Le soleil, 24 janvier 2014, vendredi 24 janvier 2014
[" VENDREDI ouëbec métro ojs - ; PAGES 2 A12 3405750\t\t\t\t\t 0,\tLE MEILLEUR |\tDE TOUT! branché WM VW sur la ville 4Li\tET LA NATURE!\t\t\tVIVEZ UNE VRAIE VIE DE QUARTIER À proximité, bénéficiez de tous les services branchés du nouvo centre ville de Saint-Roch.Profitez du calme et de la nature dans un environnement urbain et vert.Investissez dans votre avenir dans un oasis de calme et de paix 69 unités sur 7 étages avec tofts fenestrés pleine hauteur en unités de bout.Construction et insonorisation de première qualité.À partir de 1 65,000$+tX\t/1 n / / g n / nn de 647 à 1421 pi.carrés\tRéservez le vôtre dès maintenant\t4I0047_U0UU stationnement inclus.\tLes Jardins Rive Gauche www.rivegauche.ca Livraison pour l'automne 2115.\tBureau\tau c ^ ^ m Bour(|ages\t\tU 627657000759 2 TRAGEDIE A L\u2019ISLE-VERTE VENDREDI 24 JANVIER 2014 leSoleil / J Une communauté soufflée par le feu JEAN-FRANÇOIS NÉRON jfneron@lesoleil.com L\u2019ISLE-VERTE \u2014 L\u2019incendie à la Résidence du Havre de L\u2019Isle-Verte, à l\u2019est de Rivière-du-Loup, a fait 5 morts, 10 blessés et une trentaine de disparus selon le plus récent bilan des autorités, hier soir.Tous s\u2019attendent à ce que le nombre de morts augmente au cours des prochains jours.Mais la recherche de victimes s\u2019annonce longue et ardue en raison du froid et de la glace.Pendant ce temps, la communauté de 1500 âmes vit son deuil.La scène de l\u2019incendie, dont on ignore toujours la cause, a été confiée à la Sûreté du Québec (SQ), hier après-midi.Le but est maintenant d\u2019amorcer rapidement les fouilles pour retrouver des corps dans les décombres de l\u2019immeuble de trois étages.De la cinquantaine de locataires âgés qui y habitaient, une vingtaine seulement ont été rescapés.Sur le plan opérationnel, l\u2019événement est comparable à la tragédie de Lac-Mégantic, explique le lieutenant Guy Lapointe.«C\u2019est une opération Filet quatre, où la SQ, le Bureau du coroner et le centre médicolégal travaillent en collaboration pour une gestion d\u2019événements à décès multiples.» Tôt, hier matin, une équipe de trois coroner composée de Renée Roussel, Marco Clavet et Andrée Kronstrom étaient sur place, secondée par deux pathologistes.«Le travail sera très difficile, mais nous pensons pouvoir identifier les corps avec les moyens conventionnels comme l\u2019ADN et les fiches dentaires», explique Geneviève Guilbault du Bureau du coroner.C\u2019est dire que des murs seront érigés autour de la scène pour permettre le travail de recherche des victimes.Cette dernière tâche requiert minutie et patience.«Avec les conditions climatiques, l\u2019eau a gelé», lance M.Lapointe.Sur les débris reposent de trois à quatre pouces de glace, jusqu\u2019à un pied par endroits, selon le chef pompier de L\u2019Isle-Verte, Yvan Charron.Sur le plan opérationnel, l\u2019événement est comparable à la tragédie de Lac-Mégantic La SQ n\u2019a toutefois pas voulu expliquer les techniques qui seront employées pour dégager les corps, ni le temps que cela prendra.«Dans un cas comme celui-ci, il faut faire preuve de rigueur avant la vitesse», réplique M.Lapointe.Déjà, hier soir, la Sûreté déployait un système d\u2019éclairage pour amorcer les fouilles de nuit.La police n\u2019était pas en mesure, hier, d\u2019avancer d\u2019hypothèse sur les causes du drame ni de déterminer l\u2019endroit où le sinistre aurait pris naissance.Évidemment, tout le monde sait pertinemment que le nombre de morts sera révisé à la hausse, probablement dès aujourd\u2019hui.Mais la SQ s\u2019en tenait à cinq morts lors de son bilan d\u2019hier.«La complexité au-delà de ça, il faut déterminer qui était là au moment de l\u2019incendie.Est-ce que des gens étaient en visite?Est-ce que des gens étaient à l\u2019extérieur?On est en contact avec les familles.On veut être absolument certain du chiffre qu\u2019on va avancer», résume le lieutenant Lapointe.Parmi les questions soulevées, il y a celle de la présence ou non de gicleurs dans ce que tout le monde appelle «la vieille partie» de l\u2019édifice qui a croulé.Le chef leSoleil vendredi 24 janvier 2014 TRAGEDIE A L\u2019ISLE-VERTE 3 pompier a soutenu avoir entendu des gicleurs fonctionner alors qu\u2019il se trouvait dans la partie de la résidence toujours debout.Est-ce à dire que l\u2019édifice était conforme?«Ce sont des éléments qui feront partie de l\u2019enquête», indique succinctement M.Lapointe.Au total, 125 policiers ont participé à l\u2019opération depuis le déclenchement de l\u2019incendie peu après minuit dans la nuit de mercredi à hier.De ce nombre, trois ont été incommodés par la fumée.Deux d\u2019entre eux ont été transportés à l\u2019hôpital par ambulance.SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE Daniel Lévesque, directeur général du Centre de santé et de services sociaux de Rivière-du-Loup, explique que les hôpitaux, principalement celui de Rivière-du-Loup, ont déployé des ressources supplémentaires pour accueillir la dizaine de patients qui ont été admis dans les urgences.De plus, six travailleurs sociaux et psychologues sont actifs sur le terrain.«11 faut supporter la communauté dans cette tragédie a ?La police ne pouvait s\u2019avancer, hier, sur les causes du feu ni sur l\u2019endroit où le brasier aurait pris naissance, -photos infodimanche.com, François drouin ?L\u2019épaisse couche de glace sur les décombres de l\u2019immeuble complique le travail de recherche des policiers.Tout porte à croire que plusieurs corps y seraient toujours prisonniers.- photo le soleil, yan doublet i'\u2018yà ill MfÆiÊkIm* ainsi que les proches aidants et les familles», souligne-t-il.Les services seront ajustés au besoin.Enfin, il faudra penser déménager le point de service du CLSC qui était abrité dans la résidence pour personnes âgées.«On n\u2019est pas encore rendu à identifier le moment de la réintégration», a mentionné, pour sa part, Jacques Bélanger, directeur de la sécurité civile et des incendies du Bas-Saint-Laurent.La plupart sont allés chez des parents et amis, mais la Croix-Rouge est au gymnase de l\u2019école.» Plus pressante encore était la recherche d\u2019effectifs pour assister les policiers dans leur fouille.«Au niveau de la sécurité incendie, il faut trouver des gens.» D\u2019autant plus, dit-il, que plusieurs travailleurs ont été rencontrés et doivent maintenant être relevés.«On est dans des petites municipalités, les gens se connaissent énormément», explique-t-il, faisant référence au fait que c\u2019est très difficile pour certains sur le plan psychologique.«Déjà, Trois-Pistoles, Rimous-ki et Rivière-du-Loup ont offert leur aide.C\u2019est important d\u2019avoir un renouvellement, ajoute-t-il.Plus il y a de monde, mieux c\u2019est.Les gens vont pouvoir faire de la recherche une demi-heure plutôt qu\u2019une heure ou deux et pourront se réchauffer, se reposer.» La mairesse suppléante, Ginette Caron, a annoncé le retour aujourd\u2019hui de la mairesse de la municipalité, Ursula Thériault, actuellement en Lloride./Rivière- du-Loup uébec NOS VIDÉOS Des images du brasier et les réactions des résidents de L\u2019Isle-Verte dans les heures qui ont suivis.videos.lesoleil.com Quand le temps s'arrête.7 zfsr> GILBERT LAVOIE CHRONIQUE glavoie@lesoleil.com Il y a des moments comme ça, autant dans notre vie personnelle que dans celle des collectivités et des médias.Des moments où tout ce qui nous préoccupait devient secondaire.Ce fut le cas le 11 septembre 2001, quand des attentats terroristes ont ébranlé toute la communauté internationale.Ce fut le cas le 6 juillet dernier, quand le drame a frappé la population de Lac-Mégantic.C\u2019est pour ça que le temps s\u2019est arrêté hier matin, quand on a appris la terrible tragédie qui venait de frapper la petite municipalité de L\u2019Isle-Verte.Toute la semaine, l\u2019actualité politique avait été riche en révélations.Sondages plutôt favorables au Parti québécois, controverse autour du leadership de Philippe Couillard, expulsion de Patima Houda-Pepin du Parti libéral du Québec, révélations troublantes à la commission Charbonneau sur Pauline Marois et la ministre Elaine Zakaïb.Le rideau est tombé hier matin.Les audiences de la commission Charbonneau ont été évincées des ondes de RDI et LCN.Les travaux de la commission des institutions sur la laïcité ont perdu en intérêt.Philippe Couillard, qui avait annoncé un point de presse à llh «pour contrer l\u2019inertie économique du gouvernement péquiste», l\u2019a annulé et a pris la route de Llsle-Verte.Pauline Marois, qui avait tardé l\u2019avant-veille à réagir aux informations dévoilées à la commission Charbonneau, s\u2019est rendue disponible immédiatement pour offrir l\u2019appui de son gouvernement à la municipalité sinistrée.Prançois Legault a publié un communiqué de presse pour offrir ses condoléances aux familles des victimes.À Québec, Agnès Maltais et Régis Labeaume ont annulé une rencontre visant à faire la promotion du Carnaval.C\u2019est normal que le temps s\u2019arrête ainsi lorsqu\u2019il y a un grand drame.C\u2019est comme une mortalité dans la famille.On met tout de côté pour réconforter les gens qui ont perdu un être cher.Mais ça montre aussi à quel point l\u2019actualité est parfois à des lieues de ce qui devrait nous préoccuper.Mercredi, une commission parlementaire a commencé ses travaux sur les conditions de vie des personnes âgées hébergées dans les CHSLD.J\u2019ai retrouvé un seul compte rendu de ces travaux hier matin dans les médias.Je me suis consolé en constatant que c\u2019était dans mon journal.Mais quand même.Admettons que le sort de nos aînés devrait nous préoccuper tout autant, sinon plus, que le port du hijab dans nos garderies.> DEUX PÉRIMÈTRES DE SÉCURITÉ Comme elle l\u2019a fait à Lac-Mégantic, la Sûreté du Québec (SQ) a délimité deux périmètres de sécurité sur la scène de l\u2019incendie quia ravagé la Résidence du Havre.La zone rouge contient les bâtiments qui ont été lourdement endommagés, explique le responsable des communications pour la SQ, Guy Lapointe.Seuls les pompiers, les enquêteurs et spécialistes en identité judiciaire de la police, les experts du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale et les coroners y ont accès, afin d\u2019y mener leur enquête.Le périmètre jaune a été érigé par souci de sécurité, pour protéger la population de l\u2019éventuel effondrement d\u2019une partie de l\u2019édifice incendié et pour donner un espace de travail aux différents intervenants.MATTHIEU BOIVIN - photo fournie par la sq VENDREDI 24 JANVIER 2014 leSoleil 3407114 SAMEDI V ^ JEAN SOULARD LARRY HODGSON CHRONIQUEURS Un spécialiste nous fait goûter le monde du caviar.Stéphanie Bois-Houde Un autre portrait de nos espoirs olympiques : Audrey Robichaud Olivier Bossé ARTS MAGAZINE PLACE AUX GRAMMY Les luttes à surveiller et les choix d\u2019Angélique Kidjo.lan Bussières DOSSIER VIEILLIR EN VILLE CINEMA CINÉASTE CAPITAL Notre entrevue avec Costa-Gavras Éric Moreault Québec est-elle prête à s\u2019adapter au vieillissement de sa population?Samuel Auger SPORTS PLEINS FEUX SUR SOTCHI RÉGAL ET RESTOS L\u2019OR NOIR CE WEEK-END SIMPLEMENT SOULARD HORTICULTURE Le vin chaud pour ragaillardir les Des fossiles parmi nous valeureux.\tSamedi Samedi jsoulard@lesoleil.com MICHEL BERGERON magazine@lesoleil.com ISABELLE HOUDE LA GRIFFE DU TIGRE\tMES FAVORIS L\u2019actualité de la LNH commentée Cinq coups de coeur culturels Samedi\tDimanche \t \t ARTS ET SPECTACLES ACTUALITÉS LIVRES Susan Glickman nous parle de son nouveau livre.Richard Boisvert Susan Glickman Les aventura nrangrs : surprenantes d Fsthcr Itrandcju.I SCIENCE AU QUOTIDIEN Des réponses à vos questions Jean-François Cliche LE COIN DU PSY Deux narcissiques en couple Yves Dalpé 4 TRAGÉDIE À L\u2019ISLE-VERTE «J\u2019ai perdu Les pompiers n\u2019avaient d\u2019autre choix que de constater les dégâts hier.- photo le soleil, yan doublet «Un brasier total» par un froid sibérien Les pompiers de L\u2019Isle-Verte ont reçu l\u2019appel d\u2019urgence autour de Oh22 dans la nuit de mercredi à hier.À l\u2019arrivée de la première équipe moins de 10 minutes après l\u2019appel, des flammes apparentes consumaient déjà l\u2019édifice.«C\u2019était un brasier total.Le froid nous a aussi donné de la misère.Des camions et des tuyaux ont gelé.On a des trucs pour dégeler les camions et les tuyaux.On s\u2019en est bien sortis.On a pu entrer dans la partie de l\u2019édifice qui est restée debout», a précisé le chef pompier Yvon Charron.Les camions de six municipalités ont été mobilisés pour combattre l\u2019élément destructeur.Au total, une soixantaine de pompiers ont combattu l\u2019incendie.Les 18 pompiers volontaires de L\u2019Isle-Verte étaient nettement insuffisants pourvenirà bout du sinistre.Pour lui, il est clair que c\u2019était impossible de rentrer à l\u2019intérieur pour effectuer des sauvetages.Toutau long, les pompiers demeuraient défensifs.Ce n\u2019est qu\u2019en fin d\u2019avant-midi, hier, que la lutte s\u2019est terminée après12 heures de travail intense.Si vous demandez au chef s\u2019il a trouvé ça dur, il affirme avoirtou-jours tenté d\u2019agir en professionnel.«Quand tu fais ce job-là, tu te fais une carapace.» N\u2019empêche qu\u2019il admet aussi que de ses hommes onttrouvé l\u2019épreuve difficile.JEAN-FRANÇOIS NÉRON AVEC CARL THÉRIAULT SOMMAIRE || NOUS JOINDRE || MÉTÉO bourses\t30 horaire cinéma\t37 décès\t41 divertissements\t31 éditorial\t21 horaire télé\t36 horoscope\t39 loteries\t17 petites annonces\t39 Vous avez une nouvelle?nouvelles@lesoleil.com RÉDACTION 418 686-3394 Sans frais 1 866 686-3394 ABONNEMENTS 418 686-3344 Sans frais 1 866 686-3344 abonnements@lesoleil.com RENSEIGNEMENTS 418 686-3233 PUBLICITÉ 418 686-3435 PETITES ANNONCES 418 686-3311 Sans frais 1 866 686-3311 petitesannon ces@ leso le il.co m Max.-19 MÉTÉO Min.-21 EN DÉTAIL Ciel\t>40 variable Accumulation de neige en cm (avant hier) Ce mois-ci : 19,2 L'an dernier : 53,3 Cet hiver: 153,8 L'hiver dernier : 154,5 Le Soleil, une division de 3834310 Canada Inc., est publié et édité par Le Soleil, 410, bout Charest Est, case postale 1547, succursale Terminus, Québec (Québec) G1K 7J6.Le Soleil est imprimé au 5000, rue Hugues-Randin, bureau 4, à Québec (Québec) G2C2B4,par Transcontinental de la Capitale, une filiale de Transcontinental Inc., 1, place Ville-Marie, bureau 3315, Montréal (Québec) H3B 3IM2.Envoi de publication \u2014 Numéro deconvention 40065022.Seule La Presse Canadienne est autorisée à utiliser et à diffuser les informations publiées dans LeSoleil.ISSN 0319-0730.Merci de recycierce journal. leSoleil vendredi 24 janvier 2014 TRAGEDIE A UISLE-VERTE 5 tous mes am is» JOHANNE FOURNIER Collaboration spéciale UISLE-VERTE - Arnaud Côté a eu plus de chance que plusieurs de ses amis de la Résidence du Havre de Ulsle-Verte, en réussissant à sortir du bâtiment en flammes.Mais maintenant, il doit vivre avec des souvenirs qui le hantent et qui le font souffrir.«J\u2019entendais crier : \u201cAu secours! Au secours!\u201d» se souvient avec horreur l\u2019homme de 84 ans.«C\u2019est terrible! Je ne pourrai jamais oublier ça.Il va falloir que je vive avec ça.» L\u2019octogénaire, qui vivait à la Résidence du Havre depuis sept ans, a été réveillé par l\u2019alarme d\u2019incendie.«Je me suis habillé en vitesse et je suis sorti dehors en pantoufles, raconte-t-il, les lèvres tremblantes.Il y avait déjà d\u2019autres personnes dehors.Moi, je suis en forme.J\u2019ai pu sortir moi-même, sans difficulté.Mais je pense à tous ceux qui étaient en chaise roulante et qui avaient de la difficulté à marcher.Eux, ils sont restés pris dans le feu!» Arnaud Côté est veuf depuis 10 ans et n\u2019a pas d\u2019enfants.«J\u2019ai perdu tous mes amis», laisse-t-il tomber, la gorge nouée par l\u2019émotion.«Je faisais beaucoup d\u2019activités avec eux.Là, je me ramasse tout seul.» La Croix-Rouge paie son hébergement au seul hôtel du village pendant trois jours.«Après, je sais pas encore où je vais aller, laisse-t-il tomber.J\u2019ai tout perdu.Je suis assuré, mais il ne me reste plus rien, sauf les vêtements que j\u2019ai sur le dos.Je ne pensais jamais de vivre ça, de passer au feu.» ASSAILLI PAR LA DOULEUR Le rescapé s\u2019est rendu à la friperie du village, question de pouvoir se procurer quelques vêtements de rechange pour les prochains jours.«J\u2019aurais voulu lui donner le linge», indique la responsable de la Friperie du Nordet, Thérèse Rioux.«Mais .t \u2014 WWB » sgïgap gEgg ¦Æm MM * M WJ *1111 msuis: Wm&Mrn: WjÊB\tjg2\t \t\t Pj/ZZj\tE\tf [KC\ta\t 1\tTfl I f\t: 1\ti r 1& rj \t Un périmètre de sécurité a été établi autour de la Résidence du Havre de Ulsle-Verte.- photo la presse canadienne Moi, je suis en forme.J\u2019ai pu sortir moi-même, sans difficulté.Mais je pense à tous ceux qui étaient en chaise roulante et qui avaient de la difficulté à marcher.Eux, ils sont restés pris dans le feu! ?> \u2014 Arnaud Côté je savais combien il avait bien trop d\u2019orgueil pour ça!» M.Côté a quitté le commerce à pied, sous un froid mordant.Une personne lui a offert d\u2019aller le reconduire à sa chambre d\u2019hôtel en voiture, mais il a refusé.«J\u2019ai besoin d\u2019être seul», a-t-il évoqué.Assailli par la douleur, l\u2019homme est disparu sous l\u2019œil attentif de quelques clients empathiques.ssüis wmmffâ Arnaud Côté, âgé de 84 ans, a réussi à sortir de la résidence en flammes.- PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE JOHANNE FOURNIER «Ma tante a sauté du troisième étage» UISLE-VERTE - Hier en fin de journée, Roland Lafrance se tenait debout depuis des heures, devant les cendres fumantes de la Résidence du Havre de L\u2019Isle-Verte, qui sont devenues le tombeau de deux de ses tantes.L\u2019homme est sous le choc.Il reste là, comme s\u2019il cherchait à s\u2019expliquer l\u2019inexplicable.Une autre de ses tantes, Colette Lafrance, s\u2019est arrachée du brasier.«Ma tante a sauté du troisième étage, raconte-t-il avec effroi.Une ambulance est arrivée et elle a été transportée à l\u2019hôpital de Rimouski.» L\u2019homme, qui demeure au centre du village, n\u2019arrive pas à quitter la scène du désastre.La noirceur venue, il regarde l\u2019écran de fumée opaque qui se dégage de l\u2019épave de la résidence pour aînés.Il est 17h30.L\u2019incendie, qui s\u2019est déclaré vers minuit trente, n\u2019est toujours pas sous contrôle.Selon M.Lafrance, il semble même avoir repris de la vigueur.«Le feu est repris de plus belle», signale-t-il, catastrophé.EN COLÈRE Il est planté devant l\u2019autopatrouille de la Sûreté du Québec, comme s\u2019il espérait avoir des réponses, des informations, des précisions.«Je suis en maudit parce qu\u2019on réussit pas à savoir rien, déplore-t-il avec colère.Ils nous disent rien.Ma mère a appelé à l\u2019hôpital de Rivière-du-Loup pour mes tantes qui manquent à l\u2019appel.Elles font pas partie de la liste des blessés.Elles sont sûrement mortes, mais on veut pas nous le dire.» L\u2019Isle-Verdois exprime tout autant d\u2019indignation devant la machinerie lourde qui recule et avance dans le brasier.«Ils sont là avec une pépine, indique-t-il.Qu\u2019est-ce qu\u2019ils font?Ils ont pas de respect pour les corps qui sont restés là-dedans!» Un passant mentionne alors que ces travaux seraient justement pour sécuriser les lieux afin que les enquêteurs puissent commencer leurs recherches des dépouilles.«La cage d\u2019ascenseur qui était restée debout risquait de s\u2019effondrer, explique-t-il.Ça aurait pu être dangereux pour ces gens-là.» johanne FOURNIER (COLLABORATION SPÉCIALE) 6 TRAGEDIE A L\u2019ISLE-VERTE VENDREDI 24 JANVIER 2014 leSoleil Un écran de fumée FRANÇOIS BOURQUE CHRONIQUE fbourque@lesoleil.com Il y a des tragédies qui puent la négligence crasse, peut-être criminelle.Celles dont on se dit qu\u2019on aurait pu ou dû voir venir en étant plus attentifs aux signaux qui l\u2019annonçaient.Comme à Lac-Mégantic.C\u2019est tout le contraire avec le drame de L\u2019Isle-Verte.À première vue, pas de laxisme ou de délinquance mais probablement des règles à resserrer.La ministre Maltais y a déjà ouvert la porte.Il faisait - 20 °C dans la nuit de mercredi à hier.Le risque d\u2019incendie est plus élevé par grands froids, mais il est trop tôt pour présumer des causes et savoir s\u2019il ce fut une fatalité de l\u2019hiver ou de l\u2019humain.Le hasard a voulu que le rapport du Bureau de la sécurité des transports sur Lac-Mégantic sorte le même matin.Les morts de cette nuit d\u2019hiver ne font pas oublier ceux de la nuit d\u2019été.L\u2019immeuble était plus vulnérable qu\u2019il n\u2019y paraissait.Une illusion de sécurité La Résidence du Havre était une maison propre et bien tenue.Toutes les certifications requises, des prix et des distinctions pour les lieux et les services; pas de manquements connus aux normes de soins et de sécurité.À plusieurs égards, un modèle.L\u2019exemple de la résidence où on installe, l\u2019esprit tranquille et sans honte, des parents âgés ou des proches.Le site Internet décline les mesures de sécurité en vigueur : alarme incendie dans chaque zone; gicleurs automatiques; détecteurs de fumée; une cloche dans la chambre et une autre dans la salle de bain, un personnel qualifié en tout temps.La femme du propriétaire avait sa chambre à l\u2019étage, dans la partie récente de la résidence.La présence sous le même toit du CLSC et de la pharmacie locale ajoutait au sentiment de sécurité.Il y aura débat sur les gicleurs.Une ancienne résidente sait qu\u2019il y avait des gicleurs dans la partie la plus récente, mais n\u2019en revoit pas dans le logement qu\u2019elle occupait.L\u2019immeuble était plus vulnérable qu\u2019il n\u2019y paraissait.Une illusion de sécurité.Un écran de fumée.La Résidence inaugurée en 1999 était pour plusieurs le plus beau bâtiment du village.Après l\u2019église, j\u2019imagine.Pas de luxe, ni de tape-à-l\u2019œil, mais une élégance certaine et un service de trois repas par jour.C\u2019est ce qui avait convaincu Laurette Beaulieu de s\u2019y installer à l\u2019époque avec son mari.Ils furent parmi les tout premiers locataires, ce qui leur avait permis de choisir leur logement, près de la cuisine, au rez-de-chaussée.Si Mme Beaulieu avait gardé ce logement, il est probable qu\u2019elle aurait réussi à sortir la nuit dernière.Pendant les 14 années où elle a habité la Résidence du Havre, Mme Beaulieu s\u2019est toujours sentie en sécurité.«Rien à dire de ce qui se passait», dit-elle.Il lui arrivait de penser qu\u2019il manquait de personnel ou qu\u2019il roulait trop vite, mais pas de vrais reproches.Elle était avec le temps devenue la mémoire de la résidence.C\u2019est elle qui, le matin, «arrosait les bouquets» dans la grande salle; préparait l\u2019autel pour la prière du soir, plaçait les chaises pour la messe du dimanche.Quand son mari est décédé en février dernier, le propriétaire Roch Bernier est venu la voir.Il a insisté pour qu\u2019elle quitte son logement et s\u2019installe dans plus petit à l\u2019étage.Il avait un nouveau couple, plus payant, à loger au rez-de-chaussée.Il a aussi parlé d\u2019augmenter le loyer.«Deux jours après les funérailles.Pas très délicat.Après tout ce qu\u2019on avait fait pour lui.» Mme Beaulieu a dit non et «écrit sa lettre de démission».Elle est partie pour Rivière-du-Loup.Elle a appris le drame en allant déjeuner hier matin.Elle a vu la fumée à la télé, a fait des téléphones en avant-midi et d\u2019autres plus tard en journée.Elle n\u2019a pas eu beaucoup de réponses.Mme Beaulieu, 84 ans aujourd\u2019hui, connaissait la plupart des résidents.La plupart des victimes.Elle compterait probablement parmi celles-ci si elle avait accepté la chambre au deuxième étage.Avec les quantités d\u2019eau déversées pour éteindre le sinistre et avec des températures de - 30 °C, une épaisse couche de glace recouvre les décombres de la Résidence du Havre.- photo le soleil, yan doublet 4 ¦ t V' *1 «%»; ü J A»l.& «Un très bon propriétaire» une résidence qui a une excellente réputation.Qu\u2019est-ce qui a pu se passer dans la nuit de mercredi à PIERRE PELCHAT ppelchat@lesoleil.com L\u2019incendie qui a fait plusieurs victimes à L\u2019Isle-Verte ne serait pas attribuable à la négligence du propriétaire de la Résidence du Havre.«Je vous assure que c\u2019est un très bon propriétaire.Il [Roch Bernier] aimait ses aînés.C\u2019était une excellente résidence.C\u2019était impeccable.Il n\u2019y avait pas de plaintes», a commenté, hier, le président du Regroupement québécois des résidences pour aînés, Yves Desjardins.«C\u2019est extrêmement tragique ce qui s\u2019est passé à L\u2019Isle-Verte.C\u2019est épouvantable.Je suis bouleversé», a ajouté M.Desjardins, qui a été directeur de l\u2019École nationale des pompiers du Québec.Il est persuadé que le propriétaire a vu à ce que les mesures de protection contre les incendies soient bien appliquées.«Je ne doute même pas qu\u2019il prenait ces dispositions.Je le connais.Il était très alerte, mais un feu, c\u2019est un feu.On n\u2019est pas à l\u2019abri de cela malheureusement», a-t-il dit.Selon la fiche descriptive de la Résidence du Havre, l\u2019immeuble était muni de détecteurs de fumée, d\u2019avertisseurs de fumée dans les chambres et les logements et d\u2019un système d\u2019alarme incendie.Du côté de l\u2019Agence de la santé du Bas-Saint-Laurent, on avait que de bons mots pour la Résidence du Havre et son propriétaire.«C\u2019est T .\tjeudi pour provoquer l\u2019incendie, on n\u2019en sait rien», a commenté \"\"\t' ^ HH \tRené Dumont, un représentant\t de l\u2019Agence.«Le propriétaire est collaborateur avec l\u2019Agence pour la certification, avec le réseau de la santé.Dans son édifice, il y avait un point de service du CLSC de Rivière-du-Loup.Il y avait une pharmacie aussi», a-t-il ajouté.De plus, M.Dumont a indiqué que la résidence avait obtenu sa première certification en 2009 et qu\u2019elle avait été renouvelée en 2011 jusqu\u2019au mois de juin prochain.«Il n\u2019y avait pas de points majeurs lors de l\u2019inspection pour la certification», a-t-il précisé.Une nouvelle visite d\u2019évaluation était prévue au cours des prochaines semaines par le Conseil d\u2019agrément en vue de renouveler la certification de la résidence.Par ailleurs, un exercice d\u2019évacuation en cas d\u2019incendie a eu lieu dernièrement à la Résidence du Havre.«L\u2019exercice a été concluant.En plus, il y a deux personnes qui y travaillent la nuit selon nos informations» a indiqué M.Dumont.La norme est d\u2019avoir au moins une personne la nuit.Selon la fiche descriptive de la Résidence, 37 personnes de 85 ans et plus y logeaient; 13 étaient âgées de 75 à 84 ans; une avait entre 65 et 74 ans; et une autre avait moins de 65 ans.Treize personnes vivaient dans des chambres pour une personne et trente-neuf dans des logements.Dix-huit étaient considérées comme autonomes et trente-quatre comme semi-autonomes.Le propriétaire de la Résidence du Havre, Roch Bernier - image tirée du site WEB DES RÉSIDENCES DU HAVRE L\u2019architecte radié pendant six mois L\u2019architecte qui a travaillé sur l\u2019agrandissement de la Résidence du Havre, Camil Fontaine, a été radié durant une période de six mois par le comité de discipline de son ordre professionnel pour avoir approuvé les plans de construction sans en avoir évalué la conformité, rapportait hier le Journal de Montréal sur son site Web.L\u2019architecte aurait approuvé les plans d\u2019agrandissement ou de construction de 36 projets en y apposant sa signature, sans les avoir lui-même conçus.La suspension a été imposée en 2007 et elle demeure aujourd\u2019hui une des plus sévères àavoir été infIigée à un architecte.La nouvelle partie du bâtiment ne serait pas celle qui aété complètementdétrui-te par les flammes, dans la nuit de mercredi à hier, a indiqué le directeur général et secrétaire de l\u2019Ordre des architectes du Québec, Jean-Pierre Dumont, en entrevue avec le Journal de Montréal.Matthieu boivin leSoleil vendredi 24 janvier 2014 TRAGEDIE A L\u2019ISLE-VERTE 7 Un trou béant dans la communauté Christian Morin (photo) est l\u2019un de ceux qui ont possiblement perdu deux êtres chers dans l\u2019incendie du centre d\u2019hébergement de L\u2019Isle-Verte.Déjà bouleversé, l\u2019épicier du village craint le moment où la communauté réalisera le trou béant créé par les disparus avec qui elle avait tissé des «petites habitudes» au quotidien.«C\u2019est un méchant trou.Tout le monde est dans le deuil.Tout le monde a de lafamille [touchée par le drame].Tout le monde a des amis.Pour une petite population comme nous de 1500 habitants, c\u2019est un dur coup», lance-t-il, après avoir passé une nuit blanche.M.Morin et sa femme, Nancy Charron, ont été témoins de l\u2019incendie.Comme d\u2019autres, ils ont entendu les cris ettenté de porter secours, en vain.«J\u2019ai demandé à mon épouse si elle avait bien fermé la télé.Quand j\u2019ai mis la tête sur l\u2019oreiller, j\u2019ai encore entendu des cris.» C\u2019est en regardant par la fenêtre qu\u2019il a pris la mesure de ce qui se passait.Le couple est sorti pour alerter le voisinage et évacuer les immeubles autour, dont celui dont il est propriétaire.«Le pire, c\u2019est qu\u2019on était inutile, impuissant.J\u2019ai trouvé ça très dur.Ce qui fait encore plus mal, c\u2019est de voir les gens courir dans la rue à la recherche de proches», relate-t-il.Après cette nuit d\u2019horreur, M.Morin craint une autre tragédie.Celle que fera naître l\u2019absence des êtres chers.«On ne peut pas réaliser encore.Quand la pression et les nerfs vont tomber, ça va être dur.«On avait tous des petites habitudes avec les résidents, poursuit-il.Quand j\u2019allais leur livrer une commande, je pouvais rester 10 minutes à leur jaser, liste regardaient comme pour te dire : \u201cMerci de m\u2019avoir donné du temps\u201d.C\u2019est l'fun.C\u2019est des personnes qui en ont besoin», soutient-il.La marraine et un oncle de M.Morin habitaient la résidence.Sa tante y était depuis seulement trois à quatre mois.Il a vu la dame pour la dernière fois il y a deux semaines.«Elle m\u2019a demandé du chocolat.Je lui en ai apporté.C\u2019était une bebitte à sucre», dit-il, en souriant.Quand la température le permettait, son oncle se rendait à l\u2019épicerie pour se procurer des bonbons et un billet de 6/49.«On savait qu\u2019ils étaient en fin de vie, mais ils n\u2019étaient pas obligés de mourir comme ça», conclut-il.JEAN-FRANÇOIS NÉRON Résidents sous le choc Alain Collin a ressenti le besoin de se rendre sur le lieux du sinistre par solidarité.L\u2019homme, venu apporter son soutien moral, avaitamené avec lui une gerbe de fleurs pour rendre hommage aux victimes.- photo le soleil, yan doublet 5 TÊigr mrzë- P «On ne pouvait rien faire» JOHANNE FOURNIER Collaboration spéciale L\u2019ISLE-VERTE - Impossible de trouver un endroit sans que les gens du village de L\u2019Isle-Verte parlent de l\u2019horreur quia frappé dans cette nuit du 23 janvier.Impossible aussi de ne pas trouver quelqu\u2019un qui ne connaissait personne qui a péri dans le terrible incendie de la Résidence du Havre.La population de près de 1500 habitants est sous le choc.C\u2019est le cas de Bernardin Roussel et de l\u2019une de ses amies, Réjeanne Beaulieu.L\u2019homme et la femme, tous deux âgés de 75 ans, ont perdu plusieurs connaissances dans la catastrophe.«Je connaissais bien un couple, souligne Mme Beaulieu.Ils sont décédés tous les deux.J\u2019en ai eu la confirmation.» «Parmi les victimes, il y a aussi mon ancien deuxième voisin, ajoute M.Roussel.Il était dans 90 ans.Il y a aussi une dame, qui était veuve.Elle est restée à côté de chez nous pendant 30 ans.Elle était à la Résidence depuis le mois de juin.J\u2019entretenais sa cour l\u2019hiver et l\u2019été, je faisais sa pelouse.» «Il y avait aussi un monsieur, continue le septuagénaire.Je le voyais souvent prendre sa marche tous les jours.Il a pas été capable de sortir dans le feu.» TOUT LE MONDE SE CONNAÎT La responsable de la Friperie du Nordet, située tout près du heu de l\u2019incendie, vient de perdre plusieurs de ses clients.«On connaît tout le monde, indique Thérèse Rioux.Ça n\u2019a pas d\u2019allure! Ce n\u2019est pas une belle façon de mourir.» Heureusement, elle a appris qu\u2019une résidente qui venait souvent pour lui faire la causette a été sauvée des flammes.Par contre, Mme Rioux sait qu\u2019un client qui se rendait régulièrement au commerce a eu moins de chance.«Il faisait de l\u2019alzhei-mer, raconte-t-elle.Il arrivait ici et souvent, il se souvenait plus où il restait.J\u2019allais le reconduire avec mon auto.Il y avait aussi un autre monsieur qui est venu me voir la semaine passée et il a dit qu\u2019il reviendrait pour jaser.Mais il ne reviendra pas.» RÉVEIL BRUTAL Thérèse Rioux demeure tout près de la Résidence du Havre.Elle s\u2019est réveillée par hasard au moment où l\u2019incendie venait de prendre naissance.«J\u2019ai vu une lueur par la fenêtre, relate-t-elle.J\u2019ai appelé les pompiers, mais ils avaient déjà été appelés.J\u2019ai regardé ça de chez nous.Le feu allait très vite.» «Ça n\u2019a pas d\u2019allure! Ce n\u2019est pas une belle façon de mourir» \u2014 Thérèse Rioux Annie Brisson n\u2019est pas native de L\u2019Isle-Verte, mais elle y demeure depuis bientôt 10 ans.«Je ne suis pas de la place, mais j\u2019aime vivre ici», soutient la consultante en gestion de projets.«Les gens qui sont morts dans cette tragédie, je me dis que ça aurait pu être ma mère ou mon père.C\u2019est en même temps une occasion de resserrer les liens.Une communauté, ça a un sens.Je suis solidaire à ma communauté.J\u2019ai un lien particulier avec les gens d\u2019ici.Juste de penser qu\u2019il y a des gens qui sont morts dans une résidence qu\u2019on voit tous les jours, c\u2019est horrible.Imaginez le fils qui est monté dans une échelle pour sauver sa mère qui était au deuxième étage et qu\u2019il n\u2019a pas réussi.C\u2019est terrible! Ces gens-là vont avoir besoin de soutien psychologique.» «Je ne pourrai jamais voir quelque chose de pire.» Guillaume Morin-Boucher a tout vu et tout entendu du drame qui a touché la communauté de L\u2019Isle-Verte.Des souvenirs qu\u2019il aimeraitfaire disparaître de sa mémoire, mais qui y resteront longtemps gravés.«J\u2019ai entendu des cris.Des cris de mort», précise le jeune tra-vailleurqui revenait de son quart de travail chez Du Breton.«Il était alors environ 0h30.C\u2019est quelque chose d\u2019assez dur», lance-t-il, visiblement ébranlé par les images de détresse et d\u2019horreur dont il a été témoin.Enfin, les mots s\u2019échappent.«J\u2019ai vu une personne se faire brûlervive.C\u2019est quelque chose qu\u2019on ne veut pas voir dans sa vie», raconte-t-il.À l\u2019horreur s\u2019ajoute l\u2019impuissance.«Ce qui est plate, c\u2019est qu\u2019avec les flammes et la fumée, on ne pouvait rien faire.Il y avait une échelle, mais je ne pouvais pas aller chercher la personne.J\u2019étais impuissant.J\u2019aurais aimé porter secours, mais je ne pouvais rien faire pour ça.» JEAN-FRANÇOIS NÉRON «Au moins, ils étaient ensemble» L\u2019ISLE-VERTE - Gisèle et Gérard Ouellet venaient à peine d\u2019emménager à la Résidence du Havre.Le couple avait longuement hésité à quitter sa maison, mais à 90 ans passés, les tâches ménagères étaient devenues un fardeau.Leur repos aura été de courte durée.Incapables de se déplacer seuls, ils n\u2019ont pas réussi à fuir le brasier.«Au moins, ils étaient ensemble», souffle Marie-Claire Ouellet, leur belle-fille.Ses beaux-parents, qui devaient célébrer bientôt leur 69e anniversaire de mariage, auront eu une vie dure.Lui était cultivateur, elle a donné naissance à 14 enfants, dont 13 sont toujours vivants.Ils ont passé toute leur vie dans la région.Depuis peu, Gisèle peinait à faire la cuisine et à entretenir la maison.«Ses enfants s\u2019occupaient beaucoup d\u2019elle, mais ils lui ont proposé d\u2019aller dans une résidence.C\u2019était à son tour de se reposer.» Ils ont déménagé en novembre.M.Ouellet s\u2019ennuyait un peu de la maison, mais sa femme adorait sa nouvelle vie.«Elle avait des amis.C\u2019était un peu comme des vacances», dit Marie-Claire Ouellet.«Et surtout, on les trouvait plus en sécurité là-bas.Surtout l\u2019hiver.» C\u2019était avant.L\u2019APPEL FATIDIQUE Son conjoint et elle ont reçu l\u2019appel fatidique à 2h.«Quand mon mari est arrivé sur place, il y avait du feu partout et personne n\u2019a pu lui dire si ses parents faisaient partie des rescapés.Il est allé voir à l\u2019hôpital.Ils n\u2019étaient pas là.» Il n\u2019y avait rien à faire.Officiellement, ils font partie des disparus.Mais la famille ne se fait pas d\u2019idées.«Ils sont dans les décombres.Ils sont morts.» Gisèle n\u2019a eu aucune chance.Elle se déplaçait difficilement et avec une marchette.«Elle avait besoin d\u2019aide pour se lever.» Son époux, qui marchait avec une canne, ne pouvait pas la soulever seul.«Ils n\u2019ont pas pu se sauver.» Au moins, dit leur belle-fille, ils sont morts ensemble, dans la même chambre, la presse 8 TRAGEDIE A L\u2019ISLE-VERTE VENDREDI 24 JANVIER 2014 leSoleil tV à ¦ * .JHS ¦ La ministre Agnès Maltais souhaite attendre les conclusions de l\u2019enquête en cours avant d\u2019imposer une nouvelle règle sur les gicleurs.- photo infodimanche.com, François drouin GICLEURS OBLIGATOIRES Une réponse.après l\u2019enquête PIERRE PELCHAT ppelchat@lesoleil.com Québec n\u2019écarte pas la possibilité d\u2019obliger tous les propriétaires de résidences pour personnes âgées à installer des gicleurs afin d\u2019éviter la répétition de la tragédie survenue à L'Isle-Verte.Hier, au cours d\u2019un point de presse, la ministre Agnès Maltais, responsable de la Régie du bâtiment, a indiqué que cette option fait déjà partie des discussions à un comité sous l\u2019égide du ministère de la Sécurité publique.Elle n\u2019a toutefois pas voulu s\u2019engager, à ce moment-ci, à ce que cette mesure soit mise en application.«La discussion sur les gicleurs est en cours.Maintenant, on n\u2019est pas sûr encore que c\u2019est ça Si jamais c\u2019est ça le résultat, vous pouvez être sûr que des mesures seront prises.Le poids des personnes disparues, des familles, va peser lourd», a-t-elle affirmé.Selon la ministre, il faut attendre les conclusions de l\u2019enquête en cours et celles du coroner avant d\u2019imposer une nouvelle règle sur les gicleurs.«Cette tragédie nous oblige à réexaminer tout ce qui se fait en matière de sécurité.Il faut attendre les résultats de l\u2019enquête pour poser les gestes finaux», a-t-elle dit.La ministre a rappelé que la réglementation sur les résidences privées pour personnes âgées avait été resserrée au cours de la dernière année, dans la continuité des travaux du précédent gouvernement.Toutefois, cette nouvelle mouture des règlements n\u2019oblige pas les propriétaires de résidences pour aînés autonomes et semi-autonomes à munir leurs immeubles de gicleurs automatiques en cas d\u2019incendie.Mme Maltais a présenté ses condoléances en son nom, en celui du ministre Réjean Hébert, responsable des Aînés, et en celui du gouvernement aux familles et aux proches des victimes de l\u2019incendie.Pour sa part, le président du Regroupement québécois des résidences pour aînés, Yves Desjardins, presse le gouvernement de modifier la réglementation afin que les résidences pour personnes âgées soient obligées à avoir des gicleurs.OBLIGATION «Ça devrait être une exigence.On ne le dit pas depuis ce matin [hier].On a écrit là-dessus au ministre Dutil [ex-ministre de la Sécurité publique] dans le temps.Je travaille là-dessus avec le ministère de la Sécurité publique et d\u2019autres organismes.On sait que c\u2019est long», a-t-il affirmé.À son avis, l\u2019obligation d\u2019avoir des gicleurs dans les résidences moins récentes devra être accompagnée d\u2019une aide financière.«Si les petites résidences n\u2019ont pas une aide, elles vont fermer.Souvent, ce sont des travaux qui coûtent entre 200 000 $ et 250 000 S», a-t-il indiqué.Selon la fiche descriptive de la Résidence du Havre, l\u2019immeuble qui était tout de bois était muni partiellement de gicleurs, probablement dans la partie la plus récente.M.Desjardins reconnaît que la présence de gicleurs ne pourrait toutefois pas empêcher un incendie.«À la Villa Ste-Rose [Laval] l\u2019hiver passé, il y avait des gicleurs, mais ç\u2019a quand même été rasé.Ce n\u2019est pas à toute épreuve, mais ça aide à minimiser les risques de propagation.Ça donne du temps aux gens de sortir.C\u2019est prouvé mondialement.Quand il y a des gicleurs, on arrive à contenir l'incendie et à éviter la propagation», a-t-il expliqué.Des données comptabilisées par La Presse démontrent que 173 résidences pour personnes âgées des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches ne sont pas munies de système de gicleurs.Ce constat partiel a été réalisé à la suite de plusieurs heures de consultation sur le site Web du ministère de la Santé et des Services sociaux.La pire région de la province à ce chapitre est celle de la Gaspésie, où 72 % de ces établissements ne sont pas dotés de gicleurs.Dans la Capitale-Nationale, 61 résidences sont déjà équipées de ces systèmes à la grandeur de l\u2019immeuble, alors que pour 24autres établissements, les gicleurs ne couvrent qu\u2019une partie du bâtiment.Un total La ministre Agnès Maltais, responsable de la Régie du bâtiment - PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, ERICK LABBÉ de 78 résidences doittoujours subir une mise aux normes complète à ce niveau.Dans la Chaudière-Appalaches, le portraitestpratiquement identique, alors que plus de 50 % des résidences répertoriées ne sont pas dotées de ces équipements de protection contre les incendies.Quarante et un de ces établissements sont protégés de façon complète etvingt etun le sont partiellement.À lagrandeur de la province, le bilan partiel colligé par lesjournalistes de La Presse fait état de 1052 édifices munis d\u2019aucun système de gicleurs, surun total de 1953 résidences.Seu-Iement597 édifices pouvaient compter sur la protection d\u2019un système couvrant l\u2019ensemble du bâtiment.MATTHIEU BOIVIN Un système de sécurité peu utilisé leSoleil vendredi 24 janvier 2014 9 CHOIX m JOSE I£5L!lü!ltjO£| POUR LE MEILLEUR DU SPORT plus Des pros et des prix! stèreopïus!eonr /stereoplus JUSQU\u2019A j r .h !1 h n ifo 11 ¦ j,,v.rsn/ 1111 POUR PAYER! Panasonic (i§§) Téléviseur intelligent DEL 3D/HD, 50po 1080p, 120Hz (720BR), Viera Connect, navigateur Web, Wi-Fi, DLNA,\t________________________ giisser/partager, lecteur carte-mémoire 119749® + ÉCOFFAIS DE 42so$ SD (SDXC), prêt Skype.3xHDMI, 2xUSB.TC-L50ET60 cm Fuurnl \\720m\\\\ lEBFil 1542,49$ \t\t\t \t DE RABAIS Panasonic Téléviseur intelligent Viera plasma Full HD, 65po 1080p, 600Hz, Wi-Fi, DLNA, giisser/partager, multimédia (vidéo/photo/musique).Compatibilité Bluetooth® et stylet électronique.Sortie optique, 2xHDMI, 2xUSB.TC-P65S60 BM'JUtUlHDl IË3 169749S + ÉCOFRAIS DE 42so$ 1739?® ¦ ¦\t2042,493 Panasonic Téléviseur intelligent Viera plasma 3D/HD, 65po 1080p, 600Hz (2500CFS), Viera Connect, navigateur Web, Wi-Fi, DLNA, Bluetooth®, giisser/partager, filtre Noir Infini Pro, lecteur carte-mémoire SD (SDXC).Prêt stylet électronique.Prêt Skype.Sortie optique, 3xHDMI, 2xUSB.TC-P65ST60 m :_2,lFUUHD ) m 239749S + ÉCOFRAIS DE 42so$ 2439^$ \u2022 ^^^^2742,49$ Rabais de 170$ AUCUN ACHAT DE TÉLÉVISEUR REQUIS 75po DEL TV Téléviseur intelligent DEL Full HD, 65 po 1080p, 120Hz (240CMR).Navigateur Web, Bicœur, Wi-Fi, ConnectShare™ Movie, Allshare (DLNA).Compatibilité Skype et Smart Interaction.Sortie optique, 4xHDMI, 3xUSB.UN65F6300 ma fullhd\\ 'vanwîiiatt Terminal numérique illico HD 7797$ Prix régulier (modèle TNHDIV2) 24999$ Rabais Instantané\t17202$ 169749$+ ÉCOFRAIS DE 4259* Régulier : 1942,49$ HH*HCoFi AUCUN ACHAT DE TELEVISEUR REQUIS GRATUIT ?INSTALLATION MULTITÉLÉ r\u2014l fl REGARDEZ VOS ENREGISTREMENTS PARTOUT! V_J LJ videotron.com/multitele SI^IART TV Téléviseur intelligent DEL Full HD, 75 po 1080p, 120Hz (240CMR).Navigateur Web, Bicœur, Wi-Fi, ConnectShare™ Movie, Aiishare (DLNA).Compatibilité Skype et Smart Interaction.Sortie optique, 4xHDMI, 3xUSB.UN75F6300 t[l!:jiriFULLHD\\ [WliËBFÎI 319749* + ÉCOFRAIS DE 4259* Régulier : 3542,49$ Système audio Solo TV Profitez d'un son nettement amélioré pour vos émissions télévisées préférées grâce au système audio pour TV Bose® Solo.La technologie Bose® vous révèle le son que vous avez manqué, à partir d'une solution tout-en-un 44624$ + ECOFRAIS DE 375® 44099$ PRI*0 HQ) LIVRAISON ET INSTALLATION P R O F E S S I O N E L L E S Prix égal ou plus bas ! Suivant les 30 jours de son achat, si vous trouvez le même article annoncé ailleurs à prix moindre, nous remboursons la différence plus 10% de la différence! Détails en magasin ou en ligne stereoplus.com COMPATIBLE COMPATIBLE Ensemble cinéma maison Récepteur AV de Pioneer 140Wx5 Compatibilité 3D, 4K, iPod®/iPhone®.5 petites enceintes Direct Reflecting® incluses et un module de basses profondes AccoustimasslO® de Bose®.VSX-523.AM 101V Conçu pour iPod ü iPhone 1088\"® + ECOFRAIS DE 11°°® Régulier : 1310,99$ 710 rue Bouvier, Québec 418 628-9000 joseadam.com (AccordT) Valide du 24 janvier au 2 février 2014 seulement ou jusqu\u2019à épuisement des stocks.Malgré le soin apporté lors de la conception de cette publicité, certaines erreurs ont pu s\u2019y glisser.Si tel est le cas, nous vous en ferons part sur place.Certains produits sont en quantités limitées ou ne sont pas disponibles dans tous les Stéréo Plus.Les illustrations peuvent différer.Cette promotion ne peut être jumelée à aucune autre promotion.' Jusqu\u2019à 60 mois pour payer! Sous réserve de l\u2019approbation du Service de crédit des Services de cartes Desjardins, détails en magasinVLa livraison et l\u2019installation professionelles sans frais, comprend une heure d\u2019installation gratuite de la marchandise sélectionnée, achetée en magasin.Exclut la pose des supports muraux et le passage des fils dans les murs, détails en magasin.*** Installation gratuite du Multitélé : cette offre d\u2019une durée limitée s\u2019adresse aux nouveaux clients résidentiels de Vidéotron ainsi qu\u2019aux clients actuels et le prérequis de cette offre consiste à l\u2019activation d\u2019un terminal HD.Pour profiter de la fonction multitélé, deux terminaux illico télé nouvelle génération, dont au moins un Enregistreur HD Multitélé, sont requis.L\u2019installation de la fonction par un technicien est obligatoire.Certaines conditions s\u2019appliquent détails en magasin. r 10 TRAGEDIE A L\u2019ISLE-VERTE VENDREDI 24 JANVIER 2014 leSoleil Seule la cage d\u2019ascenseur était toujours debout hier à la suite de l\u2019incendie à L\u2019Isle-Verte.- photo le soleil, yan doublet Marois «profondément attristée» SIMON BOIVIN sboivin@lesoleil.com STÉPHANIE MARTIN sm art in @lesoleil.com Lapremière ministre Pauline Marois s'est dite «profondément attristée», hier, par le terribleincendiequi a ravagé une résidence pour aînés et pris plusieurs vies à L\u2019Isle-Verte.En mission économique en Europe, la première ministre a assuré sur les ondes de RDI que la sécurité civile et les services sociaux et de santé ont été déployés pour «soutenir les familles éplorées».Mme Marois a néanmoins poursuivi sa mission à Davos, qui se termine aujourd\u2019hui.La ministre de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais, a exprimé ses condoléances aux proches des victimes.«Toutes nos pensées accompagnent les familles des disparus [.] et les gens de L\u2019Isle-Verte.C\u2019est un drame terrible qui arrive.On a eu ce matin une conférence téléphonique, tous les ministres impliqués.Évidemment, à l\u2019appel de Mme Marois ce matin [hier], le gouvernement s\u2019est mis en branle pour essayer d\u2019accompagner les gens et de connaître un peu les causes de cette tragédie.» La ministre attend de connaître les résultats de l\u2019enquête.«Et ensuite, croyez-moi, s\u2019il y a des choses qu\u2019il faut resserrer, on va le faire.» Le ministre des Communications, Maka Kotto, a pour sa part réagi «avec beaucoup de tristesse parce que ce sont des vies qui sont en jeu, des vies qui sont perdues, des aînés désemparés».Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, a annulé un point de presse prévu hier et a pris la direction du Bas-du-Fleuve.Il a attendu à aujourd\u2019hui pour se rendre sur les lieux du drame pour éviter d\u2019être «un frein» aux interventions d\u2019urgence.«On pense immédiatement aux personnes, aux victimes et à leurs proches», a affirmé au Soleil le chef libéral.«Quand on parle de personnes manquantes, on est quand même conscient que lors d\u2019un désastre semblable, malheureusement, la liste des décès risque de s\u2019allonger.On partage l\u2019inquiétude de ceux et celles qui ne sont pas encore fixés sur le sort de leurs proches.» Le député de Rivière-du-Loup, Jean D\u2019Amour, a participé à la réunion des autorités locales.Selon ce qu\u2019il a rapporté à son chef, le déploiement des forces et du personnel de sécurité civile s\u2019est fait de façon organisée.«Ces tragédies sont toujours épouvantables, a déploré M.Couillard.Mais Lac-Mégantic a démontré que les réflexes de sécurité civile et de déploiement lorsqu\u2019il y a des catastrophes sont bien rodés.» Il faudra s\u2019assurer que les personnes évacuées sont bien prises en charge et, à plus long terme, comprendre les circonstances de la catastrophe, a ajouté le chef libéral.«SINCÈRES CONDOLÉANCES» Le leader de la Coalition avenir Québec, François Legault, a offert au nom de son équipe ses «plus sincères condoléances» aux familles et aux proches des victimes.«Nos pensées et nos prières sont avec celles et ceux qui traversent actuellement cette épreuve pénible, a indiqué M.Legault.Nous saluons également les efforts et le courage des secouristes, des résidents et de toute la communauté qui prêtent main-forte et qui se serrent les coudes dans ces moments difficiles.Ce drame est d\u2019une infinie tristesse et tout le Québec est derrière vous.» La Ville de Québec offre son aide Le maire de Québec offre l\u2019aide de la Ville de Québec à la communauté de L\u2019Isle-Verte.Régis Labeaume sera en contact avec la mairesse suppléante, Ginette Caron, afin de voir si la Ville peut faire comme son administration l\u2019afaitàSaint-Paul-de-l\u2019île-aux-Noix et à Lac-Mégantic.«Je vais demander ce qu\u2019on peut faire, car ils doivent se sentir bien démunis.C\u2019est dans ces moments-là qu\u2019il faut être généreux», a-t-il expliqué en point de presse.Ce sera aux élus de déciderquelle aide sera utile.De l\u2019expertise de pompiers pour la recherche dans les décombres, parexemple.«Normalement, on devrait être bon pour aider, s\u2019ils en ont besoin», a-t-il ajouté.VALÉRIE GAUDREAU ET ANNIE MORIN 3410882 leSoleil Orfèvre du goût Découvrez l\u2019indice quotidierVsur paillard.ca ou sur notre page Facebook.Inscrivez la réponse sur concours.lesoleil.com Vous pourriez gagner l\u2019une des 5 cartes cadeaux hebdomadaires d'une valeur de 25 $ * Détails et règlement de participation disponible sur le site du concours CAFE I BOULANGERIE I PATISSERIE Rue Saint-Jean, Vieux-Québec 418 692-1221 Galeries de la Capitale\t418 622-1221 ¦îj ?\tpaillard.ca 3405372 leSoleil vendredi 24 janvier 2014 POSSIBILITÉ DE FORFAITS REPAS Fondue Smoked meat Asiatique Grec Italien Mexicain Hot-dog Buffet froid 11 2020, rue Cyrille-Duquet Québec QC 418 681-7726 quillorama.com Un curé et un évêque éplorés Le curé de la paroisse de L\u2019Isle-Verte, Gilles Frigon, était touché du soutien de son évêque, Mgr Pierre-André Fournier.- photo collaboration spéciale johanne fournier MO» U ASM M ts MæêÈsë* JOHANNE FOURNIER Collaboration spéciale L\u2019ISLE-VERTE - Le curé de la paroisse de L'Isle-Verte est inconsolable.Gilles Frigon aimait les bénéficiaires de la Résidence du Havre comme ses enfants.Il ne peut arriver à se faire à l\u2019idée qu\u2019une trentaine d\u2019entre eux soient disparus.Les yeux rougis par ladouleur, c\u2019est dans une large étreinte qu\u2019il a accueilli, dans son presbytère, l\u2019évêque de Rimouski, Mgr Pierre-André Fournier.«C\u2019était du bon monde», décrit le père Frigon, la voix étouffée parles sanglots.«Ce sont des saints et des saintes.Ils ont travaillé toute leur vie, ont élevé leur famille.C\u2019était du monde d\u2019une générosité débordante.Ils ne méritaient pas ça!» Natif de Montréal, le père capucin, qui est le curé de la paroisse de L\u2019Isle-Verte depuis une dizaine d\u2019années, se console du soutien apporté par son évêque.«C\u2019est terrible, quand on pense qu\u2019une personne âgée qui décède peut avoir environ 120 personnes parmi ses proches», souligne Ms1 Fournier en s\u2019essuyant les yeux.«Je suis aussi allé à Lac-Mégantic lors de la tragédie et lors de l\u2019accident de Saint-Bernard.Toute cette grande solidarité, avec les politiciens, les pompiers, les policiers, les travailleurs sociaux et les médias, c\u2019est d\u2019une grande valeur.Pour le personnel de la résidence, ça doit être une catastrophe immense.Je vais les avoir dans mes intentions de prière.C\u2019est important qu\u2019ils aient du support pour ne pas être seuls là-dedans.» Lorsque le pasteur de la paroisse a célébré la messe du jour de l\u2019An avec eux, à la Résidence du Havre, il n\u2019aurait jamais pu s\u2019imaginer qu\u2019une telle horreur les attendait quelques jours plus tard.«Les souvenirs remontent», soutient Gilles Frigon dans des mots à peine audibles, tant il pleure.«Ça me touche, mais c\u2019est pas juste à cause de mes paroissiens que j\u2019aimais profondément.C\u2019est aussi à cause des conséquences sur toute la communauté, la région, la province.» «C\u2019EST SOUFFRANT.» «Ces gens-là priaient pour leurs enfants et leurs petits-enfants,pour-suit-il.C\u2019est ça, la famille de FEglise.Ce sont des priants qui sont rendus au ciel.Mais c\u2019est pas facile.C\u2019est souffrant.J\u2019aurais bien aimé qu\u2019ils entrent au ciel d\u2019une autre façon.» L\u2019innommable ne réussit toutefois pas à ébranler sa foi.«La vie est un miracle, mais elle est d\u2019une telle fragilité, philosophe le curé.C\u2019est dans le drame que la foi augmente.Dieu ne nous met pas àl\u2019abri du drame.Il l\u2019a vécu lui-même sur la croix.Il nous donne la force d\u2019être plus fort.La force de l\u2019être humain qui ressort dans un drame et la foi, c\u2019est la même chose.» Le religieux en profite pour saluer le courage des pompiers.«Ce sont des gars extraordinaires, estime-t-il.Ils auraient pu faire autre chose.Ce sont des gens extrêmement généreux.» Les disparus manqueront beaucoup au père Frigon, qui se rendait mensuellement à la Résidence du Havre pour célébrer l\u2019eucharistie.«C\u2019était tous des pratiquants, souli-gne-t-il.Même si certains souffraient de la maladie d\u2019Alzheimer, ils se souvenaient de leurs prières, que ce soit le Notre Père ou le Je crois en Dieu.» Le curé de l\u2019église La-Décollation-de-Saint-Jean-Baptiste ouvrira les portes de son temple vendredi et samedi à tous ceux qui ressentiraient le besoin de s\u2019y retrouver.«L\u2019église sera ouverte pour tous ceux qui «C\u2019était du bon monde.Ce sont des saints et des saintes.Ils ont travaillé toute leur vie, ont élevé leur famille.C\u2019était du monde d\u2019une générosité débordante» \u2014 Gilles Frigon, curé de la paroisse de L\u2019Isle-Verte, au sujet des victimes voudraient se recueillir, se réunir ou pleurer», indique-t-il.Le père Frigon tiendra également une cérémonie à la mémoire des disparus dimanche à 14h.«J\u2019invite spécialement tous ceux qui voudraient venir faire des témoignages sur leurs proches disparus», lance-t-il.Décédée devant ses proches L\u2019ISLE-VERTE \u2014 «Je suis sur le balcon.Il y a plein de fumée.J\u2019ai froid.Viens me chercher.» Prise de panique, Angeline Guichard a appelé son fils cadet au beau milieu de la nuit pour lui demander de l\u2019aide.Jean-Eudes Fraser, qui habite le village de L\u2019Isle-Verte, s\u2019est rué vers la Résidence du Havre, où sa mère de 89 ans était encerclée par les flammes dans un froid glacial.Il a tout tenté pour la sauver.Elle est morte sous ses yeux et ceux de son frère Joseph-Marie.«Il n\u2019y a pas pire fin», souffle un autre fils de la victime, Reginald Fraser, en se frottant le visage comme pour ne plus voir la scène qu\u2019il repasse en boucle dans sa tête.«C\u2019est épouvantable de partir comme ça.» Quand l\u2019incendie s\u2019est déclaré, tôt dans la nuit de mercredi à hier, Mme Guichard est sortie sur son balcon du troisième étage pour échapper au brasier.«Elle n\u2019a vu personne, alors elle a appelé son gars.R s\u2019occupait tellement bien d\u2019elle», raconte Diane Lévesque, la conjointe de Joseph-Marie.Muni d\u2019une échelle, Jean-Eudes Fraser avait réussi à grimper sur le balcon glacé.La vieille dame n\u2019était presque pas vêtue, il lui a enfilé des vêtements.Mais l\u2019échelle était un peu trop courte pour qu\u2019il y fasse descendre sa mère.Il est descendu, bien décidé à remonter avec une échelle plus longue, apportée d\u2019urgence par un voisin.Il y avait trop de fumée.Puis le balcon s\u2019est enflammé.Ils l\u2019ont regardé brûler.«On est restés là une bonne secousse.On ne pouvait rien faire.» Quand la structure s\u2019est effondrée, Jean-Eudes a poussé un long hurlement : «Elle vient de tomber!» la presse Venez fêter 4 salles de réception thématiques 48 allées, dont 28 avec antidalot TOUS LES FORFAITS COMPRENNENT Flutes et chapeaux Toute la vaisselle nécessaire Souliers de quille Taxes Apportez votre gâteau* * Breuvages et croustilles disponibles sur place 12 TRAGÉDIE À L\u2019ISLE-VERTE VENDREDI 24 JANVIER 2014 leSoleil La résidence Le Repos du vieillard ne respectait aucun critère de sécurité et avait déjà flambé une fois avant la tragédie de 1969.- archives le soleil Une nouvelle crème anti-inflammatoire révolutionnaire qui agit en moins de 30 minutes La nouvelle crème de marque Céladrin est un produit entièrement naturel, breveté et testé cliniquement pour son pouvoir d\u2019atténuer l\u2019inflammation et la douleur, tout en favorisant la souplesse et la mobilité des articulations.La crème Céladrin est un mélange d\u2019acides gras (oméga) estérifiés de source naturelle.Elle atténue la douleur et l\u2019inflammation causées par l\u2019ostéoarthrose, les douleurs bénignes liées aux maux de dos, muscles tendus, entorses ou contusions.La crème Céladrin combinée à du sulfate de glucosamine permet de rétablir le liquide synovial autour des articulations, d\u2019atténuer rapidement l\u2019inflammation et de restaurer la structure toute entière de l\u2019articulation.En promotion chez : umprix Restorativ\"0 Céladrin Crème Réduit les douleurs articulaires 40 g Un pot de crème pour articulations de 40 g Valide du 23 au 29 Consultez votre pharmacien lors de l\u2019achat de produits de santé naturels janvier 2014 Cette publicité a été payée par WN Pharmaceuticals Inc.3403255 ü LJ ¦ t-\t' Le Bas-Saint-Laurent en esta son deuxième incendie d\u2019envergure dans une résidence pour personnes âgées.Cependant, contrairement à son aînée, la Résidence du Havre de L\u2019Isle-Verte était conforme.- photo le soleil, yan doublet Le drame avant le drame MATTHIEU BOIVIN mboivin@lesoleil.com Le Bas-Saint-Laurent n\u2019en est pas à sa première tragédie d\u2019envergure en matière d\u2019incendie dans une résidence pour personnes âgées.Le 2 décembre 1969, un brasier d\u2019une puissance inouïe détruisait complètement la résidence Le Repos du vieillard, à Notre-Dame-du-Lac, tuant 39 de ses occupants.L\u2019élément destructeur, allumé d\u2019une main criminelle, s\u2019était déclaré aux alentours de 6h ce jour-là.En 10 minutes, les flammes avaient rayé de la carte l\u2019immeuble de bois et tué tous ces gens, alors qu\u2019une trentaine de personnes avaient pu évacuer les lieux à temps.Les pompiers de la petite municipalité et des localités avoisinantes n\u2019avaient pu rien y faire.«Je n\u2019oublierai jamais ce que j\u2019ai vu», avait d\u2019ailleurs déclaré au Soleil le sacristain de la paroisse, Roger Perron, qui avait assisté impuissant à la tragédie.Celle-ci avait soulevé à l\u2019époque un débat important sur la sécurité dans ce type d\u2019établissement.Alors député libéral dans l\u2019opposition, René Lévesque avait vidé sa frustration dans les médias, en comparant le bâtiment qui avait flambé à un «nid à feu invraisemblable» et il y voyait «quelque chose de scandaleux qui frisait le criminel».Lors de la campagne électorale de 1966, Lévesque s\u2019était rendu au Repos du vieillard.Bouleversé par l\u2019état de l\u2019immeuble, il avait informé les autorités compétentes pour que la résidence soit condamnée.Mais rien n\u2019avait été fait, avec le résultat qu\u2019on connaît.PAS D\u2019ÉGARD À LA SÉCURITÉ L\u2019édifice en bois était en très mauvaise condition et ne respectait aucun critère minimal de sécurité.La maison, qui avait déjà été incendiée dans le passé, avait été agrandie à plusieurs reprises, sans égard à la sécurité de ses occupants, afin d\u2019accueillir le maximum de pensionnaires.Le premier ministre de l\u2019époque, Jean-Jacques Bertrand, avait alors parlé d\u2019une «catastrophe» et d\u2019une «effroyable tragédie», qui avait conforté le gouvernement dans sa décision de construire entre 75 et 100 résidences pour aînés par année, afin de remplacer les établissements vétustes.Le plus embarrassant dans toute cette histoire, c\u2019est que c\u2019est un résident de l\u2019endroit, Louis Chias-son, qui avait allumé l\u2019incendie dans la buanderie de la bâtisse.Aux prises avec des problèmes d\u2019alcool, l\u2019homme de 64 ans avait mis le feu dans un tas de papiers, espérant qu\u2019un employé ou un autre résident le voit par la suite éteindre les flammes.Il voulait ainsi prouver sa valeur aux occupants et aux employés de la résidence, lui qui effectuait parfois de menus travaux dans le bâtiment.Son plan avait lamentablement échoué.Le jour du drame, il avait même accordé une entrevue au Soleil, affirmant qu\u2019il avait tout fait pour sauver des aînés, mais qu\u2019il en avait été incapable.«Tout s\u2019est produit tellement rapidement, que j\u2019ai eu à peine le temps de me sauver moi-même!» Le 30 décembre 1969, il était arrêté et confessait à trois enquêteurs de la Sûreté du Québec (SQ) avoir allumé l\u2019incendie dans l\u2019objectif de passer pour le héros qui avait maîtrisé le brasier.En janvier 1971, un jury le reconnaissait coupable à la conclusion de son procès et le juge le condamnait à la prison à vie.> .\u2018 www.performancebegin.com PERFORMANCE 4\" Jusqu\u2019à 70% de rabais SUR LES VETEMENTS DE SKI DE FOND ET DE SKI ALPIN EN MAGASIN DEPUIS PLUS DE 20 ANS À VOTRE SERVICE 3688, de l\u2019Hetriere, Quebec 418 877-4018 leSoleil vendredi 24 janvier 2014 13 Libération colossale Yves «Colosse» Plamondon en liberté sous caution après 28 ans de prison ISABELLE MATHIEU imathieu@lesoleil.com C\u2019est un Yves «Colosse» Plamondon ému et l\u2019air un peu déboussolé qui a repris sa liberté sous caution hier après-midi, 28 ans après avoir été emprisonné pour trois meurtres qu\u2019il dit toujours n\u2019avoir pas commis.Un second jury entendra la cause \u2014 si elle est maintenue par le ministère public \u2014 à partir de la fin avril.Quatre heures après que le juge Richard Grenier eut accepté l\u2019entente entre la défense et la poursuite pour sa mise en liberté provisoire, l\u2019homme de 64 ans a poussé la grande porte du palais de justice et s\u2019est retrouvé dehors, en manteau beaucoup trop léger pour le froid polaire.Un peu égaré, il a fini par retrouver une dizaine de membres de sa famille, dont sa sœur et son frère, qui lui ont sauté dans les bras.«Je me sens bien», a commenté Plamondon, de sa voix fluette, qui contraste avec son physique impressionnant.Celui qui figurait parmi les plus célèbres détenus québécois n\u2019avait pas de plan précis pour ses premières heures de liberté, mais compte aller dès aujourd\u2019hui se recueillir au cimetière sur la tombe de sa mère, qu\u2019il a perdue il y a quelques années.accepté de déposer 10 000 $ en guise de caution.Les gens de Saint-Sauveur n\u2019ont absolument rien à craindre, lance Plamondon.«Ceux qui craignent, ils déménageront, qu\u2019est-ce que tu veux que je fasse?demande-t-il.J\u2019ai 64 ans, c\u2019est plus moi qui devrais avoir peur.» Il sera formellement interdit à Plamondon de fréquenter des gens du milieu criminel, de se trouver aux bars Le Kirouac et Le Tonneau ainsi que de communiquer avec la vingtaine de témoins du procès en 1985.Il devra aussi se présenter au quartier général de la Sûreté du Québec chaque semaine.Yves «Colosse» Plamondon se conformera en tout point à ses conditions de mise en liberté, assure son avocat.«M.Plamondon n\u2019a aucun intérêt à tuer même une mouche, illustrait son avocat, Me Rock.Et il est très conscient que les procédures ne sont pas terminées.» Les avocats de la Couronne chargés d\u2019analyser la preuve, et la faisabilité d\u2019un second procès près de 30 ans plus tard ont en effet indiqué au juge Richard Grenier qu\u2019il n\u2019avait pas encore terminé cette étude, amorcée formellement au début décembre.Le juge Richard Grenier a fixé un éventuel procès devant jury au 28 avril.L\u2019avocat de Plamondon, Me Daniel Rock, reste convaincu que les accusations contre son client seront tout simplement abandonnées, vu le décès du témoin principal, le délateur André «Bull» Desbiens.NOUVEAU PROCÈS Après plusieurs années de démarches judiciaires, la Cour d\u2019appel a infirmé en novembre dernier le jugement de culpabilité de 1986 rendu contre le vendeur de drogue Plamondon après avoir pris connaissance de nouveaux éléments de preuve, soit les déclarations de deux témoins qui n\u2019ont jamais été transmises à la défense.Un fait qui a porté atteinte à l\u2019équité du procès de l\u2019accusé, ont souligné les trois juges de la Cour d\u2019appel.Colosse a toujours plaidé son innocence.«Je n\u2019ai rien à voir là-dedans», disait-il encore hier aux journalistes.Le sexagénaire est accusé des meurtres d\u2019Armand Sanschagrin, de Denis Ouellet et de Claude Simard, liés au trafic de stupéfiants.Les trois hommes ont été tués par balle dans la région de Québec entre 1983 et 1985.Yves Plamondon était tout sourire à sa sortie du palais de justice, hier.- PHOTO LE SOLEIL, ERICK LABBÉ % 3393176 heures Janvier pp A RÉSIDENT DE SAINT-SAUVEUR Colosse Plamondon ira demeurer chez son jeune frère, rue Kirouac, dans la basse ville de Québec.Gaétan Plamondon a «Merci!» À l\u2019approche d\u2019un éventuel second procès, Yves «Colosse» Plamondon se montre confiant.«J\u2019ai un bon avocat», glisse-t-il en regardant Me Daniel Rock, qui le défend depuis 18 ans.Reconnu durant un temps pour faire la pluie et le beau temps à l\u2019intérieur des murs de Donna-cona, «Colosse» étreint avec émotion son avocat.«Ça a pris un homme comme lui pour me sortir de là, lance Plamondon.Il en a fait de l\u2019ouvrage et il m\u2019a remonté le moral plusieurs fois.Je te remercie!» ISABELLE MATHIEU \t \t \t \t \t \t \t Solde 1/2 Prix Achetez le premier article, obtenez le deuxième de prix égal ou inférieur à 1 /2 Prix*.Nous payons les 2 taxes* sur tous les autres meubles à prix courant en magasin.9h à 17h Solde Étiquette Rouge Rabais de 50 à 75 %* sur la majorité des marchandises Étiquette Rouge D Rabais progressifs de 2 à 10%*.Vous payez en 24 versements* sans frais, sans intérêts.LA GALERIE DU MEUBLE Imaginer.Réaliser.CONTEMPORAIN 18, rue de Courcelette, Québec G1 N 4S2 CLASSIQUE 1 215, boulevard Charest Ouest, Québec G1 N 2C9 418 681-0171 * 1 800 463-2277 lagaleriedumeuble.com O O ® © © B Découpez cette annonce et obtenez un rabais de 40 $ sur tout achat de meubles de 400 $ et plus.Un seul rabais par client ou par adresse.23-26/01 2014 Détails en magasin, 14 VENDREDI 24 JANVIER 2014 leSoleil politique Marois sommée de suspendre la ministre Zakaïb La pression s\u2019accentue sur Pauline Marois pour qu\u2019elle suspende immédiatement sa ministre Élaine Zakaïb (photo) à la suite des révélations embarrassantes émanant de la commission Charbonneau.Hier matin, les partis formant l\u2019opposition ont jugé inconcevable que Mme Zakaïb soit maintenue en poste après la divulgation d\u2019une écoute électronique, captée en 2009.La politicienney confirme que le Fonds de solidarité de la FTQ, dont elle était alors une dirigeante, bloquait les concurrents du controversé entrepreneur Tony Accurso dans la région proche de Montréal.À l\u2019ex-président de la FTQ Michel Arsenault, qui visiblement apprend de sa bouche le stratagème, elle le rassure en insistant sur lefaitque «c\u2019est sûr qu\u2019on ne sortirajamais ça en public».Québec solidaire s\u2019est le premier fait entendre, en matinée.Sa députée Françoise David a avancé que le point de presse, convoqué en catastrophe par la ministre, la veille, n\u2019a pas répondu auxquestions«que nous sommes en droitde nous poser sur le rôle précis de Mme Zakaïb».La députée solidai re s\u2019est demandé «s\u2019i I y a encore des liens entre la FTQ, [la ministre], le gouvernement du Québec».Elle a rappelé que, lors de la commission parlementairesurleprojetd\u2019importerdupétrolede l\u2019Ouest par l\u2019oléoduc Enbridge, Mme Zakaïb a été «distraite» en écoutant citoyens et écologistes; «complaisante à l\u2019égard de la compagnie»; et a endossé la FTQ, favorable à l\u2019idée.Lacritique pour le Parti libéral du Québec a réitéré que Pauline Marois doit retirer de son cabinet, atout le moins temporairement, la ministre de la Politique industrielle.Lise Thériault a enjoint à la première ministre de donner suite à la promesse d\u2019afficher «la tolérance zéro» en matière d\u2019intégrité.La députée s\u2019est dite convaincue que la collusion à l\u2019égard des entreprises d\u2019Accurso a aussi enrichi le Fonds de solidarité, puisqu\u2019il était investisseur dans celles-ci.«C\u2019est illégal, c\u2019est immoral», a-t-elle répondu.Le chef de la Coalition avenir Québec a renouvelé sa demande pour le retrait de Mme Zakaïb du cabinet Marois.François Legault a affirmé que les explications de la ministre sont contredites par les enregistrements policiers.Le caquiste a profité de la sortie pour exiger que Pauline Marois s\u2019explique davantage sur le «deal» avec le Parti québécois, évoqué par deux dirigeants de la centrale syndicale, en 2009, pour empêcher de convoquer une commission d\u2019enquête sur la construction.Dans ce cas, comme dans l\u2019affaire Zakaïb, «plus on en apprend, plus ça sent mauvais», a conclu M.Legault.Michel corbeil Pas une option.pour le moment Drainville ne songe pas à restreindre le port de signes religieux seulement aux futurs employés de l\u2019État JEAN-MARC SALVET jmsalvet@lesoleil.com Précaution de langage?Politesse envers l\u2019interlocuteur?Indice de l\u2019éventuelle piste d\u2019atterrissage qui pourrait être choisie par le gouvernement Marois?«Présentement», le ministre Bernard Drainville ne songe pas à restreindre aux seuls futurs employés du grand appareil public l\u2019interdiction de porter un signe religieux apparent.«Ce n\u2019est pas une option qui est sur la table présentement», a-t-il répondu, hier, en réponse à la suggestion de l\u2019avocat Guy Bertrand.L\u2019adverbe sur lequel s\u2019est arrêté Bernard Drainville annonce-t-il un éventuel amendement?Impossible de le dire à ce stade-ci, mais notons que le ministre des Institutions démocratiques a aussi déclaré, lors de la même mêlée de presse, que les mesures contenues dans le projet de loi 60 représentent «notre position actuellement».Dans une entrevue publiée dans Le Soleil, hier, le plaideur Guy Bertrand a soutenu que le projet de loi sur la laïcité du gouvernement Marois est légitime, défendable et gagnable.Mais qu\u2019il l\u2019est moyennant un amendement substantiel qui prévoirait l\u2019octroi d\u2019un droit acquis à toutes les personnes déjà employées par l\u2019État québécois portant un signe religieux.Guy Bertrand est un habitué des causes en Cour suprême.Il s\u2019en est pris au Barreau du Québec, selon qui toute interdiction d\u2019arborer un symbole confessionnel ostentatoire se buterait au mur des tribunaux, et ultérieurement, à la Cour suprême du Canada.Faux! selon lui.PRÉCAUTION La précaution dont a fait preuve Bernard Drainville rappelle celle de son collègue titulaire de la Justice.La semaine dernière, Bertrand St-Arnaud a pris soin de distinguer l\u2019actuel projet de loi de la législation qui sera adoptée par les élus «au terme du processus» parlementaire en cours.«Je prends acte, bien entendu, des propos exprimés par Me Bertrand, a dit M.Drainville.Ils ajoutent au débat.» Mais ils ne correspondent pas à ce qui a été décidé pour le projet de loi 60, a-t-il poursuivi.Le ministre s\u2019en est ensuite tenu à ce que prévoit l\u2019actuel projet.«À partir du moment où la loi est votée, il y a une année de transition pour que les gens s\u2019ajustent.Par la suite, une période de transition de quatre ans pourrait s\u2019ajouter pour certaines institutions» \u2014 celles des réseaux de la santé et de l\u2019éducation postsecondaire.«On va tout faire pour garder tout le monde, pour convaincre les gens d\u2019adhérer à la loi», a assuré M.Drainville.Ce n\u2019est pas avant plusieurs semaines au moins que le ministre des Institutions démocratiques présentera des amendements au projet de loi 60 \u2014 si ses collègues et lui choisissent d\u2019en apporter.- Dans une entrevue publiée dans Le Soleil, hier, l\u2019avocat Guy Bertrand a soutenu que le projet de loi sur la laïcité du gouvernement Marois est légitime, défendable et gagnable.Mais qu\u2019il l\u2019est moyennant un amendement substantiel.- PHOTO LE SOLEIL, ERICK LABBÉ PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, PASCAL RATTHÉ IT i ^ vw' ' m 4£\t^**1
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.