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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Supplément
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Le soleil, 2012-03-03, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER SPÉCIAL Samedi 3 mars 2012 CONQUETE ï ;r: mk \\ leSoleil Confiance et évolution .V : 'ifil .ï:.*: V ' r 1 / v' r^/ ILLUSTRATION ROCH LAROCHELLE iMXNCHï couleurs durant cette saison udront les uébecoises.Ceux inipritce'1 :.r-.r m '\u2022\t90 » Q \u2022 » March 2.19 j p9 ^ohn Malonej 0ajlt* Quebec Club G-^ma \u201e\u201e \u201ecur rlstow FOLLE SOIRÉE À LHÔTEL VICTORIA smartinwlesoleil.com STÉPHANIE MARTIN SIX MARS 1912, HÔTEL VICTO- RIA, RUE DU PALAIS, QUÉBEC.Les joueurs du Club Hockey Québec sont réunis.L\u2019effervescence grimpe d\u2019un cran à la réception de chaque télégramme en provenance de Montréal.Car dans la métropole se joue un match crucial, le dernier de la saison, entre l\u2019équipe locale et celle d\u2019Ottawa.Une victoire des Wanderers de Montréal assurerait à Québec le championnat.Puis, le message tant attendu fait vibrer le câble du télégraphe : «Wanderers 5, Ottawa 2; game over.» Presque aussitôt, la clameur se répand dans la ville.Les hockeyeurs de Québec sont les nouveaux champions de la Coupe Stanley.La saison avait pourtant commencé de façon bien modeste pour le Club Hockey Québec, à la fin décembre 1911.L\u2019équipe connaît un début difficile avec trois revers consécutifs.La situation ne s\u2019améliore guère dans les semaines qui suivent.A la mi-saison, le classement place la formation bonne dernière de l\u2019Association nationale de hockey (ANH), l\u2019ancêtre de la Ligue nationale de hockey (LNH).L\u2019Association compte à l\u2019époque quatre équipes : deux à Montréal, les Canadiens et les Wanderers, une à Ottawa \u2014 dont le surnom «Sénateurs» commence à apparaître \u2014 et une à Québec.C\u2019est à partir de 1913 qu\u2019on accolera à l\u2019équipe le surnom de «Bulldogs» que l\u2019on connaît aujourd\u2019hui.EN 1911-1912, LES QUOTIDIENS LES APPELLENT «LES QUÉBEC».Malgré leurs déboires, ils ont du caractère et ne se laissent pas abattre.Les joueurs, tous des anglophones, sont renommés dans le circuit «senior» pour leur acharnement et la finesse de leur jeu.La troupe de l\u2019entraîneur Charles Nolan compte six joueurs, dont un gardien, et quelques réservistes, car les athlètes \u2018 -r ¦ rr- i 4ML.rnion Hotel, Ottawa 1 friends cartler f®**tain 'stSSGB WMm, I jouent pendant 60 minutes, à moins d\u2019une blessure ou d\u2019une pénalité majeure.Le capitaine, Joe Malone, occupe le centre.C\u2019est le joueur vedette, un gars de Québec.Ses ailiers sont Eddie Oatman à droite et Jack McDonald \u2014 aussi de Québec \u2014 à gauche.A la défense s\u2019alignent George «Gol-die» Prodger à la pointe et Joe Hall au «cover point».Devant la cage se dresse le redoutable Patrick «Paddy» Moran, qui a l\u2019exécrable habitude de cracher du tabac à chiquer au visage de ses adversaires pour les intimider.Moran, c\u2019est aussi un «gars de la place».En deuxième moitié de saison, à partir de février 1912, l\u2019équipe québécoise aligne plusieurs victoires, au grand bonheur des partisans, qui suivent les prouesses de leurs favoris au Quebec Skating Rink, à l\u2019entrée des plaines d\u2019Abraham, ou par l\u2019entremise des journaux.Ceux-ci décrivent fidèlement chacune des rencontres, période par période, avec force détails et une partialité qui ferait sursauter les plus ardents tenants de l\u2019objectivité journalistique.QUAND LES MATCHS SONT DISPUTÉS À L\u2019EXTÉRIEUR, les partisans se donnent rendez-vous à leur tabagie favorite, où les journaux font parvenir des télégrammes sur le déroulement de la partie.Aussitôt l\u2019événement survenu, aussitôt les suppor-teurs de Québec avisés.Ce sont en quelque sorte les tweets du siècle dernier.Le Club Québec réussit à se hisser au deuxième rang du classement, talonnant les Wanderers.Puis, une victoire le soir du 14 février contre les Canadiens lui octroie la première place.«Un beau triomphe», titre Le Soleil dans sa traditionnelle section Sport à la page 3.Le correspondant du journal à Montréal s\u2019enthousiasme : «Les joueurs du Club Québec, tous de solides gaillards, ont démontré qu\u2019ils étaient en meilleure forme que ceux d\u2019ici.» Près de 70 ans avant les Nordiques dans la LNH, la rivalité entre Québec et Montréal est déjà bien vivante et tenace.Chaque partie jouée entre les deux villes attire inévitablement une foule plus dense.Mais cela n\u2019empêche LA COUPE STANLEY À QUÉBEC Il y aura 100 ans le 6 mars que Québec a remporté sa première Coupe Stanley.Les grands champions : le Club Hockey Québec, surnommé les «Bulldogs».Pour marquer cet anniversaire, Le Soleil s\u2019est plongé dans les documents historiques et les archives des journaux de 1912 pour revivre la belle époque, celle où les prouesses du capitaine Joe Malone et du gardien de but Patrick «Paddy» Moran soulevaient les passions.Récit d\u2019une saison de rêve et d\u2019une fascinante conquête, longtemps oubliée, qui a enflammé la «vieille capitale» au début du siècle dernier.pas les journaux montréalais de vanter les mérites des Québécois : «Ce qui ajoute à leur force et qui est le secret de la plupart de leurs victoires est leur adresse et leur persévérance à checker le bâton de l\u2019adversaire.C\u2019est chez eux un système et ils le pratiquent mieux qu\u2019aucun autre club», écrit La Presse au lendemain de la victoire du 14 février.Le Club Québec s\u2019engage donc sur une route victorieuse.Mais la lutte pour la première place du classement est féroce.Les Wanderers et les «Sénateurs» n\u2019ont pas l\u2019intention de céder un pouce de terrain et les trois équipes mènent une bataille acharnée.La saison tire à sa fin.Les gens de Québec, enhardis par les récents succès de leur équipe, se prennent à rêver de la voir trôner au sommet de la ligue.Mais le 28 février, les Canadiens, exclus de la course au championnat, infligent une cuisante défaite à la troupe de Malone.Ottawa, de son côté, sort victorieux d\u2019un match brutal contre les Wanderers, s\u2019emparant ainsi de la première position.Les amateurs sont inquiets.«L\u2019équipe québécoise, hier soir, a fait piètre figure contre les \u201cSpeed boys\u201d et il lui faudra accomplir des prodiges pour figurer avantageusement contre celle d\u2019Ottawa, samedi prochain, dans la capitale [canadienne]», lit-on dans Le Soleil du 29 février.Mais les prodiges font apparemment partie des outils dont A-\tU {(Ils sont maintenant le ' double, six mille au bas mot, qui crient, hurlent, acclament, jurent comme des possédés!}} - L\u2019Événement, 4 mars 1912, en parlant des spectateurs réunis à l\u2019aréna d\u2019Ottawa S_______________________r dispose le Club Québec.Le 2 mars, pour leur dernier match de la saison, les Québec se présentent à Ottawa gonflés à bloc.Un gain leur permettrait de rejoindre les champions défendants de la Coupe Stanley au sommet du classement.Une défaite, et le trophée devient inaccessible.Les parieurs ontariens, eux, ne donnent pas cher de la peau des Québec, et les placent perdants à deux ou trois contre un.Devant une foule record qui crie son enthousiasme, la lutte est sans merci.Avec trois minutes à faire à la troisième période, c\u2019est l\u2019égalité, quatre à quatre.Mais Hamby Shore, un défenseur d\u2019Ottawa, vient jouer les trouble-fête et marque.11 ne reste aux joueurs québécois qu\u2019à se démener avec l\u2019énergie du désespoir.Avec moins de 20 secondes à écouler, le miracle survient.Un jeu que décrit avec emphase le journaliste Ae L\u2019Événement : «Les six hommes du club Ottawa se forment alors en muraille vivante devant les buts de [Percy] Lesueur et il semble impossible aux valeureux joueurs de la capitale de faire une trouée.Mais Malone, on ne sait par quel prodige, soudain a franchi cette enceinte et avant que Lesueur ait le temps de se précipiter sur lui, le capitaine du Québec fait frétiller le filet sous l\u2019effort d\u2019un lancer puissant.» LE BUT IN EXTREMIS A L\u2019EFFET D\u2019UNE BOMBE dans l\u2019amphithéâtre.Pendant un instant, les rivalités n\u2019existent plus.Lin tonnerre d\u2019applaudissements et de cris de joie résonne jusqu\u2019à l\u2019extérieur, dans la ville, où la nouvelle d\u2019une fin de match si excitante se répand et attire de plus en plus de curieux.«On accourt de toute part pour voir cette fin émouvante d\u2019une joute qu\u2019on croyait gagnée d\u2019avance.» On avance le chiffre de 6000 à 6500 amateurs massés dans l\u2019aréna rempli à craquer.Deux périodes de prolongation seront nécessaires pour départager les adversaires.Les Ottawa perdent cependant de la vigueur, alors que les Oatman, Malone (*- leSoleil \u2022 ILYA100ANS.\u2022 Samedi 3 mars 2012 À qui le but?Le but le plus important du Club Hockey Québec a-t-il été compté par Joe Malone ou par Joe Hall?En prolongation, lors du dernier match de la saison contre Ottawa, les Québec enfilent l\u2019aiguille pour la victoire.Mais les journaux de l\u2019époque divergent sur l\u2019auteur de ce but crucial.Le Soleil, L\u2019Événement et L\u2019Action sociale donnent le but à Malone.Mais le Quebec Chronicle et, selon Marc Durand (photo), le Ottawa Citizen, l\u2019accordent à Hall.Qui croire?L\u2019animateur a choisi de se fier à la description du journaliste sportif Tommy Gorman, du Citizen.«Gorman était assez solide, c\u2019est une des raisons pourquoi j\u2019avais décrété que c\u2019était Joe Hall qui avait compté le but sur une passe de Malone.» Mais M.Durand affirme avoir lu aussi que le point avait été accordé à Jack McDonald! «À l\u2019époque, ils ne remettaient pas un sommaire à chaque journaliste.Alors, c\u2019était ce que tu avais vu», explique l\u2019animateur, passionné de l\u2019histoire du Club Hockey Québec.Il prépare d\u2019ailleurs un livre à ce sujet, à paraître à l\u2019automne.Stéphanie Martin srNOS REPORTAGES SUR LE NET LE HOCKEY DÉCLASSERA-T-IL LA MASCARADE?En vidéo, une entrevue avec Marc Durand sur la naissance du hockey professionnel, et une autre avec l\u2019historien Jean Provencher sur une activité très populaire : les séances de patinage, que l\u2019on appelait mascarades, videos.lesoleil.com iiÉ® ilSa (M rH O (M en ro E et McDonald filent comme l\u2019éclair.A la troisième minute du deuxième temps supplémentaire, c\u2019est Joe Malone \u2014 encore lui \u2014 qui assure le triomphe de son équipe en déjouant Percy Lesueur.Ou était-ce Joe Hall?Là-dessus, étonnamment, les versions diffèrent (voir le texte ci-dessus).Néanmoins, il y a un hic : le juge de but, Dave Reynolds, tarde à concéder le point.Les Québec réclament à hauts cris qu\u2019il leur soit accordé.«Cet officier hésite, puis rend l\u2019équitable verdict qui est mérité.Ainsi se termine l\u2019une des plus gTandes joutes qu\u2019on ait vues», jubile Ae Soleil.MAIS POUR LE CLUB HOCKEY QUÉBEC, C\u2019EST LOIN D\u2019ÊTRE TERMINÉ.Selon le Ottawa Free Press, les joueurs sont accueillis en héros par 10 000 personnes à leur retour à Québec et Joe Malone est le principal sujet de conversation dans la ville.Mais les joueurs savent trop bien qu\u2019il reste un match à jouer dans la saison 1911-1912.Et, malheureusement pour eux, ils n\u2019y prendront pas part.Il s\u2019agit d\u2019un affrontement entre les Wanderers et les «Sénateurs».Les deux formations doivent reprendre une joute qui avait été annulée en raison d\u2019un geste illégal de la part du club d\u2019Ottawa.Le 24 janvier, celui-ci avait accueilli dans ses rangs Fred «Cyclone» Taylor, un joueur qui ne lui appartenait pas.Résultat : mise à l\u2019amende, pour 100$ chacun, de Taylor et d\u2019Ottawa, et une revanche accordée aux Wanderers.C\u2019est donc dans le confort de l\u2019hôtel Victoria, où ils sont les invités d\u2019honneur du propriétaire Henri Fontaine, que les joueurs de Québec \u2014 sauf Malone, qui est malade \u2014 attendent nerveusement les résultats du match qui pourrait les couronner champions de la Coupe Stanley.Car si les Wanderers ont raison des Ottawa en ce 6 mars, Québec termine en tête du classement et remporte le précieux trophée.Sinon, il y aura égalité entre les clubs des deux capitales et il faudra tenir une série éliminatoire pour déterminer le vainqueur.Il faut dire que les Québec ne laissent rien au hasard.Afin de s\u2019assurer que leurs rivaux respectent les règles cette fois-ci, ils envoient deux ambassadeurs dans la métropole, les membres de la direction B.J.Kaine et Charles Frémont.De plus, ils disposent de précieux alliés.Les Wanderers ont encore sur le cœur une humiliante défaite infligée par les «Sénateurs», qui s\u2019étaient fait un plaisir de faire grimper le POSITION \tPJ\tG\tP\tBP\tB\tPTS Québec\t18\t10\t8\t81\t79\t20 Ottawa\t18\t9\t9\t99\t93\t18 Montréal (Wanderers)\t18\t9\t9\t95\t96\t18 Montréal (Canadiens)\t18\t8\t10\t59\t66\t16 Source : Wikipedia pointage jusqu\u2019à 17 à 5 lors d\u2019un match précédent.«Nous ne devons absolument rien à l\u2019équipe de la capitale [canadienne] et nous ferons tout en notre pouvoir pour les battre mercredi», avait confié m u tJailij Telegraph un membre influent des Wanderers.A l\u2019hôtel, tout est mis en œuvre pour rendre l\u2019attente confortable.Musique d\u2019orchestre et bonne chère sont à l\u2019honneur.Le menu, concocté spécialement pour l\u2019équipe, est une pièce d\u2019anthologie.On sert de l\u2019éperlan au Club Hockey Québec, de la dinde sauce aux canneberges à la Hall et un «petit filet de bœuf au courage des vainqueurs».Comme légumes, des petits pois fins à la Marks et un «sorbet au Over Time».Au dessert, les joueurs peuvent se régaler de «Puck Pudding à la Malone», de fruits à la Prodger et de petits fours glacés à la Oatman.Et pour couronner le tout, quoi de mieux qu\u2019un café à la Moran et un cigare à la McDonald?AU FIL DE LA SOIRÉE, LES JOUEURS EN PROFITENT POUR FAIRE DES PARIS LOUFOQUES.Ainsi, Prodger gage qu\u2019il transportera Joe Savard dans une brouette le long de la rue Saint-Jean entre l\u2019hôtel Victoria et l'Auditorium (aujourd\u2019hui le Capitole) si Québec gagne le championnat.Enhardi, Joe Hall renchérit en jurant de pousser une arachide avec un cure-dents tout au long du même trajet si les Bleu et blanc l\u2019emportent.La soirée qui a commencé par un dîner formel se charge peu à peu d\u2019électricité.Les télégrammes en provenance de Montréal placent les Wanderers en avance.Dans les rues, la fébrilité se propage aussi.L\u2019Événement rapporte que devant les commerces qui reçoivent les dépêches télégraphiques, la foule s\u2019agglutine, bloquant complètement la circulation.Des rubans et des fanions bleu et blanc flottent dans l\u2019air, en cette douce soirée de mars.Le dernier télégramme, annonçant la victoire des Wanderers, est rapidement convoyé dans une vague d\u2019allégresse.C\u2019est sur les épaules de leurs partisans que les hockeyeurs sortent de l\u2019hôtel.«Les joueurs ont été acclamés par des milliers de personnes à travers la ville.La clameur pour les garçons qui ont apporté à Québec les plus grands honneurs du hockey s\u2019est échappée de l\u2019hôtel.La parodie de la chanson What\u2019s the Matter with Father s\u2019est frayé un chemin de la salle de banquet, à chaque chambre de l\u2019hôtel, jusque dans les rues de la basse ville, de Saint-Roch, de Saint-Sauveur, de Limoilou, (if L\u2019issue de cette joute est sans contredit l\u2019un des plus beaux, l\u2019un des plus remarquables résultats qu\u2019on ait enregistrés dans les séries au sujet de la Coupe Stanley, depuis1893 que ce trophée est mis en compétition.» - Le Soleil, 14 mars 1912 S\tr de Ville-Montcalm, et au-delà des plaines d\u2019Abraham.Le glorieux cri de victoire \u201cQuébec, les champions!\u201d a résonné partout à travers la Old Rock City», raconte le Da ily Telegraph.Les télégrammes de félicitations affluent.Le président de la ligue, Emmet Quinn, et le président du Club Québec, le sénateur R Auguste Choquette, en particulier, congratulent les nouveaux champions.Ces derniers ne manquent pas de remercier les Wanderers.Dans un message adressé à Art Ross, joueur vedette des Wanderers, ils lèvent leur chapeau devant les efforts des Montréalais, relate le Quebec Chronicle.QUÉBEC REMPORTE AINSI LA PREMIÈRE COUPE STANLEY de son histoire.La ville exulte, fière de ses boys et de l\u2019ardeur qu\u2019ils ont déployée pour «couvrir de gloire» à la fois l\u2019équipe et la capitale.Dans l\u2019euphorie et l\u2019ivresse, les célébrations se poursuivent jusque très tard dans la nuit.Le lendemain, Le Soleil est dithyrambique.On chante les louanges du «groupe de triomphateurs».«Le Club Québec est champion!» répète-t-on à En 1912, s\u2019il y avait eu des bandes, on aurait mis notre logo dessus.Lafleur DEPUIS 100 ANS ® Partenaire des fans de hockey leSoleil \u2022 ILY A100 ANS.\u2022 Samedi 3 mars 2012 plusieurs reprises.«C\u2019est un triomphe superbe, car rarement on a vu les premiers honneurs plus dignement gagnés.[.] Ce triomphe est aussi remporté par suite des vaillants efforts des jouteurs du Club Québec dont le courage n\u2019a point été abattu par aucune difficulté.» Et pour ceux qui se posaient la question : oui, Prodger et Hall se sont acquittés de leur pari, et ce, dès le lendemain de la victoire.Devant une foule de curieux massés le long de la rue Saint-Jean, sous les applaudissements, les rires et les encouragements, les fiers compétiteurs ont tenu parole.La brouette et l\u2019arachide ont toutes deux docilement franchi la distance qui sépare l\u2019hôtel Victoria et l\u2019Auditorium.L\u2019hymne d\u2019une nuit À défaut d\u2019un hymne national officiel, le Club Hockey Québec a eu, l\u2019espace d\u2019une nuit, une chanson bien à lui.Dans les rues de la capitale, le soir où il a remporté la Coupe Stanley, les amateurs ont entonné une version modifiée de What\u2019s the Matter with Father, chanson populaire de l\u2019époque.Nous reproduisons ici les paroles telles que rapportées par les journaux.What\u2019s the matter with Goaler «Pat»?/ He\u2019s all right./ To «Goldie» Prodger lift your hat / He\u2019s all right./Joe Hall would make a team alone; / Marks and Oatman hold their own./What\u2019s the matter with «Mac» and Malone?/ They\u2019re all right.m* SUR LE NET UN HYMNE QUI ROCKE! Nous avons demandé au groupe rock de Québec Mosquito-B de s\u2019inspirer de la chanson originale et d\u2019offrir sa version de l\u2019hymne aux Bulldogs.À écouter sur videos.lesoleil.com À peine le Club Hockey Québec a-t-il mis la main sur le précieux trophée Stanley qu\u2019il doit défendre son titre contre une équipe de l\u2019Est qui convoite aussi les grands honneurs.AUSSITÔT À QUÉBEC, AUSSITÔT ENJEU J\t- ô üLes visiteurs avaient de la propension à enfreindre les règlements.Ils y allaient rudement, mais rencontrèrent des gens qui n\u2019ont pas froid aux yeux.[.] Les visiteurs faisaient violemment la mise en échec, sans succès pour eux, car les Québec ne sont pas des guenilles.}} - LeSoleil, 12 mars 1912 STÉPHANIE MARTIN smartin@lesoleil.co m Loin de pouvoir s\u2019asseoir sur leurs lauriers, les joueurs doivent aussitôt se remettre à l\u2019ouvrage, oubliant les blessures et l\u2019épuisement de la saison régulière.Car les Victoria de Moncton s\u2019amènent en ville.Les champions de la ligue des provinces maritimes ont en effet lancé un défi aux Québec, afin de leur ravir le titre de champions de la Coupe.En fait, les discussions pour convenir des termes de cette confrontation ont eu lieu, selon les règles de 1912, avec Ottawa, les anciens détenteurs du trophée.Le président du Club Québec, le sénateur P.Auguste Choquette, a convenu avec eux et Moncton d\u2019organiser deux matchs, au Skating Rink de Québec.La majorité des points comptés lors de la série déterminera le gagnant.QUÉBEC VIT DONC PENDANT PLUSIEURS JOURS AU RYTHME DU HOCKEY.Toute la semaine, les journaux anglophones et francophones de la capitale martèlent le même message, en grosses lettres dans leurs pages : «Aurons-nous maintenant un aréna?» Une plaidoirie sans équivoque pour la construction d\u2019un nouveau domicile pour le Club Québec, en remplacement du vétuste Skating Rink.Il se trouve cependant quelques personnes pour se plaindre de l\u2019augmentation du coût des billets.De 50 cents en saison régulière, une entrée en admission générale passe à 75 cents pour la série Québec-Moncton.«La classe ouvrière, qui est le réel support du hockey à Québec, n\u2019est pas traitée d\u2019une manière satisfaisante», écrit à L\u2019Événement un partisan déçu des «prix exorbitants et ridicules» des entrées.A cette époque, relate l\u2019historien Jean-Marie Lebel, «ça ne faisait pas longtemps que le hockey était devenu un sport spectacle».La place prépondérante accordée au hockey dans les quotidiens témoigne d\u2019ailleurs de l\u2019intérêt manifesté pour la discipline, indique pour sa part l\u2019historien François Drouin.Son collègue Donald Guay, historien du sport, va plus loin et affirme que ce qui y est imprimé a pratiquement «valeur légale».«Même les ligues acceptaient les comptes rendus des journaux.» La popularité du sport s\u2019illustre aussi dans l'engouement pour les paris, rappelle l\u2019animateur Marc Durand, collectionneur et passionné de l\u2019histoire du Club Hockey Québec.«Québec était réputée pour avoir beaucoup de pools de hockey.[.] D\u2019ailleurs, c\u2019était quelque chose qui n\u2019était pas très aimé par les journaux», qui détestaient l\u2019impression que cela donnait que les matchs sont arrangés.Pendant que se préparent les matchs déterminants, la Coupe Stanley, elle, est en route pour 2822950 (Fabrice Richard l(e8ÿrancùiuou&har/efiti.CELEBRITES (ooUeetion/ ùùnyra/>hi(fue ÉËlu&s tie fOO LIDEC 64 pages* 13,10$ chacun BIOGRAPHIE CELEBRITES / S Jean Béliveau Un grand Canadien Luc Bertrand CÉLÉBRITÉS CANADIENNES Maurice Richard ALBUM SOUVENIR Voici un album recherché grâce à la qualité et la diversité des documents provenant d\u2019amateurs de diverses régions du Québec et du Canada.Guérin 144 pages *35,70$ Michel Forest Jacques Lamarche f Jean Béliveau\tI\u2014Maurice Richard\u2014^ Un grand Canadien LE GROUPE GUÉRIN \u2014 LIDEC inc.«514 843-5991 \u2022 www.lidec.qc.ca \u2014 Guérin «514 842-3481 \u2022 www.guerin-editeur.qc.ca V] f V^*T) HPI p ^F ZsÆ yx/A C ¥_' stlaa SS» ci'rsa ; EBB Québec.Elle quitte donc la place qu\u2019elle occupait à Ottawa, chez le joaillier Henry Birks and Son, l\u2019ancêtre du Birks actuel.Pour marquer le deuil, la vitrine est parée de tentures noires.C\u2019est dans une vitrine colorée de bleu et de blanc, au siège social de Holt Renfrew, rue de Buade à Québec, qu\u2019elle trône dorénavant, au grand plaisir des passants.LE 11 MARS, LE GRAND JOUR EST ARRIVE.Premier affrontement de deux entre les Québec et les Moncton.Quelque 2500 amateurs de hockey convergent vers le Quebec Skating Rink, sur les plaines d\u2019Abraham.A leur entrée, ils sont accueillis par un orchestre et s\u2019installent à leur siège réservé, s\u2019ils sont fortunés, ou dénichent une place debout, pour la plupart.S\u2019ils sont chanceux, ils auront une vue partielle sur le large tableau noir où l\u2019on inscrit les numéros des joueurs, une grande nouveauté en 1911-1912.L\u2019atmosphère s\u2019enfume rapidement, et il fait aussi froid en dedans que dehors.Québec, à cette époque, ne dispose pas du luxe d\u2019une glace artificielle, et les conditions de la surface sont tributaires du temps qu\u2019il fait, rappelle Jean-Marie Lebel.Cette journée-là, justement, Dame Nature n\u2019est pas coopérative et la glace amollie par le temps doux donne du fil à retordre aux athlètes.Une caricature montre sept joueurs des Bulldogs installés dans la coupe Stanley, ancrée à même le cap Diamant, que tente de gravir un joueur des Moncton.«Elle semble plutôt en sécurité», disait la légende.-IMAGE COLLECTION JOE MALONE JR Les mots du hockey en 1912 Le hockey n\u2019a pas beaucoup changé depuis 1912.Mais certains mots pour le décrire n\u2019ont pas traversé les époques.Petit lexique de notre sport national au début du XXe siècle.LES GAULES.Les buts LE CAOUTCHOUC OU LE PUCK.La rondelle LES AMIS.Les partisans LE PATINOIR.La patinoire LES SPORTSMEN.Les amateurs de sport, ou les sportifs LES JOUTEURS.Les joueurs LA JOUTE .Le match COSTUMÉ.Enuniforme Stéphanie Martin Quand l\u2019équipe adverse se présente sur la patinoire, les partisans lui réservent un accueil poli.«On lui lance quelques acclamations pour lui prouver qu\u2019on n\u2019est pas en pays sauvage et lui témoigner de la cordialité des Québécois», souligne L\u2019Événement.Québec ne met pas de temps à imposer son rythme et les Monctoniens sont vite dépassés.«Au bout d\u2019un quart d\u2019heure, la victoire des jouteurs locaux devint certaine», décrète Le Soleil.«C\u2019était un jeu de beaucoup plus haut niveau que ce qui pouvait se jouer dans les Maritimes.[.] L\u2019équipe de Québec de cette année-là et de l\u2019année suivante était vraiment supérieure aux autres, pas juste par le fait qu\u2019ils ont gagné un match de hockey, mais parce qu\u2019ils avaient des joueurs beaucoup plus talentueux», analyse François Drouin.LES MONCTON SONT LESSIVÉS.Le score final s\u2019élève à 9 contre 3 en faveur de Québec, qui prend une sérieuse avance dans le nombre de points.Joe Malone cumule trois buts, et son ailier gauche, Jack McDonald, en enfile quatre.Dans les quotidiens, le lendemain, on considère la victoire pratiquement acquise.La partie du 13 mars scellera le sort des pauvres Victoria.Ceux-ci sont blanchis de la feuille de pointage.Les Québec, même en l\u2019absence de Joe Malone à partir de la deuxième période, enregistrent huit filets, dont cinq par Jack McDonald.Le journaliste r\u2014;-\"v {([Les Victoria de Moncton] ne ' semblent pas avoir confiance de gagner la Coupe Stanley.}} - Le Soleil, 11 mars 1912 S\tr du Soleil ne voit même pas l\u2019intérêt de décrire en détail les deux derniers engagements : «Il serait monotone, oiseux, de décrire une telle partie, car les Moncton, à l\u2019exception de leur gardien de but, furent déclassés.» Le Club Québec est ovationné et les joueurs reçoivent de leurs partisans «un certain nombre de breloques et d\u2019épingles qui sont de jolis souvenirs».Les champions conservent leur titre, mais n\u2019ont que peu de temps pour le savourer, car ils partent, deux jours plus tard, vers Boston et New York, où ils joueront des matchs d\u2019exhibition pour faire connaître aux Etats-Unis le «style de jeu canadien».AUTRES TEMPS, AUTRES MŒURS.Les journaux de 1912 ne font mention nulle part de la présentation du trophée aux joueurs ou de célébrations sur la glace.Pas plus que de défilé de la Coupe Stanley sur Grande Allée.Les vainqueurs ont simplement été reçus au club de raquette de Québec, chemin Saint-Louis, pour une soirée en leur honneur.r ^ 2813768 y éiitm.s y ô&um puckom DU HOCKEY À QUÉBEC Alex DuilnmbE Ltée Depuis 1()05 leSoleil \u2022 ILYA100ANS.\u2022 Samedi 3 mars 2012 leSoleil \u2022 ILYA100ANS.\u2022 Samedi 3 mars 2012 00 r ^ UEQUIPE DE RÊVE TEXTES ET RECHERCHE IAN BUSSIÈRES RANGÉE DU HAUT MEMBRES DU BUREAU DE DIRECTION LOUIS A.L AGUEUX CHARLES FRÉMONT Cet avocat allait devenir un des fondateurs et le premier président de la Société zoologique de Québec en 1933.Il a aussi été secrétaire de la Commission des champs de bataille.Il était le mari de Thaïs Lacoste-Frémont, journaliste et suffragette dont les actions ont mené à l\u2019obtention du droit de vote par les femmes au Québec en 1940.THOMAS B.O\u2019NEIL ARTHUR DEROME FRED HILL RANGEE DU MILIEU JOSEPH CAMELIEN LOCKWELL MEMBRE DU BUREAU DE DIRECTION Homme d\u2019affaires et manufacturier de cigares, il fut conseiller municipal de 1908 à 1918.La rue Lockwell est nommée en son honneur.CHARLES NOLAN ENTRAÎNEUR Ancien capitaine des Crescents de Québec, il était présenté dans les journaux de l\u2019époque comme «un vétéran des sports nationaux canadiens».Il a dirigé les Bulldogs de 1910 à 1912.La saison suivante, c\u2019est le capitaine Joe Malone quia pris la relève comme joueur-entraîneur jusqu\u2019en 1917.DAVID BÉLAND 'ÜP' PRÉPOSÉ À L\u2019ÉQUIPEMENT ET ENTRAÎNEUR ADJOINT Le sprinteur Dave Béland est le premier résidantde Québec à participer aux Jeux olympiques, à Londres en 1908.Il n\u2019avait pas été sélectionné par l\u2019équipe canadienne, mais des amis avaient récolté suffisamment d\u2019argent pour qu\u2019il puisse voyager avec l\u2019équipe à Londres, où il s\u2019est présenté comme un coureur indépendant de Québec.Il n\u2019a toutefois pas réussi à atteindre les finales.Plus tard cette année-là, il a dû abandonner le sprint après avoir été impliqué dans un scandale.Béland avait présenté un ex-champion de l\u2019épreuve des cinq milles, l\u2019Ontarien Fred Meadows, sous le nom de Walter Béland, prétendant qu\u2019il était son frère, pour qu\u2019il puisse participer à une course.~ GEORGELEONARD AILIER Substitut, il n\u2019a été sur la glace que durant quelques minutes avec les Bulldogs en 1911-1912, soit en deuxième période du second match de la Coupe Stanley contre Moncton.Joe Malone, qui avait promis de quitter la glace au profit de jeunes joueurs une fois la victoire assurée, s\u2019est retiré alors que les Bulldogs menaient 5 à 0 en deuxième.Leonard l\u2019a remplacé jusqu\u2019à la fin de la période.fgH} GEORGE CAREY AILIER DROIT Né en Écosse, il n\u2019a disputé que deux matchs avec les Bulldogs à titre de joueur substitut en 1911-1912.Après avoir servi dans les Forces canadiennes durant la Première Guerre mondiale, il a effectué un retour avec le grand club en 1916-1917 et en 1919-1920, marquant 19 buts en 37 matchs, avant de suivre l\u2019équipe dans son déménagement à Hamilton.Il a terminé sa carrière dans la Ligue nationale de hockey avec les Saint Patricks de Toronto en 1922.JOSEPH NAPOLÉON SAVARD GARDIEN DE BUT SUBSTITUT Joe Savard, qui ne porte pas l\u2019uniforme sur la photo, n\u2019a enfilé les jambières que durant un seul match en 1911-1912 afin de remplacer Paddy Moran, blessé.Il était le seul francophone de l\u2019équipe, mais aussi le joueur de plus petite taille puisqu\u2019il ne mesurait que cinq pieds et trois pouces et ne pesait que 120 livres.Il avait accordé un but dans une courte sortie de 10 minutes.EUGÈNE MATTE \u2022 TRÉSORIER RANGÉE DU BAS BARNEY J.KAINE \u2022 SECRÉTAIRE LE SÉNATEUR PHILIPPE-AUGUSTE CHOQUETTE PRÉSIDENT DU CLUB HOCKEY QUÉBEC Avocat et député de Montmagny de 1887 à 1898, il était l\u2019un des principaux lieutenants de Wilfrid Laurier.Il a ensuite été nommé juge, puis directeur du Soleil de 1905 à 1906.Il a siégé au Sénat de 1904 à 1919 avant de faire un retour à la magistrature de 1920 à 1929.Comme président des Bulldogs, il devait parfois fournir une aide financière ou se chargeait d\u2019organiser des campagnes de financement quand l\u2019équipe manquait de moyens./gH WALTER ROONEY CENTRE D\u2019origine irlandaise, le joueur substitut est né à Québec en 1888.Son unique but chez les professionnels aura été le huitième et dernier filet des Bulldogs dans le dernier match pour défendre la Coupe Stanley contre Moncton en 1911-1912.Après sa carrière de hockeyeur, il est devenu dentiste.Il a pratiqué de nombreuses années dans son domicile de la rue Sainte-Anne et a aussi servi comme dentiste dans l\u2019armée canadienne, où il a atteint le grade de lieutenant-colonel.GEORGE «GOLDIE» PRODGER POINTEUR (DÉFENSEUR GAUCHE) Natif de London, en Ontario, c\u2019est quand son équipe, les Colts de Waterloo, a fermé les livres en 1911 qu\u2019il s\u2019est amené à Québec avec ses coéquipiers Eddie Oatman et Jack McDonald.Excellent défenseur, il était reconnu pour sa solide charpente.Il a plus tard évolué avec les Wanderers et les Canadiens de Montréal, marquant le but décisif qui a permis à ces derniers VO PHOTO COLLECTION MARC DURAND (quebecbulldogs.com) de remporter leur première Coupe Stanley en 1915-1916.Celui dont le nom était souvent écrit «Prodgers» a été intronisé au Temple de la renommée des sports de London en 2009.JOE MALONE \u2022 CENTRE (Voir le portrait en page 10) JOE HALL COUVRE POINTEUR (DÉFENSEUR DROIT) L\u2019une des vedettes du Club Hockey Québec, «Bad Joe» était aussi reconnu comme l\u2019un des joueurs les plus vicieux de l\u2019époque.Son habitude d\u2019amener son bouledogue anglais aux matchs est à l\u2019origine du surnom de l\u2019équipe.Ses bagarres à coups de bâton avec Newsy Lalonde des Canadiens de Montréal étaient légendaires, mais il a dû enterrer la hache de guerre en 1917 et 1918 quand il a porté les couleurs duCH.il est décédé à Seattle, lors de la finale de la Coupe Stanley entre les Canadiens et les Metropolitans en 1919, terrassé par une pneumonie après avoir contracté la grippe espagnole.Cette année-là, la Coupe n\u2019a pas été attribuée.Né en Angleterre, mais ayant grandi au Canada, il est le seul Britannique intronisé au Temple de la renommée du hockey.PATRICK «PADDY» MORAN GARDIEN DE BUT Né à Québec et d\u2019origine irlandaise, le cerbère était reconnu non seulement pour son talent devant le filet, mais aussi pour ses tactiques particulières.Il frappait les adversaires qui s\u2019approchaient trop de sa zone avec son bâton et ne détestait pas non plus leur cracher du tabac à chiquer au visage.En plus de sa carrière de hockeyeur, il a travaillé plus de 35 ans dans le domaine de la construction et a bâti sa propre maison avec les 4000 $ gagnés durant sa carrière.Il a été intronisé au Temple de la renommée du hockey en 1958 et est décédé en 1966.MICHAEL J.QUINN VICE-PRÉSIDENT ET GÉRANT Né en 1875 à Québec, mais d\u2019origine irlandaise, cet évaluateur municipal a été nommé directeur général du Club Hockey Québec en 1908 et était chargé de recruter les joueurs et de négocier leurs contrats.Après leur première Coupe Stanley, les joueurs des Bulldogs lui ont payé un étui à cigarettes gravé.PAR TERRE JACK MARKS AILIER DROIT Comme Wayne Gretzky, l\u2019ailier substitut a vu le jour à Brantford, en Ontario.Il était considéré comme le «septième joueur» de l\u2019équipe, un travailleur honnête à qui on confiait souvent le mandat de «couvrir» les meilleurs attaquants de l\u2019équipe adverse.Il a aussi évolué avec les Wanderers et les Canadiens, ainsi qu\u2019avec les Arenas de Toronto, avec qui il a remporté une deuxième Coupe Stanley.JACK MCDONALD AILIER GAUCHE Natif de Québec, Jack McDonald a disputé 11 saisons avec les Bulldogs.Bon marqueur, il avait aussi une solide réputation en tant qu\u2019attaquant défensif.Il a porté les couleurs des Bulldogs dans la Eastern Canada Hockey Association, dans l\u2019Association nationale de hockey et, finalement, la LNH.Il est l\u2019auteur de cinq buts dans le dernier match pour défendre la Coupe Stanley contre Moncton en 1911-1912.EN MÉDAILLON EDDIE OATMAN AILIER DROIT L\u2019Ontarien a terminé la saison 1911-1912 avec 20 buts, un de moins que son illustre compagnon de trio, Joe Malone.Il était aussi l\u2019un des joueurs les plus punis de l\u2019équipe.Après la saison 1911-1912, il s\u2019est joint aux Royals de New Westminster, dans la Pacific Coast Hockey Association, qui lui avaient offert un lucratif contrat après la conquête de la Coupe Stanley.Exemple de durabilité, il a disputé 32 saisons de hockey professionnel avant de se retirer en 1939 à l\u2019âge de 50 ans.Il est devenu barbier dans sa ville natale de Springford.Il est décédé en 1973.r ^ leSoleil \u2022 ILYAlOOANS.\u2022 Samedi 3 mars 2012 10 leSoleil \u2022 ILY A100 ANS.\u2022 Samedi 3 mars 2012 LA MENACE JOE MALONE FANTOME I \u2022 Une bannière jaunie au plafond du Colisée.Une plaque commémorative posée sur une maison du quartier Saint-Jean-Baptiste.Un souvenir flou dans l\u2019esprit des amateurs de hockey.Il ne reste plus des exploits de Joe Malone à Québec que son spectre.KATHLEEN LAVOIE klavoieiulesoleil.com Et pourtant, il y a 100 ans, le «Fantôme», comme on Fa surnommé, hantait les patinoires de l\u2019Association nationale de hockey et menait les Bulldogs à la conquête d\u2019un premier «trophée Stanley».Line prouesse qui, à 21 ans, a contribué à édifier sa légende.Premier champion marqueur de la LNH, triple vainqueur de la Coupe Stanley, recordman du circuit Bettman, Joe Malone n\u2019a pas volé son statut.En 1998, le magazine The Hockey News lui accordait le 39e rang dans son palmarès des 100 meilleurs joueurs de l\u2019histoire de la LNH, 17 rangs après Patrick Roy (qui jouait toujours), 17 rangs devant un autre héros local, Peter Stastny.«Joe Malone a été le joueur le plus dominant de son époque, analyse Steve Dryden, éditeur en chef du magazine à l\u2019époque.Plusieurs l\u2019ont surpassé depuis, mais c\u2019était un joueur d\u2019exception, un joueur spécial.» Aussi remarquables furent ses succès sur la glace, aussi rares sont les rappels de ce passé glorieux.A l\u2019exception de quelques objets d\u2019une importance relative \u2014 une reliure, une montre, une série de cartes \u2014, le même vide règne dans les voûtes du Temple de la renommée du hockey.MEMOIRE D\u2019UN FILS Le grand gardien de la mémoire de Joe Malone reste.Joe Malone.Son fils.Le seul de ses trois enfants toujours vivant (l\u2019aînée, Bernice, s\u2019est éteinte en 2011 et le cadet, Donald, est décédé en 1985).Âgé de 88 ans, Joe Jr réside à London, en Ontario, avec sa femme Rita.C\u2019est là que Le Soleil l\u2019a retrouvé en janvier, et qu\u2019il nous a ouvert son coffre aux trésors.«Comme je suis né un an avant qu\u2019il prenne sa retraite, je ne l\u2019ai jamais vu évoluer, mais je l\u2019ai tout de même vu jouer un peu, raconte le fils Malone.Lorsque je jouais à l\u2019école secondaire, il avait participé à une partie père-fils.Rapide comme l\u2019éclair, Joe Malone n\u2019avait pas son pareil pour mystifier les gardiens de but.Sur les patinoires de l\u2019Association nationale de hockey, puis de la Ligue nationale, le joueur de centre de Québec était, avec sa technique de patinage unique (droit), ses feintes savantes et sa touche magique autour du filet, aussi difficile à suivre qu\u2019à contrer.- PHOTO TEMPLE DELA RENOMMEE DU HOCKEY Âgé de 88 ans, Joe Malone Jr a reçu Le Soleil à sa résidence de London, Ontario, où il nous a ouvert son coffre aux trésors.\u2014 photo le soleil, yan doublet Dans les cinq premières minutes, il avait marqué trois buts.Il avait alors décidé de se retirer.Il ne voulait pas embarrasser les autres pères.Il n\u2019aimait pas étaler ses succès.» Dans la demeure de Joe Jr, quelques pièces sont consacrées aux souvenirs de son père.Sur un mur de la salle de séjour, la fameuse photo de groupe de la conquête de 1912 par les Bulldogs.Autour, des objets précieux : patins, programmes officiels et quelques souvenirs aux couleurs des Canadiens, pour qui Malone a aussi brillé.La collection aura éventuellement sa place au Panthéon, mais pour l\u2019instant, Joe Jr y tient précieusement.Au fil des articles de journaux cumulés par la mère de Malone, Louisa, puis par Joe Jr, assemblés en de larges reliures, défilent les chapitres d\u2019une fascinante histoire, dont le prologue s\u2019est écrit à Sillery, sur les berges du fleuve Saint-Laurent.C\u2019est là, sur une glace raboteuse, que le deuxième d\u2019une famille de 11 enfants, né le 28 février 1890 d\u2019un père d\u2019origine irlandaise (Maurice-Joseph Malone) et d\u2019une mère franco-ontarienne (Marie-Louise «Louisa» Rochon), a appris à patiner.«A l\u2019époque, ils vivaient dans une petite maison aujourd\u2019hui démolie, près de l\u2019église de Sillery, se souvient Malone fils.Mon père m\u2019a raconté qu\u2019avec ses frères Jeff, Clifford et John, il glissait dans la côte pour se rendre jusqu\u2019au fleuve, sur lequel ils jouaient.» Athlète accompli, Joe Malone brillait aussi sur les terrains de crosse et de baseball, mais il n\u2019y excellait pas autant qu\u2019au hockey.Dès ses débuts avec la formation junior des Crescents en 1907, le grand efflanqué de 17 ans a ouvert bien des yeux, ce qui lui a valu de signer un premier contrat professionnel avec les Bulldogs.Il y connaîtra une campagne recrue du tonnerre, inscrivant huit buts en 12 matchs.UNE LÉGENDE EST NÉE Québec ne dispute que deux matchs l\u2019année suivante, refusant de rallier la nouvelle Association nationale de hockey (ANH).Cette mise en veilleuse des Bleu et blanc forcera le «Fantôme» à aller jouer en Ontario, où il inscrira 10 buts en 12 parties avec Waterloo.Après leur hiatus, les Bulldogs acceptent finalement d\u2019adhérer à l\u2019ANH pour la saison 1910-1911.À 20 ans, Malone est nommé capitaine.La légende de Malone commence à s\u2019écrire vraiment l\u2019année suivante.L\u2019électrisant numéro 4 met ses qualités de leader à profit, guidant son équipe, contre toute attente, vers son premier championnat.«Il était le joueur le plus jeune de son équipe, observe son fils.Seulement 21 ans.Je trouve impressionnant qu\u2019il ait pu être le capitaine d\u2019une équipe comptant des joueurs plus expérimentés comme Joe Hall et Paddy Moran.» Il ne s\u2019agissait pourtant que du début.En 1912-1913, Malone décroche le championnat des marqueurs, avec un dossier de 43 buts en 20 matchs.Les Bulldogs remportent leur deuxième Coupe Stanley.En séries, Malone inscrit neuf buts en un match! De 1913 à 1916, les Bulldogs, privés de plusieurs éléments en raison de la Première Guerre mondiale, ne se qualifient pas pour les séries.Malone, lui, évite le service militaire en raison de ses talents d\u2019outi Heur à l\u2019usine de fusils Ross Rifle, sur les Plaines.Après la saison 1916, Joe Malone épouse Mathilda Power.Comme cadeau de noces, ses coéquipiers se cotisent pour lui offrir un magnifique coffret de bois, qui trône toujours dans la salle à dîner de son fils.Bernice naîtra l\u2019année suivante, quelques semaines après que Malone eut décroché un autre championnat des marqueurs.MON MEILLEUR ENNEMI En difficultés financières malgré leurs succès, les Bulldogs se voient dans l\u2019impossibilité de joindre la toute nouvelle Ligne nationale de hockey en 1917.L\u2019équipe est dissoute.Et le repêchage de dispersion envoie Joe Malone chez l\u2019ennemi montréalais, les Canadiens.C\u2019est ainsi que «Gentleman Joe», un apôtre du jeu propre, se retrouve partenaire de trio de l\u2019autre grande vedette de l\u2019époque, Newsy Lalonde, un joueur qu\u2019il considère vicieux.Faisant preuve de son humilité caractéristique, il accepte de patrouiller l\u2019aile gauche de Lalonde, afin de ménager l\u2019ego du légendaire centre des Canadiens.«C\u2019était son grand rival.Ils ont eu quelques batailles épiques qui se sont conclues en blessures.Ma mère n\u2019aimait pas Lalonde, parce qu\u2019il avait coupé mon père au visage plusieurs fois avec son bâton», se souvient Joe Jr.Sur la glace, l\u2019association de Malone et Lalonde fait néanmoins fureur, permettant à l\u2019ancien Bulldogs de décrocher le premier championnat des compteurs de l\u2019histoire de la LNH.Cet exploit lui procurera un contrat avantageux : 25 $ par match! Une fracture à un bras l\u2019a toutefois ralenti l\u2019année suivante.Il n\u2019a pas pu prendre part aux séries contre Seattle.«Lalonde disait que la ligne qu\u2019il formait avec Malone et Didier Pitre était la meilleure avec laquelle il avait jamais joué, raconte Joe Jr.Il avait affirmé que si Malone avait joué, ils auraient gagné la Coupe.» DE RETOUR À QUÉBEC La reprise des activités des Bulldogs, sous le nom d\u2019Athléti-ques de Québec, et leur arrivée dans la LNH ramèneront Malone dans la capitale en 1919.Il remporte un autre championnat des marqueurs, avec une contribution de 39 buts! Mais l\u2019équipe n\u2019est plus que l\u2019ombre d\u2019elle-même.Forcé de déménager après une première saison désastreuse dans la LNH, le Club Québec devient les Tigers de Hamilton en 1920-1921.La formation flirtera avec les bas-fonds du classement au cours des deux saisons suivantes.Le «Fantôme», aussi entraîneur, y bouclera néanmoins des campagnes de 37 et 31 points.Ne souhaitant plus évoluer avec Hamilton, Malone est suspendu par les Tigers au début de la saison 1922-1923.Les Canadiens U» 111 Û LE REPÊCHAGE DE DISPERSION ENVOIE MALONE CHEZ LES CANADIENS BULLDOGS feront son acquisition.Mais à 33 ans, son étoile ne brille plus autant.Confiné à un rôle de réserviste, il ne marquera qu\u2019un but en 20 matchs.Il disputera son dernier le 23 janvier 1924.Comme il n\u2019a participé à aucun match des séries cette année-là, les Canadiens n\u2019inscrivent pas son nom sur la Coupe Stanley.La LNH considère néanmoins sa contribution, et le crédite d\u2019une troisième coupe.LE TEMPLE Après sa carrière d\u2019athlète, Malone déménage à Montréal où il devient outilleur chez Northern Va S LES SPORTIFS EN VOYAGE Nous organisons ces voyages depuis 29 ans Red Sox, Yankees, Blue Jays et encore plus.À partir de U,\tüir-r ¦\u2018-7cr«igr \u2014.~~ * - - - PÂQUES à NEW YORK Le spectacle de Michael Jackson du Cirque du Soleil et option CAPITALS À partir de 499$ POUR INFOS SUR CES VOYAGES ET NOS AUTRES FORFAITS: www.sportifs.qc.ca info@sportifs.qc.ca 418 683-6388 1 800 267-7678 En collaboration avec Voyages A+ et Autobus Bell-Horizon DETENTEUR D'UN PERMIS DU QUEBEC. 12 leSoleil \u2022 ILY A100 ANS.\u2022 Samedi 3 mars 2012 La maison d\u2019un géant Le promeneur à l\u2019œil averti peut apercevoir dans le quartier Saint-Jean-Baptiste la maison qui a abrité la plus grande vedette sportive du début des années 1900 à Québec.Au 734, Philippe-Dorval, une discrète épigraphe rappelle le passage du hockeyeur Joe Malone en ces murs.Il y est demeuré entre 1907 et 1917, selon le service de la toponymie de la Ville de Québec.C\u2019est donc là que le «Fantôme» habitait à l\u2019époque des deux conquêtes de la Coupe Stanley par les Bulldogs, en 1912 et 1913.Stéphanie Martin - PHOTO LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE 4 ï .mm wmm Electric (Nortel).Joe Jr y travaillera également en tant que comptable.Le «Fantôme» dirigera en parallèle l\u2019équipe de hockey de l\u2019LTniversité de Montréal.En 1950, il est intronisé au Temple de la renommée, en même temps que Newsy Lalonde.L\u2019événement sera dignement célébré à Québec, qui n\u2019a pas oublié son héros.Une grande réception, à laquelle ont participé d\u2019anciens coéquipiers, a été organisée au Collège de Sillery, où on lira un télégramme de félicitations de Clarence Campbell, président de la LNH, suivi d\u2019un banquet au réputé restaurant Kerhulu, de la côte de la Fabrique.«Tous ont relevé l\u2019esprit d\u2019équipe de Joe Malone, son habileté comme joueur au manie [sic] du gouret sensationnel, qui en faisait un compteur superbe, malgré la force des cerbères et la rudesse des défenses en plus de l\u2019obligation de jouer les 60 minutes presque sans repos», relate L\u2019Action catholique.Trois ans seulement après s\u2019être retiré de la vie active, Joe Malone succombe à une crise cardiaque, le 15 mai 1969, à l\u2019âge de 79 ans.Contrairement à ses Joe Malone à son domicile montréalais en février 1945.Cinq ans plus tard, il sera intronisé au Temple de la renommée du hockey.- PHOTO ARCHIVES LA PRESSE parents, qui reposent au Mount Hermon Cemetery à Sillery, il est enterré au cimetière de la paroisse Saint-Laurent, à Montréal.BANNIÈRE AU COLISÉE Le 23 décembre 1982, une bannière honorant ses exploits est hissée dans les hauteurs du Colisée, en même temps que celles des Bulldogs, des Remparts et des As, lors d\u2019une cérémonie précédant un duel Canadien-Nordiques.Donald Malone est sur place.Mais les journaux du lendemain en ont surtout pour Jean Béliveau et Jean-Claude Tremblay.Trente ans plus tard, Malone fils n\u2019a qu\u2019un vœu : «Espérons que le centenaire de la Coupe Stanley des Bulldogs remettra ses exploits en lumière.» STNOS REPORTAGES SUR LE NET BIEN AVANT CROSBY, IL Y AVAIT MALONE Voyez des extraits vidéo de l\u2019entrevue accordée par Joe Malone Jr à notre journaliste Kathleen Lavoie à son domicile de London, Ontario.videos.lesoleil.com 2820983 SUBARU ConFiance et évolution ?>-?>- ?+ ?' ?' ?t ?t JAPONAIS ET PLUS ENCORE ! Association des concessionnaires Subaru du Québec I www.quebec.concessionsubaru.ca DE HOCKEYEUR À INVENTEUR KATHLEEN LAVOIE klavoietslesoleil.com Publicité vantant l\u2019équipement dessiné par Joe Malone.- PHOTO COLLECTION MARC DURAND Il n\u2019y a pas que sur la glace que Joe Malone a fait preuve de créativité.Intéressé par l\u2019évolution du sport, il inventera, au début des années 1920, quelques pièces d\u2019équipement pour le compte de la compagnie Draper-Maynard.Du lot, ce sont ses patins, les Joe Malone Special, qui obtiendront le plus grand succès.Commercialisées W comme les «Lucky Dog Kind», en référence aux succès des Bulldogs, les lames imaginées par Joe Malone se voulaient une version améliorée des premiers patins à tubes de l\u2019époque.«Tout le long de sa vie, mon père a travaillé dans l\u2019outillage», explique Joe Jr.A Québec, il bossait à lusine Ross Rifle, armurerie située sur les Plaines.Il jouait encore chez les pros quand il s\u2019est lancé dans l\u2019invention d\u2019un nouveau genre de lames de patins, Hockey Equipment Equipement de Hockey DESSINE Par DESIGNED ^ST**»* HE DRAPER MAYNARD SUTTON QUEBEC avec un tube plus léger.«Elles étaient utilisées par le Club Québec, les Canadiens, Hamilton et Boston.Lui-même les a utilisées.Moi aussi, je les ai utilisées.Mon oncle Clifford également, lorsqu\u2019il venait en visite.Elles étaient fonctionnelles!» assure Joe Jr.Le travail de conception de ces lames a été effectué à Québec.Vendues sans la bottine de cuir qui se dégradait plus rapidement, les Joe Malone Special étaient faites d\u2019acier à haute teneur en carbone et soudées à l\u2019électricité.Elles se démarquaient des lames traditionnelles par le rétrécissement du tube, que Malone avait fait passer de trois quarts de pouce à un demi-pouce, et l\u2019amincissement de la base de métal.De «construction scientifique», elles étaient décrites dans un catalogue de 1925 comme étant «plus légères, plus rapides et plus résistantes».«A l\u2019époque, on vendait ces lames 7,50 $ et il fallait ajouter un autre 7,50 $ pour la bottine», se rappelle Joe Jr.Encore aujourd\u2019hui, le fils Malone admet être impressionné par cet aspect de la carrière de son père, qui confirme encore davantage son statut de pionnier du sport.«Je suis fier de ses exploits de hockeyeur, mais je Commercialisées sous le nom de «Lucky Dog Kind», les lames créées par Joe Malone étaient une version améliorée des premiers patins àtubes.- photo le soleil, yan doublet suis aussi fier de ce qu\u2019il a accompli en tant quinventeur, avec ses patins.Ce n\u2019était pas quelqu\u2019un de très éduqué.Il avait étudié par correspondance.Il n\u2019avait pas de diplôme.Mais c\u2019était quelqu\u2019un de très habile.» Dans les années 30, Joe Malone allait également créer un nouveau bâton de hockey, lui aussi breveté, dont la particularité était d\u2019être fait en deux pièces.«C\u2019était un bâton plus long, dont on pouvait séparer la palette du manche, pour la remplacer.Ma sœur, qui est décédée l\u2019été dernier, se souvenait de l\u2019avoir vu fabriquer ça.» {{Je suis fier de ses exploits de hockeyeur, mais je suis aussi fier de ce qu\u2019il a accompli en tant qu\u2019inventeur, avec ses patins.Ce n\u2019était pas quelqu\u2019un de très éduqué.Il avait étudié par correspondance)} - Joe Malone Jr r ^ 2012 Meilleur choix sécurité\u2019 INSURANCE INSTITUTE IFOR HIGHWAY SAFETY! GAMME SUBARU 2012 Subaru est le seul constructeur à recevoir une mention « Meilleur choix sécurité » de l'I I HS pour tous ses modèles, et ce, pour une troisième année consécutive.r prix Vk VALEURS O L RÉSIDUELLES* M Subaru nommée Meilleure marque grand public par ALG Canada pour une troisième année consécutive.Forester Tribeca Outback Impreza 5 portes Impreza 4 portes 13 leSoleil \u2022 ILYA100ANS.\u2022 Samedi 3 mars 2012 V 1 DES EXPLOITS INÉGALÉS KATHLEEN LAVOIE klavoietslesoleil.com Pas moins de 88 ans après son dernier match, Joe Malone détient toujours des records de la Ligue nationale.Aussi durables que sa légende, ces marques individuelles ont résisté à l\u2019épreuve du temps et à l\u2019attaque de surdoués tels que Gordie Howe, Wayne Gretzky et Mario Lemieux.Cela n\u2019empêche pas son fils, Joe Malone Jr, d\u2019être nerveux chaque fois qu\u2019un joueur s\u2019en approche.«Ça arrive occasionnellement et le cœur m\u2019arrête à tout coup!» admet-il en riant.11 peut se rassurer.Le jour n\u2019est pas venu où les records établis par son père seront battus.Le plus intouchable demeure celui de la moyenne de buts par match en une saison \u2014 un mirobolant 2,2! \u2014, inscrit à son arrivée avec les Canadiens, en 1917-1918.Formant un trio explosif avec Newsy Lalonde et Didier Pitre, le «Fantôme» a cumulé 44 buts en 20 matchs! Il a fallu 27 ans avant qu\u2019un autre joueur marque plus de buts en une saison.En 1945, un certain Maurice Richard en a inscrit 50.SEPT BUTS EN UN MATCH A son retour avec Québec en 1919-1920, Malone, motivé par une saine rivalité avec son ancien coéquipier Lalonde, redevient champion marqueur de la ligue (49 points contre 46), et ce, même si son équipe en arrache sur la patinoire.A cette époque, Malone et Lalonde s\u2019échangent le titre de champion marqueur année après année.Le centre des Canadiens ne sera toutefois jamais parvenu à égaler le record du plus gTand nombre de buts dans un match établi par Malone le 31 janvier 1920 dans la capitale.Ce soir-là, alors qu\u2019il fait un froid de canard à l\u2019aréna du parc Victoria, le numéro 4 inscrit sept buts \u2014 et il s\u2019en fait refuser un! \u2014, dans une victoire de 10-6 sur les St.Patricks de Toronto.Les journaux rapportent que le froid était si intense dans l\u2019aréna que plusieurs joueurs ont été indisposés, dont l\u2019attaquant des St.Pats, Cy Den-neny, qui s\u2019était gelé la main.Ce fut également la plus petite foule de la saison pour un match professionnel à Québec (1200 amateurs).«Joe Malone a été l\u2019étoile de la soirée pour les locaux.Le grand attaquant a connu son meilleur match de la saison, réalisant une performance individuelle qui n\u2019a pas été égalée cette année.Il a non seulement marqué sept buts, mais il a joué une excellente partie», écrit le Quebec Chronicle.Au cours de sa carrière, Joe Malone a aussi connu cinq matchs de cinq buts ou plus, un autre record qui perdure.Très humble, la vedette des Bulldogs a souvent relativisé ses marques en rappelant qu\u2019à l\u2019époque, les joueurs disputaient la presque totalité des rencontres \u2014 les changements de trios ont été introduits en 1912 \u2014 et que les gardiens étaient beaucoup moins bien protégés.Ces derniers n\u2019ont d\u2019ailleurs été autorisés à se jeter sur la patinoire pour arrêter une rondelle qu\u2019en 1917-1918.«Le hockey est différent aujourd\u2019hui, note Joe Malone Jr.Les joueurs ne jouent pas aussi longtemps dans un match.Mon père jouait de 50 à 55 minutes dans un match.De leur côté, les gardiens n\u2019étaient pas aussi bons et leurs jambières n\u2019étaient pas aussi grosses! Je pense qu\u2019il a été chanceux.» À son arrivée avec les Canadiens, le «Fantôme» a cumulé 44 buts en 20 matchs! ïiii « c Le plus de buts en un match (SAISON RÉGULIÈRE) Æjk JOE MALONE (1920) \t \t \t \t \t Moyenne de buts par match en une saison (AU MOINS 20 BUTS) 2,20 JOE MALONE 1,80 CyDenneny 1,64 Newsy Lalonde 1,63 Joe Malone 1,61 Newsy Lalonde (1917-1918) (1917-1918) (1917-1918) (1919-1920) (1919-1920) Le plus de matchs de cinq buts en carrière (CINQ BUTS OU PLUS) 5\tJOE MALONE 4\tWayne Gretzky _____Mario Lemieux______________ 3\tNewsy Lalonde_____________ 2\tMaurice Richard, Bryan Trottier, Darryl Sittler, Cecil Dye Saint *5 DOMAINE OMINIQUE CQA CONSEIL QUÉBÉCOIS D'AGRÉMENT Agrlé par International Society for Quality tn Health Care ftSQuat Permis de CHSLD (5123-3138) Parce que la vie évolue sans cesse, le Domaine devient la solution idéale pour qui veut profiter et pour toutes les années devant.Pour ne plus avoir à déménager, nous vous accueillons avec tout ce dont vous avez vraiment besoin.Saint-Dominique du meilleur, dès maintenant confort douillet espaces lumineux aménagement extérieur vaste et relaxant ambiance chaleureuse environnement sécuritaire soins personnalisés personnel compétent et attentionné S Les UITES DU DOMAINE Et lorsque votre condition physique, le demandera.nos soins s\u2019adapteront à chacun de vos besoins.perte d\u2019autonomie légère perte d\u2019autonomie sévère soins de fin de vie Également disponibles.Chambres pour période de convalescence\t* r Nous ne pouvons admettre les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou d'une démence vasculaire avancée.www.domaine-saint-dominique.com 1045 boul.René-Lévesque Ouest 418- 681-3561 info@domaine-saint-dominique.com Les anglos à Québec, les francos à Montréal Il y a 100 ans, la plupart des joueurs de hockey étaient anglophones.«Les citoyens d\u2019origine britannique étaient très intéressés par le sport, mais les francophones, beaucoup moins», explique Mario Trépanier, membre de la Société internationale de recherche sur le hockey.Plusieurs joueurs des Bulldogs étaient d\u2019origine irlandaise, un fait que l\u2019historien Robert McGol-drick associe aux similitudes entre le hockey et un sport d\u2019origine irlandaise, le hurling, qui se joue sur gazon avec une balle et une crosse.«Les Irlandais ont vu les similitudes et se sont tout de suite intéressés au hockey», explique-t-il.Jusqu\u2019en novembre 1912, seuls les Canadiens de Montréal avaient le droit d\u2019embaucher des joueurs «canadiens-français».Mais comme les francophones représentaient désormais 12 % des hockeyeurs, les équipes se sont vu accorder la permission d\u2019aligner deux francophones et les Canadiens, deux anglophones.Les Canadiens avaient aussi un pouvoir d\u2019attraction important auprès des joueurs en raison de leur grosse masse salariale.de 5000 $.«On était bien loin des salaires d\u2019aujourd\u2019hui! À cette époque, un joueur des Bulldogs gagnait en moyenne autour de 200 $ par année.Ils avaient tous un autre emploi et travaillaient souvent le jour ou le lendemain des matchs, quand ils n\u2019avaient pas à voyager», souligne M.Trépanier.IanBussières Il s\u2019intéresse depuis plusieurs années aux exploits des anciennes vedettes du hockey à Québec que sont Joe Malone, Joe Hall et Paddy Moran.N\u2019empêche, pour le collectionneur Mario Trépanier, les Bulldogs de Québec n\u2019ont jamais existé! ibussiereswlesoleil.com IAN BUSSIÈRES «Il faut rendre aux anglophones ce qui revient aux anglophones : le nom officiel de l\u2019équipe était le Quebec Hockey Club», raconte le Lévisien, membre de la Société internationale de recherche sur le hockey.Les Bulldogs?Lin surnom, qui a néanmoins traversé le temps.Il suffit de jeter un coup d\u2019œil dans les journaux de 1912 pour constater que jamais ce vocable n\u2019apparaît.A l\u2019époque, c\u2019est simplement le Club Hockey Québec.Alors pourquoi le nom Bulldogs a-t-il traversé les décennies jusqu\u2019à trôner dans les hauteurs du Colisée Pepsi, pour souligner les deux championnats de 1912 et de 1913?C\u2019est une erreur, selon Marc Durand, animateur, collectionneur et passionné du Club Hockey Québec.Ce dernier, à force de recherches fastidieuses dans les journaux de l\u2019époque, en est venu à identifier l\u2019origine de ce surnom.«J\u2019ai fouillé vraiment comme un malade!» rigole-t-il.Et il n\u2019est pas peu fier de cette trouvaille.C\u2019est le journaliste sportif Tommy Gorman, du Ottawa Citizen, qui, pour la première fois en février 1913, a nommé le Club Québec ainsi, soutient-il.Après un match contre Ottawa dominé par les Québécois, Gorman écrit : «Joe Hall, le bulldog, un nom entendu dans la communauté hockey.» LE CHIEN DE JOE HALL «Pourquoi Bulldogs?Parce que c\u2019est une équipe qui ne lâche jamais.Une équipe qui s\u2019agrippe à la Coupe Stanley qu\u2019elle avait gagnée en 1912», EÉQUIPE QUI N\u2019A JAMAIS EXISTE RENDEZ-VOUS RATÉ En 1917-1918, les Bulldogs devaient faire partie de la toute nouvelle Ligue nationale de hockey (LNH), mais ont plutôt décidé de prendre une «année sabbatique» en raison de problèmes financiers et des baisses d\u2019assistances causées par la Première Guerre mondiale et la grippe espagnole.Les Bulldogs sont finalement mis en veilleuse pendant deux saisons, et les joueurs prêtés à d\u2019autres formations.En 1919-1920, Michael Quinn les ressuscite sous le nom de Quebec Athletic Club pour leur première et seule saison dans la LNH.Malgré la présence de Joe Malone, meilleur marqueur de la ligue, Québec termine au dernier rang, avec quatre victoires et 20 défaites.Avant la saison 1920-1921, la LNH a repris possession de l\u2019équipe, qu\u2019elle a vendue à des investisseurs de Hamilton.IanBussières rappelle M.Durand.D\u2019ailleurs, sur la photo d\u2019équipe de 1913, un chien bouledogue pose fièrement avec les joueurs.Il est là à cause du nouveau surnom de l\u2019équipe, affirme Marc Durand.Selon ses informations, il s\u2019appelait Togo et avait comme maître Joe Hall.Mais «Bulldogs» reste un surnom et si l\u2019on se fie à Marc Durand, l\u2019appellation officielle qui devrait apparaître sur les bannières, au Colisée, c\u2019est Club Hockey Québec.Après la fin des Bulldogs, ce nom n\u2019a plus été évoqué avant 1998, quand Marius Fortier et d\u2019autres actionnaires ont tenté de relancer l\u2019équipe de la Ligue internationale de hockey, autrefois connue sous le nom de Rafales de Québec.Le nouveau groupe avait choisi de rebaptiser l\u2019équipe les Bulldogs pour rappeler le patrimoine victorieux de la bande de Joe Malone, mais comme plusieurs investisseurs se sont défilés à la dernière minute, les nouveaux Bulldogs n\u2019auront finalement jamais vu le jour.En fin de compte, les Bulldogs de Québec n\u2019auront donc jamais existé.Avec la collaboration de Stéphanie Martin V ^ 15 leSoleil \u2022 ILYAlOOANS.\u2022 Samedi 3 mars 2012 16 leSoleil \u2022 ILY A100 ANS.\u2022 Samedi 3 mars 2012 Québec a amorcé sa conquête de la précieuse Coupe Stanley dans un amphithéâtre érigé à un endroit de rêve : sur la Grande Allée, tout près du parlement, à l\u2019endroit même où se situe aujourd\u2019hui l\u2019entrée des plaines d\u2019Abraham.DERRIÈRE LA CONQUÊTE, UN ARENA saugerwlesoleil.com SAMUEL AUGER Le Quebec Skating Rink de 1912 était aussi mémorable qu\u2019a pu l\u2019être la formation championne des Bulldog's.Avec ses grandes arches de bois, l\u2019édifice avait séduit les citoyens.Le toit était bas, et l\u2019espace, exigu.A peine deux étages de haut pour rassembler les premiers amateurs de hockey de Québec.Peu importe : on y a retrouvé pour certaines occasions des foules de près de 6000 personnes! Cette patinoire recouverte a été imaginée par l\u2019architecte William Tutin Thomas, un Montréalais qui a laissé sa signature sur plusieurs édifices dans la métropole, révèle le Centre canadien de l\u2019architecture.En 1912, l\u2019aréna avait déjà du vécu.Les patineurs le fréquentaient depuis 1877.L\u2019édifice avait même eu le temps de déménager.La première version de l\u2019aréna a en effet été érigée sur le côté nord de la Grande Allée, devant le parlement.Mais en 1888, le gouvernement veut agrandir.Les patineurs sont de trop sur le terrain du provincial.et ils seront chassés.C\u2019est finalement le gouvernement fédéral qui viendra à la rescousse.Ottawa offre \u2014 gratuitement \u2014 le terrain sur le côté sud de la Grande Allée.En 1892, les Bulldogs jouent tous leurs matchs sur cette patinoire déménagée de quelques mètres.Dans la décennie 1900, le hockey bénéficie du coup de pouce d\u2019un jeune festival embryonnaire, un certain Carnaval de Québec.«Dès les années 1900, on retrouve des grandes foules.C\u2019est le Carnaval qui a fait connaître le hockey! Il avait mis à son programme des matchs», raconte l\u2019historien Donald Guay, auteur du livre L\u2019histoire du hockey au Québec- - Origine et développement d\u2019un phénomène culturel.UNE «ZONE FAMILLE» Dans l\u2019amphithéâtre de la Grande Allée, les foules impressionnent.Environ 2000 personnes sont présentes à chaque match des Bulldogs.Déjà, on voit à travers l\u2019occupation de l\u2019amphithéâtre les premiers signes des stratégies de marketing modernes pour attirer les foules.Le Quebec Skating Rink avait presque sa «zone famille».«Il s\u2019agissait des billets les moins chers, évidemment.Ça coûtait 8 $ par année pour les billets de saison.Mais l\u2019idée des billets de saison était déjà là», précise Donald Guay.On ne faisait pas que jouer au hockey sur les plaines d\u2019Abraham.«Il y avait aussi d\u2019autres sports.Et ils faisaient concurrence au hockey, raconte M.Guay.La raquette, la crosse, tout cela faisait concurrence au hockey.Et l\u2019athlétisme aussi.A l\u2019époque, il y avait des compétitions d\u2019athlétisme à l\u2019intérieur même de l\u2019aréna.Il y avait des courses à pied, sur plusieurs jours.» Le mot n\u2019était peut-être pas à la mode, mais les gens de Québec avaient déjà sur le territoire un amphithéâtre multifonctionnel.Fait surprenant, le Quebec Skating Rink comptait pas moins de 40 loges de neuf places, que les entreprises pouvaient se payer moyennant la somme de 12 $ par année.En 2012, le vieillissant Colisée de Québec compte 41 salons d\u2019entreprises.un seul de plus que son ancêtre d\u2019il y a 100 ans.Les Bulldogs ont cessé d\u2019y jouer après leur deuxième conquête de la coupe en 1912-1913.La ligue voulait les voir déménager (voir encadré).Mais aussi, le gouvernement fédéral souhaitait aller de l\u2019avant avec la création d\u2019un grand parc public sur les Plaines, son legs du 300e de Québec en 1908.Parmi les options envisagées, le club de hockey suggère entre autres d\u2019élire domicile sur un terrain adjacent sur les Plaines.Le gouvernement fédéral refuse, et le litige se rend en cour, soutient l\u2019historien de l\u2019Université Laval Jacques Mathieu, dans son ouvrage Les plaines d\u2019Abraham, Le culte de l\u2019idéal.Les Bulldogs ont fini par déménager fin 1913 dans un amphithéâtre flambant neuf en basse ville, dans l\u2019actuel parc Victoria.Et le gouvernement fédéral a récupéré en partie son terrain de prédilection lorsque le Quebec Skating Rink a été ravagé par les flammes en 1918.Le prix des billets, en 1912 loges de neuf places chacune à 12 $ par place pour la saison 200 SIEGES A 1,00$ 500 SIÈGES À 500 SIÈGES À 200 SIÈGES À & a & a a 4- /A \u2018rz^ï-TJT .¦# _____.\u2022 - \" ' ' Le Quebec Skating Rink était situé sur la Grande Allée, à l'entrée des Plaines.Pour voir l'endroit tel qu'il est aujourd'hui : photos.lesoleil.com - PHOTO ARCHIVES COMMISSION DES CHAMPS DE BATAILLE NATIONAUX Le premier au monde Les Montréalais ont inventé le hockey, accueillant en 1875 le premier match de l\u2019histoire entre deux formations de l\u2019Université McGill.Mais Québec a inventé le concept même des arénas.Avant le Colisée et le Quebec Skating Rink des Bulldogs, la capitale québécoise a eu le Quebec Skating House, la toute première tentative d\u2019amphithéâtre de patin au monde, selon le Musée des civilisations à Ottawa.Érigé en 1851 ou 1852 \u2014 les historiens divergent sur ce point \u2014, le Skating House n\u2019avait ni loges d\u2019entreprises, ni gradins, ni bandes.A vrai dire, on n\u2019y jouait même pas au hockey! Il s\u2019agissait néanmoins de la première patinoire naturelle couverte d\u2019un toit.Une patinoire que l\u2019on fréquente «quand il poudre, quand il fait trop froid pour se promener en voiture ou même pour marcher, quand le vent souffle ou qu\u2019on n\u2019a rien de mieux à faire», raconte le lieutenant-colonel Benjamin Mar-tindale dans son journal Recollections of Canada.«Elle était éclairée au gaz.C\u2019était une patinoire faite pour le patinage avant tout.On ne parlait pas encore de hockey», poursuit l\u2019historien à la retraite Donald Guay, qui a passé une bonne partie de sa carrière à étudier la naissance du hockey dans la province.ENFANTS NOYÉS, LES PATINS AUX PIEDS «A l\u2019époque, dans les années 1850, le patinage, c\u2019était la grande activité populaire.C\u2019était l\u2019activité sociale par excellence, on faisait de grandes mascarades.On patinait sur les lacs et les rivières.C\u2019est une activité spontanée.On allait même à la messe en patins! Il y avait même des noyades.Des enfants ont été retrouvés noyés avec les patins aux pieds.» QUEBEC F0QDSH»WO ¦r; à«iS» ,;wv : \u2022_______________________ ¦¦'¦ ' ni WLYfEK Lli-E LN CANADA-SKATLNQ LP! TliE CLUB HOUSE, QUEBEC.«LE PATINAGE DANS UNE PATINOIRE COUVERTE» «L\u2019intérieur d\u2019un hangar du quai de la Reine, à Québec, a été aménagé en club de patinage parce que les membres désiraient pratiquer leur sport favori à l\u2019abri du mauvais temps et de la neige qui, au Canada, couvre si souvent et pour longtemps les terrains de patinage.Au début de la saison, le plancher du bâtiment est inondé d\u2019environ un pied d\u2019eau, et le bonhomme Hiver fait bientôt le reste en convertissant cette eau en une solide couche de glace.Des foules des deux sexes se réunissent pour s\u2019y divertir.C\u2019est parmi les dames qu\u2019on trouve les patineurs les plus audacieux et les plus gracieux.» - Légende accompagnant la première illustration du Quebec Skating House, la première patinoire couverte au monde.Le texte est tiré du Ballou's Pictorial Drawing Room Companion du 12 janvier 1856 Le Quebec Skating House, aménagé sur le quai de la Reine, a permis une pratique plus sécuritaire du patin.Il offrait un léger confort, avec un poêle à bois et quelques canapés réservés aux dignitaires en bordure de la glace naturelle.L\u2019éclairage au gaz permettait d\u2019éclairer les patineurs en tout temps.La patinoire était étroite.L\u2019immeuble faisait à peine 36 mètres par 18 mètres de large.On est loin des standards éventuels de la Ligue nationale de hockey.Aucune photo ne semble témoigner de l\u2019immeuble, mais une iconographie réalisée en 1856 tirée du Ballou\u2019s Pictorial Dra wing Room Companion et basée sur les récits de l\u2019époque confirme toutefois la présence d\u2019un aréna couvert à Québec.Les citoyens se sont approprié les lieux, et ont surnommé l\u2019endroit le «Club House».Lors de grands banquets et de mascarades, des tables avec boissons surgissaient sur la glace, et la fanfare du 25e Régiment s\u2019occupait du volet musical.Le Quebec Skating House a été le rendez-vous des patineurs jusqu\u2019en 1864.SamuelAuger Pas d\u2019amphithéâtre, pas de club STÉPHANIE MARTIN smartin@lesoleil.com «Il est d\u2019urgence que Québec possède et avant longtemps, un aréna ou endroit convenable aux rencontres de ligues.[.] Un aréna vaste et moderne en tout point.» Un plaidoyer lancé en 2012 pour le retour d\u2019une équipe de la Ligue nationale de hockey à Québec?Non.Le débat actuel pour doter la capitale d\u2019un nouvel amphithéâtre n\u2019a rien de nouveau.Cet extrait est tiré du Soleil de 1911, alors que le Club Hockey Québec est menacé de perdre sa concession de l\u2019Association nationale de hockey (ANH) s\u2019il ne trouve pas rapidement un endroit plus approprié pour jouer, en remplacement du désuet Quebec Skating Rink.L\u2019aréna des Plaines était d\u2019abord conçu pour le patinage d\u2019agrément, mais il convient mal à la tenue d\u2019activités telles que les matchs de hockey.Juste avant le début de la saison en 1911-1912, la grogne se fait entendre au sein de l\u2019ANH.Plusieurs sont d\u2019avis que Québec devrait être mise de côté, en raison de ses installations inadéquates.Même les joueurs s\u2019en mêlent.Percy Lesueur, gardien de but d\u2019Ottawa, affirme sans gêne que «le Club Québec ne devrait pas rester dans la ligue, à moins qu\u2019il ne se construise un autre patinoir dans la vieille capitale».Il faut dire que dans la région de Toronto, une autre formation joue du coude et tente d\u2019orchestrer l\u2019éviction de Québec, à son propre profit.À la fin de la saison précédente, la NHA comptait cinq équipes : les Wanderers, les Canadiens, Ottawa, Renfrew et Québec.Le Club Hockey Tecumseh espère être admis dans le groupe sélect et plaide pour le départ de Québec.L\u2019équipe affirme que deux clubs de Toronto valent plus financièrement que deux équipes montréalaises.«Ceci n\u2019est peut-être pas erroné, convient Le Soleil du 25 octobre 1911.Quelle figure Québec peut-il faire à côté de clubs qui ont à leur disposition de vastes patinoirs, un public amateur nombreux?» D\u2019autant plus que l\u2019équipe torontoise allait bientôt se doter d\u2019une glace artificielle.Les dirigeants du Club Québec vont entamer de sérieuses discussions auprès de la ligue pour convaincre ses autorités que Québec a toujours sa place, mais surtout pour assurer que l\u2019érection d\u2019un nouvel aréna est sur la bonne voie.Dans la ville, on s\u2019active depuis septembre pour organiser «une compagnie» qui serait en charge de la construction d\u2019un nouvel amphithéâtre.On fait appel aux hommes d\u2019affaires de Québec, mais aussi de Montréal.On ne s\u2019embarrasse pas de règles d\u2019éthique et d\u2019encadrement des activités de lobbyisme.Les discussions se déroulent directement à l\u2019hôtel de ville.À l\u2019assemblée annuelle de la ligue, en novembre, le vent tourne en faveur de Québec.Le club Tecumseh est admis dans la ligue, mais c\u2019est Renfrew qui lui cède sa place.Cependant, l\u2019équipe torontoise ne participera pas à la saison 1911-1912, car son aréna n\u2019est pas prêt à temps.C\u2019est l\u2019arroseur arrosé.Quant à Québec, elle l\u2019aura, son amphithéâtre moderne.En décembre 1913, après un houleux débat à l\u2019hôtel de ville sur.l\u2019emplacement.Mais ça, c\u2019est une autre histoire! r ^ 17 leSoleil \u2022 ILYAlOOANS.\u2022 Samedi 3 mars 2012 18 leSoleil \u2022 ILYA100ANS.\u2022 Samedi 3 mars 2012 RÈGLES DU JEU Mille neuf cent douze fut également l\u2019année où le hockey, dans ses règles, aura fait des pas de géant vers sa forme définitive.Survol de la pratique du hockey à l\u2019époque, alors que les dirigeants se préoccupent déjà beaucoup du jeu trop fermé et des coups salauds.J m '\ti \" :¦ ¦¦¦ -\u2022 v-v:: KATHLEEN LAVOIE Le Quebec Skating Rink des plaines d\u2019Abraham hébergeait les Bulldogs avant d\u2019être détruit en 1918.- PHOTO ARCHIVES COMMISSION DES CHAMPS DE BATAILLE NATIONAUX klavoie@lesoleil.com mm «ü ¦ .b-1 LA FIN DU MARAUDEUR GARDIENS, DEBOUT! C\u2019est lors de la saison 1911-1912 que l\u2019Association nationale de hockey abolit la position de maraudeur (rover) et adopte le jeu à cinq contre cinq, en plus des gardiens.La mesure est instaurée afin de réduire les dépenses des équipes, mais aussi pour ouvrir le jeu et éliminer les coups sournois sur la patinoire.Cette décision déplaît toutefois aux partisans de Québec, convaincus qu\u2019elle nuira aux performances de l\u2019équipe réputée pour son contrôle de la rondelle.«Ils jugent que les équipes de six hommes sont de nature à empêcher l'exécution de belles combinaisons.On estime aussi que la charge d\u2019attaquer les buts est trop ardue pour être imposée tout spécialement à trois hommes», écrit-on dans Le Soleil du 19 janvier 1912.Avec la toute nouvelle distinction entre pénalités majeures et mineures, les infractions signalées en 1912 ne diffèrent pas tellement de celles d\u2019aujourd\u2019hui.Les fautes majeures de l\u2019époque?Avoir lancé son bâton afin d'empêcher un point, commis un double-échec, frappé l'adversaire par-derrière, donné un croc-en-jambe ou avoir proféré des injures.Les mineures étaient constituées de pénalités pour avoir frappé la rondelle avec le pied, lancé la rondelle avec la main, levé son bâton plus haut que les épaules (sauf pour lancer au but).Grande différence : le gardien était encore puni quand il se jetait sur la glace pour effectuer un arrêt.Il devait rester debout! PHOTO COLLECTION MARC DURAND LE NUMERO DES BULLDOGS Lors d'une réunion des dirigeants de la ligue, ce sont les délégués des Bulldogs, Michael J.Quinn et Louis Lagueux, qui proposent d\u2019ajouter des numéros au bras gauche des chandails.Lesjoueurs les porteront d\u2019abord sur des brassards.Puis, les numéros seront cousus à l\u2019avant des maillots.Cette nouveauté permet de mieux identifier lesjoueurs, mais surtout de stimuler la vente de programmes aux amateurs.LA LOI DU PORTEFEUILLE :j\u20141 - .Si la nature des infractions à punir n\u2019a guère changé, les sanctions, par contre, sont de tout \u2022 'I autre nature en 1912! Toute transgression mineure 1\t° Il\tétait passible d\u2019un avertissement.Après trois aver- J\t~\t\u2019 î tissements, un joueur devait débourser 5 $ et quit- :\u2022\t^ ter la patinoire.Une pénalité majeure entraînait, .elle, une amende de 5 $ sur-le-champ et l\u2019exclusion de la partie.Un joueur exclu était remplacé par un réserviste.«Le fait d\u2019éviter de la brutalité, dans les joutes, est un résultat dont tous les vrais sportsmen doivent être fiers.Quand des \u201csalariés\u201d sont obligés de délier les cordons de leur bourse pour subir une punition, ils reviennent à de meilleurs sentiments.Le sport professionnel doit être gouverné strictement, sans faiblesse», soutenait alors Le Soleil.OBJETS ISSUS DE LA COLLECTION PERSONNELLE DE MARIO TRÉPANIER UNE BONNE PASSE Au cours de la saison 1911-1912, les équipes étaient composées de neuf joueurs en uniforme, soit six réguliers \u2014 trois attaquants, deux défenseurs et un gardien \u2014 et trois réservistes.Les défenseurs, dont le duo était composé d\u2019un pointeur et d\u2019un couvre-pointeur, pouvaient jouer l\u2019un derrière l\u2019autre, plutôt que côte à côte, en raison du règlement interdisant les passes vers l\u2019avant.En 1914, l\u2019Association de hockey de la côte du Pacifique innove en ajoutant des lignes bleues sur la glace, dont l\u2019objectif est justement de permettre les passes par l\u2019avant en zone centrale.Jugées spectaculaires, ces passes seront éventuellement autorisées dans les trois zones.AU SUIVANT! C\u2019est en 1912 que les changements de joueurs deviennent en tout temps permis pendant un match.Seule différence avec 2012 : le joueur retiré pour faire place à un autre ne pouvait pas revenir au jeu par la suite, à l\u2019époque.Petite nuance en cas de blessures : «Dans le cas d\u2019un joueur blessé, celui-ci aura 10 minutes de délai avant de revenir, mais la partie ne devra pas être interrompue, le côté opposé retirant un homme.[.] Le joueur blessé qui ne pourra revenir sur la glace au bout de 10 minutes pourra être remplacé», précise Le Soleil de l\u2019époque.\fC\u2019ÉTAIT LA m QUÉBEC EN 1912 BELLE EPOQUE o> «> «r c* ~ JiLil (in» [fUEHm UOXOTi Fin J?/£rAÆJL/JTt/ 0\"™*'?A^K/^r/OAT COMÀ t'S FRANÇOIS BOURQUE britannique en 1871, sont plutôt indifférents aux succès des Bulldogs, analyse riiistorien Jean-Marie Lebel, qui s\u2019est beaucoup intéressé à cette période.Le «sport spectacle» est une affaire de «bourgeois anglophones», explique-t-il.Les propriétaires, les administrateurs et les joueurs sont anglophones et ce sont majoritairement des anglophones qui vont les applaudir devant les commerces tenus par des anglophones ou au Quebec Skating Rink, l\u2019aréna privé des Plaines.Quelques élites francophones gravitent bien autour de l\u2019équipe, comme le maire Napoléon Drouin, nommé président honoraire du club à l\u2019automne 1911.Mais les francophones n\u2019ont pas encore leur place dans le hockey de haut niveau.«Le sport spectacle est une affaire de bourgeois anglophones}} - L\u2019historien Jean-Marie Lebel Ils patinent pourtant depuis le début de la colonie.Assez qu\u2019en 1748, l\u2019intendant Bigot lance une ordonnance pour interdire le patinage dans les rues de Québec.Mais en ce début de siècle, les francophones sont confinés aux «ronds de patinage» de leur quartier ou aux équipes de collège et d\u2019université.Une partie du clergé s\u2019oppose encore à toute forme de sport.L\u2019équipe de hockey de l\u2019Université Laval à Montréal, qui aspire à la Ligue interuniversitaire, sera longtemps bloquée par Toronto, avant d\u2019être admise en 1908.Il faudra l\u2019appui des Irlandais catholiques pour que les fbourqueifflesoleil.com Après un début de saison difficile, les Bulldogs prennent la tête du classement à la mi-février, en route vers une première Coupe Stanley.Les journaux en font grand état.L\u2019Action sociale décrit qu\u2019une «foule nombreuse» se rassemble devant les commerces qui affichent en vitrine le pointage des matchs en cours, obtenu par télégraphe.Devant le tabaconiste Jos Hunt, rue Saint-Jean, «il y avait une foule telle que les tramways pouvaient à peine passer.Le magasin était rempli et à la porte, la foule bloquait la rue».Le 3 mars, des milliers de partisans accueillent les héros à la gare de train du Canadien Pacifique et les portent en triomphe dans la côte du Palais jusqu\u2019à l\u2019hôtel Victoria.Trois jours plus tard, la nouvelle du championnat se répand dans les quartiers et on célèbre dans les rues en entonnant une version remaniée du succès What\u2019s the Ma tter with Fa ther.Cette image d\u2019une ville en liesse célébrant la Coupe Stanley doit cependant être nuancée.La réalité est que les citoyens francophones, majoritaires à Québec depuis le départ de la garnison Canadiens-français aient finalement accès aux grandes équipes.L\u2019alliance des catholiques francophones et irlandais contre les anglo-protestants conduira à la fondation des Canadiens de Montréal en 1909.On parlera bientôt des «Flying Frenchman» et le hockey devient enfin le sport national, devant la crosse et la raquette.attendre 1926 pour voir pousser l\u2019imposante tour centrale du Château, devenue indissociable de l\u2019image de Québec.Les visiteurs qui ont marché les rues du Vieux-Québec et de Saint-Roch ce printemps-là reconnaîtraient aujourd\u2019hui l\u2019essentiel de ce qu\u2019ils ont vu à l\u2019époque.La papetière Anglo Pulp (1927) et l\u2019édifice Price (1930) n\u2019y sont pas encore, mais ce sont les mêmes tracés de rue, la même toponymie, les mêmes immeubles et maisons; parfois les mêmes bannières commerciales : Simons, Tabagie Giguère, Laliberté, Pharmacie Brunet, Le Soleil, Épicerie Moisan.Les transformations les plus radicales (et les plus contestées) viendront plus tard : boulevard Charest (1933), autoroute Dufferin-Montmor ency ( 1972) et aménagement de la Colline parlementaire.LORSQUE NAPOLÉON DROUIN ARRIVE A LA MAIRIE EN 1910, Québec est en pleine expansion.Saint-Sauveur est annexée depuis 1888 et la population dépasse 75 000 personnes avec l\u2019annexion de Saint-Malo (1907) et Limoilou (1909).Le centre se resserre, pendant que la banlieue reste un «tissu discontinu» où chaque bourg a sa vie propre, ses brasseries, ses services.Au-delà de Belvédère, ce sont encore des terres agricoles.Le territoire de Québec s\u2019arrête à Sala-berry, mais Ville-Montcalm W chose en tête que les succès des Bulldogs.Ils préparent pour juin le Congrès de la langue française, qui sera le véritable événement de l\u2019année, relate l\u2019historien Lebel.Québec ayant perdu son statut de métropole, elle se découvre une «nouvelle raison de vivre» et devient le «bastion de la langue française en Amérique».Plusieurs centaines de délégués venus du Canada et des États-Unis débarquent à Québec.La plupart ont pris le train de la Rive-Nord jusqu\u2019à la gare du Canadien Pacifique (gare du Palais).Les réunions ont lieu à l\u2019Université Laval (Séminaire de Québec) et au parlement (bâti en 1886).L\u2019événement est solennel, populaire et festif avec des messes, des parades, des banquets, des discours et des divertissements.Le dîner de clôture est tenu, comme on le ferait encore aujourd\u2019hui, dans la salle des fêtes du Château Frontenac.La vocation touristique de Québec est déjà reconnue, même s\u2019il faudra Napoléon Drouin a été maire de Québec de 1910 à 1916.- PHOTO ARCHIVES LE SOLEIL À L\u2019HIVER 1912, LES NOTABLES FRANCOPHONES ont autre Une vue de Québec en 1912.À cette époque, la tour centrale du Château Frontenac n\u2019avait pas encore été bâtie.\u2014 photo musée mccord (www.musee-mccord.qc.ca) r ^ 19 leSoleil \u2022 ILYA100ANS.\u2022 Samedi 3 mars 2012 C\u2019ÉTAIT LA m QUÉBEC EN 1912 BELLE EPOQUE o> «> «r c* ~ JiLil (in» [fUEHm UOXOTi Fin J?/£rAÆJL/JTt/ 0\"™*'?A^K/^r/OAT COMÀ t'S FRANÇOIS BOURQUE britannique en 1871, sont plutôt indifférents aux succès des Bulldogs, analyse riiistorien Jean-Marie Lebel, qui s\u2019est beaucoup intéressé à cette période.Le «sport spectacle» est une affaire de «bourgeois anglophones», explique-t-il.Les propriétaires, les administrateurs et les joueurs sont anglophones et ce sont majoritairement des anglophones qui vont les applaudir devant les commerces tenus par des anglophones ou au Quebec Skating Rink, l\u2019aréna privé des Plaines.Quelques élites francophones gravitent bien autour de l\u2019équipe, comme le maire Napoléon Drouin, nommé président honoraire du club à l\u2019automne 1911.Mais les francophones n\u2019ont pas encore leur place dans le hockey de haut niveau.«Le sport spectacle est une affaire de bourgeois anglophones}} - L\u2019historien Jean-Marie Lebel Ils patinent pourtant depuis le début de la colonie.Assez qu\u2019en 1748, l\u2019intendant Bigot lance une ordonnance pour interdire le patinage dans les rues de Québec.Mais en ce début de siècle, les francophones sont confinés aux «ronds de patinage» de leur quartier ou aux équipes de collège et d\u2019université.Une partie du clergé s\u2019oppose encore à toute forme de sport.L\u2019équipe de hockey de l\u2019Université Laval à Montréal, qui aspire à la Ligue interuniversitaire, sera longtemps bloquée par Toronto, avant d\u2019être admise en 1908.Il faudra l\u2019appui des Irlandais catholiques pour que les fbourqueifflesoleil.com Après un début de saison difficile, les Bulldogs prennent la tête du classement à la mi-février, en route vers une première Coupe Stanley.Les journaux en font grand état.L\u2019Action sociale décrit qu\u2019une «foule nombreuse» se rassemble devant les commerces qui affichent en vitrine le pointage des matchs en cours, obtenu par télégraphe.Devant le tabaconiste Jos Hunt, rue Saint-Jean, «il y avait une foule telle que les tramways pouvaient à peine passer.Le magasin était rempli et à la porte, la foule bloquait la rue».Le 3 mars, des milliers de partisans accueillent les héros à la gare de train du Canadien Pacifique et les portent en triomphe dans la côte du Palais jusqu\u2019à l\u2019hôtel Victoria.Trois jours plus tard, la nouvelle du championnat se répand dans les quartiers et on célèbre dans les rues en entonnant une version remaniée du succès What\u2019s the Ma tter with Fa ther.Cette image d\u2019une ville en liesse célébrant la Coupe Stanley doit cependant être nuancée.La réalité est que les citoyens francophones, majoritaires à Québec depuis le départ de la garnison Canadiens-français aient finalement accès aux grandes équipes.L\u2019alliance des catholiques francophones et irlandais contre les anglo-protestants conduira à la fondation des Canadiens de Montréal en 1909.On parlera bientôt des «Flying Frenchman» et le hockey devient enfin le sport national, devant la crosse et la raquette.attendre 1926 pour voir pousser l\u2019imposante tour centrale du Château, devenue indissociable de l\u2019image de Québec.Les visiteurs qui ont marché les rues du Vieux-Québec et de Saint-Roch ce printemps-là reconnaîtraient aujourd\u2019hui l\u2019essentiel de ce qu\u2019ils ont vu à l\u2019époque.La papetière Anglo Pulp (1927) et l\u2019édifice Price (1930) n\u2019y sont pas encore, mais ce sont les mêmes tracés de rue, la même toponymie, les mêmes immeubles et maisons; parfois les mêmes bannières commerciales : Simons, Tabagie Giguère, Laliberté, Pharmacie Brunet, Le Soleil, Épicerie Moisan.Les transformations les plus radicales (et les plus contestées) viendront plus tard : boulevard Charest (1933), autoroute Dufferin-Montmor ency ( 1972) et aménagement de la Colline parlementaire.LORSQUE NAPOLÉON DROUIN ARRIVE A LA MAIRIE EN 1910, Québec est en pleine expansion.Saint-Sauveur est annexée depuis 1888 et la population dépasse 75 000 personnes avec l\u2019annexion de Saint-Malo (1907) et Limoilou (1909).Le centre se resserre, pendant que la banlieue reste un «tissu discontinu» où chaque bourg a sa vie propre, ses brasseries, ses services.Au-delà de Belvédère, ce sont encore des terres agricoles.Le territoire de Québec s\u2019arrête à Sala-berry, mais Ville-Montcalm W chose en tête que les succès des Bulldogs.Ils préparent pour juin le Congrès de la langue française, qui sera le véritable événement de l\u2019année, relate l\u2019historien Lebel.Québec ayant perdu son statut de métropole, elle se découvre une «nouvelle raison de vivre» et devient le «bastion de la langue française en Amérique».Plusieurs centaines de délégués venus du Canada et des États-Unis débarquent à Québec.La plupart ont pris le train de la Rive-Nord jusqu\u2019à la gare du Canadien Pacifique (gare du Palais).Les réunions ont lieu à l\u2019Université Laval (Séminaire de Québec) et au parlement (bâti en 1886).L\u2019événement est solennel, populaire et festif avec des messes, des parades, des banquets, des discours et des divertissements.Le dîner de clôture est tenu, comme on le ferait encore aujourd\u2019hui, dans la salle des fêtes du Château Frontenac.La vocation touristique de Québec est déjà reconnue, même s\u2019il faudra Napoléon Drouin a été maire de Québec de 1910 à 1916.- PHOTO ARCHIVES LE SOLEIL À L\u2019HIVER 1912, LES NOTABLES FRANCOPHONES ont autre Une vue de Québec en 1912.À cette époque, la tour centrale du Château Frontenac n\u2019avait pas encore été bâtie.\u2014 photo musée mccord (www.musee-mccord.qc.ca) r ^ 19 leSoleil \u2022 ILYA100ANS.\u2022 Samedi 3 mars 2012 20 leSoleil \u2022 ILYA100ANS.\u2022 Samedi 3 mars 2012 CHOMEURS, À VOS PELLES! V ^ 1 A?TfS *30$ lilv'v V ; V ¦\t¦; Winter ïïlarket Scene, CUtstec.PHOTO ARCHIVES DE LA VILLE DE QUÉBEC En une du Soleil de ce jour-là, la description d\u2019une «forte tempête qui fait rage depuis samedi dernier à Québec.Depuis 48 heures le service des tramways est dans un complet désarroi.Les balais électriques travaillent sans interruption.Le vent de nord-est sévit avec violence.Le fleuve en face de la ville est couvert de glaces épaisses et les Québécois pourraient revoir les ponts de glace d\u2019autrefois pour peu que cela se continue».Au lendemain de la tempête, il faudra bien sûr déneiger.Les chômeurs qui veulent gagner quelques sous se portent volontaires à la porte de l\u2019hôtel de ville avec leur pelle de bois.On les dirige là où on a besoin d\u2019eux.À Montréal, la formule est si populaire qu\u2019on fixera une règle pour donner la chance à tous de toucher un revenu.Après deuxjours, il faut céder sa place à un autre.oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo QUÉBEC AU QUOTIDIEN TEXTES ET RECHERCHE FRANÇOIS BOURQUE sera bientôt annexée à son tour (1913).L\u2019ancienne frontière de la rue Salaberry a laissé des traces jusqu\u2019à aujourd\u2019hui : elle départage les adresses Est et Ouest sur les grandes artères comme René-Lévesque ou Grande Allée.LA DERNIÈRE MOITIÉ DES ANNEES 1800 A ETE DIFFICILE POUR QUEBEC.L\u2019ouverture de la voie maritime a sonné le déclin du port, la fin des grands chantiers navals et de l\u2019accueil massif d\u2019immigrants.Le port de Québec, qui concurrençait jusque-là ceux de Boston et de New York comme porte d\u2019entrée en Amérique, n\u2019est plus dans le coup.Le développement du rail sur la Rive-Sud et les retards dans la construction du pont de Québec ajoutent aux difficultés.«L\u2019étoile de Québec pâlit», note l\u2019historien Réjean Lemoine.La Ville s\u2019est endettée pour construire un aqueduc vers le lac Saint-Charles et ses infrastructures ne valent guère mieux qu\u2019au «Moyen Âge», décrit M.Lemoine.Absence d\u2019égout collecteur, logements insalubres, taux de mortalité infantile à 33 %, lait de piètre qualité, etc.Les familles s\u2019entassent dans des logements d\u2019une ou deux pièces et demie, renchérit l\u2019historien Jean Provencher.La principale industrie de Québec, la chaussure, montre des signes d\u2019essoufflement.On avait compté jusqu\u2019à une trentaine de manufactures et plus de 3000 ouvriers en basse ville.Ils descendaient des faubourgs le matin avec leur boîte à lunch.La vie de la ville était rythmée par le son des sirènes des quarts de travail des manufactures.La concurrence extérieure force les employeurs à réduire les salaires, ce qui provoque grèves et lock-out et donne naissance à des syndicats ouvriers que soutiendra l\u2019Eglise, à condition qu\u2019ils soient catholiques.MALGRÉ LA VIE DIFFICILE, Québec entre ces années-là dans la «modernité».On pave les rues et distribue l\u2019électricité à ceux qui veulent et peuvent payer.Le maire Drouin profite de l\u2019élan donné par son prédécesseur, Simon-Napoléon Parent, qui fut à la fois maire de Québec et premier ministre.Conjoncture heureuse, le premier ministre du Canada, Wilfrid Laurier, est aussi à l\u2019époque député de Québec (1896 à 1911).L\u2019élan se poursuivra jusqu\u2019au-delà de la Grande Guerre de 1914.Pour se faire pardonner de ne pas l\u2019avoir choisie comme capitale du Canada, l\u2019ex-premier ministre McDonald avait donné à Québec l\u2019arsenal militaire.Lorsqu\u2019éclate la guerre, les industries de fabrique de munitions font fortune.«Les guerres sont payantes pour Québec», observe l\u2019historien Lebel.Ces années seront pour Québec «la belle époque», note Jean Provencher.Lebel parle aussi de «la belle époque de 1894-1918».NAPOLÉON PARENT EST PASSÉ À L\u2019HISTOIRE comme un des grands maires de Québec.«Un maire immense», commente Jean-Marie Lebel, à côté duquel son successeur Napoléon Drouin paraîtra petit.Québec doit à Parent l\u2019hôtel de ville de la rue Desjardins (1896), le premier grand parc public, Victoria (1897), la première bibliothèque (1897), la première ligne de tramway électrique (1897), la mise en chantier du pont de Québec (1900).Parent est en poste pour les fêtes de 1908, dont l\u2019historien Jean-Marie Lebel dira ceci : «Les fêtes du tricentenaire [.] éblouissent [.].Au lendemain de [ce] succès éclatant, des sentiments de fierté et de confiance animaient bien des gens de Québec.» NAPOLÉON DROUIN VIENT D\u2019UNE FAMILLE MODESTE, installée dans Saint-Roch, et n\u2019a qu\u2019un cours primaire.Il n\u2019est «pas un grand tribun», ni un «politi-cailleux», décrit M.Lebel.Contrairement à des collègues qui ont d\u2019autres ambitions, il fera toute sa carrière politique à l\u2019hôtel de ville.D\u2019abord comme conseiller de Saint-Roch où il est élu en 1896 puis réélu six fois sans opposition.Puis à la mairie de 1910 à 1916. L\u2019ÈRE DE GLACE Il n\u2019y a encore ni frigo ni glacière électrique, l\u2019électricité ne servant qu\u2019à éclairer.Pour la conservation, il faut aller découper la glace sur les plans d\u2019eau \u2014 rivière Saint-Charles, lacs de la région.On manipule les blocs avec de grosses pinces.La plus belle glace provient de la baie de Beauport où on peut compter jusqu\u2019à 300 travailleurs en même temps, rapporte l\u2019historien Jean Provencher.La glace est acheminée aux compagnies de transport, hôtels et commerces.On trouve aussi un entrepôt de glace dans chaque quartier de la ville et des marchands vont de porte en porte vendre les blocs de glace pour les glacières maison.Tramway rue d\u2019Auteuil, près du parc de l\u2019Esplanade.- PHOTO ARCHIVES DE LA VILLE DE QUÉBEC [îi :s PHOTO ARCHIVES DE LA VILLE DE QUÉBEC UN MAIRE, UNE ROCK CITY jï «y.¦ uuii 3 a 3 3 3 3 - - ,ùxœ gynm s «L'À\\ 25»* TS*>JL ¦ ' -¦\u20223V Né à l\u2019île d\u2019Orléans en 1862, Olivier-Napoléon Drouin est tout jeune lorsque sa famille déménage dans Saint-Roch et y ouvre un commerce d\u2019épicerie.À la mort du paternel, le futur maire de Québec fonde en 1899 avec ses frères la Rock City Tobacco, la grande manufacture de tabac et de cigarettes, qui a survécu jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, rue Dorchester, face au parc Victoria.La Rock City deviendra alors le plus grand fabricant de tabac au Canada.L\u2019usine emploie 500 personnes, en majorité des femmes, et compte 25 représentants dans tout le pays.On y fabrique des dizaines de marques de cigarettes et de cigares, dont les populaires Rose Quesnel, Sweet Rose, Bluebird et Britannia.oooooooooooooooooooooooooooo ooooooooooo LE PREMIER GRATTE-CIEL Le premier «gratte-ciel» de Québec est inauguré en 1912 sur la rue Saint-Pierre, la «Wall Street» de Québec avec ses édifices en pierre de taille où logent banques, courtiers, assureurs, notaires, avocats et commerçants.Inspiré par l\u2019École d\u2019architecture de Chicago, l\u2019immeuble fait neuf étages.C\u2019est le plus haut et le plus moderne de Québec.Il abrite les bureaux de la Dominion Fish&Fruit Limited, spécialisée dans les poissons frais, salés et fumés.On y retrouve aujourd\u2019hui l\u2019hôtel Germain-Dominion.DES AUTOS À TROIS VITESSES L\u2019usage de l\u2019automobile se répand rapidement : 87 autos en circulation en 1911; 316 en 1913; 1231 en 1917 et plus de 10 000 dans les années 20.La toute première voiture à moteur à Québec : une Léon Bollée que le chirurgien-dentiste Plenri-Edmond Casgrain avait importée de France en 1897.Lorsque celui-ci l\u2019avait mise à l\u2019essai sur le chemin Sainte-Foy, en banlieue de Québec, son passager avait constaté que «l\u2019effet était vertigineux», relate l\u2019historien Jean Provencher sur son blogue*1).La voiture avait trois vitesses : 5 m/h, 9 m/h et 18 m/h.Le premier accident d\u2019auto mortel à Québec survient en octobre 1908 lorsqu\u2019une jeune fille de 17 ans est renversée par une voiture qui arrive sur elle à «vive allure».à 6 m/h, décrit Le Soleil.Une section locale du Club automobile est fondée à Québec en 1912 par l\u2019homme d\u2019affaires Frank Carrel, qui avait aussi été quelques années plus tôt à l\u2019origine du premier Carnaval de Québec.(1) http : //jeanprovencher.com/2011/10/19/premiere-victime-de-lauto-en-ville/ ST NOS REPORTAGES SURLENET D\u2019HIER À AUJOURD\u2019HUI À quoi ressemblait Québec il y a 100 ans?Retrouvez sur notre site Internet d\u2019autres photos de la ville au temps des Bulldogs.Et pour comparer, nous avons photographié les mêmes endroits en 2012.Une manière de voir que certains lieux n\u2019ont pas tellement changé.photos.lesoleil.com J.\\w pk» Carte postale de la rue Saint-Paul en 1907 - photo archives le soleil «R gratis \u2014rir\u2014-¦ Homme d\u2019affaires prospère, il est le président fondateur de l\u2019usine de tabac Rock City.11 saura s\u2019allier aux élites de l\u2019Eglise et du Parti libéral et va même «s\u2019acoquiner avec les syndicats catholiques d\u2019ouvriers», commente Réjean Lemoine.Son progTamme : gel des taxes, amélioration du service d\u2019aqueduc et d\u2019incendie, création de bains publics et de bibliothèques.11 souhaite aussi que tous les citoyens puissent voter, même les locataires (cela n\u2019arrivera finalement qu\u2019en.1965).Trois réalisations du maire Drouin ont un écho jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, pas nécessairement pour les mêmes raisons : \u2014\tcréation du parc de l\u2019Exposition (devenu ExpoCité); \u2014\tconstruction du pont Drouin (1912) et abolition du péage sur les ponts menant à Limoilou; \u2014\tcréation d\u2019un régime de pensions pour les officiers municipaux.LA PRESSE DU DÉBUT DE SIÈCLE EST VIGOUREUSE ET CRITIQUE.Québec compte alors trois quotidiens francophones (Le Soleil, L\u2019Evénement et EAction sociale) et deux anglophones (Le Chronicle et le Telegraph).A l\u2019hôtel de ville, il n\u2019y a ni comité exécutif ni parti politique.Des comités font rapport au conseil sur les enjeux de la ville; pour faire passer un projet, maire et élus doivent débattre publiquement et convaincre leurs collègues.Les débats étaient «plus transparents» et la Ville, «plus démocratique», croit Jean-Marie Lebel.Le maire Drouin a généralement bonne presse, mais on lui fait aussi des critiques sur la dette de la Ville et ses valeurs éthiques.Lorsqu\u2019il se représente pour un troisième mandat, le maire écrit aux contribuables : «Comme le ferait tout homme d\u2019honneur à ma place, je me refuse absolument à partir en malfaiteur.» 11 parle d\u2019une campagne de «vagues insinuations, de sous-entendus, de soupçons plus ou moins voilés» qui concernent «l\u2019exécution de travaux de pavage, de ponts, d\u2019éclairage».11 demande la «permission de rester à mon poste jusqu\u2019à ce que toutes ces améliorations aient été terminées».Estimant avoir été traité injustement, il écrit au Chronicle.«Monsieur le Rédacteur, à mon arrivée à Québec on attire mon attention sur un article de votre journal en date du 7 courant, intitulé \u201cQuebec Tax Paye rs A re Alarmed Over Big Expenditures\u201d.«Cet article est de nature à alarmer le public si vous ne lui faites pas connaître comment et pourquoi cet argent a été dépensé.» Suit une longue démonstration des dépenses de la Ville qu\u2019il demande au journal de publier.La ville de Québec a beaucoup changé en 100 ans.Mais la politique, pas tant que cela.r ^ 21 leSoleil \u2022 ILYAlOOANS.\u2022 Samedi 3 mars 2012 22 leSoleil \u2022 ILYA100ANS.\u2022 Samedi 3 mars 2012 De quoi parlaient vos arrière-grands-parents?De la vie sur Mars, de la mondialisation et, surtout, du rythme effréné de la vie moderne.Car en 1912, tout va décidément trop vite.LE MONDE DE TOUS LES POSSIBLES r ^ Lithographie datant de 1913, montrant un célèbre numéro de Harry Houdini.Malgré la popularité grandissante du cinéma, le magicien demeure la grande vedette mondiale.\u2014 archives le soleil, ap En l\u2019espace d\u2019une génération, le monde avu apparaître l\u2019auto, l\u2019avion et le cinéma! jsgagnewlesoleil.com JEAN-SIMON GAGNÉ En l\u2019espace d\u2019une génération, le inonde a vu apparaître l\u2019automobile, l\u2019avion et le cinéma! Un avion vient d\u2019atteindre l\u2019altitude prodigieuse de 5610 mètres! Une automobile a dépassé la vitesse de 200 km/h! On annonce pour bientôt la généralisation d\u2019une invention récente : la photographie en couleur! L\u2019époque appartient aux optimistes.Dans la bonne société, il n\u2019est pas rare que des convives portent un toast à l\u2019avenir du genre humain.A Paris, dans le quartier Montmartre, on s\u2019exclame devant la première enseigne au néon.De nouveaux matériaux révolutionnaires font leur apparition.Le plastique, le caoutchouc synthétique, l\u2019acier inoxydable et \u2014 ô miracle \u2014 le papier cellophane.La science propose tellement de réponses qu\u2019elle craint de manquer de problèmes.Les travaux du Prix Nobel de médecine de 1912, Alexis Carrel, laissent entrevoir la possibilité de transplanter un organe.Le climatologue allemand Alfred Wegener commence à élaborer sa théorie sur la dérive des continents.L\u2019idée lui serait venue lors d\u2019un voyage au Groenland, en observant les glaces se disloquer.Si l\u2019expression «village global» existait, il faudrait s\u2019empresser de l\u2019employer à toutes les sauces.Les résultats de la Bourse de New York sont désormais retransmis en direct, par télégraphe, dans les grandes capitales.Même les voyages transatlantiques n\u2019effrayent plus personne.Vers 1850, il fallait en moyenne 45 jours pour traverser l\u2019Atlantique, entre le port français du Havre et New York.En 1900, le voyage dépassait rarement une semaine.En 1912, un paquebot français traverse l\u2019Atlantique en cinq jours et demi.Les plus audacieux parlent déjà de «mondialisation».En 1912-1913, la part des exportations dans la production mondiale atteint des sommets qui ne se reproduiront plus avant les années.1990.«Pour ceux qui disposent d\u2019un revenu confortable, le monde est plus libre qu\u2019il ne l\u2019est aujourd\u2019hui», affirme l\u2019historien américain David Fromkin dans Le dernier été de l\u2019Europe.«On peut aller pratiquement n\u2019importe où sur la planète sans avoir à demander la permission à quiconque, rappelle Fromkin.On n\u2019a [presque] jamais besoin de passeport et beaucoup n\u2019en possèdent pas : l\u2019académicien français André Siegfried fait ainsi le tour du monde muni en tout et pour tout, en guise de papier d\u2019identité, de sa seule carte de visite personnelle.» MARS ATTAQUE Dans l\u2019euphorie ambiante, tous les prodiges semblent possibles.Quelques mois plus tôt, The New York Times annonce que des chambardements majeurs se déroulent sur.Mars.«Les Martiens ont construit deux immenses canaux en deux ans : d\u2019immenses travaux d\u2019aménagement ont été accomplis dans un temps incroyablement court par nos voisins planétaires.» Bien sûr, il s\u2019en trouve pour dire que les choses vont trop vite.Le 1er janvier, à Paris, le journal Le Gaulois se demande: «Où sont passées les traditions du jour de l\u2019An?» Lin peu plus tard, une auteure à succès, Mlle de Saint Géhan, se désole «des jeunes filles d\u2019aujourd\u2019hui aux tenues négligées et aux mœurs dissolues».Peu importe.Car l\u2019air du temps s\u2019acharne à donner tort aux grincheux.En 1910, le quotidien britannique The Independent pouvait encore se moquer du cinéma.«Il est vraisemblable que cette marotte disparaîtra dans les toutes prochaines années», raillait-il.Deux ans plus tard, on ne rit plus.Le cinéma triomphe.En 10 ans, la population de Hollywood va passer de 5000 à 35 000 personnes.Et le salaire de certaines actrices donne le vertige: 1000$ par semaine! Deux ou trois fois ce que gagne un ouvrier durant toute une année! Malgré la popularité grandissante du cinéma, c\u2019est le magicien Harry Houdini qui demeure la grande vedette mondiale.Le 21 septembre, à Berlin, Houdini inaugure son plus célèbre numéro : le supplice chinois.Suspendu la tête en bas, il est plongé dans un réservoir d\u2019eau, dont il doit s\u2019extirper.Explication du maître : «La recette la plus efficace pour attirer une foule consiste à laisser savoir qu\u2019à une heure et à un endroit précis, quelqu\u2019un va essayer de faire quelque chose qui pourrait lui coûter la vie en cas d\u2019échec.» GUERRE IRRÉALISTE En général, la vie quotidienne n\u2019a rien d\u2019une rigolade.Dans les quartiers pauvres, la moitié des enfants meurent avant d\u2019avoir atteint l\u2019âge de six ans.Le record mondial pour l\u2019espérance de vie appartient au Danemark, avec 57 ans.En janvier 1912, des milliers d\u2019ouvrières des usines de textile déclenchent une grève à Lawrence, au Massachusetts.La répression policière est si féroce qu\u2019elle émeut les gens d\u2019un bout à l\u2019autre du continent.Au cours d\u2019un défilé, les grévistes inscrivent sur une bannière un message qui passe à l\u2019histoire: «Du pain et des roses».Dans les colonies européennes, les «indigènes» ne sauraient aspirer à des droits égaux à ceux des Blancs.Aux Etats-Unis, la ségrégation raciale reste encore la règle.Le 18 octobre, le champion boxeur Jack Johnson est arrêté pour sa liaison avec une Blanche.Condamné à un an et demi de prison, Johnson devra se réfugier à Montréal, puis en France.Pourtant, rien ne semble pouvoir s\u2019opposer à la marche du progrès.Même la guerre semble devenue impossible.Dans le livre La grande illusion, traduit dans 22 langues, l\u2019auteur, Norman Angell, soutient que l\u2019interdépendance des économies rend la guerre irréaliste.Les militaires ont beau se préparer à une guerre, ils semblent dépassés par les événements.«Les avions sont des jouets intéressants, mais sans valeur militaire», analyse le futur maréchal Ferdinand Foch, professeur de stratégie militaire à l\u2019école supérieure de la guerre._____________I BELLE ÉPOQUE RÉVOLUE Avec le recul, le naufrage du Titanic, dans la nuit du 14 au 15 avril 1912, annonce la fin d\u2019une époque où tout semble possible.Mais pour l\u2019heure, personne n\u2019a une vision claire de l\u2019avenir.Le 10 février 1912, à Paris, l\u2019éditeur Marc Humblot rejette la première partie d\u2019un manuscrit qui lui avait été soumis par un jeune inconnu.«Mon cher ami, écrit-il, [.] je ne puis comprendre qu\u2019un monsieur puisse employer 30 pages à décrire comment il se tourne et se retourne dans son lit avant de trouver le sommeil.» L\u2019inconnu se nomme Marcel Proust.Le nom du livre : A la recherche du temps perdu.Au même moment, à Vienne, capitale de l\u2019Empire austro-hongrois, un autre inconnu broie du noir.Le jeune homme a dû renoncer à son rêve d\u2019entrer à l\u2019Académie des arts.Il survit de peine et de misère en vendant des aquarelles.Dans quelques mois, il va déménager à Munich, en Allemagne, pour échapper au service militaire d\u2019un empire multiethnique qu\u2019il déteste.Le monde ne va pas tarder à découvrir toute l\u2019amertume qui consume cet individu, un certain Adolf Hitler.La Belle Epoque ne sera bientôt plus qu\u2019un souvenir.Arrêté pour sa liaison avec une Blanche, le boxeur américain Jack Johnson est condamné à un an et demi de prison.Il va alors se réfugier à Montréal, puis en France.-ARCHIVES LE SOLEIL, AP 1912 en trois dates EMBOUTEILLAGE AU PÔLE SUD Le Britannique Robert Scott et son imposante équipe de scientifiques voulaient être les premiers à atteindre le pôle Sud.L\u2019expédition avait nécessité deux années de préparation et l\u2019établissement d\u2019un imposant camp de base, à 1300 km de la cible.Le 17 janvier, après 33 jours de marche, l\u2019équipe de cinq explorateurs choisis pour l\u2019approche finale atteint le pôle.Une terrible surprise les attend.Une autre équipe, conduite par le Norvégien Roald Amundsen, les a précédés sur les lieux! Le drapeau norvégien flotte sur le pôle Sud depuis un mois! Complètement découragés, Scott et ses hommes n\u2019ont plus la force de parcourir l\u2019interminable route du retour.Les uns après les autres, ils périssent de faim, de froid ou de maladie.Huit mois plus tard, on retrouve le corps gelé de Scott dans une tente, à côté de son journal de bord.Sur la dernière page, l\u2019infortuné explorateur a écrit : «La fin n\u2019est plus très loin.» LA FIN DE L\u2019EMPIRE CHINOIS Quand le petit empereur Pu Yi renonce au pouvoir, en février 1912, 2000 ans d\u2019histoire impériale prennent fin.Pour fêter l\u2019événement, de nombreux hommes se font couper la natte, symbole de l\u2019asservissement des Chinois aux empereurs manchous.Jamais l\u2019expression «enfant-roi» n\u2019a paru aussi appropriée que pour désigner ce petit garçon colérique, qui vient de fêter ses six ans.Chaque matin, les courtisans reniflent même avec déférence ses excréments, pour s\u2019assurer de l\u2019état de santé de ce «fils du Ciel».En janvier 1912, des révolutionnaires ont proclamé la république à Nankin, grande ville du sud-est.Mais le nouveau régime connaît des débuts extrêmement modestes.Avant le départ de l\u2019empereur, les révolutionnaires ne contrôlent guère plus que quatre provinces.Et une bonne partie du pays reste encore dominé par des puissances étrangères.Profitant de la faiblesse de la Chine, la Russie va encourager la Mongolie extérieure à proclamer son indépendance.La Grande-Bretagne va s\u2019empresser d\u2019occuper le Tibet.La Chine va bientôt sombrer dans une longue période de guerre civile, qui prendra fin avec la victoire des communistes de Mao, en 1949.Le Titanic au moment de son départ du port de Southampton - PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, AP i i\ti Jt \u201c ¦ : '\t\u2014 rrr:,VTC7Îtrrrr.LE NAUFRAGE DU TITANIC À 23h40, le 14 avril 1912, le plus grand paquebot du monde, le Titanic, heurte un iceberg à environ 600 km au sud-est de Terre-Neuve.À bord, il faut un certain temps pour réaliser l\u2019ampleur de la catastrophe.Le premier signal de détresse n\u2019est expédié qu\u2019à minuit quinze.La première embarcation de sauvetage n\u2019est descendue en mer qu\u2019à minuit quarante-cinq.Dans la confusion générale, elle ne contient que 28 personnes, sur une possibilité de 65.La panique et la confusion ne font qu\u2019accentuer un fait incontournable : il n\u2019y a que 1178 places à bord de la vingtaine d\u2019embarcations de sauvetage! Le Titanic avait quitté l\u2019Angleterre le 10 avril.Il devait atteindre New York le 16.En tout, 1500 personnes vont trouver la mort; 700 seront rescapées.Au début, plusieurs journaux refusent même de croire au désastre.Le 15 avril, la manchette du journal québécois La Patrie se veut rassurante.«Après plusieurs messages pessimistes, on apprend que tout le monde est sauf.» Jean-Simon Gagné V ^ 23 leSoleil \u2022 ILYA100ANS.\u2022 Samedi 3 mars 2012 ¦?4 4 ?¦ 4 + + + 4'*- + - ¦?4 ?\u2022 44 + 4 \u2022f ?\u2022f ?t' ¦?4 ?4- ¦-+-+-+- ?44 + - \u2022f ?\u2022f ?' ¦4 ¦4 ¦4 ?4 ?¦ 4 ?4- ?4-4- + - ?4 4- 4- \u2022 -44-*-*-44-*-f- ?4 + \u2019*- 44 + 4 ?4 4- 4- \u2022 ¦4 ?4 ?\u2022 ?4 4- ?\u2022 -4-*-*-4-4- 4 ?4 ?4 ?4 ?\u2022 4 + + + 4 + - ?4 4- 4- \u2022 ?4 4- 4- \u2022 > ?4 + >- 4-*-*-4-4 + + 4- 4 + + 4-4 + + 4' 4t+ 4 + + - 44- + -f4 + - 4 + + + 4 + + 4- mmantz Confiance et évoLution IMPREZn 2.0i 5 portes 2012 À l'achat au comptant à partir de 22 605$ Transport et préparation inclus, taxes en sus Financement et location disponibles avec un seul plein LE VEHICULE AWD LE PLUS ÉCOÉNERGÉTIQUEA Economie d'essence (1/100 km) CVT Lineartronic® | ViIle 7,5 / Route 5,5 5MT I Ville 8,3 / Route 5,9 CARACTERISTIQUES \u2022\tLégendaire système de traction intégrale symétrique à prise constante Subaru \u2022\tSilhouette audacieuse : extérieur et intérieur entièrement redessinés \u2022\tTout nouveau moteur BOXER SUBARU de 2,0 litres livrant 148 chevaux de puissance et 145 Ib-pi de couple \u2022\tTransmission manuelle à 5 rapports (5MT) ou transmission à variation continue Lineartronic® (CVT) en option pour un rendement énergétique remarquable Meilleur choix sécurité' INSURANCE INSTITUTE FOR HIGHWAY SAFETY GAMME SUBARU 2012 Subaru est le seul constructeur à recevoir une mention « Meilleur choix sécurité » de l'NHS pour tous ses modèles, et ce, pour une troisième année consécutive.C2012 ^ PRIX\t'») VALEURS U RÉSIDUELLES ÿ Subaru nommée Meilleure marque grand public par ALG Canada pour une troisième année consécutive.JAPONAIS ET PLUS ENCORE ! Association des concessionnaires Subaru du Québec I www.quebec.concessionsubaru.ca * À l\u2019achat au comptant à partir de 22 605 $ pour la Impreza 2.0i 5 portes 2012 (CG1BP), à transmission manuelle.À l\u2019achat, les frais de transport et de préparation (1 595 $) ainsi que les taxes sur le climatiseur (100 $) et sur les pneus neufs (15 $) sont inclus.$ Prix valeurs résiduelles 2012 ALG Canada pour la gamme Subaru : première position au classement général, catégorie marque grand public, t Mention « Meilleur choix sécurité » pour tous les modèles 2012.Une cote « Bonne » constitue la meilleure cote possible à l\u2019essai de résistance de toit (test de capotage) ainsi que dans les essais de collision frontale déportée à 40 mi/h (65 km/h), de collision latérale à 31 mi/h (50 km/h) et de collision arrière à 20 mi/h (32 km/h) réalisés par l\u2019Institut des assureurs américains (MHS) (www.iihs.org).Un véhicule doit avoir obtenu la cote « Bonne » aux quatre essais de collision et doit offrir un programme de stabilité électronique (ESC) (Contrôle de la dynamique du véhicule) pour mériter la distinction « Meilleur choix sécurité ».A La comparaison se fonde sur les cotes de rendement énergétique estimatives sur l\u2019autoroute de Ressources naturelles Canada pour tous les véhicules à traction intégrale de l\u2019année 2011.Il est possible de parcourir jusqu'à 1 000 km avec un plein de carburant, selon la cote de consommation estimative du constructeur de 5,51/100 km (route) pour une Subaru Impreza 2012 équipée d'une boîte automatique à variation continue et d'un réservoir de 55 litres.La consommation réelle sera variable selon les conditions routières, les habitudes de conduite et la charge du véhicule.Le concessionnaire peut offrir un prix moindre.Photo(s) à titre indicatif seulement.Les spécifications techniques sont sujettes à changements sans préavis.http://subaru.ca/WebPage.aspx?WebSiteID=284 "]
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