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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
mercredi 15 octobre 2008
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Le soleil, 2008-10-15, Collections de BAnQ.

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[" PHOTO REUTERS NOMBRE DE CANDIDATS ÉLUS OU EN AVANCE AU CANADA À 23H40 Le quotidien de la capitale | Mercredi 15 octobre 2008 cyberpresse.ca/le-soleil | Québec, 112* année, n* 285 le S oleil SPECIAL ÉLECTIONS PAGES o \\0 u.LE BLOC REGNE SUR LE QUÉBEC FORTE MAJORITE POUR MAXIME BERNIER PRISE 2 /\t/\t4&3JÊ QUEBEC : SEUL HARVEY TOMBE AU COMBAT i» CONDOMINIUMS -ENTRE - VILLE { MONTAGNES 2013687 VIVEZ AU SOMMET DE LA VILLE VOS VOISINS, LES MONTAGNES.IMAGINEZ.Novodimat ¦auiiii '-n .if 'MsSSi! ^SisrL I Ixi Ul TTOV II www.condoslesommet.com 418 623 7111 19098, boul.Henri-Bourassa, Charlesbourg 2 Actualités leSoleil mercredi 15 octobre 2008 tephen Harper a gagné son pari et, même minoritaire, il a lavé Stéphane Dion, un cadeau des électeurs ontariens qui ont quitté la barque libérale en grand nombre.Surprise?Pas nécessairement, car les coups de sonde des derniers jours annonçaient une journée difficile pour le Parti libéral.Ses appuis fuyaient de tous les côtés, et le NPI) de Jack Layton a tiré profit du vote stratégique.Les interventions de dernière minute des conservateurs pour résoudre une crise qui n\u2019existait pas deux semaines plus tôt, selon eux, leur a permis de rassurer une partie de l\u2019électorat.Après tout, quand l\u2019Américain Bush et le Français Sarkozy abandonnent leur credo proca-pitalistc et interviennent dans l\u2019économie, leur ami Harper pouvait difficilement s\u2019entêter dans son immobilisme.Les électeurs, surtout en Ontario, ont pardonné ce retard à agir et choisi la continuité avec ce dernier plutôt que l\u2019incertitude avec M.Dion.Ils ont apprécié savoir que le ministre des Finances, Jim Flaherty, participait à la rencontre du G7, vendredi et samedi, au lieu d\u2019embrasser des bébés dans un marché public quelconque.Le message haletant, boiteux et complexe du chef libéral a par contre frappé un mur et seule la région immédiate de Toronto a résisté.J\u2019ai eu l\u2019impression qu\u2019après une remontée à la suite des débats, le ressort de M.Dion a cassé avec son entrevue gâchée au réseau CTV.L\u2019attaque personnelle de M.Harpci- à son endroit ne volait pas haut, mais elle a porté : Stéphane Dion ne comprenait pas l\u2019anglais et ne connaissait pas ses dossiers, l\u2019affaire était entendue.Tout comme Montréal, la Ville-reine sera privée de dessert, pardon de ministre, à la suite de ces résultats s\u2019ils se confirment après les heures de tombée.M.Harper se retrouve beaucoup plus près d\u2019une majorité que prévu, et M.Dion plus affaibli encore.Les résultats prouvent au-delà de tout doute que les libéraux ne pourront plus jouer à renverser ou non le gouvernement.Les conservateurs demeurent en place, et toujours dirigés par un autocrate dont l\u2019objectif est de changer fondamentalement la structure du pays en privant le gouvernement.de ses moyens financiers.M.Duceppe a conservé ses acquis, au Québec, parce que de tous les chefs de parti, il représentait et défendait le mieux l\u2019identité québécoise.Et il a réussi alors que personne n\u2019attaquait cette dernière.Au contraire, ses rivaux se disaient tous plus nationalistes les uns que les autres.Cette course à la limite du ridicule a évidemment profité au «vrai» plus nationaliste d\u2019entre eux.Je vous rappelle toutefois ma «prophétie» de la semaine dernière, à l\u2019effet que les souverainistes fêtent la veille des élections, puis oublient d\u2019aller aux Les conservateurs demeurent en place, et toujours dirigés par un autocrate urnes.Le Bloc a ainsi perdu des sièges qu\u2019il croyait avoir gagnés, à Québec et au Sague-nay-Lac-Saint-Jean.Est-ce que le Québec perd au change parce que ses ministres réélus, dans l\u2019ensemble, ne font pas le poids?Cette hypot hèse se défendait quand la table ministérielle prenait des décisions.Mais les 30 derniers mois ont prouvé que M.Harper considère la plupart de ses ministres comme des «minus».S\u2019ils ne pouvaient pas s\u2019exprimer dans le cadre de leurs fonctions, leur silence général durant la campagne a miné encore plus la crédibilité de l'argument de la présence à la table.Rares furent les ministres utilisés à leur pleine valeur, encore plus rares furent les députés visibles.La campagne conservatrice était façonnée autour du chef, avait été décidée par lui.Et au vu des résultat, le nouveau gouvernement comme la prochaine campagne se dérouleront exactement de la même manière.Stephen Harper a gagné en mettant à genoux son principal adversaire.L Michel Corbeil mcorbeil@lesoleil.com Les Canadiens ont tranché.Stephen Harper demeure premier ministre, toujours à la tête d\u2019un gouvernement minoritaire.Le bloquiste Cilles Duceppe a réussi à barrer la route vers la majorité au Parlement au conservateur Harper, en raflant 50 circonscriptions au Québec.Les électeurs ont renvoyé les partis politiques à la case départ après 37 jours d\u2019une campagne électorale souvent acrimonieuse.À 22h pile, Radio-Canada a annoncé que M.Harper conservait le pouvoir.Quarante-cinq minutes plus tard, nouvelle annonce : le conseivateur sera minoritaire.Le paysage électoral ressemble étrangement à celui esquissé au scrutin de 2006.À23h, le portrait donnait : - le Parti conservateur du Canada, vainqueur, avec 143 sièges; - le Parti libéral du Canada, second, avec 76 sièges; - le Nouveau Parti démocratique du Québec a maintenant 37 députés; - le Bloc québécois, avec ses 50 élus, devance le NPD; - le Parti vert a été blanchi d\u2019un bout à l\u2019autre du pays; - et deux indépendants ont été élus.L\u2019appui des Ontariens a fourni à la formation de Stephen Harper les bases de ce presque succès électoral.Dans le nord de l\u2019Ontario, en particulier, les libéraux ont perdu pied et reculé de 11 points de pourcentage, principalement au profit des candidats de M.Harper.Les Ontariens envoient une majorité conservatrice (51 députés) à Ottawa.Les libéraux n\u2019en ont que 38; le NPD, 17.Sans surprise, les Prairies et la Colombie-Britannique ont massivement voté conservateur.L\u2019Alberta, où est élu le député Stephen Harper, a plébiscité le PCC.Ses 28 élus sont conservateurs.Douze des 14 représentants de la Saskatchewan le sont.Et vingt-quatre des 34 députés de la Colombie-Britannique le sont.Au Québec, le Parti conservateur a subi une défaite particulièrement douloureuse.Le sénateur et ministre Michael Fortier, battu sans appel par le bloquiste Melli Paille dans Vaudreuil-Soulanges, a payé cher la charge qu\u2019il a menée contre les bloquistes et la soi-disant «facture» que doivent payer les Québécois pour les élire.En revanche, le ministre du Travail Jean-Pierre Blackburn, qui s\u2019est querellé avec le maire de Québec Régis Labeaume, a remporté facilement la victoire dans Jon-quière-Alma tandis que Josée Ver-ner s\u2019est imposée comme prévue dans Louis-Saint-Laurent.Si le PCC n\u2019est pas majoritaire, c\u2019est parce que le Bloc québécois a maintenu pour l\u2019essentiel ses positions.L\u2019élan des derniers jours de la campagne s\u2019est cependant brisé.Ils seront 50 bloquistes à siéger à Ottawa, deux de plus qu\u2019en 2006.Les conservateurs ont sauvé les meubles dans la région immédiate de Québec, ne perdant que Louis-Hébert, où Luc Harvey termine troisième derrière le bloquiste Pas-cal-Pierre Paillé.Sur la Rive-Sud de Québec, le PCC conserve l\u2019ensemble de sa députation.Dans la région de Montréal, Justin Trudeau, le fils du défunt premier ministre fédéral que les souverainistes ont aimaient détester, Pierre Elliott Trudeau, a battu la bloquiste Vivian Barbot.Les libéraux ont légèrement progressé au Québec.Mais visiblement, les Québécois francophones n\u2019ont pas encore pardonné aux libéraux le scandale des commandites.Le chef libéral Stéphane Dion, lui, doit maintenant se préparer à affronter une tempête dans ses propres rangs.Le meneur du Parti libéral du Canada a balayé du revers de la main pendant toute la campagne les sondages le donnant perdant.Hier soir, ses prédictions ne se sont pas matérialisées.Son Tournant vert a effrayé une partie de l\u2019électorat, il ne conserve à peine 75 députés.Une perte d\u2019une vingtaine de députés.Le Nouveau Parti démocratique a réussi une petite percée.Mais il est bien loin des prétentions de son chef Jack Layton qui se voulait un prétendant au poste de premier ministre du Canada.Le NPD compte maintenant 35 élus.De ce nombre, 17 représentent des circonscriptions ontariennes.Et au Québec, il perd son seul élu.Le flamboyant Thomas Mulcair n\u2019a su rééditer sa victoire dans Outremont, obtenue dans une élection complémentaire.Néo-démocrates et «verts» restent des joueurs de second ordre au Québec.La soirée a pourtant mal débuté pour les Conservateurs.La campagne anti-Harper du premier ministre terre-neuvien Danny Williams a porté fruit.Le PCC est rayé de la carte de cette province qui ne compte que six circonscriptions.Les «bleus» de Stephen Harper ont fait à peu près jeu égal avec les «rouges» de Stéphane Dion ailleurs dans les Maritimes.Le PCC a arraché une circonscription au PLC dans l\u2019île-du-Prince-Edouard.Et deux au Nouveau-Brunswick, dont Frédéric ton, detenu par les libéraux depuis des lunes.Le tout premier résultat de la soirée a d\u2019ailleurs confirmé une victoire de l\u2019influent ministre conservateur Peter MacKay sur la chef du Parti vert du Canada, Elizabeth May, en Nouvelle-Écosse, dans Central Nova.Dans la même province, l\u2019indépendant Bill Casey, chassé du Parti conservateur par Stephen Harper, a conservé son siège.11 ne sera pas seul à siéger sans revendiquer une bannière.Dans Portneul-Jaeques-Cartier, le «roi» Arthur a conservé son trône, fort de l\u2019adhésion de 35 % des électeurs.Internet LES DERNIÈRES MISES À JOUR Le numéro du Soleil que vous tenez entre vos mains contient les tout derniers résultats électoraux diffusés au moment de mettre sous presse.Nos journalistes, chroniqueurs et éditorialistes ont travaillé avec les informations disponibles.Pour en savoir encore plus, vous pouvez vous rendre à l'adresse http://www.cy ber presse.ca/lesoleil/ afin d'avoir accès aux mises à jour et commentaires qui en découlent et, bien sûr, au blogue de notre chroniqueur Richard Therrien.Bonne lecture.¦ y Dure soirée pour la famille Dion.\u2014 photo la presse canadienne jr*rr.» ELECTIONS FEDERALES 2008 LE VERDICT Billet de campagne Raymond Ciroux rgiroux@lesoleil.com T / J L -L Pari gagné, Harper a lavé Dion La machine leSoleil mercredi 15 octobre 2008 Actualités 3 LE VERDICT ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2008 bleue au pouvoir Les conservateurs ont été reportés au pouvoir hier, mais les bloquistes ont réussi à les priver d\u2019une majorité.\u2014 photo la presse canadienne 9 jà AVEO LS 2009 Préparation et rabais GM inclus.Taxes et transport en sus.mnRLin CHEVROLET LA MEILLEURE PROTECTION AU PAYS 5 ANS 160 000 KM Canada ?Prix achat au comptant Autoroute Charest sortie Frank-Carrel 418 688-1212 www.marlinchev.gm.ca 4 Actualités\tleSoleil mercredi 15 octobre 2008 \t Pour joindre notre chroniqueur : glavoie@lesoleil.com Cilbert Lavoie Harper nous aime-t-il encore?Non, Stephen Harper n\u2019essuyait pas une larme en anticipant les résultats au Québec.Il s'essuyait plutôt l\u2019œil lors d'une visite à l\u2019entraînement matinal des Flames de Calgary (Ligue nationale de hockey), hier.\u2014 photo Reuters , aime le Québec, j\u2019aime les Québécois.» a répété Stephen Harper à plusieurs reprises au cours de cette campagne électorale.Ce qu\u2019il doit nous en vouloir, M.Harper, au lendemain de cette campagne où le Québec l\u2019a privé d\u2019une majorité, où Jean Charest l\u2019a bousculé, et où les artistes en ont fait un Bonhomme sept heures.Ça doit être difficile à comprendre pour un anglophone de l\u2019Alberta, qui nous a reconnu au titre de nation, qui a admis l\u2019existence du déséquilibre fiscal, et qui nous a donné une place dans la délégation canadienne à l\u2019UNESCO.Après le «mystère Québec», c\u2019est le Québec au complet qui devient un mystère.« What does Quebec ward, de plus?» Des ingrats, ces Québécois?On ne le dira peut-être pas, mais on va certainement le penser dans les coulisses du pouvoir à Ottawa, Vous allez me dire que les conservateurs ont bien mérité cette gifle.Que leurs candidats ont travaillé comme des pieds en se cachant dans leurs locaux au lieu de se battre sur le terrain! Que Josée Vcrncr et Jean-Pierre Blackburn ont agi comme des débutants en imposant des coupes budgétaires idiotes juste avant les élections! C\u2019est vrai, mais ça n\u2019enlève rien à la déception que doit ressentir Stephen Harper au lendemain de cette campagne : 10 ou 15 circonscriptions de plus au Québec, et il l\u2019avait, sa majorité.Mais nous l\u2019en avons privé.Il croyait nous avoir séduits ou à tout le moins apprivoisés.Ce matin, il doit se sentir un peu comme un amant trompé.Pourtant, les Ontariens, eux, l\u2019ont compris.Sans eux, c\u2019était la défaite; ils ont assuré sa victoire.Tandis que nous avons à peine confirmé ses acquis de 2006.À quoi faut-il s\u2019attendre dorénavant?Deux semaines avant le jour du scrutin, l\u2019entourage de Jean Charest reconnaissait que les retours d\u2019appels téléphoniques à Ottawa se faisaient de plus en plus rares.Qu\u2019en sera-t-il à l\u2019avenir?Au banc des punitions, le Québec?Il faut avoir vécu à Ottawa pour savoir à quel point ils seront nombreux, dans l\u2019entourage de Stephen Harper, à faire valoir que les Québécois n\u2019avaient qu\u2019à voter du bon bord s\u2019ils voulaient leur part du pouvoir.Quelle forme d\u2019arbitrage exercera le premier ministre dans son Conseil des ministres?Quel accueil fera-t-il aux nombreuses demandes que lui a présentées Jean Charest pendant la campagne?Succombera-t-il à la tentation de concentrer ses efforts dans les autres provinces, au lieu de sourire inutilement à cette «nation» qui résiste à ses avances?La réalité politique fait qu\u2019il n\u2019aura guère le choix.Il verra vite les aspirants à la succession de Stéphane Dion se lan- Ce qu\u2019il doit nous en vouloir M.Harper, au lendemain de iMJ/ cette campagne où le Québec l\u2019a privé d\u2019une majorité cer à l\u2019assaut du Québec.Il devra à tout le moins faire semblant, mais est-ce que le cœur sera encore là?Tout dépendra de sa capacité à rebondir.Jean Charest était voué à la retraite après les élections de 2007.Il a refusé ce verdict et s\u2019est remis au travail, avec le résultat que l\u2019on connaît.Stephen Harper pourrait nous surprendre s\u2019il montre la même détermination.Au fond, nous sommes revenus à la case départ.Les libéraux vont changer de chef à nouveau, le Bloc québécois va continuer de jouer à l\u2019opposition officielle, et le NPD va continuer de prétendre que la prochaine fois, ce sera la vraie.Stephen Harper n\u2019a pas tout perdu au Québec, mais il n\u2019a pas fait les progrès escomptés.Il a appris à la dure qu\u2019il ne comprenait pas encore les subtilités de la société distincte.Il a fallu près d\u2019une décennie à Jean Charest pour troquer son veston du fédéral pour un habit du Québec.C\u2019est tout dire.Stephen Harper vient de gagner deux ans de plus pour nous connaître, et les libéraux viennent d\u2019obtenir le feu vert pour se donner un nouveau messie.J\u2019ai presque le goût de vous dire.«À la prochaine!» CHAMPLAIN RACONTE.(281) \u2014\tI\t1 La nouvelle de r«2»\tl\u2019accord de paix Louis-Guy\ti entre les Montagnais Lemieux\ti\tet les Français se lglemieux@lesoleil.com 1/\trépand Parmi les IL m autres nations amérindiennes.Les Iroquois veulent eux aussi parler de paix.«Le 6 du mois de juin (1622), deux Iroquois arrivent aux trois rivières.Ils veulent me rencontrer.Le grand chef me le fait savoir et il leur envoie deux canots pour les amener à ses cabanes construites sur le bord du grand fleuve, près de Québec.Ils arrivent le 9 juin.Je vais les rencontrer avec cinq de mes compagnons.Nous sommes armés de mousquets.Le grand chef Mahigan Aticq (Miristou) vient à ma rencontre.Il est accompagné de tous ses guerriers et des deux Iroquois.Ils nous embrasse et nous touche la main.Il nous demande, à moi et mes hommes, de le suivre jusqu'à sa cabane en tenant les Iroquois par la main.Après les discours et les danses, je les invite à venir me rencontrer, le lendemain, à l\u2019habitation.» * (Source: Œuvres de Champlain, présentées par C.-H.Laverdière et adaptées par Louis-Guy Lemieux) Précision Une erreur technique s\u2019est glissée dans notre numéro du samedi 11 octobre.La capsule Champlain raconte.(2/8) a été remplacée par une autre déjà publiée.Pour une meilleure compréhension de la série, voici le bon texte.Au printemps de 1622, les Montagnais de Miristou se mettent à cultiver une terre pas très loin de l'habitation.Ces Amérindiens cueilleurs et chasseurs depuis toujours deviennent sédentaires.«Pour montrer leur bonne volonté, le grand chef Miristou et ses sauvages commencent à défricher et à ensemencer une terre de sept arpents située à une demi-lieue de notre habitation de Québec.Ils sèment du blé d'Inde.«Au début de l\u2019été, un fort groupe de sauvages (des Montagnais eux aussi) arrivent en provenance des trois rivières.Parmi eux se trouvent des fils de chefs.Quand ils apprennent que j'ai nommé Miristou grand chef, ils se montrent fort mécontents.Ils se prétendent son égal.Icelui vient me voir.Il me demande de parler à ces jeunes guerriers ambitieux.Je fais comme il me le demande.Pour me faire plaisir, tous reconnaissent Miristou comme leur grand chef, je les invite à un festin.Ils m'offrent 60 peaux de castor.» * leSoleil FAIT DE PLUS DE 50% DE PAPIER RECYCLÉ Merci de recycler ce journal Le Soleil, une division de 3834310 Canadà Inc., est publié et édité par Le Soleil, 410, boul.Charest Est.case postale 1547.succursale Terminus, Québec (Québec), C1K 7)6.Le Soleil est imprimé au 5000, rue Hugues-Randin.bureau 4, à Québec (Québec), G2C 284, par Transcontinental de la Capitale.une filiale de Transcontinental Inc., l place VilleJVlarie, bureau 3315, Montréal (Québec), H3B 3N2 Envoi de publication \u2014 Numéro de convention 40065022.Seule La Presse Canadienne est autorisée à utiliser et à diffuser les informations publiées dans Le Soleil.ISSN 0319-0730 \t\t affaires\u2014bourse\t54 et 58 |\t agenda arts\t\t63 décès\t\t72 divertissements\t\t59 éditorial\t\t52 gens de passion\t\t65 horoscope\t\t70 loteries\t\t51 petites annonces\t\t68 sports\t\t76 société\t\t66 télévision\t\t62 \t\t V* p\tMax.13\t \tmin.6\t \u2022 44-44 « 4*4-44 < -4-4-4 4-1 4444*< 6 Actualités\tleSoleil mercredi 15 octobre 2008 \t LES ÉLUS DE L'EST LES ÉLUS DE LA GRANDE RÉGION DE QUÉBEC MONTMORENCY- CHARLEVOIX- HAUTE-CÔTE-NORD MICHEL CUIMOND BLOC QUÉBÉCOIS GASPÉSIE- ÎLES-DE-LA- MADELEINE MANICOUAGAN BEAUCE LÉVIS- BELLECHASSE LOTBINIERE- CHUTES-DE-LA- CHAUDIÈRE MEGANTIC- L'ÉRABLE PORTNEUF- JACQUES- CARTIER RAYNALD BLAIS BLOC QUÉBÉCOIS GÉRARD ASSELIN BLOC QUÉBÉCOIS MAXIME BERNIER PARTI CONSERVATEUR STEVEN BLANEY PARTI CONSERVATEUR JACQUES GOURDE PARTI CONSERVATEUR CHRISTIAN PARADIS PARTI CONSERVATEUR ANDRE ARTHUR INDÉPENDANT HAUTE-GASPÉSIE-LA MITIS-MATANE-MATAPÉDIA JEAN-YVES ROY BLOC QUÉBÉCOIS S»***' J.RIMOUSKI-NEIGETTE-TÉMISCOUATA-LES BASQUES CLAUDE GUIMOND BLOC QUÉBÉCOIS MONTMAGNY-LÎSLET- KAMOURASKA- RIVIÈRE-DU-LOUP PAUL CRÊTE BLOC QUÉBÉCOIS BEAUPORT- LIMOILOU SYLVIE BOUCHER PARTI CONSERVATEUR CHARLESBOURG- HAUTE-SAINT- CHARLES w DANIEL PETIT PARTI CONSERVATEUR LOUIS-HEBERT PASCAL PIERRE PAILLÉ BLOC QUÉBÉCOIS LOUIS- SAINT-LAURENT VERNER PARTI CONSERVATEUR QUEBEC CHRISTIANE GAGNON BLOC QUÉBÉCOIS Pas de vague bloquiste à Québec Le jeune bloquiste Pascal-Pierre Paillé a réussi à déloger son rival conservateur, Luc Harvey, dans Louis-Hébert.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, JEAN-MARIE VILLENEUVE Pierre-André Normandin panormandin@lesoleil.com La vague bloquiste attendue dans la région de Québec n'aura finalement pas eu lieu.Seul le jeune Pascal-Pierre Paillé aura réussi à déloger son rival conservateur, Luc Harvey, dans Louis-Hébert.Tant Denis Courteau que France Gagné ont mordu la poussière dans la région en tentant de déloger les Daniel Petit (Charlesbourg - Haute-Saint-Charles) et Josée Verner (Louis-Saint-Laurent).Au moment de mettre sous presse, la conservatrice Sylvie Boucher menait par 400 voix dans Beauport-Limoilou devant la bloquiste Éléonore Mainguy.Quelque peu surpris d\u2019avoir effectué la seule percée bloquiste dans la région, le nouveau député de Louis-Hébert a préféré ne pas commenter l\u2019échec de ses trois autres collègues.M.Paillé a soutenu que l\u2019absence de son vis-à-vis expliquait sa défaite.À l\u2019annonce de chaque député conservateur élu dans la région, le silence tombait dans la salle de l\u2019hôtel Clarion de Sainte-Foy, où s\u2019étaient réunis les partisans bloquâtes de Louis-Hébert.L\u2019an- nonce de la victoire du candidat Paillé les a à tout le moins rassurés, d\u2019autant plus que leur rival conservateur a traîné de la patte une bonne partie de la soirée, étant troisième.Au moment de mettre sous presse, il avait toutefois repris la deuxième place.Encouragé par les récents son- dages, les bloquistes avaient entrepris la journée en lion, multipliant les efforts sur le terrain.Ainsi, tout au long de la journée, on s\u2019activait au local de campagne de M.Paillé pour «faire sortir le vote».Une quinzaine de personnes téléphonaient aux électeurs de la circonscription poulies inciter à aller voter, tandis que cinq autres sillonnaient le secteur pour transporter les électeurs.Tant Denis Courteau que France Gagné ont mordu la poussière dans la région Rencontré dans le local de campagne, le père de Pascal-Pierre Paillé ne manquait pas de confiance, prévoyant une victoire de son fils avec une marge de 3000 votes.«Et j\u2019essaie d\u2019être le plus objectif possible (sur les chances de mon fils)», a-t-il confié.On restait plus prudent dans son entourage, en parlant d\u2019une victoire par 1000 voix.Quand à 22hl5 les premiers résultats pour Louis-Hébert se sont affichés, la cinquantaine de partisans du bloquiste criait pratiquement victoire. leSoleil mercredi 15 octobre 2008 Actualités 7 Pour joindre notre chroniqueur fbourque@lesoleil.com François Bourque LE VERDICT ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2008 Sylvie Boucher a été réélue dans Beauport-Limoilou.\u2014 photo le soleil, erick labbé RASSEMBLEMENT DES CONSERVATEURS Soupir de soulagement Annie Morin amorin@lesoleil.com Venus les mains moites et le cœur battant à leur point de rencontre de L\u2019Ancienne-Lorette, les conservateurs de Québec sont finalement repartis la tête haute, hier soir.Les majorités des bleus, pourtant minces dans plusieurs circonscriptions, ont tenu le coup.Malgré une victoire sans équivoque dans sa circonscription de Louis-Saint-Laurent, Josée Verner, ministre du Patrimoine, était tout sauf triomphaliste.Devant la trentaine de militants conservateurs rassemblés à la Cage aux Sports de L\u2019Ancienne-Lorette, elle a admis que la campagne avait été dure, beaucoup plus dure que la première fois.Pourquoi?«À cause des attaques personnelles», a-t-elle répondu sans hésiter.La vedette du Parti conservateur dans la région de Québec a fait face à la musique seule en début de soirée, ses collègues ayant préféré se tenir loin des caméras de télévision qui diffusaient en direct.Elle a refusé de commenter les résultats dans les autres circonscriptions avant les résultats officiels et s\u2019est contentée de remercier ses partisans.Selon des informations obtenues par des membres de l\u2019équipe Verner, il semble toutefois qu\u2019un seul député était vraiment en difficulté.11 n\u2019était pas difficile de conclure qu\u2019il s\u2019agissait de Luc Harvey, dans Louis-Hébert, devancé par le bloquiste Pascal Pierre Paillé dès le début du dépouillement.L\u2019annonce de l\u2019avance de Sylvie Boucher, députée de Beauport-Limoilou, et de Daniel Petit, son homonyme dans Charlesbourg-Haute-Saint-Charles, a été accueillie par des soupirs de soulagement suivis immédiatement de cris de joie.Tous deux avaient causé la surprise en 2006 en défaisant deux députés bloquistes reconnus, Christian Simard et Richard Marceau, mais leurs faibles majorités faisaient craindre le pire aux organisateurs conservateurs.Des militants interrogés par L
de

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