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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
jeudi 15 octobre 2015
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Le soleil, 2015-10-15, Collections de BAnQ.

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[" 0,78 $ + tx\t0,87 $ + tx\t1,13 $ + tx QUÉBEC\tPORTNEUF- CHARLEVOIX\tMONTRÉAL - OTTAWA MÉTRO\tLOTBINIÊRE - BEAUCE\tBAS ST-LAURENT - GASPÉSIE MONTMAGNY - BELLECHASSE CÔTE NORD - SAGUENAY-LAC-ST-JE AN\tPHOTO LE SOLEIL, JE AN-MARI E VILLEN EU VE LE QUOTIDIEN DE LA CAPITALE | JEUDI 15 OCTOBRE 2015 | QUÉBEC, 119e ANNÉE, N° 284 lesoleil.com PPENT A LA VILLE PAGE 3 \u2019 ^ y le.'t: t .3 [Ml El T.3 3î l;n ,:g; i Vsv 3.3 333 3Q J g 3 ?i -r.TGA',v.W' .\u2014-\t- \u2022' -| '\tr r \u2022\u2014'\u2014-¦ ï \u2014.\u2022\t- r r m \u2022 i, ¦, r r,,,,, < t.H ^ 3 ; i-ici i 1 1 \u2019 I 1 iUJ T J EXCLUSIF VOLKSWAGEN A-T-ELLE PRIVÉ LES QUÉBÉCOIS D\u2019AIR PUR?/fw*.PAGE 29\tfl Vilà Rahima Begum et ses filles, , Roksana et Romena, sont arrivées à Québec en octobre 2008.leSoleü S\u2019INTEGRER A QUEBEC : LE CAS DES ROHINGYAS Bautista oue les léros! PAGE 62 jm\t //\tT «TAXEDEBIENVENUE» f)ES^ MILLIONS RASCAL STEAKHOUSE & BAR LES HUÎTRES SONT ARRIVÉES! ¦ i lerascal.com 418 654-3644 62765700074242 2 ACTUALITÉS JEUDI 15 OCTOBRE 2015 leSoleil Une obstétricienne du CHUL devant le Collège des médecins ÉLISABETH FLEURY efleury@lesoleil.com Déjà poursuivie par un couple en deuil périnatal pour le décès in utero d\u2019un bébé, une obstétricienne du CHU de Québec-Université Laval devra bientôt s\u2019expliquer devant le conseil de discipline du Collège des médecins, a appris Le Soleil.Après enquête, le syndic du Collège des médecins a déposé une plainte au conseil de discipline contre la Dre Line Blackburn, plainte qui devrait être entendue au début de 2016.Au total, huit chefs d'accusation ont été retenus contre la spécialiste du CHUL : conduite répréhensible envers le personnel ou tout autre tiers, non-respect du libre-choix du patient, acte dérogatoire à l'honneur ou à la dignité de la profession médicale, omission, manœuvre ou acte intempestif ou contraire aux données de la science médicale actuelle, inscription de données erronées dans le dossier médical, manque de loyauté et d'intégrité envers un confrère, défaut d'élaborer son diagnostic avec la plus grande attention et, enfin, défaut d'assurer la prise en charge et le suivi adéquats.Il n'a pas été possible de savoir auprès du Collège des médecins si les gestes reprochés à la Dre Blackburn concernent un ou plusieurs événements et s'ils sont liés à ceux évoqués dans la poursuite civile déposée en avril 2014 par un couple de Stoneham.Dans cette requête, le couple reproche notamment à la Dre Blackburn, qui suivait la grossesse, d'avoir omis de signaler les risques de complications, qui étaient pourtant inscrits dans un rapport de la clinique externe Procréa.Le rapport en question mentionnait en effet des risques de retards de croissance, de prééclampsie et de mortinaissance, et suggérait «un suivi particulier au deuxième trimestre».AUCUN PROBLÈME SIGNALÉ Après la réception du rapport, la Dre Blackburn aurait référé la femme au Dr Adrien Bastide (lui aussi poursuivi par le couple) pour une échographie de dépistage, mais elle n'aurait signalé aucun problème pertinent relativement à sa grossesse, peut-on lire dans la requête.Toujours selon la poursuite, la Dre Blackburn aurait par la suite assuré au couple que la grossesse se déroulait normalement, même si, à la 38e semaine, la femme enceinte exprimait de l'inquiétude à son obstétricienne quant aux résultats d'un test de réactivité fœtale montrant deux décélérations importantes.Le médecin aurait alors indiqué sommairement à sa patiente que l'état de son enfant était normal et n'aurait réalisé aucune investigation plus poussée à l'égard de ses préoccupations.Puis, lors d'un rendez-vous routinier, la femme aurait dit à la Dre Blackburn ne plus sentir de mouvement du bébé.Le médecin aurait mesuré chez elle une tension artérielle élevée, tout en inscrivant une tension sous les normales dans le dossier médical.Elle aurait ensuite recommandé au couple de ne pas s'inquiéter et de prendre le temps d'aller souper avant de se rendre au CHUL pour une échographie.Le décès in utero a été confirmé ce soir-là, le 21 avril 2011.Huit chefs d\u2019accusation ont été retenus contre la Dre Line Blackburn.La plainte devrait être entendue en 2016.- PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, ERICK LABBÉ 3818268 % DE RABAIS sur tous nos mobiliers de salon et fauteuils en cuir ftCCÔàiOil ' CUIR NPTUZZI EDITIONS Sectionnel 2 morceaux en cuir espresso avec appuis-tête ajustables (910745) PRIX SPÉCIAL 3719,99$ Courant: 4649,99$ Un rabais de 930$ Livraison gratuite* AccordV) QUÉBEC, PLACE STE-F0Y 418.650.6244\tRIM0USKI 418.725.4411\tCHICOUTIMI 418.698.4411 Les prix spéciaux affichés sur les mobiliers de salon incluent le rabais de 20%.Les financements sont octroyés par Accord D Desjardins et les versements sont sujets à approbation du sen/ice de crédit Accord D Desjardins.Toutes les taxes (TPS et TVQ) applicables sont payables à Signature Maurice Tanguay au moment de l'achat.Le montant payable en versements égaux exclut les taxes de vente (TPS et TVQ).Si un versement vient en souffrance, un intérêt sera calculé à compter de la date d'échéance du versement au taux annuel de 19,5% et sera chargé mensuellement au compte du client par Accord D Desjardins.(Ex.: solde en souffrance de 100$, l'intérêt pour une période de 30 jours sera de 1,63$).Non jumelable à une autre promotion.Photos à titre indicatif.Accessoires en sus.Prix, produits et modalités de paiements sont sujets à changements sans préavis.Cette offre est en vigueur jusqu'au 1\u201c novembre 2015.^Livraison gratuite, certaines conditions s'appliquent.Détails en magasin. leSoleil jeudi 15 octobre 2015 ACTUALITÉS 3 «TAXE DE BIENVENUE» Les villes perdent des millions \u2022 -m.' $$5=2 îÜîS f~\u2014\tWr\\\\ v Le complexe Samuel-Holland est l'un des édifices majeurs à Québec pour lesquels la Ville n'a pas touché un seul sou en droits de mutation à la suite d\u2019une vente.- photo le soleil, yan doublet «Profondément injuste», déplore Labeaume \t J\tm.f SIMON BOIVIN sboivin@lesoleil.com Alors que les villes du Québec crient famine, des millions de dollars en «taxe de Bienvenue» leur passent sous le nez parce que de gros immeubles disparaissent de leur radar fiscal.Toutes les villes sont dans le même bateau.L'Union des municipalités du Québec (UMQ) est au fait de la situation qui lui semble «de plus en plus répandue».Nick Maltais est courtier immobilier depuis 20 ans.Résident de l'un des 743 logements du complexe Samuel-Holland, à Québec, il s'est intéressé aux comptes de l'immeuble après une hausse de loyer.«Je m'aperçois qu'au Samuel-Holland, il n'y a pas de factures de taxe de mutation», indique M.Maltais au Soleil.«Et je sais pour y rester que ça fait trois fois qu'il est transigé sur une période de 10 ans.» Actuellement évaluée à près de 100 millions $, la vente d'un complexe du genre pourrait commander un droit de mutation de quelque 1,5 million $.La curiosité du courtier immobilier le pousse à vérifier le cas d'autres immeubles.«C'était la même chose», dit-il.Des immeubles qui valent plusieurs millions changent de propriétaire sans que les droits de mutation immobilière, la fameuse «taxe de Bienvenue», soient payés à la Ville.«J'en ai parlé à quelqu'un qui fait beaucoup de transactions immobilières, et il m'a dit : \"C'est une technique que l'on utilise pour éviter les droits de mutation\"», relate M.Maltais.La «technique» en question consiste à vendre non pas l'immeuble lui-même, mais les actions d'une compagnie qui le détient.Par exemple, une personne crée une société prête-nom dans laquelle son édifice est transféré.Lors de la vente, ce ne sont plus le bâtiment et le terrain eux-mêmes qui sont échangés, mais bien les actions de la société.Au Registre foncier du Québec, qui consigne les transactions immobilières, le nom du propriétaire de l'immeuble demeure inchangé.La même société est toujours la détentrice.Donc, pas de paiement de droits de mutation immobilière.Mais comme la société elle-même a changé de mains, dans les faits, l'immeuble aussi.Au moins deux autres techniques, plus complexes, permettent aussi de transformer une transaction immobilière en vente d'actions.Même si l'objectif premier n'est pas nécessairement d'éviter le paiement des droits de mutation, elles le permettent néanmoins.Avec le même effet pour les coffres municipaux.L'UMQ n'a pas d'évaluation des pertes que cela peut représenter pour ses membres.«Nous suivons la situation de près», assure son porte-parole, Patrick Lemieux.L\u2019EXEMPLE DU CONCORDE À Québec, M.Maltais note quelques exemples.Outre le complexe Samuel-Holland, le cas récent de la vente de l'hôtel Le Concorde est aussi éloquent.Après l'avoir acquis pour 11,5 millions $ et avoir payé ses droits de mutation de 361 917 $, le propriétaire des Résidences Soleil, Eddy Savoie, l'a transféré dans une société à numéro.Ainsi, deux semaines plus tard, après une controverse avec le maire de Québec, lorsque Le Concorde a été revendu, le nouvel acheteur a acquis les actions et n'a pas eu à payer de droits de mutation.Plusieurs autres immeubles importants à Québec, souvent de propriété ontarienne, sont structurés de la même façon, note M.Maltais.Même la vente en 2007 du mythique Château Frontenac au coût de 155 millions $ à la branche immobilière de la Caisse de dépôt et placement, Ivanhoé Cambridge, n'a pas permis à la Ville de Québec de toucher un seul sou en droits de mutation.Me Laurent Roy, associé chez Gowlings, cabinet spécialisé en droit des affaires, est un expert en droit immobilier.Il n'a aucun doute quant à la légalité de la pratique.Il existe plusieurs raisons légitimes de structurer une acquisition de la sorte, indique-t-il : planification fiscale, planification successorale, gel d'actifs, sortir une propriété du bilan financier d'une entité.Le spécialiste n'a pas l'impression qu'en général, le but est de faire de l'évitement.Mais il convient que «ça peut être intéressant de mettre en place une structure comme celle-là pour, éventuellement, si on rencontre les critères de la loi, qu'un acheteur soit intéressé à acquérir les actions plutôt que la propriété pour éviter un droit de mutation».«Je ne dis pas si c'était illégal, ajoute-t-il.Mais la loi est la loi.» Si la vente des actions se fait moins de deux ans après le «roulement» de l'immeuble dans une société, Revenu Québec peut exiger un «droit supplétif», souligne Me Roy.Ce montant représente 125 % de la «taxe de Bienvenue» qui aurait dû être payée.Passé ce délai, «Revenu Québec ne fera rien», analyse-t-il.Les actions de l'immeuble pourront donc être échangées à répétition, sans droit de mutation exigible.La Ville devra dire adieu à ce revenu.Même si la chose est légale, il est «profondément injuste» que de grosses entreprises parviennent à échapper à la «taxe de Bienvenue», estime le maire de Québec, Régis Labeaume.«C'est une situation dont nous sommes conscients», a indiqué au Soleil l'attaché de presse du maire, Paul-Christian Nolin.«On le sait.Il y a des millions qui nous échappent.Et on ne peut rien faire dans l'état actuel de la législation.C'est une loi provinciale.» La complexité de la Loi sur les droits de mutation, avec les exemptions qui y sont prévues et les références à la Loi sur les impôts, n'a rien pour faciliter la tâche aux percepteurs municipaux.«C\u2019EST LÉGAL» «C'est profondément injuste pour les contribuables, continue M.Nolin.C'est ça qu'on trouve le pire.Les petits propriétaires qui achètent leur maison, eux autres sont obligés.Et les plus gros, ils y échappent comme si de rien n'était.[.] Ce sont de gros montants qui passent sous le nez de la Ville.Ils peuvent utiliser ce moyen pour éviter de payer.C'est légal.» Il est difficile d'évaluer les pertes pour la Ville de Québec.Elles dépendent du nombre d'immeubles transigés sur son territoire d'une année à l'autre.Si la pratique déplaît au maire Labeaume, il ne l'a pourtant pas décriée sur la place publique.Toutefois, nous dit son attaché, le dossier a été abordé en privé avec les autorités gouvernementales.Il ajoute que le maire a préféré se faire discret sur la procédure pour ne pas donner à d'autres l'idée d'agir de la sorte.Le ministère des Affaires municipales, responsable de la Loi concernant les droits sur les mutations immobilières, affirme que des travaux sont en cours avec le ministère des Finances, Revenu Québec, ainsi que les villes de Québec et de Montréal.«Ces travaux visent notamment à déterminer les moyens, législatifs ou autres, pour diminuer les situations permettant de se soustraire au paiement des droits de mutation», a indiqué par courriel la porte-parole Audrey Garon.Revenu Québec a la responsabilité d'imposer un droit supplétif lorsqu'un bâtiment a été transféré par l'intermédiaire des actions sans paiement de la «taxe de Bienvenue».Le montant exigé aux fautifs équivaut à 125 % du droit de mutation.«Revenu Québec détient certaines informations permettant de détecter des cas où le droit supplétif pourrait s'appliquer et réalise des interventions à ce sujet», explique la porte-parole Geneviève Laurier.La ville concernée doit être compensée par les quatre cinquièmes de la somme perçue.Vérification faite, depuis 2002, la Ville de Québec a reçu très précisément 0 $ relativement à «l'application du droit supplétif prévu dans la Loi sur les impôts», affirme le porte-parole municipal David O'Brien, simon boivin 4 ACTUALITÉS JEUDI 15 OCTOBRE 2015 leSoleil Coiteux pressé que la grève finisse ANNIE MORIN amorin@lesoleil.com Le gouvernement Couillard n\u2019a pas mis de temps à être indisposé par la grève des officiers des traversiez.Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a appelé mercredi le syndicat à revenir à la table de négociation «comme les autres» et prévenu que «la patience a ses limites», sans toutefois confirmer qu\u2019il travaillait déjà sur une loi spéciale.Une journée après le déclenchement de la grève illimitée des officiers mécaniciens et de navigation de la Société des traversiers du Québec (STQ), le grand argentier du gouvernement provincial s'est présenté comme le défenseur des citoyens et des finances publiques.«On est préoccupés par les conséquences pratiques que ça a sur la vie de tous les jours des gens qui sont affectés directement.Qué-bec-Lévis, c'est pas seulement ceux qui prennent le traversiez ce qui est déjà beaucoup, mais c'est aussi tous ceux qui traversent les ponts parce que le trafic est plus difficile, plus lourd», a-t-il expliqué.Le politicien s'est aussi inquiété des temps de déplacement entre Sorel-Tracy et Saint-Ignace-de-Loyola ainsi que de la livraison de marchandises dans l'Est-du-Québec.M.Coiteux a dit s'attendre à ce que «le syndicat retombe sur ses deux pieds», à ce qu'il fasse preuve d'un «sens du devoir et de raison et je dirais même de solidarité» avec les autres syndicats de fonctionnaires négociant toujours avec le Trésor.«Voyons, vous êtes complètement à côté des autres syndicats dans ce que vous faites actuellement, vous déployez des moyens de pression lourds qui affectent la population et qui, de notre point de vue, ne sont absolument pas justifiés.Il y a une occasion de reprendre les choses correctement», a-t-il lancé comme message, en entrevue téléphonique au Soleil.M.Coiteux a demandé précisément à ce que les Métallos soumettent aux quelque f 50 syndiqués l'offre finale et globale déposée le 5 octobre.«Leurs membres doivent savoir ce qu'il y a sur la table», a-t-il souligné, prévenant toutefois le groupe que le contexte budgétaire était difficile et que les propositions gouvernementales seraient les mêmes pour tous les employés de l'État.Même s'il se reconnaît une «certaine patience», le ministre libéral a prévenu qu'elle avait «ses limites».Sans utiliser l'expression «loi spéciale», il a référé aux outils légaux qui sont à sa disposition pour mettre fin à un conflit de travail.Quand exactement pourrait-il Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a dit s\u2019attendre à ce que «le syndicat retombe sur ses deux pieds», à ce qu\u2019il fasse preuve d\u2019un «sens du devoir et de raison», -photole soleil, yan doublet I r )r ' ¦ -* ¦ :¦! Tlj ¦-s -1\u2014 A -V- ^ \"il iir \u2022»*;-¦ A -A.' vX ; wvm II - fiiliüilsu; * iàlTSMÏRi passer à l'action?«Je ne suis pas au stade de donner de moment, d'heure, de date», a-t-il répondu.L'Assemblée nationale ne siège pas cette semaine; les députés sont dans leur circonscription.Le travail parlementaire reprend lundi.«SERVICE ESSENTIEL», DIT PARADIS Le député de Lévis, François Paradis, n'a pas attendu pour présenter la solution de la Coalition avenir Québec (CAQ).Le parti d'opposition croit qu'il faut toujours des navires à la traverse Québec-Lévis et à celle de Sorel-Tracy-Saint-Ignace-de-Loyola, même en cas de grève.«C'est un service essentiel.Par-lez-en à ceux qui se tapent la congestion, a-t-il laissé tomber.Ce qu'on demande, c'est que le service soit rétabli là, maintenant, ce soir, demain matin.On ne peut pas se permettre de perdre un lien aussi important que celui-là», a insisté M.Paradis, convaincu que le gouvernement pourrait forcer le retour au travail des syndiqués et poursuivre les négociations en parallèle.Le député n'a pas chiffré le nombre de traversées qui seraient nécessaires chaque jour, mais a parlé d'un service «continu» et accentué aux heures de pointe.Lui aussi s'est interrogé sur la légitimité du conflit et constate que les citoyens sont perplexes par rapport aux actions du syndicat.«Si on met tout ça ensemble pis qu'on fait une boucle, il faut que le service reprenne», a-t-il martelé.Le président du Conseil du trésor n'a pas voulu rediscuter des services essentiels, hier, car ils ont déjà été négociés.«Ce qui ne veut pas dire que la situation actuelle est idéale», a-t-il admis.LABEAUME : «ÇA SENT LA MAGOUILLE» Plus tôt en journée, le maire de Québec s'est montré perplexe par rapport au conflit.«Je ne suis pas maire des traversiers, mais il me semble qu'il y a un déni de démocratie évident là-dedans.Il y a quelque chose qu'on ne comprend pas.Imaginez-vous le citoyen qui utilise le tra-versier qui lit dans les journaux, qui écoute dans les médias qu'il n'y avait aucun gréviste sur place, qu'il y avait une assemblée où il y avait cinq personnes.Comment le citoyen se sent là-dedans?Il va falloir que le syndicat s'explique et ça presse.C'est un service public important et ça sent la magouille», a commenté Régis Labeaume, en marge d'une annonce municipale, avec Valérie gaudreau LE MOT DU JOUR ANTIDOTE offert par leSoleil APOPHTEGME nom masculin Définition - Phrase digne de citation.Étymologie -Du grec apophtegma, \u2018sentence\u2019.Rime -flegme.- Utilisez ce mot aujourd\u2019hui et enrichissez votre vocabulaire! Beaucoup plus qu\u2019un correcteur AntiDoTe Définitions \u2022 Synonymes \u2022 Antonymes \u2022 Conjugaisons Phonétique \u2022 Rimes \u2022 Difficultés \u2022 Cooccurrences Champs lexicaux* Citations* Familles SOMMAIRE NOUS JOINDRE METEO bourses\t36 décès\t47 divertissements\t44 éditorial\t25 horaire cinéma\t43 horaire télé\t42 horoscope\t45 loteries\t35 petites annonces\t45 Vous avez une nouvelle?nouvelles@lesoleil.com ^ TWITTER twitter.com/ cyblesoleil Vous avez une opinion?opinions@lesoleil.com f FACEBOOK facebook.com/ lesoleildequebec RÉDACTION 418 686-3394 Sans frais 1 866 686-3394 ABONNEMENTS 418 686-3344 Sans frais 1 866 686-3344 abonnements@lesoleil.com RENSEIGNEMENTS 418 686-3233 PUBLICITÉ 418 686-3435 PETITES ANNONCES 418 686-3311 Sans frais 1 866 686-3311 petitesannonces@lesoleil.com Max.9\t?-v météo Min.6 (H O EN DÉTAIL Faible\t: \u2022 :\t> 46 pluie Accumulation de pluie en mm (avant hier) Ce mois-ci : 26,1 L\u2019an dernier: 61,3 Cet été: 645,3 L\u2019été dernier: 651,5 Le Soleil, une division de 3834310 Canada Inc., est publié et édité par Le Soleil, 410, boul.Charest Est, case postale 1547, succursale Terminus, Québec (Québec) G1K 7J6.Le Soleil est imprimé au 5000, rue Hugues-Randin, bureau 4, à Québec (Québec) G2C 2B4, par Transcontinental de la Capitale, une filiale de Transcontinental Inc., 1, place Ville-Marie, bureau 3315, Montréal (Québec) H3B 3N2.Envoi de publication \u2014 Numéro de convention 40065022.Seule La Presse Canadienne est autorisée à utiliser et à diffuser les informations publiées dans Le Soleil.ISSN 0319-0730.Merci de recycler ce journal. leSoleil jeudi 15 octobre 2015 ACTUALITÉS 5 GRÈVE DES TRAVERSIERS Les syndiqués invités à voter Les dates des assemblées ne sont pas connues pour le moment, ce qui signifie que les traversiers resteront à quai et seront à services réduits durant encore quelque temps.- photothèque le soleil, pascal ratthé bit ¦ni m lui 4 n o Québec S S ALPHONSE-DE! COT» Pî$ï «Des doutes ont été émis quant à la légitimité du vote de grève au cours des derniers jours.Dans une telle situation, le syndicat des Métallos juge important de discuter du sujet en assemblée générale des membres» DAVID RÉMILLARD dremillard@lesoleil.com Sous pression depuis 48 heures, le syndicat des Métallos convoquera sous peu ses 150 officiers mécaniciens et de navigation à une nouvelle assemblée générale.Les syndiqués seront invités à se prononcer sur les dernières offres patronales et sur la grève générale illimitée déclenchée mardi.Développement important dans le litige qui paralyse depuis deux jours la traverse Québec-Lévis.Après avoir refusé de le faire, la section locale 9599 du syndicat des Métallos a annoncé mercredi après-midi qu'elle présentera à ses membres l'offre finale et globale déposée par la Société des traversiers du Québec (STQ), le 5 octobre.La décision a été rendue publique quelques heures après l'avertissement lancé par le président du Conseil du trésor, Martin Coi-teux, qui a brandi la menace «des outils légaux» pour éventuellement obliger les syndiqués à reprendre le boulot.Les travailleurs des traverses de Sorel-Saint-Ignace-de-Loyola, Québec-Lévis, L'Isle-aux-Cou-dres-Saint-Joseph-de-la-Rive, Matane-Baie-Comeau-Godbout et Tadoussac-Baie-Sainte-Cathe-rine auront tour à tour droit à une présentation des documents au courant des prochains jours.Les cinq assemblées se tiendront «à différents moments», explique le syndicat dans un communiqué diffusé mercredi.Les dates de ces assemblées ne sont pas connues pour le moment, ce qui signifie que les traversiers resteront à quai et seront à services réduits durant encore quelque temps.DEUX VOTES DISTINCTS?L'annonce du syndicat ajoute que les membres auront l'occasion de se prononcer sur les offres et sur la grève dans le contexte d'un vote secret.Il n'est cependant pas précisé s'il y aura deux votes distincts.Par exemple, si les employés étaient majoritairement défavorables aux offres patronales, pourraient-ils malgré tout envisager de mettre fin à la grève?Le syndicat n'a accordé aucune entrevue, mercredi, se contentant de dire que les avis de convocation aux assemblées seraient envoyés sous peu.Le résultat du vote \u2014 même si séparé en cinq \u2014 sera global et s'appliquera à l'ensemble des 150 syndiqués.En plus de céder à la demande de l'employeur et de Martin Coiteux en présentant les offres, le syndicat justifie sa démarche par le flou entretenu sur le processus ayant mené à la grève.«Des doutes ont été émis quant à la légitimité du vote de grève au cours des derniers jours.Dans une telle situation, le syndicat des Métallos juge important de discuter du sujet en assemblée générale des membres», peut-on lire dans la missive.Le Soleil révélait mardi que le vote de grève était contesté par plusieurs employés, notamment à la traverse Québec-Lévis, où le scrutin a eu lieu le 18 juin.Le mécanicien Bruno Dufour a affirmé, disant parler au nom de la majorité de ses collègues, qu'au plus «7 ou 8» des 150 membres du syndicat s'étaient prononcés sur la grève.Or, le syndicat soutient avoir un appui de 80 % de ses membres.Le président de la section locale 9599, Bruno Gagnon, avait répliqué qu'il n'y avait, selon les statuts du syndicat, aucune nécessité de quorum lors d'une assemblée chez les Métallos.«Ceux qui sont là votent», avait-il dit.\u2014 Le syndicat des Métallos Le Soleil a tenté ces derniers jours d'obtenir le procès-verbal de l'assemblée du 18 juin concernant les employés de la traverse Québec-Lévis.Le syndicat a refusé de le transmettre ou même d'en confirmer l'existence.Des employés ont aussi tenté de l'obtenir, sans succès.x CHANEL OUVERT LE SAMEDI MARANDA.CA maranda 40 OPTOMÉTRIE - OPTIQUE ^ans^v LÉVIS 418 833-1622 BEAUPORT 418 666-2022 6 ACTUALITÉS JEUDI 15 OCTOBRE 2015 leSoleil Le chemin qui mène à la vie Le débat sur les migrants de Syrie et la perspective d\u2019en accueillir un bon nombre à Québec nous ont fait réfléchir à la mécanique de l\u2019intégration.Nous avons cherché des exemples.Avons retenu celui des Rohingyas, une minorité musulmane originaire de Birmanie.Cent soixante réfugiés reçus entre la fin 2008 et 2010.Du nombre, 25 familles sont restées.Un nombre significatif et assez de recul pour risquer un premier portrait.Au début, les histoires se ressemblent.La fuite de la Birmanie en bateau; de 15 à 20 ans dans un camp de réfugiés au Bangladesh.Le départ pour le Canada en laissant derrière des proches.L\u2019arrivée les mains vides.C\u2019est ensuite que les histoires prennent des chemins différents.FRANÇOIS 11 ^ BOURQUE CHRONIQUE fbourque@lesoleil.com LA VIE DES ROHINGYAS À QUÉBEC Elle est arrivée le midi d'octobre 2008 où Québec était occupée à faire le bilan de son 400e.Mère monoparentale, 21 ans, deux petites filles à charge.Elle n'avait appris que la veille de son départ pour le Canada que le moment était venu.On lui a donné la consigne de n'en parler à personne, pour assurer sa sécurité.Au camp de réfugiés, les voisins sont jaloux et parfois violents envers ceux qui ont le privilège de partir.Rahima Begum fut de la toute première cohorte de réfugiés rohingyas à Québec.Personne ne connaissait jusque-là l'existence de cette minorité musulmane persécutée par la majorité bouddhiste de Birmanie et ayant fui vers des camps au Bangladesh.C'est là que le Haut Commissariat de l'ONU a tiré son nom, comme on tire un billet de loterie.On lui offrait la chance de refaire sa vie.Elle a dû répondre sur-le-champ.Elle a dit oui, sans mesurer ce qui l'attendait et en se fiant à une vague promesse que ses parents pourraient la rejoindre plus tard.La route qui allait suivre a été laborieuse et, par moments, décourageante.«J'aurais été mieux de rester là-bas», se dira-t-elle parfois.«Même si je reste 100 ans à Québec, je ne pourrai pas aller à l'épicerie toute seule», se désespérait-elle.Difficile d'imaginer partir de plus loin.Une vie de misère dans un camp, analphabète, pas de formation sinon d'avoir appris à coudre.Pas un mot d'anglais ni de français.Aucune idée de la planète où elle vient d'atterrir.Les premières semaines à Québec, elle a vécu d'une pomme et une banane par jour, ne pouvant reconnaître de nourriture halal dans ce qu'on lui offrait et incapable de demander ou de se faire comprendre.Elle raconte avec amusement avoir refusé de l'eau, ne pouvant identifier ce qui y flottait (glaçons).Elle ignorait quoi penser des gens qui lui disaient bonjour.Était-ce une insulte ou un reproche?Et ces sourires en la regardant.Était-ce de la moquerie?Il faudra près de deux semaines avant qu'un traducteur l'aide à déchiffrer.Le premier matin où elle a pris l'autobus pour les cours de francisation du Cégep de Sainte-Foy, elle n'a pas réussi à atteindre le cordon de signal d'arrêt.Elle est passée tout droit, s'est retrouvée en pleurs au terminus du bout de la ligne.Pendant toute la première année, elle en a arraché.Parfois 15 $ en poche et 20 jours à faire avant le prochain chèque d'aide sociale.Elle a emprunté à des voisins, a souvent eu faim, ignorant qu'elle aurait pu trouver de l'aide à la Saint-Vincent de Paul ou ailleurs.Mais l'aurait-elle su que la langue l'aurait empêché de demander.Elle a eu sa place en HLM au bout d'un an et un premier travail à Recyclage Vanier où elle s'est fait remarquer.Elle a affiché au mur de son salon un certificat de mérite assorti d'un chèque de 1000 $ qu'elle a alors touché.Suivra un travail dans une fabrique de bonbons où elle emballe d'abord des caramels et des friandises.À force d'observer un collègue qui a une tâche plus Wtcr-* Rahima Begum, entourée de ses filles Roksana (à gauche) et Romena (à droite).Un parcours exemplaire d\u2019intégration à Québec.- photo le soleil, jean-marie villeneuve m U \t\t' V 1\tjQ\t¦\tjB \tH\t\t il \\\\\tÂ\tH! mm\tl\til\t complexe, elle apprend à opérer la machine.Lorsque ce collègue part, elle convainc son patron de la mettre à l'essai.«C'est génial, tu es capable», s'étonnera celui-ci.Les cours de francisation, mal adaptés pour une analphabète, n'ont pas suffi à la rendre à l'aise.Lorsqu'elle rentre du travail, Rahima reçoit deux fois par semaine un prof de français privé.Un chinois propriétaire de dépanneur qui veut apprendre à lire les étiquettes assiste aussi aux leçons.La plus jeune, Romena, 12 ans, se souvient avec des yeux ronds comme des ballons de cette période bénie où maman rapportait des bonbons le soir à la maison.Jusqu'au jour où la fabrique a fermé ses portes.L'emploi suivant fut moins convaincant.Une entreprise de broderie où il fallait maîtriser une machine numérique.«Ça n'a pas marché.» C'est une bénévole de Sainte-Foy, Nicole Lessard, qui la mettra une fois de plus sur la piste d'un emploi.Depuis deux ans, Rahima travaille chez Step dans le parc industriel, qui fabrique des lames de patins haut de gamme pour le hockey et le patinage artistique.Ici aussi, elle convaincra son patron de lui confier une tâche pour laquelle elle ne semblait pas qualifiée.«Je peux essayer une fois.Donne-moi une chance», insiste-t-elle.Elle compense ses lacunes en lecture par sa mémoire et son sens de l'observation.Arrive même à reconnaître des fautes leSoleil jeudi 15 octobre 2015 ACTUALITÉS 7 (HfMÇj K.m&mi œgç&m r*'\u2014 3*1111 /^as?+-^' ¦ ï&ïï@ s* s^gg «fer; is Les familles accueillies à Québec viennentdu camp de Kutupalong, où les conditions de vie seraient très difficiles.L\u2019eau et la nourriture y sont rares, et la corruption sévit.- photo tirée du site panoramio.com Le Canada peut-il faire plus?dans le matériel qu\u2019on lui soumet.Le patron est content.L\u2019employée aussi.J\u2019ai passé une partie de l\u2019après-midi cette semaine avec Rahima Begum et ses deux filles au logement familial du HLM Marie-de-l\u2019Incarnation.Je l\u2019ai trouvée radieuse.Il y avait sur la table un plateau de fruits frais et accrochés aux murs, des guirlandes de fleurs de plastique colorées et une photo des chutes Niagara.Romena voudrait devenir policière.«Ou joueuse de soccer professionnelle.Ou prof d\u2019éduc.» Les idées se bousculent et l\u2019horizon est large.Sa sœur aînée préfère garder le «secret» sur ce quelle compte faire plus tard pour ne pas attirer le mauvais sort, explique-t-elle.Lorsqu\u2019elles sont entre elles, les filles parlent français.Rahima a obtenu un permis de conduire temporaire et espère acheter un jour une voiture.Elle veut surtout réussir son examen oral de citoyenneté qui lui permettrait d\u2019obtenir un passeport et de visiter ses parents au Bangladesh.Si elle réussit, ses filles deviendront citoyennes aussi.«C\u2019est cool», se réjouit Roksana.Begum n\u2019est pas son vrai nom de famille.C\u2019est celui qui lui fut attribué au camp, le sien était jugé trop long.Elle s\u2019y est résignée.Elle n\u2019allait pas payer 150 $, une fortune au camp, pour garder son nom.Il faut choisir ses batailles.Depuis cinq ans, Rahima Begum ne reçoit plus d\u2019aide sociale et paie son loyer.Elle travaille 40 heures par semaine et a réussi à rembourser à l\u2019État les 8000 $ de billets d\u2019avion et de frais pour venir au Canada.Elle envoie aujourd\u2019hui de l\u2019argent à ses parents et leur a fait parvenir en cachette un cellulaire grâce auquel elle arrive parfois à les joindre.Elle met des sous de côté pour le jour où elle réussira à les faire venir.Elle téléphone encore à Nicole quand elle n\u2019arrive pas à remplir ses formulaires ou à prendre des rendez-vous; trouve au besoin des hommes pour les travaux plus forçants.Elle redonne au suivant, s\u2019implique dans le comité du HLM qui accueille les nouveaux arrivants.Depuis qu\u2019elle est tombée la première fois, elle ne s\u2019est plus risquée au patin à glace, mais a appris à aller à vélo et à cuire du pain, des biscuits et des gâteaux.La lasagne et la pizza ont été ajoutées au menu familial de cuisine indienne.Elle dit «aimer la neige, mais pas le froid».Comme tout le monde.«La vie est belle», lance-t-elle, convaincue aujourd\u2019hui d\u2019être «arrivée au meilleur endroit possible».C\u2019est en relisant mes notes que la réalité m\u2019a frappé.Une maman de 28 ans avec une fille de 15 ans et une autre de 12.Rahima Begum n\u2019était encore qu\u2019une enfant lorsqu\u2019elle a eu les siens, au camp de réfugiés.Rien d\u2019exceptionnel dans une culture religieuse où ce sont les parents qui décident du mari et du moment du mariage.Elle n\u2019a pas renié ces traditions, même si elle affiche une assurance et une autonomie qui détonnent avec la discrétion des femmes de sa communauté.Elle les fréquente peu d\u2019ailleurs, sauf lors des mariages et de grandes fêtes, n\u2019y étant pas toujours à l\u2019aise, et par manque de temps.Mais la religion est «importante».Elle va à la mosquée et, comme sa fille, porte le voile hors de la maison.Des foulards aux couleurs vives comme des épices.La plus jeune, une sportive dont les cheveux noirs ondulent jusqu\u2019au bas du dos, a choisi de ne pas porter le voile.La maman ne s\u2019en formalise pas.Sa fille est libre, dit-elle.Mais il y a une limite.Rahima «n\u2019accepterait» pas qu\u2019une de ses filles épouse un homme catholique ou d\u2019une autre religion.Ce n\u2019est pas un mari barbu ou la communauté qui le lui commande.C\u2019est son choix à elle.Renierait-elle sa fille si celle-ci transgressait la tradition?C\u2019est ce que je dis aujourd\u2019hui, me répond-elle, dans un éclat de rire rassurant.Le parcours de Rahima Begum à Québec est assez exemplaire.Il faut souvent attendre la seconde génération pour voir une véritable intégration.Surtout lorsque la société d\u2019accueil est si différente de celle qu\u2019on a quittée.Partie de rien, Rahima y sera parvenue en moins de sept ans.Elle le tient probablement à son statut de monoparentale.Son témoignage, touchant et sans complaisance, rappelle les difficultés qui attendent les nouveaux arrivants.Mais il montre aussi qu\u2019il est possible d\u2019aspirer à une belle vie.Les réfugiés rohingyas ont quitté le Bangladesh avec la promesse de pouvoir faire venir plus tard les parents qu\u2019ils laissaient derrière.Six ou sept ans ont passé et ils attendent toujours, pas découragés mais désillusionnés.Leurs appels aux autorités publiques du Canada n\u2019ont pas donné de résultats.La porte du camp Kutupalong, au Bangladesh, où séjournent plus de 11 000 réfugiés rohingyas semble s\u2019être refermée pour des raisons politiques locales nébuleuses.Une hypothèse veut qu\u2019en retenant les réfugiés au camp et en leur rendant la vie difficile, le Bangladesh veut dissuader d\u2019autres migrants de traverser sa frontière.Ce pays compte parmi les plus pauvres et les plus vulnérables aux catastrophes naturelles.Une autre hypothèse voudrait au contraire que le Bangladesh devrait laisser partir les réfugiés pour soulager la pression dans les camps.Une dépêche de l\u2019AFP datée du printemps dernier faisait état de l\u2019intention du Bangladesh de délocaliser sur une île isolée des réfugiés rohingyas vivant dans des villages désorganisés autour du camp officiel de Kutupalong.Ces réfugiés sont perçus comme un frein au développement touristique des plages de la région.Ce projet de délocation a fait réagir le Haut commissariat aux réfugiés de l\u2019ONU qui met en garde le Bangladesh.Le Canada a été le premier pays à «sélectionner» des réfugiés rohingyas qui sont arrivés à partir de 2008.Au total, 300 réfugiés sont débarqués à Québec, à Surrey (Colombie-Britannique) et à Kitchener (Ontario), où se trouve auj ourd\u2019hui la plus importante communauté.Le Canada pourrait-il faire plus pour la réunification des familles de Rohingyas?Probable, mais l\u2019accueil de réfugiés est devenu un sujet délicat en cet automne électoral.J\u2019ai tenté de valider des chiffres auprès du ministère de la Citoyenneté et de l\u2019Immigration (CIC).Je voulais aussi connaître les critères de sélection pour les réfugiés admis et les intentions du Canada à l\u2019endroit des Rohingyas.Le Ministère a pris acte des questions, mais n\u2019avait pas encore daigné y répondre au moment de mettre sous presse.L\u2019ONU estime que la minorité rohingya est une des plus persécutées sur la planète et un des cas les plus flagrants d\u2019apatrides.Issue de la Birmanie (aujourd\u2019hui Myanmar), cette minorité musulmane a été dépouillée en 1982 du droit à la citoyenneté par la majorité bouddhiste.Elle est depuis victime de violences, de discriminations et d\u2019exclusions généralisées.Même la figure emblématique Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix (1991), est restée silencieuse sur le sort des Rohingyas.Lorsque questionnée sur ce silence, elle a dit craindre d\u2019attiser les tensions entre bouddhistes et musulmans.Certains croient aussi qu\u2019elle ne voulait pas nuire à ses appuis lors des élections.Incidemment, la commission électorale du Myanmar a rejeté cet automne la candidature de 17 des 18 candidats rohingyas qui espéraient siéger au parlement sous les couleurs d\u2019un parti prônant la démocratie et les droits de l\u2019homme.Depuis le début des années 80, plus d\u2019un million de Rohingyas ont fui vers des pays voisins, dont plus de 250 000 au Bangladesh.L\u2019exode des boat people se poursuivait encore cet automne.Les familles accueillies à Québec proviennent du camp de Kutupalong, une petite ville de fortune aux maisons brinquebalantes.On y dispense des services d\u2019éducation et de santé minimaux.L\u2019eau et la nourriture manquent.Il n\u2019y a pas de liberté de circulation, la corruption sévit et la sécurité est mal assurée.Des organisations internationales comme Médecins sans frontières font état de conditions de vie pitoyables, similaires à l\u2019apartheid.FRANÇOIS BOURQUE Quand on lui a offert la chance de refaire sa vie, Rahima a dû répondre sur-le-champ.Elle a dit oui, sans mesurer ce qui l\u2019attendait 8 ACTUALITES JEUDI 15 OCTOBRE 2015 leSoleil La part belle aux cyclistes sur la route de l\u2019Église Le plan pour la route de l\u2019Église prévoit l\u2019aménagement à partir de 2018 de voies cyclables séparées de la chaussée par une bande de végétation.Ce nouveau lien cyclable sera situé entre le boulevard du Versant-Nord et le corridor du Littoral.- maquette fournie par la ville de québec Y ¦HK jHggr VALÉRIE GAUDREAU vgoudreou@lesoleil.com Les cyclistes auront une place de choix sur une route de l\u2019Église réaménagée au coût de 16 millions $.Piste cyclable, plus de verdure, rue plus accueillante pour les piétons : l\u2019importante artère du secteur Sainte-Foy est appelée à devenir «plus agréable et plus sécuritaire» à partir de 2018, promet la Ville de Québec.«On souhaite que cette rue un peu mal aimée devienne la fierté du quartier», a lancé la vice-présidente du comité exécutif responsable de l'aménagement, Julie Lemieux.«C'est une voie de circulation qui a besoin d'amour.» Le chantier est évalué à 16 millions $, dont 7 millions $ inclus au programme triennal d'immobilisations qui sera présenté en décembre.Le projet présenté mercredi vise un tronçon de 900 mètres entre le chemin des Quatre-Bourgeois et le boulevard Hochelaga.Il comporte un réaménagement des trottoirs, la plantation d'arbres, l'installation de mobilier urbain.Inspirée de l'approche complete streets \u2014 ou rue conviviale \u2014, la route de l'Église revue et améliorée promet un meilleur partage de la rue par l'ajout de piste cyclable et de trottoirs plus larges.«C'est une maille importante du réseau.Il y a un bassin de cyclistes très important dans ce secteur», a dit Mme Lemieux.ARBRES, ARBUSTES ET VIVACES La Ville prévoit planter 170 arbres et 1000 mètres carrés d'arbustes et de vivaces, a poursuivi l'élue en conférence de presse en compagnie du maire de Québec, Régis Labeaume, et du président de l'arrondissement de Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge, Rémy Normand.Ce projet tient compte des «grands outils» dont s'est dotée la Ville ces dernières années comme le programme particulier d'urbanisme (PPU) pour le secteur Sainte-Foy, le plan de mobilité durable et le plan du réseau cyclable actuellement en élaboration, a dit M.Labeaume.«Le concept vise à consolider les activités déjà en place et à accroître l'habitation», a-t-il commenté.Le concept final du réaménagement sera arrêté d'ici la fin de l'année.La Ville lancera par la suite des appels d'offres pour les plans et devis en 2016 et en 2017.Les travaux devraient commencer en 2018.Les citoyens pourront commenter lors d'une consultation en ligne au goo.gl/vWZ7h7.«PREMIER PAS CONCRET» L'administration Labeaume qualifie le projet présenté mercredi de «premier pas concret» vers l'application du PPU Sainte-Foy.La Ville avait en effet présenté une première fois en 2012 les grandes lignes de ce plan qui élabore sa «vision d'ensemble» sur le plan de l'immobilier, de l'aménagement urbain et des transports.Sur la route de l'Église, on avait notamment appris que les jardins derrière l'ancien hôtel de ville de Sainte-Foy seront ouverts au public et baptisés en l'honneur d'Andrée P.Boucher.Ils déboucheront vers une esplanade avec plan d'eau et parc public.Ce projet de réaménagement est toujours prévu, mais il sera confirmé dans un deuxième temps, ont dit les élus mercredi.Ce secteur est en effet plus assimilé au boulevard Laurier, dont le réaménagement sera confirmé en fonction des détails à venir sur le service rapide par bus.JEUDI, VENDREDI ET SAMEDI, LES 15, 16 ET 17 OCTOBRE CHEZ Obtenez une carte-cadeau Uniprix de carte-cadeau _unipï*** à l'achat de 25 $* ou plus de presque tout en magasin! \u2018Montant avant taxes.À l'exception des médicaments d'ordonnance et en vente libre distribués exclusivement par un pharmacien, l'achat de cartes-cadeaux, billets de loterie, titres de transport, billets Admission ainsi que les achats au comptoir postal et au comptoir Sears.Cette offre ne peut être jumelée à aucune autre offre promotionnelle.Le projet présenté vise un tronçon de 900 mètres entre le chemin des Quatre-Bourgeois et le boulevard Hochelaga ©EN VIDEO transports.lesoleil.com Voyez la vidéo promotionnelle de la Ville de Québec concernant le réaménagement de la rue de l\u2019Église sur le Web et dans notre application mobile. leSoleil jeudi 15 octobre 2015 ACTUALITÉS 9 Plus cher que 585 $, une coloscopie au privé?ELISABETH FLEURY efleury@lesoleil.com Cinq cent quatre-vingt-cinq dollars.C\u2019est ce qu\u2019a dû payer un patient de La Cité Médicale pour une coloscopie subie en mai 2014.Aujourd\u2019hui, la clinique du 2600, boulevard Laurier n\u2019offre plus ce service, notamment parce qu\u2019elle «faisait ça à perte».«C\u2019est une des raisons pour lesquelles on a arrêté d\u2019offrir ce service», a indiqué au Soleil mercredi le directeur médical de La Cité Médicale, le Dr Michel Lafrenière.Loin de juger abusif le fait de charger 585$ pour une coloscopie, le Dr Lafrenière affirme même que si le tarif autorisé par le ministère de la Santé devait être fixé à moins de 585 $, «on ne recommencerait pas, à ce montant-là, à offrir le service».Selon lui, les frais pour couvrir les coûts des équipements et des médicaments dépassent les 585 $ chargés aux patients.Sur la «facture coloscopie» de La Cité Médicale consultée par Le Soleil, les frais accessoires demandés au patient ne concernent que des produits (de l\u2019eau stérile à 40 $ par exemple) et des médicaments (comme de la gelée anesthésiante à 70$).FRAIS ACCESSOIRES «Effectivement, ça peut avoir l\u2019air de frais importants, mais le problème, c\u2019est que la Régie exige que les frais chargés aux patients le soient seulement pour les médicaments.Or c\u2019est tout l\u2019équipement qu\u2019il y a derrière qui est cher», explique le Dr Michel Lafrenière, selon qui La Cité Médicale n\u2019aurait offert le service de coloscopie que durant une courte période, peut-être pendant deux ou trois ans.Le Dr Lafrenière est de ceux qui pensent que la question des frais accessoires doit être clarifiée et régularisée.«Quand on offre des services qui nécessitent l\u2019achat de fournitures et d\u2019équipements, on ne peut pas absorber tous les frais techniques», fait valoir le Dr Lafrenière, qui aimerait offrir ces services «de façon légale».La question des frais accessoires fait la manchette depuis quelques semaines, alors que le ministre de la Santé, le Dr Gaétan Barrette, a décidé de les légaliser et de les encadrer par l\u2019entremise d\u2019un amendement au projet de loi 20.Le ministre Barrette veut que ces frais facturés aux patients le soient sur la base du prix coûtant, majoré de 10 % à 15 % pour couvrir notamment les frais administratifs, l\u2019entreposage et une éventuelle fluctuation des prix des médicaments.«Effectivement, ça peut avoir l\u2019air de frais importants, mais le problème, c\u2019est que la Régie exige que les frais chargés aux patients le soient seulement pour les médicaments.Or c\u2019est tout l\u2019équipement qu\u2019il y a derrière qui est cher» \u2014 Dr Michel Lafrenière, directeur médical de La Cité Médicale Précision Contrairement à ce que nous écrivions dans notre édition de mercredi, le nom de La Cité Médicale, située au 2600, boulevard Laurier, n\u2019apparaît pas dans la requête visant à obtenir l\u2019autorisation d\u2019exercer un recours collectif pour des frais exigés illégalement à des patients.On y lit plutôt «Clinix La Cité», une clinique d\u2019imagerie médicale située à la même adresse.Clinix apparaît également dans l\u2019onglet Services offerts du site Web de La Cité Médicale, a constaté Le Soleil.Interrogé sur les liens entre les deux entreprises, le directeur médical de La Cité Médicale, le Dr Michel Lafrenière, a expliqué qu\u2019il s\u2019agissait de deux entités différentes.«Elle est sur les lieux de La Cité Médicale parce qu\u2019on lui loue des locaux [à Clinix]», a-t-il précisé, avant d\u2019ajouter que «quelques médecins de La Cité Médicale sont propriétaires de Clinix, et vice versa».ÉLISABETH FLEURY Le fédéral invité à s\u2019offrir le pont de Québec en cadeau PATRICIA CLOUTIER pcloutier@lesoleil.com À cinq jours des élections, les maires de Québec et de Lévis invitent le futur gouvernement fédéral à «s\u2019offrir en cadeau le pont de Québec» en 2017, question de souligner le 100e anniversaire de la structure et le 150e anniversaire de la Confédération.Régis Labeaume et Gilles Lehouillier en appellent à la «fierté» du pays.Eux qui s\u2019étaient fait discrets sur ce sujet depuis le début de la campagne électorale ont décidé de faire cette sortie à la toute fin d\u2019une conférence de presse commune mercredi après-midi.«Est-ce qu\u2019on est un pays assez fier pour prendre soin d\u2019un élément de patrimoine mondial?», a lancé le maire Labeaume.«On est capables de s\u2019offrir ce cadeau-là collectivement», a ajouté le maire Lehouillier, citant en exemple le fait que le gouvernement deviendra propriétaire du pont de la Confédération en 2032, qui dessert environ 200 000 personnes entre l\u2019île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick.Selon les deux maires, il n\u2019est pas trop tard pour que les différents partis prennent position sur cet enjeu.«L\u2019élection est serrée, peut-être que ce serait une bonne idée pour une couple», soutient M.Labeaume.jusqu\u2019à maintenant, il n\u2019a pas senti «que c\u2019était une grosse préoccupation» pour les quatre chefs fédéraux.«C\u2019est dans les dernières journées qu\u2019on peut faire bouger un certain nombre de décisions», assure quant à lui le maire Lehouillier.VOIE LÉGISLATIVE Après avoir multiplié les moyens de pression auprès du Canadien National (CN), le propriétaire du pont, au cours de la derrière année, les maires ont changé de cible.Ils demandent au gouvernement fédéral soit de décréter une loi qui obligerait la compagnie à repeindre complètement le pont de Québec, soit de se porter acquéreur du pont, comme c\u2019était le cas auparavant.Mais si la voie de la législation est retenue, comme le suggère par exemple le NPD, il faudrait s\u2019assurer que cette loi soit béton et qu\u2019elle ne pourrait être contestée.«Faut pas attendre 15, 20 ans», explique le maire Lehouillier.Repeindre le pont de Québec coûterait entre 200 et 400 millions $, le dernier montant provenant d\u2019une étude commandée par le CN.Ce montant est toutefois contesté par les maires de Québec et de Lévis. 10 POLITIQUE JEUDI 15 OCTOBRE 2015 leSoleil Le chemin de croix de PKP GILBERT LAVOIE\tY-'W CHRONIQUE glavoie@lesoleil.com > HARPER ACCEPTE DALLER CHEZ SALVAIL Stephen Harper, qui ne se montre jamais dans les talk-shows québécois, a accepté l\u2019invitation d\u2019En mode Salvail.Enregistrée à Trois-Rivières, l\u2019entrevue sera présentée jeudi à 22h.Le premier ministre compte y démontrer une fois déplus ses talents de musicien.M.Harper s\u2019est longtemps fait désirer, même qu\u2019Éric Salvail s\u2019était résigné à ne pas le voir.Comme on le sait, il refuse systématiquement les invitations à Tout le monde en parle, mais il n\u2019aura pas à parler de politique chez Salvail.De plus, les troupes conservatrices craignent de plus en plus la défaite lundi prochain.Mais d\u2019abord, mercredi soir, c\u2019était au tour du chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, de rendre visite à Éric Salvail à V, comme c\u2019était déjà prévu.En campagne électorale, le talk-show de V convie les chefs des partis à des entrevues décontractées, question de déchiffrer l\u2019homme derrière le politicien.Gilles Duceppeyestallé la semaine dernière, devant notamment se prêter au jeu des trappes à souris.De son côté, Justin Trudeau a décliné l\u2019invitation d\u2019En mode Salvail.richardtherrien - PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, JONATHAN HAYWARD La palme du vote par anticipation au Québec à Louis-Saint-Laurent On aurait pu le croire déprimé et en train de panser ses plaies depuis son échec à la direction du Parti québécois, mais non! Jean-François Lisée est de retour à l\u2019écriture.Il s\u2019apprête à lancer un livre, le 29 octobre, la veille du 20e anniversaire du référendum de 1995.C\u2019est l\u2019analyse de l\u2019échec de 1995 et les recommandations pour la prochaine fois qui piquent la curiosité.s\u2019il y a une prochaine fois! Or, si Pierre Karl Péladeau, dont on ne trouve le nom qu\u2019une fois dans ce livre, veut s\u2019en inspirer, un véritable chemin de croix l\u2019attend.Les obstacles à franchir sont complexes et nombreux.Lisée a déjà dit de PKP qu\u2019il était une «bombe à retardement».Il ne se prononce pas sur sa capacité de relever un tel défi.Il passe aussi sous silence le fait que le Parti québécois devra d\u2019abord gagner les élections.On le comprend, compte tenu de son manque d\u2019enthousiasme pour Péladeau pendant la course à la direction.Voilà donc ce qui attendrait un gouvernement Péladeau au prochain référendum.selon Lisée! \u2014 L\u2019exemple écossais : le Québec devrait en venir à une entente préalable avec Ottawa sur la mécanique référendaire et les résultats exigés.En cas d\u2019échec, Lisée propose une médiation internationale menée par un ancien secrétaire d\u2019État américain et un ancien ministre français des Affaires étrangères, ou encore un négociateur écossais et un britannique.\u2014 Les dépenses : pour forcer le gouvernement fédéral à respecter le plafond de dépenses des camps du Oui et du Non, il suggère une entente préalable avec Ottawa, à défaut de quoi le Québec modifierait sa loi sur la consultation populaire.Il interdirait notamment aux entreprises présentes sur le territoire québécois d\u2019engager des dépenses non autorisées par les camps du Oui et du Non.Il pense qu\u2019en cas de non-respect de la loi, des pressions sur les réseaux de télévision et auprès de la Fédération professionnelle et des syndicats de journalistes pourraient forcer le fédéral à s\u2019y conformer.Bonne chance! \u2014\tLe vote ethnique : pour empêcher le gouvernement fédéral d\u2019accélérer l\u2019accession à la citoyenneté de milliers d\u2019immigrants, Lisée suggère de modifier la loi québécoise et de n\u2019accorder le droit de vote qu\u2019aux personnes qui ont acquis la citoyenneté depuis au moins 12 mois.\u2014\tLa ratification : si Ottawa et les autres provinces n\u2019acceptent pas de ratifier la sécession après une entente négociée, l\u2019auteur suggère le recours à une déclaration unilatérale d\u2019indépendance.\u2014\tLa question autochtone : dans les mots de Lisée, c\u2019est «le principal obstacle à une transition négociée vers la souveraineté, et le plus beau prétexte d\u2019un gouvernement canadien qui voudrait faire dérailler le processus».Jamais à court d\u2019imagination, il suggère une formule hybride : le Québec et le Canada continueraient d\u2019exercer les mêmes responsabilités envers les autochtones québécois.Ottawa, dit-il, pourrait même maintenir des bureaux de poste à Kahnawake! Le livre mérite-t-il la lecture?Il n\u2019y a pas de presse! Si vous avez du temps, il sera mieux utilisé à la lecture des programmes des partis politiques fédéraux PELLETER DE L\u2019EAU On a l\u2019habitude de voir les gouvernements pelleter leurs déficits par en avant, mais je ne croyais pas qu\u2019on pouvait aussi pelleter de l\u2019eau.C\u2019est ce que vient de faire le gouvernement Harper en bloquant le déversement des eaux usées de Montréal, et en donnant mandat à «un expert indépendant» d\u2019étudier la chose.Les fonctionnaires du fédéral n\u2019ont pas l\u2019expertise nécessaire?Je vous fais une prédiction : le déversement sera autorisé après les élections.Si je me trompe, je «ravale» mes paroles et je prends une gorgée d\u2019eau de Montréal.ANNIE MATHIEU amathieu@lesoleil.com Louis-Saint-Laurent remporte la palme du nombre d\u2019électeurs qui ont voté par anticipation au Québec avec 17 494 de ses résidants, ou 18 %, qui se sont rendus aux urnes lors de la longue fin de semaine de l\u2019Action de grâces.Les candidats en lice attribuent en partie ce succès à leurs bénévoles qui ont su «faire sortir le vote».Louis-Hébert se classe au second rang avec 17 158 citoyens qui ont exercé leur devoir démocratique.À l\u2019échelle du pays, les deux circonscriptions de Québec se classent quatrième et cinquième respectivement, derrière deux circonscriptions ontariennes (Ottawa-Centre et Orléans) et un situé en Colombie-Britannique (Victoria).Dans la grande région de Québec, la participation a été de façon générale très élevée avec au moins 12 000 électeurs par circonscription ayant voté par anticipation.«C\u2019est la première fois qu\u2019il y a autant de monde», témoigne la directrice de scrutin du bureau de Louis-Saint-Laurent, Hélène Dion, qui est en poste depuis 2004.Elle assure que le tout s\u2019est bien passé malgré l\u2019affluence et dit n\u2019avoir vu que «quelques cas» de citoyens ayant décidé de se rendre aux bureaux de scrutin le visage couvert pour protester.Mme Dion n\u2019avait cependant pas d\u2019explication à fournir pour expliquer le succès du vote dans sa circonscription et le record fracassé à l\u2019échelle de la province.En incluant les votes spéciaux, ce sont approximativement 20 % de ses citoyens qui ont déjà participé à l\u2019exercice démocratique dans Louis-Saint-Laurent, qui compte quelque 97 000 électeurs.«On a de très bons candidats», avance la directrice de scrutin.DE GROSSES ÉQUIPES DE BÉNÉVOLES C\u2019est aussi l\u2019hypothèse de l\u2019aspirant député libéral Youri Rousseau, qui ajoute que leurs «grosses équipes» respectives ont travaillé sur le terrain pour s\u2019assurer que leurs militants remplissent leur bulletin de vote.Selon lui, la participation élevée traduit aussi «la grande volonté de changement» des électeurs.Une certitude partagée par son rival néo-démocrate G.Daniel Caron, qui se dit «pas vraiment surpris» par les chiffres.«Ça démontre l\u2019intérêt pour les candidatures locales et les enjeux nationaux», ajoute-t-il.Le conservateur Gérard Deltell croit de son côté que c\u2019est plutôt l\u2019adhésion des citoyens pour les propositions de Stephen Harper qui les a incités à voter et rejette d\u2019emblée l\u2019idée que sa notoriété ait eu un rôle à jouer.Comme les autres candidats, l\u2019ex-caquiste ajoute avoir passé la fin de semaine sur le terrain avec des équipes de bénévoles.«C\u2019est une victoire pour la démocratie», se réjouit-il.Dans la province, ce sont 942 008 qui ont profité du long congé pour choisir celui ou celle qui devrait les représenter à Ottawa alors qu\u2019au précédent scrutin, 569 466 Québécois avaient voté par anticipation.Cela correspond à une hausse de 65 % par rapport à 2011, un pourcentage un peu moins élevé qu\u2019à l\u2019échelle canadienne ou celle-ci est de 71 %.En tout, ce sont 3,6 millions d\u2019électeurs qui se sont rendus aux urnes une semaine avant le vote officiel contrairement à 2 100 655 il y a quatre ans. 3832150 Trudeau perd un gros joueur rrvrmrr* t ' t i * * * * *.> *?1 UM at ü Réservez tôt pour vos A \u2022 î\",y.\t^ de Noël 2020, rue Cyrille-Duquet Québec QC 418 681-7726 quillorama.com ÉLECTIONS 2015 leSoleil jeudi 15 octobre 2015 La Presse Canadienne AJAX, Ont.\u2014 La caravane libérale, qui roule à un train d\u2019enfer ces jours-ci, a dû abandonner l\u2019un de ses passagers, et pas n\u2019importe lequel : le coprésident de la campagne nationale, largué pour une histoire d\u2019éthique discutable.Dans une déclaration transmise mercredi en début de soirée par le Parti libéral du Canada (PLC), Dan Gagnier soutient qu\u2019il a «décidé de prendre du recul par rapport à la campagne», et ce, «dans l\u2019intérêt supérieur du parti».Un peu plus tôt, La Presse Canadienne révélait qu\u2019il avait offert des conseils au promoteur du projet Énergie Est sur la façon d\u2019approcher un nouveau gouvernement.Le PLC avait au préalable affirmé qu\u2019il n\u2019avait contrevenu à aucune règle éthique.Celui qui a été chef de cabinet pour le premier ministre québécois lean Charest part en disant regretter que «cette campagne soit affectée par des attaques négatives et personnelles» et en assurant avoir «toujours agi dans les règles de l\u2019art».Ce départ survient alors que les libéraux ont le vent en poupe \u2014 le chef fustin Trudeau a dit mercredi matin, pour une première fois de la campagne, qu\u2019il visait un gouvernement libéral majoritaire le 19 octobre.Il a été invité à clarifier son objectif en marge d\u2019un point de presse à Hamilton, au lendemain de la parution de deux sondages qui placent son parti en tête des intentions de vote.Il a commencé par faire valoir que le dernier mot revenait aux Canadiens, et que ces derniers avaient soif d\u2019un changement de gouvernement après 10 ans de règne conservateur.Puis, de fil en aiguille, M.Trudeau a fini par le dire clairement : l\u2019objectif est de faire mieux qu\u2019une minorité libérale à la Chambre des communes, scénario qui semble se dessiner selon les plus récents coups de sonde.«Est-ce que je demande aux Canadiens de voter pour nous?Oui.Est-ce que je leur demande de voter pour nous à travers le pays?Oui.Est-ce que je leur demande un gouvernement majoritaire?Oui», a-t-il laissé tomber.3832146 Deux sondages parus mardi placent le parti de Justin Trudeau en tête des intentions de vote, -photo la presse can adienne, paul chiasson m « 'ü'tiV Éffil iihg «le n\u2019ai pas la surconfiance pour parler de stratégies politiques», avait cependant tenu à mentionner le chef libéral quelques secondes auparavant, semblant vouloir signaler qu\u2019il ne voulait pas pécher par excès de confiance.DROGUES De son côté, Stephen Harper a refusé de porter un jugement sur la consommation de crack d\u2019un de ses partisans alors que la campagne conservatrice fait des publicités prétendant que fustin Trudeau veut vendre de la marijuana aux enfants.Le chef conservateur était en campagne à Brantford, en Ontario, mercredi.La veille, Rob Ford, l\u2019ex-maire de Toronto, et son frère Doug étaient assis aux premières loges à l\u2019événement de campagne de M.Harper à Etobicoke.Lorsque deux journalistes ont demandé au chef conservateur de justifier son association avec l\u2019exmaire «fumeur de crack», M.Harper a répondu qu\u2019il n\u2019allait pas «porter ce genre de jugements» et que «l\u2019appui de cette famille pour notre parti est de longue date et bien connu».Pendant ce temps, des publicités conservatrices sont apparues dans des médias ethniques de Toronto et de Vancouver où on accuse, faussement, fustin Trudeau de vouloir ouvrir des bordels dans les quartiers etvendre de lamarijuana aux enfants.Interrogé sur ces publicités, M.Harper a répondu que les Canadiens devaient examiner le programme libéral.Mais il n\u2019a cité, dans sa réponse, que les aspects économiques de ce programme.Il était aussi question de drogue dans la campagne néo-démocrate, mercredi.Thomas Mulcair s\u2019était aventuré sur ce terrain, lors d\u2019un passage, mardi soir, à Vice.Même si la politique officielle de son parti prône la décriminalisation de la marijuana, il a aussi ouvert la porte à sa légalisation.Invité à préciser sa pensée mercredi, il a repris son argument de la veille.«De toute évidence, avec ce qui est en train de se passer en Amérique du Nord, [.] on s\u2019en va dans la direction de la légalisation complète.Mais ça va prendre du temps pour le faire correctement, pour ne pas compromettre ni la santé ni la sécurité des citoyens», a-t-il dit.Il a répété qu\u2019il est prêt à décriminaliser la marijuana dès son arrivée au pouvoir.La légalisation attendra.POSSIBILITE DE FORFAITS REPAS Fondue Smoked meat Asiatique Grec Italien Mexicain Hod-dog Buffet froid L A ^FRONTENAC 2020, rue Cyrille-Duquet Québec QC 418 681-7726 quillorama.com 12\tJEUDI 15 OCTOBRE 2015 leSoleil 3832997 SONIC LS 5 PORTES ILLUSTREE VIDANGES D\u2019HUILE SANS FRAIS APPLICATION TÉLÉ-ACCÈS3 DECOUVREZ DE NOUVEAUX HORIZONS TOUS LES MODELES SONT COUVERTS PAR LA 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gazmetro.com/affaires GazMétro la vie en bleu Les économies peuvent varier en fonction de différents paramètres. leSoleil jeudi 15 octobre 2015 ACTUALITÉS 23 AFFAIRE MARCEL AUBUT Le Comité olympique «sortira grandi» TROIS-RIVIÈRES \u2014 Les deux dernières semaines ont été éprouvantes pour les employés du Comité olympique canadien (COC).Directeur général sport de l\u2019organisation, le Tri-fluvien Éric Myles ne cache pas que l\u2019affaire Marcel Aubut entraînera de grandes discussions à l\u2019interne.Des discussions déjà amorcées entre les membres du conseil d\u2019administration et les hautes instances du COC.«Nous allons sortir grandis de cette période difficile», juge l\u2019ancien directeur général de Québec enforme, qui a accepté de relever le défi de l\u2019olympisme en janvier 2014, à quelques jours du début des leux de Sotchi.Dans une entrevue avec Le Nouvelliste à l\u2019époque, Myles expliquait son choix en vantant le dynamisme et la synergie qui régnait dans les bureaux du COC, quatre ans après le succès des leux de Vancouver.«Marcel Aubut veut amener notre système sportif à un autre niveau, et c\u2019est là-dessus que je veux travailler», soulignait-il alors.Dans le cadre de ses fonctions, Éric Myles a souvent côtoyé l\u2019ancien propriétaire des Nordiques de Québec.«C\u2019était un bénévole dévoué dans notre petite équipe.Il était très actif au sein du comité.» Un comité qu\u2019il aura dirigé pendant plus de six ans, avant qu\u2019un scandale sexuel ne l\u2019oblige à partir.Avocat influent, Marcel Aubut se destinait à un poste exécutif au Comité international olympique.Avec lui, le COC a fait des pas de géant en matière de visibilité et de crédibilité, comme le rappelait récemment l\u2019auteur Paul Ohl, un spécialiste du Mouvement olympique canadien, dans Le Journal de Québec.Selon lui, les commandites amassées par Aubut se calculent en centaines de millions de dollars.Il entrevoit avec une certaine inquiétude les mois à venir pour le COC, et ce, à environ un an des feux de Rio.La question de la confiance des partenaires refait surface.«Pour ce qui est des commanditaires, je ne pense pas que cela ait un impact à moyen et long terme.Il y a beaucoup dénj eux et d\u2019ajustements à venir, mais comme je dis, je demeure confiant qu\u2019on traverse cette période et qu\u2019on en sorte plus forts», s\u2019est contenté de dire Éric Myles.LE NOUVELLISTE 3814907 HARCÈLEMENT SEXUEL Un blâme et 2000 $ d\u2019amende pour le lieutenant Bernier Le lieutenant-colonel Martin Bernier, qui a plaidé coupable à deux accusations de harcèlement sexuel à l\u2019endroit de deux militaires de Valcartier, a écopé d\u2019une amende de 2000 $ ainsi que d\u2019un blâme, mercredi, en cour martiale.Lejuge Louis-Vincent d\u2019Auteuil s\u2019est ainsi rendu aux arguments de la défense, alors que la poursuite avait suggéré une rétrogradation.Reconnaissant que les gestes posés étaient choquants, lejuge a estimé qu\u2019un blâme était suffisant pour illustrer la perte de confiance à l\u2019endroit du lieutenant-colonel.Au cours de son procès, M.Bernier avait avoué avoir posé des gestes inappropriés à l\u2019endroit de deux militaires sous son commandement dans le cadre d\u2019un événement soulignant le 100e anniversaire du Royal 22e Régiment, en octobre 2014, au Centre des congrès de Québec.Les accusations d\u2019agression sexuelle qui pesaient contre lui avaient été abandonnées lors de son plaidoyer de culpabilité en lien avec les allégations de harcèlement sexuel.LA PRESSE CANADIENNE Précision Des erreurs se sont glissées dans l\u2019article «La commission scolaire des Navigateurs en grève le 27 octobre», paru hier.Le personnel enseignant delà commission scolaire des Navigateurs est représenté par la Fédération des syndicats de l\u2019enseignement (FSE), et non par la Fédération autonome de l\u2019enseignement (FAE).La FAE s\u2019est dotée de trois jours de grève, alors que la FSE, qui fait partie du Front commun, a prévu six jours de grève.Nos excuses.3833916 * i i V ' S OUVERTUR (BOUTIQUE ^5 PROMENADES BEAUjgOR 1 3333, RUE DÜ CARREFOUR 7 =5 » J i t v ON PAYfc LES _ TAXES 15 AU 21 OCTOBRE H /< \\ i CHAUSSURES\u2022VETEMENTS SPORTS ATHLÉTIQUE Vfmtùli/ URBAIN * Valide sur les souliers et le prêt-à-porter à prix régulier.Ne peut être jumelé à aucune autre promotion.Valide dans toutes Les boutiques Fillion Sports de la province.Détails en magasin.www.fillionsports.com 24 ACTUALITÉS JEUDI 15 OCTOBRE 2015 leSoleil test \u2022 ' iji v| > LA LIBERTÉ D\u2019EXPRESSION À L\u2019HONNEUR AU PEN L\u2019ouverture du congrès PEN International, qui rassemble à Québec 250 écrivains de 70 pays, s\u2019est faite sur fond de liberté d\u2019expression, mercredi matin.Des participants à l\u2019événement ont rendu hommage à des écrivains emprisonnés, menacés ou assassinés.Des chaises vides et des photos des écrivains choisis ont été disposées, à la place D\u2019Youville, pour symboliser leur absence.Cette année, le PEN pose un regard particulier sur les écrivains Raif Badawi et Amanuel Asrat, tous deux emprisonnés, et sur lejournaliste assassiné Juan Carlos Argenal Medina.Pour l\u2019occasion, la femme de M.Badawi, Ensaf Haidar, était présente.Elle vit actuellement avec sa famille à Sherbrooke.JEAN-FRANÇOISNÉRON-photole soleil,Patrice laroche LIRE AUTRES TEXTES > 40 ET 41 3810052 QUARTIER Md ChûtnpL PARTICIPEZ AUX FESTIVITES A QUEBEC DU 14 AOUT AU 31 OCTOBRE CONCOURS leSoleil L\u2019un des trois Paniers Experience du Quartier Petit Champlain, incluant une nuitée en chambre spacieuse à l\u2019Hôtel Le Priori.Visitez concours.lesoleil.com et inscrivez-vous avant le 15 octobre.leSoleil Ce concours s\u2019adresse au* personnes âgées de 18 ans et plus.Règlement disponible sur concours.lesoleil.com.ïirage le 16 octobre 2015 ADOLESCENTE AGRESSÉE AVEC UNE MASSE Une «miraculée» à Trois-Rivières Le Nouvelliste TROIS-RIVIÈRES - Natasha a 14 ans.Si elle n\u2019avait été «miraculée», pour reprendre le terme utilisé par sa mère, elle n\u2019aurait jamais atteint l\u2019âge de quinze ans.Mardi soir, lajeuneTrifluvienne s\u2019est fait violemment agresser sur la rue Laviolette, en face du Séminaire de Trois-Rivières.Après avoir encaissé plus d\u2019une dizaine de coups de masse à la tête, l\u2019adolescente se remet tranquillement de ses blessures.Moins de douze heures après cette violence gratuite, la Sécurité publique de Trois-Rivières procédait à l\u2019arrestation d\u2019un homme de 56 ans.Un agresseur au lourd passé judiciaire.Mardi soir, 19h30.L\u2019adolescente, comme à son habitude, se rend, à pied, rejoindre son amie à un café du coin.Depuis quelques pas, un homme la suit de près sur le trottoir.Trop près.Ladolescente fait un pas de côté pour le laisser passer.Une civilité qu\u2019elle paiera cher.L\u2019homme arrive enfin à sa hauteur, la croise, Natasha se retourne et, à peine retournée, reçoit un premier coup de masse à la tête.Une dizaine d\u2019autres suivront.La jeune fille tombe au sol alors que les coups continuent de pleuvoir.À travers le sang qui lui coule dans les yeux, tout ce qu\u2019elle peut voir c\u2019est l\u2019ombre de son agresseur qui, tenant sa masse à deux mains, lève son arme dans les airs et frappe.«le criais au meurtre», se souvient Natasha.«Un moment donné, j\u2019ai fait la morte.J\u2019ai fait semblant de ne plus bouger, mais mon cœur battait vite.Je pense qu\u2019il savait que j\u2019étais encore vivante.Il continuait à frapper même quand je faisais semblant de ne plus être là, avec les deux mains sur la masse.» «Je voyais ça comme au ralenti, comme un rêve, plutôt un cauchemar», ajoute-t-elle.Pour sauver la miraculée : une bonne étoile.Lorsque Natasha a repris le contrôle sur sa vie, elle s\u2019est mise à hurler.C\u2019est alors qu\u2019un résident a entendu ses appels au secours.Un bon samaritain qui, estime Natasha, lui a sauvé la vie.«Le voisin a été très courageux», lance-t-elle.«Elle avait tellement de sang au visage que j\u2019ai d\u2019abord cru quelle portait un masque Natasha, 14 ans, a été agressé à coups de masse à mardi soir à Trois-Rivières.- PHOTO LE NOUVELLISTE, STÉPHANE LESSARD d\u2019Halloween», raconte une autre voisine qui a recueilli la jeune fille avant l\u2019arrivée des ambulanciers.Conduite à l\u2019hôpital mardi, elle a reçu son congé le lendemain.Natasha souhaiterait confronter «face à face» son agresseur pour comprendre ce qui a bien pu lui passer par la tête, pour qu\u2019il sache que son agression, en bout de piste, n\u2019aura porté aucun fruit.«J\u2019aimerais qu\u2019il réalise ce qu\u2019il m\u2019a fait.Je ne veux pas que ce soit un avocat ou un procureur de la couronne, je veux que ce soit moi, avec mes paroles.Je lui poserais des questions, je lui demanderais pourquoi il a fait ça.Je lui demanderais si, lui, se faisant attaquer avec une masse, qu\u2019est-ce que ça lui ferait.T\u2019sé, une masse, c\u2019est pas léger! J\u2019essaierais de comprendre ce qui s\u2019est passé dans sa tête, parce qu\u2019il faut quand même être fou pour faire ça.» «C\u2019est une miraculée.Avec les coups qu\u2019elle a reçus, la force de l\u2019impact, on ne comprend pas qu\u2019elle soit vivante», avoue Nathalie, la mère de Natasha.Loin du pardon, cette dernière espère que l\u2019agresseur subira, lui aussi, la foudre, mais cette fois de la justice.Nathalie assistera sans faute à l\u2019arrivée du récidiviste au palais de justice de Trois-Rivières, jeudi.«Je veux lui voir la face», mentionne-t-elle.Un suspect a été interpellé en fin d\u2019avant-midi mercredi, au centre-ville, non loin des fieux où l\u2019événement s\u2019est produit.Les informations recueillies par les enquêteurs depuis mardi soir ont en effet permis d\u2019identifier et de procéder à l\u2019arrestation de ce suspect.En fin de journée mercredi, il était toujours détenu au quartier général de la police et interrogé.Selon toute vraisemblance, c\u2019est jeudi qu\u2019il devrait comparaître au palais de justice de Trois-Rivières.On connaîtra alors la nature des accusations qui seront portées contre lui.De toute évidence, les événements qui lui sont reprochés constituent des actes de violence totalement gratuits.3809429 hmv IL™ leSoleil SS LO PLANQUE Eomlccnrt W DE QUÉBEC W présenté par LES 17 ET 18 OCTOBRE 2015 S .CENTRE DES CONGRÈS DE QUÉBEC m nüit leSoleil JEUDI 15 OCTOBRE 2015 25 éditorial Président et éditeur CLAUDE GAGNON Éditeur adjoint et v.-p.information GILLES CARIGNAN Les «fonfons» de l\u2019éducation BRIGITTE BRETON bbreton@lesoleil.com Soyez sages, LES ENFANTS ! J\u2019AI HÂTE D\u2019ÊTRE ASSEZ GRAND POUR ALLER VOTER ! MON CLIN D\u2019ŒIL STÉPHANE LAPORTE\t«Finies les filles nues dans Playboy, le monde : Collaboration spéciale\ta vraiment changé.» - marcel aubut CARREFOUR DES LECTEURS Si les fonctionnaires du ministère de l'Éducation fournissent plus de données fiables et probantes à leur ministre, celui-ci va-t-il vraiment en tenir compte dans ses décisions ou se laissera-t-il guider par l'opinion publique ou ce qui est plus payant politiquement?Avant de critiquer son ministère, François Blais doit se poser la question.L'actuel ministre de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche peut très bien souhaiter que les orientations en éducation soient basées davantage sur des recherches et des analyses solides et rigoureuses.Les Québécois partagent sûrement son désir, mais force est de constater que plusieurs ministres de l'Éducation ont fait fi de cette sagesse.La recherche devrait davantage servir de guide au ministre de l\u2019Éducation M.Blais sera-t-il différent de ces prédécesseurs?Va-t-il résister à la tentation de prendre des décisions populistes et à courte vue qui, à long terme, ne servent pas les intérêts des jeunes Québécois, mais bien ceux des politiciens?La Presse faisait état mercredi d'une rencontre entre le ministre et des représentants de l'Association des doyens, doyennes et directeurs, directrices pour l'étude et la recherche en éducation au Québec.M.Blais s'inquiéterait que son ministère soit «vieillot» et que les gens y «travaillent très peu avec les résultats de la recherche».Le ministre assure toutefois que les décisions ne sont pas prises à l'aveugle.Il est facile de taper sur la tête des fonctionnaires.Mais ces derniers doivent parfois livrer ce que «le politique» leur demande.Un premier ministre décide de doter les écoles de tableaux blancs?Le ministère s'exécute et dépense 200 millions $, puisque Jean Charest le veut.Des chercheurs ont beau faire la démonstration qu'un équipement moins onéreux aurait été tout aussi efficace, le gouvernement Couillard a maintenu les achats en 2015.Jean Charest avait aussi annoncé en 2011 que l'anglais devait être enseigné de façon intensive à la sixième année du primaire à compter de 2015.En 2014, le Conseil supérieur de l'éducation faisait une mise en garde.Le programme intensif ne devait pas devenir obligatoire.L'enseignement du français est aussi soumis aux préférences des élus.Des parents et des commentateurs veulent plus de dictées comme dans leur temps?La ministre Michelle Courchesne leur a donné raison même si des experts et des enseignants estimaient qu'il faut plus d'une dictée dans le cours de français pour faire progresser les élèves et améliorer la qualité de la langue.L'aide aux devoirs est un autre exemple où les politiciens ont pris la place des pédagogues et des chercheurs.Yves Bolduc, que M.Blais a remplacé, avait aussi trouvé lui-même la solution pour corriger les ratés de la réforme.Du sport-études pour les gars et des travaux manuels.Une mesure n'a pas besoin d'avoir un fondement scientifique, d'être reconnue pour améliorer la réussite scolaire pour que le Ministère investisse des millions.Si la mesure peut séduire les parents et l'électorat, le gouvernement va de l'avant.Cette façon de procéder, conjuguée au changement fréquent de ministre, font que le Québec n'atteint pas toujours ses objectifs en éducation, que des lacunes persistent et que des fonds ne sont pas utilisés à bon escient.Nous encourageons le ministre Blais à changer cette culture, à adopter des pratiques fondées sur des connaissances scientifiques, à exiger plus de rigueur.Des universitaires suggèrent d'ailleurs à cette fin de créer un Institut national en éducation, comme cela existe en santé.Selon La Presse, M.Blais serait hésitant.C'est tellement plus simple en effet pour un ministre de tout contrôler et de ne pas être confronté à des avis externes.La face cachée des égouts Dans ma grande naïveté, je croyais qu'au Québec, il y avait belle lurette qu'on ne déversait plus les eaux usées dans notre beau fleuve Saint-Laurent.Erratum! Et je ne suis pas le seul à s'être fait gourer de la sorte.Découvrir un tel pot aux.me décourage.Depuis des lunes qu'on m'incite à consommer moins d'eau, à brûler moins de gazoline, à trier mes déchets, et voilà que j'apprends que Victoria, Toronto, Hamilton, Montréal, Québec et toutes les autres polluent sciemment l'eau de nos océans, de nos fleuves, de nos lacs et de nos rivières.Comment ne pas être sceptique! Et tout cela se faisait, se fait et se fera en catimini pendant encore combien de temps?C'est à n'y rien comprendre! Nos maires, nos ministres, nos dirigeants ont-ils eux aussi une face cachée?Lévis Bouchard Québec Démonstration de je-m\u2019en-foutisme Élections Canada 2015 a royalement réussi à échouer, faisant l'étalage de son je-m'en-foutisme lors du vote par anticipation.Une seule table d'accueil, 90 minutes d'attente et 5 chaises, aux catacombes recluses de l'église Saint-Dominique, le samedi 10 octobre.La plus bordélique des désorganisations.Il n'y a pas d'autre façon d'interpréter ce flop que celle de lui accoler l'étiquette du mépris.Mépris de l'électorat, certes.Mais aussi, et surtout, le plus méprisant des je-m'en-foutismes à l'égard des personnes âgées, des personnes handicapées et en perte d'autonomie du quartier Montcalm qui ont dû rebrousser chemin.Gerry Pagé Québec Obsolescence et climat Je viens de téléphoner pour obtenir une pièce de cafetière Black and Decker.De Montréal, on m'a transféré aux États-Unis.Là, on m'a dit que lorsque la garantie s'applique, on remplace l'appareil.Mais par après, il n'y a plus de pièces fabriquées pour la réparation, on doit acheter une autre cafetière.Qui va financer le recyclage (démontage par types de matériel, envoi par camions selon le matériel et refonte)?Nous, avec nos impôts! Et les changements climatiques, la planète que nous laissons aux plus jeunes.Le 13 août 2015, la planète entrait en déficit de ressources naturelles.Il est temps de faire comme la France : passer une loi concernant l'obsolescence programmée.Quel parti politique fédéral aura le courage de le promettre?Gérald Guimond Montréal 26 JEUDI 15 OCTOBRE 2015 leSoleil le monde n ^gy- \" - - - - ^srosi nngin, t jr ¦ n< Le président turc, Recep Tayyip Erdogan (deuxième à partir de lagauche), et son homologue finlandais, Sauli Niinisto, se sont recueillis sur les lieux de l\u2019attentat hier, à Ankara, en Turquie.- photot afp, adem altan ATTENTAT EN TURQUIE Des policiers limogés Agence France-Presse ANKARA \u2014 Les autorités turques ont limogé mercredi les responsables de la police d\u2019Ankara, quatre jours après l\u2019attentat le plus meurtrier de l\u2019histoire du pays qui a suscité un nouveau vent de fronde contre le président Recep Tayyip Erdogan àlaveilledes législatives.M.Erdogan avait concédé mardi soir leventualité de «fautes» de ses services avant l\u2019attaque.Quelques heures plus tard, le ministère de l\u2019Intérieur a annoncé la destitution du chef de la police de la capitale, Kadri Kartal, ainsi que de ses deux adjoints responsables du renseignement et de la sécurité publique.Cette décision a été prise «afin de faciliter l\u2019enquête», a justifié le ministère dans une déclaration.À l\u2019occasion de sa première apparition publique depuis le drame, le chef de l\u2019État a annoncé l\u2019ouverture d\u2019une enquête du Conseil d\u2019inspection de l\u2019État (DDK) afin d\u2019identifier d\u2019éventuels manquements à la sécurité avant l\u2019attentat, qui a fait samedi 99 morts selon un nouveau bilan annoncé mercredi soir par le premier ministre Ahmet Davutoglu.Depuis trois jours, l\u2019homme fort du pays est à nouveau sous le feu des critiques de ses adversaires, notamment de l\u2019opposition prokurde qui pointe du doigt ses responsabilités dans l\u2019attentat.Le chef de file du Parti démocratique des peuples (HDP), Selahattin Demirtas, lui reproche d\u2019avoir délibérément négligé la sécurité des partisans de la cause kurde qui voulaient défiler samedi contre lareprise de l\u2019offensive des forces de sécurité turques contre les rebelles kurdes.Depuis samedi, des milliers de personnes ont défilé en Turquie aux cris de «Tayyip assassin» pour dénoncer la stratégie de la tension mise en œuvre selon eux par le chef de l\u2019État.M.Erdogan s\u2019est recueilli mercredi matin sur le site de l\u2019explosion, où il a déposé une gerbe à la mémoire des victimes.Les autorités turques ont fait du groupe jihadiste État islamique (El) le «suspect numéro 1» du double attentat.Sans aller aussi loin, le chef de l\u2019État a assuré mardi soir que «cette attaque terroriste trouve ses origines en Syrie».SUSPECTS IDENTIFIÉS Le gouvernement a fait état de nombreuses «similitudes» entre l\u2019attentat d\u2019Ankara et celui qui avait fait 34 morts le 20 juillet à Suruç, près de la Syrie.Mercredi, le quotidien Hürriyet a révélé que les deux kamikazes présumés dAnkara avaient été identifiés.Le premier serait Yunus Emre Alagôz, le frère de l\u2019auteur de l\u2019attaque suicide de Suruç, et le second Orner Deniz Dundar, connu pour être allé combattre à deux reprises en Syrie.Selon le journal, ces deux hommes turcs seraient arrivés à Ankara le matin de l\u2019attaque depuis la ville de Gaziantep (sud).Pendant la fin de semaine, la police turque a interpellé 43 personnes soupçonnées de liens avec l\u2019EI.Ennemie jurée du président syrien Bachar al-Assad, la Turquie a été longtemps accusée par ses alliés de complaisance vis-à-vis des jihadis-tes qui le combattent.Après l\u2019attentat de Suruç, elle a opéré un revirement en menant quelques raids aériens contre l\u2019EI, qui l\u2019a ouvertement menacée de représailles.Les autorités turques ont par ailleurs annoncé mercredi avoir arrêté deux personnes soupçonnées de liens avec les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et susceptibles d\u2019avoir eu connaissance de l\u2019attentat dAnkara.Le ministère des Affaires étrangères turc a annoncé mercredi avoir convoqué la veille les ambassadeurs des États-Unis et de Russie à Ankara pour les mettre en garde contre tout soutien aux miliciens kurdes de Syrie, considérés comme un mouvement «frère» des «terroristes» du PKK.Selon le ministère de la Santé, 38 blessés dans l\u2019attentat étaient toujours en soins intensifs.À l\u2019approche des élections législatives du 1er novembre, les tensions sont vives entre le camp de M.Erdogan et le HDP.En raflant 13 % des voix lors du scrutin du 7 juin, le parti prokurde a contribué à faire perdre au parti de chef de l\u2019État la majorité absolue qu\u2019il détenait depuis 13 ans.Depuis des semaines, le pouvoir accuse le HDP de «complicité» avec le PKK.VOL MH17 La Russie entend mener son enquête MOSCOU \u2014 La Russie est «en désaccord catégorique» avec les conclusions de l\u2019enquête internationale sur l\u2019écrasement du vol MH17 menée par les Pays-Bas et entend poursuivre ses propres investigations, a déclaré mercredi l\u2019agence fédérale russe de l\u2019aviation, Rosaviatsia.«Nous avons pris connaissance du rapport et [.] la Russie est en désaccord catégorique avec ses conclusions.Elles sont totalement inexactes», a déclaré le vice-directeur de l\u2019agence, Oleg Stortchevoï, lors d\u2019une conférence de presse.Les Pays-Bas ont publié mardi les conclusions de leur enquête, menée avec plusieurs pays dont la Russie, l\u2019Ukraine et les États-Unis sur l\u2019écrasement le 17 juillet 2014 dans l\u2019est de l'Ukraine du vol MH 17 exploité par Malaysia Airlines.Le rapport, qui ne désigne pas de coupable, établit que l\u2019avion a été abattu par un missile de fabrication russe BUK.«Le niveau d\u2019illogisme [du rapport] est hors norme, a affirmé M.Stortchevoï.Les réponses que les Néerlandais ont apportées à nos questions sont infondées, partiales et non étayées par les faits.Elles n\u2019ont servi qu\u2019à soutenir leur version.» «Bien que les conclusions soient publiées, nous continuons l\u2019enquête», a-t-il poursuivi.INFORMATIONS CACHÉES Selon lui, les enquêteurs néerlandais ont caché jusqu\u2019au dernier moment à la Russie que des débris de missile BUK avaient été trouvés sur les lieux de lecrasement.«Malheureusement, notre participation dans cette enquête s\u2019est limitée aux informations que l\u2019on voulait bien nous donner», a-t-il regretté.Moscou a déjà affirmé mardi soir avoir de «sérieux doutes» sur le but poursuivi par l\u2019enquête internationale menée pendant 15 mois et destinée à éclaircir les circonstances du drame, qui a fait 298 morts, dont une majorité de Néerlandais.L\u2019enquête vise à «faire des raccourcis et désigner un coupable», avait déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui avait également estimé que l\u2019approche des enquêteurs était «clairement tendancieuse et partiale». leSoleil jeudi 15 octobre 2015 LE MONDE 27 > NEW YORK: LES RICHES VIVENT 11 ANS DE PLUS QUE LES PAUVRES r àc F LJ7r:]UliIfi3]-r: New York est une ville aux inégalités parfois vertigineuses, et les habitants d\u2019un quartier très pauvre de Brooklyn y vivent 11 ans de moins en moyenne que ceux vivant près de Wall Street, selon des statistiques publiées mercredi.Ces statistiques sur la santé des New-Yorkais ont été détaillées pour l\u2019arrondissement de Brooklyn, l\u2019un des cinq de New York avec Manhattan, le Bronx, le Queens et Staten Island.Dans le quartier pauvre de Brownsville à Brooklyn, dont la population est à 76 % noire, l\u2019espérance de vie est de 74,1 ans, l\u2019une des plus basses de New York.Par comparaison, l\u2019espérance de vie dans le quartierfinancier de Manhattan estde85,4ans, laplusélevéedelaville, selon les autorités.«Les problèmes de santé ont tendance à se concentrer dans les secteurs [.] où de nombreux habitants vivent dans la pauvreté», a dit la commissaire à la santé de New York Mary Bassett, afp - photothèque le soleil ISRAËL Les règles de port d\u2019armes assouplies Agence France-Presse JÉRUSALEM - Israël a installé mercredi des postes de contrôle autour de Jérusalem-Est, parmi une série de mesures destinées à stopper une vague d\u2019attentats qui a franchi un nouveau palier et dont la plupart des auteurs sont issus de cette partie palestiniennede la ville.S\u2019adressant aux Palestiniens pour la première fois depuis le début il y a deux semaines des nouvelles violences, le président palestinien Mahmoud Abbas a dit soutenir un mouvement «pacifique» et affirmé «le droit à nous défendre» contre l\u2019occupation israélienne.La mort mardi de trois personnes dans deux attentats anti-israéliens, dont la première attaque à l\u2019arme à feu dans un bus, a réveillé le souvenir des attentats meurtriers de la deuxième Intifada, avivant une peur déjà largement répandue.Deux nouvelles attaques au couteau se sont produites mercredi après-midi à férusalem.L\u2019une contre un agent de sécurité a échoué et la seconde, près de la gare routière, a blessé une femme et suscité la panique.Les deux assaillants, des Palestiniens de 20 et 23 ans, ont été tués par la police.NOUVELLES DISPOSITIONS Devant cette flambée que rien ne semble arrêter, Israël a annoncé de nouvelles dispositions : les règles de port d\u2019armes vont être assouplies, les corps des auteurs d\u2019attentats ne seront plus restitués à leur famille, 19 Palestiniens vont être déchus de leur titre de résidence à férusalem-Est, partie palestinienne de férusa-lem annexée et occupée par Israël.Le gouvernement avait déjà annoncé dans la nuit la mobilisation de soldats au côté des policiers dans les villes israéliennes.En plus de démolir les maisons d\u2019auteurs d\u2019attentats, Israël va désormais aussi saisir leurs biens, a dit le gouvernement Le gouvernement a aussi autorisé la police à «boucler ou encercler les secteurs de friction ou de haine à férusalem».Dès mercredi matin, des policiers en armes contrôlaient une à une les voitures sortant de label Muka-ber, quartier de férusalem-Est d\u2019où venaient les deux hommes qui ont semé la terreur dans un bus mardi, et celui qui a précipité sa voiture sur un arrêt de bus.Les passagers sont devenus rares dans les bus de férusalem.«le suis très inquiet», dit un homme à kippa d\u2019une trentaine d\u2019années sur la ligne 78, attaquée la veille.La mise en place de points de contrôle est une mesure susceptible d\u2019ajouter au ressentiment des Palestiniens dont elle complique la vie et les déplacements, par exemple ceux des enfants qui se rendent à l\u2019école.3833020 jjuuKun 5H30 BOUCHARD FM93 L'actualité sans compromis L\u2019EGCT5EDE SCIENTOLOGIE DE QUÉBEC INFILTRÉE PAR LE FM93 E N PA RLE NE MANQUEZ pas la diffusion des extraits PERCUTANTS RECUEILLIS PAR JEAN-SIMON BUI Une station (CÎC0GEC0 J Diffusion/ FM93.COM aires 28 JEUDI 15 OCTOBRE 2015 le Soleil Consacrer la moitié du TORONTO 13 875,33 30,60 \txi \t \t \tM'.-'Ÿ- yjSSjsISiïlSmMC.t*1 La crise du logement est causée par Ottawa, selon le Réseau québécois des OSBL d\u2019habitation Selon l\u2019indice du logement locatif compilé par circonscription fédérale lancé par l\u2019Association canadienne d\u2019habitation et de rénovation urbaine, dans la province, plus d\u2019un ménage locataire sur deux au Québec dépense une part allant de 30 à 50 % de son revenu pour le loyer.- photo shutterstock, benoit daoust \t YVES THERRIEN ytherrien@lesoleil.com De nombreux locataires dans la région de Québec consacrent plus de 50 % de leur revenu à payer le loyer.C\u2019est le cas dans la circonscription fédérale de Louis-Hébert : sur 20 910 ménages locataires, 3915 consacrent plus de 50 % de leur revenu au paiement de leur loyer.C'est encore pire dans la circonscription de Beauport-Limoi-lou, où 9725 ménages, sur un total de 29 005, consacrent plus de 30 % des revenus au loyer, et 4410 autres, plus de 50 %.Et on y compte 1295 ménages vivant dans un logement trop petit, c'est-à-dire où trois enfants doivent partager une seule chambre à coucher.La situation du logement est catastrophique dans plusieurs régions du pays autant pour les logements subventionnés que pour les autres.Selon l'indice du logement locatif compilé par circonscription fédérale lancé par l'Association canadienne d'habitation et de rénovation urbaine, dans la province, plus d'un ménage locataire sur deux au Québec dépense une part allant de 30 à 50 % de son revenu pour le loyer.Et ce sera pire encore dans les cinq prochaines années lorsque le gouvernement fédéral se sera désengagé complètement de l'aide aux gestionnaires d'habitation de logements sociaux et de l'aide aux locataires à faible revenu.Dans les logements dits réguliers, 44 050 familles vivent dans des logements de trois pièces et demie parce qu'elles n'ont pas les moyens de payer pour un Mont Sainte Anne y 1 Condos clés en main au pied du Mont-Sainte-Anne, avec piscine intérieure, spa nordique extérieur et revenus locatifs en option à partir de 165 000$! CONDOTEL ik SKI IN-SKI OUT AU MONT-SAINTE-ANNE espacenordik.com 855.328.2035 leSoleil jeudi 15 octobre 2015 AFFAIRES 29 revenu au loyer SCANDALE VOLKSWAGEN Une demande de recours collectif au nom de tous les Québécois EXCLUSIF logement plus grand et plus cher.Ces familles sont soumises à la promiscuité par manque d\u2019espace, ce qui peut augmenter les probabilités de conflit, de maltraitance, de violence conjugale, d\u2019instabilité scolaire pour les enfants.NOUVEL INDICE C\u2019est ce qu\u2019affirme Stéphane Corriveau, directeur général du Réseau québécois des OSBL d\u2019habitation, membre du regroupement pancanadien d\u2019organismes liés au logement qui vient de mettre en ligne le nouvel indice du logement locatif à www.rentalhousingindex.ca/#.«Ce n\u2019est pas un 2 $ de moins en impôt qui changera la situation des gens à faible revenu, clame Stéphane Corriveau, du Réseau québécois des OSBL d\u2019habitation.Si l\u2019aide pour les hypothèques des édifices à logements pour les gens à bas salaire se termine, il ne faut pas que l\u2019aide pour payer les loyers disparaisse comme l\u2019affirme le gouvernement fédéral.Le logement, c\u2019est un besoin essentiel pour tous.» Au cours des 50 dernières années, le fédéral s\u2019est entendu sur deux formes d\u2019aide pour les habitations de logements sociaux : pour les organismes sans but lucratif gestionnaire des immeubles, l\u2019aide sert à payer une partie de l\u2019hypothèque; i\u2019autre type d\u2019aide sert à diminuer les coûts pour les locataires en fonction de leurs revenus Pour lui, la situation est dramatique.Et l\u2019avenir s\u2019annonce traumatisant pour un grand nombre de citoyens à faible revenu qui n\u2019habitent pas dans des logements subventionnés.Ce n\u2019est pas sans raison que l\u2019organisme brosse ce sombre tableau pendant la campagne électorale, car le gouvernement fédéral se désengage depuis de nombreuses années de l\u2019aide aux locataires partout au pays.L\u2019aide disparaîtra complètement dans les cinq prochaines années.Pire, selon M.Corriveau, la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement (SCHL) consacre exclusivement son aide afin que le loyer ne dépasse pas 25 % de leur budget.Or, dans les cinq prochaines années, ces ententes seront caduques pour des centaines de milliers de ménages au Canada.Au Québec, il y a 21 000 logements gérés par des OSBL et soutenus par ces ententes.Dans l\u2019ensemble du logement social, incluant les coopératives et les HLM, plus de 90 000 logements dans la province sont touchés par les décisions fédérales de retirer l\u2019aide.«Ce sont 90 000 ménages qui devront payer beaucoup plus cher en loyer au lieu de limiter à 25 % de leur revenu», indique M.Corriveau.«Il pourrait y avoir plus de cas d\u2019itinérance, plus d\u2019instabilité résidentielle à cause du choix limité de logement à bas prix, d\u2019instabilité pour les à l\u2019accès à la propriété pour l\u2019achat de résidences depuis 20 ans et non à l\u2019aide au logement.La SCHL fait près de 2 milliards $ de profit avec l\u2019assurance hypothécaire, mais cette somme passe au fonds consolidé du pays au lieu d\u2019être réinvesti dans l\u2019aide au logement, affirme M.Corriveau.«C\u2019est le mandat de la SCHL d\u2019aider les locataires pour qu\u2019ils vivent dans des milieux décents en fonction de leur revenu.L\u2019État et la SCHL comme société d\u2019État ne doivent pas laisser tomber les familles à faible revenu.» Si l\u2019aide ne revient pas, ce sera le marché locatif privé qui écopera des problèmes, craint-il.enfants à l\u2019école ou pour le travail des adultes.Ça coûte plus cher à cause des frais connexes au déménagement de sorte que les familles à faible revenu sont doublement pénalisées.Il y aura un effet domino très important.Les gens qui ont des subventions actuellement retourneront dans les colonnes des cas problèmes avec la fin de l\u2019aide.» Selon lui, il y a des problèmes de logements au Canada et au Québec, peu importe que le fédéral s\u2019implique ou non.Cependant, le désengagement du gouvernement canadien accentue le problème au lieu de participer à le régler, avec tous les dangers d\u2019instabilité et de problèmes sociaux que cela comporte.YVES THERRIEN Site Web : www.rentalhousingindex.ca DAVID REMILLARD dremillard@lesoleil.com Pas moins de 8,3 millions de Québécois pourraient réclamer 50 $ à Volkswagen à la suite du scandale des moteurs truqués.Une demande d\u2019autorisation en recours collectif a été déposée à la Cour supérieure du Québec et soutient que le constructeur allemand a violé ledroit pour tous à un environnement sain.LAssociation québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), organisme derrière la requête, accuse Volkswagen d\u2019avoir altéré volontairement l\u2019environnement en mettant en circulation des véhicules au diesel dépassant les seuils d\u2019émissions polluantes acceptables au Canada.Des voitures que n\u2019aurait jamais pu commercialiser l\u2019entreprise si elle n\u2019avait pas doté ses modèles, entre 2009 et 2015, d\u2019un logiciel trompant les tests de contrôle antipollution américains et à travers le monde.Dans le document de cour, dont Le Soleil a obtenu copie, l\u2019AQLPA estime qu\u2019en agissant de la sorte, Volkswagen a contrevenu à la Charte québécoise des droits et libertés, qui garantit le droit «de vivre dans un environnement sain».Le recours est sans appel contre les dirigeants de Volkswagen.«Ils ont choisi sciemment de berner les autorités gouvernementales, leurs clients et le public.[.] Ils ont décidé de promouvoir leurs intérêts financiers et commerciaux en espérant que leurs stratagèmes ne soient jamais découverts», peut-on lire dans le document d\u2019une vingtaine de pages.Pour faire partie du recours, s\u2019il est autorisé, il n\u2019est pas nécessaire d\u2019être propriétaire d\u2019un véhicule touché par la fraude dévoilée par la United States Environnemental Protection Agency (EPA).Il suffit d\u2019être résident ou d\u2019avoir été résident au Québec entre le 1er janvier 2009 et le 18 septembre 2015.Le recours ne dépasse pas les frontières de la province.L\u2019AQLPA estime ainsi à 8,3 millions de personnes son bassin potentiel.Si la requête était accor-dée et que Volkswagen était condamnée par un tribunal, le recours exige un dédommagement de 50 $ par chaque personne admissible.Toujours selon le document de cour, l\u2019AQLPA évalue à 67,5 millions $ les profits de Volkswagen au Québec au cours de la période touchée par le scandale, joint par Le Soleil, l\u2019un des avocats ayant travaillé sur la requête a dit espérer une punition exemplaire.«On veut que ce soit bien au-delà des profits pour que ça ne se reproduise jamais.» ANDRÉ BÉLISLE COMME EXPERT L\u2019ancien président de l\u2019AQLPA, André Bélisle, figure comme personne désignée dans le recours collectif.Aujourd\u2019hui candidat du Parti vert aux élections fédérales, il a été choisi pour son expertise dans le domaine de l\u2019inspection des véhicules.«le serai appelé à commenter et à témoigner», a expliqué le principal intéressé, hier.«C\u2019est moi qui, depuis des années, ai mené des programmes d\u2019inspection des véhicules, l\u2019en ai fait 20 000 [inspections] sur 25 000», a-t-il dit.M.Bélisle, qui était en poste à l\u2019AQLPA durant les années visées par le scandale, dit avoir tiré la sonnette d\u2019alarme à plusieurs reprises sur certains véhicules à moteur diesel sans obtenir une réaction des autorités gouvernementales.DOMMAGES POUR LA SANTÉ L\u2019AQLPA rappelle que les véhicules frauduleux de Volkswagen émanaient jusqu\u2019à «40 fois plus d\u2019oxydes d\u2019azote que la limite réglementaire prescrite» par l\u2019EPA en sol nord-américain.«En outre, les oxydes d\u2019azote peuvent occasionner ou aggraver des maladies.» Aux États-Unis, une analyse menée par l\u2019Associated Press, publiée dans le New York Times le 5 octobre, estime entre 16 et 94 le nombre de décès pouvant être liés aux émanations supplémentaires de polluants par les véhicules contrevenant, entre 2009 et 2015.Et plus les années avançaient, plus les dommages auraient été exponentiels.AVEC YVES THERRIEN neutAl\"-1 INDICE DU RENTAL ¦ni LOGEMENT LOCATIF HOUSING INDEX ^ W CANADIEN BCNPHfl H th- j$Tsel AWR (lüïjfi.LANDLORDGC ty Louis-Saint-Laurent Portrait du territoire Ménages Ménages locataires 45,980 14,210 31% Accessibilité et écart des dépenses Moyenne du pourcentage de revenu dépensé pour le loyer et les services publics Part des ménages à loyer : \u2022\tQui dépensent plus de 30% \u2022\tQui dépensent plus ce 50% Surpeuplement Information supplémentaire Instructions Méthode Données Classement du territoire Partnenaves 32% t5% Choisissez comment vous aimeriez voir cette carte.\tSaiil-Ftrrtôl Si IWeii.l\t1\t1 English Français Municipalités Régions Circonscriptions fédérales provinces/Territoires Chercher une Wle (par ax.Moncton.NB)\tWWI\t SancBiUrSud y y y iàwHélMcriren Comparer cette circonscription fédérale Au reste de la provinoe Au Canada Rang :59/78 Motes des Indicateurs Accessidiiité O coût excessif Écart avec le revenu Surpeuplement Détlclt de chambres à coucher Noie globale de l'indice Légende Satisfaisant Modéré Critique ¦ La carte du site de l\u2019indice du logement locatif montre que la situation dans la région de Québec est critique.Un besoin essentiel 30 AFFAIRES JEUDI 15 OCTOBRE 2015 leSoleil Alimentation Couche-Tard fait des acquisitions au Texas MONTRÉAL \u2014 Alimentation Couche-Tard a annoncé mercredi avoir signé, par l\u2019entremise de sa filiale américaine Circle K Stores, une entente avec Texas Star Investments et ses affiliés pour faire l\u2019acquisition de tous les actifs de cette dernière exploités sous la bannière Texas Star.Les détails financiers de la transaction n\u2019ont pas été dévoilés.Les actifs acquis par Couche-Tard (TSX: ATD.B) comptent18 magasins d\u2019accommodation, deux magasins Subway et un réseau d\u2019approvisionnement en carburant pour le transport routier situés dans la partie sud de l\u2019État du Texas.La transaction devrait être clôturée d\u2019ici avril et est assujettie aux approbations réglementaires et conditions de clôture habituelles.Elle sera financée par les liquidités disponibles et les facilités de crédit existantes de Couche-Tard.Les magasins d\u2019accommodation achetés sont actuellement exploités sous la bannière Texas Star et offrent d u carbu rant Sh el I et Cl -TGO.Couche-Tard a l\u2019intention de garder les marquesde carburant existantes, d\u2019acheter les terrains et bâtiments de17 des sites, et d\u2019assumer le bail ou de louer celui du dernier site.Suivant cette acquisition, tous les magasins seront exploités sous la bannière Circle K par la division du sud-ouest des États-Unis de Couche-Tard.Après la transaction, cette division comptera 513 magasins détenus en propre ou franchisés.Par ailleurs, la chaîne de dépanneurs a annoncé la démission de son directeur financier, en vigueur à compter de vendredi, pour «poursuivre d\u2019autres intérêts et de consacrer plus de temps à sa famille».Raymond Paré a travaillé chez Couche-Tard pendant13 ans.Le chef de la direction Brian Hannasch s\u2019occupera des finances de l\u2019entreprise et des demandes des investisseurs jusqu\u2019à ce qu\u2019un remplaçant soit nommé, la presse canadienne CENTRE DE DONNÉES > FIN DE L\u2019AVANTAGE FISCAL DU DIESEL EN FRANCE Asentri ne lâche pas prise VALÉRIE GAUDREAU vgaudreau@lesoleil.com Près d'un an après avoir réservé un terrain pour la construction d\u2019un «bunker» de données, rien n\u2019a vraiment avancé pour la firme Asentri.L'entreprise franco-québécoise derrière le projet moribond de coffre-fort virtuel assure avoir toujours l\u2019intention de construire pour 2017 un centre de données de 34 millions $ au degré de sécurité quasi militaire.«C\u2019est toujours notre intention.Ce n\u2019est pas un petit projet, mais il est toujours dans le collimateur», aindi-qué au Soleil le directeur général de Solutions Asentri, Pierre Lessard.La firme de Sainte-Foy, filiale de la française Almerys, elle-même ancienne division du géant français Orange, a promis en septembre 2013 de construire à Québec un centre de données pour héberger ses serveurs et ceux d\u2019autres entreprises avec une sécurité Tier IV, la plus élevée du domaine.Mais depuis, d\u2019autres entreprises ont devancé Asentri, notamment le centre de 4Degrés, en activité depuis le printemps 2014 dans le Parc technologique.Cette concurrence ne semble pas faire peur à Asentri, qui assure aller de l\u2019avant.En novembre 2014, la firme a déposé 150 000 $ àla Ville de Québec pour une option d\u2019achat sur un terrain de 1,5 million $ dans le parc Colbert.«Le terrain a été bienidentifié et rien n\u2019est arrêté, au contraire.Nous sommes dans les délais, on n\u2019est pas en retard.Mais on ne veut pas manquer notre coup», a martelé M.Lessard.COFFRE-FORT Le directeur d\u2019Asentri s\u2019est toutefois fait moins bavard quant au sort du coffre-fort virtuel, un projet de «vitrine technologique» qui n\u2019a jamais levé depuis son lancement, en 2013.Le coffre-fort devait permettre aux citoyens d\u2019effectuer diverses transactions électroniques sécurisées avec l\u2019administration municipale, comme la délivrance de permis, le paiement de taxes ou de contraventions.Or, le système qui fonctionne avec un lecteur de carte à puce branché à un ordinateur par port USB n\u2019a pas suscité l\u2019enthousiasme de la population alors que seulement 900 participants se sont inscrits au projet-pilote qui en souhaitait 30 000.Le Ville de Québec avait prévu dans ce projet un investissement de 2,4 millions $, dont 1,5 million $ provenant du Fonds de développement économique du gouvernement du Québec.En novembre 2014, le maire de Québec, Régis Labeaume, avait pratiquement annoncé la mort du volet public du coffre-fort, annonçant que des tests seront plutôt effectués pour se concentrer sur un usage entre la Ville et ses fournisseurs.«Le volet grand public, disons qu\u2019il ne va pas fort, avait reconnu le maire le 28 novembre.Ça fonctionne, mais le monde n\u2019en veut pas.On ne sent pas que les citoyens sentent qu\u2019on a besoin de ça.» Questionné sur l\u2019avenir du coffre-fort, Pierre Lessard nous a référé aux communications de la Ville.À la Ville de Québec, le porte-parole David O\u2019Brien a confirmé que les tests étaient toujours en cours pour utiliser le système sécurisé avec les fournisseurs.«Tel qu\u2019annoncé, la Ville poursuit toujours le développement du volet professionnel», a-t-il indiqué au Soleil.Après des années de vif débat, le gouvernement français a décidé mercredi de commencer dès l\u2019an prochain à supprimer l\u2019avantage fiscal dont bénéficie le gazole par rapport à l\u2019essence, en plein scandale des moteurs diesel truqués de Volkswagen qui ajeté l\u2019opprobre sur le carburant préféré des Français.Matignon a ainsi annoncé «le principe d\u2019un rapprochement en cinq ans entre le prix du gazole et celui de l\u2019essence», comme l\u2019avait prôné la semaine dernière la ministre de l\u2019Écologie et de l\u2019Énergie, Ségolène Royal, pour mettre fin à la «diésélisation massive» du parc automobile français.Dès l\u2019an prochain, la taxation du diesel augmentera d\u2019un centime par litre (1,5
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