flanc de coteau, soit sur le* sommets.Cela signifie î»ii retour une rude gnmpee.mai* le jarret est mon-lagnaid.le caiacleic énergique, voire austere, l\u2019ame fidelet Hommes et femmes sc divisent à j rentrée de l\u2019église.I es femmes oc I cupent I* nef unique et large que : domine, de très haut, te maître-autel.les hommes montent aux tribunes ( qui leur sont réservées Sur trois i rangers supci posées, que portent le j j mur du fond et les murs latéraux, î des bancs de chêne leur permettent j | de s'asseoir et de s\u2019agenouiller Cette separation absolue des hommes et i des femmes à l\u2019église, pendant les \\ ! offices, est une regie qui ne souffle ! pas d exception.Quand, durant lu cérémonie, une i etrangeie au pays, ignorante des a-I sages, monte aux tribune» ou que, j inversement, un touriste masculin s'installe dans le bai de la nef.une sorte de surprise silencieuse.mi«iv visiblement réprobatrice, a tAt fait de les avertir qu\u2019il leur faut revenu au bon ordre séculaire.Si la grand messe, qui est longue, si les Vêpres, qui coupent l\u2019aprèv midi, font nef et tribunes combles, I c est qu elles ne sont pas pour le Basque quelque rite ennuyeux xti-j quel il faut bien se soumettre, mais j une cérémonie a laquelle il participe étroitement, a laquelle il aime1 a participer.Du haut en ba*.tout le momie chante a pleine voit.Sans doute, un | maître de chapelle sourcilleux, un j Bénédictin de Solesmc* trouverait d ! peut-être à redire sur l'exécution du j chant, quant nix normes .classiques.Mais ce qui l'emporte et de haut, c\u2019est cette explosion de l\u2019âme populaire.» cette manifestation de foi.cette intense communauté de la prière chantée, ce C redo mm tool qui rouk i «mime un tonnerre souverain.Et puis, k pays basque est un p#*v« où l\u2019on chante beaucoup, et pa« xii-lement en ce* occasions, un pay* « ù ks voix sont belles et pleines Qo*i«! les chorale* \u2014 telle la célébré vh*»-rak de Saint Jcan-de-Luz \u2014 soni humées par un maître de chapelle de valeur, elle* atteignent à la pci lection Sauf sur la côte, où le sermon en basque alterne avec le seinuui «n français, k prône est prononce uniquement en largue euskariennc.f eue langue, dont l'origine reste nrtysîé-rieuve.et qui est un des problème* le* plu* aride* de la sémantique, est celle d\u2019un peuple pastoral, donc pauvre en trimes abstraits Cela ne va» pas sans difficulté pour k prédicateur, quand il doit expliquer certain» mystères de la religion, la Sainte Trinité par exemple.Il n# peut le faire qu analogiquement p «r une refeiencc constance au conçut.M ai*.Basque lui-méme, et qui connaît se* Basque*, il se tire d'affaiif à merveille et d'ailleurs ne se perd pas en sublimités excessives, en ton vidé rat ions abstraites Il excelle a pénétrer le quotidien, l\u2019humble quotidien de la tumilk basque, de sur naioici, et cela en irrrnee simple*, directs, familiers, qui portent à tout coup.Il y g.igne d être entendu, il y gagne d'etre écoute, et suivi, le ih dele Basque aime ces sermon* ri bien accordés a sa penser, a se* sentiments fondamentaux, a sa vie de tous les jours.Je sais meme un village où il se plaignait du cure, parce que.dis.ot-il, ses sermon* n'etaient pa* assez longs.C\u2019est un genre de icproch'S dont je crois bien qu\u2019il a lexclusiyi-te.Quoi d étonnant î le prédicateur » le curé, en fait, sauf exception* solennelle* c'est le pere de la famille qui parle à ses entants.F.t souvent des sourire* entendus, courant le long tics tribunes, «oulignent une allusion transparente a tel ou tel.Pendant le* offices, toute vie est suspendue dan* le village 11 > est proprement impeu*ablc, même et surtout aux jour* de liesse «k I, fete pationale, quttne festivité, si mn-v centc fût-elfe, qu une réunion quelconque ait lieu avant que les >rpu» soient icimmec* I e dimanche religieux d\u2019abord, le irMc ensuite, le >este\u201d, c\u2019est le jeu de pelote, la parue de carte dan* le* auberges, d'ou moment, entonnée* par de* voix male*, k* nostalgique» chanson* basque* Et l'eti encore quelque chose de bien dominical que ce* heure* de détenir on toute la paioixve se letrouve.comme une grande famille dont les travaux agii-eole*.ont.durant la semaine disperse k* membres.i.mrimm MC R NO Y VI I E.Combats de coqs chez les Anciens I e* Grecs et le* Roumain* priaient tort k divertissement qui consiviait à faire *e battre entre eux deux coqi.t e* oi*eat:\\ dont ils se servaient c-taient soumis au meme regime que leurs athletes.Nourris d\u2019ail, qui passait pour augmenter l\u2019ardeur combative.ayant des maîtres qui le* dressaient a la lutte, le* coq* choisi* se voyaient \u2014 vornme de no* jour* \u2014a» fermes de longs éperons d'airain, le 'oq vaincu pa**ait en la posse*mou du maître «le l\u2019oiseau victorieux.Au dire d\u2019ITicn.les combat* de coq* furent introduit* chez le* Gicxs à l\u2019occasion d\u2019une guerre contre ks Perses.I hemistock vie un «letrti bernent Je *es troupe* arrête et se passionnant pour un combat de coqs.!! exhorta aussitôt ses soldat* a «lé-ploycr contre l\u2019ennemi une vigueur et une bravoure semblable* ^ir* h» victoire ainsi acquise, il décréta U célébration annuelle d\u2019un combat de coqs auquel assisteraient ton* let jeunes gens d i pays.les coqs de lanagra.en Hrotic, 6»eux de Mélos et de C\u2019hak is était ni le* plu* estime* On eut meme T nier de faire tombante des caille* C et spectacles étaient l\u2019amusement fnv«»-ri de toute* k* classe* de la p«ipnl»-tion et «m le» retrouve encore aux Indes, en ( bine, aux îles Marianne et, en Turopc, dan* k nord de U Fiance cl en Belgique entre autres. \u2022U^PL6M6««r \"«tc6tf«l taièumc »frifc«é»ooKi.W >a^rgM«»i \u2019 wi iiî Pffjre La cheval entre dan» un bar «t Tioibre b'Afl^r %v«e 1 -ni 1er n morndemr ; Umbra lei-triques tiennent vur k qui-vive tofi-te une catégorie d\u2019employer la cuisine du paquebot e*i evideui-ment un* de* coins les pluv occupés de tou».Dans cette cninne immense 37 homme* ne font que nettoyer Ih ont à gaidet poli' et brilUnta, aectie le gaiyon.je le prends touyours comme cela mA*i-méme.A l\u2019ecole Dam une écide rie village ! ineti luteui mtei n>gea«t un de tes élève*.\u2014Divmo*.PieriiM.de quelle arrive »C serveot les «auvagei qui ne coa natvient pat la poudre u par coost-quent les armes à fe«?Et comme Pierrot ®e gtatte la tête taux repondre, le maître d'école Ud dit dam un mouvement J impatience: \u2014De Lare, buse?\u2014 De l\u2019arquebuse, j\u2019sHatt le éw% ipmte Pierrot (noanphant AntAMnette et papa sont s l*M* - Papa, qui e»t-oe qui s mveaié l*§ écolet?\u2014Oasrkmagne, ms tide \u2014Parce qu\u2019il e*t mort?.\u2014Il y « kmgtempa.\u2014C\u2019est b*cu fait y -4 I « CA\ttHf \u2022\u2022\u2022««, 1*\t^3 ittusTai ^liDU CHIC POUR TOUTESïn.Le froid peut venir Vêtues de chauds \u2022 manteaux de drap souple, les élégantes; défient.le i fci««r r»-*»é»»n M ¦»»»»\u2022»«»\u2022'*»»\t* \" \" gUt% a ér**»n* r»\tn«ktraa *\u2022 »\u2022\u2022\u2022« KMpir.MS M««#« *\u2022»»*%*\u2022¦>.«I aapto* fnt\té» f\u2014ASSgS» an *««taa»r «u «¦« raW c»n* »\u2022 «Ibcliitf mouthrta nair ri «r|a a éM ¦\u2022UUr p« ur la rnntr* -tinn d* rr taprrfer manlraa muI »> I vralmrnl ataanvair d» «bir.d rlrganrr rl dr ranfarl I n rdfai d» (\u2022annt.kM rrv.pirrrnirnt ral ablr-nu rn a*ani par Ir «rai )ra d» «\u2022 graaarK raalarra rl Ir ratft!-ériia'pn dr (nrmr par aan anipar pnrbr «» rpnatitarnl dira drtaila fart Aaran rnaraabla\tt aataaanr »r p* al rtrr a la\tpin* ra*l«»anl al pla« prai'par par Ir aaadalr II »a««fé rl dr**a« r| pal nffrr an* )ppr dr larrd malllralnrr pnar rnaiplrlrr Ir aplrndldr aaaulraa rdalUr an aariar llara | «r Plan*# d# Jrrnar PW u ajnatr aa rnafnrt dr I mariaPIr La ata air aa laatpdlr «nnl la tnfar prr*l*l%pl* d-\u2022 .n pari par* anarra la i *«\u2022 dr* «»«i dm rladiaalrr «t d*» aprHPma »\u2022-appa*s>( rnrnrr «r»ta n-.naa »ar la arraa dr la a.rdr a» Il aa Isa! paa a an \u2022 p aadia an rrafraai i | «n«M aar maint l pa U aflir La atadria da panaPr m gvar ha».ta plaid aat arad da ataaiaa raad Lr daaamataar Mallaa.FaMaa*.a ptearatr dan* aa drmlr.r « wltrrltrn da atadra aalaanra-Ira ar aaaMaaa apprît maalraw d' «anerrl a ranar dr la » » 7** {dimttr dr mol#n\u2022 \u2022 aPirnpr rr tan* rantratlanlr dr grl* da ttata riPrltar danl II an aanlp^ilaané (r «rrall anr r' ran- trpradrnl d intaflari pa H ra p » aire pari# par la «air aa' L\tI e'ngnr.-rr frn»i- a-a lion.Ce* lichens dissolvant le roe avant de mourir, ont aide a former un soi prêt à rerevoir une vegetation plus abondante et d une au Ire taille.On ne voyait «tu* des montagne* rocheuse* et de» cratères volcanique* sortir de l\u2019océan .mais, peut \u2022 petit.*ur le» rochers nus.on commença à percevoir ici el U des poli.le» de verdure».« Il s agissait de rette sorte de mousse qu'on appelle %! premiere grande prendre Ou ees lichens ont use le* rochers, on aperçoit maintenant d\u2019iranienaes forets Encore an travail à la surface du s lobe, les lichens n ont pas là che leur besogne longtemps qu broyer, ce* planirv utllea continueront d tracer un chemin a la vegetation et a la vie animale iirfifil Certaine* variétés seerrtent de* acide» qui transforment le roc en grain* de sable d autre variété» détachent de* particules de pierre* que le beau ou le mauvais temps polit et decompose petit à petit solid »\t\"?.U- \"v ^ % H M*n pèrr m'a\tfrai U | an pHM tnfant l^nrrta ' Tn in ¦ \u2022»«-«\u2022 pns ¦J Onl \u2022< ^ n'ai tama*« apfrrérié r.» beaucoup ' I! faut r Lebon .Maintenant que voua ei^a ki! aTria Je ne pnla me Comment vont porter voua.Dr Lebon ?le ank eontentq Trè* bien MéttMBÎ Lo médecin m a dit que me* peut aéraient comme dea nouveaux dana une semaine ou deux.- retenir de la pour voua.dire.Jeanne Je I aime.^iS 'W'-' jOi hfts* *# « , «v At *f1 lg& Pendant re tempe.-.Je ne eut» pan *t aère que Maintenant.ditea-mot qà.je voua aime a prêt quand me haiaaeret'voup Knn, M Damelot .et% dort toujour* environ troiv heure* âpre» »op traitement\u2014 partir d ict?VotH n* qnitiere* paa votre lit avant dis jour* au moins.Ma femme e»t- elle eveillea Cbarlntte?H I1 vnu* plaît.M Damelot.n> aile* pa* je vaîe éfrr dan* loblitaiion d appeler le* autorité* qui «e «eront paa rontentea contre mol.AJora.pour une foia oDa va t evetller avant\u2014 -i * cc ¦c3'kX vï&t, (-\u2022tail «a» mmtlmi» k f*W*tl \u2022\u2022 ff»»* (ucuk lalaaait *«\u2022\t*\u2022 la.U farlMati **«\u2022 «\u2022 \u2022 oarnlkvr« km »«>»«» \u2022\u2022\u2022 à r»«M\u2014 IKi a*uu (ailla oamivara lu/ »«.daa ne AK yetREE wrliank fekf.am Bry! U «st trop tard pour k« baiioer.mon Jeun» .noun niions ent P«u de I fa* 4#mt»r reiura 4 ï#«u est un* s M ?) \\\tdan» I mu.f \u201e tu m «ntcJMia \u2022 \u2022 \u2022 T apporter IN t! et trsasprrç» )« tre de sia I pteds de tvofueur en plein milieu 4» tone L-oryo Lu (ueule de U murène se ferma sur une na(t«tre de Jacqueline .Bien qu'elle ait été terrifie», Jacqueline ee retourna et fû face à la bête j Ine question .couiment s» tu fait pour mettre tout ce table dans 1 auto?y \u2022te fa«Me / / Mais.Jean tut profiter de cette seconde précieuse pour frapper la murène à U lé i ftUPM I MfcNT >tLUST WH IA mtfcUNi tHH»>BOCICt ;\u2022\t1J /.À f B.Il y a cinquante an», dani le» laboratoire» du nouvel édifice de fb\\»)que MacDonald de ri niveisilé McGül, frnect Kutheiford.un jeune cheicheur néo /elandai» eut une >mon prophétique de 1*111»libation de l'énergie »»o-fnique.Dan» ton piemier tia»té »ur la radioactivité, para en 1904.ri écrivait : \u201cOn a toutes lev rawonv de croire qu il caiMe une réserve concHtérahle denernie potentielle dan» ks atome' dev element* radioactif» : elle provient de l ener-fn interne même de.» atome».Si lamais on parvient à contrôler la vitease de désintégration de* elementc radwi-acôfs.on obtiendra des quantités phénoménale» denergie à partir tie faibles quantités de matière \\u cour* des recherches qui suivirent, auxquelles lord Rutherford participa activement, le» savants du monde entier contribuèrent au progrès de la connaissance de I'energie att»m»qt^l¦ dt>nt on entrevoyait 1 utilisation pratique au «Irhof de la dernière guerre mondiale.\\ ce moment, on savait pc*»iNes deux type» de reactions en chaîne, provoquées par la fission de \u2019 uranium.Fn Angleterre on les .«ppelait couramment la bombe et la \u201cchaudière**.La réalisation de la bombe exigeait la separation de plusieurs livre» de l'isotope de l\u2019ttr nitim.l *3*.à partir du nv.\u2019lange naturel de* isotope».I>e nombreuse* expériences fane» à Oxford démontre rent que Ion pouvait léaliser cette séparation dans des usines de diffusion .a U demande du gouvernement ««nglai».l'Impcrial < hem K al Jndustrie* ltd entreprit le montage dune usine d essai, / A ( HAl />// H/ ! idée de la \u201cchaudière\" vint des vavaors fiansai» qui *\u2019in»tallerent à ( amhridgc après la chufc de la France, rn 1940 tht démontra qu'on pouvait pro^hurc une réaction en chaîne contrôlée dans un système constifi'é de quelque* tonnes d'uranium noyées dans trois a six tonnes deau lourde.A ce moment, les reserves d'eau lourde, en *ng»e-terre.consistaient en 1K0 litres que les français avaient apportés de Norvège, peu de temps avant lin vairon allemande.On demanda donc aux Etats-On is et au Canada d en entreprendre la production et des travaux commencèrent à Trail, pour le compte du gouverne ment américain.Fn ces années g et le* I aurentidc» ; on choisit ( halk River, endroit corvcna-Me et agréable, à proximité du village de Deep River.I es équipé» de savants y montèrent, en un an.une petite pile è eau lourde, la pile /FTP.bientôt suivie de la construction tie la puissance pile NP.X, d une puissance de 20,-ftOU kilowatt» denergie calorifique.Cette pile s'est révélée un outil de recherche remarquable à tout point de vue.On édifia sur place des laboratoires de radiochimie ou Ion travailla h mettre au point une méthode de separation du plutonium et des autres produits de la fission de l'uranium irradié, méthode expérimentée dans une usine d'essai.I c ccntfe de C halk River à servi de m«>dèle au centie anglais d'énergie atomique Fn !94f.commentèrent.»ur une grande échelle, en Angleterre, les travaux sur lencigie nucléaire.On s iaspira des tiavaux réalises au Canada le» plan» de la pile a giaphite.B.E.P.O.con»iruiie en Angleterre.fuient conçu» dan» les laboratoires de Montreal le graphite, qu'utilise cette pile, est préparé et purifie a Welland et expédié à Harwell où Ion a construit un entrepôt.lin petit groupe de phvsiciens pi inc ipaiement de» Néo-Zélandais.subventionne» par le ministère anglais du Travail.conçurent et construisirent une pile de faible puis-aanct, la pile Gl FFF, qui servit d ahn.Cet e\u2018ement doit être enferme dans une enceinte métallique cap*!* de supporter de haute* temperatures, si l'on veut « eewif un rendement calot:tique efficace O» militera piobabk-ment des meraux à l'état liquide pour transpsKier k* calorie» et permettre d étudier la corrosion de ce* métaux.Ine grande partie de» technique* d\u2019utilisât use de lenergie nuckéaérc relève de la chimie e< du gente chimique.Une bonne part du nrix d'utilisation ce cette eneigie dépend de l'extraction chimique
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