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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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Références

La tribune, 1943-01-02, Collections de BAnQ.

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[" r ¦ \u2022 q Ca A ie t AiÂbyùjq/ÀÆ, SHERBROOKE - 19 4 3 ¦f - ' \\ m£,\t^ HHH' ^ :v q®»., -'\t.-.\t% Ev-:\t\u2019 \u2022\tA' ' 'fe- H :-i Lounoisic de ! Année Canadienne i t y M ( .-().SAINT-JEAN.Fondateur 1912 C.O.SAINT JEAN V ' -LJ S h erbrooke \u2014depuis 31 ans Mil-neuf cent-quarante-trois marque le tr©nt©-©t-u-mème annivsrsQir© d© let fondation de la maison C.-O.baint-Jean, Limitée.Aujourd'hui, comme en 1912, ce magasin est reconnu comme le centre de 1 elegance, non seulement pour Sherbrooke, mais pour toute la région des Cantons de l'Est.La politique qui inspirait son fondateur, Monsieur C.-O.Saint-Jean, se maintient toujours vivante: assurer a la clientèle la meilleure qualité de marchandises, les modèles les plus cnics et les plus exclu-sus.C est d ailleurs cette politique qui est res-ponsable de progrès continu de cette maison depuis son organisation.A la période critique que nous traversons, nos dirigeants demandent à chacun de pratiquer le maximum d économie, afin de libérer toutes les energies possibles aux fins de la victoire.Il n'y a pas de moyen plus pratique d'économiser que d acheter des articles et des vêtements de qualité.Ils durent plus longtemps et conservent leur apparence.N'achetez que ce qu'il vous faut .achetez-le bien chez Saint-Jean! ÇOiAI NTdfAN limité -LE COODENOUGH.PRESIDENT 1 Tel.1236 -1237 *,.Sherbrooke,Que.j» * M.F -E.OOODENOI GH.Président artuel -W.1943 I .Ilü b .iiiU'-KdwidKP.\u2014 ANNEE 1943 Edition S]Kcialo \u2014 ( ahier Historique* des Cantons de l\u2019Est PAGE 1 1 4 DE VA '\"$t.; OF ïo mt mn : *¦> '¦ Le monument aux soldats de Sherbrooke tombés au champ d\u2019honneur-l 914-1918 mfMO SlteAJtsioaJte 4e iotcoieeit totifOuAA.de 4e4 jjiLl tatnbéà 044 cJtoettp.d'Uo*t*ie*4A pe*tdœU la E $25.000.Ce règlement municipal, autorisant un e-mpnint de S25.000.fut adopté, et le Conseil procéda à l'entreprise.Trois architectes réputés.MM.Louis-N.Audet.David Brown et A.Marchand, furent nommés juges d'un concours de modèles parmi les sculpteurs canadiens.George-W.Hill, sculpteur montréalais de grand renom, membre de l'Académie royaie canadienne, à qui la métropole et plusieurs centres canadiens doivent de magnifiques pièces de sculpture, sortit vainqueur du concours.Le sculpteur D.-W.Rowat obtint un deuxième prix de $250 pour sa maquette.Le règlement d'emprunt mentionné plus haut fut adopté par le Conseil le 18 juin 1923.alors que M.William Morris était maire de Sherbrooke.Le 1er août de la même année, il était ratifié par les propriétaires de cette ville.En 1924.alors que feu M.William Brault occupait le fauteuil de maire, le Conseil décida d\u2019ériger le monument rue King, un peu à l'ouest de la rue Wellington.LE SCULPTEUR H1EL A tout événement, à la suite de la décision du Conseil, ie sculpteur Hill commença lexécution de son projet.Les personnages en bronze furent coulés en Belgique et le granit fut fourni par les carrières de Stanstead.La société Newton, de Sherbrooke, fit les fondation.- et exécuta les travaux d'excavation.Entre temps, lors de la célébration de l'anniversaire de l'Armistice, en 1925, le Rév.A.-H.McGreer, principal de l\u2019Université Bishop, suggéra de dresser une liste des Sherbrookois tombés au champ d'honneur pendant la guerre de 1914-18.L'idée fit son chemin et l'ancien comité du monument aux soldats entreprit de faire fabriquer une plaque de bronze.Les fonds necessaires lurent souscrits par les citoyens et la confection de la plaque de bronze fut confiée à la maison Robert Mitchell & Company, de Montréal.Les membres du comité du monument aux soldats étaient les suivants: premier président.M.T.-J.Parkes; deuxième president.M D -J.Salis; trésoriers honoraires, MM.IMfchel-A.Laine et E.-W.Farwell; secrétaire honoraire, M.A -W.Reid; membres.Mmes S.-A.Jones.G.de Lottinville.W.-E.Paton.J.-D.Parma-lee.J.Rosenbloom.George Hume, et Mile Eva White; M.l'abbé H.Simard, ]e Rév.G.-E.Read.M.M.J.-S.Tétreault.S -R.Newton.J.-O Dr.rche.J -H.Walsh, L.La-combe, E.-L.Stewart Patterson, L-N.Audet.W.-G Cross.C.-O.St-Jean, G.-D Mackinnon et W.-D.Van Roden.Le monument aux soldats, érigé par Its citoyens de Sherbrooke, fut dévoilé le 7 novembre 1926.Le Conseil municipal était alors composé du maire J -K.Edwards, et des conseillers J.-S.Tétreault, S.-R Newton.L -R Langis, F.-P Hou-lahan.J.-D.Lacombe.F.-H.Bradley, Ludger Forest M Loranger.Joseph Labrec-que et E.Beauchesne.A l\u2019occasion du dévoilement, un programme spécial fut préparé.Une musique militaire interpréta \u201cNearer my God to Thee\".Suivirent une allocution du maire Edwards, le dévoilement et la dédicace du monument par le colonel E.-B Worthington, C.M.G., V.D., une allocution par l\u2019aumônier des Fusiliers de Sherbrooke (alors appelés Carabiniers), le major C.-E.Chartier (ce dernier est maintenant lieutenant-colonel), et une allocution par le Rév.H -R.B.gg.aumônier du Sherbrooke Regiment.Le discours du padre Chartier fut sans doute le fait saillant rie la cérémonie, tant l'orateur décrivit avec éloquence les faits d'armes des soldats canadiens français.La belle pièce de sculpture qu'est le Monument aux Soldats a été.depuis le 7 novembre 1926.témoin de plusieurs grandes man\u2019lestations patriotiques, surtout depuis le debut de la guerre de 1939.Les grands déploiements militaires se terminent la plupart du temps au pied du (Monument.Des ralliements populaires en faveur des emprunts de la victoire ont été tenus nu pied du cénotaphe, et nombre d autres manifestations.Au moment de lancer une oeuv re d'envergure ou pour se recueillir, les Sher-brookois aiment toujours à se placer à Tumble du Monument aux Soldats. PAGE 2 K'iition (\u2019aliifi* Historique dt\u2018s Gantons (i«\u2018 I\u2019Kst ANNEE 191 » i Monsieur VRTHl'R CHEVALIER \u2022 rA« \\ ¦>!.i !e premier Im\u2019al occupé par la Maison J L.'lathieu.Minisieur J.-L.MATHIEU 1892 Monsieur P.-H.GENDRON.co-londateur de la Cie J L.Mathieu.de succès continu La Compagnie J.L.Mathieu es- un; des ind stries les pi is avantageusement connues de '.a Province Dans son genre d\u2019affaires, elle n'a pas son égalé au Canada et ses produits de qualité supérieure sont répandus pot-tout le pays Fond e en 1903, pour exploiter les decouvertes pharmaceutiques de M J L.Mai\tm t * de Sherbr ko.la Cie Mathieu ne tarda pas : prendre .n g nnd essor Sous l'habile direction de M Arthur Chevalier et de M P.-H Gendron, les produits de la m tison ne tardèrent pas a acquérir une réputation internationale et '^a vente, qui avait commence par quelques centaines de bouteilles se fait maintenant par envois de chars entiers.Si grande devint la demande que i i Compagnie dut agrandir son laboratoire et elle possède maintenant, r.vaste édifice, -itué sur la rue Albert.a Sherbrooke.Les premières tentatives faites :>>ur commerçialiser le Sirop Mathieu eurent lieu en 1892.sous la direction lu < m s te J.-L Mathieu - ênu Le succès de Monsieur Mathieu, sa ténacité, son travail assidu allaient lu: apporter la fortune quand la moi* vint le ravir à son oeuvre, le 5 \u2022*;-\u2018.obre 1902.alors qu'il r.était ig-\u2018 que de 36 ars.C'eut alors que la Compagnie Ma-thieu fut organisée, MM Chevalie: \u2022et Gendron achetant le tout et de-venant les .»lh .s nro^pi\u2019i v tairas.Er.¦ 1 M A th ir Chevalie seul propriétaire.Il fut l'âme dir -geante de cette entreprise et '.'un de nos hommes d'affaires les plu- distingues et les plus entreprenants Sous son habile direction, la Compagnie prit une grande impulsion Le président et gerant général a.-tuel de la Compagnie est le C-iionei Léopold Chevalier, E, D.téls de Monsieur Arthur Chevalier, qui etv , au service de la Compagnie en 191' et qui, en 1926, s ce da a n père .titre de président Son initiative \u2022* .son sens de.s affaire- assurèrent i l'organisation les , \u2022>- ij-> .grandissants MATHIEU COY JLMA^ieij 1943 I.oej.1 actuel de la Cie .1 L.Mathieu.saui Les Produits Manufacturés LE SIROP MATHIEU Cor.t-e 'eux, rhumes, bron- chites, etc LES POUDRES OU TABLETTES NERVINE Tre- efficaces contre: mal de tète, névralgie, mal de denis, d .le, rs périodiques, rhumes fiévreux, grippe, douüeu -s rhumatismales, m x d gorge, migraine.LES PILLULES ANTIBILIEUSES MATHIEU Recommandées contre: ma- I ladies bilieuses, maux d'es- | tomac et des intestins, mau- i va is-a digestion, etc.PILULES MATHIEU Contenant Vitamines A et D Fortement rec anmandees i contre kbilit : .sur- i menage, malnutrition, fati- ¦ t ¦¦ >nt \u2022\u2022 e, perte de J ippstit, bronchiti fai oies- j se gér r île, .to .\u2022 faibles- ! se i .mimre.tolonel Leopold CHEVALIER Le president jérant général ie la '.-L.Matmeu es- -e Colonel Léopold Chevalier E.D.Apres de brillantes études à l'Academie du Sacre-Coeur et au Séminaire Saint-Ch irles-Bcrromée Vion.sieur Léopold Chevalier entr i au service de la Cie J.L.Mathieu en 1917 e» s'initia aux affaires sous la direction de son pere M.Arthur Chevalier, président d'alors de ceile compagnie.a:'.r, ,e a.onde des affaires, Monsieur Léopold revaaer s'est acquis un prestige bien men*\u2019 a 936 fut nommé président de la Cham-Senior de Sherbrook ¦ 2 v: une -nilit nre, il est aujourd'hui l\u2019une des figures les mus Qn vue.En 1920, il fut nomme -.eufenant dans le bataillon des Carabiniers de ¦ ' irbrooke e* fut promu successivement Capi-:i- 1 Ma r e! \u201cn janvier 1932, Lieutenant-! ' -.one:.De : 934 a 1937, il fut le premier Commandant des Fusiliers de Sherbrooke et .\t\\5t ic\u2019ue: :en:ent Officier-Commandant de .i \u2019 Br: a .de d lntanterie (Pd i La Cie J.L.MATHIEU SHERBROOKE, QUE. ! ANNEE 1943 Edition Spéciale \u2014 Cahier Historique des Cantons de l\u2019Esf PAGE S ; Les Cantons de VEst La plus importante région industrielle après Montréal Topographie, développement routier et ferroviaire de la région.' Peuplement.\u2014 Progrès de l\u2019agriculture et de l\u2019industrie.Les Cantons de l\u2019Est forment aux points de vue, agricole, industriel, topographique et même politique une région bien caractérisée de la province de Québec.Cette région du Québec est sortie de la solitude des vastes forêts primitives.L\u2019histoire de son développement contient, sur la vie des pionniers, des pages qui tiennent du roman.Aucune région du Dominion ne la surpasse pour ses charmes naturels.Ses montagnes et ses lacs ont depuis longtemps attiré les touristes.Elle offre eu crayon de l\u2019artiste des sites pittoresques.Par la richesse de son sol, également favorable à la culture et à l\u2019élevage, par la variété de ses ressources mi-mères et par l'abondance de sa forêt, par les insurpassables avantages de ses pouvoirs hydrauliques, elle offre à l\u2019homme d'affaires et au capitaliste ainsi qu\u2019à l\u2019agriculteur un champ vaste à leurs diverses activités.Durant les premières années du régime anglais au Canada, ces territoires furent formés en cantons, mode de division qui les distinguait des paroisses situées le long du fleuve St-Laurent et qui avaient été établies pendant la pério-Üe du régime français.Ces cantons étant à l'est de Montréal et de Trois-Rivières, premiers points d\u2019entrée de la région, ils furent bientôt désignés sous le nom fle \u2018 Cantons de l\u2019Est\u201d.Ils comprennent 12 comtés et occupent plus de 7,000 milles carrés.Au sud et à l\u2019est, ils s\u2019étendent jusqu'à la frontière internationale et sont limitrophes aux états du Vermont, du New Hampshire et du Maine.Au recensement fédéral de 1941, ils avaient une population de 345,000 habitants.Comme les rivières ne constituent pas de voie vraiment navigables et que les chemins de fer n\u2019apparaissent qu\u2019en 1852, les premiers colons ne pouvaient subsister que par le travail de la terre.Ici, l'agriculture a donc précédé toute autre forme d\u2019activité humaine.A l\u2019origine, la forêt était sans fin.Il fallait l'abattre pour y loger la cabane en bois rond.Le brûlis des arbres, branches et souches fournissait le sait de potasse que l\u2019on convertissait en perlasse.Qn peut dire que c\u2019est par cette production, unique ressource des pionniers, que 'l'agriculture a pu vraiment s'installer dans les Cantons de l\u2019Est.Vient en second lieu lé sucre d\u2019érable, dont la production est abondante.Actuellement, il n\u2019y a pas de paroisses rurales sans érablières, du nord au sud.Le commerce du bois de chauffage et du bois de pulpe a précédé l'agriculture et même l\u2019a retardée dans, beaucoup de localités, lui nuit encore en certaines localités.Le tlrainage des Cantons de l'Est se fait entièrement dans le fleuve Saint-Laurent.Il est effetué par cinq rivières principales : Chaudière, Bécancour, Ni-colet, St-François et Yamaska (le bassin du Richelieu peut être considéré comme qne partie de la plaine du St-Laurent et par leurs tributaires.Les principales rivières coulent en direction du nord-ouest à travers les chaînes de collines et les coupent de profondes vallées.Ces vallées sont généralement pré-glaciaires.D\u2019autre part, les affluents coulent surtout dans les vallées structurales, parallèlement aux chaînes de collines, c'est-à-dire en direction nord-est ou sud-ouest.La rivière Magog à Sherbrooke et la rivière Wattopekah à Windsor Mills se déversent dans le St-François par des chutes de 100 pieds dans chaque cas.Le développement de chacune de ces localités est directement attribuable ù la force motrice ainsi fournie aux moulins lors des débuts de la région et éventuellement à d\u2019importantes entreprises manufacturières.Les premières explorations du district, et conséquemment plusieurs des subdivisions ultérieures des terres, furent faites d\u2019après la source des principales rivières, qui coulent du sud-est au nord-ouest.Des cantons rectangulaires furent tracés de chaque côté des rivières et ceux-ci furent subdivisés en rangs et en lots.En conséquence, les routes municipales suivent généralement une direction nord-ouest au sud-ouest.Les routes de colonisation qui furent construites avant l'arpentage des terres, de même que les voies ferrées d\u2019une date ultérieure, se conforment de près à la topographie, excepté dans quelques cas où le choix du parcours est difficile à expliquer.Sous le régime français, il se fit un peu de colonisation le long de la (Chaudière inférieure et du Richelieu.Entre ces deux rivières, toute la région flemeura sauvage pendant un quart de siècle après la cession du Canada à l'Angleterre, en 1763.L\u2019immigration de France avait cessé et celle d\u2019autres sources n\u2019avait pas commencé, à l'exception de quelques Loyalistes.La plaine Uu Saint-Laurent était assez vaste pour loger toute la population française pendant les deux ou trois générations suivantes.Lors de l\u2019établissement du gouvernement responsable en 1791, le gouver-timent du Bas-Canada institua et appliqua énergiquement une politique d\u2019immigration.Elle fut appliquée directement par le gouvernement et indirectement par des co.pagnies subventionnées.Les immigrants venaient des états de la iNouvelle-A.Jleterre et des Iles Britanniques.Les immigrants de Grande-Bretagne voulaient sans aucun doute échapper à la crise économique qui suivit les guerres napoléoniennes.Ceux qui venaient de Nouvelle-Angleterre espéraient évidemment bénéficier par l'acquisition de nouvelles terres.La population froissante de la Nouvelle-Angleterre cherchait un débouché où les perspectives agricoles étaient plus favorables que dans les montagnes et les vallées du New Hampshire et du Vermont.Plus tard, il vint un contingent beaucoup plus considérable des vieilles paroisses françaises de la vallée du St-Laurent lorsque ces dernières devinrent surpeuplées.Pendant la période qui suivit la Révolution américaine de 1783, la ligne de démarcation entre le Canada et les Etats-Unis n'était que vaguement connue et il se peut que plusieurs localités aient été fondées par des gens qui se pensaient encore aux Etats-Unis.Lorsque la frontière fut mieux définie, ces gens acceptèrent leur nouvelle nationalité, et il ne semble pas que le mouvement d\u2019immigration ait été retardé de ce fait.Quelques Loyalistes dits de l\u201d\u2018United Empire\" étaient au nombre des premiers colons.Leur nombre n\u2019était pas considérable.Ils entrèrent au Canada par la route du lac Champlain, où l\u2019existence de la seigneurie St Armand leur donnait l'assurance qu\u2019ils étaient en territoire britannique.Ailleurs le long de notre présente frontière du sud, il ne semble pas y avoir eu de poin* > démarcation établi au sol, à moins que ce ne fût sur le St-Laurent au-de la limite ouest des Cantons de l'Est.On venait des Etats-Unis au Canada par la route Champlain-Richelieu, qui fut la première route en temps de guerre et en temps de paix ainsi que le lien naturel entre les vallées de l'Hudson et du St-Laurent.Elle fournissait le seul cours d\u2019eau navigable sur tout son parcours, entre les deux pays, pour les (embarcations plus grosses que les canots.De l'est de la source de la rivière Connecticut, plusieurs routes en direc- Ition des Cantons de l\u2019Est convergeaient sur le St-François, à Sherbrooke.Une d\u2019entre elles via le lac Memphrémagog conduisait à la vallée du St-François par la rivière Magog et aussi, par portage, à la rivière Yamaska.Par deux autres routes, on atteignait la vallée Massawippi-St-Françoià par la rivière Connecticut I' ou par son affluent, la rivière Hall.Ces trois routes furent utilisées par le major Rogers, du Massachusetts, lors de ses expéditions contre les Abénaquis avant la Révolution américaine et.plus tard, par plusieurs colons venant s\u2019établir dans ies comtés de Compton, Sherbrooke, Richmond et Drummond.La troisième principale route était celle du Lac Mégantic et de la rivièra Chaudière, que l\u2019on atteignait de l\u2019état du Maine par la rivière Kennebec et sea affluents.Cette route, moins utilisée par les colons que les autres précitées, fut utilisée par le général Arnold lors de sa vaine attaque sur Québec, en 1775.A leur arrivée à Québec, Trois-Rivières ou Montréal, les immigrants de Grande-Bretagne, avaient encore un voyage ardu à faire pour atteindre les Cantons de l'Est.On utilisait parfois des canots ou des chaloupes pour remonter la Chaudière, le St-François ou d\u2019autres rivières.Mais le plus souvent on faisait le voyage en se servant de boeufs, ou, en hiver, de chevaux lorsque le voyage était possible sur la glace.Les premières localités furent fondées le long des rivières.Elles étaient reliées par des routes qui conduisirent éventuellement aux centres commerciaux et judiciaires, Québec, Trois-Rivières et Montréal.Les premières et, pendant plusieurs années, les seules routes locales ne longeant pas les rivières furent construites, non dans les vallées où les routes traversent maintenant des terres fertiles, mais le long du sommet des chaînes de collines qui séparent les vallées.Ces routes étaient exceptionnellement accidentées.C\u2019était toutefois un avantage sinon une nécessité.Etant situées au sommet des collines, il fallait peu de ponts et les routes étaient relativement faciles à drainer.Un fait plus important encore est qu'elles reliaient des territoires boisés d\u2019où le colon tirait ses premiers revenus.Au fur et à mesure que s'est fait le développement de la région, ces routes ont été remplacées par d\u2019excellents chemins qui ont été habituellement construits dans les vallées.Afin de faciliter les communications entre les nouvelles localités et le siège du gouvernement, à Québec, la construction d\u2019une route militaire fut entreprise vers 1805, du temps du gouverneur Craig.Elle allait de Lévis à Richmond, sur la rivière St-François, d\u2019où des routes conduisaient aux principale» localités de la vallée du St-François.La longueur de cette route était d'environ 100 milles.Les tronçons encore utilisés de cette route portent le nom de chemin Craig.Une autre route, connue sous le nom de route Gosford, fut construite dans le voisinage de Sherbrooke et se rendait jusqu\u2019à la vallée de la Chaudière, où il y avait déjà des routes communiquant avec Québec.Entre 1850 et 1855, le chemin de fer Grand-Tronc fut construit à travers la région s\u2019étendant de Montréal à Portland, Maine, tandis qu'une autre voie allait de Richmond à Yébis ,et la route Craig perdit de son importance.Quelques années plus tard, le chemin de fer Boston & Maine se rendit jusqu\u2019à Sherbrooke en passant par Newport.A une date ultérieure, vers 1880, le chemin de fer Québec Central fut construit de Sherbrooke jusqu'à la vallée de la Chaudière et à Québec.Subséquemment, le Pacifique Canadien fit l\u2019acquisition de ce chenj* de fer et d'autres voies ferrées, puis en fit une partie de son réseau entré ontréal et le port de St-Jean, Nouveau-Brunswick.Pendant que l\u2019agriculture se développait, lentement au début puis plus rapidement avec l\u2019emploi plus généralisé des instruments aratoires, les établissements manufacturiers se multipliaient autour des principales chutes d'eau à Sherbrooke, Magog et Windsor Mills; des mines de cuivre étaient exploitées à Capelton, Eustis et ailleurs; des mines d\u2019amiante étaient ouvertes à Thetford et près de Danville; des carrières de granit et de pierre de taille à Stanstead, Dudswell, etc.Bien que cet essor industriel ait accru la demande pour les produits agricoles, il semble avoir eu pour effet d\u2019attirer la main-d\u2019oeuvre des fermes.L\u2019ouverture des provinces-prairies et l\u2019occasion de faire l\u2019acquisition de vastes fermes déboisées eurent de grandes répercussions dans notre région.Certains y virent des avantages commerciaux et agricoles qui contribuèrent momentanément à restreindre la population rurale des Cantons de l\u2019Est.Mais d\u2019autres facteurs étaient déjà à l'oeuvre pour faire contre-poids à ces influences.La plaine du St-Laurent, patrie des Canadiens français et berceau du Canada, devenait surpeuplée.Le nombre des Canadiens français était tel que les terres arables disponibles dans les vieilles paroisses ne suffisaient plus pour les faire vivre.Ils étaient empêchés de se répandre vers le Nord parce qu\u2019une bonnq partie du plateau laurentien est relativement impropre à la culture.En conséquence, les Canadiens français ouvrirent de nouvelles paroisses plus loin du St-Laurent et plus près des Cantons de l\u2019Est.Eventuellement, deux peuples, deux religions, deux langues s\u2019y rencontrèrent.Grâce au nombre considérable des naissances chez les Canadiens français en regard de la faible natalité chez leurs concitoyens de langue anglaise, grâce à un mouvement d\u2019émigration des Canadiens anglais des Cantons de l\u2019Est et à l'attachement au sol des Canadiens français, ceux-ci devinrent graduellement maîtres de la majorité des terres de la région.Un écrivain anglais de Montréal, M.John-A.Dresser, dit à ce propos: \u2018\u2018Quiconque a eu l\u2019occasion d\u2019acheter ou même de demander le prix d'une terre dans les paroisses canadiennes françaises devient bientôt familier avec la réponse: \u2018\u2018Pas à vendre, Monsieur, c'est pour nous autres\u201d.Si l\u2019on pose la même question à un cultivateur de langue anglaise, son instinct commercial s\u2019éveille promptement et il est presque certain que l'on aura l\u2019occasion de faire quelque transaction\u201d, CHANGEMENTS ETHNIQUES La population a profondément changé dans les Cantons de l\u2019Est.En 1837\u2014 Anglais, 90.2 pour cent; Français, 9.8 pour cent; 1887\u2014Anglais, 41.5 pour cent; Français, 58.5 pour cent; 1931\u2014Anglais, 18 pour cent; Français, 82 pour cent.Les auteurs du recensement de 1941 n\u2019ont pas encore révélé de quelle façon se répartissent les deux éléments ethniques.Dans son livre \u201cThe Province of Quebec\u201d (Nelson, 1931), J.-C.Sutherland écrit: \u201cEn 1837, les Cantons de l\u2019Est comptaient 37,000 citoyens de langue anglaise et 4,000 -\u2019e langue française.En 1887, l'élément de langue anglaise comptait 76.000 âmes et celui de langue française 107,000.Le recensement canadien de 1941 déclare que la population du district est de 301,130, dont 245,133 d\u2019origine française et 55,597 d'origine anglaise ou autre\u201d.UN EXEMPLE TYPIQUE M.Dresser cite un exemple de changement ethnique.Une bonne partie du Canton d\u2019Ely, dans le comté de Shefford, a été peuplée vers le milieu du XIXe siècle par deux principaux contingents de colons, un de Nouvelle-Angleterre et l\u2019autre de l'Ecosse septentrionale.Le sol était bon et les colons eurent probablement plus de succès que la moyenne des pionniers du district.Ils avaient des routes, des écoles, des églises et tout ce que comportait habituellement la vie rurale du temps.Mais l\u2019attrait du commerce et de l\u2019industrie éloigna d\u2019Ely rlusieurs membres de la seconde génération et à peu près toute la troisième.Il ne reste plus dans le canton qu\u2019une ou deux familles d\u2019origine anglaise sur une population de 1,800 habitants.Pendant qu\u2019une race remplaçait l\u2019autre, continue M.Dresser, des relations intimes et cordiales se sont établies entre elles, mais presque entièrement sans fusion raciale.Une compréhension mutuelle et des intérêts communs ont depuis longtemps enseigné à se montrer tolérants touchant les préférences de chacun, ce qui assure les droits des deux éléments.Il existe même dans les plu» petites localités une harmonie de bon voisinage qui fournit un bel exemple au reste du Dominion\u201d.L\u2019ESSOR INDUSTRIEL Le développement agricole des Cantons de l\u2019Est a été suivi d\u2019un magnifique essor industriel.Un économiste en vue de Montréal, M.Paul Riou professeur à l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales, a pu écrire que le \u201cgroupement industriel des Cantons de l'Est se place au second rang de la province, immédiatement après Montréal\u201d.Après avoir cité des chiffres sur ia nombre dï-tablissements manufacturiers et d\u2019employés Industriels de la région, M.Riou dit que ces industries et cette population ouvrière sont éparpillés dans 75 villes ou villages sur un grand territoire presque entièrement oriore à l\u2019agriculture.C\u2019est un avantage considérable pour les cultivateurs de ces régions, qui trouvent ainsi à proximité de leurs fermes un marché pour Tecoulement de leurs produits\".\\ PAGE 4 Edition Spéciale \u2014 fîahier Historique des Cantons de l\u2019Est ANNEE 1948 La représentation des Cantons de l\u2019Est au Conseil législatif REPRÉSENTATION DE LA RÉGION AU SÉNAT Les vingt-quatre divisions territoriales de la province de Quebec pour le Conseil légisJatii en comprennent quatre qui touchent aux Cantons de l\u2019B&t.Les divisions régionales sont compostes et nommées comme suit: BEDFORD: Les districts électoraux de Missisquoi, Brome et Sn et ford.La division de Bedford est représentée au Conseil législatif par l\u2019honorable Jacob Nicol, C.L., de Sherbrooke, nommé en 1934 par ie gouvernement libéral.DE LA VALL1ERE: Les districts électoraux de Nicolet et d'Yamaska, la partie ouest du district electoral de Drummond, limitée, à l\u2019est, par la ligne qui sépare les cantons de Grantham et de Wendov«- des cantons de Wickham et de Simpson.Elle est représentée par Thon.J.-E.Ouellette, libéral, nommé en 1930.KENNEBEC: Les districts électoraux d\u2019Arthabaska, Lotbinière et Mégantic.Elle est représentée par l'hon.E.Therriault, libéral, nommé en 1929.WELLINGTON : Les districts électoraux de Richmond, Sherbrooke, Wolfe, Compton et Stanstead; la partie du district électoral de Frontenac comprenant les cantons de Chesham, C nton, Marston, Whitton et Winslow; le district électoral de Drummond, moins la partie ouest bornée, à l'est, par la ligne qui sépare les cantons de Grantham et de Wendover des cantons de Wickham et de Simpson.Elle est représentée au Conseil législatif par l\u2019hon.L.-A.Giroux, de Sweetsburg, *ic*nm< en 193$ par le gouvernement d\u2019Union nationale.Quatre des vingt-quatre divisions territoriales de la province de Quebec représentées au Sénat canadien touchent a la région des Cantons de l'Rn proprement dite.Ces divisions sont nommées et composées comme suit: KENNEBEC: Les comtes de Lotbinière, Mégantic et Arthabaska.Cette division était représentée jusqua ces derniers mois par feu l'hon.sénateur Georges Parent, libéral.DE LA VALL1ERE: Les comtés de Nicolet et Yamaska, les cantons de Wendover et Grantham ainsi que la partie d\u2019Upton située dans le comté de Drummond.Elle est représentée à la Chambre Haute du Parlement canadien par l'hon sénateur Donat Raymond, liberal, de Montréal, nommé en 1927.WELLINGTON: Le reste du comté de Drummond, le comté de Richmond, ia ville de Sherbrooke, les comtés de Wolfe, Compton et Stanstead.Elle est représentée au Sénat par l\u2019hon.sénateur Charles-B.Howard, libéral, de Sherbrooke, nomine en 1940.BEDFORD: Les comtés de Missisquoi, Brome et Shefford.Elle est représentée par l\u2019hon.sénateur Rufus Pope, conservateur, nommé en 1935.Résidence; Cookshire.L\u2019hon.Jacob NI COI,, représentant de la division Bedford an Conseil législatif.L\u2019hon.J.-E.OUELLETTE, représentant de la division De la Val-Hère an Conseil législatif.Feu l\u2019hon.sénateur Georges PARENT, de Québec, ancien représentant de la division de Kennebec au Sénat.L\u2019hon.sénateur Charles-B.HOWARD, qui représente la division de Sherbrooke à la Chambre Haute.¦fc\u2019Sf L\u2019hon.E.THERRIAULT, représentant de la division Kennebec an Conseil législatif.L'hon.L.-A.GIROUX, représentant de la division Wellington au Conseil législatif.L'hon.sénateur Donat RAYMOND, de Montréal, représentant de la division De la Valliére au Sénat.L\u2019hon.sénateur Rufus POPE, de Cookshire, représentant de la division de Bedford à la Chambre Haute.Pour Plus de Sécurité Sur La 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ANNEE 194$ Edition RnéeîM?\u2014 Pnîner Historique des Cantons de IT^st PAGE 8 X *3\"' ' /\u2022À|Ss Vi xii ,fci ¦i s «Sj il! ;« xi fi iinillU 11, 1llll B1 J K ANS DE PROGRÈS CONTINU «IttCCÈS ®\u20190*n*'> ^ViVA^\t«aYset S ^«crt-cM ^ \\aCot»Pa\u2018 ^ cowslottvltV\t^ cfc*A eic.e'c*\t_\tK \"CT ^ouq©' 0\t^\t^ PAGE 6 ANNEE 1943 Edition Spéciale \u2014 Cahier Historique des Cantons de l\u2019Est Le diocèse de .Sherbrooke Notes historiques.\u2014 Biographie de Mgr l'Evêque.\u2014 Le diocèse compte 167,669 habitants, dont 138,728 catholiques.101 paroisses et 19 missions.Les communautés religieuses d'hommes dans le diocèse sont au nombre de H, dont les Bénédictins, Clercs de St-Viateur, Congrégation de Sainte-Croix, Dominicains, Franciscains, Pères du Très Saint-Sacrement, Rédemptoristes, Frères de la Présentation, Frères de l\u2019Instruction Chrétienne et les Frères Maristes.IJ y » également 11 communautés religieuses de lemmes: Congrégation de Notre-Dame, Filles de la Charité du Sacré-Cocur-de-Jésus, Missionnaires de Notre-Dame-dee-Anges; Petites Soeurs de la Sainte-Famille; Servantes du Très Saint-Sacrement, Soeurs de l\u2019Assomption, Soeurs de la Charité (de St-Hyacinthe) Soeurs de la Présentation, Soeurs des SS.Noms de Jésus et de Marie, Soeurs du Précieux-Sang et Ursulines (de Québec).Erigé le 23 août 1874, le diocèse de Sherbrooke est, par le chiffre de sa population ,1e quatrième en importance de la province de Québec, n vient après les archidiocèses de Montréal et Québec et le diocèse de Chicoutimi.L\u2019année de #or.érection marqua une ère nouvelle pour la colonisation, un prodigieux essor dans le développement religieux et éducatif des Cantons de l'Est.Le 20 octobre 1874, le premier évêque du diocèse de Sherbrooke, Mgr Antoine Racine, sacré dans l\u2019église Saint-Jean-Baptiste de Québec, prenait possession du nouveau siège épiscopal.Parlant du premier titulaire du diocèse, M.le chanoine Michel Couture écrit que \u201cl\u2019oeuvre merveilleuse que Guizot attribue à just« titre aux évêques façonnant amoureusement la France de leurs mains, Mgr Racine, comme plus tard ses successeurs, l\u2019a reprise dans les marches réservées aux loyalistes anglais.Cette oeuvre la poursuivie avec une activité intelligente, un dévouement inlassible.Ce que fut l\u2019illustre Mgr Taché dans les lointaines prairies de l'Ouest, le premier évêque de Sherbrooke l\u2019a été aux avant-postes de l\u2019Est, dans la région neuve des Bois-Francs'\u2019.L\u2019élan donné par le grand pionnier Mgr Racine, son successeur, Mgr Paul Larocque le continua.Celui-ci monta sur le trône épiscopal en 18Ü3, l\u2019année de la mort de son prédécesseur.Il fut évêque de Sherbrooke de 1893 à 1926 et soua aon apostolique direction les oeuvres catholiques se multiplièrent dans le diocèse.Son Excellence Mgr Alphonse-Osias Gagnon de vénérée mémoire fut le troisième évoque de Sherbrooke \u2014 1926-1941.S.E.MGR P.DESRANLEAÜ L\u2019évêque actuel, Son Excellence Mgr Philippe Desranleau, eet né à Saint-SébasLen d\u2019Iberville, le 3 avril 1882.Ordonné prvtre le 26 juillet 1909, il est li-eencié en théologie, docteur en philosophie, docteur en droit canon.Elu évêque de Sala et coadjuteur de Sherbrooke avec droit de succession, le 13 décembre 1937, il fut consacré à Sherbrooke par Son Eminence le cardinal Villeneuve, ojn.i., le 24 février 1938.Il est évêque de Sherbrooke depuis le 13 février 1941.S.E.Mgr Philippe DESRANLEAU, quatrième évêque du dioeèse de Sherbrooke.Le diocèse s\u2019étend sur huit comtes.Voici comment se répartissent le* paroistes, missions et dessertes: Brome, 6 paroisses et 4 dessertes; Compton, 18 paroisses et 1 desserte; Frontenac, 11 paroisses et 3 dessertes; Richmond, 11 paroisses, 2 dessertes; Shef-ford, 7 paroisses, 2 dessertes; Sherbrooke \u2014 dans la ville, 10 paroisses; dans le comté, 5 paroisses et 2 dessertes; Wolfe, 18 paroisses et 1 desserte; Stanstcad, 15 paroisses et 4 dessertes.La population totale du diocèse de Sherbrooke est de 167,669 habitants, dont 138,728 catholiques et 28,941 non-cathoiiqucs.Le diocèse compte 243 prêtres séculiers, 61 prêtres réguliers, 69 séminaristes, 277 frères, 1,428 religieuses, 24,984 familles de langue française, 598 familles irlandaises, 18 familles anglaises et 33 familles d'autres nationalités, formant un total de 25.633 familles.PLUS DE 100 PAROISSES D'après les statistiques contenues dans le Canada Ecclésiastique, édition de 1043, il y a 101 paroisses dans le diocèse de Sherbrooke, 19 missions, 109 églises et chapelles, 1 Séminaire de théologie, un petit séminaire, 72 couvents et académies, 2 écoles ménagères régionales, 3 écoles normales, 3 hôpitaux, 1 orphelinat pour Jeunes garçons, 2 asiles pour orphelins et vieillards, 2 crèches, 7 noviciat» et postulats et 615 écoles catholiques.OFFICTALITE DIOCESAINE Mgr O.-Z.Letendre, P.A , est vicaire-général du diocèse.L'officialité diocésaine est composte comme suit: official, Mgr Letendre; vice-official, M.le chanoine Ira Bourassa; chancelier, M.Irénée Pinard; notaire, M.Antoine Samson; promoteur de la justice.M.le chanoine Victor Vincent; vice-promoteur, M.le chanoine Michel Couture; défenseur du lien, M.le chanoine Vincent.Le chancelier et secrétaire de la curie est M.Pinard, tandis que M.A.Samson est assistant-secrétaire.M.Edouard Noè] est archiviste et bibliothécaire.Les juges synodaux sont: Mgr J.-E.-.M.Vincent, P.D., MM.les chanoines Arsène Goyette, Joseph Veilleux et Arthur Lemay; MM.Emile Gervais et Rosario Moi» San.Les examinateurs synodaux sont MM Ijéon Bouhier, Henri Desève, Arthur Robidas, Age-nor Turcotte, Hor.orio Carlos et Hormisdas Morin.MM.les Curés consulteurs sont Mgr L.-N.Castonguay, P.D., Mgr Arthur Bonin, P.MM.les chanoines C.McGee et Alfred Chassé, MM.Dolor Biron et Léonidas Adam.La commission diocésaine de chant sacré et de musique religieuse compte six membres*; M.le chanoine I.Bourassa, le R.P.Chouinard, o.s.b-, M.Lorenzo Ferland, M.Maurice OBready, diplômé de l'Institut grégorien de Paris, M.Herve Bergeion, diplômé de l\u2019Institut grégorien de Montréal, et M.Paul-Emile Letendre.La commission diocésaine du cinéma compte les quatre membres suivants: MM.Eustach» Breault, Pierre Labrecque, Liguori Letendre et Hermann Morin.Mgr O.-Z.LETENDRE, P.A., vicaire général du diocèse.L\u2019ACTION CATHOIJQUE Mgr Letendre est aumônier général des associations d'action catholique.Voici les noms de ces associations et de leurs aumôniers: Jeunesse agricole catholique (JAC), M.Eustache Brault ;Jeunesse étudiante catholique (JEC).M.Eugène Foley; Jeunesse indépendante catholique (JIC), M.Victor Dupuis: Jeunesse ouvrière catholique (JOC),M.Léon Drapeau; Ligue indépendante catholique (LIC), M.Irenée Pinard; Ligue ouvrière catholique (LOC), M.Léon Drapeau.Le R F H.Levagseur, c.ss.r., est directeur diocésain de la Ligue du Sacré-Cœur, tandis que M.Eugène Foley est directeur de la Croisade eucharistique et que M.Zoél Fréchette est supérieur du Centre national de i\u2019Archiconfrérie de Notre-Dame-des-Malades.Le R.P.Léo Boismenu, s.s.s., est directeur diocésain de la Confrérie du T.Saint-Sacrement; le R.P.Gilles Roy, o.p., est directeur diocésain de la Confraternité du Rosaire et le R.P.Boismenu est directeur diocésain de 1 Association des Prêtres Adorateurs.M.Léon-M.Lemay, de Coaticook, est directeur diocésain de l\u2019Union missionnaire du Clergé et de la Propagation de la Foi; M.Emile Gervais, d\u2019Ascot, est directeur diocésain de l'Oeuvre pontificale de la Sainte-Enfance et M.Irénée Pinard, chancelier de l\u2019évêché, est directeur diocésain de l\u2019Oeuvre pontificale de Saint-Pierre-Apôtre Ci-dessous les noms ue quelques oeuvres catholiques et sociales du diocèse et les noms des aumôniers: Scouts et guides catholiques, M.Henri Tremblay; Retraites fermées, R.P.H.Levasseur, c.ss.r.; Chevaliers de Colomb, M.Hermann Morin; Cercles Lacor-daire et Jeanne d\u2019Arc, M.Léonidas Adam; Oeuvres sociales féminines, M.P.-A.Bégin; Société diocésaine de colonisation, Mgr Letendre, président; M.Armand Malouin, secrétaire; Caisses populaires, propagandiste, M.Malouin.ORGA MS ATIONS PROFESSIONNELLES ,*»*»«¦»*»* Le diocèse compte plusieurs organisa- M.l'abbé Irenée PINARD, R D C.tiens professionnelles comme les Syndicats\tchancelier de l\u2019évêché, catholiques nationaux: aumônier diocésain, M.P.-E.Morin; l\u2019Association des Constructeurs des Cantons de l'Est: aumônier, M.Ib- m-mn Morin; l'Union Catholique des Cultivateurs :aumônier diocésain, M.Arm nd Malouin; Cercles des Fermières: aumônier diocésain, M.Edouard Comcau; Association des Voyageurs de Commerce :aumônier diocésain, M.Ubald Pouim.Le Chapitre du diocèse se compos comme suit: doyen, Mgr J.-E-M.Vincent; chanoines titulaires, Mgr Letendre, pénitencier; MM.J.-P.Pilette.J.-A.Bussière, J.-S.LaRocque, Charles McGee, Arsène Goyette, Victor Vincent, Michel Couture, Joseph Veilleux, Ira Bourassa et Albert Tétreault; chanoines honoraires, MM.S.Gervais, W.Larue, Léon Marcotte, Napoléon Codère, J.-A.Lemay, T.O'Neii, Alfred Chassé et Arthur Sideleau; protonotairc apostolique, Mgr Letendre; prélats domestiques, Mgr Vincent, Mgr Castonguay et Mgr Bonin; vicaire?forains, M.le chanoine Ira Bourassa, curé de la Cathédrale; M.J.-A.Robidas .urc de St-Edmond de Coaticook; Mgr A.Bonin, curé de Lac Mé-gantic; M.Léon Bon hier, curé de St-Patrice-de-Magog; M.Hormisdas Morin, curé de Valcourt M: J.-E.-M.Vincent, curé de Ste-Bibiane-de-Richmond; M.Agénor Turcotte, curé nv I«in acenre* nuivantM: II râleur* à rhuile aiit«»niat i«iue; Chauff«kurM iii^4*nni«|ueM «tout 4u* *e* aMPe«'t* n*a pa* «le *eeret* pour ¦i«iiim et nou* Momme* en meMiir«k de *ervir le pulilic* au pro-rata de *e* lieMoln*.ETAMAGE Non* non* «M*«*up4in* «leipui* plu* «le 7 nnn«¦«*»» «|«> rétamaae e# r«kiiaration «raeee**olre* de beur-r«*ri«» et fromaicerie ain*i «nie bidon* à lait «kt « réme pour eiiltivateur*.SERVICE ^lenthinnon* «le plu* «li««kr* travauv arti*tl«|ue* «le metauv en feuille*, et «le nombreu* travnuv «le «'ouverture et non* auron* eouvert le ehnmp «rnetlvlté* «le n«itre mal*on.lllnon* «'«\u2018pendant «tue non * attaehon* une lni|i«irtnnee primordiale nu *«*rv|ee.A Tentretlen, A In réparation et A la modlflentlon de* diver* appareil* e ehntiffn«c«* et «le phimberie.*ervlee né«*e**nlre plu* «|iie Jamai* en temp* de aurrre! C\u2019est en 1894 que feu Allen Russell Wilson fondait à Sherbrooke l'établissement de plomberie qui porte aujourd'hui son nom.Il ouvrait son humble boutique sur la rue Wellington.la transportant peu après à l'angle des rues Marquette et Frontenac et de là au numéro 9 de la rue Frontenac.Durant 20 ans la maison connut à ce dernier endroit des succès continus, qui nécessitèrent finalement une expansion telle que M.Wilson décida de construire l'édifice qu'occupe actuellement la compagnie au numéro 13 de la rue Frontenac.Il l'occupa en 1922 jusqu'en décembre 1929 alors que la mort est venue mettre un terme à sa carrière particulièrement bien remplie.La compagnie continua de fonctionner sous l'administration de la succession jusqu\u2019en 1934 alors que le président et gérant actuel, M.A.Felteau décida d'en a-cheter les intérêts.M.Felteau entrait au service de A.R.Wilson Limited en novembre 1912 et a toujours demeuré à l\u2019emploi de la maison jusqu'à ce qu'il en devint le président et le gérant.Cette importante institution emploie régulièrement un personnel de 25 employés, lequel est actuellement un peu réduit par suite des exigences de la guerre et de la grande difficulté de trouver de la main-d'œuvre spécialisée.L'histoire de A.R.Wilson Limited, peut se résumer en une phrase dont la direction et les employés sont particulièrement fiers.\u201cNous sommes au service de Sherbrooke et des Cantons de l'Est depuis un demi-siècle'': En Service Actif pour la défense du Canada.I ne «'b«»*e imiMirtc actii XL Shurtleff.Ci-dessous la liste des bâtonniers, trésoriers et secrétaires de 1914 à 193# inclusivement: Bâtonniers\tTrésoriers\tSecrétaires 1914\u2014Emile Rioux\tF.-S.Rugg\tArt.Gendron 1915\u2014C.-D.White\tF.-S.Rugg\tJ.Nicol\tj 1916\u2014Hector Verret\tF.-S.Rugg\tL.Forest 1917\u2014J.-P.Wells\tDorais Panneton j\tL.Forest 1918\u2014J.Nicol\tD.Panneton\tL.Forest 1919\u2014F.-S.Rugg\tD.Panneton\tL.Forest 1920\u2014J.-A.Leblanc\tD.Panneton\tL.Forest 1921\u2014W.-H.Lynch\tD.Panneton\tL.Forest 1922\u2014A.Tourigny\tD.Panneton\tK.-.A Wilson 1923\u2014L.Forest\tD.Panneton\tK.-.A Wilson 1924\u2014William Morris\tD.Panneton\tK.-.A Wilson 1925\u2014Hector Verret\tJ.-S.Couture\tK.-.A Wilson 1926\u2014D.Panneton\tB.-N.Holtham\tArmand Rousseau 1927\u2014J.-P.Wells\tJ.-P.Wolfe\tCésaire Gervais 1928\u2014Wilfrid Lazure\tJ.-P.Wolfe\tCésaire Gervais 1929\u2014J.-S.Couture\tJ.-P.Wolfe\tAlbert Leblanc 1930\u2014Firmin Campbell\tJ.-P.Wolfe\tAlbert Leblanc 1931\u2014Edouard Boisvert\tJ.-P.Wolfe\tAlbert Leblanc 1932\u2014Charles Mignault\tJ.-P.Wolfe\tAlbert Désilets 1933\u2014F.-S.Rugg\tH.O\u2019Bready\tAntonio Drolet 1934\u2014Emile Rioux\tH.O\u2019Bready\tHarry Grundy 1935\u2014Hon.J.Nicol, CJL.\tH.O\u2019Bready\tAshton Tobin 1936\u2014Césaire Gervais\tH.O\u2019Bready\tMaurice Delorme Les bâtonniers depuis 1937 ont été comme suit: 1937\u2014W.L.Shurtleff; 1938\u2014Albert Leblanc; 1939\u2014Armand Rousseau; 1940, B.-N.Holtham; 1941\u2014 Daim a Landry; 1942-Evender Veilleux; 1943\u2014J.C.Samson.LISTE DES JUGES Voici la liste des juges du district de Saint-François:\u2014 r.JOHN FLETCHER .- \u2014 .1824-1844 ROBERT-H.GAIRDNER .1844-1852 EDWARD SHORT .\u201e.1852-1871 M.RAMSAY .1871-1873 J.-S.SANBORN .1872-1877 MARCUS DOHERTY .E.\t-T.BROOKS .1882-1895 WILLIAM WHITE .-.1895-1904 F.\t-X.LEMIEUX .1898-1906 M.HUTCHINSON .1904-1920 PHIL.DEMERS .- -.1906-1910 A.GLOBENSKY .1910-1925 .CHARLES-D.WHITE \u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022« 1920- JOS.ARCHAMBAULT .1925-1933 HECTOR VERRET .«.1933-1943 La Cour du Magistrat a pour titulaires actuels les juges J.-H.Lemay et J.-Dalma Landry.Ils eurent pour prédécesseurs: MM.J.-S.Couture, H.-W, Mulvena, R.-P.Vallée et Georges-Etienne Rioux.\u2022 Les fonctions de protonotaire furent exercées tout d\u2019abord par une seul» personne pendant quelques années, puis le district de Saint-François devenant de plus en plus important, il y eut deux protonotaires.Voici une liste des protonotaires: C.Felton, W.Bell, Bell-Bowen, Beil-Short, Short-Morris, Short-Cabana, Cabana-Bowen, Cabana-Aylmer, Cabana-Genest, Genest-Fraser, Genest-Broderick, Broderick-Bachand, Leonard-Bachand et enfin C.-E.Bachand-Albert Désilets.Le Barreau du District de Saint-François compte présentement cinquante membres inscrits.C\u2019est le plus considérable des trois barreaux des Cantona de l\u2019Est, celui de Bedford comptant 13 membres et celui d\u2019Arthabaska 24 membres.Au nombre des avocats enrôlés sous les drapeaux depuis le début de ht guerre actuelle, on remarque Me Léonce Côté, Me Paul Desruisseaux, Me Antonio Drolet, Me Harry-E.Grundy, Me B.-N.Holtham, Me Douglas-S.Howard, Me Darcy Lynch et Me Hector St-Pierre.(Les notes qui ont servi à I* rédaction de cette esquisse historique oa# été fournies par lie Maurice Delorme.) ANNEE 1943 Edition Spéciale \u2014 Cahier Historique des Cantons de TEst PAGE 21 Æ £ PgIgvU de jfuâiice de SlienJwooJie, le tièye du liasisieau du dtiisUci de St-tyiGttçpiA L\u2019hon.juge Charles-D.WHITE, de la Cour Supérieure.Feu l'hon.juge Hector VERRET.de la Cour Supérieure, décédé le -+\u2022\t27 mai.1943.M.le juge J.-H.LEMAY.de la Cour de Magistrat.Me (Charles-Emile BACH AND.protonotaire conjoint.Le Dr J.-P.-C.LEMIEUX, shérif pour le district de St-François.Me Raoul GAGNE.recorder de la ville de Sherbrooke.M.le juge J.-Dalma LANDRi de la Cour de Magistrat.Me Albert DESILETS.C.R.Pratonotaire conjoint Me Hertel OBREADY.du Greffe de la Paix.Me Albert K1VAR1).Dépu té-protonot aire. PAGE 22 K.PANNETON.C.R., Né a Sherbrooke 9 juillet 1SH7.Etude* primaires, ecole des frères.Secondaires, collette Ste-Marie.Montreal et Séminaire de Sherbrooke.Cniversitaires a Laval de Montreal.Admis au barreau.6 juillet 1912.A toujours pratique à Sherbrooke: en société avec Me Edouard Boisvert a 19 kinit-ouest sous le nom Panneton et Boisvert.Conseil du Roi en 1926.Me Albert LEBLANC.C.R.avocat, a fait ses études classiques au Séminaire St-Charles>Borromee et au Séminaire de St-Hyacinthe.Fit ses études de droit a Pl'niverdité de Montreal, promotion de 1923.Exerce sa profession à Sherbrooke depuis 1921.Ex-bâtonnier du district de St-Françuiis.il fait partie de l\u2019etude Leblanc et Delorme.Me Wesley H.BRADLEY, avocat, membre de l\u2019étude lei:ale Rousseau.Howatd.Bradley, de Sherbrooke.Etudes secondaires à Bishops ainsi qu\u2019à PCni-versité MeCill.Membre de la Chambre de Commerce, vice-président de la \u201cSherbrooke Public Library\u201d.y Me William SHCRTLEFF, avocat, est un des plus vieux membres du Barreau du district de St-François, exerçant sa profession depuis plus de Ô0 ans.Conseiller Juridique de la ville de Coaticook.il fait partie de l\u2019étude Shurtleff et Bouchard.Me W.-H.LYNCH.C.R.de Sherbrooke, a l\u2019honneur d\u2019avoir ét \u2022 bâtonnier de deux districts; celui de Bedford et celui de St-François.Diplômé en droit de l\u2019I niversité MrLill.en 1*99, il exerça sa profession à Sweetshurn jusqu\u2019en 1919, alors qu'il vint s\u2019établir a Sherbrooke.Pendant plusieurs années, il fut l\u2019associé de feu Me J.-P.Wells.A été maire de Sweetaburi: et préfet du comté de Missisquoi.Me Jose h-P.ROY, C.R., avoca*.né a St-Aimé.Co.Richelieu.Etudes commerciales et industrielles hilinitue* a l\u2019academie locale des FF.Ste-Croix; secondaires au séminaire St-Hyarinthe.et do droit à l'I niversité Laval de Montreal, c'éricature chez Mtres Cresse et Descar-ries.Admis au barreau en 1902.Pratiqua a St-Hyacinthe.a Lac Megantir puis a Sherbrooke.De 1919 à 1912.conseiller iu-r'diqu** du Quebec Central, et depuis lors du Québec Central et du Canadien Pacifique a Sherbrooke.Nommé Conseil du Roi en 1936.Hon.Jacob NICOL, C.R.avocat, conseiller législatif.Président des f ies d'Assurances \u201cStanstead et Sherbrooke\u201d.\u201cMissisquoi et Rouville\u201d et \u201cSterling Insurance Co.\u201d Président de La Tribune Liée, de \u201cLe Nouvelliste Ltée.\u201d Editeur: \u201cLe Soleil\u201d, \u201cL'Evénement-Journal\u201d, directeur de plusieurs autres compagnies.Ex-bâtonnier du district de St-FrançoM.V ANNEE 1943 Edition Spécial»* \u2014 Cahier Historique des Cantons de l\u2019Est PAGE 23 MemLnei du liawveau de Me Antonio DROLET.C.R.major dan» l'armée active canadienne, est un ancien substitut du procureur de la Couronne pour le district de St-François.Etabli à Sherbrooke depuis 1951.il avait auparavant pratiqué sa profession a Lac-Méirantic.Me Césaire GERVAIS, C.R.substitut du procureur de la Couronne pour le district de St*François: ex-bâtonnier du même district: ministre des Travaux publics et des Mines en 1936; ancien avocat du Revenu provincial et de la Corn mission des Liqueurs.Etudes classiquej au Séminaire St-Charles-Borromée.Licen cié en droit de l'Université Laval en 1922 et admis au Barreau la même annee.Pra tique à Sherbrooke depuis.Fait partie de l'étude Gervais et Veilleux.Me Evender VEILLEUX, LL.L., B.C.L. et Gagné.Depuis 193.1 en société avec Me Desmarais.Recorder de la Ville de Sherbrooke depuis sept.1942.Me Frederick-S.Rugg.C.R.avocat, partenaire sénior de l\u2019etude legaU Rugg.Mignault, Holtham et Grundy.A fait ses études au Stanstead College et a l\u2019I'niversite McGill.Me Jean-Marc LAMRERTE.v avocat, pratiquant a Sherbrooke.Etudes secondaires au Séminaire de Quebec ; e* «.niversitaires à Laval de Québec.Admis iiU barreau en 1931.Pratiqua quelques années à Québec pour ensuite s\u2019associer à l\u2019Hon.J.-E.Perreault d\u2019Arthabaska.Professe présentement avec l>ouia-F.Cantin, ayant bureau légal à Sherbrooke.Me Louis-P.CLICHE.C.R.LL.L.B.S.c.l.Ex-maire de Megantic et de Ditchfield-Spalding.D.H.C.R.Chevalier de Colomb, Artisan Canadien français.Forestier Catholique ; Président Société St-Jean-Rap-tiste.secrétaire de la Chambre de Commerce.président Cie de téléphone de Woburn.directeur de Mégantic Transport.%-vocal au Barreau de St-Frarçoia.Etude légale a Lac Megantic.P.Q. PAGE 24 Edition Spéciak Cahier Historique des lantons de l\u2019Est ANNEE 1943 Memltoeà du fèaweau de St-fy\u2019vanqpil Me Harold GRUNDY.avocat.A fait «es etudes à la Sherbrooke Hiith School, a l\u2019Université Bishop et à rUniversité McGill.Admis a la pratique du droit depuis octobre 1930.Fait partie de l'etude Kukjt.Miirnault.Holtham et - KM enrôlé dan» la RUA F et a le grade de lieutenant de section.Me Paul-E.BRAZE A! , avocat.Ne a Windsor Mills en 1914.F^tu-dia au séminaire St-C*harles de Sherbrooke.a l'Universtité Laval de Québec et à l\u2019Université de Montréal.Licencié en droit de cette université.Admis au barreau en 1940.l'rattcue à Sherbrooke depuis à 5*a rue Wellington-Nord.Vie Gaston PKSMARAIS, avocat, résidant a Richmond.Membre de l'etude legale Gagne et Desmarais, de Sherbrooke et Richmond.Grand Chevalier du Conseil 1950 et membre du quatrième degre des Chevaliers de Colomb.Recorder d\u2019AsbeMos.Me Paul DESRUISSEAUX, avisât, actuellement en service actif.E-tudes à Sherbrooke.à l\u2019Université de Montreal, au Babson Institute et a TU-Diversité Harvard.Pratiquait a Sherbrooke.Me George MURPHY fils, avocat, a fait ses étud«*s l\u2019Academie St-Patrice.au Collège Loyola, à l\u2019Université Harvard, ou il suivit de» cours d'administration commerciale, et à la Faculté de Droit de l\u2019Université McGill.Reçu docteur en droit civil en 1936.Cléricature à l'etude Cook et Magee, de Montréal.Fit partie de l\u2019étude l>azure.Landry et Bouchard a Sherbrooke, puis fut pendant 5 ans a l'emploi de la firme General Steel Wares.Trésorier de la compagnie J.-S.Mitchell depuis novembre 1941.Me Léonce COTE, avocat, a fait ses etudes classiques au Séminaire St-Charles-Borromée et ses é-tude» de droit a l\u2019Université de Montréal.Admis a la pratique du droit en 1940.il fit partie de l'etude Desruisseaux, (ôté et Fortin, de Sherbrooke, jusqu'à son enrôlement dans l'armee active en 1942.Sert outre-mer dans l\u2019artillerie.Grade de lieutenant.Me Hector ST-PIERRE est assistant de l\u2019adjutant général de l'armée canadienne et a le grade de lieutenant-colonel.Après ses études classiques au Séminaire de St-Hyacinthe et quatre années de cléricature au bureau de Me Eugène St-Pierre, il était admis à la pratique du droit en janvier 1934.Fit partie de l\u2019étude St-Pierre et St-Pierre et s\u2019enrôla dans l'armée active en mars 1940 avec le grade de major, depuis lors il a été promu lieutenant colonel avec quartiers a Ottawa.Me Armand NADEAU, avocat et procureur pratiquant à Sherbrooke.Né à St-Agapit, comté de Lotbi-niêre en 1910.Etudes primaires, pensionnat Frerex de la Charité.Drummondvillc ; études secondaires Séminaires de Nicolet et St-Joseph des Trois-Rivières; universitaire» a l^aval de Québec.Admis au barreau le 21 septembre 1937.Pratiqua 2 ans a Trois-Rivieres.A Sherbrooke de 1939 a ce jour.Bureau: 62 Wellington-Nord.Me Benoit TURMKL avocat.Né en 1912 à Thetford Mines.F!-tudes a l'Académie de Sherbrooke et au Séminaire St-Uharles.Cléricature dans l\u2019etude légale Nicol.laizure.Landr>.Admis au barreau en janvier 1942.Pratique a Sherbrooke depuis.Bureau à H5a Wellington-Nord.dans l\u2019édifice \"Hi* Majesty\u201d.Avoeat de la Commission de* Liqueurs.Me Louis-F.CANTIN.avocat pratiquant à Asbestos et à Sherbrooke.Né à Tingwick.Etudes secondaires a St-Jean d\u2019Iberville.Etudes de droit a l\u2019Université McGill.Admis au barreau *n 1937.Licencié en sciences politiques d«* l\u2019Universlitt- de Montreal.En société ave< Me Jean-Marc Laliberté.Bureau: Asbestos et a Sherbrooke.Me Doug.-S.HOWARD.avocat, actuellement en service actif.A «tudie le droit a l\u2019Université McGill de Montreal et admis a la pratique du droit en 193K Membre du Y\u2019s Men\u2019s Club, de S.S.S.Club, du S.C.Club.Fait partie de la firme legale Rousseau, Howard et Bradley.Me S.-Marcel ROY.avocat résidant a Richmond.Etudia au Séminaire St-Charles-Borromée de Sherbrooke.aimai qu\u2019a l\u2019Université Laval de Québec, secretaire-financier des Chevaliers de ( olomh.C onseil 1950.Secrétaire de le Chamhre de Commerce de Richmond.Professe a Richmond depuis 1941. ANNEE 1948 Edition Spéciale «\u2014 Cahier Historique des Cantons de l\u2019Est PAGE 25 Quand le deuil vous frappe.Un nouveau service offert par la Compagnie de Frais Funéraires des Cantons de l'Est Au Salon mortuaire actueL situé à 139, rue King-ouest se sont ajoutés deux autres Salons, tous deux situés dans le même local, au centre de la A cause de l'exi-gui té des loge* ments de ville, l'ex* position des défunts à domicile devient une chose de plus en plus difficile.C'est pour obvier à cet état de choses que la Corn* pagnie des Frais Funéraires vient de mettre à la disposition du public ville, près du Parc Racine, numéro 22.de la rue Bail Ces salons, destinés à l'exposition des corps, comprennent une suite de pièces meublées, solariums, lesquels sont mis gratuitement à la disposition des familles des défunts.la suite d'apparte-ments meublés qu'elle vous invite à visiter.Une organisation telle que celle de la C o m p a gnie de Frais Funéraires des Cantons de l'Est est chose qui s'impose dans toute ville de l'importance de la cité de Sherbrooke.NOUVEAU LOCAL: 22 RUE BALL HISTORIQUE M, M.m L\u2019an des salons mortuaires dn nouveau local.La Compavate de Frai* Fanéralrea dca Cantons de l*Ëat tnt Incorporée par lettrea patentee» aona le arrand aeeau dn gouvernement de la province de Québec, le 8 février 1900, et commença «eft opératione le 1er mai de la même année.Son niène social eet aitué au numéro 139, rue King Oucat, Haute-Ville, Sherbrooke.File poftMède.depuia le 1er décembre 1919, une suc-curnnle à Coaticook, 225 rue St-Kdmond, sueeur-eale dont M.I.Ville-neuve eut le gérant local.Elle en poweéde une autre, depuis le 1er février 1932 à Magog, 7, rue Merry «tud, Muccur-aale dont M.I.ouin-Ho-bert Brien eat le gérant local.Le bureau-chef eat aoua la direetlon peraon-nelle de aoa fondateur, M.H.N.Brien, gérant général de In compagnie.L\u2019iufe des salles de famille du nouveau local* L* de de Frais Funéraires des Cantons de l\u2019Est met aujourd\u2019hui à 1» disposition du public les corbillards les plus modernes et les ambulances pourvues des plus récentes améliorations.N\u2019ATTENDEZ PAS.ASSUREZ-VOUS AVEC LA COMPAGNIE DE FRAIS FUNERAIRES DES CANTONS DE L\u2019EST Bureau .Principal 139, rue King-ouest H.N.BRIEN Gérant général Tél.735 -'tfxWS:; Nos ambulanciers de Sherbrooke et ceux de nos succursales sont diplômés de la St-John\u2019g Ambulance Association.QU\u2019UN MALHEUR VOUS ARRIVE ASSURANCES de $50.00, de $100.00 ou de $150.00 Succursale COATICOOK 225, rue St-Edmond Isidore Villeneuve Gérant local Tél.218 U, Koa4.tr.r N.BRIEN \u2022t Garant (tatral Succursale MAGOG 7, rue Merry sud L.Robert Brien Gérant local Tél.7M GERARD BRIE1V AMlataal-aéra.t «a barraa-rfcrf k Shrrkrookr.La Cie de Frais Funéraires des Cantons de l\u2019Est mmma \u2022 V-.; V U ROBERT BRIE* CdFOMt de In «ueenmale LA SEULE COMPAGNIE DE FRAIS FUNERAIRES DANS LES CANTONS DE VEST PAGE ag\tEdition Spéciale \u2014 Cahier Historique des Cantons de TEst ANNEE 194S Aperçu historique sur la ville de Sherbrooke Par Antonin Deslauriers, greffier de Sherbrooke Pour les fins de cet article, je diviserai mes réminiscences en deux périodes: la première période détendant de 1852 à 1919, année de mon entrée au service de la cité.Cependant, de 1852 à 1871, je n\u2019ai pu recueillir aucun renseignement muni-cip.il dans les archives pour la bonne raison qu\u2019il n'en existe pas à l\u2019hôtel de \u2022ville.Les vieux citoyens de Sherbrooke prétendent qu\u2019un incendie a détruit le bun-au de la municipalité et tout son contenu, vers 1869 ou 1870.De 1871 à 1919, en fouillant les procès-verbaux et les règlements du Conseil, pour en faire un index, j'ai fait des trouvailles assez intéressantes et parfois amusantes.Je vous en communiquerai quelques-unes.Je tâcherai de conserver, autant que possible, la chronologie des faits, afin de mieux suivre l\u2019évolution du développement de Sherbrooke, au point de vue municipal.En premier lieu, je soulignerai les événements historiques qui se sont produits avant 1852.LE FONDATEUR DE SHERBROOKE Par qui et en quelle circonstance Sherbrooke fut-elle fondée?Lors des Fêtes du Centenaire, en 1937, la Commission historique des Fêtes nous a appris que Gilbert Hyatt est le réel fondateur de Sherbrooke.Hyatt était un loyaliste américain qui quitta l\u2019Etat du Vermont en 1794, pour venir s\u2019établir aux Grandes-Fourches.C'est ainsi qu'on appelait la bourgade des rbénakis située au confluent des rivières Magog et Saint-François.Hyatt établit un moulin à farine sur les bords de la rivière Magog et utilisa pour la première fois, les forces hydrauliques du Magog.Les \u201cGrandes-Fourches\u201d de/inrent alors Hyatt\u2019s Mill.Sherbrooke était dans le temps, un poste de traite important où les Abé-II.ilus venaient échanger leurs fourrures pour de la nourriture.Nous aurions donc pu célébrer le centenaire de la découverte de Sherbrooke en 1894 sans nous exposer à la contestation de ce fait historique.En 1817, Shrbrooke reçut son nom de Sir John Coape Sherbrooke, gouverneur général du Canada, lors d\u2019une visite qu\u2019il fit à notre ville.En 1823, le gouvernement du Bas-Canada, fait de Sherbrooke le centre de l'administration de la justice pour les Cantons de l'Est.Jusqu'à cette date aucune trace d\u2019administration municipale.La première transaction immobilière fut faite à Sherbrooke, le 23 septembre 1837.comme l'atteste les archives du bureau d'enregistrement.C\u2019est cette année là que la Compagnie des Terres (British American Land Co.) annonça qu'elle donnerait le terrain nécessaire à tout industriel qui voudrait s\u2019établir à Sher-brooke On vit alors s'ériger sur la rivière Magog, plusieurs moulins à scie, des moulins à farine, c'est la naissance industrielle de Sherbrooke.\u2014 DE 1852 à 1919 \u2014 Passons maintenant à la période intéressante de 1852 à 1919.C\u2019est le cycle de l'organisation et du développement.Sherbrooke fut incorporée en village le 14 août 1852.A partir de cette année, nous trouvons dans les archives, des volumes contenant les règlements municipaux qui ont sans doute échappé à l\u2019incendie que je mentionne précédemment Je trouve en effet dans un règlement municipal passé en 1852, qu\u2019il sera obligatoire pour les propriétaires d'avoir 2 échelles sur leur propriété, en cas d\u2019mcendæ, ces échelles devant être munies de crochets à une des extrémités et être suffisamment longues pour atteindre le toit.Une amende de 20 chelins est imjiosée aux propriétaires qui ne ae conformeront pas à cette ordonnance.La même amende est imposée aux propriétaires qui n\u2019auront pas sur leurs dépendances, à la disposition des pompiers volontaires en cas d\u2019incendie, deux chaudières de trois gallons chacune.En cas de feu, la personne qui sera la première à raccorder son boyau à la pompe à feu, qui était sans doute actionnée par des fier-à-bras, recevra une ré-compense de 5 chelins.La même récompense sera donnée au citoyen qui arrivera le premier sur le théâtre de l\u2019incendie avec une tonne d\u2019eau.En 1852 également, le développement industriel de Sherbrooke prit un essor considérable lorsque le chemin de fer Grand Tronc prolongea sa voie de Saint-Hyacinthe à Sherbrooke.En 1866, Andrew Paton fonda la Paton Manufacturing Co., la première filature de laine au Canada et aujourd'hui la plus considérable .En 1867.les industries de Sherbrooke employaient trois cents employés.La population était alors d'environ 3.500 âmes.Trois quarts de siècle plus tard, en 1942.les manufactures emploient au-delà de 8.000 ouvriers avec une population de 37,269 âmes.En 1871, le chemin de fer Massawippi Valley Railroad, plus tard le Boston and Main\" et maintenant le Québec Central, atteint Sherbrooke.Le Eastern Townships and Kennebec Railroad, maintenant le Québec Central, commença de poser ses rails de Sherbrooke à Québec, et le St-Francis and Megantic International Railroad, maintenant le C.P.R., commença la construction de ses voies de Sherbrooke à Megantic.l/es renseignements qui suivront ont été puisés dans les procès-verbaux du Conseil II m\u2019a fallu assez souvent me servir d\u2019une loupe afin de défricher lea vieilles écritures européennes qui ressemblant bien plus à des hiéroglyphes qu\u2019à de la calligraphie.LE TELEGRAPHE A SHERBROOKE Le 19 juin 1871, le Conseil donne l\u2019usage gratuit d'une petite pièce adjacente a la salle du Conseil, à la Montreal Telegraph Company, qui y établit le premier poste de télégraphie à Sherbrooke.Profitant sans doute de la bonne humeur des conseillers, lors d'une séance du Conseil tenue le 2 octobre 1871, le secrétaire-trésorier demande la parole au maire et, tcut en se pinçant le nez, se plaint que l\u2019odeur \u201coffensive\u201d des viandes du marché, traverse le plafond et rend son bureau inhabitable.On réfère cette importante question d\u2019hygiène au comité du marché pour étude.Apparemment, le bureau municipal était situé dans la bâtisse du marché.I>a même année, le 16 octobre, les sympathiques conseillers du temps votent une somm?de $1,000 au maire de Chicago pour venir en aide aux victimes de la grande conflagration qui détruisit une grande partie de cette ville.En 1872, la population se fatigue de ne pas avoir l'aqueduc dans leur demeure.Un monsieur I.-C.Martel fait une proposition au Conseil pour établir un système d\u2019aqueduc.Le projet reste en panne.En 1872, il existait du chômage.Le 2 avril de cette année, afin d'aider au soulagement de ce problème, le Conseil étudie les possibilités d'acheter ou de louer une ferme pour y placer les indigents et ies chômeurs qui pourront y récolter une grande partie de leur nourriture.La protection contre l'incendie fait le sujet des débats au Conseil, le 21 août im, alors qu\u2019un règlement est adopté pour prohiber l\u2019érection de bâtisses avec murs extérieurs en bois dans certains endroits de la ville.Le débat le plus animé de cette période semble s\u2019être produit le 7 avril 187^ lors d\u2019une discussion pour l\u2019octroi des permis d\u2019hôtel et de taverne.Ces permii.dans le temps, tombaient sous la juridiction des municipalités.Un conseiller, H.H.-R.Beckett, étant retenu chez lui, le Conseil décide d\u2019aller siéger à sa résidence afin qu\u2019il puisse prendre part au débat.Les conseillers Griffith et Camirand refusent de se rendre chez monsieur Beckett et demeurent dans la salle da Conseil.Les autres se transportent au chevet du conseiller malade et décident do refuser toutes les demandes de permis.H est évident que la majorité deo Conseillers quittèrent ensuite la résidence de monsieur Beckett pour revenir dans la salle du Conseil continuer leurs délibérations, mais les anti-prohibitionnisted Griffith et Camirand étaient rentrés chez eux.Le 20 avril, ils votèrent contre l\u2019adoption des minutes de l\u2019assemblée tenue chez monsieur Beckett.Selon toute apparence, les conseillers du temps voyageaient aussi quelque* fois aux frais de la municipalité, puisque le 7 juillet 1874.on donna un congé au maire R.-D.Morkill afin de lui permettre de faire un voyage en Europe, mai* à ses frais, conclut la résolution.TRAVAUX DE DRAINAGE Le 3 août 1874, à la demande de monsieur W.-E.Ibbotson, pharmacien, et autres, le Conseil décide de construire le premier égout souterrain à Sherbrooke, «ir la rue Wellington.A la mémo assemblée on achète 20,000 pieds de madrier pour construire des trottoirs, au coût de $8.50 le mille pieds.J\u2019ignore si Le plafonnement des prix existait dans le temps.A son assemblée du 7 décembre 1874, le Conseil rejète une réclamation de monsieur E.-F.Walker, qui demandait d\u2019être remboursé pour la bière, les biscuits, et le fromage qu\u2019il avait fournis aux pompiers volontaires lors d\u2019un incendie qui eut lieu en octobre 1873.A la même assemblée, le Conseil adresse une requête à la Chambre des Communes et au Sénat réclamant une loi de prohibition.Il est inutile d\u2019ajouter que les conseillers Griffith et Camirand ont voté contre.La même année également, messieurs John Lawson Johnston et William Clark, venant d\u2019Angleterre, établissent une industrie sous le nom de Canadian Meat & Company, à Newington.Le Conseil leur accorde un octroi de $8,000 et une exemption de taxes de 20 ans.Cette industrie produit le thé de boeuf, connu plus tard sous le nom de Bovril.C\u2019est la première industrie du genre au Canada.CHARTE DE LA VILLE Le 10 juin 1875, Sherbrooke obtient une nouvelle charte qui l\u2019incorpore comme ville.Le 19 avril 1876, le Conseil accorde une franchise exclusive pour 25 ans à la Sherbrooke Gas Company.La Compagnie fournira le gaz aux citoyens à raison de $3.50 le mille pieds cubes.L\u2019usine sera établie sur la rue Wellington, entre le chemin de fer Grand Trunk et la rue Wellington.On volt encore la vieille usine en face du garage Webster, maintenant occupée par Brièr* et Bisson.La même année, le 4 juillet, Monsieur L.-A.Spénard, de Coaticook, obtient du Conseil un contrat pour l\u2019installation d\u2019un système d\u2019alarme à incendie.La réorganisation de la force constabulaire fut faite de façon radicale, le 7 août de la même année.Cette force qui se composait de trois hommes, a été congédiée et remplacée par trois constables provinciaux.La ville de Cornwall a trouvé un excellent moyen de combattre la variole.Elle expédie à Sherbrooke ses citoyens qui souffrent de cette maladie.Le 23 octobre 1876, le Conseil passe une résolution de protestation et l\u2019adresse au Conseil de Cornwall.Je ne sais pas si Æ Conseil du temps était élu à perpétuité, mais je trouve dans les minutes du 4 décembre 1876, que le Conseil décide que deux échevin* chaque année sortiront de charge.Le nom de tous les conseillers sera écrit sur des petits papiers.Ces papiers seront déposés dans un chapeau et le secrétaire-trésorier retirera du chapeau le nom des deux malheureux qui devront affronter de nouveau l\u2019électorat.De nouveau, le 25 juin 1877, le conseil fait valoir sa sympathie en votant une somme de $1,000 aux victimes d\u2019une grande conflagration à St-Jean, Nouveau-Brunswick, calamité qui a mis 20,000 personnes sans abri.Il y avait aussi des faillites dans ce temps-là et même les conseillers n\u2019échappaient pas à ce malheur.Le 5 février 1878, Téchevin C.-A.-E.Lefebvre devint insolvable et doit abandonner son siège au Conseil.LE COMTE DUFFERIN Au mois de Juillet 1878, de grandes réjouissances ont lieu à l\u2019occasion de la visite du Comte Dufferin, Gouverneur général du Canada.Cette visite coïncidait avec \u2019\u2019inauguration d\u2019un kiosque de fanfare érigé au pied de la rue Montréal.La fanfare Victoria fournit la musique.La même année, un nommé J.-H.Faucher fait une proposition au Conseil pour l\u2019établissement d\u2019un aqueduc.Aucune suite n\u2019est donnée à son projet, jusqu\u2019en 1880, alors que le Conseil passa une convention avec messieurs A -O.Granger et C.-E.Judson pour poser le gaz et l\u2019aqueduc dans la ville.De 1880 à 1887, rien dans les procès-verbaux n\u2019indique qu\u2019il se passa de* événements importants au point de vue municipal.En 1887, on fit l\u2019inauguration à Sherbroobe de l\u2019éclairage électrique des rues.Ce fut tout un événement.Le Conseil en entier et une grande partie des citoyen* assistaient à la démonstration donnée par la Royal Electric Company.On comprend l\u2019émerveillement des citoyens devant cette invention.Citons un passage du rapport du regretté J.-R.McGregor, surintendant du service municipal de l\u2019électricité, publié en 1928 et plus tard commenté par l\u2019ingénieur A.-C.Crépeau, dans une conférence prononcée devant les délégués du congrès des municipalités à Sherbrooke, le 6 novembre 1929.Ce rapport contient des faits historiques d\u2019une grande valeur, concernant la municipalisation de l\u2019électricité à Sherbrooke et que la plupart des citoyens ignorent.L\u2019ECLAIR AGE ELECTRIQUE Je cite: \u201cL\u2019éclairage électrique fut inauguré à Sherbrooke en 1887.à î\u2019ocoa-sion d\u2019une démonstration donnée par la Royal Electric Company qui installa un* dynamo dans une fabrique de corsets.L\u2019installation comprenait 3 lampes à arc placées aux trois intersections des rues les plus importantes de l\u2019époque.L* Sherbrooke Gas & Water Company détenait alors 1* franchise pour l'exploitation des services publics de la ville.Si l\u2019éclairage électrique des rues avait été alor* accueilli avec enthousiasme; il n'en fut pas ainsi pour l\u2019illumination des maisons.On semblait craindre le* méfaits de l\u2019électricité et ce n'est qu\u2019après une campagne d'éducation assez ardue et que la Compagnie eût fait à ses frais l\u2019installation complète ' %.* .' *\t¦ v _____ _____________ 11 ¦ -5 ' 4 - ' mËM ¦ Ss ¦ ¦ ; : s .* | m '-'y\t.\t- ¦4' * ¦i'-\u2019-o.*\u2022 >\tg\u2019,\u2019*» A V».\t4* mÊÊM.¦\t\u2022 A R1 K LE GRAND SEMINAIRE DES SAINTS APOTRES Edition Spéciale \u2014 Cahier Historique des Cantons de l\u2019Est ANNEE 1943 PAGE 31 Dans le Domaine du Meuble assortiment complet de meubles de toutes sortes Mobilier* de chambre à coucher Mobiliers Chesterfield \u201cKroehler\u201d Divans-Studios \u201cSimmons\" Ameublement de salle à manger Mobiliers de cuisine Poêles au bois ou combinés \"Clare Bros\" Poêles électriques \u2018Westinghouse'\u2019 Tapis et carpettes des meilleures marques Radios \"Westinghouse\u201d et \"Northern Electric\u201d Réfrigérateurs électriques \u2018Westinghouse\" Lampes de toutes sortes Meubles décoratifs, meuble* de style Rtc., etc.\u2022y .\u2022 uàC 'y' -y*** {¦ Un nom qui s\u2019impose à Sherbrooke : Leyesque Limitée! Une entreprise jeune qui va de l\u2019avant / Etablie il y a à peine huit ans, la maison Lévesque Limitée connaît déjà un très brillant succès grâce au souci de ses dirigeants de servir la population de Sherbrooke et de la région avec toute la diligence, la courtoisie et la probité auxquelles elle a droit.Cette entre-prise est essentiellement canadienne-française, et son capital entièrement sherbrookois.Son personnel bilingue se tient à la disposition du public en tout temps.K & \u2022s ^ÉBs* Malgré les conditions difficiles créées par la guerre / Le commerce en général a beaucoup souffert des conditions nouvelles créées par la guerre, et le commerce du meuble n'en a pas été exempt Cette situation n'est que temporaire cependant et notre pays connaîtra des jours de paix et d'abondance lorsque nous aurons réduit l\u2019ennemi.Quelles que dures que soient les conditions actuelles il nous faut cependant nous y adapter, car elles sont absolument nécessaires à la poursuite victorieuse de la guerre.Grâce à notre politique d'achat bien dirigée, nous sommes encore en mesure cependant de vous offrir un très beau choix dans presque toutes les lignes d'ameublement, et nous vous Invitons très cordialement à venir faire votre choix chez Lévesque Limitée, si vous meublez un nouveau foyer ou si vous renouvelez le mobilier de l'une ou l'autre des pièces de votre logis actuel ffiÊÉ Srf^ ~ >*v \"y 5 VOTRE SATISFACTION \u2014 NOTRE BUT * .M S .20, rue Wellington-Sud \u2014 Téléphone 2722 Edition Spéciale \u2014 Cahier Historique des Cantons de l'Esfc ANNEE IMS PAGE 32 Historique du Séminaire Saint-Charles-Borromée Le Séminaire St-Charles-Borromée fut fondé le 30 août 1875 par un décret de 1 Ordinaire, mais dès 1855, Mgr J.-C.Prince, premier évêque de Saint-Hyacinthe, avait compris toute l\u2019importance d\u2019une maison d\u2019éducation dans le district de St-François pour le \u201cbien de la religion et l\u2019éducation de la jeunesse d'isseminée dans ces cantons\u2019\u2019.Dans une intéressante plaquette \u2014 qui sert de base à la présente esquisse historique \u2014 M.le chanoine Michel Couture, vice-supérieur du Séminaire St-Charles, rappelle que Mgr Prince promettait, le IX janvier 1855.à M.l\u2019abbé A.-E.Dufresne, missionnaire à Sherbrooke, \u201cde donner a l\u2019Institut littéraire de Sherbrooke, pour l\u2019enseignement supérieur des lan-gueà française .anglaise, grecque et latine, le terrain de l\u2019ancienne église catholique de la susdite ville de Sherbrooke.\u201d L\u2019Institut littéraire fut reconnu civilement par la Législature et l\u2019acte d\u2019incorporation fut sanctionné le 5 mai de la même année.Le \u201cregistre des actes religieux et civils de la Mission St-Michel de Sher-brooke\u2019\u2019 fournit les détails suivants sur la proclamation de la bénédiction du collège: \u201cLe 8 novembre 1857, à la suite d\u2019une instruction sur la Propagation de la Foi, prêchée dans les deux langues par Mgr l\u2019évêque de Vancouver (Mgr Modeste Demers) et après le salut solennel et la bénédiction du Saint-Sacrement, Nous avons également béni le nouveau Collège catholique de Sherbrooke, reconstruit en brique sur l\u2019emplacement et à la place de la première chapelle en bois qui avait servi de maison d\u2019éducation pour les garçons depuis la construction de l\u2019église actuelle jusqu\u2019à l\u2019époque de sa destruction par un incendie accidentel survenu le 29 août de la présente année 1857.Ce nouveau bâtiment, au coût de $1,200 environ, payés par les souscriptions volontaires du Clergé canadien en général et des citoyens de la ville en particulier, est aussi en brique à deux étages, de\t50 pieds sur 30 et se\ttrouve prêt à\tla continuation\tdes classes enseignées par\tMM.C.Blanchard et\tG.Brown, ecclésiastiques de\tce\tdiocè- se, sous la direction de M.A.-E.Dufresne, pasteur du lieu.\u201d Cependant, le nom d\u2019institut littéraire n\u2019agréait pas à tous.Certain* proposèrent de le remplacer par celui de \u201cCollège St-Michel\u201d; d\u2019autres préconisèrent celui de \u201cCollege St-Patrice\u2019\u2019.Finalement, on choisit le nom de \u201cCollège de Sherbrooke\u201d, lequel fut reconnu officiellement par la Législature le 27 mai 1857.Il s'ensuivit une période d'hésitation et de tâtonnements, mais l\u2019année 1861-62, comme le souligne M.le chanoine Couture, marqua un regain de vie sous la direction des MM.\tdu Séminaire de St-Hyacinthe qui\tavaient accepté\tla\tdirection pour un an à\ttitre d\u2019essai.\u201cC\u2019était\tune dernière\ttentative avant\tla\tdispa- rition graduelle\".Mgr Joseph Larocque, successeur de Mgr Prince, écrivit à la fin de juin 1863: \u201cIl faut aviser à temps à faire administrer sous un nouveau mode le Collège de Sherbrooke\u201d.L\u2019existence réelle du premier collège sher-brookois se terminait en 1863.Le titre officiel cependant était conservé et, sous ce nom, était ouverte et se maintenait une sorte d\u2019école-modèle qui abrita une moyenne de cent élèves annuellement.\u201cCe fut le berceau où PRIT NAISSANCE EN SEPTEMBRE 1875 LE SEMINAIRE ACTUEL\u201d.En 1874, Sherbrooke était érigée en diocèse et Mgr Antoine Racine, sacré en l\u2019église St-Jean-Baptiste de Québec, prenait possession du nouveau siège épis-oopai le 20 octobre de la même année.Son premier acte fut de fonder un séminaire diocésain.Le 2 janvier 1875, il écrivait: \u201cTelle est la résolution que nous avons prise pour rencontrer le voeu général qui demande des études fortes et sérieuses pour le commerce et l\u2019industrie et dans le but, surtout de choisir et de préparer des sujets qui puissent un jour servir l\u2019Eglise naissante de Sher-brooke\".Le 30 août 1875, un décret de l\u2019Ordinaire érigeait le Collège industriel de Sherbrooke en \u201cséminaire diocésain\u201d.\u201cNous donnons, dit le document officiel au Séminaire pour patron et principal protecteur, saint Charles-Borromée, sous le vocable duquel sera dédiée la chapelle du Séminaire\u201d.Les membres du premier personnel du Séminaire étaient les suivants: Mgr Antoine Racine, évêque et supérieur; le Rév.J.-B.'Ponton, directeur des séminaristes et procureur; le Rév.Girard, directeur des élèves; et quatre séminaristes comme surveillants et professeurs.L\u2019entrée des classes se fit le premier septembre 1875 et le 4 octobre plu* d\u2019une centaine d\u2019élèves se réunissaient dans la chapelle qui venait d\u2019être terminée.Feu Mgr Osias Gagnon, évêque de Sherbrooke, était au nombre des élèves de la première année.L\u2019année 1876 est marouée par l\u2019ouverture du pensionnat et \u201cle port obli- gatoire du costume le dimanche\u201d.Le Séminaire s\u2019affiliait à l\u2019Université Laval en 1878 et présentait, au mois de juin suivant, ses premiers rhétoriciens aux épreuves du baccalauréat.En 1879, il était \u201cincorporé\u201d par un acte du Parlement provincial.Dix ans~pTus tard, en 1889.quelques professeurs achètent deux acres de terre et une maison sur les bords du lac Webster, à 11 milles de Sherbrooke, dans le but d\u2019y aménager un chalet et d\u2019y ériger une chapelle rustique.Cest là l\u2019origine de la Villa Montjoie, près du lac qui porte aujourd'hui le même nom, endroit de villégiature pour les membres du personnel et lieu d\u2019excursion annuelle pour les élèves de philosophie.Le 30 décembre 1897, un incendie détruisit la majeure partie de l\u2019immeuble du Séminaire.Ce fut une perte matérielle très considérable, mais elle permit néanmoins \u201cde reprendre l\u2019oeuvre de construction d\u2019une façon plus régulière, et surtout de rebâtir un édifice homogène à l\u2019aide de matériaux incombustibles\".Subséquemment, deux ailes à l\u2019épreuve du feu ont été ajoutées au corps principal: l\u2019aile droite en 1911, consacrée surtout aux classes, et en 1928, l'aile gauche servant plus spécialement au logement des professeurs.L\u2019architecture de la façade, d\u2019une longueur de 340 pieds, est définitivement complétée.Il ne reste de l\u2019ancien immeuble qu\u2019un seul pavillon.Les locaux actuels peuvent loger un maximum de 500 élèves.\t.\" Comme Mgr Racine n\u2019a été officiellement que trois ans supérieur du Séminaire et que le pensionnat n\u2019a été ouvert qu\u2019en 1878, on considère généralement M.Pierre Girard comme premier supérieur du Séminaire St-Charles.Il exerça ces fonctions de 1878 à 1888.Voici les noms de ses successeurs et les dates de l\u2019exercice de leurs fonctions: J.-H.Roy, 1888-89; Mgr P.-J.-A.Lefebvre, 1899-1909, 1918-29; M.Osias Gagnon (Mgr) 1909-18; Stewart Cain, 1929-30; M.le chanoine Victor Vincent, 1930-39; M.le chanoine Arthur Sideleau 1939- S\u2019il y a eu d\u2019immenses changements dans l\u2019édifice du Séminaire depuis le début, il y en a eu aussi dans le personnel, dans la préparation des professeurs et dans l\u2019enseignement donné aux élèves.Au lieu de la demi-douzaine de membres du début, le personnel enseignant du Séminaire compte maintenant 61 membres, dont 46 prêtres, 8 frères et 7 laïcs.Non seulement le personnel s\u2019est grandement accru, mais il a modernisé ses méthodes tout en se perfectionnant lui-même.Lors du grand conventum de 1938, M.le chanoine Vincent disait que l\u2019éducation religieuse occupe la première place et est donnée de façon à \u201cne pas produire un simple ornement de l\u2019esprit, mais bien à informer chacun des actes de la vie\u201d.Pour mieux assurer et garantir cette formation religieuse, le Séminaire a un directeur spirituel dont c\u2019est \u201cl\u2019unique occupation et préoccupation\u201d.Le Séminaire s\u2019emploie aussi avec ténacité à faire l\u2019éducation nationale des jeunes.Pour ce qui est de la formation scientifique, \u201cles programmes ont été refaits et adaptés aux besoins nouveaux.Les sciences, surtout les sciences mathématiques et les sciences naturelles, ont été réparties sur les sept années du cours classique.De nouveaux laboratoires ont été créés de toutes pièces, ce qui permet aux élèves de faire leurs propres manipulations, manipulations individuelles, personnelles\u201d.Le supérieur ajoutait que les professeurs \u201csont officiellement qualifiés**; ce sont des licenciés ès Sciences, des diplômés des universités européennes et canadiennes.Dans le domaine philosophique aussi, les professeurs sont des docteurs et diplômés des universités romaines.11 en va de même pour l\u2019enseignement des lettres, qui est donné par des licenciés diplômés des universités européennes et canadiennes.L\u2019enseignement de l\u2019histoire n\u2019est pas négligé, non plus que la formation artistique.Quant à l\u2019anglais, les méthodes d\u2019enseignement ont gagné en efficacité.\u201cPlus d\u2019heures par semaine sont consacrées à l\u2019anglais, surtout durant les premières années du cours classique\u201d.Le Séminaire a mis sur pied une académie anglaise: \u201cEnglish Debating Society\u201d.Le Séminaire a aussi donné une impulsion nouvelle au cours commercial en engageant comme professeurs deux laïcs de l\u2019extérieur.Il accorde également une place à la culture physique et les Instructeurs possèdent leur diplôme de professeur en gymnastique.A l\u2019automne de 1942, les autorités du Séminaire ont pris une initiative extrêmement importante pour l\u2019orientation professionnelle des élèves.Elles ont commencé l'usage d\u2019un dossier cumulatif indiquant l\u2019état civil de chaque élève, des notes sur sa fréquentation scolaire, les résultats des tests scolaires, des tests d\u2019aptitudes intellectuelles, des tests mentaux, etaw Le dossier contient aussi une fiche médicale, l\u2019histoire médicale de l\u2019élève, etc.Il fait mention de sa personnalité, de son comportement, des conseils d\u2019orientation qu\u2019il a reçus, de ses initiatives scolaires et extra-scolaires, des aspirations qu\u2019il a manifestées et de ses notes scolaires.Tout cela facilite le travail des recherches et permet une enquête plus minutieuse.Pour l\u2019année 1942, le nombre des élèves s\u2019établit à 542, dont 316 pensionnaires, 154 quart-pensionnaires, 66 demi-pensionnaires et 6 externes.La plupart des élèves sont originaires des Cantons de l\u2019Est, mais il en vient aussi d« toutes les parties de la province de Québec et de plusieurs centres de la Nouvelle-Angleterre, notamment du New Hampshire, du Maine, du Massachusetts et du Rhode Island.¦¦ .v % ' y Mm * ÉH1I * * .' y '\tt/.'\t.\t.m ¦¦ .\u2022\u2022 ys .¦ :: mESm&î **.¦ **¦ 'm.» 9 LE SÉMINAIRE SAINT-CHARLES-BORROMÉE ANNEE 1943 Edition Spéciale ; Company, à Hull, puis de nouveau à Crabtree pour la Compagnie Howard Smith Paper Mills.En 1929.il fut transféré a Windsor Mills pour la C anada Paper Company en qualité surintendant puis de surintendant uénéral.Est aussi président de la Compagnie Sheer Silk Hosiery Mills de Sherbrooke.J.-EDGAR-M.GENEST.Président de \u201cLe Fil National Limitée\u201d, directeur du \u201cSheer Silk Hosiery Mills Ltd\u201d.Né à Sherbrooke, le 19 août lhh3, fils de Charles-O.Genest, cpicier en tiros et de Célina Roberjre.Etudia chez les Frères du Sacré-Cœur ainsi qu\u2019au séminaire St-CharleA-Borromée.a Sherbrooke.Débuta chez Codère et Fils Ltee.en 1900 et fut -uccessivement a l\u2019emploi d«* la banque des Cantons de l\u2019Est, de C.-O.Genest et Fils Ltée.de St-Lawrence F'Iour Mills, pour devenir president de \u201cLe Fil National Limitée\u2019\u2019 en 1941.UNE ENTREPRISE (apt.Claude GENEST L « C A (A) i ircctcur et gerant général de \"Le Fil National Limitée\u201d, du regiment des Fusiliers de Sherbrooke, attache aux quartiers-x:en«rau\\ de la Septième Division.Ne a Montreal, le 1er niai 1916.il étudia au Mont St-Louis, au Collèire Loyola ainsi qu'a l\u2019C-ni\\ersite de Montreal, ou il suivit des cours de recie administrative.Parfait bilingue il eut l\u2019honneur de représenter le ( olleire Loyola en Anpleterre lors du couronnement du roi George VL II est l\u2019unique fils de M.J.-Edgar-M.Genest.président de !a C ompagnie.CHENIER PICARD Nntaire et financier.Directeur de \u201cLe Fil National Limitée\u201d President de \"Sherbror»-! ke Trust C«\u201c, directeur de \u201cCanadian In-'\ttei national Paper Company, de la Cie d'Assurance \u201cLa Prévcf ance*\u2019.de la \"Eastern Townships Produce Ltd.: direc-! teur et trésorier de \u201cManganese Steel 1 ( nstings Limited, directeur et secretaire ! de la Sherbrooke Real Estate Co., secrétaire de Howard Bienvenue.Inc.Naquit a I Motion, comté de Wolfe, le 14 juillet 1*M, | fils de Jacques Picard, notaire et député du comte de Wolfe a (|uebec «»t d\u2019Orpha Généreux.Etudia au college Ste-Marie de Montreal et au séminaire St-Charles Bor-rornée de Sherbrooke et a l\u2019Lniversité La-| 'al de Québec.Admis a la Chamhre des Notaires en 1907.AUX DEBUTS PROMETTEURS Le bureau de direction de: \u201cLe Fil National Limitée\", entrevoyant les magnifiques possibilités d'expansion que pouvait connaître dans la région l'industrie du fil.a posé un premier geste dans l'établissement de cette compagnie à Sherbrooke, en achetant, en 1910 la manufacture \u201cLe Fil Idéal\" entreprise qui possédait un champ d'action et un marché assez intéressant.Il fut décidé que la nouvelle compagnie aurait son usine et son bureau-chef dans la ville même de Sherbrooke, et c'est dans une bâtisse d'une superficie et d'une capacité de production cinq fois plus grandes que commença à fonctionner en 1941 l'usine connue depuis sous le nom de \u201cFil National Limitée\" ou \u201cNational Thread Limited\".Equipée de la façon la plus moderne et bénéficiant d'une main-d'œuvre spécialisée sous l'habile direction technique de >1.1.L.Hébert dont l'expérience dans la fabrication du fil remonte à 40 années, le \u201cFil National Limitée\", se spécialise dans la fabrication du fil en petites bobines, du fil à chaussures, ainsi que du fil en cône.Elle s'est de plus adjoint les services de M.O.St-Arnault.comme teinturier qui peut faire bénéficier la compagnie d'une précieuse expérience de 40 années acquise dans l'industrie de la teinturerie.Etablie sous de si heureux auspices, la compagnie \u201cLe Fil National Limitée\" ne devait pas tarder à connaître des succès précoces, et déjà l'on peut entrevoir, après trois années à peine d'existence, qu'elle jouera un très beau rôle dans la vie industrielle et commerciale des Cantons de l'Est.Al RK1.1KN NOEL Avocat, comptable agrée.profes«eur a l\u2019Ecole des Hautes Etudes commerciales de Montreal.Directeur de \"Le Fil National Limitée\u201d.Ne a St-Fcrdinand.Co.de Mégantic.le 16 septembre 1904.fils du Dr l.-n intention.Monseigneur, et que vous veuilliez bien m'employer, j\u2019irais à Qu >vc et a Montréal pour implorer l aide des différentes communautés religieuse» et des personnes charitables .et je suis convaincue que j'en obtiendrais Une somme considérable .\u201d Mme Felton reçoit l'approbation de l\u2019Archevêque et se met au travail.Elle ne ¦cueillit qu\u2019une centaine de livres sterling.Pour ajouter aux difficultés pécu-m-i res, Sherbrooke est vers ce même temps séparée du diocèse de Québec et annexée au nouveau diocèse de St-Hyacinthe.SOEURS DE LA CONGREGATION DE NOTRE-DAME M.Dufresne avait obtenu en 1854 un octroi du gouvernement au montant de S'idO mais ce n'est qu\u2019en 1857 que l\u2019institution est solennellement ouverte |>ai Mgr Prince, évêque de St-Hyacinthe, et que la direction en est confiée aux Dimes de la Congrégation de Notre-Dame.Les trois premières religieuses sont le» RR.SS.St-Louis, supérieure, St-Irénée et St-Athanase.Ce n'est que le 5 bcilI 1865 que la propriété de l'établissement est cédée à la Congrégation de Dotre-Dame par Mgr Jos.I^irocque, par acte devant Me L.Taché, notaire pubüc, è .»t-Hyacinthe.Mais revenons un peu à 1854.Cette année-là Sherbrooke est séparée du canton d'Ascot pour fin scolaire.Les catholiques d'alors n'ayant pas d\u2019écoles euti \u201cs que les écoles protestantes et anglaises où envoyer leurs enfants, décident d \u2022 i:re valoir leurs droits en demandant qu\u2019au moins dans l'école construite dans la uute-ville par la compagnie des Terres, l'enseignement fut donné plus e« conformité avec leurs besoins.Le bureau des commissaires, alors exclusivement protestants, fait la sourde oreille à ces justes revendications.Ne pouvant obtenir ce qu\u2019ils veulent de ces derniers les catholiques réfèrent la question au surintendant de .instruction publique, le docteur Meilleur, qui après avoir entendu les argu-jnients des deux partis en présence donne gain de cause aux catholiques.On fut donc forcé d'engager une institutrice capable d\u2019enseigner les deux langues.Mais |>our une raison ou pour une autre, l\u2019école ne donna pas encore satisfaction.PREMIERS COMMISSAIRES CATHOLIQUES ,\tLànnee suivante, 1855, pour la première foi», deux Canadiens août élus commissaires.Ce sont MM.Eugene Lefebvre et Henri Camirand.C\u2019est là un grand i>a» de fait eu vue de l'amelioration d\u2019une situation qui devenait intenable.(Une des premières démarches qu\u2019entreprirent les deux nouveaux commissaires (tut d'obtenir de leurs collègues protestants une petite salle dans l'école de la tiaute-ville et une inaitresse spécialement chargée de l'enseignement du français.JNou »an» luttes, ils obtinrent a titre d'essai, ce qu'ils demandaient.Le succès de Cette t lasse dépendait énormément sur la personne choisie pour la dirigée.Ce f'j-, Mlle Luce Dufresne, soeur du Grand Vicaire, qui en fut chargée.Sa Ciusse eut un tel succès qu'à leur visite de Noel les commissaires décidèrent de mettre la ,allo la plus spacieuse à la disposition de Mlle Dufresne.Plus que cela, après doux ans, on livra toute l'école aux Canadiens français.Mlle Dufresne resta au poste pendant 15 ans, puis fatiguée, elle demanda d'être remplacée.Les écoles du quartier Est et du quartier Nord eurent un commencement analogue a l\u2019école du centre, c'est-à-dire qu'après avoir été établies pour 1* Ixipulation anglaise elles finirent par être fréquentées en grande partie par le» catholiques.ECOLES SEPAREES La situation resta telle jusqu'en 1876 alors que quelques notables de la Ville au nom de leurs coreligionnaires proposent à Mgr Antoine Racine la Séparation des écoles d'après le mode adopté à Québec et à Montréal.Monseigneur V1 qmesce et l'on s'adresse immédiatement à la Législature pour obtenir lea pohvoirs nécessaires qui sont bientôt accordés.H résultat de cette entente qua l'on aartagerait également les propriétés scolaires entre les deux dénominaliona Religieuses, chacune d'elles devant jouir de ses taxes scolaires.Quant aux propriété» neutres, telles que compagnies, etc., les taxes perçues seraient divisées au pro rata du nombre des enfants; de la séparation déooula aussi la création d\u2019un Jjineuu de» commissaires pour les écoles catholiques.A partir de ce moment on «ou» ta te une louable émulation entre les deux bureaux de commissaires pour la txmstruction de bonnes écoles.COMMISSION SCOLAIRE CATHOLIQUE La première élection de* commissaires catholiques eut heu le 12 nvara (lim H en voici le résolut; Président; M.G.-E.Rioux, magistrat de district, puis (MAI H.-C.Cabana et L.-C.Bélanger, avocaU, Wm.Murray et C.-A.-E.Ijefebvre, Commerçants.Le secrétaire-trésorier était M.Elisée Noël.àous la sage administration de ce bureau, lea quartiers est, nord et centic y-' pourvus de belies écoles eu briques.A partir de 1855, année où les catholiques eurent leurs premiers represen-Unts dans la commission scolaire, jusqu'en 1876, année de la séparation, les catholiques ont réussi à toujours garder des commissaires catholiques dans la bureau.Voici leurs noms et les années de leur» termes; 1855\u2014MM.E.Lefebvre et H.Camirand; 1856-57\u2014MM.E.Lefebvre, H.Camirand, et T.Griffith; 1858-59-60\u2014MM.H.Lefebvre, T.Griffith, John Campbell; 1861\u2014MM.T.Griffith, D.-M.Dillon, J.-B.Milette; 1862\u2014MM.D.-M.Dillon, J.-B.Milette, L.-X.Boivin; 1863-64-65-66\u2014MM.D.-M.Dillon, L.-I.Boivin, J.Campbell; 1867\u2014MM.L.-I.Boivin.J.Campbell, T.Griffith; 1868-69-70-71-72\u2014MM.J.Campbell, T.Griffith, L.-C.Bélanger; 1873\u2014T.Griffith, L.-C Bélanger; 1874-75-76\u2014T.Griffith, G.-E.Rioux.Au moment de la séparation la population de Sherbrooke était d'environ 8.000 âmes dont 5,000 catholiques.TROIS ECOLES CATHOLIQUES Comme nous l\u2019avons dit précédemment à la suite de la séparation, le bureau des commissaires catholiques établit trois écoles dans les quartiers est, nord et centre.L'école du quartier centre, comprenait quatre classes, deux françaises et deux anglaises catholiques.Elle était située dans la maison, Leblanc en face de l Eglise St-Patrice.Les dévouées institutrices en étaient Mme Cabana et sa fille, Mlles McGovern et Curran.Dans l'est, l'école était au coin de la première Avenue et de la rue Conseil, avec comme institutrices Mlles Galipeau et Curran.Celle du quartier nord se trouvait sur la rue Queen, prés- de l\u2019église baptiste, et était dirigée par Mlle Curran.Ceci était en 1877 et 1878.Sous le régime de la commission scolaire catholique le couvent des Soeurs devient l'externat pour les petites filles et un pensionnat.LES FRERES DU SACRE-COEUR C'est le 6 mars 1882 que les institutrices Cabana, Gaumont, Curran, Sicotte, Précourt, Couture, Dubois, McGovern et Reed sont averties que les Frères du Sacré-Cœur les remplaceront en septembre à l\u2019école du Centre.Le Révérend Frère Symphorien en est le premier directeur.L\u2019Académie vient d\u2019être reconstruite et on y reçoit en septembre tous lea petits garçons du quartier centre et les plus grands des autres quartiers.Les plus petits, garçons et filles continuent de fréquenter l'école de l\u2019Est et celle da la rue Queen.(A suivre à la page 48).Me Ernest SYLVFJ5TRE.M.Joseph LAIIRECQI E.mm M.Ernest LAFONTAINE.M.Jolm-U.SIMMS.Me Edouatd BO!S> L*tl.» \u2022 M.M J.CHOQUETTE.r.-* ANNEE 1943 Edition Spéciale *\u2014 Cahier Historique des Cantons de l\u2019Est PAGE 37 Bureaux et filatures de la Baton Manufacturing Co., Limited, Sherbrooke, Que.Cette industrie est l\u2019une des plus anciennes de Sherbrooke et les tissus de laine qui y sont fabriqués ont acquis une renommée enviable dans tout le Canada et à l\u2019étranger.Depuis les débuts de la guerre, la Paton Manufacturing Co., Limited produit des tissus pour la confection d'uniformes pour les forces armées.SAVEZ-VOUS Que.,.La Compagnie Paton compte un grand nombre d'employés servant actuellement dans les forces armées de Sa Majesté.Que.Les machineries et le personnel de la Compagnie Paton travaillent à pleine capacité pour la production de tissus pour uniformes et pour autres fins variées de l'effort de guerre.Que.Les employés de la Compagnie Paton achètent régulièrement des timbres d'épargne de guerre et sous-ciV\u2019snt généreusement aux appels lancés en faveur de l'effort de guerre.IL NE FAUT PAS QUE DES BRAVES MEURENT PAR NOTRE FAUTE! PATON MAN11FACT0RIN6 COMPANY Filature: Sherbrooke: Qué.LIMITED Bureau-chef des ventes: 607, rue St-Jacques-O., Montréal, Qué.Succursales à: Toronto, Winnipeg, Vancouver PAGE 38 Edition Spéciale \u2014 CaMer Historique 'des Cantons de l\u2019Est ANNEE 1948 Augmentation de plus de 75 p.c.dans les ventes d\u2019électricité en 3 ans Sherbrooke mérite plus que jamais son surnom de \u201cVille de l'Electricité\u201d.Ch que année, les ventes d\u2019électricité établissent un nouveau record, et ces records ont été particulièrement impressionnants depuis le début de la présente guerre.Le surintendant du service municipal de l\u2019électricité et du gaz, l'ingénieur Gaston Massé, révèle que les ventes d\u2019électricité se sont totalisées à 76,- 500.000\tkilowatt-heures en 1042, en regard de 68,615,000 kwh en 1041 et de 43,- 240.000\tkwh en 1930, soit des gains de 7,885,000 et 33,260,000 kwh respectivement.L\u2019augmentation a donc été d\u2019environ 11 p.c.en un an et d\u2019un peu plu* de 75 p.c.en trois ans.Les revenus du service de l\u2019électricité ont aussi progressé énormément depuis trois ans, passant de $537,455 en 1039 à $782,871 en 1041 et $822,816 durant l\u2019année 1942.Le nombre de clients s\u2019est accru simultanément, passant de 8,306 il y a trois ans à 9,000 en 1941 et 9,600 en 1942.Les ventes de gaz ne constituent qu'un facteur secondaire dans l\u2019appréciation de l\u2019activité industrielle, mais il est intéressant de noter que la production de gaz à Sherbrooke se totalisait à 67,700,000 pieds cubes en 1939 et à 79.845.000\tpieds cubes en 1942, soit une augmentation de 12,145,000 pieds cubes.Dans le même temps, les revenus bruts provenant de la vente du gaz passaient de $65,621 à $93,724.Le nombre des clients s\u2019établissait à 3,094 en 1939 et il est maintenant d'environ 4,000.LES COMMANDES DE GUERRE L'augmentation dans les ventes d\u2019électricité depuis 1939 est partiellement attribuable à l\u2019essor de la population, mais M.Massé affirme que la principale raison est l'accroissement de la production industrielle résultat des commandes de guerre.Le surintendant du département de l\u2019électricité souligne que les entreprises qui consomment le plus de force motrice sont les industries lourde* tel'es que Canadian Ingersoll-Rand, Superheater, MacKinnon Steel, Hall Machinery, E et T.Fairbanks, etc., et les fabriques de textile de coton et de laine comme la Dominion Textile et la Paton Manufacturing.S'il est vrai que la guerre a été un facteur extrêmement important dans l\u2019augmentation des ventes d\u2019électricité, le service de l'électricité à Sherbrooke avait néanmoins marché de progrès en progrès depuis la municipalisation \u2014 en 1908.On pourra s'en rendre compte par le court historique ci-dessous des barrages et centrales de la ville de Sherbrooke.Cet historique est rédigé d\u2019après des notes préparées par l\u2019ancien surintendant J.-R.McGregor (décédé il y a un peu plus de trois ans )et par le surintendant actuel, M.Gaston Massé.LES DEBUTS EN 1880 Les services d'utilité publique de Sherbrooke ont pris naissance en 1880, lorsque la compagnie A.O.Granger, de Philadelphie, construisit l\u2019aqueduc et l'usine à gaz de notre ville, en même temps que l'usine à gaz de Saint-Hyacinthe.L\u2019usine à gaz fut construite pour fournir l\u2019éclairage des rues ainsi que l\u2019éclairage domestique.L'éclairage des rues se faisait antérieurement au moyen de lampes à pétrole.L\u2019usine de la compagnie Granger passa aux mains de la Compagnie de Ga/ et d\u2019Aquedue de Sherbrooke, qui l\u2019exploita jusqu'au moment où elle devint la propriété de la Ville de Sherbrooke, en 1908.L'exploitation de l'usine à gaz commença en 1881, et celle-ci comptait en 1889 un total de 188 clients.L'année 1887 constitue une date importante dans les annales de Sherbrooke puisque ce fut celle du premier essai d\u2019éclairage électrique.La compagnie Royal Electric fit alors une démonstration en installant trois lampès à arc à des endroits stratégiques de la ville.A la suite de cette démonstration, la Compagnie de Gaz et d\u2019Aqueduc installa deux dynamos à l\u2019usine de la rue Frontenac, sur la rivière Magog.Cette installation se fit en 1888.ampère*.C\u2019est oe système qui est encore en usage aujourd\u2019hui, quoique l'installation, les appareils et les lampes ont beaucoup changé et se sont grandement améliorés.L\u2019usine et les lignes étalent évaluées à $200,000.Im puissance totale de l\u2019usine était de 1,300 KW.CHAMPION DE LA MUNICIPALISATION Pendant que différentes transformations s\u2019accomplissaient dans le système électrique, l\u2019opinion publique évoluait et devenait de plus en plus favorable à l\u2019acquisition par la municipalité de l\u2019usine et du réseau de distribution de la Sherbrooke Gas and Water Company.Cette idée donna lieu à des luttes électorales vivement contestées.Les partisans de la municipalisation avaient è leur tête un conseiller irlandais, Daniel McManamy, dont l\u2019habileté en affaires n avait d\u2019égale que sa ténacité.Après quelques années de séances mouvementées, il réussit à faire élire un Conseil municipal dont la majorité favorisait l\u2019achat des propriétés de la Compagnie.Une cause civile pour laquelle on avait requis les services des avocats les plus brillants de l\u2019époque fut la conséquenco de cette lutte et finalement, en 1908, la crise se termina par l\u2019achat, par la Villas de toutes les propriétés de la Sherbrooke Gas and Water Company.Ces propriétés comprenaient une usine à gaz et l\u2019usine hydro-électrique Frontenac \u2014 1,675 C.V.C\u2019était le commencement de la municipalisation de l\u2019électricité.La population de Sherbrooke était alors d\u2019environ 15,000 âmes.Il fallut faire face immédiatement à la situation et à la demande croissante d\u2019énergie électrique.La même année, on installa dans une nouvelle génératrice de 675 C.V., ce qui portait le rendement de l\u2019usine municipal à 2,350 C.V.\tans plus tard, soit en 1911, l\u2019usine de Rock-Forest était construite sur la rivière Magog, à la décharge du Petit Lac Magog.L\u2019entreprise comprenait un barrage en béton, une usine avec turbines, génératrices, excitatrices et tableau de distribution d une capacité de 2,000 K.V.A.Une ligne de transmission d une longueur de sept milles et demi était alors érigée pour raccorder l\u2019usina de Rock-Forest à celle de Sherbrooke.En 1917, on procéda à une nouvelle réfection de l\u2019usine de la rue Frontenac.On construisit un nouveau barrage en béton; on installa de nouvelles turbines et de nouvelles génératrices, portant la capacité de l\u2019usine à 2,000 K.V.A.Après la construction du nouveau barrage en béton, la tête de chute fut relevée de 30 à 38 pieds.LA CENTRALE DE WEEDON La même année (1917), la ville de Sherbrooke faisait l\u2019acquisition de 1 usine de Weedon, sur la rivière St-François.La propriété comprenait alors un vieux barrage en bois, une centrale, une turbine et une génératrice de 1,000 C.V.Comme il n\u2019y avait pas de ligne de transmission entre Weedon et Sherbrooke, la production de cette usine était vendue à la Compagnie Hydraulique Saint-François, à Disraéli.En 1920, Sherbrooke faisait construire à Weedon un barrage en béton et une centrale électrique.La machinerie était renouvelée par l\u2019installation de turbines, génératrices et tableau de- distribution, portant la capacité de cette usine à 2,600 KW.Une station de distribution était construite à Sherbrooke, rue Galt, ainsi qu\u2019une ligne de transmission de 30 milles de longueur reliant l'usine de Weedon à cette sous-station.Sept ans plus tard, soit en 1927, on installait à l\u2019usine de pompage Drummond, à trois milles de Sherbrooke, une turbine, une génératrice, un tableau de distribution et des transformateurs.La capacité de l'usine était de 725 K.VJL CENTRALE DE WESTBURV\t' Ce fut aussi en 1927 que la ville de Sherbrooke entreprit de harnacher le St-François à Westbury.Les travaux commencèrent le 5 décembre 1927 et l\u2019énergie électrique de la nouvelle usine fut reçue pour la première fois à Sherbrooke le 24 juillet 1929.Le barrage est construit en béton et mesure 300 pieds de longueur, y compris l\u2019usine et le cloisonnage.Le site du barrage est idéal, les deux rives ainsi que le lit de la rivière se composant de roc à cet endroit.La capacité de l\u2019usine était alors de 5,000 K.C.A.Pour recevoir un* partie de l\u2019énergie électrique de l\u2019usine de Westbury, une station de distribution a été bâtie près de l\u2019usine à gaz, à Sherbrooke.Voici un tableau indiquant l\u2019extension de la capacité génératrice de 18M L'ECLAIRAGE ELECTRIQUE Les démarches faites par la Compagnie de Gaz et d\u2019Aqueduc pour Introduire l'éclairage électrique dans les maisons de Sherbrooke ne reçurent pas tout d'abord un accueil favorable de la part des citoyens.La compagnie dut travailler ferme et multiplier les avantages exceptionnels d'installation pour persuader les maîtresses de maison de se servir d\u2019éclairage électrique.Les fils furent posés gratuitement; les ampoules et accessoires furent aussi fournis gratuitement.En décembre 1889, on comptait 55 lampes à arc dans les rues, 35 lampes à arc dans les magasins et hôtels, 6 lampes à arc à la gare du chemin de fei Pacifique Canadien et 104 lampes incandescentes.L'année suivante, les premiers poêles à gaz étaient installés à la compagnie Edison, rue Frontenac.La même année (189C), 30 lampes sont installées dans la maison de M.Mclver.La production de gaz pour l\u2019année se totalise à 4,185,000 pieds cubes.En 1891, l'éc airage du pont Aylmer est changé du gaz à l\u2019électricité.Uk compagnie Edison emploie un quart de toute la production de l'usine à gaz.La même année, une ligne est construite jusqu\u2019à Lennoxville afin de fournir l'électricité à l\u2019Université Bishop.L\u2019électricité est installée dans les maisons suivantes: Hodge, rue Québec; Hyndman, rue Montréal; O.Gendron, rue Bail; l'hôtel Desruisseaux, Sherbrooke-Est; et au Curling Rink.NOUVELLE USINE CONSTRUITE L\u2019année 1882 a été marquée par la construction d'une nouvelle usine au barrage de la rue Frontenac.Les directeurs de la compagnie étaient alors MM.Heneker.Turk, Archambault et Blue.A cette époque, les lampes de rue étaient éteintes les soirs de clair de lune.Le premier compteur électrique fut installé en 1893 chez un M.Dus-si lit.Les clients du service d'aqueduc étaient alors au nombre de 650; ceux de l'électricité au nombre de 130 et ceux du gaz au nombre de 184.Le 18 juin 1895, plusieurs lampes supplémentaires furent installées tem-p >r i l emcnt dans'les rues comme décoration à l\u2019occasion du retour de Rome de IV que du diocèse de Sherbrooke, S.E.Mgr Paul LaRocque.Sherbrooke mérita le surnom de \u201cville de l\u2019électricité\" dès avant le XXe Sicile, car on constate que le 1er juillet 1897, à l'occasion de la célébration de la fate de la Confédération, on installa 4,000 lampes supplémentaires dans les rues de notre ville.Il y avait alors 764 clients de l\u2019aqueduc, 184 du gaz et 258 de l'électricité.A la même date, on commença l\u2019installation des poêles à gaz 4ans les maisons privées.En 1899.la compagnie cesse de faire les installations électriques à l'intérieur des édifices et la rise l'exécution de ces travaux à des entrepreneurs.En mai de la même .\t¦ o.les fers à repasser sont employés pour la première fois.Le mois sui\\ .n*.tt in the district and the Province aforesaid, yeoman, (lequel ««\tvend a) William B.Willard, of the Township of Orford, tanner and currier, the lot number 11, P.a range of the Township of Ascott, etc.(Signé) Daniel Thomas, notary publiek.(Signé) Charles Frederick Henry Goodhue, registrar.\u2014 b \u2014 Enregistré le 7 juillet 1830.Volume 1, numéro 5.\u201cDevant le notaire J.M.Baddeaux, de Trois-Rivières, \u2014 Benjamin Hart vend à Samuel et Benjamin Vezey, un lot dans Shipton, etc.\u2014 c \u2014 Enregistré le 12 juillet 1930.Volume 1, numéro 34.\u201cDevant le notaire William Kitchie, du canton de Hatley, district de Saint-François .etc.La transcription conforme est signée par Joseph Henry Barnard, \u201cdeputy registrar Ces quelques noms ne sont-ils pas évocateurs?Grand propriétaire terrien à Trois-Rivières, grand animateur, que penser de ce Hart propriétaire en nos cantons?Et ce Goodhue auquel les Goodhue actuels sont sans doute apparentés?Vous représentez-vous les anciens notaires?Faux-cols à longues pointes, plus tard faux-cois cassés, le frac bientôt remplacé par le \u201cprince-albert\u201d (que nou» portâmes quand nous étions collégien!) et les favoris.Ah! ces favoris, marque distinctive chez le notaire de ces temps révolus: Il est au Musée provincial une oeuvre de notre statuaire Laliberté; ce dernier a stylisé dans le bronze le notaire tel qu\u2019il était autrefois.Je vous engage à l\u2019y aller voir.Vous serez impressionné.Nous avons fait^un relevé des notaires décédés en résidence dans notre district.Nous indiquons aussi les années pendant lesquelles ils ont exercé leur profession.Régie générale, ils jouissent d\u2019une longévité remarquable.Je souhaite qu\u2019il en soit ainsi de mes confrères vivants.DES FIGURES TYPIQUES D'autre part, il y a eu chez nous ce que l'on convient d\u2019appeler des \u201ctypes\u201d.Je débutais dans ma profession lorsque se présente à mon étude un homme aux épaules carrées, au verbe haut et au regard massif, mais désarmant.~-Gombien demandez-vous pour faire mon testament?\u2014.Tant, Monsieur.\u2014Je t'offre.tant.\u2014Non, Monsieur.\u2014Pas si mal pour un jeune! Je croyais t\u2019effaroucher.Je suis le notaire Bé-ïlsle, de Wotton.Regarde-moi cette en-tête de lettre, tu parles si j'ai un beau cheval! Je l\u2019aime bien plus que mes clients.\u201d Maitre Bélisie en effet s\u2019était fait photographier dans sa voiture attelé* a une belle béte.Et le trio figurait sur les en-têtes.Vous vous rappelez ce petit homme actif, affairé, remuant, parleur, oh combien! Maitre Azarie Archambault?A son décès, il laisse le greffe énorme da 24,454 minutes.Il exerce pendant quarante-trois ans; cela fait donc bon an mal an cinq cent soixante-huit minutes et une fraction par douze mois.Il lut un jour l\u2019un des grands propriétaires de notre région.Je veux ici rendre hommage à un gentilhomme.Tous mes confrères, je n'hésite pas à l\u2019affirmer, se joindront à moi pour une pensée à l\u2019endroit de Maitre Sylvini Tétrault, généreux, discret, serviable et empressé.Il avait l'amour de sa profession et il était aussi un studieux.D'autre part, le nom de Maître Edward-Pellew Felton ne peut laisser indifférent qui s'intéresse aux origines de Sherbrooke.Maître Felton était le fils de William Bowman Felton dans la maison duquel fut célébrée la première messe.Nos compatriotes anglophones et protestants ont fondé Sherbrooke, mais ils se sont aussi prêtés de manière chevaleresque à l\u2019établissement des nôtres en notre belle ville.Le geste des Felton est symbolique de la gentilhommerie chez le* belles et nobles familles de descendance anglaise.Une évolution lente mais profonde s'est produite.De presques exclusivement anglaise, la profession notariale est devenue insensiblement presque exclusivement française en notre district.Nous l\u2019avons dit au début de cet article, le Notariat est venu de France.Nos confrères de langue anglaise s\u2019y sont plu, nous sommes heureux de le reconnaitre; et les relations entre eux et nous ont toujour* été marquées au signe de l\u2019amitié et du respect mutuel .Léonidas BACHAND, Notaires en exercice dans le district de St-François Date de la Années Noms Maîtres: BACHAND (Léonidas) BEAUCHESNE (Jules-Maurice) BEAUDOIN (Emile) BIRON (C.-Orner) BOUCHER (René) BOUDREAU (Edouard) BOUDREAU (Paul-Edouard) BOURGET (Jos-Hubert) BOURQUE (J.Wilfrid) CORBEIL (Armand) COTE (Jos-Hilaire) DUPUIS (Camille) DUROCHER (P.-Edmond) GERIN (Etienne) GERVAIS (Eugène) GUERTIN (Jean-Marie) LAGASSE (Jacques ) LAGASSE (Jos-Arsène) LAROCHELLE (Emilien) LIPPE (de Lourdes) LUSSIER (Maurice) NORMANDIN (G.-AIbert) OUELLET (Adélard) PHILBRICK (Geo.-W.) PICARD (Chénier) POITRAS (J.-Armand) SYLVESTRE (Ernest) SYLVESTRE (Paul) SYLVESTRE (Georges) TOURIGNY (Anselme) TOURIGNY (Olivier) WORTHINGTON (Col.Ed -B.) Résidence\tcommission d'exercice\t\t Sherbrooke\t26 juil.1915\t28\tans Richmond\t20 juil.1931\t12\tans Scotstown\t13 juil.1912\t31\tans Sherbrooke\t17 juil.1908\t35\tans Wotton\t16 juil.1928\t15\tans Sherbrooke\t18 juil.1903\t40\tans Sherbrooke\t12 juil.1940\t3\tans Weedon\t30 oct.1886\t57\tans Lac Mégantic\t7 oct.1922\t21\tans Asbestos\t22 sept.1940\t3\tans Richmond\t18 juil.1905\t38\tans Richmond\t12 juil.1924\t19\tans Coaticook\t15 juil.1913\t30\tans Magog\t16 sept.1926\t17\tans Sherbrooke\t14 juil.1916\t27\tans La Patrie\t30 juil.1931\t12\tans Sherbrooke\t21 août 1939\t4\tans Windsor Mill*\t12 sept.1912\t31\tans Cookshire\t1 août 1913\t30\tans Mégantic\t27 sept.1902\t41\tans Danville\t16 juil.1919\t24\tans Coaticook\t20 juil.1912\t31\tans Bromptonville\t17 juil.1914\t29\tans Ayer\u2019s Cliff\t17 juil.1926\t17\tans Sherbrooke\t17 sept.1906\t37\tans Disraeli\t29 juil.1909\t34\tans Sherbrooke\t4 juin 1892\t51\tans Sherbrooke\t12 juil.1924\t19\tans Sherbrooke\t14 août 1923\t20\tans Eest-Angus\t4 août 1927\t16\tans Magog\t16 juil.1921\t22\tans Sherbrooke\t29 mai 1884\t59\tans ¦MHUMMMBM \u2022unir ANNEE 1943 Edition Spéciale Cahier Historique des Cantons de l\u2019Est PAGE 43 Chénier PICARD.B.L.LI.L.notaire exerçant à Sherbrooke.Né a Wot-ton, Co Wolfe, en 18m.Etudes professionnelles: l'niverriité Laval de t)uebec.Président Sherbrooke Trust Co.directeur Canadian International Paper Co., Prévoyance\u201d; de \u201cEcsîem Townships Produce Ltd, de \u201cFil National Ltée\u201d, directeur et trésorier de Manganese Steel Castinics Ltd.directeur et secrétaire de \u201cSherbrooke Real Estate Co.\u201d; secrétaire de Howard, Bienvenue.Inc.Bureau: 70 Wellinteton-nord.Anselme TOURIGNY.notaire, ayant son étude à East Angus Etudes classique» au Séminaire St-Char-les Borromée de Sherbrooke.Etude» professionnelles à l\u2019Université de Montréal.Pratique à East Angus depuis 1927.Secrétaire de la Ville.President régional de l\u2019Association Provinciale de» Secrétaires de Municipalité».Notaires des Cantons de l'Est fv V* Leonidas BACHAND, notaire exerçant sa profession à Sher-brooke depuis 1915.Né à Coaticook en 1891.Etudes au Séminaire St-Charles Borromée, à l\u2019Université McGill ainsi qu\u2019à l\u2019U.de Montréal.Coroner adjoint de son père le Dr L.C.Bachand de 1920 à 1926.Nommé coroner en 1927.Occupa ce poste depuis, sauf de 1936-39.Ami des arts-sciences et lettres, fonda l\u2019Union Musicale, établit des cour» de solfège et diction en 1921.G.A.NORMANDIN, notaire, exerçant sa profession a Coaticook.Etude» classiques au séminaire St-Charles de Sherbrooke.t Kl 11 i mm _ T * ^ ; > 'ï:' :¦ s o; '\u2022v\tSi\u2019 , v «\t\u2022 v\t%* v ¦y - ' ï\t*\u201c 1 .\u2019 >, - Iy' llsili ¦ \u2022\u2022 ______________________ - ;;i>; :w5»x-:v,x- \u2022 ?>.¦ \u2022 y- ¦\t\u2022 \u2022\u2022\u2022 \u2022\t\u2022.\u2022 \u2022 jillliilü ;>>v:\t:\t¦: .Élii will lîSifisSK?t < lllK: I#-\t-eux.du ner.des oreilles et de la irorice, il pratique sa profession a Sherbrooke depuis 1922.Médecine, de Docteur Roméo VEILLEl'X, de Sherbrooke, a fait ses tludes au Séminaire de Quebec et a l\u2019Cniversité Laval de Quebec.Après un an d\u2019internat à l\u2019hôpital de Québec, il exerça va profession à Flast-Anaus pendant dix ans avant de s'établir u Sherbrooke il y a quatre ans.Pratique ia rmdecine générale, et tbl spécialisé en obstétrique.Docteur Léo BLAIS, M.D., gradue de la F'aculté de Medecine de l\u2019I -nnersite Laval de Quebec.Exerce sa profession a Sherbrooke depuis 193b.La lecture est son divertissement préféré.I Docteur Stanley HORN Fl, d»* Sherbrooke, diplôme en medecine t-< harles-Horroniée de Sherbrooke.Etudes d\u2019art dentaire a Fl niversite de Montreal.Exerce sa profession a Magog depuis 1924.Docteur J.-E.LaFLECHE, maire de Lac Mégantic depuis 1912.Membre du Conseil de Ville depuis 1931.Ne en 1901 a Sturgeon Falls, Ont.Demeure a Mégantic depuis 192.\"».Etudes classiques chez les .lesuites a Sudbury.Ont.Etudia la Chirurgie dentaire aux l niversités McGill et Montreal.Capitaine réserviste du Ktgiment de la Chaudière.Docteur Paul-Henri BOISVERT.de Sherbrooke.Cours classique au Séminaire St-< harles-Borromée.Cours d\u2019art dentaire a l\u2019Lniversité de Montreal et internat a l\u2019hôpital St-Luc de Montréal.Est établi a Sherbrooke depuis le mois de juin 1940.Docteur Edgar ROI\u2019SSEAU, de Sherbrooke.Etudes classiques au Séminaire St-Charles-Borrnmée.Etudes d'art dentaire a l\u2019I'niversité de Montréal, promotion de 1938.Exerce sa profession a Sherbrooke depuis juin 1938.41 Miperhe étahltsscmenl que l'on voit ici est l'evole supérieure King's Hall destinée aux jeunes filles anglo-protestantes.Cette maison d'enseignement fait l'orgueil non seulement de la population de Compton, mais aussi de tous les Cantons de l'Est.Elle recrute ses élèves dans toute la provinre de Quebec et un peu partout au Canada.- « \u2022 ANNEE 1943 Edition Spéciale Cahier Historique 'des Cantons de l'Est PAGE «7 HONORÉ MERCIER ET ADOLPHE CHAPLEAU Par Auguste Galibois.Leur destinée fut fort différente, et leurs caractères ne se ressemblaient pas, non plus.J\u2019ai relu attentivement les discours de l\u2019un et de l\u2019autre; j\u2019ai sans partialité et sans préjugés pesé dans mon humble balance la valeur féconde de leurs oeuvres respectives et mon admiration est définitivement allée au député de Saint-Hyacinthe.Est-ce parce qu\u2019il eut la fin d\u2019un martyr?Je ne le crois pas.\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2019\u2019Vivant, il a manqué le succès complet; mort il le possède\u201d direz-vous.Pour lui comme pour d\u2019autres illustres exemples ou d\u2019autres pays\u2014Lamar-itne, parmi ceux-là\u2014la chose est absolument exacte et nul homme supérieur, vaincu dans la lutte finale de la vie active, n'a laissé ici, dans l\u2019humble chaumière du paysan comme dans la somptueuse demeure du riche, des traces aussi profondes dans le souvenir des gens de son temps.La gloire de Laurier est plus grande, beaucoup plus grande, mais elle provoque surtout, chez une élite, une admiration Intellectuelle réfléchie; elle rayonne à distance; elle impressionne après coup; elle anime et réchauffe comme le radium: avec lenteur et sûreté.de Joseph-Adolphe Chapleau est bien différente.Celui-ci avait sans doute une nature puissante et une intelligence remarquable, mais en contraste a-vec Mercier, son caractère n\u2019attirait pas l\u2019affection de tout un peuple.En dépit de ses belles harangues passionnées, malgré son allure de lion déchaîné et son incontestable courage, il était peu sensible et ne semble pas avoir eu une âme très élevée.Au contraire, on avait l\u2019impression qu\u2019il était dur, égoïste et brutal.Comme homme public, il n\u2019avait pas l\u2019altruisme de Georges-Etienne Cartier, autre tempérament du même genre mais plus génial et moins phraseur que Chapleau qui parfois prenait plaisir à s'écouter parler.Le passage de Chapleau aux affaires tant à Québec qu\u2019à Ottawa a révélé qu\u2019il était très entendu aux questions financières et que sur ce point, comme bien d\u2019autres hommes supérieurs, les scrupules ne l\u2019empêchaient pas de dormir.On se rappelle encore la vente du Chemin de fer du Nord, le scandale Sénécal et plusieurs autres entreprises moins contestables à l\u2019aide desquelles il avait su personnellement acquérir une grande fortune avant de mourir.Adolphe Chapleau possédait un grand talent d\u2019orateur, n était poète en prose et ses discours sont plus chargés de couleurs, de sons et d\u2019images que ne le «ont ceux de Mercier et de Laurier, mais ils contiennent aussi moins d\u2019idées et moins de philosophie véritable que les harangues des deux chefs libéraux.Son styleest incorrect, mais hardi, très hardi.C\u2019est lui qui parle des hommes \u201cbâtis dans le granit des nations\u201d: Victor Hugo n\u2019aurait pas écrit autrement.Si la personnalité de Chapleau n\u2019est pas séduisante pour la jeunesse de nce jours \u2014 il était fort avaricieux et le châtelain de Spencer Wood achetait le poivre au quart de livre \u2014 elle est du moins fort intéressante tant à cause de ses dons oratoires que des fonctions qu\u2019il a remplies et des événements qu\u2019il a dû traverser et sur lesquels nous reviendrons plus tard.Mais l\u2019éloquence de Chapleau m\u2019absorbe encore et je ne veux pas le quitter ce soir sans ajouter ceci: il avait le plus beau timbre de voix du monde, non pas une voix de basse profonde, comme Aristide Briand, ni une éclatante voix de ténor lyrique comme Viviani, ni une autre voix argentine de ténor élevé, comme Paul Deschanel, mais plutôt une riche voix de baryton, pleine, sonore et prolongée dans ses vibrations secrètes.Qh pour un enfant sensible qui ignorait tout encore, mais que le moindre souffle émouvait, la voix de Chapleau était une merveille, une grande merveille! Par ses dons, par son caractère comme par ses talents, Honoré Mercier, a-vec son éloquence un peu nasillarde, mais singulièrement prenante, convaincante, était un tout autre homme.Chapleau, avec son intelligence juridique, ses capacités financières, sa vigoureuse éloquence, ses instincts extrêmement pratiques, fait parfois penser à Odilon Barrot, la politesse en moins.Honoré Mercier, par sa générosité naturelle, sa sensibilité, son désintéressement, son activité, son altruisme et la source féconde de son inspiration patriotique rappelle plutôt Berryer ou Lamartine, et comme ce dernier, il mourut très pauvre sans avoir assuré l\u2019avenir de sa famille, bien qu'il eût administré toutes les affaires de notre peuple ca-nadlen-français pendant plus de cinq années entières.Je sais bien que M.Dansereau l\u2019accusé de \u201croublardise\u201d dans l\u2019affaire Wel, mais je ne tiens pas compte de ce qu\u2019a pu dire M.Dansereau.\u2014 Honoré Mercier me semble avoir surtout péché par hypertrophie du coeur, et par le désir paesionné de faire trop grand! H se savait l\u2019idole du peuple canadien-français et ce sentiment le grisait parfois au point de lui faire oublier les complots qu\u2019on ourdissait contre lui dans l\u2019ombre.Parmi ses très nombreuses qualités, notre peuple cache en son sein un des des plus grands défauts dont puisse être affectés l\u2019humanité: LA JALOUSIE, L\u2019AFFREUSE JALOUSIE.C\u2019est la jalousie qui a tué Mercier au début même de son oeuvre, et c\u2019est la jalousie qui en a détruit plusieurs autres des nôtres, parmi les plus éminente.Nous sommes une des races les plus jalouses du monde et je ne vois que les Suisses, de Genève, qui puissent autant que nous souffrir du succès d\u2019un compétiteur.\u2022 a \u2022\t\u2022 a Nous en reparlerons un jour, car quelques-uns de ces projets, comme par exemple la fabrication du sucre de betteraves, source probable de revenus pour nos campagnards, seront de nouveau soumis à l\u2019attention des Chambres.Mais Honoré Mercier recevait vraiment trop d\u2019ovations.Puisque quelqu'un le guettait dans l\u2019ombre pendant que le peuple l\u2019acclamait on aurait dû lui dire et lui répéter tous les jours ce beau vers de Louis Veuiilot: \u201cPrends garde en les aimant, d\u2019aimer l'amour des hommes\u201d.Au Parlement et dans la presse, la lutte contre Honoré Mercier devenait chaque jour plus vive.Effrayé de son ascendant sur le peuple, ses adversaires a-vaient entrepris de le ruiner.Les interpellations succédaient aux interpellations.On demandait des commissions d\u2019enquêtes, on remuait tout, on bousculait tout, pour empêcher le malheureux premier ministre de réfléchir, de commander et d\u2019organiser avec avantage! On ne lui passait rien.Survenait-il un délit quelconque dans une petite ville éloignée, le cabinet était mis en cause avec une âpreté que s\u2019expliquait pas le seul souci du bien public.Dans notre province, il n\u2019y a rien qui ne semble bon pour mettre sur la sellette ceux qui nous gouvernent.Honoré Mercier, qu\u2019une très grande majorité d\u2019électeurs avaient rappelé au pouvoir en 1690, devait finalement succomber sous les assauts multipliés d\u2019une bande d\u2019envieux aigris et de jaloux organisés.Et n\u2019allez pas croire que les services rendus par lui et son immense dévouement à notre province ait plus tard trouvé grâce devant tout le monde! En attirant les jalousies, le désintéressement suscite dts haines éternelles.D\u2019ailleurs, on n\u2019y croit pas, ou on n\u2019y veut pas croire \u2014 ce qui revient au même\t\u2022 Après les premiers enthousiasmes, notre peuple est souvent sans pitié pour ceux qui montent.Le dernier homme de la foule, sans expérience et sans connaissances suffisantes, se croit permis de critiquer ceux qui sont au pouvoir.Nos compatriotes apprécient rarement avec équité ceux qui les servent.Un grand nombre d\u2019entre eux cherchent à leur conduite des motifs inavouables, afin de mieux flétrir ceux qu\u2019on a calomniés et qu\u2019ils ont cessé d\u2019admirer.H n\u2019y a pas de calomnies ni d\u2019insinuations que quotidiennement la malignité ou la méchanceté publique ne prenne à tâche de déverser sur quiconque a le malheur de remplir de hautes fonctions.C\u2019est toujours comme dans la fable de la Fontaine: \"H n\u2019est pas toujours bon d\u2019avoir un haut emploi: Si tu n\u2019avais servi qu\u2019un meunier comme moi, Tu ne serais pas si malade! On n\u2019épargna à Honoré Mercier ni sa vie publique, ni sa vie privée Contre hri tout fut bon; aucune arme n\u2019était assez empoisonnée.Les plus formidables accusations lancées contre Mercier en ce triste hiver de 1891-92 furent crues sur-le-champ par les deux tiers de notre population.Rien n\u2019égale la rapidité avec laquelle le caltmnie se communique généralement, car cela flatte notre jalousie instinctive.L\u2019opinion publique, en cette province, ne regardait guère alors à la qualité ea même à le vraisemblance des arguments invoqués contre le premier ministre déchu.Sous ce rapport, noue nous sommes un peu améliorés, mais d nous reste beaucoup à faire.Honoré Mercier n\u2019est pas le seul exemple qu\u2019on puisse fournir d\u2019une utile carrière interrompue par l\u2019envie et la méchanceté en 1891, mais H demeure la plue grande victime de notre grand défaut national: LA JALOUSIE, qui \u2022mena aussi la défaite de Laurier vingt ans plus tard, sans cependant conduire prématurément celui-ci jusqu\u2019au tombeau.AUGUSTE GALIBOIS.Classonit Le grand succès de notre carrière #\tSous-vêtements en tricot pour dames \u2022\tPyjamas pour dames # Robes de nuit pour dames Saint Augustin nous raconte quelque part qu\u2019il vit un jour deux nourrissons A la mamelle, dont l\u2019un tournait vers son frère jumeau des yeux chargés de colère, et verts de jalousie assassinante, parce qu\u2019il le croyait plus favorisé que lui dans le distribution du lait maternel! O jaloux très précoce devait être l\u2019ancêtre d\u2019un certain nombre de politeiens canadiens.Nous tenons ce défaut de nos ancêtres de France dont l\u2019un des écrivains les plus spirituels disait plaisamment ceci: \u201cEn fait de conflits armés, la guerre civile mt bien préférable A la.guerre étrangère: en n an moins l\u2019avantage de tuer des gens «u\u2019en connaît.e \u2022\t\u2022 e \u2022 C\u2019est surtout en politique que la jalousie atteint son plus haut degré d\u2019inten-«ité, stimulée qu\u2019elle est par la convoitise du pouvoir.Les adversaires d\u2019Honoré Mercier, \u2014 Chapleau, Angers, Casgrain et Pelletier \u2014 ne lui pardonnèrent pas d\u2019y être parvenu.On ne lui laissa aucun répit, d\u2019autant moins qu\u2019Augustin-Réal Angers était installé à Spencer Wood pour surveiller Mercier, et au besoin pour le renvoyer d\u2019office si le grand patriote finissait per tomber dans le troquenard qu\u2019on lui préparait d\u2019Ottawa.Pendent ce temps, Honoré Mercier, lui, travaillait, élaborait un vaste plan de réformes et d\u2019améliorations sociales, qui seraient d\u2019actualité encore aujourd\u2019hui, \u2014 tant pour la classe agricole que pour la classe ouvrière des villes.On n\u2019a guère FMée aujourd\u2019hui du nombre considérable de projets pratiques qu\u2019Honoré Mercier avait réussi à lancer et à mettre sur pieds en si peu de temps, entre 1887 et 1894.\u2022 Chemise* \u201cPolo\u201d pour dames et messieurs Etc., Etc.Manufacturés par CUSSON KNITTING MILLS UMTS Sherbrooke\tQue. PAGE G8 Edition Spéciale \u2014 Cahier Historique Ses Cantons de l'Est ANNEE 194S L\u2019Ecole des Arts graphiques vuk l'honorable Hector l'En>eii?nement technique.eole Nous avons recontré, à son bureau de l\u2019Ecole des Arts Graphiques, le directeur, M.I^ouis-Philippe Beaudoin.Une école nouvelle et de nature particulière, voilà sûrement un choee propre à intéresser notre personnel enseignant.Nous avons déjà une idée aut-tisante de ce que sont l\u2019Ecole des Beaux-Arts, l\u2019Ecole Technique, l\u2019Ecole Polytechnique, l\u2019Ecole des Hautes Etudes commerciales, etc.; elles représentent à notre esprit quelque chose de défini, de précis.Depuis plusieurs années, noue voyons fonctionner ces institutions et nous savons les heureux résultats qu\u2019elles produisent.Notre peuple leur doit des artistes et des artisans qui connaissent à fond la technique de leur art et de leur métier, des ingénieurs civils d\u2019une formation solide et étendue, des hommes d\u2019affaires versés dans les secrets du haut commerce.L\u2019Ecole du Meuble, de fondation plus récente, forme d\u2019habiles ébénistes, sous la direction compétente de M.Jean-Marie Gauvreau.Il faut se réjouir que l\u2019an dernier l'Ecole du Meuble ait pris un nouvel essor et qu'elle occupe maintenant un local indépendant, plus que convenable, dans l'ancienne Académie Marchand.Au sortir des études de l'enseignement secondaire ou primaire, ees divin-os écoles spécialisées permettent aux élèves de choisir la carrière qui convient le mieux à leurs aptitudes, à leurs goûts, et leur donnent l\u2019occasion de s\u2019y développer pleinement.Notre peuple, s\u2019il ne veut pas se laisser distancer par ses concurrents dans 1a conquête des biens matériels et des postes de commande.doit produire le plus possible d\u2019hommes qui, dans toutes les branches de la vie moderne, s\u2019imposent par l'ampleur et la profondeur de leurs connaù»-sances Plus nous aurons d\u2019ingénieurs, de chimistes, d\u2019agronomes, d\u2019artistes, d\u2019ébénistes, de techniciens de l\u2019industrie et du commerce, d\u2019ouvriers spécialistes, plus nous aurons de chance de remplir d% fonctions importantes dans la vie canadienne et nord-américaine.Il est donc juste de saluer comme un bienfait la naissance de toute école complémentaire d'enseignement spécialisé.Mais saluer une telle naissance ne saurait suffire à nos maîtres.Os voudront encore savoir avec précision ce qu'est la nouvelle école, quels buts elles se propose d'atteindre, de quels moyens elle dispose; enfin, ik se demanderont comment ils peuvent l\u2019aider, s\u2019ü leur est permis, en quelque manière, de lui apporter un concours efficace.\t.C\u2019est afin de répondre à leur légitime curiosité et à leur fécond désir de coopération que nous avons rendu visite à M.Beaudoin.Nous souhaitons de tout coeur que ces entrevues contribuent, dans la faible mesure de nos moyens, û amorcer des relations entre l'enseignement primaire et les autres formes d\u2019enseignement, entre l\u2019école de Montréal et les manifestations sociales les plus intéressantes de la métropole.L\u2019Ecole des Arts Graphiques a été fondée par le Secretaire de la Pro-Perrier.Elle fait partie du Conseil supérieur de Elle ne compte pas encore une année d\u2019existenoe puisque sa fondation ne remonte qu\u2019au mois dèoût 1942^ Mais l\u2019âge n\u2019y fait ii'ii Songeons que ies institutions les plus venerables furent au berceau un .oui Ce qui importe au plus haut point dans une entreprise naissante, ces* la valeur, la compétence, l\u2019enthousiasme réfléchi de ceux .qui la gouvernent et 1\tdes ArU Graphiques occupe actuellement l\u2019ancien looa.1 de l\u2019E- du Meuble dans I mmeuble de l\u2019Ecole Technique.Son entrée principale s\u2019ouvre sur la rue Kimberley.Le local_ est spacieux et il commend un bon nombre de pieces genereusement baignées ,,,, .j ci rte du jour il y a les bureaux de la Direction, les jt-hers qui exhibent un outillage varié et imposant, des piè-,-e- réservées aux cours théoriques; il y aura bientôt un pet.t \u201e\u201e - c qui exposera les travaux des élevés et une b.bhothe-iu ¦ :rnp.-ée de livres techniques, d ouvrages sur la reliure, la typographie, l\u2019imprimerie, etc.Le musée stimule les elè-VLV et les encourage à réussir des travaux dignes d y e re eKt>, C'est là un honneur auquel tout homme bien né est s \u2022 .b \u2022 La blibliothèque leur fournit l\u2019opportunité de-làrair et d'approfondir les connaissances de leur art, d ap-T\u201e mdre son histoire dans l\u2019ensemble et dans les details.Une bibliothèque technique sert de complément indispensable a m, e, Ve spécialisée.Le relieur, le typographe, l\u2019imprimeur ne d a.vent pas être de simples ouvriers encroûtes dans une routine qu\u2019ils pratiquent machinalement sans vouloir s améliorer jamais.Ce sont eux, ne l\u2019oublions pas, qui donnent leur plein relief à la pensee et à la poésie.L®\" travailcom-0let= et couronne, oserions-nous dire, 1 oeuvre du prosateur et du poète.Celui qui se consacre à l\u2019imprimerie et à la reliure doit donc avoir de la science, de l\u2019initiative, une imagination vive guidée par un goût sûr l\u2019amour du travail parachevé, de la \"belle ouvrage\u201d dit Péguy.Et meme dans le domaine de l\u2019imprimerie commerciale et de la publicité, si l\u2019on examine les travaux anglais et américauys, on verra lin lier un beau génie inventif, un sens souvent aigu de la reclame attrayante, persuasive.Le Conseil de direction se compose de MM.Beaudoin, dir \u2022 ¦teur F-X.Grondin, directeur des études, R.Fortin, secrétaire de la direction.Léon Pillières.chef des travaux.Le fondateur et l'animateur de l'Ecole est sans conteste M.Beaudoin.Ancien boursier de la Province, il a étudié son art durant plusieurs années dans les Ecoles de Pans.De retour au pays, U l'a pratiqué à son compte M.Beaudom, on le sait par ses ouvrages de reliure, joint le savoir a 1 a-dre se technique.Il a publié en volume, U y a quelques années, une étude remarquable sur Gutenberg et 1 imprimerie.Tout le désignait donc à la direction de la nouvelle institution Nous avons pu constater qu'il apportera à cette direction non seulement la compétence requise, mais 1 elan, 1 a-mour.la conviction sans lesquels une froide science est peu de chose.L?s réglements de l\u2019Ecole limitent le nombre niaximum des élèves réguliers à quarante par année.De prime abord, ce nombre restreint surprend.A y réfléchir, cela se com-pienl.MM.Beaudoin et Grondin nous ont expliqué que l\u2019Ecole veut former de véritables spécialistes et, dans la mesure humainement possible, de?artiste?en reliure, en typographie, en imprimerie.Elle attache aonc beaucoup plus de prix à U qualité des élèves qu\u2019à leur nombre.Elle estime avec raison qu\u2019il vaut mieux gratifier ia nation de dix artisans avertis et consciencieux que de cent ouvriers médiocres et dénués d'idéal.Voilà pourquoi les règ.aments d admission et les conditions de la poursuite des études sont sévères, voire rigoureux.On y entre par la porte étroite\u201d et on s'y maintient en donnant des preuves régulières d\u2019aptitudes et d\u2019amour du travail.Ce sont là conditions propres à produire une authentique élite d\u2019artisans Compensations bancaires Telles que fournies par la Chambre des compensations de Sherbrooke \t1940\t1941\t1942 Janvier\t$3,166,156.87\t$3,357,462.96\t$4,144,031.54 Février\t2,937,359.47\t2,995,410.35\t3.664,703.40 Mars\t3,110,919 44\t3,436,842.98\t4,061,425.97 Avril\t3,423,526 00\t3,800,549.38\t4,219,320.94 Mai\t3,917,480 83\t4,114,880.15\t4,504,714^6 Juin\t3.573,324 44\t4,090,891.85\t4,746.023.90 Juillet\t3,837,535 44\t4,532,267.08\t4,408,105.60 Août\t3,669,963.55\t3,984,962.18\t4,033,169.38 Septembre\t3,404,545.88\t4,388,778.81\t4,485,386.74 Octobre\t4,154,523.63\t4,697,240.28\t5,103,240.48 Novembre\t3,731,211.65\t4,234,387.71\t4,582,517.48 Décembre\t3,755,975 65\t4,419,339.59\t4,426.438 07 TOTAL\t$42,683.523.35\t$48,053,013.34\t$52,379.077.98 Constructeur de chemins de fer En 1872, le \u201cSelkirk\" débutait dans sa carrière maritime sur la Rivière Rouge entre le Manitoba et le Minnesota.Le transport \u201cInternational\u201d naviguait sur la Rivière Rouge depuis plusieurs années, mais se bornait à ne faire pratiquement que le transport des marchandises de la Compagnie de la Baie d\u2019Hudson.L\u2019époque pittoresque des charettes et des caravanes de la prairie tirait sur la fin.Le \u201cSelkirk\u201d appartenait à un actif jeune homme de St-Paul, Minne- * sota, James-Jerome Hill.Ce dernier ne tarda pas à dominer tout le trafic fluvial par la Rivière Rouge et devint même rapidement un grand constructeur de chemins de fer dans l\u2019ouest américain et même l\u2019ouest canadien.George Stephen et Donald Smith, qui devinrent respectivement plus tard Lord Mountstephen et Lord Strathcona, furent les associés de Hill pour la construction du chemin de fer St-Paul, (Min.) et Winnipeg, (Man.).En 1893, H1H devint président du Great Northern.Hill naquit à Guelph, Ont., le 16 septembre, 1838.L\u2019idéal, nous dit le directeur, ce serait de ne recevoir ici que des élèves qui ont obtenu leur diplôme de 12ème année de l'école primaire ou des bacheliers.En pratique, compte tenu des rigueurs des temps actuels, nous acceptons les candidats qui se présentent après avoir terminé leur 9ème année (L\u2019Ecole Canadienne) ' IRREFLEXION \\ fiilhil CElül QUI SE PUWTC ou PEU oui LUI MANQUE C\u2019EST CELUI QUI N'A JAMAIS RBFlâHi TOUT CE QUÏL POSSÈDE. ANNEE 1945 Edition Spéciale \u2014 Cahier Historique des Cantons de l\u2019Est PAGE 69 +ir \u2022\tPLOMBERIE \u2022\tCHAUFFAGE \u2022\tFERBLANTERIE .';=£X TRAVAIL PAIT PAR DES EXPERTS POUR SERVICE RAPIDE TELEPHONEZ : Le jour.2339 Le soir.1983J 2670J McCALLUM & GODBOUT ENR6 1, rue Frontenac\tSherbrooke SACS DE VOYAGE En dépit des difficultés de la production, nous avons encore un choix considérable et vané de sacs de voyage de toutes sortes pour hommes ou pour dames.Aussi, arti-\tlir- À clés en cuir: ,*i |i'i1 1 'r ™ serviettes, sa-\t^ coches, porte- L monnaie, etc., etc.\tf ARTICLES BE SPORT Quel que soit le sport que vous pratiquez: tennis, golf, balle au camp, balle molle, ballon au panier, hockey, etc., etc., vous trouverez toujours à notre magasin un choix varié d\u2019articles de sport des meilleures marques.Voyez-nous et comparez nos prix avant d\u2019acheter.J.N.BOISVERT RUE KING-OUEST\tTEL.638 SHERBROOKE i ï ^ LE FOYER MÉCANIQUE VOLCANO\t.CONTRIBUE À\tI L\u2019EFFORT UE GUERRE ¦ Le foyer mécanique VOLCANO joue un rôle important en temps de guerre: il contribue à l\u2019économie du charbon; il épargne temps et argent, tout en assurant une chaleur uniforme.Venez nous voir et demandez une démonstration.préparez-vous pour l\u2019hiver prochain 1 .H.BEAUREGARD DISTRIBUTEUR 4, rue Belvédère-Sud w.^ \u2022\t¦ SHERBROOKE Les Foyers Mécaniques Volcano sont faits à St-Ilyarinthe DE JOLIS SOULIERS AJOUTENT A r L\u2019ELEGANCE DE VOTRE TOILETTE En 1943, la marche sera plus fréquente que jamais! Il importe donc que vous portiez des souliers de confection soignée et de qualité durable.Nous vous présentons tout un choix de modèles et de styles nouveaux et élégants.Nous nous spécialisons dans les souliers faits spécialement pour pieds malades ou difformes.Rien d\u2019à-peu-près ! 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traitements et soins de toutes sortes dont ils sont l\u2019objet.Nous présentons aujourd\u2019hui à nos lecteurs quelques notes historiques sur cette institution, qui, quoique incomplètes ne manqueront pas d\u2019intérêt.LES DEBUTS C\u2019est au mois de décembre 18S8 que les autorités de la ville de Sherbrooke confiaient aux Soeurs Grises les malades qu\u2019abritait alors un modeste bâtiment que l\u2019on désignait du nom de \u201cla maison des picotés\u201d ou encore, de \u201cla maison rouge\u2019\u2019.Le bâtiment n\u2019avait pas été construit pour fins d\u2019hospitalisation et ii était trop pauvrement équipé et trop exigue pour répondre aux besoins pressants des maladies contagieuses.Trois ans plus tard, en 1891, les religieuses laissaient la maison et la direction était confiée à des particuliers.En mai 1917, las autorités municipales réclamaient de nouveau le dévouement des Soeurs Grises au soin des contagieux, et comme en 1888, les religieuses, dépendantes de l\u2019Hospice du Sacre-Coeur, se rendaient sur les lieux le jour, et pendant la nuit quand leurs soins étaient requis, mais elles n\u2019étaient pas résidentes.Ce n\u2019est que cinq ans plus tard, en 1922, que les religieuses établirent leur résidence.RESTAURATION En octobre 1928, comme les réparations se faisaient urgentes, on décida de démolir \u201cla maison rouge\", pour restaurer l\u2019ancien bâtiment, tandis qu\u2019on ajoutait un édifice moderne à deux étages, en brique, de 130 pieds de longueur sur 32 de largeur, de façon à répondre aux exigences d\u2019une ville importante.Les travaux commencèrent alors, et pendant tout le temps qu\u2019ils durèrent, les religieuses et leurs malades trouvèrent un gîte au sanatorium des Filles de l\u2019Empire, rue Wood-w,*rd Le règlement numéro 483 pourvoyait à la construction ou agrandissement de l'hôpital au coût de $30,000.L\u2019adoption de ce règlement municipal fut proposé I>ar l'échevin Houlahan, appuyé par l'échevin Hébert.Les travaux comprenaient outre la restauration de la vieille partie, l\u2019érection d\u2019une annexe, l\u2019installation pour les deux bâtiments, d'un système de chauffage à eau chaude fonctionnant par un brûleur à l\u2019huile, l'équipement des différentes pièces selon la nature des maladies contagieuses, diphtérie, scarlatine, et variole.Au printemps de 1929, la restauration était terminée et le conseil municipal fit une visite et se trouva enchanté de la nouvelle construction.De son côté, le Dr Alphonse Lessard, directeur du service provincial de l'hygiène, lors d\u2019une visite à Sherbrooke, ne cachait pas sa satisfaction du travail accompli et du succès rem-porté dans cette entreprise et les remarques qu\u2019il faisait à cette occasion sont toujours d'actualité.Il admirait la distribution des chambres et des salles de façon à offrir un isolement parfait pour le traitement des maladies contagieuses.Il constatait la façon ingénieuse dont on avait fait chaque département en vue de cet isolement, un service complet en lui-même, en quelque sorte un petit hôpital contenu dans un grand, chaque département étant muni de quartiers pour la garde, une cuisinette, de bains, des vespasiennes, de chute de linge, etc.Il félicitait encore les autorités municipales pour l'installation d\u2019une buanderie moderne qui permettait de blanchir toute la lingerie sur place ,et d\u2019éviter ainsi la propagation de la maladie en l'envoyant au dehors.Bref le Dr Lessard n\u2019avait pas ménagé ses félicitations aux membres du conseil municipal, aux membres de la commission éche-vmale d'hygiène et en particulier au regretté Dr Amédée Demers, en leur disant que l'hôpital civique de Sherbrooke pouvait servir de modèle judicieux aux villes de la même importance que la nôtre.Le 7 juillet 1929 avait lieu la bénédiction de la nouvelle maison par Mgr J E.M.Vincent .vicaire général qui était entouré alors des dignitaires ecclésiastiques etcivils et d'un grand nombre de médecins.D\u2019autres allocutions furent prononcées par le révérend R.Cordner, représentant le clergé protestant, le Dr Et.hier, l\u2019échevin Loranger et le maire d\u2019alors, M.Tétreault, qui, tous firent ressortir le bel esprit de civisme dont avaient fait preuve nos autorités civiles et médicales en dotant notre ville d\u2019un tel hôpital.Le lendemain de la bénédiction, les malades logés au sanatorium de Woodward pendant les travaux de construction, étaient admis dans le nouvel édifice.Depuis le 19 mai 1917, c\u2019est-à-dire depuis que les Soeurs Grises donnent leurs soins sans interruption aux contageiux, il eet entré à l\u2019Hôpital civique 1999 malades.En 1918, lors de l\u2019épidémie de la grippe espagnole qui a fauché partout, l\u2019hôpital a hébergé 50 malades de plus.On traite principalement à l\u2019Hôpital Civique la scarlatine, la diphtérie, et la variole, et dans des cas exceptionnels, la paralysie infantile, etc.L\u2019institution ouvre ses portes à tous les mauades atteints, sans distinction derace ou de religion et les malades y reçoivent les soins les plus assidu jours et nuits.Une belle chapelle a été aménagée dès la construction de l\u2019édifice; elle est située à l\u2019extrémité est de l\u2019étage inférieur et isolée tout à fait; comme dernière mesure de prcaution, un mur de vitre a été placé entre le choeur et la partie réservée à l'assistance, de façon à défendre le chapelain contre les dangers de l\u2019infection.M.l\u2019abbé Ubald Poulin, du Séminaire, est le chapelain attitré de l\u2019hôpital depuis près de dix ans, il y dit la mease chaque jour.EDIFICE MODERNE L'édifioe est absolument moderne dans sa construction ainsi que dans la distribution et l\u2019aménagement des pièces qui remplace désormais la vieille maison de bois \u2018 des picotés\u201d.Les deux étages sont finis au crépis avec boiseries vernie».Capable de loger aisément 04 malades, l'hôpital comprend deux grandes divisions: l'une dans la partie est pour les cas de scarlatine, l\u2019autre à l'ouest pour les diphtériques, chaque division étant séparée en deux départements, l\u2019un pour les hommes; l'autre pour les femmes.Le caractère rationnel de la distribution et de l'aménagement des pièces s\u2019affirme, surtout dans le fait que chaque département est complet en lui-même.En effet chacun d\u2019eux est muni de quartiers pomr la garde-malade, d\u2019un solaruwn chauffé, d\u2019un bain, de deux lavabos, de vespasiennes et d\u2019une ouverture donnant sur 1» chute à linge qui aboutit à la buanderie.Cette disposition a donc l\u2019immense avantage de permettre l\u2019isolement d\u2019une section en vue de prévenir toute propagation des germes de contagion.Dans le département réservé aux cas de scarlatine, il y a en outre de l\u2019équipement décrit plus haut, un bain pour desquamage et un autre dont on se sert exclusivement pour les enfants.Le facteur d\u2019isolement de l\u2019édifice est encore augmenté, rendu plus sûr, par le fait de quatre entrées séparées: pour les malades, les médecins, les fournisseur» et le chapelain.Les quartiers des Soeurs Grises sont groupés ensemble.La cuisine est à l\u2019électricité et munie de tous les accessoires capables de simplifier la besogne de la préparation et de la cuisson des repas.Dans la buanderie, une grosse laveuse électrique rend facile le blanchissage que l\u2019on envoit pas au dehors, toujours pour éviter les risques de contagion chez le public.Terminons cet article avec un autre mot du Dr Lessard qui résume bien l\u2019oeuvre qu\u2019accomplit l\u2019Hôpital Civique de notre ville: \u201cLes autorités de Sherbrooke ont fait preuve de beaucoup d'initiative et de sens civique dans la construction et l\u2019aménagement d\u2019un hôpital pour les contagieux.Je n'ai aucun doute que le» services de protections contre les maladies contagieuses ainsi perfactionnés à Sherbrooke auront pour effet de faire décroître la mortalité et la morbülté dues à ces causes dans votre cité\u201d.Les statistiques municipales de notre ville pour 1942 Nombre d« familles .8,293 Nombre de propriétaires.3,058 Nombre de propriétés .3,509 Nombre de lots vacants .- 3,646 Nombre de locataires .6,309 Nombre de personnes sujettes à la taxe personnelle .2,412 Nombre de personnes sujettes à la taxe d\u2019affaires .096 Nombre de personnes sujettes à la taxe professionnelle\t112 Nombre de chiens .866 Nombre de chevaux .127 Nombre de bicyclettes .1,647 Nombre de consommateurs d\u2019électricité (compteurs) .10,364 Nombre de consommateurs de gaz (compteurs) .4,032 L\u2019HÔPITAL CIVIQUE L'Hôpital Civique de Sherbrooke eut un édifice abtolument moderne, dant ta conttruction ainti que dont Vaménagement de set pikes et qui permet de soigner les malades contagieux dant des départemrntt abtolument séparét pour éviter tout dangen de contagion.L\u2019Hôpital Civique, qui rantfdôce \"la smmtqg des oicotés\" depuis 1928.est ouvert i tous les malades contagieux, sans distinction de race ou de religion.j4- 'm -, ,, Æf .tmtmgmmm i ''-O **\u2022 ' v iâk&v ANNEE IMS Edition Spéciale \u2014 Cahier Historique des Cantons de l\u2019Est PAGE ?I UNE ENTREPRISE f QUI VA DE L'AVANT r au service de Sherbrooke et de la région depuis 1932 SS.P.-AUTKED CINQ-MARS Président et aèrent pénénè ETAPES SUCCESSIVES D\u2019UN DEVELOPPEMENT PROGRESSIF., 1932 1933 1934 \u2014\tC\u2019est à l\u2019automne de cette année que deux plombiers, jeunes et actifs et depuis longtemps associés de tous les jours, jetaient les bases d\u2019une compagnie incorporée sous le nom de Cinq-Mars & Paquette Limitée.C\u2019étaient MM.P.-Alfred Cinq-Mars et Arthur-L.Paquette.\u2014\tLa nouvelle compagnie, dont les débuts, quoique modestes, laissait entrevoir déjà de brillantes possibilités, obtient l\u2019agence des brûleurs à l\u2019huile FESS tout en assurant le service dans la région des Cantons de l\u2019Est.\u2014\tL\u2019entreprise connaît des succès toujours grandissants et réussit à obtenir l\u2019agence et la distribution des produits de la Champlain Oil Products pour les Cantons de l\u2019Est.Dans tous les centres importants on a construit plusieurs stations de service et organisé nombre de vendeurs au détail.1935 1942 \u2014\tDeux évènements importants viennent marquer cette nouvelle étape: M.Raymond Lemay, comptable s\u2019adjoint à la compagnie, en qualité de secrétaire-trésorier et en charge du département du crédit.La parfaite compétence et l\u2019esprit de travail de M.Lemay n\u2019ont pas peu contribué au succès de cette organisation.La même année, la compagnie Cinq-Mars & Paquette Limitée acquiert l\u2019édifice sis au coin des rues King-Ouest et Belvedère et y installe, en même temps que ses bureaux, une station de service dont la popularité devient de plus en plus forte.\u2014\tLa Compagnie Cinq-Mars & Paquette obtient l\u2019agence des foyers mécaniques FAIRBANKS-MORSE, manufacturés à Sherbrooke.Elle en assure aussi le service, sous la direction de M.Arthur Paquette, vice-président et expert en chauffage.Cette même année, la compagnie entreprend la vente du CHARBON, installe ses propres entrepôts et établit un commerce qui affiche les débuts les plus prometteurs.SERVICE ET DISTRIBUTION POUR LA REGION DES CANTONS DE L'EST î PRODUITS CHAMPLAIN OIL PRODUCTS LTD \u2022 GAZOLINE \u2022 HUILE A MOTEURS \u2022 HUILE DE CHAUFFAGE \u2022 ETC., ETC.FOYERS MECANIQUES FAIRBANKS-MORSE MANUFACTURES A SHERBROOKE Chauffeur automatique qui ne le cède à nul autre, en qualité et en économie.Lu Compagnie Cinq-Mars & Paquette assure dans tous les Cantons de l\u2019Est le service pour les BRULEURS A L'HUILE \u201cFESS\u201d TOUTES LES SORTES DE CHARBON Nous avons toujours en entrepôt les meilleures qualités et les sortes de eharbon les plus en demande.Nous avons nos propres entrepôts et chaque commande reçoit nne attention prompte et efficace.TELEPHONEZ 1601 Cinq-Mars & Paquette Limitée 183, rue King-Ouest SHERBROOKE Tél.1601 PAGE 72 Edition Spéciale \u2014 Cahier Historique des Cantons de l'Est ANNEE 194f Aperçu historique sur la Chambre de Commerce Tous les principaux hommes d\u2019affaires de Sherbrooke ont pris part à l\u2019activité de la Chambre depuis sa fondation en 1889.\u2014 Les questions discutées.Lhisloire de la Chambre de Commerce de Sherbrooke est en quelque sorte l\u2019exposé des questions qui ont retenu l\u2019attention de la population depuis plus d'un demi-siècle.Mais en scrutant les archives de la Chambre, il est curieux de noter que les problèmes qui semblent parfois nouveaux aux membres de la jeune génération ont été discutés par leurs pères et même leurs grands-pères il y a 25 ou 40 ans.Parmi les questions qui ont, à diverses époques, préoccupé la Chambre, on remarque celles du tourisme, de l\u2019entretien des routes d\u2019hiver, du colportage, des heures de fermeture des magasins, de l'usine de filtration, etc., etc.l»,a Chambre a connu au cours de sa longue histoire d\u2019éclatants succès et aussi des périodes de léthargie.Mais toujours elle a repris son élan et des hommes à l'esprit civique se sont chargés de lui donner une nouvelle impulsion, tant ü est vrai que s'il n'existait pas de Chambre de Commerce à Sherbrooke, à faudrait en établir une parce qu'un tel organisme répond à un besoin véritable.On trouvera ici quelques notes historiques permettant de suivre l'évolution de la Chambre.L'existence de La Chambre de Commerce de Sherbrooke date du 13 décembre 1889, date de son \u201cincorporation\u201d sous le nom de \u2019\u2019Sherbrooke Board at Trade\u201d.Une requête approuvant la formation d'une Chambre de Commerce à Sherbrooke este d itée du 28 septembre 1889 et porte soixante-treize signatures.LES FONDATEURS La liste des membres fondateurs ayant signé l\u2019Acte d\u2019incorporation porte les noms suivants F-P.Buck.Walter Blue, Gustavus Lucke, T.-J.Turk.J.-S.Mitchell, H -C.Wilson, D.McManamy, W.-J.Millward, J.-R.McBain, W.Far-wcll, W.-A.Morehouse, G.-H.Bradford, J.Landsberg, W-R.Webster, E.-W, Farwell, H.-E McFarlane, G.-A.LeBaron, Wm.Murray, T.-W.Fuller, A.-W.O-livier, James Tracey, H.Fortier, J.-H.Gendron, P.Olivier, A.-L.McDonald, J.-A, Chicoyne, A -H.Foss, A -G.Lomas, A.Patron, W.-S.Dresser, H.Samuel.Le 14 juillet 1931, le nom du Sherbrooke Board of Trade était changé en celui de Chambre de Commerce de Sherbrook.e Les présidents de la Chambre se sont succédés comme suit: Andrew Pa-ton, R -W.Heneker, A.-W.Olivier, J.-S.Mitchell, W.-R.Webster, Dr J.-O.Qa-mirand, G.-G.Bryant, J.-M.Dufresne, L.-A.Bayley, Dr L.-C.Bachand, James Mackinnon, J.-P.Royer, E.-W.Farwell, L.-H.Olivier, V.-E.Morrill, J.-E.Poutre, D.-J.Steele, J.-O.-C.Mignault, E.-G.Pagé, J.Nicol, J.-W.McKee, L.-O.La-combe, S.-G.Newton, J.-O.Darche, A.Sangster, E.-A.Bernard, G.-W.Murphy, Fiorian Fortin, J -S.Tétrault, Geo.-E.Ewing, J.-S.Bourque, A.-C.Skinner, C.de L.Mignault, E -E.Goodenough, Léopold Chevalier, C.-L.Foley, L.-N.Audet, W.-L.-R.Stewart, L.-W.Dixon.Les secrétaires se sont succédés comme suit: C.-H.Foss, C.-O.Palmer.C.-E.Bradford, J.-A.Cook, J Fitzgerald, Léonidas Bachand, J.-H.Brosseau, E.-C.Catien, R -A.Bartlett, H.-G.Munroe, Théo.Monty, Antonin Deslauriers, AH>eric Julien et Romeo Duford.Dans les archives de la Chambre de Commerce, on trouve une note disant qu'en 1910 il y avait à Sherbrooke le Board of Trade et une Chambre de Commerce française qui ne semble pas avoir existé longtemps.Les plus vieux procès verbaux de la Chambre datent de 1894, et en fouillant tous ces vieux documents on s'aperçoit qualors comme aujourd\u2019hui la Chambre de Commerce était très active.On discutait de tout et à tout propos; on envoyait des résolutions approuvant ou condamnant certains projets.En plusieurs occasions, on a dû ajourner l\u2019assemblée annuelle générale faute de quorum tel en 1396, en 1905, en 1906.En 1897, on discute la construction dun \u201copera house\u201d pouvant asseoir 1,200 personnes.Cette même année, on demande l\u2019élargissement de la rue Wellington et une requête est adressée au Québec Central afin d\u2019avoir un train journalier aller et retour entre Sherbrooke et Tring Jonction.En 1903, on parle de la crise du logement, spécialement de ceux se louant de $10.à $14.par mois.EXPOSITION NATIONALE En 19o6, il est question pour Sherbrooke d une exposition nationale et on demande au Gouvernement fédéral de voter la somme de $50,000.Cette même année on se plaint aux autorités du mauvais entretien et du danger du passage à niveau de La rue King-ouest.Le 17 juillet 1906, le secretaire de la Chambre écrit au conseil de ville se plaignant de ce que ce dernier ne considérait pas sérieusement les recomman- dations de La Chambre.En 1909, la Chambre suggère que la Ville nomme un commissaire industriel.En 1910 la contribution des membres est portée à $25.00 par année et on lance le \u201cmouvement du plus grand Sherbrooke\u201d et le budget s\u2019établit à $4,000.pour l'année Cette même année on parle aussi du pavage de la rue Wellington.En 1912, dans le rapport financier de La Chambre on voit que le conseil de Ville avait vote $2,000.à la Chambre pour fins de publicité.Cette année-là on parle de creuser le Ut de La rivière St-François afin d'améliorer le transport par eau.En 1917, U Chambre approuve l'achal du site de Two-Miles Falls et discute aussi la question d un gérant pour la Cité.Cette année-là, on parla aussi d'eau pure et de bonnes routes de même que de la crise du combustible.En 1913, la Chambre s'occupe du sort des jeunes filles travaillant à Sherbrooke.La Chambre favorise aussi le nouveau tarif de la compagnie des tramways tarif accordé par le Conseil de Ville et c\u2019est alors que s'engage la fameuse polémique à propos du service des tramways.En 1919, ou annonce La création d'une institution technique à Sherbrooke.Une campagne intense est faite cette année-là pour augmenter le revenu de la Ch itnbre et après la campagne, on peut annoncer que la Chambre se compose de plu; de 300 citoyens influents Cette même année, on parle de fermeture des migasins le samedi soir.En 1920, on parle dûn hygiéniste municipal et aussi de la taxe sur les nouvelles constructions.Ci-dessous une énumération des principale* questions débattues depuis 1921:\u2014 1921:\u2014Plage pubüque; 1922:\u2014Différend entre la Southern Canada Power et la Cité.Nouveau pouÉ sur le St-François; 1923:\u2014Chemins d\u2019hiver et protection pour les placements des Individus; 1924:\u2014Bonnes routes et tourisme; 1925:\u2014Parc de stationnement; 1926:\u2014Campagne d\u2019annonce pour la Cité; 1927:\u2014Aéroport; 1928:\u2014Commissaire industriel; 1929;\u2014Réouverture de la Cour des Commissaires.Usine de ffltratioa.Bureau de tourisme; 1930:\u2014Plan d'ensemble.Incinérateur.Hôpital pour les tuberculeux; 1931:\u2014Pont sur le St-François.Usine de filtration.Abattoir; 1932:\u2014Port de réflecteurs sur les voitures à traction animale.Travaux ds voirie.Chômage; 1933:\u2014Protection des marchands contre les solliciteurs; 1934:\u2014Salon de 1 auto.Revisiou des taux commerciaux de l\u2019électricité.Chambre Junior.Piscine et parc d'amusements; 1935:\u2014Centenaire.Vespasiennes.Fermeture à bonne heure des magasins; 1936:\u2014Travaux de chômage.Commission industrielle; 1937:\u2014Abolition des taudis.Ecole technique; 1938:\u2014Plan d'ensemble.Salle municipale.Projet d'Ulverton; 1939:\u2014Assurance obligatoire pour automobilistes.Uniformité de ferms-ture des magasins les jours de fêtes.Aéroport; 1940:\u2014Cour des Commissaires.Routes d'hiver.Le 2 avril 1940, la Chambre suspendait ses activités.Les procès verbaux des assemblées de la Chambre prouvent que celle-ci \u2022 toujours accordé une grande part de ses activités à attirer à Sherbrooke d# nouvelles industries.REORGANISATION DE LA CHAMBRE Messieurs L.-A.Vachun et W.-L.-R.Stewart s\u2019occupent activement de Is réorganisation de la Chambre et le 11 mars 1941, une assemblée publique est tenue.A cette assemblée, on décide d'engager un secrétaire permanent et les officiers suivants sont élus: président: L.-W.Dixon; vice-président: T.-G.Walsh et membres du conseil, MM.A.-C.Crépeau, Emilien Gingues, R.-R.Larrabbee, G.-W.Murphy, W.Mutchler, J.-O.Nault, Aurélien Noël, A.-W.Reid, L.-A.Va-chon, G.-D.Wadsworth.Les anciens présidents de la Chambre sont représentés dans le conseil par MM.W.-L.-R.Stewart et le colonel Léopold Chevalier.M-Charles de L.Mignault est nommé aviseur légal.La contribution à la Chambr# est fixée à $15-00 pour les individus et $25.00 pour les compagnies.La Chambre ouvre son bureau dans l\u2019immeuble du Sherbrooke Trust.Durant cette première année la Chambre s\u2019est occupée spécialement d\u2019obtenir des sous-contrats pour nos petites industries.On commence aussi la publication des bulletins hebdomadaires.Le conseil actuel de la Chambre se compose comme suit; président: L.-W.Dixon; vice-président: G.-D.Wadsworth; aviseur légal: Charles de L.Mignault, plus le colonel Léopold Chevalier et E.-E.Goodenough.J.-A.Archambault, C.-Guy Bishop, Cliff Bryant, N.-C.Cloutier, Jos.-H.Codère, C.-E.JosUn, Arthur Lapierre, W.Mutchler, André Royer et M.-T.Stenson.Il y a aussi les comités permanents composés comme suit:\u2014 DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL.\u2014 Président: Clifford Bryant; vice-président: Jos.-H.Codère; membres: R.-L.Curphy, E.-W.Gilbey, B.-J.de ConcMt L.-N.Audet, J.-S.Mooney.DEVELOPPEMENT COMMERCIAL.\u2014 Président: Walter Mutchler; vice-président: André Royer; membres: L.-I.Rosenbloom, C.-E.Soles, J.-Fraser Armstrong, J.-W.Stewart, Henry-W.Downs Jr., Wilfrid Légaré.J.-A.Savard, Albert Leblanc, Emile Blais, L.Deschênes.TOURISME ET PUBLICITE.\u2014 Président: J.-A.Archambault; vice-président: J.-P.Dion; membres: Octavien Lévêque, Paul Lavoie, J.-W.Stébenne^ E.-M.Barkeet.LEGISLATION.\u2014 Président: Charles de L.Mignault; vice-président: C.-Guy Bishop; membres: E.-E.Goodenough, Arthur Moreau, Gédéon Nadeau.A.-E.Willis, Lucien Héoert.TRANSPORT.\u2014 Président: Arthur Lapierre; vice-président: C.-E.Joslin; membres: Henri Girard, W.Smiüi, Matthew Graham, Gérard Monfette, Fred Rommel.L'événement marquant de 1942 a été la tenue du congrès de la Fédération des Chamores de Commerce de la Province de Québec.Il y a aussi l\u2019entente par laquelle le secrétariat de la Chambre est au service de la Ligue Canadienne d« Santé.Une campagne spéciale a été faite sur l\u2019amélioration de la qualité de l\u2019eau à Sherbrooke.La Chambre a maintenant 252 membres avec un budget d'au-delà de $5,000.Au mois de novembre dernier la Chambre a déménagé son bureau dans l\u2019immeuble du Québec Central.Elle a obtenu pour 1943 le congrès de l\u2019Association Canadienne Française pour l\u2019Avancement des Sciences.La Chambre s'occupe activement des routes d\u2019hiver, taxe sur bien immobilier.La Chambre a formé un comité d'arbitrage pour le bénéfice des membres.Elle s'occupe aussi d'une école du textile.SUR MESURES/ Quel que soit votre âge ou votre taille, un complet fait sur mesures est certainement l'idéal I II vous donne une personnalité élégante et remarquée, ce que vous ne trouvez pas dans le tout-fait.Nous avons un choix extrêmement intéressant de nouveaux tissus de laine pour l\u2019été : tweeds pratiques; worsteds fins, gabardines, etc., etc.Toute la gamme des couleurs en vogue.LÉO LALIBERTÉ TAILLEUR POUR DAMES ET MESSIEURS Gl.RUE WELUNGTON-NORD SHERBROOKE \u2014 . ANNEE 19>13 Edition Spéciale \u2014 Cahier Historique des Cantons de l\u2019Est PAGE 73 UN NOM.UNE RÉALITÉ / Feu J.-H.BRYANT fonda la firme qni porte son nom an printemps de 1896.Sa politique était de produire des eaux gazeuses d'une pureté et d\u2019une saveur indiscutables.L'outillage dont il munit alors son atelier était le plus moderne de l\u2019époque.Il ne s'agissait pas de s\u2019enrichir en deux années mais d\u2019établir un nom pour les breuvages qu\u2019il fabriquait.Ce nom, il veilla lui-même jalousement pendant trente-huit ans à ce que rien n\u2019en amoindrit la réputation.Il refusa nombre de fois de s\u2019associer à des entrepreneurs du dehors pour étendre les affaires de sa compagnie.Il préférait que son entreprise gardât son excellent renom dans les Cantons de l\u2019Est, à l\u2019aller risquer all-lieurs.La maison qu\u2019il a édifiée s'est développée normalement, mais solidement.Il a inculqué ses principes à ses employés dont quelques-uns comptent plus de 40 années de service et aux continuateurs de sa lignée et de son entreprise.Ceux-ci, aujourd\u2019hui, sont fiers de dire que le nom du fondateur demeure pour eux une réalité et que sa pensée est toujours vivante en eux.Feu John H.BRYANT, (1M4-1934) fondateur de la firme qui porte ton nom.C\u2019était un pur type des Cantons de l\u2019Est.-* y:*.;,.mi , Æ0 * * **\" \u2022 r > LES PROPRIETAIRES ACTUELS DE LA COMPAGNIE, TOUS TROIS FILS DU FONDATEUR GUY BRYANT\tALBERT BRYANT\tCUFF.BRYANT v ««Tu: < m cv .-\u2022x jeau et J -C.Côté, à la fin de l\u2019année 1942, la surface totale des trottoirs en tiètiwi de Sherbrooke s'établit à 140,962 verges carrées, soit une longueur totale de 45 52 milles.REP \\ RTITIOM DBS TROTTOIRS Voici conunent les trottoirs se répartissent entre chaque quartier Quartier Est: 32,430 verges carrées.Quartier Sud: 21,253 verges carrées.Quartier Ouest' 30,475 verges carrées Quartier Centre: 17.543 verges carrées Quartier Nord' 39.159 verges carrées.Selon le rapport des ingénieurs, le coût global des trottoirs en béton m* 'fiiffre par $655,190.A ces données, il faut ajouter des trottoirs en pierre de dalle sur une longueur de 2.78 milles.Avant 1914, il a\u2019y avait que 5,413 verges carrées de trottoirs en béton, au coût de $12,912.En 1919, les rues pavees de Sherbrooke représentaient une surface de 8,421 verges carrées Ces pavages avaient coûté 915,478.Au 31 décembre 1942, les rues pavées donnaient U surface suivante; Quartier Est: 82,580 verges carrées.Quartier Sud: 70,693 verges carrées.Quartier Ouest' 99,738 verges carrées.Quartier Centre: 61,354 verges carrées Quartier Nord.149.844 verges carrées Total: 464,211 verges carrées Coût: $1,401,445 Les pavages se répartissent comme suit: Macadam bitumineux; 11,522 verges carrées.Béton: 33,987 verges carrées Blocs de granit: 75,286 verges carrées.Asphalte sur base en béton: 76,785 verges carrées.Asphalte sur base asphaltique: 239,044 verges carrées.Asphalte sur base en macadam: 27,635 verges carrées.La longueur totale des rues pavées est de 22.85 milles et la longueur 'totale des rues en gravier ou en macadam est de 84.50 milles.EfrOUTS ET AQUEDUC Le département de la voirie a posé plus de conduites d\u2019égout députa 19l > qu\u2019il n\u2019en avait posé depuis la fondation de Sherbrooke.En effet, avant 1915, la longueur des conduites d\u2019égout était de 129,623 pieds et durant les 17 années qui suivirent .on a installé des tuyaux d\u2019égout d\u2019une longueur de 152.738 pieds, formant un total, au 31 décembre 1942, de 282.361 pieds.I>* statistiques officielles en fixent le coût à $1,173.935.Les conduites d'égout\tse\trépartissent comme suit\tentre chaque quar- tier Est, 52,212 pieds; Ouest, 52,643 pieds; Nord, 34,932 pieds; Sud, 9.270 pieds.Centre.3,671 pieds\t» La longueur de.» tuyaux d\u2019aqueduc dans notre viHe a plus que quintuplé de 1897 à la fin de l\u2019année 1942.Avant 1897, il y avait ici 55,034 pieds de\ttuyaux d'aqueduc et au\t31\tdécembre 1942.il y en\tavait 284.652 pieds, soit 53 91 milles, au coût de $1,002,911.Les ingénieurs municipaux ont la haute main sur les travaux de voirie, d\u2019égout et d\u2019aqueduc Sherbrooke a présentement les services de deux ingénieurs MM.Armand Crépeau et J.-C.Côté.Leur prédécesseur immédiat fut\tfer M W.-H.Veilleux.\tMais à cause de ses longs\tet dévoués services, on tient dire que le père du département de la voirie fut l\u2019ingénieur Thomas Tremblay, qui prit sa retraite il y a environ cinq ans.SURINTENDANTS DU DEPARTEMENT Les principaux surintendants du département de la voirie ont été MM.Daniel Hallctt, W.-H Beaman, Louis Côté, Charles Désautels, J.-T.Martel et\tHerménégilde Rhéaume,\tle\tsurintendant actuel.Ce\tdernier occupe aon pode depuis 1934 Sherbrooke peut s'enorgueillir à juste titre d\u2019avoir un des départements de voirie les mieux administrés de la province sinon du pays.La propreté générale des rues et trottoirs l\u2019été comme l\u2019hiver, l\u2019enlèvement rapide de la neige pendant U maison froide et l'entretien des diverses artères valent à Sherbrooke une belle réputation que tous les visiteurs se plaisent a souligner.Outre les employés de la Voirie, M.Rhéaume a sous ses ordres les employés des départements des parcs, de l\u2019aqueduc et de l'hygiène, ce qui forme un total de quelque 175 hommes.Les chantier, et magasins du département de la voirie sont situés rue Camirand.Il y a en outre un entrepôt rue Fédérale.Voici sommairement, l\u2019équipement de la voirie proprement dite: 2 concasseurs, 9 camions, 2 camions spéciaux pour le lavage des rues, 2 tracteurs, 2 rouleaux à vapeur, 2 niveleuses, 5 malaxeur.» à ciment.> compresseurs, 2 pelles à vapeur, 20 chevaux pour les charrues a trottoirs et 9 charrues pouvant être adaptées à des camions Le departement exploite eniiu deux carrières et une usine d\u2019asphalte.NOTRE DÉPARTEMENT DE POLICE Sous la direction expérimentée et sage du chef Percy Donahue le service de police et des incendies de Sherbrooke est en tous points digne de la Rome des Cantons de l'Est.Qu\u2019il s\u2019agisse du savoir-faire, du dévouement et de la discipline de son personnel, ou que l\u2019on parle de ses méthodes, de son outillage et de son rendement, ce service se compare avantageusement à celui de tout» ville de même importance du continent nord-américain.Mai» que de chemin parcouru depuis le temps où le maintien de l'ordre et de la paix reposait uniquement sur les épaules de Pierre Couture, et où J.C.Waterhouse, aidé de quelques volontaires (1873) protégeait la population contre les incendies.Pierre Couture, (Pit), figure quasi-légendaire, fut le premier policier de Sherbrooke.Plus exactement, il fut le gardien des établissement* commerciaux à qui il louait les services de deux bras d\u2019une exceptionnelle puissance.Malgré son poids de 285 livras, bien peu pouvaient le distancer à la course, et il était à juste titre réputé comme l\u2019homme le plus fort de la région.Lorsque commença l\u2019exploitation des mines d\u2019Eustis, le gouvernement provincial envoya ici trois agents avec qui collabora Couture jusqu'en 1882, date de la nomination de Robert Davidson comme chef de la police et de la brigade des Incendies.LA PREMIERE BRIGADE La première brigade des incendies fut organisée en 1873 par J.-C.Water-house.L\u2019outillage de la brigade était on ne peut plus rudimentaire, étant composé d'un moteur à bras (The Queen) qui pétaradait dans les rues, d\u2019une pompe à vapeur connue sous le nom de \u2019\u2019Merryweather\u201d et de quelques pieds de boyau.Waterhouse n\u2019avait pas même de chevaux à sa disposition et ce n\u2019est qu'en 1876, un an après l'incendie qui faillit détruire tout Lennoxville, que la brigade put compter sur les chevaux du département de la Voirie.Comme Waterhouse ne pouvait consacrer tout son temps à ses fonctions, U démissionna en 1875 et eut pour successeur J.S.Foss, un excellent citoyen et un bon pompier, d'après les standards de cette période éloignée.Le premier chef du département de la police et des incendies fut Robert Davidson, le père de l\u2019ancien député de Stanstead aux Communes, M.R.G.Davidson.La nomination de Robert Davidson en 1882, coïncida avec la fusion du département de la police et celui des incendies.La même année, la brigade des pompiers volontaires disparaissait et était remplacée par un contingent permanent Quelques-uii!, des incendies les plus mémorables dans l\u2019histoire de Sherbrooke éclatèrent sous l\u2019administration du chef Davidson.Mentionnons l'incendie qui détruisit de fond en comble, durant l\u2019été de 1890, les ateliers Jenckes; ce furent ensuite ceux de la Banque Canadienne Nationale, de l'édifice Twose où s\u2019élevait l'hôtel Grand Central (proie des flammes en 1937) et du Sherbrooke House.Nous Usons aussi au Livre du Jour, le 19 décembre 1878, sous la signature de R.Davidson les lignes suivantes: ''M.C.S.Clark a demandé assistance pour un feu à Windsor.Sur l\u2019ordre de A.Paton, président du comité des incendies, l\u2019engin No 1 et onze cents pieds de boyau furent immédiatement dépéchés.L\u2019engin opéra sans arrêt durant 98 heures et épargna quantité de propriétés.L\u2019appareil revint à Sherbrooke, à trois heures le 28 décembre 1876.\u201d La pompe à vapeur \u201cMerryweather\u201d, qui servait au chef Davidson, avait une capacité de 300 gallons par minute.Hors d\u2019usage depuis quelques années, les autorités la conservent au poste No 2.La deuxième pompe à vapeur, la \u2018\u2018Siiby\u201d, achetée du temps de Water-house, est encore en usage au poste No 4; elle a une capacité de 350 gallons à la minute.En 1921, le département des incendies achetait une pompe à gazo-line, \u2018\u2019American La France\u201d, d\u2019une capacité de 600 gallons par minute, miu» sert présentement au poste No 1.LE CHEF DAVIDSON Lorsque Robert Davidson prit la direction de la police, en 1882, Sherbrooke ne possédait qu\u2019un seul poste, lequel avait été construit en 1877, à l\u2019emplacement même où s'élève aujourd\u2019hui l'aile ouest du Séminaire St-Charlex.L'augmentation de la population et le développement commercial et industriel de Sherbrooke nécessitèrent la construction d\u2019un deuxième poste en 1884.Le troisième fut construit en 1902, le 4ième, en 1911, et le 5ième, en 1916.En 1925, la Ville fit construire le poste central actuel, rue Marquette, près de Belvédère, pour replacer le vieil immeuble de 1887.A la suite de la mort du chef Davidson, en 1913, M.Albert Boudreau fut chef provisoire durant quelques mois, puis M.Joaeph-Eusèbe Hébert lui succéda jusqu'en 1915, alors que M.Alfred Couture, le fils du premier policier, entrait en fonctions.Il devait les garder jusqu\u2019à sa mort, survenue le 10 juin 1925.Le capitaine H.-O.Camirand, excellent pompier et policier, qui avait donné, à maintes reprises, des preuves de sa valeur, était alors promu au poste de chef, fonction qu\u2019il remplit jusqu\u2019en avril 1939.C\u2019est alors que le directeur actuel fut nommé chef intérimaire jusqu\u2019à la venue de M.Arthur Maranda, qui fut directeur de la police et du département des incendies à partir du mois d\u2019août 1939 jusqup'en 1941.Entre-temps, M.Percy Donahue était inspecteur.De nouveau nommé directeur intérimaire en 1941.B dirige le département sous ce titre juqu\u2019au 17 juin 1942, alors qu'il est officieJe-ment nommé directeur, fonction qu'il remplit depuis.ACCROISSEMENT DU PERSONNEL Les effectifs du département de la police et des incendies, qui se limitaient en 1895, à moins de 10 hommes, se totalisaient à 18, en 1900, à 22 en 1907.à 38 en 1922, à 43 en 1925, à 48 en 1930 et à 70 en 1932.Ils s'établissent présentement à 82, comprenant un directeur, M.Percy Donahue, trois capitaines: MM.Orner Daudelin, Ernest Renaud et Henri Donahue, un capitaine intérimaire: M.Arthur L\u2019Heureux; un lieutenant: M.Ferdinand Couture; six sergeants et six caporaux.Parallèlement à l\u2019augmentation du personnel, le comité de police, de concert avec les chefs successifs, voyait à la modernisation du matériel, remplaçait les chevaux par des camions, substituait des échelles automatiques aux anciennes échelles à bras, faisait en sorte que la pression d'eau dans le quartier commercial varie autour de 145 livres et ne soit pas inférieure à 136, etc., etc., grâce à la compétence et à la bravoure de ses pompiers et grâce au fait que aa brigade des incendies possède un outillage parfaitement à date, Sherbrooke est de toutes les villes du Dominion une de celles qui enregistrent le moins de pertes chaque année à cause des incendies et, en conséquence, le taux d\u2019asBurwnee contre le feu est exceptionnellement bas ici.Il convient de signaler que de 1896 à 1942, malgré la forte augmentation du chiffre de la population, les pertes causées par 1« incendita ne se sont pas considérablement accrues.Au département de la police proprement dit signalons la création en janvier 1938 de Radio-Police, qui a déjà rendu des services signalés à la population.Le département de la police n\u2019a probablement jamais connu d'aussi nombreux et importants changements que durant les quelques dernières années.La Reine des Cantons de l'Est a lieu de s'enorgueillir de son départemeol de police et d\u2019incendies. : ANNEE 1948 JEciition Spéciale \u2014 Cahier Historique «les Cantons «l»1 l\u2019F't PAGE 79 1911-1943 32 ANNEES D\u2019INDUSTRIE LAITIÈRE MODERNE 'r LAIT PUR CREME DOUCE BEURRE LAIT DE BEURRE CREME GLACEE VI-CO La Sherbrooke Pure Milk fut fondée en 1911 par un groupe d nommes d aifaires qui.prévoyant la rapide expansion de la ville de Sherbrooke, surent la doter d\u2019une entreprise qui.après avoir marché de succès en succès, ne le cède en rien aujourd\u2019hui aux organisations similaires des grands centres.Une installation moderne, toujours propre, y permet de pasteuriser le lait, de fabriquer du beurre, de la crème à la glace et le délicieux breuvage au lait et au chocolat qu\u2019est le Vico.La Sherbrooke Pure Milk est une organisation qui fait honneur à notre ville tout en rendant d\u2019estimés services à ses citoyens, par une livraison efficace et des produits de qualité, conservés et fabriqués dans les conditions hygiéniques les plus parfaites.Sherbrooke Pure Milk Co Limited TELEPHONE 886 \u20229 SHERBROOKE EN ACTION AVEC US FORCES ARMEES SUR TERRE DANS LES AIRS Le COKE LASALLE età à C'&euvnc àwi to\u201c -St* 4ûétd> .^ .' ' \u2022\u2022 y m \u2022 Pendant que Johnny Hotfoot est mobilisé, nous savons que vous vous souviendrez des temps de paix et que vous ferez provision de Coke Lasalle Mquand il reviendra de la auerre.** ¦ ' WM-.> S?y,our fm de permettre aux premiers intéressés de consacrer la plus grande part de leur énergie à leur oeuvre principale.Ceux qui ont à former des combattants n\u2019ont pas à se fatiguer des details de comptabilité, de maintien ou d\u2019approvisionnement; mais il existe la plus étroite collaboration entre les uns et les autres On calcule qu\u2019il y a dans le monde 380,000,000 de vieilles filles.On en comptait avant la guerre 16,000,000 en Allemagne, 11,000,000 aux Etata-Unu, 8,000,000 en France, 6,000,000 en Grande-Bretagne, ' ANNEE 1943 Edition Special* \u2014 Cahier Historique des Cantons de TEet PAGE 99 sumw mous vous S / J \\ ' , \\ W 1\t^\t^\t* \u2022> Jf\tr\tMagog ANNEE 1948 Edition Spéciale \u2014 Cahier Historique des Cantons de l'Est rAGE 131 TéL 311 Bureau Magog Enterprise Print est le nom de la plus ancienne imprimerie de Magog, (fondée en 1895).Elle sert le commerce et l\u2019industrie de la processive ville de Magog.On y fait tous les genres d\u2019impressions avec un outillage des plus modernes.MAGOG ENTERPRISE PRINT Gérard Laurendeau, prop.26a, rue St-Patrice\tMagog Tél.2050 Résidence Tél.439 Faites durer vos vêtements ,en les faisant nettoyer et presser à temps.N\u2019attendez pas.Conflez-nous à bonne heure les articles pour lesquels vous voulez un nettoyage délicat un pressage irréprochable.jf.ftiÉ \u2022\tTRAVAIL ACCOMPLI PAR DES EXPERTS \u2022\tLIVRAISON RAPIDE A VOTRE DOMICILE \u2022\tPRIX MODIQUES Modem Dry Cleaning Enrg.ROGER POUDRIER, Prop.345, rue Principale\tMagog CULTIVATEURS! 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Nou» dédirona acheter d'importantes quantités de bois de pulpe, de peupliers, de tilleuls.Prix payés en conformité avec le plafonnement dn sonvernement.Voyest Orner Boisvert, 26 rue St-Pntrlee, Maso*.Téléphone: 584.UNE INDUSTRIE QUI JOUE UN ROLE DE PREMIER PLAN DANS LA VILLE DE MAGOG - -^ u^ninn.1 me Aucun.Compton La Patrie .\u2014.\u2022*-.\t8° Scotstown .\t258 344 Drummond Kingsey Falla .89 Frontenac Lambton .\u2014.123 St-Evariste .163 St-Ludger .63 St-Sébastien .73 422 4301 Missisquoi\taucun Richmond Asbestos (en\tgros) .1 Danville .-.411 Windsor (en\tgras) .1 Shefford Wolfe\taucun Slanstead\taucun Sherbrooke\taucun Bishopton\t.98 Garthby .;.81 Disraeli .268 Marbleton\t.56 St-Gérard\t .53 Weedon .115 Wottonville\t.-.107 778 Total des clients .9229 Scènes pittoresques autour de Magog Au magnifique golf du mont Or ford y; ¦ wî cf*l à Winchendon, Massachusetts.Associated Textiles of Canada est une entreprise qui exploite aussi une usine t Louiseville, Québec.La compagnie Belding-CorticelU mérite une mention spéciale.Eh 1886, E.Tomkins établit, sur l\u2019emplacement de la présente usine, la société Cascade Narrow Fabric, qui devint la propriété de la Corticelll Silk en 1898.Plus tard, cette compagnie fut fusionnée à la Belding Paul, la nouvelle société prenant le nom de Belding-Corticelli, Limited., Celle-ci exploite en outre des usines à Saint-Jean et à Montréal.L\u2019usine de Coaticook est très moderne et est évaluée à $350,000.Le nom de la société Penman est bien connu.L\u2019usine Penman à Coaticook est évaluée à $400,000.La compagnie Charles Niedner\u2019s Sons fabrique des boyaux à incendie ,et sa capacité de production est de 20,000 pieds par semaine.Elle est affiliée à une entreprise similaire à Boston.La Canadian Duff-Norton fabrique des leviers automatiques d\u2019une capacité de 10 à 100 tonnes.La compagnie J.W.Kilgour produit environ 200,000 chaises par annét à son usine de Coaticook.Elle exploite aussi une fabrique à Beauharnois L\u2019INDUSTRIE LAITIERE Selon M.Romuald Dumont, secrétaire-trésorier de la municipalité, la région de Coaticook est particulièrement remarquable par le développement de l\u2019industrie laitière.M.Dumont prétend que le district de Coaticook est l\u2019un des plus riches de la province de Québec au point de vue de la production laitière.L\u2019usine sherbrookoise de la compagnie Carnation Milk obtient une bonne partie de son lait de la région de Coaticook.Une beurrerie de Coaticook fabrique 600,000 livres de beurre par année grâce à la crème qu\u2019elle achète dans un rayon de quelques milles seulement.Outre la beurrerie de Coaticook, il y a cinq autres beurreries régionales ayant une production totale de 1,000,000 de livres de beurre par année.Cinquante pour cent des cultivateurs ont des troupeaux de 50 têtes ou plus.Parmi les établissements commerciaux de Coaticook, un des plus remarquables est celui de M.D.-S.Bachand, qui compte un personnel d\u2019une cinquantaine d\u2019employés.Il représente bien le type de ce que nos pères appelaient un \u201cmagasin général\u201d.On peut y acheter de la quincaillerie, des nouveautés, des chaussures, de l\u2019épicerie, etc Les magasins ont une belle apparence à l\u2019extérieur tomme à l\u2019intérieur, et ils sont bien achalandés.Us comptent au nombre de leurs clients, non seulement les citoyens de Coaticook, mais aussi ceux de Dixville, Stanhope, St-Herménégilde, Barnston, Baldwin\u2019s Mills, et autres localités.On estime qu\u2019une dizaine de milie personnes font leurs achats à Coaticook.On rapporte qu\u2019un magasin de détail fait pour $500,000 d\u2019affaires par année.LE CONSEIL MUNICIPAL Voici la composition du Conseil municipal et les noms des chefs de service: Maire, N.D.-Brown Hopkins; conseillers \u2014 siège No 1, M.Joseph Cameron; siège No 2, M.Emery Ruel; siège No 3, M.Denis Gérin; siège No 4, M.Adélard Pilotte; siège No 5, M.Léon-M.Thomas; siège No 6, M.Olivier Mar-coux; siège No 7, M.Charles-E.Akhurst.Comités (le premier nommé de chacun en est le président) \u2014 finances et propagande industrielle, MM.Cameron, Thomas et Marcoux; Electricité, MM.Ruel, Gérin et Akhurst; Aqueduc, MM.Akhurst, Ruel et Cameron.Voirie, MM.Pilotte, Marcoux et Thomas.Police et feu, MM.Thomas, Gérin et Ruel.Parcs, bâtisses, marché et pesée, MM.Gérin, Pilotte et Cameron.Santé publique, MM.Marcoux, Akhurst et Pilotte.M.Rornuald Dumont est secrétaire-trésorier de la municipalité; le chef de police est M.Henri Dandenault; le surintendant du service de l'électricité est M.El-win-E.Akhurst; M.E.Sage est en charge du service d\u2019aqueduc et M.J.-B.Isabelle est en charge du département de la voirie.La consommation d\u2019électricité a atteint un chiffre record en 1942, s'établissant à 4,933,490 kilowatt-heures.Le service d\u2019électricité compte 1,279 clients; ses revenus bruts se sont élevés à $60,000 et son bénéfice net à $12,000.Les revenus bruts du service d'aqueduc se sont établis à $24,247 et les profits à $5,444.Le dernier exercice fiscal s\u2019est terminé par un léger déficit, les revenus étant de $63,244 et les dépenses de $63,430.La dette nette de la municipalité, y compris celle des services d\u2019utilité publique s\u2019élève à $362.990, tandis que l\u2019actif est de $1,139,664.Le taux de la taxe foncière est de 13 millins et celui de la taxe scolaire de 10 millins.Il y a trois paroisses catholiques à Coaticook; St-Edmond, St-Jean-l\u2019Evangéliste et St-Marc, et trois temples protestants: United Church, Anglican et Baptiste.Les enfants peuvent fréquenter quatre écoles catholiques, une école protestante et le couvent des Soeurs de la Présentation.La superficie de Coaticook est de 2,800 acres.Il y a près de 700 téléphones à Coaticook et dans la banlieue; on estime qu'il y a 900 appareils de radio.La consommation quotidienne d'eau est de 900,000 gallons; les rues pavées ont une longueur de 3 milles et quart et les rues non pavées ont 16 milles de longueur.Les trottoirs ont aussi une longueur de 16 milles.La centrale électrique a une capacité de 2,500 c.v.L\u2019aqueduc est alimenté d\u2019eau de source.\t plSgjPa\t L*hôtel des postes Im ville de Coaticook a été dotée, il y « quelques années, d'un joli bureau de postes qui est de plus en plus fréquenté. ANNEE 1943 Edition Spéciale \u2014 Cahier Historique des Cantons de l\u2019Est PAGE 137 Dans rharmonie et la bonne entente Nous travaillons sans relâche à l'effort de guerre 'L\u2019établissement Geo.Sheard & Co.Ltd., manufacturier de tissus de lainage, est un exemple vivant de ce que le travail, l\u2019énergie et la persévérance peuvent édifier, lorsque toutes ces qualités peuvent être mises à contribution.En effet, cette maison est aujourd\u2019hui l\u2019une des plus importantes du genre.Elle contribue de plus 100% à l\u2019effort de guerre canadien.Les dirigeants de Geo.Sheard & Co.Ltd.ont su gagner l\u2019estime et l\u2019amitié respectueuse de leurs emloyés et ce qui plus est, leur confiance, en sorte qu\u2019ils peuvent toujours compter sur leur entier dévouement.GEO.SHEARD & CO.UNITED Manufacturier de laine COATICOOK\tQUE.Cette photo représente l'usine moderne de pasteurisation de la Laiterie Coaticook, Liée, distributrice de Produits de Qualité m LAITERIE de COATICOOK LIMITEE -\u2014- pnooaiTS taiTttas FASTtONtstS \u2014 \u2022\tLAIT & CREME PASTEURISES \u2022\tLAIT AU CHOCOLAT \u2022\tCREME GLACEE Laiterie \u2022 Coaticook, Limitée TEL: 79 RUE CLEVELAND\tCOATICOOK Une industrie prospère de Coaticook: la manufacture de portes et châssis.MARCOUX & FRÈRES qui en plus, s\u2019occupe de la préparation de toutes sortes de bois et de travaux de moulures, etc.Tous nos produits sont de la plus haute qualité.Avant de construire, voyez-nous ou écrivez-nous à Boîte Postale: 839.MARCOUX & FRÈRES COATICOOK-NORD \u2014 TEL: 16\t\u2014 QUE.VISITEZ à la prochaine occasion le grand magasin de nouveautés pour DAMES et MESSIEURS FÉLIX I.LAJOIE 4, RUE MAIN\tCOATICOOK Matériaux de construction \"Briques isolantes\" \"Papier à couverture\" \u201cGYPROC\u201d JOS.ALLAIRE 89, RUE CHILD Ferronnerie générale Peintures \"NARVO\" Tapisserie \u2014 Vitres, etc.- TEL: 195 \u2014 COATICOOK Avec les hommages des grands magasins D.S.BACHAND 15-17 EST, RUE MAIN \u2014 COATICOOK \u2022AGE 138 Edition Spéciale \u2014 Cahier Historique des Cantons de l\u2019Est ANNEE 194S Grande impulsion donnée à l\u2019essor industriel par les compagnies d\u2019électricité Les quelques dernières années n'ont pas manqué d'orateurs ayant des umOilions politiques ou autres qui n'ont pas hésité à répandre toutes sortes de rapports et de renseignements taux touchant les prétendus maux causés par les services d\u2019utilité publique en tant qu\u2019entreprises privées.Le fait que ces orateurs ne connaissaient que peu de choses ou rien du tout du sujet et que leurs données étaient absolument fausses dans plusieurs cas ne les a pas empêchés de parler.La plupart d\u2019entre nous souffrons plus ou moins de paresse mentale.Nous sommes portés à hausser les épaules ou peut-être à sourire lorsque nous écoutons le discours ou lisons l'article d\u2019une personne qui dénonce une compagnie d'électricité.S'il nous arrive ou lorsque nous prenons la peine de réfléchir et de raisonner sérieusement, et d\u2019étudier la situation soigneusement, nous effaçons notre sourire et nous nous demandons où ces orateurs tentent de nous conduire et POURQUOI?Le récit du développement industriel de la province de Québec durant le dernier demi-siècle est un véritable conte de fée.S\u2019il avait été écrit il y a 50 ans sous forme de prédiction, il aurait été rangé avec les romans fantastiques de Jules Verne \u2014 dont le \u201cTour du Monde en 80 jours\" fait maintenant sourire par sa lenteur.L'histoire du Québec est intimement liée à l\u2019activité de nos services d\u2019utilité privés, et les résultats obtenus attestent abondamment la sagesse prévoyante de ceux qui adoptèrent et appliquèrent notre politique actuelle .Que ceux qui voudraient changer cette politique, et les citoyens de la province de Québec en général fassent une enquête très minutieuse sur ce qu'ils ESPERENT gagner et ce qu\u2019ils sont CERTAINS de perdre.TAUX DE L\u2019ELECTRICITE Certes, le premier espoir et la première promesse sont une réduction de» taux d\u2019électricité.C'est ici que nous subissons notre premier choc \u2014 électrique si l\u2019on veut \u2014 et que notre premier espoir est déçu, car un examen du rapport du gouvernement fédéral nous prouve que les compagnies privées du Québec reçoivent un prix moindre par cheval-vapeur ou par kilowatt-heure pour leur courant électrique que celui qui est payé à la Commission hydro-électrique du gouvernement ontarien.Les compagnies du Québec reçoivent une moyenne de $15.90 du c.v.ou W centièmes de cent par K.W.H., tandis que l\u2019Ontario reçoit $21.44 par c.v.ou 52 centièmes de cent par K.W.H.(Voir page 22 du Recensement de l\u2019Industrie en 1940 \u2014 Les Centrales électriques.Dernier rapport paru).Le système utilisé par la Commission hydro-électrique ontarienne pour établir le coût payé par les diverses catégories de consommateurs d\u2019Ontario constitue un tour de force politique destiné à obtenir le vote populaire.Un fait demeure: l\u2019électricité est vendue dans Québec à 74% du coût de l\u2019électricité en Ontario.L\u2019ESPOIR d'obtenir une diminution de taux ne semble pas très encourageant.Voici quelque chose que nous sommes CERTAINS de perdre \u2014 les $11.000,000 que les compagnies du Québec ont payés en taxes.(C'était en 1940.Songez à ce que ce sera en 1943 \u2014 plus près de $30,00,000.) En d\u2019autres termes, la population du Québec et du Canada a reçu un rendement de plus de $11,000,000 de compagnies dans lesquelles elle n\u2019a pas un seul dollar de placé.Cela parait être une politique très saine pour n\u2019importe quel gouvernement, et $11,000,000 et plus constituent pour nos gouvernants d\u2019énormes revenus à obtenir d'autres sources.Il n\u2019y a pas de méthode inystérieusÇ; permettant de se aispenser de cette somme sans l\u2019obtenir de quelque autrv' source.Incidemment, il semble opportun d\u2019attirer l\u2019attention sur les bénéfice-, que le gouvernement du Dominion retire de ces entreprises privées pour les fins de guerre.$25.000.000 EN 1943 On les estime sans exagération à $25,000,000 pour cette année.Comparez ces chiffres au profitage de guerre des services d\u2019utilité étatisés qui reçoivent\tune\tplus grande part des travaux de\tguerre, mais qui ne\tfont\tau- cune contribution à la guerre.Nous du Québec sommes justifiés de demander que nos députés québécois au Parlement devraient insister pour avoir du ministre des Finances une explication logique touchant l\u2019injuste exploitation de la\tpopulation de cette province.Et\tne vous laissez pas\tdire\tpar qui que ce soit d\u2019Ontario que nous ne payons pas notre juste part de la guerre Nous payons aussi une partie ae leur part.Il y a environ 50 ans, lorsque vint le moment de développer nos pouvoirs hydrauliques, le gouvernement du temps se trouvait dans l\u2019alternative suivante: Faire peser sur la population un lourd fardeau des obligations dont l\u2019intérêt serait payable à compter du début et devrait être continué pen-dans les années de construction jusqu'à ce que l'entreprise fût en état de se suffire a elle-même.Ou l\u2019autre plan plus sûr et plus sage qui fut adopté \u2014 laisser les compagnies privées trouver l\u2019argent courir les risques et lui payer des ta- xes\t.\t_\t,,\t.\t.En ce monde, presque toutes les réussites sont basées sur 1 initiative pro ee,\toù il\texiste une perspective de profit.\tChaque cultivateur\tsème\tses (ii ini»'\tdans\tl\u2019espoir qu'il récoltera beaucoup\tplus qu'il a semé.PLACEMENT DE $707.000.000.Ces compagnies ont placé dans la province des capitaux de $707,-OOO.OOO pour construire les centrales électriques, les lignes de transmission, etc Cette somme d'argent, dépensée dans notre province, est un bénéfice fort substantiel.Après avoir développé de la force motrice et s'être engagées pour dénormes sommes d'argent, leur prochain pas fut d\u2019inciter des manufactu-rieij à placer d'autres capitaux dans la province de Québec, à construire des usines, à utiliser la force motrice et à utiliser ia main-d'oeuvre de cette province à un travail industriel mieux rémunéré.Jusque Là, nos concitoyens avaient été littéralement de* scieurs de bois Nous abattions nos forêts et nous vendions du bois de corde.Aujourd\u2019hui, nous vendons du papier \u2014 pour plus de $100,000,00 en 1939.Il y a plus de $160,000,000 de placés dans l\u2019industrie textile, industrie qui paie en salaires annueU plus de $55,000,000.Bref, nous avons ajouté plu* de $1,000,000,000 de nouveau capital aux $100,000,000 que nous avion* 11 y a 50 ans.Il est vrai que tout cet argent n\u2019est pas venu grâce à nos compagnies privées d\u2019utilité, mais nous savons et nous devons admettre en justice qu\u2019elles ont directement contribué à faire venir une très large part de ce nouveau capital dans notre province.TAUX PLUS ELEVE EN ONTARIO Si quelqu\u2019un laisse entendre que l\u2019Ontario s\u2019est bien comporté industriellement sous son système de propriété publique (les obligations vendues appartiennent au capital privé), il convient de se rappeler que le développement industriel de l\u2019Ontario commença longtemps avant l\u2019Hydro et que ce fut du capital privé, des compagnies privées et l\u2019initiative privée qui produisirent tout d\u2019abord du pouvoir hydro-électrique en Ontario.Aujourd\u2019hui, la population d\u2019Ontario paie à l\u2019Hydro 26 p.c.de plus pour son électricité que ne reçoivent les compagnies du Québec, et plusieurs dépenses ne sont pas inclues dans leurs comptes d\u2019électricité.La population\tde chaque\tdistrict de la\tprovince de\tQuébec desservi par ces compagnies\tprivées a retiré quelque\tbénéfice de\tce $1,100,000,000 de capital industriel.Nous illustrerons ces bénéfices en citant des exemples fournis par les districts que nos lecteurs connaissent bien.DANS LES CANTONS DE L\u2019EST Nous pouvons\tcommencer\tici même, à\tSherbrooke, car nous devons admettre que ce fut une compagnie privée qui fit s\u2019établir dans notre ville la Panther Rubber Company et\tla Canadian\tConnecticut\tCotton, mainte- nant la ropriété de la Dominion Textile Company.Nous avons retiré depuis 20 ans des bénéfices considérables des opérations de ces entreprises.Drummondville avait coutume d\u2019être un petit village auquel on ne portait pas d\u2019attention.Ce n\u2019est plus la même chose aujourd\u2019hui.Une localité de 20,000 habitants ayant une liste de paye annuelle de $5,000,000 environ ne s\u2019est pas développée accidentellement.Nous nous souvenons de Granby comme d\u2019une charmante petite ville d\u2019environ 4,000 habitants et comptant une couple de bonnes manufactures.Treize mille personnes gagnent aujourd\u2019hui près de $3,000,000 et produisent pour environ $12,000,000 de\" marchandises, ce qui vaut certainement quelque chose pour cette localité.Cela n'a été possible que parce qu\u2019une compagnie privée eut le\tcourage de développer de\tla force\tmotrice dans une région où il n\u2019y avait pas de clients.Elie se mit à l\u2019oeuvre et en trouva.Saint-Hyacinthe et Saint-Jean sont tous deux des centres plus anciens.Cependant, quelques-unes de leurs plus importantes industries s\u2019y établirent grâce aux\tefforts de nos compagnies\td\u2019électricité, et ces\tvilles n\u2019auraient pas pu grandir sans l\u2019aide de ces compagnies.Farnham subit\tun rude coup lorsque ses\tateliers\tferroviaires\tfurent fermés.Elle avait une petite centrale de 600 c.v., à peine suffisante pour répondre aux besoins domestiques de la population et à quelques petites industries.Ce ne fut qu\u2019après que la ville eût vendu sa centrale à une compagnie privée que plusieurs industries s\u2019y établirent et que la ville reprit son ancien rang et son chiffre de population.C'est la même\tchose dans toutes les villes\tet tous\tles villages\tde la province \u2014 un fiot continuel de nouvel argent dans notre province et une occasion pour la jeune génération de trouver de l\u2019emploi dans l\u2019industrie, de fonder un foyer et d\u2019élever une famille parmi les siens au lieu d\u2019émigrer aux Etats-Unis comme elle l'avait fait pendant des générations.Québec a aidé à peupler une partie considérable des états de la Nouvelle-Angleterre.Voilà quelques-uns des bénéfices qui résultent directement de notre politique actuelle.Ce sont là des bénéfices très tangibles que certains voudraient nous voir jeter par dessus bord en vue des chimériques et douteux avantages qu\u2019ils nous promettent si nous mettons la main sur les compagnies d'électricité.Nous avons vu les taux d'électricité baisser graduellement _______ et les taxes sont la seule chose qui empêche une nouvelle réduction.Nous avons vu les taxes de toutes sortes monter continuellement pendant la même période.Par quelle mystérieuse puissance pouvons-nous oser espérer que l\u2019étatisation nous aidera?Mais nous pouvons être sûrs de perdre toute nouvelle assistance pour le progrès et le développement futurs de notre province.ARRETEZ \u2014 REGARDEZ \u2014 ET REFLECHISSEZ! La ville de Ma&o&, centre essentiellement industriel (Suite de la page 123).On rapporte que John Weatherbee établit le premier magasin à Magog, en 1820, à l\u2019endroit où la voie ferrée traverse maintenant la rue Merry.Il échangeait des haches, fusils et autres articles nécessaires aux pionniers, pour de la potasse.La localité commença à progresser et la rue Principale fut tracée deux ans plus tard, en 1822, jusqu'au moulin.L\u2019année suivante, un courrier était établi entre St&nstead et Montréal, via George ville et Magog.ROUTE SHERBROOKE-MONTREAL La première maison d\u2019enseignement fut construite en 1824 sur remplacement du théâtre actuel, le \u201cPalace\u201d.Exactement 11 ans plus tard, la \u201cBritish American Company\u201d traçait la route entre Sherbrooke et Montréal (1835) et cela permit d'organiser un service régulier de diligence entre Waterloo, Magog et Sherbrooke au cours des quelques années qui suivirent.La première manufacture d'allumettes au Canada fut établie à Magog, en 1834, par Ralph Merry, petit-fils du fondateur de la municipalité, mais à cause du coût élevé du transport, cette entreprise ne fit pas long feu.Un nombre considérable de familles immigrées d\u2019Irlande vinrent s\u2019installer sur les bords du lac Mempjhrcmagog en 1840.Parmi ces immigrés, on remarquait Hugh Smith, Thomas Cassidy, James Gallagher, Patrick McManamara, Thomas Smith et Patrick Donaghan.Ces familles prirent une part très active au développement de l\u201d\u2018Outlet\u201d et contribuèrent à fonder la première mission catholique, devenue plus tard la paroisse St-Patrice.En 1885, un petit vapeur, le \u201cMountain Maid\u201d, commença à faire la navette entre Magog et Newport.Il reliait, à part ces deux villes, toutes les agglomérations s'échelonnant le long du lac Memphremagog.Cette embarcation fut remplacé# en 1867 par le \u201cLady of the Lake\u201d.En 1855, l\u2019\u201cOut!et\u201d prit le nom de Magog.Le conseil de la nouvelle municipalité se réunit pour la première fois le 1er août de la même année sous la présidence du premier maire de Magog, M.Samuel Hoyt, fils.Trente-trois ans plus tard, le village de Magog était incorporé comme municipalité séparée du Canton de Magog et deux ans plus tard, soit en 1890, il prenait le nom de ville de Magog.Le maire d\u2019alors était M.A.-H.Moore.Un chemin de fer fut construit entre Waterloo et Magog en 1878 et continué jusqu'à Sherbrooke cinq ans plus tard.La ville de Magog est moderne à tous les points de vue.Ses rues pavées, son éclairage impeccable, ses établissements commerciaux d\u2019une tenue parfaite, scs hôtels propres et confortables, Ses temples imposants, ses moyens de communication et scs écoles bien aménagées en font une des plus belles villes de la région. ANNEE 194S Edition Spéciale \u2014 Cahier Historique des Cantons de l'Est PAGE 13» LE TERRITOIRE INDUSTRIEL DE LA SOUTHERN CANADA POWER COMPANY, UNITED Vues de quelques manufactures typiques qui fonctionnent dans ce district \u2022î , >« Si Granby Elastic Web ol Canada, Limited, Granby.:', mais elles n'indiquent pas l\u2019essor industriel depuis le début de U guerre.d\u2019amiante et de laine de roche.Asbestos a une superficied e 1 mille carré et sa population est de 5,702 âmes (d'après le recensement fédéral de 1941).La valeur de sa propriété foncière est d approximativement $3,000,000 dont quelque $2,000,000 pour les propriétés de la Canadian Johns-Manville Company.Asbestos possède deux \u2022 communautés enseignantes: les RR.Soeurs de la Congrégation Notre-Dame et les RR.Frères du Sacré-Cœur; 25 classes catholiques et 7 classes protestantes.M.Joseph Isabelle est le maire; M.L.-H.Olivier es tsecrétaire-trésorier de la ville et M.Jean- Paul Bolduc, secrétaire adjoint, tandis que le chef de poiic cest M.Richard Gaudreault.La commission scolair ecatholique a pour président M.Joseph Lalancette et pour secrétaire M.Philippe Roy.Dans le domaine social, il est intéressant de noter qu\u2019Asbestos possède une coopérative d habitation, présidée par M.Frédéric Martel, et une coopérative de consommation.Le syndicat catholique de l'amiante groupe environ 8C p.c.des employés de la compagnie Johns-Manville.Il existe également un syndicat des ouvriers-charpentiers.Les relations entre la compagnie et les employés sont remarquablement bonnes.Les citoyens peuvent confier leurs épargnes à une caLse populaire et à deux succursales bancaires.Les banques représentées à Asbestos sont la Banque Provinciale du Canada et la Banque Canadienne de Commerce.La population d\u2019Asbestos s\u2019enorgueillit de sa fanfare, une des meilleures de la province; elle dispose aussi d\u2019un journal hebdomadaire intitulé, naturelle-ment, L\u2019ASBESTOS.Asbestos est le principal marché des cultivateurs dans un rayon d'une vingtaine de milles.Ses services publics sont des plus progressifs.La municipalité possède son propre aqueduc, son propre système de distribution de l\u2019électi icité et un excellent service de protection contre l'incendie.Un chemin d«' 1er privé relie Asbestos au C.N.R.à Danville.Asbestos a 10 milles de rues pavées ou macadamisées et 17 1-2 milles de trotlons.Le taux de sa taxe immobilière est bas et sa dette publique peu éle vée.Asbestos est la première ville des comtés de Richmond et Wolfe, et elle esi parfaitement digne de son nom, car elle est le plus grand centre minier d .I iante de tout l'univers.Ce lut tout d'abord entre Saint-Joseph de Beauce et Beauceville que l\u2019on constata la présence de l\u2019amiante, qui put figurer à la grande exposition de Louvres en 1862.La découverte la plus importante, cepnedant, date de 1877; elle fut faite, cette fois, dans les gisements de serpentine de Thetford-Mines, Asbestos et Coleraine.La serpentine, d\u2019origine éruptive, est la roche-mère de l\u2019amiante, et se rencontre sur une distance d\u2019une centaine de milles dans la région des Apalaches.Asbestos est située en plein centre de la région de lamiante, et en possède les gisements les plus riches.Cette région des Cantons de l'Est fournit environ 8rt p c de la consommation mondiale d'amiante.On exporte aux Etats-Unis 70 p.c.de notre production; 9 p.c.va dans l'Empire britannique.Monograph ie KINGSBURY Kingsbury, petit village situé à 6 milles de Richmond est dans une situation privilégiée pour pendre son essor: le Pacifique Canadien le dessert, il est construit dans un cadre merveilleux, sur les bords élargis de la rivière Saumon, des écluses peuvent lui fournir sa force hydraulique.Pourtant depuis une vingtaine d\u2019années son avenir prometteur semble être brisé: une mine d\u2019ardoise renommée a été fermée (elle avait gagné la médaillé d'or à l'exposition de 1900 à Paris, pour la qualité de sa marchandise).Une grande minoterie est abandonnée depuis une dizaine d'années, et la majorité de la population est obligée de travailler à Richmond.Le village qui compte 170 habitants a une légère majorité anglaise.Les deux nationalités ont leur église et leur école respectives; l\u2019église catholique est desservie par le euhé de Ste-Marie d\u2019Ely.Il est intéressant de noter que quelques familles canadiennes-françaises ont subi l'influence de Chiniqui et se sont rattaché à l'Eglis* Unie.Population du comté de Richmond \t1941\t1931\t\t1941\t1931 Comté de Richmond\t27,493\t24,956\tShipton \t\t1,913\t1,944 Ascot Corner (partie) .\t223\t265\tStoke \t\t1,280\t1,371 Brompton \t\t961\t1,280\tWindsor \t\t897\t901 Brompton Gore \t\t372\t418\tVilles;\t\t Cleveland \t\t1,006\t951\tAsbestos \t\t5,711\t4,396 Melbourne \t\t1,105\t1,189\tBromptonville \t\t1.672\t1,527 St-Claude \t\t999\t966\tRichmond \t\t3.082\t2,596 St-Denis de Brompton\t\t\tWindsor Mills \t\t.\t3.368\t2,720 (partie) \t\t282\t\tVillages:\t\t St-François-Xavier de\t\t\tDanville \t\t1,332\t1,354 Brompton \t\t1.634\t1,381\tKingsbury \t\t123\t154 St-Georges de Windsor\t1,178\t1,184\tMelbourne \t\t354\t349 L\u2019autre partie d\u2019Ascot Corner et\t\t\tde St-Denis de Brompton\test située\tdans le comté de Sherbrooke.Population du comté de Wolfe \t1941\t1931\t\t1941\t1931 W>\u2019fe \t\t17,469\t16.911\tSt-Raymond-de-Penna-\t\t Di-raéii \t\t887\t773\tfort-de-Weedon \t\t292\t334 Dnd;well \t\t1,074\t1.114\tStratford \t\t1,200\t1,109 Gaithby \t\t755\t568\tWeedon\t860\t H un Nord \t\t1,443\t1,273\tWolfestown \t\t846\t962 Ham Pt.S.W -O\t\t\t874\t718\tWotton \t\t1,223\t1,352 Notre-Dame-de-\t\t\tVillages;\t\t Lourdes-de-Ham\t580\t499\tBeaulac \t\t406\t450 St-Camille \t\t846\t827\tBishopton \t\t351\t292 St-Fortunat-de-\t\t\tDisraéli \t\t1,336\t1,437 W o ! Tes town \t\t909\t924\tMarbleton \t\t811\t796 St-Jacques-ie-Majeur-\t\t\tSt-Gérard \t\t\t501\t519 de-Wolfestown \t\t431\t441\tWeedon Centre \t\t597\t784 St-Joseph-de-Ham S.\t771\t643\tWottonville \t\t476\t4S2 L\u2019heure Le Canada, sous la direction de Sandford Fleming, a joué un rôle important dans le mouvement qui a abouti à une méthode uniforme de calculer le temps dans les divers pays du monde.Dès 1879 il publiait une intéressante étude des méthodes de compter le temps et de choisir le médecin.Cette étude fut donnée au Canadian Institute.Cette société accorda son plus entier concours à Fleming dans tous les efforts pour faire adopter son point de vue par les sociétés et les gouvernements en Europe et en Amérique.La méthode d\u2019établir l\u2019heure par Zone et le méridien de Greenwich furent adoptés par le Canada et les Etats-Unis en 1883, les chemins de fer battant la marche.Le 1er octobre, de l'année suivante les représentants de vingt-cinq pays se rencontrèrent à Washington et à la suite d\u2019un congrès s\u2019accordèrent sur une méthode uniforme d\u2019heure.Plusieurs autres nations se joignirent au mouvement et l\u2019on vit rapidement disparaître le système jusque là, de calculer !\u2022 temps.mm r> Mgr I.-N.CASTONGUAY, IM).V.F., curé de la paroisse Saii«t-Ai» sac, d\u2019Asbestoa.M.J.-P.MULLINS, député de Richmond-Wolfe à U Chambre des Communes.M.S.-E.DESMARAIS.député de Richmond à U Législature de Québec.M.Thomas-H.LAPOINTE, député de Wolfe à U Législature provinciale. ANNEE 1943 Edition Spéciale \u2014 Cahier Historique des Cantons de l\u2019Est PAGE 173 Achetez avec confiance au plus ancien magasin de meubles d\u2019Asbestos: Ernest Parenteau, prop.Braas ¦arable* Baa aria \u2022 Cheater- field* \u2022 Dlvaaa- Stndtoa \u2022 Mobilière de eb ambre à eoacher et de ealalne.Badie* ¦eaf* et aaaaé* Imreaae* Glaritre* P*»le* \u2022 Prêta rt et tatla Voyez maintenant la nouvelle glacière \u201cCONNOR THERMO\u201d ERNEST PARENTEAU % 180, rue Bourbeau \u2014 Tel.155-S-3 \u2014 Asbestos J.G.BELANGER, prop, fondateur 1903-1943 40ème Anniversaire Quarante années de progrès au milieu des citoyens d\u2019Asbestos.\u2022 Ferronnerie \u2022\tService de radio #\tLaveuses Toujours un choix considérable de papier-tenture \u201cSUNWORTHY\u201d Tel.155-s 1-2 J.G.BELANGER.Ferronnerie 77, rue Noël, Casier Postal 69\tAsbestos Habita et paletot* fait» sur meaure* de $26.75 à $47.75 TRES BEAU CHOIX DE MATERIELS DE TOUTES NUANCES Faits par les compagnies les mieux réputées: \"TIP TOP TAILORS LTD\u201d \"W.R.JOHNSON & CO.\u201d \"SEMI-READY TAILORING CO.\u201d Voilà ce que vous trouvez chez U.EdgarBRUNEAU Marchand-Tailleur \u2014 Mercerie 184, rue Bourbeau\u2014Asbestos \\ou* falMoan 8 aorte* tie boatoa*.ÎM Rrandear*, pear robe*, eeatnme*, maa-teaaxt avec votre prepre matériel.C'a* t unie* et maateaas $26.75 $42.75 \u2022\u2022 Ne négligez pas votre auto.Faites-la réparer, débosser, peinturer immédiatement, pour qu\u2019elle vous assure une plus longue durée.Pour service de remorque, APPELEZ: 104-&-1-2 Garage Seimevflle ROGER SEN NE VILLE, prop.Coin du Roi et Bourbeau\tAsbestos Reconnu comme le plus .vieil établissement du genre à Asbestos.y Nobs vendons les toutes dernières non réalités pour dames et messieurs SERVICE QUALITE BAS PRIX ROBERGE & FRERE 104, rue Bourbeau \u2014 Tél.161-s-2\t\u2014 Asbestos Pour une saine alimentation, mangez \u2018 toujours beaucoup de 99 \u201cPAIN de la boulangerie PAUL-ÉMILE RAÎCHE BOULANGER Plusieurs variétés de pain à votre choix.55, rue Lafrance Asbestos Notre devise: \"Vous bien servir\" \u2022 EPICERIES \u2022 VIANDES \u2022 FRUITS ET LEGUMES La Coopérative de Consommation 26, rue Bourbeau Tél.147-s2 ASBESTOS Toujours en magasin.Choix considérable de chaussures pour tous les membres de la famille.JEAN-LOUIS OUELLETTE Rue St-Joseph Asbestos AUTOMOBILISTES Pour un meiUeur service sur votre auto, visitez souvent le POSTE DE SERVICE \u201cSHELL\" Tom Grhanrd.prop.Service, Graissage, Lavage, etc.Tél.121-8-2.Coin du Roi et Gaspé \u2014 Asbestos 16 années consécutives au service d\u2019une clientèle toujours grandissante.Marchandises à la verge Fantaisies pour bébés Nous avons un très beau choix dans ces lignes.HECTOR BOUDREAU COUPONS Rue Bourbeau\tAsbestos i ! J 1\t¦ ¦¦¦¦\u2014 ' \t PAGE 174\tEdition Sfpéoiale \u2014 Cahier Historique des Cantons de l'Est\tANNEE 1948 Origine de l\u2019amiante Chrysotile Les autorités sur le sujet ne s\u2019accordent pas sur l\u2019origine de l\u2019amiante.La Commission géologique poursuit actuellement des recherches qui, on l\u2019espére, jetteront plus de lumière sur ce sujet à controverse.Les deux principales théories sont, pour quelques-uns, que l\u2019amiante est un produit d\u2019altération des roches ignées en profondeur et, pour d\u2019autres, qu\u2019il s\u2019est formé dans des fentes au sein de la serpentine.Les partisans de cette seconde théorie diffèrent encore d\u2019opinion sur un point, à savoir, si les fibres se sont allongées vers le centre de la fissure à partir d>i La roche, ou du centre de la veine vers la roche.Il reste à démontrer si l\u2019une ou l\u2019autre de ces hypothèses peut expliquer la formation de tous les gisements.La solution de ce problème aidera grandement à la prospection des gites, ainsi qu'a leur exploitation sur une base industrielle.Parmi les gites d\u2019amiante chrysotile qui diffèrent, mais dont la fibre est de môme origine, se trouvent: 1.\t\u2014La fibre filonienne de Thetford-Black-Lake accompagnée de fibre plate.2.\t\u2014Celle des lots Pennington et Tanguay où des zones de fibre filonienne traversent la bande de fibre plate.3.\t\u2014Celle de Coleraine où tout en se détachant facilement de la serpentine eiH-lissante sur un côté de la veine, la fibre s'enfonce ou fait saillie hors de la roche.4.\t\u2014L\u2019amiante de l'Arizona, qui se présente dans des bandes de serpentine .des nodules, dans du calcaire.5.\t\u2014La fibre de Templeton et de Buckingham, dans laquelle la serpentine ressemble à celle de l\u2019Arizona mais dont le calcaire associée est cristallin.6.\t\u2014Celle du canton de Deloro, Ontario, où elle se présente dans des zones qui ressemblent à celles qui sont exoloitées dans l\u2019Arizona, mais dont la majeure pi tie de la roche, cependant, est de la serpentine.Certains articles sur ce sujet, trop étendus pour qu\u2019on y réfère ici en détail, Sont donnés sous le titre \u201cBibliographie\u201d.PROI ONDEUR DES GITES D\u2019AMIANTE A Thetford, Tamiante est extrait actuellement à 400 pieds de profondeur, f,i qualité des specimens obtenus à 500 pieds et de carottes de forages prises à 1,700 pieds, est la même que celle de l'amiante extrait plus près de la surface.Les forages au diamant qu\u2019exécute présentement l'Asbestos Corporation, Limited, fourniront de plus amples renseignements sur ce point.On peut dire que jamais, dans l\u2019histoire d\u2019une exploitation de la province de Québec, on a pu découper du minerai en massifs sur lesquels on eut pu baser les travaux.Tant que l'exploitant rencontrait de la fibre dans le front d\u2019attaque, il en poursuivit l\u2019extraction et lorsqu\u2019il avait atteint, la roche encaissante, il dirigeait ses efforts ailleurs.Du fait qu\u2019une excavation dans la principale zone renferme une roche exploitable à une profondeur donnée, il ne s'ensuit pas toujours qu\u2019on puisse continuer l\u2019extraction indéfiniment en profondeur, car la zone qui renferme les fibre.-, peut s\u2019incliner avec la roche sus-jacente comme dans le district de Broughton.La profondeur de l\u2019exploitation est aussi limitée par les dimensions qui ne compromettent pas la sécurité.Avant de dresser le plan d'une exploitation souterraine ou à ciel ouvert, il iiii|>.)rte de bien explorer le terrain par des sondages au diamant, afin d'établir l\u2019étendue et l\u2019emplacement du minerai.On n\u2019a pas encore recentré d\u2019indice qui puisse laisser supposer que la fibre, ou que la quantité de fibre contenue dans la roche, subisse quelques changements dans les limites d\u2019une exploitation souterraine économique et sûrement pas dans les limites de profondeur d'une exploitation à ciel ouv-ert.La profondeur jusqu'où peut être portée l\u2019extraction est limitée par-la largeur de la zone.Les parois d'une carrière doivent être maintenues à un angle de sécurité, et d\u2019après la largeur connue d'une zone à Thetford, elles seraient trop rapprochées à une profondeur de 500 à C00 pieds, et ne laisseraient pas un fond hufi nuit pour l\u2019abatage.11 est évident qu'à cette profondeur on trouvera de la fibre de bonne qualité.Si l'on désire poursuivre l'extraction à une plus grande profondeur, il fuu-cii i avoir recours aux méthodes d'exploitation souterraine et, comme dans tous le- ouvrages souterrains, il faudra s\u2019assurer que la réserve de minerai est suffi-sirêe pour justifier les dépenses que comportent l\u2019outillage et le développement d'une mine.John-A.Dresser émet l\u2019opinion suivante sur la profondeur des dépit., d\u2019amiante.La solution du problème de la profondeur des gites amiantifères dans les carrons de l'Est dépend, dans une large mesure, de la.forme que prennent les roviies éruptives desquelles la serpentine tire son origine.Ce point n\u2019a pas encore étv déterminé de façon satisfaisante.Cette forme peut avoir été une nappe ou un lacoüthe injecté entre des couches de roche plus ancienne.Dans ce cas, la posit,on de la couche se rapprocherait plus ou moins de l\u2019horizontale et n\u2019aurait atteint la surface qu\u2019après avoir été mise à découvert par l\u2019érosion des couches su>-jacentes.Ce peut être aussi un amas intrusif amené à la surface et dont les partie* supérieures ont disparu depuis par érosion.Dans le premier cas, la profondeur des gites d'amiante serait nécessairement limitée par l'épaisseur de la couche envahie, mais dans le second, la serpentin?et conséquemment l\u2019amiante, pourraient persister à une profondeur indéfinie.Les autres agents nécessaires à la présence de l\u2019amiante sont la ségrégation de l'olivine dans la roche originelle et la transformation de l'oiivine en serpentine.On i>eut dire du premier, que l\u2019olivine est un minéral caractéristique des plus grandes profondeurs connues de la croûte terrestre; du second, que la serpentine est un processus de transformation qui se produit en profondeur, et qui, contrairement à l\u2019intempérisme, ne dépend pas de l\u2019atmosphère.Par conséquent, à part la possibilité qu\u2019il y a d\u2019atteindre le fond d\u2019une couche, il semble sage de conclure que les gites amiantifères des cantons de l'Est persisteront à d\u2019aussi grandes profondeurs qu'on pourra les exploiter avec proft \" FIBRE FILONIENNE ET FIBRE PLATE On désigne sous le nom de \u201cfibre filonienne\u201d l\u2019amiante qui se présente sous forme de veines dont les fibres sont perpendiculaires aux épontes.La largeur des v n
de

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