Photo-journal : tout par l'image, 29 juillet 1937, jeudi 29 juillet 1937
[" 5!0U! PHOTO® JOURNAL MONTREAL le jeudi 29 JUILLET 1937 T ° UT pAR L'IMAGE \u2014 NOUVELLES ILLUSTREES DU MONDE ENTIER \u2014 TOUT PAR L'IMAGE TOUTE LA VERITE SUR FISSIAULT ^wm IbWmm X' ikJt; mMM SlEff 'iiiïtfj \u2022 /> /Ær/M j/ / / .M'IJà mm ¦mm Voici, à titre documentaire, une reproduction de-la vignette qui illustrait l'exemplaire du journal \"The Philadelphia Inquirer\", qui fut trouvé sur un coffret, à quelques pieds du cadavre de Fissiault, dans la cave.de la demeure de M.Hector-F.Beaupré, patron du suicidé.C'est la reconstitution du crime qui, en 1897, coûta la vie à Mme Adolph Luetgert, femme d'un industriel de Chicago.Son mari tenta de détruire son corps en le faisant brûler dans la potasse, mais certains ossements subsistèrent, de même que l'alliance et des baleines du corset de la victime.Grâce à ces découvertes, la police de Chicago a pu étayer une preuve évidente contre I accusé, bien qu'elle n'ait pu produire que des parcelles du cadavre de la femme.Est-ce que Fissiault, en pla-Ç-tce journal à cet endroit, voulut, avant sa mort, jeter quelque lumière sur la mystérieuse disparition de Mlle Saint-Pierre?C'est ce que la police tente de tirer au clair.(Voir notre article en troisième page.) iHOTO-JOURNÀt EAGP 2 MONTREAL M JUILLET 1937 Un assassinat de passif de la Légion noire e e Un homme curait été pendu à un arbre, près de Détroit.\u2014 Autres aveux de Dean.A\t*\t° On a appris un autre meurtre de la Lésion noire, ; comme on allait reconduire l'exécuteur des \"hautes oeuvres\" de cette sinistre bande.Dayton Dean, à la prison où il a été condamné à passer le reste de ses Jours.Deux détectives de la police municipale, le lieutenant Jack Harvill et le sergent Charles Meehan, ont révélé qu\u2019ils avaient fait enquête sur les derniers aveux de Dayton Dean, qui se rapportent à la pendaison d'un homme dans la banlieue de Détroit.Dean aurait avoué que ce meurtre fut commis à une réunion de la Légion noire à laquelle assistaient environ un millier de personnes.C'était peu après l\u2019admission de Dean dans la bande, il y a près de quatre ans.\\ \"Je me tenais, aurait-il dit, avec quelques nou-C veaux membres, attendant de prêter le serment requis.I Une auto arriva.Il y avait, sur la banquette arrière de cette voiture, un homme qui hurlait et se débattait.Les autres occupants de l\u2019automobile le forcèrent à descendre.lui passèrent une corde au cou et le pendirent 1.à un arbre.Peu après, ils coupèrent la corde et jetèrent 3'homme dans leur auto.Ils étaient armés de pelles\u201d.[>e lieutenant Harvill et le sergent Meehan «lisent qu'une vingtaine d'autres membres de la Légion noire ont contredit le témoignage de Dean; mais ils n\u2019en continuent pus moins de rechercher le cadavre de l\u2019homme qui aurait ainsi été pendu.Dean, condamné à l\u2019emprisonnement perpétuel poulie meurtre de M.Charles-A.Poole, employé de la Works Progress Administration, dont la mort, le 12 mai 1936, , dévoila l\u2019existence de la Légion noire, est resté aux quartiers des témoins de la Cour d'assises de Détroit depuis le 1er juin 1936, pour témoigner dans les procès intentés à d'autres membres de la Légion.SUS «11: \\ P ¦¦ os-V: '=\u2022 ,>': ' >\\V - WM ¦ ®JSSi ÈÊËm ÜHL tement à la disparition de Aille Saint-Pierre.Il est même le seul témoin qu\u2019elle ait pu trouver dans cette affaire.Il n\u2019a pas voulu dire quoi que ce soit avant sa mort, mais il a probablement laissé sur un coffret, à quelques pieds de l\u2019endroit où son corps devait être découvert, la clef du mystère de la disparition de Mlle Saint-Pierre.Cet exemplaire de journal où il est question du meurtre d\u2019une femme brûlée dans la potasse (voir croquis de la page) pourquoi Fissiault a-t-il tenu à ce qu\u2019il soit découvert près de son cadavre?N\u2019a-t-il pas pensé en lui-même que la police, en voyant ce journal, verrait là une explication de l\u2019étrange disparition de la jeune fille?Il n\u2019a peut-être pas voulu parler de crainte d\u2019incriminer d\u2019autres personnes, mais il a sûrement voulu mettre la police sur une piste sérieuse, mais que le temps a malheureusement dû détruire.Serait-ce là la seule explication que nous aurons jamais de la mystérieuse affaire Saint-Pierre?C\u2019est probable, à moins que, par accident, quelqu\u2019un ne trouve la route directe à l\u2019éclaircissement du crime.Chose certaine, c\u2019est que les témoins sont rares dans cette affaire et aucun n\u2019a intérêt à faire des révélations.Mais il ne faut jamais désespérer.Le temps fera peut-être plus que la police dans cette affaire.' W'êMtM Mlle Eliane: Saint-Pierre.WM BS&tei ¦ 1\u2018HOTO-JOURMAE PAGE 4 MONTREAL W JUILLET 1937 CONTE DE LA VIE REELLE Le fantôme de la déserte Jæ peur cause parfois d\u2019étranges hallucinations.J'en %us un jour moi-même la preuve.Je passais alors mes vacances, il y a bien de cela une quinzaine d\u2019années, dans une petite campagne, laquelle, Comme toute bonne paroisse canadienne qui se respecte, pvait sa \u201cmaison-hantée\u201d.C\u2019était d\u2019ailleurs un petit Coin de terre très pittoresque avec ses maisons blanchies à la chaux, ses grands arbres et une petite rivière qui croyait se donner de 3\u2019importance en grondant pur son lit de cailloux blancs.Or, par une chaude soirée d\u2019été, je me promenais sur la grande route déserte qui découlait son ruban bleu entre 'deux rangées d\u2019ormes.Que ,Voulez-vous qu'on fasse, le hoir, :\\ la campagne, sinon prendre des marches.senti-jnentales?Ma compagne d'occasion était une jeune américaine du prénom de Shirley, (je Ji\u2019ai jamais su son nom) *.,¦> \\ H N' k m I J On voit dans la vignette du haut la maison de Marconi sur laquelle il avait installé un radiophare au moyen duquel il pouvait diriger de chez lui son \u201cVaisseau fantôme\", le yacht \u201cElettra\".On a considéré cote découverte comme l\u2019exploit le plus merveilleux de Marconi depuis l\u2019invention de la télégraphie sans fil.wmm.> 1! .¦- V \u2022\t.mmm mm am mm \u2022«1 .\u2022 ¦ \u2022!' \" l.e fils aîné d\u2019Alphonse XIII, qui avait perdu toutes ses prétentions au trône d\u2019Espagne en épousant une Cubaine, s'est remarié avec une autre Cubaine, après son désaccord avec la première.Voici le comte de Co-vadonga avec la senorita Martha Rocafort, lors de la réception qui suivit son mariage civil à La Havane.MMélèrae orin q mnuiH de la société mont réalaise écrit spécialement pour \" l\u2019hoto-Jourutd \" q O O i Etant inédit, ce roman ne se trouve pas en librairie/.[pass\u2019 £ j as ce Lertoi (Résumé du premier chapitre) Hélène Morin, oui a fait la décoration intérieure de l'hôtel du Lac des Quinze lies, fait la connaissance de Varchtctcctc Charles Rivard dont la femme.Camille, mère d'un uentil bambin, est volage.La brouille entre dans le ménage et Rivard revient à Montréal.Hélène le rencontre au garagec et demande la faveur de revenir avec lui .Dans le calme du petit matin, la voiture courait très vite sur une avenue ombragée par de grands pins dont la cime prenait déjà les reflets du soleil naissant.Il allèrent ainsi à une vitesse folle jusqu'à sept heures du matin quand ils arrêtèrent à une auberge pour déjeuner.Perdu dans ses sombres pensées, il avait presque oublié la présence de la jeune fille.Elle-même ne faisait rien pour le distraire; tranquillement assise, les mains jointes sur ses genoux, elle était charmante à voir dans une modeste petite robe bleue dont la sévérité était égayée par un col de linon blanc.LEÇON DE COURAGE Quand ils arrivèrent à Montréal, nu milieu de l'après-midi, Charles demanda à la jeune fille où il devait la conduire.Elle le remercia gentiment et lui dit qu\u2019elle prendrait un taxi pour achever le trajet.La simplicité de ses manières était une telle détente pour son esprit après les scènes orageuses du matin, qu\u2019il regretta de ne pas lui avoir parlé plus tôt et insista pour la reconduire chez elle.Hélène lisait dans ses pensées comme en un livre ouvert.Elle se disait: \"Il est terriblement malheureux.Comment des hommes comme monsieur Rlvard peuvent-ils faire un tel gâchis de leur vie\".\u2014Excusez-mol, dit-il, de mon silence, mais je suis à un moment de ma vie où tout semble s\u2019écrouler devant moi.\u2014Je sais, dit Hélène, j\u2019ai senti le même isolement à la mort de mon père.J\u2019étais seule à Montréal, n\u2019aynnt que quelques dollars.Il y eut des Jours bien noirs où je ne je répétais ces derniers mots de mon voyais pas à deux pas devant moi.\u2014Alors que faisiez-vous ?\u2014Je fermais bien fort les yeux cl père: \"Courage, courage !\" Alors, toutes les pensées sombres cessaient de tourner autour de moi comme des oiseaux de malheur, et tout redevenait clair et lumineux.Devant tant de bravoure chez un être si fragile, son coeur s\u2019ouvrit aussitôt à la confiance et il se mit à raconter sa vie.\u2014Est-ce vraiment si désespéré ?\" dit-elle.\u2014Oui, car j'ai un petit garçon: \"Dédc\u201d.\u2014Et que craignez-vous pour lui ?Rien ne peut lui arriver si vous gardez votre courage et votre sang froid et vous devez les garder pour le défendre.A ces mots de consolation, la figure de Charles s'éclaira et il lui dit avec émotion: Comme j\u2019aimerais vous faire connaître mon petit André.Il me semble que vous l\u2019aimeriez! Volontiers! dit Hélène, en lui tendant la main, car ils étaient devant la vieille maison d\u2019un charme un peu désuet, qui était sa demeure.LA DECEPTION DE CAMILLE Camille à son réveil fut toute étonnée de voir que Charles n\u2019avait pas forcé sa porte, et elle le fut plus encore quand elle réalisa qu\u2019il était parti en emportant tous ses objets personnels.Elle, qui passait d\u2019ordinaire des heures à se pomponner, fit une toilette sommaire, et partit dans sa voiture à une vitesse folle, décidée à rattraper son mari.Elle n'aimait celui-ci qu\u2019autant qu\u2019il put satisfaire ses caprices mais elle tenait à la situation honorable qu\u2019elle partageait à scs côtés et l\u2019idée d\u2019être tenue éloignée de son fils et de Montréal comme une contaminée blessait surtout sa vanité.André:\u2014 Comment n\u2019avait-cîle pas pensé à lui plus tôt?S\u2019emparer de lui au plus tôt était l\u2019arme puissante qu\u2019elle I tenait contre Charles.Elle plaiderait \u2014Comme j\u2019aimerais vous faire connaître mon petit André, dit Charles à Hélène.WIÈÊ£mà sEaSHBS '\u2022w contre lui, désertion, cruauté \u2014 et demanderait à la cour la charge de son enfant.Ij\\ faiblesse des hommes lui était assez familière pour qu\u2019elle sut le pouvoir d\u2019une jolie femme devant un jury composé de ceux-ci.A LA POURSUITE DE CHARLES Dès son arrivée à Montréal, Ca- mille loua une chambre à l\u2019hôiel Windsor et commença à tendre ses filets Mais tante Marthe répondit à son téléphone très froidement, et lui dit que Charles était parti avec l\u2019enfant.Non, elle ne connaissait pas sa destination.Après avoir essayé de le rejoindre au Cercle Universitaire et au Club Saint-Denis, elle se décida à téléphoner à l\u2019associé de Charles.Mais celui-ci, à qui elle avait fait des avances et qui la méprisait, respecta les confidences de son ami.Camille en fut quitte pour sa peine.Après avoir passé sa rage sur tous les objets qui lui tombaient sous la main, elle se calma un peu.et sa vanité reprenant le dessus, elle se mit à faire des rêves improbables.Charles lui reviendrait, il était fou d'elle.Et comme elle le ferait souf-» j frir pour tout ce qu\u2019elle avait enduré! En bâtissant ces \"châteaux en Espagne\" Camille se faisait une toilette savante et minutieuse.Elle songeait déjà à occuper cet intermède par une nouvelle conquête.Quand elle fut dans le hall de l\u2019hôtel.elle regarda avec une feinte indifférence les hommes qui s\u2019y trouvaient.Ayant fait son choix, elle marcha lentement vers l\u2019homme qu elle avait distingué et échappa sa bourse à scs pieds.\u2014Comme je suis sotte! \u2014Au contraire, vous me semblés très adroite répondit l\u2019inconnu.\u2014Que voulez-vous dire?demanda Camille avec une feinte ingénuité.L\u2019inconnu lui dit qu\u2019il était un magnat du cinéma français et qu\u2019il cherchait des étoiles nouvelles pour relever l\u2019éclat des anciennes.Camille accepta l'invitation du directeur, qui s\u2019appelait monsieur Lapierre.d\u2019aller diner au \"Normandie Roof\" de l'Hôtel Mont-Royal.Dès le milieu de la soirée.Camille ne pensait plus du tout à son mari et à son fils, et se voyait rivalisant de gloire avec Marcelle Chantal.HELENE FAIT UNE CONQUETE Hélène s\u2019était habillée avec coquetterie pour le diner chez Madame Labrecque, car elle savait combien l\u2019apparence de la fortune éblouit les snobs.Elle avait une robe d\u2019organ-die noir qui faisait paraître sa blondeur plus éclatante tandis qu\u2019une légère parure et des souliers bleu turquoise complétaient sa toilette.Madame Labrecque l\u2019attendait au pied du grand escalier, et après maints compliments sur son élégance lui murmura très vite à mi-voix: \u2014Flattez de votre mieux l\u2019épouvantail que J\u2019ai placé à votre droite.Elle vient d'acheter une nouvelle maison! (Suite à la page lî) MONTHÉÀt I» JUILLET 19JT FHOTO-JOURHAI1 11 LA VIE AU CAMP L'arrivée Le scoutisme prend chez nous des proportions sans cessa grandissantes.Ce mouvement da jeunesse né en Angleterre s\u2019est répandu dans le monde entier.La scoutisme canadien-français a reçu l\u2019approbation des plus hautes autorités.C\u2019est une oeuvre qui a pour but de former des hommes débrouillards et da volonté qui sauront comment agir lorsqu\u2019ils seront aux prises avec la vie.On veille à la santé du corps et les exercices que l\u2019on fait aux camps scouts visent au développement physique normal des sujets.En plus, chacun doit faire sa bonne action par jour et se tenir \u201ctoujours prêt\u201d à faire face à toute éventualité, selon la devise du scoutisme.Un appétit formidable fppIliSi vmm' \u2022' ; v '\u2022v-i-S N 2 La vie au camp est certes joyeuse chez les scouts.On voit ici un groupa de jeunes scouts arrivant à leur camp où ils passeront quelque temps à profiter du bon air et à développer leurs biceps.t Mangeons en choeur ! C est I heure du repas et chacun mange de bon appétit.Mais ce scout a un goût particulier pour les fèves au lard.On lui a donc préparé un substantiel plat de son mets favori.Tl s\u2019essuie le front mais ne craint pas d'affronter les dangers d\u2019une indigestion.* Pft ' ?iV i£r.t tv-.\ttif ; 3 Les scouts sont \u201ctoujours prêts\u201d.Surtout quand il s\u2019agit d\u2019avaler un bon repas après une journée bien remplie.Et ils mangent de bon coeur.skWwÆ.g Comme son grand-oncle Théodore Roosevelt qui s\u2019est fort intéressé au scoutisme dans ses débuts aux Etats-Unis, le prési dent Franklin-D.Roose velt a beaucoup d\u2019affection pour les scouts.On le voit ici épinglant une médaille sur la poitrine d\u2019un scout lors du récent \u201cJamboree à Washington wmMm 1 wmm ^ Le soir, on allume un feu, car les soirées sont fraîches dans les bois, même en été.Les plus dégourdis n\u2019ont guère besoin de s\u2019approcher de la flamme, cependant.g \u201cEcrivons à maman pour lui dire combien nous nous amusons\u201d.Mais l\u2019inspiration ne vient pas toujours.Le bruit que font les camarades empêcha de réfléchir.Pourtant on trouve ' toujours quelque chose à dire à sa mère. PHOTO-JOURNAL PAGE 12 Le premier mari Famille d'un ancien dictateur en exil de la Duchesse «4-\t> Voici les membres de la famille de feu le général Gomcz, dictateur de la république du Venezuela, a leur arrivée à New-York, après avoir passé plusieurs mois d\u2019exil en Suis-sc et en France.De gauche à droite, on remarque Don et Donna Florenza Gomez, Senorita Bertha Gomez, Mme de Cacares et la bonne d\u2019enfant avec la petite Eleonore Gomez.ques imaginables, sa taille serrée à-eux! Ecoutez, chérie! Mimi Labrcc-l\u2019extrème faisait ressortir des bour- que me dit que vous êtes artistique Le commandant Earl Winfield Spencer, de la marine américaine, premier mari de la duchesse de Windsor, avec sa deuxième femme, Mme Norma Reese Johnson, après la cérémonie de leur mariage.HELENE MORIN (Suite de U page 18) Hélène n\u2019eut pas de peine à reconnoitre sa future cliente: scs cheveux -cluisaient de tous les ors chlmi- rclets disgracieux et son menton sc répétait à.l'infini cachant dans ses derniers plis un collier de perles.Ses boucles d'oreille étalent trop longues, ses bracelets trop nombreux et sur ses doigts boudinés s'accumulaient des bagues.Elle s'appelait Ida Martin.Pendant qu'Hélène se demandait comment attaquer la conversation avec sa formidable voisine, celle-ci se pencha vers elle et lui dit d'un ton admiratif: \u2014Si vous saviez combien j'admire vos cheveux! Est-il indiscret de vous demander qui vous les teint?\u2014Mais, ils sont naturels! et devant l'expression incrédule de Mademoiselle Martin, elle ajouta: \u2014Je n'ajoute qu\u2019un peu de camomille dans mon eau et les place moi-rn'me car Ils frisent naturellement.Sa voisine soupira avec envie: \u2014Il y a des gens qui ont tout pour J §1 '.fr m; ï-M - Ëpiwisj en diable, vous lui avez décoré une chambre à coucher qui non seulement est Jolie à voir, mais aussi donne envie d\u2019y dormir.\u2014Je pense que j\u2019ai eu assez de -TlfWnTT-''r.r-'VT.' Quinze Iles et J'avoue qu\u2019il était un peu éméché à son arrivée.Il prenait une douche froide quand Je suis partie et devait me rejoindre dans quinze minutes.Hélène fit immédiatement un rapprochement entre le nom de Fer- ¦ ' £ .\"VC.Le petit André était Limage vivante de son père.Fernand Ivi tendit les deux mains et s\u2019excLnna : \u201cQue vous êtes I)eltr.r' succès, répondit Hélène.\u2014Quel genre de boudoir me conviendrait?demanda-t-elle en appuyant avec prétention sur le mot.boudoir.Hélène en nommant presque toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, se disait intérieurement: \"quelle horreur\".mais elle aimera celii.L'étrange femme, sans s'occuper des convives lui donna un baiser bruyant sur la joue et lui dit: Je vous engage! LA RENCONTRE INATTENDUE Pendant qu elles causaient ensemble de chiffons, de bibelots, Mlle Martin regardait si souvent du côté du hall qu'elle s'en excusa auprès d\u2019Hélène.\u2014J'attends mon neveu.Fernand.Il est revenu aujourd'hui du lac des nand, celui du lac des Quinze Iles, et, 11 faudrait bien l'avouer, celui de Madame Rivard.\u2014Fernand a perdu ses parents, ma soeur et mon beau-frère, dès la plus tendre enfance.Je l'élève depuis 22 ans, si on peut appeler ainsi lui permettre tous ses caprices.Il est ma joie et mon tourment.Le jeune homme choisit ce moment pour faire une entrée un peu sensationnelle tant à cause de son retanl que de l'état d\u2019ébriété dans lequel il sc trouvait.Hélène se dit qu'elle n'avait, de sa vie, jamais vu un homme si beau.Il était bâti comme un dieu grec.Ses traits étalent presque trop réguliers, mais l\u2019expression de sa figure était celle d\u2019un enfant gâté.Ida Martin présenta son neveu à Hélène.Celul-cl MONTREAL 29 JUILLET 1937 A Londres \u2019 \u2019 :-1 ¦ç>r ~v.« Mp! ür IP * ¦¦ i- .*'\u2022* 7 Le prince Edouard Thako- ! bau, des îles F'idji, mesurant plus de six pieds de hauteur, qui a représenté son royaume au couronnement du roi d\u2019Angleterre, dans ce curieux accoutrement.Ce roi nègre n\u2019a jamais porté de culotte; mais il a observé une partie du protocole en portant un smoking blanc, une chemise empesée et un faux-col à pointes, avec la cravate noire et les gants blancs pour assister à un dîner de gala.Il est nu-pieds et porte les sandales de son pays.lui tendit les deux mains et s\u2019exclama: \u201cQue vous êtes belle! Mais je n'aime pas les belles femmes.'* Hélène fronça les sourcils et il ajouta: \u2014Elles ne cerchent qu\u2019à soumettre les hommes à leur joug.Elles devraient être exterminées comme la peste.\u2014Les hommes sont donc si faibles?demanda Hélène, essayant da ramener l'entretien à un ton plus léger.Il se pencha vers elle et d\u2019un ton confidentiel lui dit: \u2014Savez-vous ce qu\u2019une femme très belle m'a fait?Elle a fait un fou de mol! \u2014Ça ne devrait pas être très difficile.Hélène avait dit cette phrase doucement mais Fernand sursauta avec surprise.Et après un moment d'étonnement lui demanda son nom.Il le murmura en lui-même comme pour le graver dans sa mémoire et lui dit: \u2014Il faut que je parle de vous à Charles Rivard.Cette phrase était comme un appel télépathique car toute la soirée, inconsciemment elle avait pen*é à lui.\u2014Pourquoi Monsieur Rivard?lui demanda-t-elle.\u2014Je ne sais pas, je pensais justement à lui.La vie lui a été dure et ça lui ferait du bien de rencontrer un être comme vous.Hélène comprenait bien que Madame Rivard ayant fait souffrir le jeune homme, celui-ci pensait au mari comme compagnon de malheur.Le hasard seul était étrange qui lui avait fait rencontrer les deux hommes le même jour.Pendant ce temps, Ida Martin regardait avec intérêt les attentions de son neveu envers sa protégée.Elle alla retrouver Madame Labrec-que et lui annonça sa décision de confier la décoration de sa nouvelle maison à Hélène Morin.Puis elle ajouta avec assurance: (A suivre) MONTRIAL » JUILLET 1917 PHOTO-JOURNAH fAGi 13 LE CENTENAIRE DES HEROS DE 37 \u2022 O Il y a cenf ans, douze hommes du Bas-Canada et plus de quarante du Haut-Canada montaient sur l'échafaud pour expier la commission d'un crime affreux: celui d'avoir trop aimé leur Patrie ! La mort sur le gibet de ces héros-martyrs enfanta l\u2019esprit du gouvernement responsable dont nous venons de célébrer le 70e anniversaire.L\u2019Acte de la Confédération des provinces en 1867 confirma la clairvoyance et le réel idéal de ces grands héros, véritables fondateurs de la Patrie canadienne.Notre manque d\u2019enseignement sur le patriotisme et la vérité historique empêcha nos pères d\u2019apprécier ces héros de 37 à leur juste valeur.Bien plus! pour servir certaines fins politiques, on a lancé sur eux le cri d\u2019anathème et pour cette honte nationale on s\u2019est complu à laisser ensevelir dans un linceuil de mensonges la mémoire des plus grands héros de notre histoire.C\u2019est pour commémorer le souvenir de la mort glorieuse de ces serviteurs de \u2022 \u2022 .AT ¦ ' V-.\u2022 Cette magnifique peinture de l\u2019honorable Louis-Joseph Papineau, grande figure de l\u2019histoire de \u201937, est l\u2019oeuvre de M.Henri Bisson, peintre et sculpteur montréalais dont la renommée devient de plus en plus grandissante.D\u2019une dimension de 12 x 6 pieds, elle fut exécutée à l\u2019occasion du récent Festival des Ecoliers.Elle sera exposée aux yeux du public au cours des nombreuses manifestations patriotiques de cet automne.la patrie canadienne que des hommes et des femmes, attachés par le sang à ces héros, ont décidé de préparer des magnifiques mani- festations patriotiques à l\u2019occasion du centenaire de leur mort.En août prochain, des fêtes auront lieu à Saint-Denis-sur-Richelieu à l\u2019occasion du centenaire de la bataille victorieuse des Patriotes.Un monument honorant la mémoire de ces vaillants soldats a déjà été érigé en 1913 à Saint-Denis.Dans toutes les parties de la province il y aura cet automne des manifestations Identiques en l\u2019honneur de ces héros tombés sur le champ d\u2019honneur, au cours des batailles du 23 et du 25 novembre 1837, à Saint-Charles et à Saint-Eusta-che.L\u2019ultime sacrifice de ces martyrs qui ont versé leur sang sur l\u2019échafaud à Montréal n\u2019a pas déshonoré la race.Loin de là! En honorant leur mémoire, un peuple s\u2019enoblit.Wolfred Nelson, médecin, assista à l\u2019assemblée dea Six-Comtés et s\u2019y montra moins beau parleur mais plus homme d\u2019action qua Papineau.Il commanda les Rebelles à Saint-Denis et y obtint la victoire sur les Anglais du colonel Gore.Arrêté, il fut exilé aux Ber-* mudes d\u2019où il revint.Il siégea plus tard dans le Parlement d\u2019Union et fut maire de Montréal.o a Siméon Marchessault, insti* tuteur de Saint - Charles, était huissier de la Cour, supérieure et résidait % Saint-Charles en 1837.Commandant en second à la bà-taille de Saint-Charles, Il y, fit preuve d\u2019une grande bravoure.Mais contraint de se cacher, il s\u2019enfuit dand la forêt et fut arrêté à quelques pas de la frontière.U fut l\u2019un des huit Patriotes exilés aux Bermudes.A sou retour, Il se fixa à Sainte Hyacinthe.0 G 3 y Voici un croquis illustrant la journée tristement mémorable de la pendaison des Patriotes condamnés à mourir sur l\u2019échafaud au Pied-du-courant.Aujourd\u2019hui, le monument des Patriotes est élevé sur le terrain même où nos aïeux versèrent leur sang pour le triomphe de nos droits.L artillerie anglaise tire à boulets sur l\u2019église Saint-Eustache, située dans la rue principale du village.Le vieux temple porte encore aujourd\u2019hui les traces ineffaçables de ce bombardement.Le colonel Augustus Wetherall profita de l\u2019épaisseur de la fumée pour s\u2019emparer des assiégés et leur faire baisser pavillon.D'ici au 7 septembre, vous pouvez gagner cent dollars avec le baseball (Voir page 30) NHOTO-JOURNÀK PAGE 14 MONTREAL î?JUILLET 1937 Horizontal ï.\u2014Dixième partie.\u2014 Sculpteur animalier né h Pari*.B.\u2014Colonie portuRaise de la côte Atlantique.\u2014Rivière de France.3.\u2014Morceau pour deux voix.\u2014 Mesure de surface agraire.\u2014 Mammifère rongeur, é\u2014Art.esp.\u2014 Ville forte du Wurtemberg.\u2014 Pic des Pyrénées.\u2014 Note.t.\u2014Année.\u2014 Tête d'une tige de blé.\u2014 Genre de liliacées.\u2014 Au bout de peu de temps.\u2014 Lac d'Afrique.g__Perroquet.\u2014 Anneau muni d'une vis.\u2014 Canton suisse.7.\t\u2014Enveloppes quelconques.\u2014Con- seiller du roi d'Israël Ezechias.\u2014 Fils d'Hellen.8.\t\u2014Adj.poss.\u2014 Pr.pers.y__pr.près.\u2014 Général français né à Chaumont.\u2014 Largeur d\u2019une étoffe.30.\u2014Aujourd'hui.\u2014 Inflammation du poignet.\u2014 Art.contr.\u2014 Colère.3L\u2014Conjtlg.\u2014 Un des cinq sens.\u2014 Monceau.\u2014 Sans variétés.\u2014 Fleuve cl'ltalic.32.\t\u2014Douleur violente.\u2014 Considéré.' \u2014 Conjonc.\u2014 Ancien séjour des druidesses.33.\t\u2014Carte à jouer.\u2014 Art.simple.34.\t\u2014Patrie de Choron.\u2014 Nég.\u2014 Qui sert à marquer la joie.\u2014 Situation.35.\t\u2014Ancienne mesure de longueur.\u2014 Fleuve d'Allemagne.\u2014 Perroquet.\u2014 Dénué d'esprit.\u2014 Ville de Chaldée.36.\t\u2014Chef d'Etat.\u2014 Pr.Pers.\u2014 Adj.poss.\u2014 Nom des graines - du moringa.17.\u2014Note.\u2014 Riv.du Dominion canadien.\u2014 Métal précieux.38'.\u2014Adj.poss.-Du verbe avoir.39.\u2014Absence d'un lieu.\u2014 Patrie de Lebon.\u2014 Rivière creusée par l'homme.20.\t\u2014Enduit tenace.\u2014 Certaine quantité d'argent.\u2014 Mesure de surface agraire.21.\t\u2014Conjonc.\u2014 Fils de Noé.\u2014 Au- teur des Sept péchés capitaux.\u2014 Circonférence.\u2014 Art.simple.22.\t\u2014Vieillesse.\u2014 Mois.\u2014- Morceau pour deux instruments.\u2014 Parcouru des yeux.23.\t\u2014Chemin bordé de maisons.\u2014 Etendue d'eau salée.\u2014 Rivière de France.24.\t\u2014Ville d'Allemagne.\u2014 Cheveux entrelacés.25.\t\u2014Mère de la sainte Vierge.\u2014 Monnaie chinoise.Veriical J.\u2014Grains de chapelet.\u2014 Appareil pour maintenir un navire ver-enlcmcnt.\u2014 Durillon.\u2014 Amas d'eau dormante.2.\t\u2014Ville forte d\u2019Arabie.\u2014 Mon- ceau.\u2014 Coups de baguettes.\u2014 Cartes à jouer.\u2014 Funeste.\u2014 - Après un temps éloigné.3.\t\u2014Aucun.\u2014 Art.contr.\u2014 Excla- mation d'admiration.\u2014 Du verbe rire.\u2014Pr.pers.\u2014Nuage.4.\t\u2014Sans obstacle.\u2014 Chef norvé- gien.\u2014 Pommade.\u2014 Nouveau.\u2014 Erreur.\u2014 En les.5.\t\u2014Note.\u2014 Poison tiré du lalex.\u2014 Ile dans le golfe d'Olmnn.\u2014 Nom des temples japonais.\u2014 En outre.\u2014 Adj.poss.6.\t\u2014Pr.pers.\u2014 Mesure chinoise.\u2014 Marche.\u2014 Mécanicien américain.\u2014 Equerre.\u2014 Adj.poss.\u2014 Année.5T.\u2014Adj.poss.\u2014 Lettre grecque.\u2014 Adj.poss.\u2014 Fait lisage.\u2014 Exclamation d\u2019admiration.\u2014 ,/Vn-cienne mesure de longueur.\u2014 Premier.fi.\u2014Fleur blanche.\u2014 Cérémonie.?Recueil de bons mots.\u2014 Peigne de tisserand.fi.\u2014Côtcau de Va Drôme sur le Rhône.\u2014 Groupe d\u2019iles de l\u2019océan Atlantique.10- Pr.pers.\u2014 Maison de campagne.\u2014 Roi de Juda.\u2014 Principe de la vie.31-\u2014Pleuve côtier de France.\u2014 Négation.\u2014 En quel endroit?\u2014 Roi d\u2019Israël.\u2014 Carte à jouer.\u2014 Pr.pers.\u2014 Adj.poss.>2.\u2014Conjug.\u2014 Conjonc.\u2014 Prép.\u2014 Tribu des Peaux-Rouges.\u2014 Prou.déni.\u2014 Art.contr.\u2014 L Note.Mots 7 Z Croisés \" Photo-Journal \" 3\t4\t5\" L'y J 3 Jô j-f u\tïs 11 17 13.\t\u2014Négat.\u2014 Organe circulaire.\u2014 Bois pour soutenir les tonneaux.Manguier du Gabon.\u2014 Moraliste français né à Poitiers.\u2014 Art.esp.14.\t\u2014Conjug.\u2014 Plus qu'il ne fau- drait.\u2014 Action de rire.\u2014 Saison.\u2014 Enclos boisé.\u2014 Carte à jouer.15.\t\u2014Une des tribus des Hébreux.\u2014 Pron.pers.\u2014 Art.simple.\u2014 Lac d Afrique.\u2014 Négation.\u2014 Genre de liliacées.16.\t\u2014Ville d'Angleterre.\u2014 Enlève.\u2014 Lettre grecque.\u2014 Art.contr.\u2014 Partie d'une poulie.\u2014 Planète.17.\t\u2014Qui a de gros os.\u2014 Fleuve de Russie.\u2014 Triage.\u2014 Fleuve de Finlande.\u2022\tf\txa/z/^/jv»/T.A | ïï U Â\th b i ; £ U N 1 ¦ ; ' 3 E  | : s | > C C 1.Ë ï a i i i: k a C | ?| Ë i K ;i |\t* y.i H y.A r A\t¦ i tT i.i ï 0 H\t\u2022- E l £ y A V.\tA j; 4 | A 1 tl A |\tï> K n i ini k- i î | TÏÏ *3\tr V.c G £ 1 |\t>' ! Ê | r c 1 s Y.\tihU Ü5 vil i Hh i îï> Jk ¦ b jâ|i | AlU Â|H\t' A T V.| R U A P N î |\t£ G k t r> À lï\tl.E 1 N 1 y: C ÏÏ r- v V À >: s rrr T | Ü f\tT E î.1 H ï V ô ¦\ta 1 R ?\t«\tA\tn\t>\u2022\u20221\t« :\tL\t1\tB|A\tIV\tE\t1 ^\t l\tH 1 E 1 s i i i\t1 R\tV A\t¦ Ç\tÜ 1 e\tL 1\tA C\tT ¦\tmi PI\t1- Vi\tC 1.\tR r.p 1 su\t \t£ H E 1\tü\tN\tï\t1.\tii\t1\tw\t11M\t«\u2018\u2022I\t1 A\tB Ê]L\t 0\t|a|.\t1\tA\t\t1\tv:\tR\tX\t\t1\tt\to Bb\t Y\t° a &\tt\\\t1\tK\tV '\t>.\t1 *\tl.\tîfp\tM\tC\tU UE\t 1\t\ti.\tI\t1\tK\tT\tV\t1\t' Bo\ti !\tc\ti eH\t p\t£ s E\t1\t\tA\tL\t1 i\t1 *\tH,\tRK\t1\tM\t\t L\t|\tE\tK\tt.\tfi\t1 0\tL\t1\t!EP\tA\t1\tr n :¦\t A\tf Jr r.\t1 V\tA\tV\t1\tN\tE\tRj\t1 VIE\tB\t| t\tR E |f\t H ',\tI | £ Tj M.(\t\u2019 1 S'\t\tl 5\tn\t'¦ | îïïo\t.| l.\t1\to lu fl fÉ\ty ¦¦\ty 5\u201c\t1 VË\t K\tE U N\tL\t¦\tE\tB\t\tIA\tL\tjirIi\t\t1 >:\tni\t ?Elles se reconnaissent Deux jeunes filles, photographiées à leur insu, la semaine dernière, par le photographe de \u201cPhoto-Journal\u2019', se sont reconnues et ont, par le fait même, gagné un dollar.Suivez \u201cPhoto - Journal\u201d chaque semaine pour voir si votre photographie y est.Nous en publierons cinq la semaine prochaine.Voici les noms des gagnantes : m\\e LOCKE.1221, rue Saint-Denis.Solution de la semaine dernière.Mlle Germaine COME AU.avenue Paipneau.\u2022 ¦.\t* y y; y.; 'VÏWÎ?;:::ÿy.yy::':;:y - Photos prises au hasard Chaffue semaine, \u201cPhoto-Journal\u201d publie des photos de gens prises à leur insu.Telles qui se reconnaissent ont droit à un dollar à condition de se présenter an bureau (1242, rue Saint-Denis).dans le courant de la semaine, avec les mêmes vêtements qu\u2019elles portaient quand ces photos furent prises.Photo-Journal tU publié et ira-^ primé par la Cie d\u2019imprimerie ! Rotoplex, 363 Place Chrisün.! V^ MONTREAL Î9 JUILLET 1937 fHOTO-JOURNAty PAQI 15 LE CRIME D'UN FOU PASSIONNE Robert Irwin proclame sa folie Heureux de n'être pas normal Robert Irwin, sculpteur de 29 uns, auteur du triple meurtre du jour de Pâquea où furent tués Veronica Gédéon, modèle d\u2019artiste; sa mère.Mme Mary Gédéon, et Frank Byrnes, un pensionnaire, proclame lui-même sa folie.Est-ce une tactique habile de sa part ou est-il vraiment fou?A plusieurs moments de sa vie, Irwin a donné des signes apparents de folie\u2014¦ il tenta même un jour de s\u2019émasculer \u2014mais était-il fou au moment où par jalousie il s\u2019introduisit chez Mme Gédéon à New-York pour tuer la soeur de Vé-ronica, Ethel, qui avait épousé Joseph Kudner ?Son procès, qui doit avoir lieu à l\u2019automne, promet de devenir un rude combat entre psychiatres.Irwin a été autrefois interné dans un asile d\u2019aliénés dont il n\u2019aurait jamais dû sortir.Le médecin qui le soignait avait déclaré qu\u2019il n\u2019était pas parfaitement guéri, au moment où ou le relâcha.Ce médecin avait même prédit qu\u2019il commettrait un jour quelque crime passionnel et qu\u2019on regretterait de lui avoir rendu sa liberté.'k \u2022 L'arrivée à New-York SI/ ^7 '7:i $ * | Semblant soucieux pour la première fois, on voit ici Robert Irwin au moment de son arrivée A New-York en avion.Fendant le voyage de Chicago à New-York.U avait ri et raconté des choses drôles A ses gardes.Il choisit bien son avocat 7 tt&m ¦w&lllplll- $ - i fe: A \u2022>-Y ¦ \u2022 ¦ \u2022 Hül wiKagi^ K g - VA: mm iüm \u2022ïï-*-.¦ 'S 'î&&i£iùx: >T*.v\"\t\u2022 -« Ji» ; W'W- mæmi rwîi\u2019 .- v:ah- vë&mi ¦M nMË Irwin est peut-être fou.En tout cas, il a su choisir son avocat, Samuel Leibowitz, qui jusqu\u2019à présent n\u2019a jamais vu un de ses clients accusés de meurtre être condamné à la chaise électrique.Ou voit ici Trwin et Leibowitz.& ¦r, W K '\t¦\t# mm iïiisüÉ r ' v.Ù lÊÊtë; m mm, mm ' x ii wSÊ&ë ~ WÊï O Irwin photographié avec le shérif John Toman du ** comté de Cook, après qu\u2019il eût avoué être le meurtrier de Mme Gédéon, de Véronica Gédéon et de Frank Byrnes.Ses aveux écrits portent qu\u2019il tua d\u2019abord Mme Gédéon et qu\u2019il n\u2019assassina le joli modèle et le pensionnaire que parce que ceux-ci pourraient le vendre à l*i police.Ce n\u2019est pas là, semble-t-il.l\u2019acte d\u2019un fou., k ?>\"r ' \u2022¦a* i**»«»#* mmh WW*' A Horrifiée à la pensée que c\u2019est elle que Robert Irwin voulait tuer lorsqu\u2019il s\u2019introduisit chez sa mère lq jour de Pâques, Ethel Gédéon Kudner est photographiée avec le procureur du district Dodge.Elle a demandé l\u2019exécution d\u2019Irwin. IMOTO JOURNAK rAGE 16 MONTREAL 19 JUILLET 193T PHOTO-JOURNAL' PAGE 17 LES ROOSEVELT ONT UN NOUVEAU MODE DE VIE AUX ETATS-UNIS m \u2022 >>\u2022*' IlCn face de la crise, le président Roosevelt a recouru à de nouvelles théories économiques pour comlialtre le chômage, rejetant par le fait même le principe du \u2022\u2018dole.\u2019* ou secours directs qui ont fait des chômeurs forcés des paresseux malgré eux et par la seule force de l\u2019habitude.C\u2019est ainsi qu\u2019au nombre des nombreux genres de travaux publics qu\u2019il a préconisés, Roosevelt a fait surgir du sol de nouvelles villes qui.aujourd\u2019hui, peuvent vivre par elles-mêmes.2 Nous en avons Ici un exemple frappant, (\u2019\u2019est la ville d\u2019Arthurdalc.dans la Virginie occidentale (West Virginia).Des manufactures ont été bâties avec les fonds de l\u2019Etat.Voici une manufacture de chemises où toutes les jeunes filles travaillent.Les chefs de famille ont aussi leur usine.Avec leur salaire, iis ont pu se bâtir.Etre propriétaire c\u2019est être meilleur citoyen.Contrairement à Montréal, où les trois quarts des citoyens sont locataires, les gens ri\u2019Arthurdale ont leur maison.ré ¦ 9m Q Vous en voyez une fort jolie, toute en pierres des champs, à gauche.Les citoyens d\u2019Arthmdale ont aussi bâti de vastes écoles, comme celle-ci.où garçons et fillettes reçoivent le don si précieux de l'instruction.Leurs parents étant tous au travail, ils n\u2019ont pas besoin de commencer si Jeunes à travailler.Ils grandissent en jouant et en apprenant quelque chose, jusqu\u2019au jour où ils pourront succéder à leurs parents à 1*usine ou au bureau.üéL ^ * *- -K -K 5 Voici la famille typique des Etats-Unis, de Murcie (Indiana', t\u2019hoisic connue famille modèle américaine.M.et Mme Craig et leurs enfants ont gagné un voyage en avion à Chicago! ?i?./\t\u2019 S / .é .- ^\t¦\t-v.\t-\t\u2022 i v \u2022 .¦ \u2022 * fié ff:>' ; ( A >; v P \\ffilaut Kien (rcHonnanl que ]ps Américaines aiment leur ,»-re.médecin d Noirlicu.après un court passage d Paris où sa tante.Madame de Chdtel l'a présentée d Lucien Normand qui demeure fascinée par le charme de la jeune fille.Rendue d Nuirltcu.Germaine s'installe de son mieux pour derenir la compagne de son pôre, veuf et de peu de rcssouccs .Tous deux vont faire un bout de chemin, le soir .Tante Rosine avait eu raison; l\u2019aspect de Noirlieu n\u2019était pas précisément enchanteur.La fumée des usines voilait l\u2019atmosphère, et teintait de noir les tristes murailles décrépites.L\u2019eau du ruisseau était sale, le sol boueux, de lourds camions parcouraient la rue à.grand bruit, se frayant avec peine un passage à travers la foule.C\u2019était le moment de la rentrée des ateliers, rentrée annoncée par le cri strident des sirènes qui s\u2019élevaient de tous côtés en déchirant les oreilles.Groupes d\u2019hommes, d\u2019enfants, d adoslcsccnts passaient rapidement, us ne faisaient aucune attention ô ceux qu\u2019ils rencontraient venant en sens inverse et les écartaient d\u2019un geste, sans mot dire.Leurs visages portaient les durs stigmates du travail; pour beaucoup d\u2019entre eux.c\u2019étaient aussi ceux de la misère et de la.boisson.\u2014Que ccs gens ont l\u2019air rude et grossier! La race u\u2019est pas belle dans ce pays-ci.\u2014Chut, petite! SI l\u2019on t\u2019entendait.Iis sont en revanche terriblement susceptibles; mais c\u2019est comme pour Gudule.il faut briser l\u2019écorce.ça et lû on aperçoit le battement d\u2019un coeur généreux.Tout en cheminant le long de la rue étroite qui formait le centre de la ville.Germaine ne perdait pas de vue ses projets; elle eut vite fait, en examinant les magasins, de remarquer un tapissier qui cumulait son commerce avec celui des papiers peints.Elle entra chez lui.quand son père l\u2019eût quittée, et examina longuement et minutieusement les ressources du magasin.Elle choisit quelques papiers et porta la joie du petit négociant A son comble en faisant emplettes de deux ou trois tapis épais, aux nuances éteintes, qui se fanaient en magasin et n\u2019avaient aucune chance d\u2019attirer l\u2019attention des clients habituels.Le tapissier ayant promis de lui envoyer le lendemain un ouvrier habile, la jeune fille rentra toute contente au logis.Il lui semblait qu\u2019elle s\u2019y accoutumerait mieux quand elle y aurait mis quelque chose d\u2019elle-même; un peu de son Ingéniosité et de son travail, ce serait comme une prise de possession.Elle se mit A l\u2019oeuvre sans plus attendre et se donna un mal infini durant les Jours qui suivirent à ar- V.vou\tIIUIOUIIV (V JL ré de me \u201crendre\" mes rhumatii mes avec tous ces courants dai elle pourrait me prévenir de suit! je ne ferais pas long feu Ici.Mais elle n'avait pas la satisfac tion de déconcerter Mademoiself Celle-ci opposait aux récriminatlor de la vieille fille une patience 1m perturbable.Elle ne méconnaissa pas la valeur réelle de l'irascibl servante et se demandait parfo quel souci et quelle souffrance mel tait sur son visage cette expressio navrée.Souffrance ou souci, elle nu ritait de la compassion à coup sû et du Jour où Germaine fit cett decouverte, rien ne lui parut diffl cilc il supporter de sa part.\u2014Es-tu en mesure d\u2019offrir ce so une tasse de thé il un de mes amis demanda un jour le docteur à s fille, la maison semble-t-elle sul flsamment transformée?Tl riait et la taquinait souvent si la hardiesse de ses entreprises: ma: au fond il aimait à la voir Joyeus et occupée.I \u2014Ma maison comme vous dites, e; à peu prés aménagée: nous pou vous nous donner le luxe d'y ac cueillir un hôte.Je ne vous demand pas son nom.ce ne peut être qu M.Thorel.Bien quelle plaisantât, elle étal souvent agacée, et même un pe jalouse, de la place toujours crois saute que tenait celui-ci dans i vie de son père.Le docteur, qui aval peu de relations à Noirlieu en de hors des clients, était très sensibl a l'affectueuse déférence que lui té moignait le jeune maître des forge; Ils avaient ensemble de longues con férenecs.projetaient d\u2019immense améliorations et Germaine entendai naturellement les échos de leurs en tretiens.Sans le connaître, elle s fatiguait d'entendre vanter ce Just et s'indignait presque qu'il vint 11 relancer jusque chez elle.\u2014Si cela te contrarie, je pourra le recevoir dans mon cabinet?\u2014Vous seriez bien fâché si Je von prenais au mot papa, je vols parfal Le soin des cheveux Harriet Hillard tient à garder souples et beaux ses cheveux blonds.Aussi les brosse-t-elle soigneusement tout en les exposant au soleil.vSiW-i - :¦ mÊÊÊm Wlmm W&ïmm sKp wf '\u2022 .r.* ;v ¦ ¦:** a ms \u2018 r- ' c MTS; gjv.¦ î-rîji'it' i|P'rw^ Ce très beau secrétaire-bibliothèque, de style Reine-Anne est un meuble à la fois beau et pratique.La chaise de même style et le fauteuil confortable forment un coin d\u2019une intimité très agréable.Üj n V-ivW^1 if P* 1* >\u2022 gfiœ Uette large porte-fenêtre est ornée extérieurement d\u2019une grille en fer forgé, semblable à celles qui ornent les patios espagnols.Cette grille est non seulement décorative, mais assure une efficace protection.\"LE COEUR (Suite de la page 1SI guea, Gaston raine à ravir.Il sait se servir de la voile.Il n\u2019a peur de rien, c\u2019est le plus charmant compagnon qu\u2019on puisse imaginer.\u201cEt toi pendant ce temps, pauvre mignonne, que deviens-tu dans ton offerux trou?.Je suis sûre que vous êtes sous la neige, qui sait?peut-élre les loups viennent-ils hurler nous vos fenêtres pendant la nuit: j'ai comme une vague idée qu\u2019il y a de sombres et immenses forêts dans celte région, elles doivent leur servir de refuge.Te promônes-tu en traîneau?\u201cA propos de véhicule, sais-tu quel amour de coupé maman nous offre pour nos visites cet hiver?Bleu sombre et capitonné de maroquin gris-perle.Gaston prétend que J'aurai l\u2019air d\u2019un bijou dans son écrin.Je ne le lui dis pas; mais Je regrette un peu de n\u2019avoir point le droit de faire peindre une couronne comtale sur la portière de mon auto!.Que veux-tu?On ne peut pas tout avoir et j\u2019aime un million de fols mieux mon chéri, chéri petit mari, que n\u2019importe tel comte ou marquis.Et toi, chérie, je sais par maman que tu as refusé de devenir millionnaire, je te félicite de n\u2019avoir point accepté ce vieux M.Dalban, il doit être très certainement asthmatique et goutteux.ou tout au moins en passe de le devenir.Nous cherchons parfois avec Gaston quel prince charmant sera digne d\u2019aller te réveiller de la vie assoupissante que tu mènes sûrement.ma jolie Belle au bois dormant!.\u201cMa mère nous rejoint demain et nous nous embarquons ensemble lundi pour Tunis.C\u2019est fini de ce Joli temps de voyage de noce, nous en pleurerions volontiers tous les deux; au moins nous sommes-nous Juré de in Ire durer toujours notre radieuse S'EVEILLE\" lune de \u2019miel.Hàte-toi de m\u2019écrire, petite Germaine.Je veux trouver une longue lettre à mon arrivée sur la terre d'Afrique et, surtout, n\u2019oublie pas ta promesse.raconte-moi tout.\u2019\u2019 Germaine pensait, en s\u2019installant devant sa table à écrire que le tout réclamé par sa cousine serait vite épuisé; cependant elle s\u2019attarda à lui faire une description pittoresque de Noirlleu.de l\u2019animation extrême de ses rues h certaines heures, de leur morne solitude à d\u2019autres, de la poussière noire et impalpable qui tombait sur tout, comme un voile, et dont on se défendait à grand\u2019peine: Puis elle passa à la maison qui faisait songer maintenant A un cottage anglais avec ses murs de briques rouges soigneusement repeints, les petits rideaux éclatants de blancheur qui voilaient les fenêtres, les beaux vieux meubles reluisants, les tapis dissimulant la laideur du parquet, et jusqu\u2019aux grilles si incriminées, remplies de charbon enflammé, qui trouvaient grâce A ses yeux, maintenant qu\u2019elle en appréciait la bienfaisante chaleur.Et tandis quelle décrivait ainsi son nouveau logis, la jeune fille s\u2019aperçut qu\u2019elle y était attachée par mille liens secrets, qu\u2019elle l\u2019aimait depuis qu\u2019elle y avait dépensé son activité, depuis qu\u2019elle avait pris le tendre soin de le rendre agréable aux yeux de son père.\u201cTu vois, petite Sabine que ta compassion est vaine.Que n\u2019es-tu là pour partager la douceur de notre foyer bien clos, alors que le brouillard vient frôler la vitre, que le vent chante dans la cheminée sa chanson lamentable, qu\u2019on a sous la main sa corbeille à ouvrage, ses pinceaux, ses livres et qu'on songe avec un bonheur égoïte que nul Importun ne viendra troubler notre solitude.\u201cEt quand au prince charmant.\u201d Juste à ce moment, la porte du salon s\u2019ouvrit Germaine leva les yeux; M.Thorel, introduit par le docteur, s\u2019inclinait profondément devant elle.VI La coïncidence était si amusante que la jeune fille eut grand peine à retenir un éclat de rire.A coup sûr, personne ne ressemblait moins à un prince charmant que M.François Thorel.Une taille fort au-dessus de la moyenne, des traits irréguliers, une longue barbe, des cheveux très noirs taillés en brosse 'lui donnaient un aspect plutôt imposant.Seuls le charme du sourire, éclairé par des dents magnifiques, et la vivacité du regard corrigeaient l\u2019expression presque.austère de sa physionomie.Mais le sourire était rare et le regard souvent inquisiteur.Il devait être timide.Gennaine l\u2019augura, en l\u2019entendant s'embrouiller dans ses réponses.Désirant faire plaisir à son père elle se montra cordiale et gentille (elle en eût du moins l\u2019intention); mais, en dépit de ses efforts hospitaliers, n\u2019arriva point à dégeler le maître de forges.Les sujets de conversation étaient restreints d'ailleurs entre eux; ils n'avaient point de relations communes et Germaine avait trop de préventions.de prépugés plutôt, contre la carrière industrielle pour supposer ce \u201cmarchand de fer\u201d capable de discuter, par exemple le dernier livre paru \u2014 des mémoires célèbres \u2014 dont la Revue venait de lui donner l\u2019analyse.Certes Mme de Châtel ne se piquait pas d\u2019avoir un salon littéraire \u2014 cette prétention eût été de tout point injustifiée \u2014 on y causait cependant des choses de l'esprit avec beaucoup d\u2019agrément, surtout quand Lucien Normand était là.Lucien Normand.comme il lui paraissait loin maintenant, tant sa vio nouvelle l\u2019en séparait! Germaine se demanda soudain quelle figure il ferait dans ce petit Intérieur provincial.à côté de ces deux hommes si différents de lui-même, et quelle impression produirait sur eux son esprit paradoxal et léger?Le docteur, par tempérament, était un méditatif et un silencieux; quant à M.Thorel, elle le jugeait absolument adonné aux occupations pratiques, peu apte par conséquent à soutenir une de ces conversations moefernes, où l\u2019on effleure en quelques minutes vingt sujets différents.Conversations plus brillantes que profondes sans doute, mais qui ont le mérite de distraire sans effort, d\u2019être comme un aperçu facile et rapide de la scène du monde.D\u2019autre part, elle était trop étrangère aux travaux de son hôte pour s\u2019en enquérir avec quelque à propos.Son père essaya toutefois de la mettre un peu au courant.M.Thorel faisait des efforts méritoires pour améliorer le logement et l\u2019hygiène de ses ouvriers, et ses vastes projets; maisons économiques, société d'alimentation, de secours mutuels, etc., rencontraient des contradicteurs décidés parmi les manufacturiers du pays.Par contre le docteur Barrai le soutenait de toute sa sympathie.Pour le moment ils tentaient d\u2019organiser à deux eux une conférence anti-alcoolique, le point difficile était de trouver un local neutre et des auditeurs.Les ouvriers préférant à toute autre chose une séance au cabaret.Germaine avait peine à comprendre que l\u2019on se donnât tant de soucis pour des gens qui le méritaient si peu; elle se souvenait encore avec quel dédain on parlait autour d\u2019elle à Paris de la \u201cmanie philantropique\u201d de bon nombre de nos contemporains.Aussi ne préta-t-elle qu\u2019une oreille distraite aux plans audacieux du Jeune industriel; il s\u2019aperçut enfin qu\u2019U \u201cs\u2019emballait\u201d vraiment trop sur ses sujets favoris et se tut, un peu confus.Gudule, en apportant la théière, opéça une heureuse diversion; Ger- maine se révéla aussitôt ce qu\u2019elle était d\u2019ordinaire: la plus accomplie des maîtresses de maison, et combla ses convives de soins et d'attentions.Puis elle se souvint à propos que tante Rosine avait fait au début de l'hiver un petit séjour à Noirlleu, et tous trois se trouvèrent d\u2019accord pour vanter l'excellente femme.La Jeune fille s\u2019aperçut que M.Thorel avait su deviner la bonté du coeur et la distinction réelle de l\u2019esprit sous les apparences bourrues de sa vieille parente, et qu\u2019ils s\u2019étalent convenus mieux qu\u2019elle ne l\u2019avait supposé.Malgré tout, l'entente cordiale ne s'établissait point.M.Thorel ne semblait cependant pas pressé de s\u2019en aller, il jetait autour de lui des regards charmés, comme s\u2019il se fût avisé pour la première fois de sa vie de l\u2019agrément qu\u2019une femme de goût peut donner à son home.Tl prit enfin congé, en retrouvant soudain la timidité qui l\u2019avait abandonné un Instant.\u2014Je me propose de conduire bientôt cette petite fille à votre mère, dit le docteur avec bonhomie.Je lui serai bien reconnaissant d\u2019étendre Jusqu\u2019à elle un peu de la bonté qu\u2019elle me témoigne.Germaine s\u2019imagina, peut-être à tort, que M.Thorel n\u2019accueillait pan ce projet avec la faveur qu\u2019il méritait son air perplexe pouvait passer pour de l\u2019embarras.\u2014Serai-je Importune?demanda-br elle aussi gracieusement qu\u2019il fui possible.\u2014Oh! Mademoiselle, pouvez-vous croire?.Ma mère sera très heureuse, véritablement charmée.Le reste se perdit dans un dernier salut, au cours duquel le pauvre garçon faillit renverser une Jardinière et s\u2019empêtrer dans un rideau.Il réivssit enfin à découvrir la porte, traversa à la hâte le corridor et s\u2019engouffra dans la rue.affligé et content à la fois de recouvrer sa liberté.(A SUÏVRK) MONTREAL 29 JUILLET 1937 i PHOTO-JOURNAH ^ge 21 Le cordon bleu va camper \u2022 \u2022 \u2022 Quand il s'agit de nourrir des invités sans perte de temps et sans fatigue, une hôtesse apprécie les recettes dnas le genre de celles choisies par Tante Julie.On dresse les tentes! Les hommes demandent déjà quand on pourra satisfaire leur appétit.;yv '-TV-.';-.*-.r-Iv- - Lvêjg rPSV , '¦\u20182m Nouveau modèle de poêle portatif pour aller camper.Pour compléter l\u2019ensemble des ustensiles, il est bon d\u2019apporter un petit extincteur chimique.N\u2019ovbliez pas les conséquences d\u2019un feu mal éteint.ÉM Hambourg à la Bohême Melons de miel aux mûres Tomates farcies au saumon Rouleaux de poulet 2 Ibs de viande de boeuf hachée fin a oignons hachés i cuit, à soupe de beurre J bouteille de cornichons 4 la moutarde S petits pains On peut se servir également de viande de mouton, de veau ou de porc, ou bien, faire un mélange.Les cornichons à la moutarde peuvent être remplacés par une sauce au raifort ou par une sauce Indian Kelish; il est préférable d\u2019apporter deux ou trois sauces pour plaire à tous les goûts, si votre groupe comprend plusieurs personnes.Faites avec la viande hachée des galettes très minces avant la forme de vos petits pains.Faites frire l\u2019oignon jusqu\u2019à ce qu\u2019il prenne une belle couleur.Sur une galette de viande, placez une rangée d\u2019oignons frits, line rangée d\u2019assaisonnement (moutarde, sauce, cornichons, etc.) et recouvrez d\u2019une autre galette de viande que vous pressez bien sur le tout.Préparez ainsi toute la quantité de viande.Rendue au camp, faites rôtir les galettes des deux côtés et placez-les ensuite dans un petit pain coupé en deux et beurré.Cette quantité suffit pour huit hambourgs.o e Omelette au bacon et au blé-d'inde Vt livre de bacon 1 boîte de blé d'inde sucré 4 oeufs tasse de lait H ctiil.à thé de sel H cnil, à thé de poivre Coupez le bacon en morceaux pas trop gros et faites légère-vient dorer dans une poêle profonde.Versez la boite de blé d\u2019inde dans la poêle et brassez jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit chaud.Battez bien les oeufs avec le lait et l\u2019assaisonnement; versez sur le bacon et le blé d\u2019Inde.Quand l\u2019omelette est prise, servez-la sur pain rôti.Coupez les melons de miel en deux ou en trois, nettcycz-les.Creusez légèrement si vous avez coupé en trois; autrement, cc ne sera pas nécessaire.Arrosez le fond de jus de citron, remplissez de mûres et sucrez le tout.9\t9 Cantaloupe au framboises Servez - vous de cantaloupes bien mûrs et, de préférence, de framboises fraîchement cueillies.Quelqu\u2019un se dévouera certainement à les chercher le long des haies.Coupez les melons en deux, sucrcz-les après les avoir nettoyés, remplissez la cavité de belles framboises et versez dessus quelques gouttes de grenadine, ou, encore mieux, quelques gouttes de kirsch.Faites refroidir avant de servir.Vous aurez un excellent dessert qui ne demande pas de préparation.Servez - vous de petites tomates rondes dans lesquelles vous creusez une cavité que vous salez.Remplissez de chair de saumon que vous avez défaite à la fourchette et servez avec mayonnaise et tranches de concombre.Le saumon rouge en boite doit être employé de préférence car les boites bon marché contiennent une chair trop molle pour cet usage.9\t9 Sandwiches rôtis aux sardines 1\tboite (le sardines .1 tomates 12 tranches de pain mayonnaise Beurrez les tranches de pain, placez quatre grosses sardines, puis une rangée de minces tranches de tomates, assez de mayonnaise, et couvrez le tout d'une autre tranche de pain beurré.Faites rôtir des deux côtés à la dernière minute seulement.Vous pouvez vous servir de viande de poulet hachée ou de jambon haché pour faire ces rouleaux qui remplacent avantageusement l e s sandwiches.Préparez une pôle à biscuits comme pour la confection d\u2019un shortcake.Roulez et étendez-!a en feuilles d\u2019un quart de pouce d\u2019épaisseur, de quatre pouces de large et de dix-huit pouces de long.Beurrez chaque feuille, recouvrez de viande hachée, assaisonnée et à peine mouillée d'un peu de crème.Roulez alors chaque feuille et coupez en morceaux de trois pouces de large, ce qui vous donnera six rouleaux par feuilles.Mouillez les bouts el pressez-les; placez les rouleaux sur une feuille de tôle beurrée et faites cuire pendant dix à quinze minutes dans un fourneau chaud (450 dcg.) Laissez refroidir avant de les empaqueter pour les apporter au camp.ilâL i i .¦ jj i fi .* t - .\u2022 > ¦ \u2022 \u2022 '\u2022¦'i\t\u2022l iSiSt WÊM.;,\u201ck Voici un bel assortiment de récipients pour transporter des mets chauds ou froids.Vous pourrez arrêter le long de la route et servir en quelques minutes un bon repas chaud.Puchero 3 pintes d\u2019eau 2 cuit, à soupe de ael 2 livres de boeuf 2 livres de mouton 2\tlivres de porc frais S oignons s pommes de terre S pommes de terre sucrées 1 chou 3\tpaquets de carottes 3 épis de blé d\u2019Inde \u20194 cuil.à thé de poivre Voici une recette de bouilli nous venant de l\u2019Amérique du Sud, mais vous pouvez fort bien remplacer les épis de blé d'inde par 2 livres de haricots jaunes ou verts.Mettez dans un très grand, chaudron deux pintes d'eau, et pendant que l'eau se réchauffe, préparez les légumes et coupez les viandes en carrés pas trop gros.Quand l\u2019eau commence à bouillir, ajoutez le sel et la viande et laissez cuire pendant trois heures, ajoutant graduellement une pinte d'eau de façon que l'eau ne cesse de bouillir.Au bout de trois heures de cuisson, ajoutez les oignons, les pommes de terre, les carottes et, si vous en avez, les haricots; une demi-heure plus tard, ajoutez le chou et les épis de blé d'Inde et assaisonnez au goût.Servez avec une grande cuillère trouée afin que le jus reste dans le chaudron, et mangez avec du pain croustillant.Vous en aurez jxiur une dizaine de personnes.\u2022 \u2022 Court-bouillon pour poissons Pour trois choplnes d\u2019eau salée, il faut un bon verre de vinaigre, trois petites carottes coupées en rondelles, deux oignons tranchés, deux feuilles do laurier, une branche de persil ou de céleri, un clou de girofle, du thym et du poivre.Faites bouillir le tout, et quand les carottes sont bien cuites, on coula le liquide.On remet sur le feu le bouillon dans lequel on place le poisson.Le court-bouillon peut servir plusieurs fois, à la condition de le couler dans une serviette et de le mettre en bouteilles une fois refroidi; on bouche hermétiquement, on le garde au froid.En préparant le court-bouillon chez vous, avant de partir pour voyage, cc sera peu de trouble pour vous de faire cuire les poissons pris par les amateurs de pêche s'il y en a dans votre groupe. PHOTO-JOURNAtZ .?*« 22 MOKTREAL ** JUILLET 1937 VOICI LE MOIS D'AOUT.-:Mà' «^«ÜiiÜÉ ' I' i: '\u2022\t»\t\u2022 '' < 'y ,\t\"Je- \u2022',, l r s.\u2022 mmm&êèKi- & ^v.>\tif £¦' V / ; : ?.- ; .\u2022 ; tiil l\u2019/Xy
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