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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Arts magazine
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 2011-11-05, Collections de BAnQ.

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[" PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET leSoleil samedi 5 novembre 2011 Cahier n prestos ^36 à ^ magazine André-Philippe Gagnon s'est fait rare ces dernières années, succès américain oblige.Mais le natif de Québec revient chez lui (temporairement) avec un tout nouveau spectacle, axé sur la nouvelle réalité des réseaux sociaux qui lui permet d'imiter quantité d'«amis».Et de s'offrir un clin d'œil envers Québec qu'il a révélé au Soleil en entrevue, en pages A2 et A3.UN IMITATEUR pas comme les autres Musique Cœur de pirate embrasse la pop rétro sur Blonde A5 Musique Isabelle Boulay découvre le meilleur des deux mondes A6 leSoleil arts magazine samedi 5 novembre 2011 André-Philippe Gagnon André-Philippe Gagnon est un réseau social.Si son nouveau spectacle s\u2019intitule ainsi, ce n\u2019est pas parce que l\u2019imitateur est particulièrement actif sur les Face-book et Twitter.«Pas assez! lance-t-il.Faut vraiment que je m\u2019y mette.» L\u2019idée du titre vient plutôt de son scripteur, Stéphane Laporte, qui a vu dans la multitude de voix et de personnages interprétés par Gagnon une ressemblance avec les «amis» rassemblés sur Face-book.Dans la réalité, l\u2019imitateur l\u2019avoue sans gêne, sa fille lui a déjà tapé sur les doigts pour son manque d\u2019assiduité sur Twitter.Pour lui donner une occasion de pratiquer ses aptitudes de ga-zouilleur, Le Soleil lui a demandé de résumer son spectacle en 140 caractères ou moins : «De nouvelles imitations qui, en première partie, se collent bien sur l\u2019actualité québécoise, avec une deuxième partie qui est l\u2019histoire de la musique rock présentée par CHRONOLOGIE 17 décembre 1960 Naissance à Loretteville.1985 La carrière d'André -Philippe Gagnon décolle au ^ ^ Festival international Juste pour rire f de Montréal, alors qu'il interprète sa , fameuse\t\\ imitation de\tm We Are the World.Il est\tÎj invité à l'émission américaine Tonight Show, une vitrine ^ mondiale grâce à laquelle il est Æ propulsé.\tB L'imitateur n'a pas abandonné l'idée de revenir habiter à Québec lorsqu'il aura moins d'engagements à son agenda.- PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET Y H JfjralK GENEVIÈVE BOUCHARD gbouchard@lesoleil.com IMITATEUR SES «AMIS» Elvis Gratton», a-t-il tenté.Bon, ça fait 183 caractères, mais on lui pardonne! Originaire de Loretteville, André-Philippe Gagnon reviendra les 11 et 12 novembre dans sa ville, plus précisément au Grand Théâtre, pour offrir ses nouvelles imitations.Il estime à une centaine le nombre de voix qu\u2019il reproduit au fil de ce spectacle.Il y en a de nouvelles, comme Susan Boyle, Bruno Mars, Cœur de pirate ou Lise Dion.Gagnon s\u2019en donne à cœur joie avec une galerie de personnages liés au hockey (Jacques Martin, Michel Bergeron, Jean Perron, Ron Fournier, Mario Tremblay, Georges Baraque), mais il ne boude pas non plus la chanson francophone, mise en évidence grâce à son décor composé d\u2019écrans qui reproduisent l\u2019interface d\u2019un iPod géant.«On se permet d\u2019avoir des Pierre La-pointe, Dan Bigras, Joe Dassin, Julien Clerc et compagnie», note celui qui fait aussi toujours une place à son célèbre son de saxophone.Signe du temps qui passe et du public qui se renouvelle, We Are the World, le classique des classiques qui l\u2019a propulsé dans la célébrité ici et aux États-Unis il y a 25 ans, n\u2019est plus un incontournable.«Il y a toujours une bonne partie des gens dans la salle qui savent c\u2019est quoi, mais il y a une autre partie qui vient d\u2019une autre génération, explique-t-il.We Are the World, c\u2019était en 1985.Et ce n\u2019est pas passé si souvent à la radio depuis.Pour les gens de 18 ou 20 ans, ce n\u2019est pas toujours évident.» De Québec à Las Vegas.à Québec! Après avoir vécu à Las Vegas pendant plusieurs années, André-Philippe Gagnon est maintenant installé à Montréal, dans le but, notamment, de faciliter ses nombreux déplacements.S\u2019il nous revient avec un nouveau spectacle en français, l\u2019artiste n\u2019a pas délaissé ses fans anglophones : il mène de front une carrière dans les deux langues officielles.Avec le spectacle One Man Hit Parade, il continue à tourner au Canada anglais et aux États-Unis, où il a récemment noué des liens avec un producteur de Boston.Qui dit double public dit double préparation.«C\u2019est stressant! s\u2019exclame-t-il.Tu ne veux pas décevoir ta gang, ton premier public qui t\u2019a encouragé.Tu veux les surprendre encore.Ils le savent que tu fais le sax, que tu fais Barry White.Il faut arriver avec d\u2019autres voix.Pendant ce temps-là, aux États-Unis, tout ce que je présente est nouveau.Ici, il faut en faire davantage.C\u2019est un bel exercice.» L\u2019imitateur n\u2019a toutefois pas abandonné l\u2019idée de revenir habiter par ici lorsqu\u2019il aura moins d\u2019engagements à son agenda.«Je viens souvent à Québec avec la famille, assure-t-il.Je connais bien la ville.Ça serait le fan de revenir dans le coin.Je m\u2019installerais peut-être dans le bout de Sainte-Brigitte-de-Laval.C\u2019est pas trop loin de la ville.J\u2019y pense, à revenir ici, quand la carrière sera moins folle.» André-Philippe Gagnon suit l\u2019actualité de la capitale et se réjouit de la lancée que savoure Québec depuis son 400e anniversaire.Il n\u2019a que de bons mots pour la promenade Samuel-De Champlain et s\u2019est aussi laissé inspirer par le maire Régis Labeaume, qu\u2019il a jugé assez connu pour être caricaturé aux quatre coins de la province.ff De nouvelles imitations qui, en première partie, se collent bien sur l'actualité québécoise, avec une deuxième partie qui est l'histoire de la musique rock présentée par Elvis Gratton 11 - André-Philippe Gagnon, en parlant de son nouveau spectacle «Il a le même accueil chaleureux partout, se réjouit l\u2019imitateur.Tout le monde l\u2019aime, tout le monde comprend le personnage : \u201cC\u2019est à Québec que ça se passe.Ici, on l\u2019a l\u2019affaire.Québec est la nouvelle Rome, et Régis régit tout!» K 1986-1991 Tournées à travers le monde.André-Philippe Gagnon enchaîne les spectacles en français et en anglais.Au Québec et ailleurs, il joue souvent à guichets fermés.Les trophées lui tombent dans les bras.1991 André-Philippe Gagnon est invité par Brian Mulroney, alors premier ministre du Canada, à présenter un spectacle lors de la visite au Canada de Lady Diana et du prince Charles.1994 Son troisième spectacle - Toute ressemblance avec des personnes connues est ben de valeur pour eux autres! - est couronné de succès et est consacré spectacle de la décennie.Percée très remarquée en Europe, particulièrement à Bruxelles et à Paris.Tournée mondiale.Les prix pleuvent encore.1997 Le célèbre spectacle Le show international signé Stéphane Laporte, démarre très fort à Montréal avant de partir au Canada, aux États-Unis et en Europe pendant plusieurs années.En 1998, André- Philippe Gagnon partage la scène avec Céline Dion pour une tournée mondiale.1999-2003 Le public de Las Vegas ne veut plus lâcher l'humoriste.Mais il repart sur la route pour une tournée de deux ans.2006-2008 André-Philippe Gagnon revient au Québec et au Canada francophone avec un spectacle exclusif comprenant les plus grands numéros de sa carrière.En 2007, il reçoit l'Olivier du spectacle le plus populaire de l'année.2010-2012 Tournée au Canada, au Québec et en France, avec son dernier spectacle, André-Philippe Gagnon est un réseau social.Sophie Call A3 leSoleil arts magazine samedi 5 novembre 2011 A4 leSoleil culture France : des catholiques déchaînés contre une pièce de théâtre PARIS \u2014 Une nouvelle manifestation de catholiques contre une pièce qu\u2019ils jugent blasphématoire du dramaturge italien Romeo Castellucci, a eu lieu mercredi à Paris.Quelque 150 catholiques traditionalistes ont mani- festé dans le calme devant le 104, une salle de spectacles du nord-est de Paris, où se joue la pièce Sur le concept du visage du fils de Dieu.Après une série de représentations au Théâtre de la Ville, dans le centre de la capitale, régulièrement perturbées par des fidèles dénonçant le caractère blasphématoire de la pièce, Sur le concept du visage du fils de Dieu est désormais programmée au 104 jusqu\u2019à demain.Ces chrétiens jugent offensantes pour leur AU MUSEE DE LA CIVILISATION 1 ^\tUne présentation de NOUVELLE EXPOSITION S'ARRÊTER, REGARDER, ÉCOUTER, SE DIVERTIR ET RÉFLÉCHIR.Depuis 75 ans, Radio-Canada est l'un des témoins importants de l'évolution de la société.À l'aide d'archives radio et télé, d'objets, de témoignages de spécialistes, l'exposition met en évidence le travail des artistes et des artisans de la société d'État, qu'ils soient devant la caméra, derrière le micro ou qu'ils travaillent en coulisses.Une exposition conçue et réalisée par le Musée de la civilisation avec la participation de Radio-Canada.mcq.org IM «\u2022Il 1VP RADIO TÉLÉVISION INTERNET leSoleil Partenaire de la programmatio ALCOA MUSEE DE LA CIVILISATION Québec « « Le Musée de la civilisation est subventionné par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.religion les dernières minutes de la pièce, où un visage géant du Christ semble souillé par des excréments, scène qui se veut un écho de la souffrance des deux personnages, un vieillard incontinent et son fils qui le lave et le change.Les manifestants, souvent jeunes et portant des cierges, des missels, des chapelets et des crucifix, se sont réunis devant l\u2019une des entrées de la salle de spectacle en chantant des cantiques, dont Je suis chrétien, voilà ma joie.Ils étaient rassemblés derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire : «Chrétiens et fiers de l\u2019être».Entre deux cantiques, ils proclamaient «Christianophobie, ça suffit».Parmi eux se trouvaient quelques prêtres en soutane.À genoux, les manifestants ont récité des prières.Des prises de parole ont aussi eu lieu, faisant référence aux martyrs chrétiens.Pour éviter d\u2019éventuels incidents, environ 120 policiers et gendarmes avaient été mobilisés, afp Un Degas ne trouve pas preneur Une sculpture en bronze d'Edgar Degas représentant une jeune ballerine n'a pas trouvé preneur lors d'une vente aux enchères d'oeuvres impressionnistes et d'art moderne organisée mardi à New York par Christie's.Aucune offre n'a été proposée pour la Petite danseuse de 14 ans, qui avait été estimée entre 25 et 35 millions $.L'oeuvre d'un mètre de haut présente une jeune ballerine vêtue d'un tutu en tissu, les cheveux noués à l'arrière par un ruban de satin.Après la mort de l'artiste français en 1917, ses héritiers possédaient 28 versions en bronze, dont la plupart ont rejoint des musées.AP musique Pour son second album, la jeune prodige de la chanson québécoise propose des pièces à la facture pop rétro et aux arrangements plus orchestrés, photo pascal ratthé «fe / mm Wi Æïf f ¦¦SI ¦Z/.- \u2014 \t \t CŒUR DE PIRATE Dans la tête d'une blonde GENEVIÈVE BOUCHARD gbouchard@lesoleil.com Blonde.Pas comme dans la couleur de cheveux, mais comme dans le statut social.Être la blonde de l\u2019un, l\u2019exblonde de l\u2019autre.Pour son très attendu deuxième album, en magasin le 8 novembre, la chanteuse Cœur de pirate a analysé le sujet sous toutes ses coutures.La jeune prodige de la chanson québécoise (quelque 600 000 exemplaires de son premier album vendus de part et d\u2019autre de l\u2019Atlantique) s\u2019est un peu détachée du piano qui l\u2019a fait connaître pour pondre une série de pièces à la facture pop rétro et aux arrangements plus orchestrés.Elle s\u2019est entretenue avec Le Soleil pour parler de son virage musical, de l\u2019inévitable pression du deuxième album et des défis qui viennent avec le succès instantané.Q Votre deuxième album était très attendu, autant ici qu'en France.Comment avez-vous géré ces attentes pendant sa création?R je n'y ai pas trop pensé quand j'écrivais les chansons, j'écris quand il m'arrive quelque chose, Ça m'aide à comprendre ce qui se passe dans ma vie, je n'ai pas de filtre quand j'écris, Au moment de livrer les chansons, je me suis demandé si ça valait la peine de faire un deuxième album, j'ai pensé à mes fans, j'ai pensé à ceux qui écoutent mes nouvelles chansons en concert depuis trois ans, je leur devais peut-être de leur montrer le potentiel de ces chansons-là, Q Après le succès de votre premier album, vous vous êtes vraiment demandé si ça valait la peine d'en faire un autre?R On se pose toujours un peu la question, La raison pour laquelle j'écris est très égoïste, j'écris pour moi, La raison pour laquelle je les ai enregistrées, c'est pour les fans, Oui, la question s'est posée, S'il n'y avait eu personne qui attendait un deuxième album, je ne l'aurais pas fait, C'est tout, Q L'album Blonde montre un virage considérable.On ne savait pas trop où vous alliez rebondir, vous avez choisi la pop rétro.j'ai fait un grand bond, j'ai laissé le piano un peu derrière, Et c'est tant mieux, j'ai retrouvé le piano comme si c'était un vieil ami et non une béquille ou une armure, je me suis cachée derrière le piano beaucoup, [Maintenant], je l'ai intégré comme il se doit d'être là, Q Vous dites que vous écrivez beaucoup sur ce qui se passe dans votre vie.Forcément, vos chansons vous représentent bien.C'est vrai pour chaque pièce?R Cet album-là est un peu un album concept, Les chansons parlent de toutes les phases d'une relation, de la rencontre à la rupture, Après la rupture, il y a des moments où tu voudrais que l'autre disparaisse, Il y a des phases où tu es hyper nostalgique, où tu essaies de reconquérir l'autre personne, Q Ne sentez-vous pas une pudeur à raconter ainsi vos histoires?Non, parce que le but premier, c'est que les gens soient capables de se retrouver dans ce que tu écris, Quand j'écoute un artiste et que je me reconnais dans ce qu'il dit, je trouve ça beau, je trouve ça touchant, Et ça peut faire du bien, aussi, Q Mais comme vous êtes une personnalité publique, les gens essaient-ils de mettre des noms sur les chansons que vous chantez?C'est certain! C'est pour ça qu'il faut garder un peu de mystère et ne pas tout dire en entrevue, Quand les gens me posent des questions, je leur dis d'écouter les tounes et d'aller sur Google! Ils vont le trouver! Q Le côté rétro qu'on entend sur cet album vous vient de vos parents, n'est-ce pas?Mes parents sont des grands fans des années 60, Ma mère aime vraiment Doris Day, Pour mon père, c'est Dean Martin et le Rat Pack, Ma grand-mère faisait tout le temps jouer les Platters, on ne s'en sauvait pas! Forcément, ça m'a influencée beaucoup, Mais je l'ai accueilli avec plus d'entrain un peu plus tard dans ma vie, Q C'est une chorale, les Petits chanteurs de Laval, qui ouvre votre album.Pourquoi avoir choisi cette voie?R Ça convenait à la chanson Lève les voiles, qui est une fausse chanson traditionnelle, je l'ai écrite comme une chanson traditionnelle même si elle ne l'est pas, Peut-être qu'elle le deviendra! Q Vous avez commencé très jeune, à 18 ans.Comment avez-vous vécu cette gloire soudaine?R C'est un beau cadeau, mais ce qui arrive, c'est que tu es projeté dans un monde d'adulte, Ça s'est passé très vite et je n'ai pas eu le temps de voir ce qui m'arrivait, Entre 18 et 25 ans, on change beaucoup, j'ai encore le temps de changer avant d'avoir 25 ans, Tu changes d'avis, tu te cherches, tu ne sais pas trop.J'avais 18 ans et du jour au lendemain je me suis retrouvée partout, Mes amis passaient encore leurs examens pendant que moi, je donnais des concerts des deux côtés de l'Atlantique, C'était super, c'était malade! Mais il y a des moments où je me suis sentie un peu seule, Ma conception des relations interpersonnelles est devenue super bizarre, je n'arrivais pas vraiment à me trouver un chum ni à me faire des amis, [.] je me suis demandé pourquoi les gens me parlent, Si demain ça arrête, est-ce qu'ils vont être encore là?Ce n'est pas que je me méfie, Jusqu'au jour où on me déçoit, je vais être cool avec tout le monde, Q Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter pour cet album?De continuer à faire des concerts ici et ailleurs, J'aimerais faire des concerts en français dans des pays où on ne parle pas nécessairement français, J'aimerais que ma carrière prenne une expansion quelconque à ce niveau-là, Vous voulez y aller?QUI : Cœur de pirate QUAND ET OÙ : mercredi à 20h au Théâtre Petit Champlain (complet), en supplémentaire le 10 février à 20h à l'impérial BILLETS: 36,50$ TÉL.:418 523-2227 AS leSoleil arts magazine samedi 5 novembre 2011 leSoleil arts magazine samedi 5 novembre 2011 musique ISABELLE BOULAY Le juste milieu VALÉRIE LESSARD vlessard@ledroit corn OTTAWA \u2014 Isabelle Boulay en avait assez de vivre en décalage musical entre «l\u2019influence de l\u2019Europe» et ses «racines américaines».Après des années de «préméditations», elle a trouvé son point d\u2019équilibre au-dessus de l\u2019Atlantique, grâce à son plus récent album, Les grands espaces.«Je me sens enfin entre la terre de mes appartenances et celle de mes aspirations, puisque je ne pourrais plus vivre sans l\u2019une ou l\u2019autre», confie l\u2019interprète de sa voix douce à l\u2019autre bout du fil.«Et puis, j\u2019avais envie d\u2019apporter le souffle de l\u2019Amérique jusqu\u2019en France, d\u2019allier le folk-country à la chanson réaliste!» AvecBiolay Et elle savait déjà avec qui elle entreprendrait ce périple.«Je ne pouvais faire autrement que demander à mon ami Benjamin Bio-lay, qui a autant rêvé de l\u2019Amérique que moi, j\u2019ai pu rêver de la France.Il écoute beaucoup de musique country et m\u2019a même fait découvrir des chanteurs country noirs des Etats-Unis que je ne connaissais pas!» Avant d\u2019entamer le processus de création des Gi'ands espaces, Isabelle Boulay avait invité l\u2019auteur-compositeur-interprète et réalisa- teur français avoir son spectacle Comme ça me chante, afin que l\u2019album qu\u2019ils allaient concevoir ensemble respire la même liberté.«Je voulais évoquer les rêves et l\u2019horizon, mais aussi les espaces intimes et la belle solitude, celle qui est consentie et non obligée.Benjamin a rapidement compris, ressenti ce dont j\u2019avais envie et il a été l\u2019alchimiste de tout ça.» Car si elle a trouvé le juste milieu entre ici et là-bas, elle a également œuvré à trouver le point d\u2019équilibre entre titres originaux (dont Partir au loin, de Michel Rivard et Eve Déziel, et Amour aime aussi nous voir tomber, de Jean-Louis Murat) et reprises (telles To Know Him Is to Love Him, de Phil Spector, et At Last, popularisée par Etta James), entre français et anglais.Elle chante aussi en duo avec Biolay sur Summer Wine et avec Dolly Par-ton sur True Blue.«Côté reprises, j\u2019avais des certitudes.En fait, la prémisse de l\u2019album tourne autour de Mille après mille, que je tenais à interpréter et à qui nous n\u2019avions pas réussi à trouver une place sur Nos lendemains, malgré tous nos efforts à essayer de l\u2019intégrer», raconte Isabelle Boulay.Il n\u2019était pas non plus question de passer à côté de Jolie Louise, de Daniel Lanois, qu\u2019elle livrait d\u2019ailleurs sur scène, pendant sa précédente tournée.«J\u2019ai été élevée dans un bar et un restaurant, tout le monde le sait maintenant, alors des hommes comme celui de cette chanson, j\u2019en ai connu plusieurs!» fait-elle valoir en rigolant.«Il y a toutes sortes d\u2019histoires humaines qui résonnent en moi, quand je chante Jolie Louise.» Parmi elles, celle de son propre père, qui travaillait dans le bois, et qui lui avait d\u2019ailleurs réclamé de lui acheter la cassette de Lanois, à l\u2019époque.«Pour que papa me demande ça, c\u2019était parce qu\u2019il se reconnaissait vraiment dans cette pièce-là.» Côté inédites, elle a redemandé à Steve Marin de lui écrire un titre, qui est devenu, comme pour Chanson pour les mois d\u2019hiver, celui de son album.Les grands espaces n\u2019est d\u2019ailleurs pas sans en rappeler l\u2019esprit.«Steve est le seul à qui je passe des commandes en lui parlant d\u2019un thème.Cette fois, je lui ai parlé de plaines, d\u2019horizons ouverts, tout en parlant d\u2019intimité.Je voulais toucher à l\u2019immensité qui nous caractérise, tant dans notre nature que dans notre tempérament.» État d'abandon A l\u2019approche de la quarantaine, cap qu\u2019elle franchira l\u2019an prochain, Isabelle Boulay a éprouvé le besoin de s\u2019ébrouer, de se donner tout l\u2019espace nécessaire pour trouver celui où il fallait bon se retrouver pour elle.«C\u2019est un disque qu\u2019on a fait dans un réel état d\u2019abandon.Benjamin et moi savions précisément à quel résultat nous désirions arriver, mais sans savoir comment nous allions nous y rendre.Cet album témoigne de l\u2019aboutissement de quelque chose que je cherchais depuis plusieurs années.» Le spectacle qui en découlera en sera aussi le reflet.«Ce sera un voyage, un espoir de refuge, de paix, entre les deux extrapolations de l\u2019âme humaine, soit l\u2019horizon qui s\u2019ouvre devant nous et le cœur de nous-mêmes.Entre les deux, il ne faut pas oublier qu\u2019il y a quelque chose de beau, d\u2019unique et de précieux à goûter : la vie.» Isabelle Boulay et Benjamin Biolay à EN DUO AVEC DOLLY Sur Les grands espaces, Isabelle Boulay chante en duo avec Dolly Parton.Bien que les deux femmes n'aient pas enregistré True Blue ensemble, la Québécoise a néanmoins eu le privilège de voir et d'entendre la reine du country américain interpréter sa partie dans son studio de Nashville.«Quand j'ai entendu nos deux voix réunies, j'ai été tellement ébranlée que je me suis demandé pourquoi ça m'émouvait autant.C'est à ce moment-là que je me suis rappelé ma grand-mère Émilia, qui n'écoutait la télévision que pour trois raisons : les nouvelles, la messe et.Dolly Parton.Ma grand-mère n'arrêtait pas de me dire que j'étais différente, que je quitterais la Gaspésie pour devenir comédienne ou chanteuse.Elle passait son temps à me chanter une pièce country qui parlait d'une jeune femme qui quittait son coin de pays pour faire sa vie dans la grande ville.Pour elle, Dolly Parton incarnait justement le symbole de la survivance, de quelqu'un qui se sort du milieu modeste d'où il est issu.En entendant la voix de Dolly Parton se mêler à la mienne, j'ai pensé à grand-maman et j'ai pleuré.» se souvient Isabelle Boulay.Lorsqu'elle a pu échanger avec elle, après l'enregistrement, l'interprète a eu l'impression de se retrouver avec l'une de ses tantes.«C'était désarmant comme sensation.En personne, je l'ai trouvée magnifique, profondément humaine.C'est peut-être parce que je la regardais avec mes yeux de petite fille!» clame-t-elle en rigolant.C'était sûrement parce qu'elle la regardait avec ses yeux de petite-fille.Le Droit musique I -^tr En Jouant avec Amadou et Mariam, Nicolas Pellerin et son groupe ont eu l'idée de mettre un brin de cet ailleurs dans leur musique -PHOTO LE SOLEIL, ERICK LABBÉ NICOLAS PELLERIN ET LES GRANDS HURLEURS T rad d'or SOPHIE GALL sgaU@lesoleil.conn Le deuxième opus de Nicolas Pellerin et ses comparses hurleurs (Simon Lepage et Simon Marion) vous fera groover, où que vous l\u2019écoutiez.Ce disque tout jaune -il s\u2019intitule Pet it grain d \u2019or - est un remède contre l\u2019automne.Le groupe est fidèle à son créneau et à sa passion : le trad est central sur cet album.Une écoute, et ça vous chatouille l\u2019oreille et vous fait gigoter le pied.Mais on n\u2019est pas dans la musique traditionnelle qui goûte le vieillot.«On met un peu de sang neuf dans la patente, explique Nicolas Pellerin.On mixe tradition et modernité, on prend une musique trad et on crée quelque chose d\u2019unique, qui a une couleur et une saveur, on recrée un monde autour d\u2019un point de départ.» Mais ce n\u2019est pas du traditionnel remis «au goût du jour» \u2014 l\u2019expression fait grimacer Nicolas Pellerin.«C\u2019est pas du fast-food musical», dit-il.Les harmonies sont riches, délicates.Le travail sur chaque chanson se savoure.C\u2019est un trad décloisonné.«Je connais assez la matière pour faire exploser ça, je ne me sens pas comme un imposteur», précise celui qui a étudié en musique traditionnelle et qui, plus jeune, a eu un groupe qui jouait du «trad pur».Il y a de l\u2019africain, de l\u2019électro, du piano.Les frontières du trad sont déplacées.Et elles sont parfois déplacées bien loin.Un bon exemple : la troisième chanson de l\u2019album, qui est très disco.Ne froncez pas les sourcils, c\u2019est justifié.Il s\u2019agit d\u2019un hommage à une discothèque de Shawinigan qui a été démolie.Pour la petite histoire, vous lirez le texte qui met ce morceau en contexte.«Cette chanson-là, fallait pas qu\u2019elle arrive comme ça, bang!, c\u2019est kitsch, c\u2019est cliché, fallait l\u2019introduire», raconte Nicolas Pellerin, qui a lui-même écrit chaque texte du livret.Cette chanson a beau s\u2019appeler La sieste, elle n\u2019est pas reposante.Le traditionnel, même bien ancré dans nos racines québécoises, fait voyager.En jouant avec Amadou et Mariam, Nicolas et ses partenaires ont eu l\u2019idée de mettre un brin de cet ailleurs dans leur musique.«Les rythmes de base sont un peu les mêmes partout sur la planète, remarque l\u2019artiste.Mais on fait pas de fusion, faut que ça apporte à la chanson.» Compositions et reprises L\u2019album est bien balancé entre compositions et reprises arrangées.Pour ces dernières, Nicolas aime s\u2019inspirer du traditionnel bien de chez nous.«Y a plein de façons de chercher du trad, ra-conte-t-il, mais on reçoit des archives, des enregistrements de famille.Je reçois par la poste des cassettes de mon oncle du boutte de Saint-Hyacinthe.On le dit dans le show qu\u2019on aime recevoir ça.» Avec ce matériel, une bonne dose de «gossage», comme Nicolas aime dire.et voilà.Mais c\u2019est tout un «gossage».Nicolas et les grands hurleurs seront à Québec le 17 février, au Grand Théâtre.D\u2019ici là, vous pourrez les voir au Colisée les 16 et 17 décembre, accompagnés par l\u2019Orchestre symphonique de Québec.«Quand t\u2019es un trio, t\u2019es content quand l\u2019OSQ t\u2019appelle», rigole Nicolas Pellerin.A7 leSoleil arts magazine samedi 5 novembre 2011 leSoleil arts magazine samedi 5 novembre 2011 disques en vedette \u2022 \u2022\u2022\u2022< POP-ROCK SMiLE THE BEACH BOYS Sourire.après 44 ans SMiLE, c'est l'album mythique par excellence.Ce disque des Beach Boys, destiné à succéder au légendaire Pet Sounds, a dormi sur les tablettes pendant quatre décennies, Certes, Brian Wilson a mené à terme le projet en 2004, mais c'est la première fois que les bandes originales sont enfin rendues publiques.Wilson, qui s'était trouvé un nouveau parolier en Van Dyke Parks, expérimentait ferme sur les plans des harmonies vocales, du concept, des textes et de l'instrumentation.Or voilà, sa maladie mentale, ainsi que des dissensions avec Mike Love, ont miné l'aventure.S'il est inachevé, l'album se tient fort bien et témoigne avec éloquence du génie de Wilson et du talent du groupe.SMiLE est lancé en coffret avec une pochette en relief, cinq CD, deux vinyles, deux 45 tours et un superbe livret de 60 pages.Évidemment, 35 versions différentes de Heroes & Villains ou 25 de Good Vibrations, c'est beaucoup, mais pour ceux qui veulent se limiter à la proposition de base, SMiLE est vendu sous forme d'album double.Nicolas Houle (.NEW IMPROVED FULL DIMENSIONAL STEREO) SMiLE The Be^CH BoYs Good VrbrflUoHS Good Vibrations Good Vibrations (jjjg) MJJje Beach boys U&SSK*' The entrevue NICOLAS LANDRÉ Folk ouvrier Le Nouvelliste LA TUQUE \u2014 L\u2019auteur-compositeur-interprète originaire de La Tuque Nicolas Landré, a lancé dernièrement Le foreman, un second album résolument folk.C\u2019est lors d\u2019un voyage d\u2019un mois à Nashville que Landré a fait la rencontre de Dave Rawlings et de Gillian Welch, deux artistes folk qui ont influencé son album.«C\u2019est en parlant avec eux que j\u2019ai eu les idées pour l\u2019album.J\u2019ai énormément appris là-bas», dit-il.La vie professionnelle de son père, l\u2019humoriste Claude Landré, a amené Nicolas Landré aux quatre coins de la province.«Je n\u2019ai pas toujours habité à La Tuque, mais mes racines sont là.J\u2019y vais régulièrement pour voir mon père et ma famille», souligne l\u2019artiste, qui a entrepris de se bâtir sur la terre familiale.Les textes du Foreman évoquent d\u2019ailleurs les camps de bûcherons de la Haute-Mauricie, à cette époque où |M\tI I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I Sill ICS IdyOIlS INI Exceptionnel***** Excellent\u2022\u2022\u2022\u2022 Bon*** ROCK Lulu LOU REED& METALLICA La non-rencontre.Lorsque Metallica a annoncé sa collaboration avec Lou Reed, on a sourcillé.On a été tout aussi suspicieux lorsqu'on a appris qu'ils allaient proposer un projet inspiré des oeuvres d'un dramaturge allemand, où Lulu, le personnage principal, s'illustre par ses moeurs décadentes avant de périr sous les griffes de Jack L'Éventreur.On n'est guère plus convaincu aujourd'hui.L'écoute de cet album, qui fait près de 90 minutes, relève de l'épreuve.La musique de Metallica a beau être intéressante et coller à l'idée de base, il reste qu'il y a tout, sauf symbiose entre le New-Yorkais et le quatuor.Reed, la voix tremblante, qui récite ses «spermless like a girl» ou «pumping blood» à répétition sur des riffs lourds, ça frise le ridicule et devient même risible.Ça ne s'arrange pas les rares fois que James Hetfield prend le micro : les deux voix se font compétition plutôt que de se compléter.Bravo pour l'effort de renouvellement, mais le résultat est un cuisant échec.Une curiosité que les fans ne feront pas tourner longtemps.Nicolas Houle ForemS FOLK Le foreman NICOLAS LANDRÉ Léger manque de finesse.En 2005, le Lis de l'imitateur Claude Landré, Nicolas de son prénom, apparaissait dans l'horizon musical avec Windigo, une galette blues-folk-jazz appréciée.Bien qu'il abandonne le jazz, sa voix rugueuse, ses textes tournés vers un passé toujours actuel et l'entourage de musiciens talentueux auquel il appartient sont toujours au rendez-vous : il n'opère pas de grand virage.Le Latuquois d'origine dresse un portrait souvent peu reluisant, limite prêchi-prêcha, de la société ouvrière devenue moyenne.Message qu'il réussit à contraster, soit avec d'énergiques mélodies ballottant entre le rock et le blues (La swomp), soit avec la simplicité et l'émotion du folk (Le foreman, Y sont tout' morts).Du côté des instrumentations et des arrangements, rien à dire.Le fini vieillot des chansons chatouille agréablement l'oreille et la présence de guitaristes virtuoses tels que Steve Hill et Jordan Officer est plus qu'appréciée.Ne reste plus qu'à peaufiner le discours, dont le manque de finesse finit par agacer.Olivier Parent palmarès FRANCOPHONE 1\tMarie-Ève Janvier, Jean-François Breau, La vie à deux 2\tVincent Vallières,Le monde tourne fort 3\tCatherine Major, Le désert des solitudes 4\tHerbert Léonard, Je chante pour vous 5\tJean-Pierre Ferland, Jaune - Les noces d'or ANGLOPHONE Coldplay, Mylo Xyloto Michael Buble, Christmas Adele, 21 Marc Hervieux, A Napoli LMFAO, Sorry for Party PAI RÈS nielsen SoundScan ^5^- \"IIÉL PIERS FACCINI MY WILDERNESS FOLK My Wilderness PIERS FACCINI Essence folk.La musique de Piers Faccini est folk dans ce que le folk a de plus essentiel.Ses chansons racontent des histoires universelles sur des musiques qui ne le sont pas moins.Des musiques organiques qui puisent à des sources multiples et les intègrent avec tellement d'intelligence et de sensibilité qu'on ne distingue bientôt plus leurs couleurs européennes, américaines ou africaines.Treize chansons-fables qui, comme That Cry et la très belle Three Times Betrayed, nous surprennent par un changement de rythme ou de ton.Ça devient du Piers Faccini, l'aboutissement logique, et éblouissant, d'une démarche entreprise dès son tout premier album Leave No Trace en 2004.Treize chansons comme un voyage dont toutes les étapes sont aussi fascinantes les unes que les autres et qu'il faut écouter en boucle : voilà un artiste sur lequel il faudra désormais compter.Alain de Repentigny (La Presse) les hommes se séparaient de leur famille pour récolter leur pitance.Obligation de survie, mais aussi mode de vie, où l\u2019aventure est le quotidien.Les paroles relatent même les aventures à l\u2019Hôtel Saint-Louis de La Tuque, où trop de bûcherons ont perdu les traces de leur paye.«C\u2019était souvent le premier arrêt en sortant du train après des mois en forêt», précise Nicolas Landré.L\u2019artiste jette à la fois un regard sur les forestiers d\u2019autrefois et sur les conditions des travailleurs d\u2019aujourd\u2019hui.L\u2019artiste voit de nombreuses similitudes entre les deux époques.«Le foreman est l\u2019intermédiaire entre les employés et la compagnie.C\u2019est lui qui demandait aux gars des semaines de travail de plus et c\u2019est lui qui annonçait les mises à pied.Il était en quelque sorte l\u2019oiseau de malheur», explique Nicolas Landré.«Aujour- d\u2019hui, on va dire plutôt directeur des ressources humaines.Ça fait plus humain.Mais il y a de moins en moins de protection pour les travailleurs et on nous dit de consommer.L\u2019album est un portrait de ce qu\u2019on vit en ce moment.» La pièce Jack of AU Trade parle de cette société contemporaine où tout peut faire l\u2019objet d\u2019un commerce.Landré a su très bien s\u2019entourer pour la confection du Foreman.«J\u2019ai eu la chance de travailler avec Steve Hill, Sylvain Prévost et Jordan Officer.Ce sont trois mégaguitaristes.Ils ont tellement des styles différents.Ces gars-là ne jouent normalement pas ensemble.» Ugo Divito, Normand Guilbeault, Jonathan Cayer, Dougie Treneer et Mathieu Vigneault ont aussi participé à l\u2019enregistrement.«Je traîne mon folk avec un band de rock composé de jazzmen», rigole Nicolas Landré.C'est lors d'un voyage à Nashville que Nicolas Landré a trouvé l'inspiration pour son album Le foreman.Mil ^yi|^^gÉ||gË %; m w y| ?g y V 1 m.\\ 11111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111 Passable \u2022 \u2022 À éviter \u2022\tToutes les critiques de disques au www.cyberpresse.ca/lesoleil cFloTmc^+ Jths.PTacKjjML POP Ceremonials FLORENCE + THE MACHINE Un peu plus haut, un peu trop loin, n était une fois un album attendu qui s'écoutait très bien dans ses premières minutes.Une première chanson réussie, une deuxième, la suivante, puis une autre.Tout à coup, la belle lancée se dégonfle à mi-parcours, plombée par les idées de grandeur de la production.Il était une fois le deuxième album de Florence + the Machine.Dommage que Florence Welch, ses musiciens et le réalisateur Paul Epworth n'aient pas réussi à modérer leurs transports.Car il y avait moyen de demeurer juste, comme le prouve l'entrée en matière solidement accrochée à la douce OrûylfforaNight au hit Shake It Out et aux tourments de What the Water Gave Me.Contrairement à Lungs, cet opus ne finit plus de monter un peu plus haut, un peu plus loin dans l'excès.De drame, et de réverbérations, notamment.C'est plutôt désolant quand même la voix vibrante de Florence pourrait rendre un mariage quétaine (Lover to Lover, All This Heaven Too).Les attentes étaient-elles élevées?Oui.Était-ce une raison de pousser la note?Non.olivier Parent \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022 FOLK-POP Into The Sun DAVID MYLES Le secret bien gardé d'Halifax.Comment est-il possible qu'un pareil talent soir resté caché toutes ces années?David Myles a 30 ans et en est à son cinquième album.Originaire de Fredericton, établi à Halifax, il écrit, compose, joue de la guitare, du piano, de la trompette et, bien sûr, il chante - drôlement bien, à part ça.Myles a un genre bien à lui fait de ballades folk, de chansons d'amour et de pièces entraînantes, où sa chaleureuse voix d'une douceur rare et ses textes un tantinet tristes et introspectifs sont bien assis sur des arrangements solides et irréprochables.Il démontre ses talents de trompettiste dans deux compositions instrumentales qui ne déparent nullement l'ensemble.L'album démarre sur Run, une a capella géniale qui rappelle l'époque africaine de Paul Simon.Ailleurs, Myles navigue dans des eaux fréquentées par Jack Johnson et Jason Mraz, ce qui est loin d'être un défaut.«Lucky, lucky me», chante-t-il en se décrivant comme un homme aux plaisirs simples qui a tout ce dont il a besoin.Oui, chanceux, chanceux d'être aussi doué.Michel Truchon (collaboration spéciale) MAUVES ¦H \u2022 \u2022\u2022< \u2022 POP Cinéma Plymouth MAUVES TGITGRü flGUÏ blGUG.Quatre gars de Limoilou, dans la vingtaine, qui jardinent des pièces pop.Ne sortez pas trop vite les comparaisons à Casabon, il n'en est rien.Mauves sème un son plus vintage, qui se réclame des années 60 et 70, du mythique Jaune de Ferland (d'où le nom du groupe couleur violet), de Gaston Miron et des Beach Boys (!).Il serait faux de croire que le premier opus du quatuor propose des textes touffus dignes de L'homme rapaillé.Qu'importe, le quatuor a eu raison de privilégier le français pour coucher ses histoires plus souvent sentimentales.Lejeune groupe s'avère très habile dans les mélodies, nourries de multiples instruments jamais superflus (surtout le wurlitzer), et dans les harmonies vocales qui sonnent rétro comme ses boys bands de modèles.L'emballante Annie Hall, la countryesque La maison de Johnny et Le bal, qui aurait pu jouer dans un cabaret enfumé, prennent pied dans un terreau déjà très fertile, qui mérite de s'y attarder.De la bonne pop fleur bleue, tanguant entre le rock et le folk, voilà tout.Olivier Parent extraits à télécharger OLIVIER PARENT oparent@lesoleil.com Collaboration spéciale AM Y WiNEHOU LSGNESS: HÏBDÊN TREASURES Like Smoke, Amy Winehouse Enfin! des trésors plus personnels qu'un duo avec Tony Bennett! se diront les fidèles d'Amy Winehouse, décédée en juillet.Deux autres pièces inédites de la diva soul ont commencé à circuler sur la Toile.Elles paraîtront le 5 décembre sur l'album posthume que réalisent ses amis producteurs Mark Ronson et Salaam Remi, avec l'accord de sa famille.Sur l'air rétro de Like Smoke, datant de 2008, le rappeur Nas souffle quelques couplets sans doute récents, puisqu'il fait référence à la mort de la chanteuse de 27 ans.Un très beau morceau : http://goo.gl/dfE7H.OurDay Will Corne fait quant à elle entendre une jeune Winehouse, en 2002, revisiter à la sauce reggae ce classique des années 60 : http://goo.gl/lVIOU.Moustache, Casabon Le Movember, ça vous dit quelque chose?Ce mouvement mondial vise à lutter contre le cancer de la prostate, alors que des milliers d'hommes arborent la moustache pendant tout le mois de novembre pour amasser des fonds destinés à la recherche.Le groupe de Limoilou Casabon rejoint la cause avec sa nouvelle chanson Moustache, en vente numérique dès lundi au coût de 1 $.Un extrait est offert ici : http://goo.gl/06TZI.Les quatre musiciens donneront aussi un spectacle-bénéfice, le 29, au Grand Salon de l'Université Laval.Billets et dons sur www.lepointdevente.com.Paris-Québec, Les Cowboys Fringants La page Facebook des Cowboys Fringants est loin d'être ennuyante par les temps qui courent.Quand le groupe ne l'utilise pas pour lancer un appel à ne pas voter pour lui comme groupe de l'année à l'ADISQ - prix qu'il a tout de même raflé dimanche dernier -, il y dépose sa nouvelle chanson Paris-Québec, qui atterrira sur l'album Que du vent le 14 novembre.Festive et rythmée, la pièce est entrecoupée de chœurs qui risquent de déplacer beaucoup d'air en spectacle.Elle peut être écoutée en échange d'un J'aime sur Facebook et téléchargée sur iTunes.A 9 le Soleil arts magazine samedi 5 novembre 2011 leSoleil arts magazine samedi 5 novembre 2011 en coulisses nostalgie ans Même s'il soutient qu'il aura «18 ans jusqu'à ma mort», le chanteur canadien Bryan Adams fête ses 52 ans, lui qui est né le 5 novembre 1959 à Kingston, en Ontario.Le jeune garçon grandit un peu partout dans le monde; son père, diplomate, déménage la famille notamment en Autriche, au Portugal et en Israël.Adams débute en musique à 15 ans, avec le groupe Sweeney Todd.Mais c'est en solo, en 1983, qu'il connaîtra son premier succès avec Cuts Like a Knife, suivi l'année d'après par l'album culte Reckless, qui inclut les indémodables hits Run to You, Summer of 69, Heaven et It's only Love, avec Tina Turner.Le chanteur est aussi un «spécialiste» des chansons romantiques de film : (Everything I Do) I Do It for You (Robin des bois), Have You Ever Really Loved a Woman?(Don Juan DeMarco) et All for Love (Les trois mousquetaires), avec Rod Stewart et Sting, sont des succès planétaires.Musicien de talent, photographe renommé, végétalien convaincu, nouveau papa, membre de l'Ordre du Canada, du Temple de la renommée de la musique canadienne et récipiendaire de plusieurs prix Juno et Grammy, Bryan Adams a reçu en mars la 2435e étoile du Hollywood Boulevard.citation Qui a dit?«f C'est le même enfant, dans un emballage différent! » '3jjed ajja ionb ap lies jaqs '
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