Le soleil, 16 mai 2009, Arts magazine
[" PHOTO AP leSoleil samedi 16 mai 2009 Cahier H La portée de l'œuvre du Montréalais Leonard Cohen ne connaît pas de frontières.Vénéré pour sa poésie énigmatique, l'artiste demeure, à 74 ans, l'un des auteurs-compositeurs les plus repris au monde.«U y a, dans les chansons de Leonard, quelque chose de très coquin, une intelligence pétillante, que les gens reçoivent comme une sorte de prière», estime son traducteur, Michel Garneau, pour expliquer son universalité.Interprétées dans toutes les tonalités, par toutes les voix, ses chansons aux mélodies enivrantes n'ont jamais été aussi vivantes.À la veille du passage de l'artiste à k\tQuébec jeudi, au ^\tPavillon de la I jgk\tjeunesse, Le Soleil s'est intéressé à ces autres voix qui ont donné vie à son œuvre.A2 et A3 arts magazine Michèle Richard Une chanteuse et ses cinq millions de patrons A4 et A5 Carrefour de théâtre Le grand retour de La tragédie comique AZ1 Panasonic A L'ACHAT DE CETTE CAMÉRA OBTENEZ UNE CARTE MÉMOIRE 4 GO LA 1ER CAMERA HYBRIDE Lumix\tDMC-G1 *12 méga pixe ^G1 mr\tLumix G VAri , Nikon Rég.: 699\u2018 Nikon A L ACHAT DE CETTE CAMÉRA 9ff OBTENEZ m \u201e\tCET OBJECTIF DjtLlJ\t55-200MMÀ 177% -î -ÿjjj \u2022 6,1 méga pixels \u2022 Objectif 18-55mm \u2022 Écran 2.5po 840, Bouvier, Québec Lumix MMdëSdl Canon INCLUS ^fcOlGlT/M.A L'ACHAT DE CETTE CAMÉRA OBTENEZ UN SAC DE TRANSPORT ET UN ENSEMBLE DE NETTOYAGE Canon \u2022\t12,2 méga pixels \u2022\tOjectif 18-55mm IS + 75-300mm eos \u2022 Prise en rafale 3.5sec.\u2022\tÉcran 3po \u2022\tFonction «live view» Rég.: 999S 897s (418)627-0840 ^Vt w 3oV**S A 2\tleSoleil arts magasine samedi 16 mai 2009 en couverture LEONARD COHEN KATHLEEN LAVOIE kla voie@lesoleil.corn plus improbables les uns que les autres.L'homme en noir, Johnny Cash (American Recordings, 1994), ressort définitivement du lot.Le fils Cohen, Adam, s\u2019est aussi réapproprié ce titre.Idem pour Jennifer Warnes,Joe Cocker, Willy Nelson, Fairport Convention, Judy Collins, k.d.Lang et Perla Batalla.Cohen en 10 reprises 1 Hallelujah ( Various Positions.1985) Un air méditatif, une guitare esseulée, un interprète exceptionnel : le Hallelujah de Jeff Buckley (Grace, 1994) est unanimement considéré comme étant le plus transcendant d'entre tous.D'autres versions remarquables : Rufus Wainwright, k.d.Lang, Willie Nelson, Keren Ann, John Cale, Bob Dylan.2 First We Take Manhattan (I'm Your Man, 1988) Trouvant généralement la faveur des groupes rock, cette pièce se démarque par son refrain en forme de cri de ralliement et sa rythmique appuyée.Le groupe américain R.E.M.(/'m YourFan: The Songs of Leonard Cohen by., j 1991) est celui qui en a le mieux saisi l'esprit.Parmi ses autres interprètes, notons Joe Cocker, The Antecedents, Jennifer Warnes, Bay Laurel et Boris Bukowski.{Suzanne(Songs ofLeonard Cohen.1968) L'une des pièces les plus populaires du répertoire de Leonard Cohen, Suzanne, est également l'une des plus relues.Aucune version n'arrive toutefois à la cheville de celle offerte par l'inoubliable Nina Simone ( To Love Somebody, 1969).Aussi à découvrir : Neil Diamond, Nick Cave, Kevin Parent, James Taylor, Allison Crowe, Peter Gabriel.y| Bird on a Wire ( Songs from a Room, 1969) Cette valse sentimentale a trouvé, au fil des ans, des interprètes Il n\u2019existe personne de mieux placé que le traducteur d\u2019un poète pour élucider le mystère de ses chansons.Michel Garneau possède en plus une rare qualité: il connaît son sujet depuis ses débuts.Ne lui demandez toutefois pas d\u2019expliquer ce qui se cache derrière les textes énigmatiques de son vieil ami Leonard Cohen.11 jure qu\u2019il n\u2019en sait rien! Au cours des 10 dernières années, Michel Garneau a publié des traductions québécoises, à la dc- Michel Garneau a publié des traductions québécoises, à la demande de Leonard Cohen, de quelques-unes de ses œuvres poétiques.-PHOTO THÈQUE LE SOLEIL mande de Leonard Cohen, de quelques-unes de ses œuvres poétiques (Étrange musique étrangère, Livre du constant désir).Jamais il ne s\u2019est cependant permis de toucher à ses chansons qui, selon lui, sont moins formelles que ses poèmes.Cela n\u2019empêche pas l\u2019homme de lettres québécois de reconnaître une incroyable force d\u2019évocation à ces pièces.Une force qui, croit Garneau, explique le nombre incalculable \u2014 internet fait mention de plusieurs milliers! \u2014 de reprises qu\u2019elles ont suscitées.De l\u2019étonnante version AeHey, That\u2019s No Way to Say Goodbye par les Lemonheads et Liv Tyler au Hallelujah de II Divo, les chansons de Cohen, qui sera cn spectacle jeudi au Pavillon de la jeunesse, résistent à toutes les re-lectures, à tous les styles musicaux, à toutes les époques.«D\u2019une part, ces chansons sont vraiment internationales.La reprise de Buckley est notamment très belle.Et puis, si un artiste reprend l\u2019une de ses chansons, il se connecte directement à quelque chose qui est \u201cLeonard\u201d, soit cet état de révérence.Il y a aussi, dans les chansons de Leonard, quelque chose de très coquin, une intelligente pétillante, que les gens reçoivent comme une sorte de prière.D\u2019apprendre ces accords particuliers, c\u2019est une expérience en soi.Ce qui intéresse les gens, c\u2019est qu\u2019il y a une offre de poésie là-dedans.» Selon Michel Garneau, il ne faut d\u2019ailleurs pas se méprendre : les chansons du Montréalais constituent de véritables poèmes.«Ce qui est particulier, c\u2019est qu\u2019il a trouvé une façon très personnelle de faire passer ces textes au niveau musical.Il y a certainement un mystère, une mystique, autour de ses chansons.Et puis, d\u2019une certaine façon, on se fout complètement de ce qu\u2019il dit!» s\u2019esclaffe-t-il à l\u2019autre bout du fil.La remarque du traducteur, affectueuse au possible, découle de cette constatation qu\u2019il existe, dans les chansons de Cohen, un travail particulier sur les sonorités.Un travail qui ne peut réellement être apprécié que dans les versions originales.«Et puis, Leonard, comme Bob Dylan croit qu\u2019une fois qu\u2019on acn-tendu une chanson, on la fait sienne.Mais ça, c\u2019est propre à ses chansons, parce que dans ses poèmes, il est très rigoureux.» Pour la jeune génération, l\u2019attrait du répertoire de Cohen vient aussi de cette langueur qui le traverse.La notion de temps, chez l\u2019artiste, est ancrée dans une autre époque, soutient son traducteur.«Le temps de Leonard, c\u2019est le temps de sa mère.Un temps à la fois juif et russe, une mélopée d\u2019autrefois.[.] Un autre temps qui n\u2019est pas du tout dans la rapidité.Avec des techniques qui lui sont propres, il parvient à ralentir et arrêter le temps.Quelqu\u2019un qui le fait bien aussi, c\u2019est Rufus Wainwright.À écouter Leonard, tu peux avoir Ilyaun mystère, une mystique, autour de ses chansons.Et puis, d'une certaine façon, on se fout de ce qu'il dit les larmes aux yeux devant cette célébration heureuse d\u2019être vivant.C\u2019est ça que Leonard donne aux gens», insiste-t-il.Ce ne sont pas tous les interprètes de Cohen qui parviennent à susciter pareille émotion chez leurs auditeurs.Michel Garneau ne se risque d\u2019ailleurs pas à identifier les meilleurs.Quelques-uns d\u2019entre eux sont néanmoins incontournables, affirme-t-il.« Judy Collins a interprété beaucoup des chansons de Leonard.C\u2019est important parce que c\u2019est elle qui les a popularisées.Il y a beaucoup de gens qui l\u2019ont lait.Le dernier que j\u2019ai vu, c\u2019est Wainwright.J\u2019ai aussi entendu un groupe trash britannique épeu-rant qui faisait un Leonard sublime! Pour moi, tout ça est tellement mystérieux! Peu importe la façon dont c\u2019est fait, si les gens sont authentiques, il y a une force là-dedans.» Et si c\u2019était justement ce mystère qui érigeait en monuments toutes les chansons de Cohen?Et qui nous faisait espérer, très égoïstement, qu\u2019il ne quitte jamais la scène?«11 y a une ironie douloureuse dans le fait qu\u2019il ait à faire une grande tou niée actuellement pour se renflouer.Parce que j\u2019ai vu à la télé le concert qui a été enregistré à Londres et c\u2019était une pure merveille! C\u2019est aussi merveilleux parce que ça l\u2019a sorti de sa retraite, ça l\u2019a mis dans un état de besoin de faire des spectacles.Au bout du compte, c\u2019est vraiment très réussi.C\u2019est surtout très beau, très touchant.» Le public de Québec retrouvera Cohen sur scène pour la première fois depuis son passage au Capitole (photo) il y a 16 ans.- PHOTO ARCHIVES LE SOLEIL.PATRICE LAROCHE SUZANNE La petite histoire d'une chanson.française Qu\u2019ont en commun Pauline Julien, Alain Bashung, Nana Mouskouri, Françoise Hardy et Sylvie Vartan?Peu de choses, à part qu\u2019ils ont tous prêté leur voix à des versions françaises de la chanson Suzanne de Leonard Cohen! D\u2019abord publiée en tant que poème sous le titre Suzanne Takes You Down, dans le recueil Parasites of Heaven (1966), ce classique du répertoire de Cohen possède une histoire intimement liée à la vigoureuse scène artistique montréalaise des années 60.C\u2019est en effet inspiré par Suzanne Verdal, la femme du sculpteur Armand Vaillancourl, que Leonard Cohen a créé ce texte relatant une aventure amoureuse entre l\u2019auteur et sa muse.Un événement qui serait toutefois fictif, selon les deux protagonistes.Comme ce fut le cas pour plusieurs de ses chansons, Leonard Cohen ne fut pas le premier à enregistrer le titre, d\u2019abord immortalisé par Judy Collins (1966).Ce n\u2019est que l\u2019année suivante que la pièce sera finalement endisquée par le Mont réalais.La popularité de la chanson avait contribué, dans les mois qui avaient suivi, à l\u2019apparition de deux traductions françaises, presque simultanées, de part et d\u2019autre de l\u2019Atlantique.En 1968, Françoise Hardy en signera une première sur Comment te dire adieu (1968), alors que l\u2019année suivante, c\u2019est au tour de Pauline Julien d\u2019en offrir une version adaptée de l\u2019anglais par Gilbert Langevin sur Comme je crie.comme je chante (1969).Comme quoi l\u2019œuvre de Leonard Cohen traverse sans rides l\u2019épreuve du temps, deux nouvelles versions françaises ont également fait surface au cours des dernières années, soit celle de Sylvie Vartan sur Nouvelle vague (2007) et celle, magnifiquement réussie, d\u2019Alain Bashung sur Bleu pétrole (2008), dans un texte traduit par le cohe-nophile Graeme AUwright, un Néo-Zélandais vivant en France.Kathleen Lavoie 5 Dance Me to the End of Love ( Various Positions.1985) Entre la version swing de la chanteuse américaine Madeleine Peyroux (Careless Love, 2004) et celle, électropop, fort réussie, de la Montréalaise Mistress Barbara (I'm No Human, 2009), notre cœur balance! 6 Tower of Song (I'm Your Man, 1988) Si les versions minimaliste de Martha Wainwright et espiègle de Howie Gelb rendent toutes les deux justice à ce monument de chanson, celle amusante et épique - tout près de 30 minutes en live! - de Nick Cave and the Bad Seeds (B-Sides & Rarities, 2005) remporte la palme! 7 Tm Your Man (I'm Your Man.1988) Il fallait savoir reconnaître tout l'humour et toute la tristesse qui se cachaient derrière ce titre pour en faire une parfaite lecture.Bien avant Michael Bublé et Joe Cocker, c'est Nick Cave (Leonard Cohen : I\u2019m Your Man, 2006) qui aura réussi ce pari.8 Famous Blue Raincoat ( Songs of Love and Hate, 1971) Une autre valse à trois temps pour raconter cette fois l'histoire d'un triangle amoureux.La sensibilité et la délicatesse de l'interprétation de l\u2019Américaine Tori Amos ( Tower of Songs : The Songs of Leonard Cohen, 1995) placent sa version devant toutes les au très (Monsieur Camembert, The Handsome Familly, Angela Mc Cluskey & Tryptich, etc.).9 Everybody Knows (I'm Your Man.1988) Comment rester insensible à la sympathique version de la formation californienne Concrete Blonde (Pump Up the Volume: Music from the Original Motion Picture Soundtrack, 1990) de cet autre classique de Cohen?Avec sa rythmique / groovy et sa livraison vocale lancinante, elle fait presque oublier Rufus Wainwright et Sharon Robinson! m f Chelsea Hotel No.2 A w(New Skin for the Old Ceremony, 1974) Le Montréalais Rufus Wainwright (Leonard Cohen : Tm YourMan, 2006) a su insuffler à son interprétation de cette pièce toute la douleur qui a découlé de l'aventure amoureuse entre Cohen et Janis Joplin, dont c'est l'histoire.Déchirant.Compilation Kathleen Lavoie A3 leSoleil arts magazine samedi 16 mai 2009 A4 leSoleil arts magazine samedi 16 mai 2009 scène «J'ai de grandes Michèle Richard fait ses adieux à la scène «je n'ai pas un boss, j'ai cinq millions de boss.Des fois, je ne dors pas, parce que j'ai de grandes responsabilités, je trouve, je les avais déjà à l'âge de 11-12 ans, quand j'apprenais deux chansons nouvelles à chaque semaine pour plaire au public.» À 63 ans, Michèle Richard a le même souci que lorsqu'elle faisait ses premiers pas dans le monde du showbusiness : épater les spectateurs.Une préoccupation qui l'abandonnera bientôt, du moins en partie, puisque la diva fait ses adieux à la scène - ce qui ne l'empêchera pas de continuer à œuvrer au petit écran ou de chanter lors d'occasions spéciales.À la veille de sa performance du 23 mai, au Capitole, Le Soleil a rencontré celle qui s'est toujours vue comme une entertainer.Au menu?Son enfance, sa vie privée devenue publique, la mère qu'elle n'a pas été, ses récents démêlés avec la justice.nhoule@Iesoleil.com MUSEE DE LA CIVILISATION les momies VOUS TENDENT les bras ENTREZ DANS LEUR UNIVERS ÉNIGMATIQUE GRÂCE À L\u2019EXPOSITION FASCINANTES MOMIES D\u2019ÉGYPTE ET COMPLÉTEZ VOTRE PéSe EN VIVANT, EN FAMILLE, DES EXPÉRIENCES INOUBLIABLES DANS UNE JOURNÉE D\u2019AVENTURE EN ÉGYPTE ANCIENNE Une présentation de GRATUIT POUR LES II ANS ET MOINS V - -if>rp WÛJ Financière Sun Life\tUne coproduction du Musée de la civilisation et du Rijksmuseum van Oudheden.Leiden.Pays-Bas Avec la contribution de Bureau de la Capitale-Nationale_ V* ., U C a Quebec nn [jt Québec Office àu touritroa de Qoebec www.mcq.org/momies caca caca 1 Hôtel officiel H LOEWS leSoleil Partenaire de lo pcogrorrvnofton 0 ALCOA MUSÉE DE LA CIVILISATION Québec O\" 85.RUE OALHOUSIE \u2022 4I8 643-2I58 \u2022 Le Musée de la civilisation est subventionné par le ministèro de la Culture, des Communications et do la Condition féminine.Q Vous avez commencé dans le milieu à neuf ans, sous l'aile de votre père, Ti-Blanc Richard.On peut dire que c'est le métier qui vous a choisie et non le contraire?R Absolument.Je ne savais pas ce qui se passait.Je ne savais pas que je dessinais ma vie parce que lorsque j'ai commencé à me demander s'il y avait autre chose qui m'intéressait dans la vie, j'avais 21 ans.J'avais fait sept, huit numéros un, cinq, six albums, 300 shows de télé et de la tournée avec mon père sans arrêt.À un moment, j'ai dit : \"Hey, qu'est-ce que je vais faire de ma vie?\" J'ai alors arrêté de faire de la scène pendant un bout de temps.[.] Par la suite j'ai décidé que c'était une passion et je l'ai cultivée pour que ça en devienne une.Sinon, j'aurais voulu être vétérinaire.Q Pourtant, votre père ne vous a pas encouragée à faire ce métier.R Non, parce qu'il trouvait que c\u2019était trop difficile pour une petite fille, pour une adolescente, pour une femme.Ma mère m'a encouragée, pas mon père.Par contre, il aimait mieux m'emmener avec lui que de me laisser à la maison avec des gardiennes.C'était un gitan, un saltimbanque et j'ai fait la même vie que lui, à faire mes devoirs derrière la scène, avec très peu d'éclairage.Dormir sur des planches de bois en attendant que la musique finisse à trois heures du matin, voyager la nuit, toujours être avec de grands, jamais avec des enfants de mon âge.Q Avec le recul, êtes-vous contente d'avoir fait ça?R Ben oui.De toute façon je ne regrette jamais ce que je fais.Je vis avec.J\u2019assume.Et je suis contente parce que j\u2019ai une vie tellement passionnante.Q Vous avez vécu très tôt devant les caméras et, du coup, votre vie privée est devenue publique.R Oui, mais quand j'étais une petite fille et que, sur l'heure du midi, je partais de l'école pour aller manger chez moi et que les automobilistes me pointaient du doigt en disant : 'Tiens, je l'ai vue hier soir à la télévision\", je ne savais pas que j'ouvrais la porte à une hémorragie de pression médiatique.À l'époque, les médias n'étaient pas ce qu'ils sont devenus aujourd'hui.S'ils appelaient à la maison et venaient faire un reportage chez nous, on les accueillait et on me faisait poser avec ma petite perruche sur le bout du doigt en l'embrassant ou en tenant ma poupée entre mes bras.Ce sont des affaires qui, chez des enfants, sont privées et je voyais ça à la Une du journal La Tribune.J'ai appris à vivre avec ça.Q Votre carrière s'est-elle faite au détriment d'une vie de famille, car vous n'avez pas eu d'enfants? esponsabilités» M / S'jjp!?V/Æ ?:î2& ?L\u2019.JÎÏ H Je ne devais pas le vouloir assez parce que, quand c'était le temps, je n'avais pas le bon monsieur.Et quand je n'avais pas le bon monsieur c'était le temps.Ça n'adonnait jamais.Mais il paraît que, quand une femme veut quelque chose, ça marche.Aujourd'hui je réalise que je ne le voulais pas assez.Pourquoi je fuyais comme ça?Je devais fuir en quelque part.Mais je suis en très bonne santé.Ne vous en faites pas, je suis capable! Ben là un peu moins.Q Vous êtes entourée d'un chien, Jessy James, et de chats.Vous portez même un collier avec un pendentif en forme d'os.Ces animaux, c'est votre famille?R Les animaux sont mes enfants et je leur donne beaucoup parce qu'ils me rendent heureuse.Là, mon chien n\u2019est pas avec moi car on est dans un restaurant, mais il m'attend, dans ma chambre d'hôtel, couché dans le lit, à ma place.Q À partir de la décennie 80, vous avez été souvent la cible de railleries de la part des humoristes.Vous en avez souffert?R Beaucoup, car c'a faussé l'image, c\u2019a changé l'attitude.Pendant plusieurs années, c'était très fort car c'était à toutes les sauces.Mais je continuais à vivre quand même.La plupart de ceux-là ne sont plus là et moi je suis toujours là.Q Vous avez des fans fidèles, pour lesquels vous êtes très disponibles mais sur votre site Web, plusieurs désapprouvent le fait que vous ayez été arrêtée au volant à trois reprises avec une quantité d'alcool dans le sang supérieure à celle permise.R Ça, c'est la vie de tous les jours.Ils ont peut-être quelqu'un dans leur famille à qui c'est arrivé.Mais ils ne sont pas mal à l'aise quand je gagne (devant les tribunaux).J'ai peut-être perdu du monde, j'en ai peut-être gagné d'autres.Ils voient que je suis comme tout le monde : que je me divorce comme leur grande sœur, que je ris, que je pleure, que j'ai des problèmes d'impôt, que je me fais arrêter par la police.J'ai deux pattes et un cœur qui bat comme tout le monde.Ils ne sont pas contents, mais quand je gagne, ils voient que je suis une battante.Ça n'a pas juste un mauvais côté.Q Vous dites que, parmi les différentes facettes de votre métier, la scène est celle «qui a fait battre [votre] cœur le plus».Ce doit être émouvant de faire vos adieux, entourée de vos cinq musiciens, non?R Oui, mais je veux le faire maintenant parce que je suis en forme, pleine d'énergie et avec la passion que j'ai toujours.Je ne veux pas les faire avec une canne, en boitant ou en n'ayant plus le goût de le faire, alors j'ai précipité les choses.C'a été pensé.Ça n'a pas été un coup de tête.Je ne fais rien en coup de tête.Je pense toujours à tout ce que je fais.Q Quel souvenir voulez-vous laisser en tant que femme de scène?R Passionnée, entière et amoureuse du monde.f«J 'ai deux pattes et un cœur qui bat comme tout le monde.Ils ne sont pas contents, mais quand je gagne, ils voient que je suis une battante, Ça n'a pas juste un mauvais côté}} - Plusieurs fans lui reprochent d'avoir été arrêtée trois fois pour alcoolémie au volant PHOTOS LE SOLEIL.STEVE DESCHÊNES A 5\tleSoleil arts magazine samedi 16 mai 2009 télévision Alexandre Morais, le gars de party de VRAK.TV en o o CM \u2018fÜ £ CD t-H a» £ «I B N IS SB 18 E M s IB _aj \"S en a> CD < rtherrien @lesoleil.corn Avant d\u2019être Jee dans la série II était une fois dans le trouble avec Pierre-François Legendre, et d\u2019animer Ça plane pour moi à VRAK.TV, Alexandre Morais a été clown et échassier.Et pourtant, l\u2019artiste de 31 ans à la gueule d\u2019éternel jeunot ne croyait jamais faire de la télé jeunesse.«Jeune, je me voyais très dramatique et je me croyais un peu.J\u2019aimais être triste!» On est loin du dynamique animateur hyperactif de Ça plane pour moi, qui organise des party\u2019s surprises pour célébrer l\u2019audace et la créativité des jeunes, chaque lundi, 19h30, à VRAK depuis avril.Une semaine, on salue les talents de peintre de Charlie.La suivante, on vante l\u2019audace de Marie-Claire, qui a décroché son premier emploi.Alexandre Morais adore le concept, qui prouve selon lui qu\u2019on se fait une bien fausse image des ados.«Les jeunes, c\u2019est pas tous des délinquants qui vont casser des fenêtres.On parle beaucoup de l\u2019hypersexualisation des filles, c\u2019est très cliché.Moi, les jeunes que je vois, ils sont très brillants et conscients de leur environnement, capables de dire merci.» 11 reste d\u2019ailleurs fasciné par la façon dont les jeunes se disent qu\u2019ils s\u2019admirent et qu\u2019ils s\u2019aiment en fin d\u2019émission.Le comédien n\u2019a pas seulement l\u2019air jeune, il a mis du temps à sortir de l\u2019adolescence.À son arrivée au Conservatoire d\u2019art dramatique de Québec en 1999, il portait encore le pantalon ample et la casquette à l\u2019envers.«J\u2019avais un langage d\u2019ado, je suis arrivé en BMX à l\u2019audition! J\u2019ai eu beaucoup de difficulté la première année.» L\u2019apprentissage du jeu de clown a été une soupape incroyable pour lui.«J\u2019ai tout évacué, j\u2019avais plein d\u2019énergie, j\u2019avais de la facilité à jouer ça.» Tellement qu\u2019il a voulu transmettre cette passion sur scène en créant avec d\u2019autres le spectacle King Lear contre-attaque, qu\u2019il a joué en tournée à trois reprises, jusqu\u2019à l\u2019an dernier, avec Les Productions préhistoriques et Le Théâtre Périscope.«Tout part du jeu de clown», croit-il.Boudé Boudé par le théâtre institutionnel à Québec, il s\u2019est tourné vers le théâtre pour enfants, en plus d\u2019initier des créations avec ses compagnons comédiens.Son déménagement à Montréal était inévitable quand on l\u2019a choisi pour jouer Jee dans II était une fois dans le trouble, un ovni joyeusement absurde dans le portrait télévisuel jeunesse, qui entreprendra cet automne une sixième saison à VRAK, du lundi au vendredi à 12h3ü et à 2üh.«J\u2019ai été vraiment chanceux de tomber sur un personnage présent dans tous les épisodes, un peu niaiseux et qui fout la merde! J\u2019aime être le naïf, le niaiseux.J\u2019ai toujours aimé faire rire de moi.» Il rêve d\u2019ailleurs de jouer un rôle à la Adam Sandler dans un film québécois.Celui qui animait les matchs d\u2019impro le midi, les défilés de mode et les galas à l\u2019école secondaire s\u2019est naturellement retrouvé à jouer l\u2019animateur.D\u2019abord à Prêt pas prêt, une product ion de Québec diffusée à \u2019TVA et à TFO en 2006, puis à Ça plane pour moi, qui le place bien en vue chez l\u2019auditoire adolescent.«J\u2019ai une énergie dynamique, vive, j\u2019aime faire des niaiseries, je tripe avec les jeunes.Ce n\u2019est pas quelque chose de fake.Je vais chercher mes petits neveux à la garderie et je joue au hockey avec eux.» Papa d\u2019une fille de deux mois \u2014 il s\u2019impatiente de sortir son théâtre de marionnettes à la maison \u2014, Alexandre Morais n\u2019est pas prêt de perdre son cœur d\u2019enfant, ce qui le tient loin de son nature] anxieux et angoissé.Trois fois mis en nomination aux Gémeaux\u2014deux pour II était une fois et une pour Prêt pas prêt \u2014, il déplore que les trophées des émissions jeunesse soient remis hors des ondes.«C\u2019est quand on nous voit que les producteurs nous remarquent et nous proposent autre chose», pense-t-il.En attendant la confirmation d\u2019une deuxième saison de Ça plane pour moi, la série produite à La Presse Télé se poursuit à VRAK tout l\u2019été.Alexandre Morais adore le concept de son émission, qui prouve selon lui qu'on se fait une bien fausse image des ados.«Les jeunes, c'est pas tous des délinquants qui vont casser des fenêtres.On parle beaucoup de l\u2019hyper-sexualisation des filles, c\u2019est très cliché.Moi, les jeunes que je vois, ils sont très brillants et conscients de leur environnement, capables de dire merci.» -PHOTO VRAK ce soir à la télé Réseau\tCâb.\t19K00\t19H30\t20h00\t20H30\t21H00\t21H30\t22H00\t22H30\t23H00 (D SRC\t6\tSANS ELLE (2006) avec Maxim Gaudette, Karine Vanasse.\t\t\t\tLes invincibles\t\tLe Téléjournal\tÉtats-Humains\tLa chambre no 13 O TVA\t7\tO8h30) DÉFI BLEU (2002) avec Michelle Rodriguez, Kate Bosworth.\t\t\tSPANGLISH: J'EN PERDS MON LATIN! (2004) avec Adam Sandler, Téa Leoni.\t\t\t\t\tLe TVA réseau (T) TQS\t13\tL\u2019AMOUR N\u2019A PAS DE PRIX (2003) avec Steve Harvey, Christina Milian.\t\t\t\tLES BEAUX-PÈRES (2003) avec Michael Douglas, Ryan Reynolds.\t\t\t\tLoft Story: La Revanche OS TQc\t8\tPlanète bleue / Guerre et paix dans le potager\t\tCinéma québécois / L'humour\t\tBelle et Bum / Alfa Rococo et Pauline Martin.\t\t\tLE RÊVE (2006) Bent Mejding.\t O CBC\t12\tLNH Hockey Équipes à communiquer Séries éliminatoires (En direct)\t\t\t\t\t\tTO BE ANNOUNCED\t\t \u20ac0 CTV\t14\tW-FIVE(N)\tLaw & Order\t\t\tSouthland / Westside\t\tLaw & Order / Take-Out / Keith Carradine\t\tNews m Global\t3\tEnt.Tonight Canada\tMasterminds\tGlobal Currents / Polygamy\u2019s Lost Boys\t\tDoc / He Loves Me, He Loves Me Not\t\tDoc / Get Me to the Church on Time\t\tNews SD ABC\t22\tLost\t\tHARRY POTTER AND THE GOBLET OF FIRE (2005) Daniel Raddiffe.Harry becomes a competitor in a difficult competition between three wizarding schools.\t\t\t\t\t\tBoston Legal CD CBS\t21\tEntertainment Tonight Weekend\t\tThe Mentalist/Pilot\t\tThe Mentalist / Red John's Friends\t\t48 Hours Mystery\t\tNews FOX\t34\tTwo and a Half Men\tTwo and a Half Men\tCops(N)\tCops / Odd Arrests (N)\tAmerica's Most Wanted: America Fights Back (N)\t\tFox 44 News\tFamily Guy\tMadTV(N) (D NBC\t18\tMonk\tLaw & Order: S.V.U./ Crush / Swoosie Kurtz\t\t\tSouthland/Westside\t\tLaw & Order / Take-Out / Keith Carradine\t\tNews @Z) PBS\t42\tMountain Lake Journal\tAntiques Roadshow\tAll Creatures Great and Small\t\tKeeping Up Appearances\tKeeping Up Appearances\tAs Time Goes By\tAs Time Goes By\tAustin City Limits RDI\t19\tLe journal RDI\tHumanima\tDécouverte\t\tLe Téléjournal\tGrands Report.Imax / La passion de la vitesse\t\tTout le monde en parlait\tLe Téléjournal ARTV\t31\tAmour du country / Brad Johner et Robby Bolduc.\t\tUN THE AU SAHARA (1990) avec Jill Bennett, Debra Winger.\t\t\t\t\tDesert Blues / Voyage musical au coeur du Mali\t Canal D\t20\tMordant avec François Massicotte\t\tHumour en santé\t\tLe Grand Rire Bleue 2003 / Les drôles de gala\t\tScience de l\u2019incroyable / Collisions\t\tImages-chocs Canal Vie\t35\tMaison en otage / Fouillis total\t\tBye-Bye Maison\tDes idées de grandeur\tOn a échangé nos mères / Roy et Maness\t\tDes maisons d\u2019occasion$ / Maison de star\t\tMariages de rêve Évasion\t23\tSoleil tout inclus / Punta Cana\t\tDestination / Afrique du Sud - Un voyage à travers des jardins de l'Afrique du Sud et à la recherche de la tribu Venda.\t\t\t\t\t\tRallye autour du monde Historia\t25\tTragédies / La crise du verglas\t\tSept merveilles ind / Le paquebot géant\t\tNCIS enquêtes spéciales / Gare au chien\t\tCUBA (1979) avec Brooke Adams, Sean Connery.\t\t MusiMax\t32\tCocktail pop en clips (N)\tCélébrités et paparazzis / Kate Moss\t\t\tHollywood Inc./ Sexy people à la plage\t\tStar-0-Mètre\tStyle de Star\tLes tops et les flops Musique Plus\t30\tLa prochaine Top Modèle Américaine\t\tDiddy présente.\t\tDanse ou crève!\t\tFashion Rocks 2008\t\t Séries +\t24\tLe merveilleux monde d'Alice\t\tGodiva's/Troisième service\t\tLa loi et l'ordre: Crimes sexuels / Ne jamais oublier\t\tNip/ Tuck / Michel Ange des temps modernes\t\tPauvres millionnaires TV5\t15\tMondial d\u2019impro / Québec vs.Belgique\t\tPanique dans l'oreillette / Sophie Davant et Titoff\t\t\t\t(22M0) Lumière et caméra | (22h35i Caméra café\t\tTVS le journal ZTélé\t26\tPéril en haute mer / Le temps presse\t\tMélinda, entre deux mondes / Histoires de pères\t\tChuck / Charité et faux billets\t\tALIEN: LE 8E PASSAGER (1979) avec Sigourney Weaver, Tom Skerritt.\t\t RDS\t33\tLNH Hockey Equipes à communiquer Séries éliminatoires 3e ronde (En direct)\t\t\t\t\tInfo Sports (En direct)\tPGA Golf Valero Texas Open 3e ronde\t\t Sportsnet\t38\tH6h30) Hockey (En direct)\tSportsnet Connected\tEPL Soccer Équipes à communiquer Barclays Premiership\t\t\t\tPoker\t\tSportsnet Connected TSN\t28\tNASCAR Auto Racing Sprint Ail-Star Challenge (En direct)\t\t\t\t\t\t\t\tSportsCentre O T-MAG\t10\tAstro mag\tDirection Plein Air\tTuning Performance\tAMS: édition VR\tPrenez-vous en main\tHabitat-Mag\tÀ la découverte de.\tParlons affaires\tVélirium 2008 Vox\t9\tLeZarts: Studio\tLa relève Juste pour rire\tEn route vers mon premier gala Juste pour rire\t\tLes artisans à l'oeuvre\tRénologique\tMa première Place des Arts\t\tLes ArShitechs du son Télétoon\t36\tBugs Bunny et Tweety\t\tDéfis extrêmes: Action!\t6teen\tLes Simpson\tPunch\tLa Vie est un zoo\tSouth Park\tLes Simpson Vrak-TV\t16\tÇa plane pour moi!\tFois dans le trouble\tLes frères Scott / Reprises\ten main\tSmallville / L\u2019arbre de Saint-Kilda\t\tSamantha\tFrank vs Girard\tDegrassi, nouvelle entracte Nicolas Houle nhoule@lesoleil.com Des festivals sur le sofa Habituellement, la longue fin de semaine de mai est l'occasion de mettre le cap vers Victoriaville, où l'avant-garde d'ici et d'ailleurs nous décrasse les tympans.Ce ne sera pas le cas cette année.Le Festival international de musique actuelle (FIMAV)prend congé pour se repositionner, une démarche que certains événements d'ici gagneraient à faire.Au lendemain du 25e FIMAV, qui avait été un succès, le directeur général et artistique Michel Levasseur causait la surprise en annonçant que son événement prendrait une année sabbatique.Un financement précaire, combiné à un budget d'exploitation réduit et à la compétition grandissante dans le milieu avait mené à un essoufflement de son équipe.Son idée?Prendre une pause pour repenser le FIMAV (ajout de projections de films, d'installations sonores et d'activités gratuites) et assurer sa pérennité.«Cette décision-là a été très salutaire, constate-t-il aujourd'hui.En plus, la situation économique actuelle et la grippe porcine nous auraient nui.Cette pause nous a permis de faire nos demandes de subventions et de revoir notre financement, qui est assuré pour les deux, trois prochaines années.» 111111il11111 Si l'on regarde ce que le repositionnement d'En- vol et Macadam a donné en 2008, le cas de Victo est prometteur.Le festival qui est né à Limoilou stagnait depuis quelques années et peinait à attirer sa clientèle.Quitter août pour septembre et investir le secteur situé sous les bretelles de l'autoroute Dufferin-Montmorency a visiblement été bénéfique.Le passage de Bloc Party, pour ne nommer que celui-là, a été très couru.D'aucuns diront que l'organisation avait les moyens pour parvenir à ses fins, mais il reste qu'on a pris le temps pour repenser cette manifestation consacrée aux musiques alternatives.Peut-être est-ce maintenant au Festival Off de passer sur le sofa du psy.On s'en rappellera, le Off est né d'une triple insatisfaction il y a six ans : la disparition de la gratuité, ainsi que la discrétion des groupes émergents et du contenu local au Festival d'été (FEQ).À l'époque, le FEQ, contraint de réduire son budget, avait sabré dans sa programmation en salle et en boîte de nuit.Or depuis, on a corrigé le tir.Du coup, le Off n'agit plus comme complément mais devient une sorte compétiteur.Le hic, c'est qu'on ne se mesure pas à armes égales.Certes, le Off a cette année encore de belles trouvailles à partager, mais, comme c'est arrivé ces derniers temps, les bons coups de David resteront dans l'ombre de Goliath.Peut-être qu'une nouvelle case horaire devancée, en juin, serait à considérer.1111111111111 Antenne-A, fondé il y a un peu plus de trois ans, est également dû pour un examen de conscience.Voué à la découverte et aux nouvelles technologies, le festival s'est fait continuellement inventif dans l'offre, mais semble souffrir du caractère pointu de sa programmation ainsi que du fait qu\u2019il arrive, en octobre, à la fin de tous les festivals -et, plus particulièrement en 2008, d'Envol et Macadam.Si, là aussi il faudra se creuser les méninges pour être plus rassembleur et trouver une formule comme un passeport permettant aux visiteurs de faire des découvertes, un constat s'impose : ce ne sont pas uniquement ces festivals, qui servent de tremplin à maintes formations d'ici et d'ailleurs, comme Patrick Watson, Beast et autres Beirut, qui doivent réfléchir à leur avenir, c'est aussi la Ville.Car ne l'oublions pas, une des ambitions du maire Labeaume est de faire de Québec la capitale de la relève culturelle.Avec ces festivals (auquel il faut ajouter l'International de musique folk, qui se cherche quelque peu et qui déménage cet été dans Saint-Roch), une partie des ingrédients est là pour atteindre ce but.Reste à trouver une façon de les coordonner de manière à ce que chacun fonctionne sans nuire à son voisin.Et, bien sûr, à ce qu'un maximum de spectateurs soit au rendez-vous.\u2022MW* Conseil des Arts Canada Council for the Art* du Canada Wff imiki vvit 26 MAI AU INTERNATIONAL DE THEATRE 13 JUIN 2009 À VOIR.LA PREMIÈRE SEMAINE THE SOUND OF SILENCE LA TRAGEDIE COMIQUE Bruxelles, Eve Bonfanti et Yves Hunstad m * V '© Viviane Bolland © Gints Maidens Le Théâtre Périscope vous invite à son activité-bénéfice Soirée de création spontanée Venez encourager nos improvisateurs d\u2019un soir : y n ü Pierre Tremblay directeur général Global tourisme Marcel Noël directeur general Camps de vacances Le grand village O u JL Dino Marzaro président CIOT-Québec Janine Fortin directrice générale Ateliers de communications relationnelles Nancy D\u2019Amours planificatrice financière Groupe Investors Gilles Pelletier directeur marketing Fenestration Artik Entraîneurs : Vincent Champoux et Nancy Bernier Meneur de jeu : Patrick Ouellet Le mercredi 20 mai 2009, à 20 h Salle principale du Théâtre Périscope (Formule cabaret) Billets disponibles au coût de 100 $ (avec reçu d\u2019impôt) Pour information et réservations : 648-9989, poste 21 Merci à nos partenaires: I Desjardins C m*k d'é* nnomi» uiUdiirr rrvrr I Desjardins Cjr*sr du Plateau Stonlcjlm fclo^t_r?\u201d*c.\u201c*\u2018llc le Soleil XQ^r5 Riga, Alvis Hermanis 14 comédiens sur scene.Un pur concentre de bonheur, d espoir de liberté, de musique, de peace and love et de flower power.« C\u2019est étincelant, drôle et poétique.» télérama 28, 29, 30 MAI qîi in vas QUAND TUD8RS / PARCOURS THEATRAL DANS ÊfSÙQIMU RS*\"\"- Ville de mm Québec LE MEILLEUR DU THEATRE I PLUS DE 300 ARTISTES SPECTACLES I LABORATOIRES I LECTURES I RENCONTRES HI 369, rue de la Couronne, 4e etage || 418 (1 888) 529-1996 z g carrefourtheatre.qc.ca Toute la programmation: www.carrefourtheatre.qc.ca \"r,\tM ta Av« la participation de L^UcDcC ta ra Bureau de la Capital-fv.Capitale-Nationale\tville OE Vwstére de ta Culture, des Commuwcations et de la Comfttkm féminine\tLdl.L V«nistére du Tounsme foQuébec 1^1 Patrimoine Canadian Mnartiw HôfilaqG\tC leSoleil Entente 25 MAI J\u2019ACHÈTE! Quebec SS chaos Dans la lignée du indie-rock de Broken Social Scene, la dernière proposition d\u2019Apostle of Hustle délaisse un peu les influences latines des deux précédents efforts, FolkloricFeel (2004) etNational Anthem of Nowhere (2007), au profit d\u2019une éclectique proposition sonore.Cette direction n\u2019a toutefois rien de nouvelle, estime Andrew Whiteman.Vautour musical «Je suis un vautour musical.Le voyage à La Havane qui m\u2019avait amené à créer le groupe m\u2019avait lancé dans cotte trajectoire de rythmiques latines.Je pense que les gens ont pu entendre cela dans le premier album.Sur le dernier disque, je pense que c\u2019est toujours là, que ça s\u2019entend toujours, mais que c\u2019est plus diffus.Mon intérêt pour la musique n\u2019a pas de limites.Il faut dire que je me lasse très rapidement.C\u2019est pourquoi je cherche à être dans le moment.Ce qui sortira à un moment donné est ce qui se retrouvera sur un disque.Par exemple, je suis actuellement passionné par un style de musique grecque que je viens de découvrir à Montréal!» s\u2019est enthousiasmé le musicien.La métropole, on le sent, constitue encore un objet d\u2019émerveillement et de découverte importante pour le guitariste, qui y habite depuis peu.S\u2019il est toujours à apprivoiser ce nouvel environnement, il ne s\u2019y est pas retrouvé totalement étranger à son arrivée.«J\u2019avais déjà des amis à Montréal, dont les musiciens de Stars et des Dears.Et puis, je commence à connaître des gens, la ville.Ce que je sais, c\u2019est que j\u2019ai trouvé là des personnes vraiment intéressées par la musique.J\u2019ai aussi constaté qu\u2019il y avait un courant assez étrange de musique alt-country! La ville a certainement ses propres vibrations.» Et Andrew Whiteman entend bien s\u2019y baigner.À commencer par l\u2019apprentissage de la langue française qu\u2019il espère rapidement parler.Pas question pour lui de se réfugier dans le confort linguistique de la communauté anglophone de Montréal! «Je déteste ccttc attitude.Je pense que c\u2019est la langue qui crée l\u2019homme.Nous sommes tous au service de notre langue.Québec est une province francophone, ce qui offre une expérience unique en tant qu\u2019être humain.Je veux faire partie de ça.» Sur ces paroles, le guitariste interrompt l\u2019entretien.Il est temps pour lui de retourner en studio.Encore une fois, Broken Social Scene l\u2019aura détourné de Apostle of Hustle.Mais pour combien de temps?nglicane 4i8838-6ooo (_'\t31, rue Wolfe, Vieux-Lévis \u2022 KIM é RICHARDSON JAZZ Vendredi 22 mai 418 643-8131 / 1 877 643-8131 Foule cooU 7 forfait 1 S-30 Am j X?\"A9) leSoleil grandtheatre.qc.ca WSTBRl Grand Théâtre de Québec www.diffusionculturelledelevis.ca 20 h - 25 $ lïïlete.clil a.VILIL DE \u201cy«,.\t.^ LÉVIS Québec\"\" 1*1 maranda omoïc enn*u*oioo« leSoleil Jeudi 11 juin, 14 h SHANNON MERCER, soprano et L\u2019ENSEMRLE CAPRICE V ivaldi et sa fiancée secrète Avec des œuvres de Vivaldi, Sammartini, Handel, Caldara et J.S.Bach BANQUE NATIONALE GROUPE FINANCIER leSoleil Ville de Québec Réservations : 418 641-6040 Vendredi 12 juin, 20 h 30 BATACLAN au Café-spectacles Avec Catherine Perrin, Denis Plante et Mathieu Lussier Une rencontre improbable et captivante entre un clavecin, un bandonéon et un basson Au programme: Piazzolla, Villa-Lobos et Hector Ayala PALAIS M( )NTCALM www.palaismontcalm.ca DE L'ART EN BARRE! © Boston acoustics BOSTON ACOUSTICS TVEETWO Barre de son et caisson Boston Acoustics, idéals pour donner un son riche à un téléviseur sans encombrement Installation extrêmement simple, caisson sans fil et pilotage par la télécommande du téléviseur.Un seul fil relie votre téléviseur à i'enceinte principale.Cet ensemble compact procure une ambiance cinéma unique.Avec une puissance de 100 watts et d'aussi impressionnantes qualités musicales, on pourrait dire que c'est de l'art en barre! wm m «% é 369* AU DI 0L IG HT www.audlollght.qc.ca\t^ 355, Marie-de-l'lncarnation, Québec 418 687-9252 (fermé le dimanche) GRAND THEATRE SALLE LOUIS-FRÉCHETTE li ill HIM Photo : JearvBûptisie Aluig, «USA TODAY « HUGH JACKMAN EST ELECTRISANT Paul Ftecher.dahk hohi/ons N LESuRIGINES 13 MAINTENANT À L\u2019AFFICHE! Consultez les guide-horaires ou visitez les sites web suivants: cineplex.com.cinemasfortune.ca.enprimeur.ca Indépendance d'esprit Claire Martin a trouvé dans les livres le bonheur qui a manqué à son enfance.Adulte, affranchie de sa famille, elle a su se bâtir une vie heureuse.Et une solide indépendance d\u2019esprit.Ses prises de position contre l\u2019usage du jouai, par exemple, lui ont valu des injures.«On m\u2019a injuriée, mais ça me passait par-dessus la tête.Je me disais que le jouai allait mourir.Et d\u2019ailleurs, il est pas mal mort.Aujourd\u2019hui, on parle une sorte de langage familier.Le jouai n\u2019est que du mauvais français», dit-elle avec conviction.De la même manière, dans les années 40, Mme Martin savait s\u2019affirmer devant ses collègues annonceurs à Radio-Canada, indignés de savoir qu\u2019elle, une femme, gagnait le même salaire qu\u2019eux.«Il y a un certain bonheur d\u2019avoir gagné sa liberté.Aujourd\u2019hui, ce n\u2019est pas un gros combat, elle est là la liberté, elle vous attend.Moi, j\u2019ai travaillé fort pour ça», dit-elle.Claire Martin peut plonger pendant des heures dans ses souvenirs.Quatre-vingt-quinze ans de vie, c\u2019est une mine d\u2019or de souvenirs, et Claire Martin, c\u2019est un peu d\u2019histoire dans l\u2019histoire d\u2019une vie.Mais elle sait aussi regarder devant.Elle a publié sept livres au cours des 10 dernières années et elle a amorcé récemment l\u2019écriture d\u2019un nouveau roman.Elle a beau dire qu\u2019elle est vieille maintenant, elle ne l\u2019est pas encore assez pour ranger son stylo.au générique Cote:**** Titre : Quand je serai vieille, je rangerai mon stylo Genre : documentaire Réalisateurs : Jean-Pierre Dussault et Jean Fontaine Salle : Cartier Classement : général Durée : 52 minutes On aime : le personnage, la mise en contexte historique et sociale On n'aime pas : On aurait apprécié un ou deux points de vue de plus sur sa place dans la littérature entrevue TERMINATOR RÉDEMPTION Bruit, fureur, métal et feu MARC-ANDRE LUSSIER La Presse LOS ANGELES \u2014 Quand McG s\u2019est envolé vers l\u2019Angleterre afin d\u2019aller lui proposer un rôle dans un nouveau Terminator, Christian Baie, l\u2019interprète de Batman dans Batman Begins et The Dark Knight, a beaucoup hésité.«Ce n\u2019est pas tant le fait de participer à une autre franchise qui me préoccupait alors, expliquait Facteur la semaine dernière au cours d\u2019une rencontre de presse tenue à Los Angeles.À cet égard, je ne calcule rien.Mais quand on m\u2019a offert le rôle une première fois, j\u2019estimais que la trilogie se suffisait à elle-même, qu\u2019il n\u2019y avait rien de nouveau à ajouter.Cela dit, les producteurs et McG se sont montrés convaincants!» McG, de son vrai nom Joseph McGinty Nichol, a d\u2019ailleurs emprunté une approche complètement différente de celle qu\u2019a adoptée J.J.Abrams pour le récent Star Trek.Alors que ce dernier s\u2019est appuyé sur sa relative indifférence envers la série pour relancer la franchise de façon éclatante, McG affiche sans réserve son admiration pour les trois films de la série Terminator, particulièrement les deux premiers, réalisés par James Cameron.Mais comment relancer au cinéma une franchise dont le récit ne semble plus offrir de nouvelles pistes?La fin du monde n\u2019est-elle pas suivenue dans Terminator 3 : Rise of the Machines, le troisième volet réalisé il y a six ans par Jonathan Mostow?Les scénaristes John Brancato et Michael Ferris \u2014 les mêmes qui avaient écrit le troisième épisode \u2014 ont trouvé la solution en campant une nouvelle intrigue dans un monde apocalyptique.En 2018, soit 14 ans après le fameux Jour du jugement et la victoire de la machine sur l\u2019homme, Sky-Nel a décidé d\u2019en finir avec les survivants.La lutte sera féroce et sans merci, McG concoctant volontairement un film à sensations fortes.Une orgie de bruit, de fureur, de métal et de feu.En même temps, celui qui a d\u2019abord fait sa marque dans le monde du clip avant de réaliser Charlie\u2019s A ngels et We A re Marshall tenait à ce que le récit soit aussi très fort sur le plan dramatique.Au point où il pourrait se suffire à lui-même, même sur une scène de théâtre! «Euh.on ne parle quand même pas d\u2019un texte de Brecht ici! commente Baie en ramenant les choses dans leur plus juste perspective.C\u2019est Termi-natorl Cela veut dire que l\u2019on entraîne le spectateur dans une randonnée de montagnes russes.Je vois mal comment nous pourrions transposer cela sur une scène!» D\u2019autant plus que McG tenait aussi à mettre l\u2019accent sur l\u2019aspect sensoriel de l\u2019histoire en plongeant les acteurs dans un contexte bien réel.Entre bonnes mains La présence d\u2019un acteur de la trempe de Christian Baie, dont l\u2019intensité est notoire, a bien entendu poussé les artisans à modifier leur approche sur le plan créatif.«Christian n\u2019est pas intense, rectifie McG.Je dirais plutôt qu\u2019il est dévoué.Dévoué au film principalement.» Baie a ainsi emmené avec lui Jonathan Nolan, frère de Christopher et coscénariste de The Dark Knight, afin de retravailler le scénario de Terminator rédemption.«Très franchement, je ne pensais pas qu\u2019on pourrait tirer quelque chose de bien au départ, explique Facteur.C\u2019est la raison Arnold Schwarzenegger ne joue aucun rôle mais il a donné son accord pour que des scènes tirées des vieux films puissent être insérées dans ce nouvel épisode * pour laquelle j\u2019ai d\u2019abord refusé.Plusieurs fois.Puis, la grève des scénaristes est survenue.À mon sens, cette pause fut très bénéfique pour le film.Aussi, McG est un rassembleur hors pair.Alors j\u2019ai finalement pris le risque, même si, dans mon entourage, on se montrait plus sceptique.Plus on fait preuve de scepticisme autour de moi, plus j\u2019ai envie de me lancer! Je crois que la franchise est entre bonnes mains.» McG reconnaît que la présence de Baie, Facteur qu\u2019il souhaitait recruter dès le départ, a modifié le cours des choses.«Tout simplement parce qu\u2019au début, nous lui avons offert le rôle de Marcus Wright!» explique le cinéaste.Wright, un nouveau personnage, est le pivot de cette nouvelle intrigue.Ce condamné à mort resurgit du passé et se retrouve dans ce monde pour le moins étrange, avec à la clé une mission dont John Connor, le personnage qu\u2019incarne finalement Baie, aura du mal à saisir la teneur.«Dans la première version, Marcus occupait une place plus importante que John dans le récit, ajoute McG.A partir du moment où Christian a manifesté le désir d'incarner John plutôt que Marcus, il a fallu réaménager le script.» L\u2019acteur australien Sam Wor- La présence d'un acteur de la trempe de Christian Baie, dont l'intensité est notoire, a poussé les artisans à modifier leur approche sur le plan créatif.«Christian n'est pas intense, rectifie le réalisateur McG.Je dirais plutôt qu'il est dévoué.Dévoué au film principalement.» thington a été choisi pour incarner Marcus Wright.Le jeune acteur est aussi la vedette du très attendu Avatar, le nouveau film de James Cameron, le créateur de Terminator.«James est tellement pris par la postproduction d A vatar qu\u2019il n\u2019a pas vraiment le temps de se préoccuper de Terminator 4, observe Facteur.Cela l\u2019intéresse, bien sûr, mais il regarde tout cela de loin.» Quant à Arnold Schwarzenegger, qui fut des trois premiers opus avant de se lancer en politique et d\u2019être élu gouverneur de l\u2019Etat de la Californie, un rôle lui a évidemment été offert, «Arnold aurait bien voulu participer mais il trouvait un peu délicat de laisser son poste une journée ou deux pour venir sur un plateau de cinéma.Il craignait que les Californiens estiment qu\u2019il perdait son temps.11 nous a toutefois donné son accord pour que des scènes t irées des vieux films puissent être insérées dans ce nouvel épisode.» Terminator rédemption (v.f.de Terminator Salvation) prend l\u2019affiche le 21 mai.Les frais de voyage ont été payés par Warner Brothers.Al 9\tleSoleil arts magasine samedi 16 mai 2009 A20 film de la semaine 2022211 ¦¦ Uim superproduction estivale pleine de vitalité et d'ambition.De la science-llction énergique et somptueuse.» ?USA TODAY STIk Sntî ÎJork Simcs \u201c Un coup d\u2019éclat brillant et génial.> « J'ai quitté le clne rayonnant et teleporte.\u2022* /-NTODAY People « Explosif dans tous les sens du terme.« Ingénieux et contagieux.»> EfltBPlalUfliefll W66kty Newsweek - Hyper cool.Une irrésistible invitation au plaisir.Star Trek est do retour.A L'AFFICHE DANS LES CINÉMAS IMAX* rXÎiofn ET POUR UN TEMPS LIMITÉ.FAITES EN L'EXPÉRIENCE EN RVIAX'\tDES PME MAS JEANNE HIPPOIÏTE EMMANUEUE DOMINIQUE MOREAU GIRARDOT DEVOS BLANC LA GRÈVE DE LA FAIM CRITIQUE nprovencher@lesoleil.corn «DRdliET CHARMANT.UN FILM À VOIR ! i WNYX-TV ZAOEFRON ENCORE Version trançaoe québécoise do 1/Afin ¦ vers-on ofiO'rèlér|véWB[ iiresirançais qs i ¦BD GAGNEZ 1700$ I- .am^iNAGE chez VIRÉE - f MAGASINAGE Version française québécoise de Gbcsrs Of Grtfrwws FOCUS www.thelimitsofcontrol.com iMUTfJ f SELECTION OfrtClEllE V, Sf SÉLECTION OFFICIELLE n r* n i i li o.h tahaiixa UN FILM DE AMOS GITAI D\u2019APRÈS UE ROMAN DE JÉRÔME CLÉMENT (ed.GRASSET FASQl'ELLE) DANIEL DUVAL, DENISE ARON SCHROPFER, SAMUEL COHEN, MOUNA SOUALEM H3B gcw™\t£ le.France\tMIM PHSg' lT;7|r\"l \\M À L\u2019AFFICHE DÈS LE VENDREDI 22 MAI! | Dans un plan d'anthologie de 22 minutes, Bobby Sands (excellent Michael Fassbender) fait part de son projet de grève de la faim à un prêtre (Liam Cunningham, de dos).Une véritable partie d'échecs morale, où le futur martyr et le religieux exposent chacun leurs arguments.uissant, solide, déstabilisant.La (/rêve de la faim (Hunger) est tout cela et plus encore.Le réalisa- ! «HILARANT ET RÉCONFORTANT.ZAC EFRON EXCELLE!» «LA COMÉDIE ROMANTIQUE LA PLUS SÉDUISANTE DE L\u2019ANNÉE» Isaach\t,\tTilda\tJohn DEBANKOLE SWINTON HURT , Gui\tBill GARCIA BERNAL MURRAY EXTREMEMENT DIVERTISSANT FOX-TV \u201cUN THRILLER CAPTIVANT ET I VISUELLEMENT % Ç.FASCINANT.\" «LE FEEL-GOOD MOVIE DE L ANNEE.» TRIBUTE TV UN MERVEILLEUX FILM AMUSANT! ABC-TV .11 ES TIMES \u201cDE HAUT CALIBRE!\u201d LIMITES DU CONTRÔLE l/OIC f \u201cLE FILM ULTIME DE JIM JARMUSCH.ÉLECTRIQUE!\" www.17agammovie.com G PRESENTEMENT A L'AFFICHE! = PRESENTEMENT A L'AFFICHE L'AFFICHE DES LE 22 MAI MILLËNIUM LE FILM ., LE livre culte 1 # AU CINÉMA DÈS LE 29 MAI! d'oprès le roman de STIEG URSSON 'US HOMMES OUI N'AIMAIENT PAS LES FEMMES' peiUié o.x Ediliom .K TES SUD teur britannicpie Steve McQueen livre une œuvre coup de poing qui laisse le spectateur en état de stupeur.Cœurs sensibles s\u2019abstenir.Gagnant de la Caméra d\u2019or à Cannes l\u2019an dernier, remis au meilleur premier film, McQueen (aucun lien de parenté avec le défunt acteur américain) montre dans toute sa dureté le combat (véridique) des activistes de l\u2019Armée républicaine irlandaise pour faire reconnaître leur statut de prisonniers politiques, à la pinson de Maze, en 1981.Leur chef de file est un dénommé Bobby Sands (excellent Michael Fassbender).Les prisonniers useront de moyens peu usuels.Ils commenceront par une grève de l\u2019hygiène et de l\u2019uniforme.Ils videront leurs bassines d\u2019urine dans les couloirs, maculeront les murs de leurs cellules de sang et d\u2019excréments, laisseront pourrir leur nourriture.Les gardiens devront faire preuve de violence pour les laver, à grands coups de brosse.Étape ultime Devant l\u2019intransigeance des autorités britanniques, Sands et ses neuf compagnons passeront à l\u2019étape ultime, celle du sans-re-tour : la grève de la faim.Dans un plan d\u2019anthologie de 22 minutes, Sands fait part de ses motifs à un prêtre (Liam Cunningham).Une véritable partie d\u2019échecs morale, où le futur martyr et le religieux exposent chacun leurs arguments.Mais pour le futur martyr Sands, déterminé, son corps est le moyen absolu de servir une cause plus gi-ande que sa propre vie.C\u2019est le souffle coupé que le spectateur sera témoin de son agonie.Pendant 66 jours, il se privera de toute nourriture.(McQueen a suspendu le tournage pendant deux mois afin de permettre à Fassben- der d\u2019atteindre une maigreur anorexique, à 59 kilos).Lorsqu\u2019on le voit, nu et décharné, pei-du dans des cauchemars annonciateurs de la mort, le choc est total.Avec une économie de mots \u2014 de longs passages en sont dépourvus \u2014, McQueen témoigne également de l\u2019existentialisme des gardiens de la pi-ison.Le début du film consacre d\u2019ailleurs de larges pans à l\u2019un d\u2019entre eux (Stuart Graham), découragé et exténué par tous les actes qu\u2019il doit poser à l\u2019égard de ces prisonniers récalcitrants.En outre, les longs plans silencieux sont autant de caisses de résonance des moments de bruit et de fureur.Si ce film n\u2019est pas la perfection, il s\u2019en approche dangereusement.Premier plan Un homme lave ses mains ensanglantées dans un lavabo.Il se regarde dans le miroir.au générique Cote:***** Titre : La grève de la faim (Hungei) Genre : drame Réalisateur : Steve McQueen Acteurs : Michael Fassbender, Liam Cunningham, Stuart Graham, Brian Milligan et Liam McMahon Salle : Le Clap (version originale anglaise avec sous-titres français) Classement : 13 ans Durée :lh40 On aime : la puissance évocatrice de la mise en scène, le jeu de Michael Fassbender, le fabuleux face-à-face entre Bobby Sands et le prêtre, la finale choc On n'aime pas : - theatre LA TRAGÉDIE COMIQUE AU CARREFOUR Retour sur un jour de grâce |EAN STHILAIRE jsthMreigilesoleil.com Le temps était frisquet en ce début de juin 1992.Le Carrefour international de théâtre naissant attendait la chaleur d\u2019un grand moment.Celui-ci s\u2019est produit à l\u2019ancien refug'e de la Bordée, rue Saint-Jean, sous les humbles atours du solo La tragédie comique.L\u2019incandescent acteur Yves Hunstad y officiait.Il portait un nez de bois et un costume sans âge et moissonnait l\u2019or de ses doutes semés devant un petit rideau, au milieu d\u2019un lutrin, d\u2019un risible coussin et d\u2019un balai fatigué.Rarement ai-je eu depuis l\u2019impression d\u2019une fusion aussi totale de la scène et de la salle.On aurait dit que l\u2019acteur arrachait son spectacle mot à mot au sentiment, tragique de la vie.Et dans ses efforts, nous reconnaissions les nôtres, nos luttes avec nos démons et notre désir de donner forme à nos rêves réticents.C\u2019était drôle et bouleversant, on riait aux larmes.Dix-sept ans après ce jour de grâce, 21 ans après l\u2019avoir créée, Hunstad revient jouer La tragédie comique au Carrefour.Il se produira le 26 mai, puis du 28 au 30, à la salle Multi de Méduse.Faites l\u2019impossible pour ne pas vous reprocher d\u2019avoir raté ce diamant d\u2019émotion et de communion artistique qu\u2019Hunstad et sa metteure en scène (et conjointe) Ève Bonfanti croyaient avoir remisé à jamais en 1995, après 550 ou 600 représentations, ils n\u2019en tiennent pas le compte.Ils l\u2019ont réactivé «pour le plaisir», dit Yves Hunstad, mais d\u2019abord parce que «beaucoup de gens nous le demandaient».Nous joignons le couple par téléphone, au lendemain de son retour de Tahiti où il a donné la pièce.Sur la route où, la voiture rangée sur le côté, l\u2019acteur nous dit que le dilemme de reconduire ou de recréer la pièce ne s\u2019est pas posé.«Nous avons comme principe de jeu à la Fabrique imaginaire (leur compagnie, en Belgique) de recréer nos spectacles à chaque représentation, de faire en sorte qu\u2019on ait l\u2019impression qu\u2019ils ne ff Notre passage chez vous a été important pour La tragédie comique, qui reste le spectacle qui a scellé notre avenir dans la création, à Ève Bonfanti et à moi» - Yves Hunstad sont joués qu\u2019une seule fois, dit-il.On le joue tel qu\u2019on le jouait avant.On l\u2019a d\u2019ailleurs très peu travaillé.» Le passage du temps a été sans effet?\u2014\tOn nous dit que non.Enfin, je suis mal placé.Qu\u2019en dis-tu, Ève?.\u2014\tIl doit y avoir quelque chose, mais apparemment, il n\u2019y en a pas.La tragédie comique forme une somme sur le théâtre avec Du vent.des fantômes ci Au bord de l\u2019eau, des spectacles qu\u2019on a aussi vus au Carrefour.«On ne l\u2019a pas reprise pour se lancer de nouveau dans la folie des tournées, mais pour s\u2019installer comme on va le faire en février, au Théâtre de l\u2019Ouest parisien, et jouer l\u2019intégrale de la trilogie, explique encore l\u2019acteur.Pour ça et pour des moments exceptionnels comme le Carrefour.On garde un très, très bon souvenir de Québec.Notre passage chez vous a été important pour La tragédie com ique, qui reste le spectacle qui a scellé notre avenir dans la création, à Ève Bonfanti et à moi.» En le remontant, le duo s\u2019est rendu compte qu\u2019il était resté imprégné du spectacle.«Ça faisait 15 ans qu\u2019on ne l\u2019avait joué et on a eu l\u2019impression que ça pouvait être six mois, dit Eve Bonfanti.C\u2019est peut-être ça le miracle du temps : 15 ans vous semblent comme.24 heures.» Voyage La Fabrique imaginaire s\u2019amène au Carrefour avec deux spectacles.Elle donnera aussi le premier épisode de Voyage les 3 (19h), 5 (21h) et 6 juin (15h), à la Bordée.Voyage est le rejeton d\u2019«unc nouvelle aventure d\u2019écriture pour Ève et.moi, explique Hunstad.Notre trilogie porte sur les relations du théâtre avec le public et là, on a écrit une épopée dont la thématique centrale ne parle plus du tout du théâtre, mais de l\u2019humain.Nous voulions créer sur le cerveau, la science nous attire beaucoup.».«On s\u2019est penché sur la relativité du temps», enchaîne Ève Bonfanti, qui signe avec Hunstad la conception, la mise en scène et la scénographie de ce spectacle créé fin 2007.«Le temps est souvent au cœur de nos projets et on se penche ici sur la perception ¦xüyji SU toit -.S -V' des différents temps.Ça parle de mémoire, de projection dans le futur, de la simultanéité des temps différents de deux personnes, comme de 200 personnes vivant côte à côte.» «Dans Voyage, on a essayé de travailler sur la collision des temps», dit-elle encore.Dans cette pièce qui se veut le premier volet d\u2019une nouvelle t rilogie, on va à la rencontre «d\u2019une vie plus directe que dans la trilogie (initiale).On a exercé une grande attention sur les réactions de la conscience et de l\u2019inconscient dans le travail préparatoire».Yves Hunstad et sa metteure en scène (et conjointe) Ève Bonfanti croyaient avoir remisé la pièce à jamais en 1995, après 550 ou 600 représentations, ils n'en tiennent pas le compte.- photo LOLA BONFANTI Spectacle déterminant C\u2019était en 1992, le Carrefour international venait remplacer la Quinzaine internationale, il était pour ainsi dire sur la sellette.11 avait affiché de grands spectacles : Le songe d'Isabelle Pous-seur, Don Juan revient de guerre de Stéphane Braunschweig, L'histoire de l'oie des Deux mondes.De moins concluants, dont Alanienouidet, où l'art sorcier de Robert Lepage était resté en demi-teinte.Il lui fallait un spectacle incontestable qui ferait taire les «oui, mais.».Cette oeuvre étendard a été La tragédie comique, d'Yves Hunstad et Ève Bonfanti.Le Carrefour eut survécu sans cette pièce, mais sa dette à \u2022 son endroit est grande.«Il y a eu une telle unanimité derrière V ce spectacle que ça a contribué à asseoir la crédibilité artistique du Carrefour», reconnaît Bernard Gilbert, cofondateur de la manifestation et son premier directeur général.«Et ça a été plus efficace encore quand il est revenu à l'automne 1993», affirme-t-il.Hunstad avait alors écumé le Québec, jouant 36 fois dans 18 villes.À guichets fermés le plus souvent.«Il aurait pu faire trois semaines de supplémentaires au Monument national!» lance celui qui est au- jourd\u2019hui directeur de production-opéra chez Ex Machina.L'opération avait valu le Masque de la meilleure production internationale et le Prix de la tournée de la bourse RIDEAU.La tragédie comique a été un cheval de Troie.Bernard Gilbert rappelle que les théâtres étrangers ne tournaient pas au Québec à l'époque.Il se souvient du reste que «les diffuseurs n'avaient pas tous embarqué spontanément» dans l'aventure.Il juge brillante l'idée de ramener La tragédie comique.«Je l'ai vue au moins sept fois, je vois mal que les gens soient blasés d'un tel spectacle», dit-il.Il note par ailleurs que le public s'est renouvelé en 17 ans et croit que les jeunes spectateurs vont découvrir un propos et un acteur bouleversants.Il y a une manière d'attentat contre un idéal à reprendre un tel spectacle.Bernard Gilbert ne craint-il pas de voir s'ébrécher un cher souvenir?Il y a un risque, mais si petit.renvoie-t-il.Sa confiance en Hunstad est absolue.Les grands artistes ne pactisent pas avec le compromis.Il y a peu de temps, il a vu, au Teatro Piccolo de Milan, Ferruccio Soleri refaire, à 77 ans, le rôle-titre de Y Arlequin serviteur de deux martres de Strehler.Soleri l'a joué plus de 2650 fois dans 42 pays depuis 1963.La production n'accuse pas la moindre ride, dit-il.Jean St-Hilaire A21 leSoleil arts magazine samedi 16 mai 2009 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