Photo-journal : tout par l'image, 9 septembre 1937, jeudi 9 septembre 1937
[" No ZZ PHOTO® JOURNAL MONTREAL \" le jeudi 9 SEPTEMBRE 1937 TOUT PAR L'IMAGE \u2014 NOUVELLES ILLUSTREES DU MONDE ENTIER \u2014TOUT PAR L'IMAGE ( )oir page 3) mm m ; MËËÈ ¦.y'?: -.- : \u2022 : .liSîlifiiii .§£ ¦ : > \u2022\u2022 ; Wftipiii >.v MmM ¦\t' J pi msm \u2022i T'V'.X*T ^ mm iSiàssi^ \u20221 ilipîà' :kT::«c rj:x4.^5-.\u20acüü .DE MONTREAL HERITE D'UN NOBLE ANGLAIS Héroïne de vingt mois à CACOUNA Sommaire CONFESSION D'UNE FEMME (voir d.1) PHOTOS DU COMBAT FARR-LOUIS (voir p.SJ) PHOTOS DES SCOUTS (voir p.5) Belle photo de vacances Cello photo primée fut prise au cours fies vacances de ces quatre jeunes filles de Montreal à la Baie Missisquoi.De G.à I).: Mlles Renée Lépine, lüileen Morin.Rita Germain et Bernadette Morin.M r,\\ u~.ÿ!?p I ~ ï\u2019 ¦ mm l'ViLP W?i«s ' C'. MONTREAL 9 SEPT.1937 Une fillette de vingt mois fait une audacieuse promenade de Cacouna à la Rivière des Vases IHOTO-JOURNAU PAGE 2 UN TRUC DES INCENDIAIRES MIS A TOUR \u201cJe suis un petit propriétaire et comme tel, j\u2019ai aubi d\u2019énormes pertes durant la crise, à cause de logements qui n\u2019étaient pas loués.L\u2019année dernière, j\u2019ai failli perdre mon bien parce que je n\u2019avais pas payé mes taxes en temps.Heureusement qu\u2019un des mes beau-frères est venu à mon aide en me prêtant le montant nécessaire.Mais avant d\u2019avoir recours à des parents, j\u2019ai essayé d\u2019emprunter à l\u2019extérieur et je vous avoue que j\u2019ai appris un moyen étrange de réaliser quelques mille piastres rapidement sur ma propriété.Un certain soir, deux in-d i v i d u s se présentèrent chez moi, en se disant recommandés par un de mes amis et prêts à m\u2019aider à obtenir un emprunt de mille dollars sur ma propriété.Ces deux hommes étaient absolument étrangers pour moi, mais vu que j\u2019avais ardemment besoin d\u2019argent, je les reçus comme des frères.Comme de vrais financiers, ils s\u2019informent de la valeur de ma propriété, du montant d\u2019assurances, du nombre d e logements e t surtout du nombre de personnes dans chaque logis et quels étaient les gens qui s\u2019absentaient le plus souvent le soir.Bien que je trouvais assez étranges certaines de ces questions, je répondis de mon mieux, car je désirais réussir à obtenir mon mille dollars.Ils m\u2019annonçèrent finalement que je pouvais compter sur eux, qu\u2019ils étaient convaincus que je pourrais obtenir jusqu\u2019à deux mille dollars même, si je le désirais.J\u2019étais au comble de mes espérances et j\u2019acceptai avec plaisir un rendez-vous pour le lendemain dans une taverne du voisinage.Malheureusement, le lendemain tout était changé et ces messieurs s\u2019excusèrent d\u2019être obligés de m\u2019apprendre que les financiers qu\u2019ils représentaient n\u2019avaient pas accepté mon offre.Dans mon découragement, j\u2019avouai à ces gens que je ferais n\u2019importe quoi, mais qu\u2019il fallait absolument que j\u2019obtienne mille dollars d\u2019ici un mois, sans quoi c\u2019était ma ruine complète.\u2014Si vous désirez mille piastres, on peut vous les faire avoir, mais il faut que vous soyez un type à la mode et pas trop scrupuleux.Je promis d\u2019être discret et de ne rien révéler de leur proposition, même si je ne l\u2019acceptais pas.C\u2019est alors qu\u2019ils m\u2019apprirent de quelle façon, je pouvais être victime d\u2019un incendie et retirer un bon montant d\u2019assurances.¦ \u201cNous nous chargeons de tout le travail et nous ne demandons en retour qu\u2019une commission de 20% sur la somme que vous obtiendrez de votre compagnie d\u2019assu- rances.Nous garantissons notre travail, car nous ne nous servons jamais de ga-zoline ou de pétrole; et jamais jusqu\u2019ici, les inspecteurs n\u2019ont soupçonné après un de nos incendies, que le feu avait pris autrement qu\u2019accidentellement.De plus pour éviter que l\u2019on vous soupçonne, le feu ne commencera pas dans votre demeure, mais chez votre locataire du deuxième pendant qu\u2019il sera absent.Alors pendant que vous êtes assis tranquille dans votre demeure, l\u2019incendie éclate chez votre locataire ; les pompiers viennent et vous causent encore quelque autre dommage avec l\u2019eau.Vous, sans vous déranger, vous obtenez, en un rien de temps, votre montant de mille dollars et vous êtes sauvé de la ruine\u201d.Naturellement j\u2019ai refusé cette proposition qui n\u2019était pas des plus honnêtes.Quelques mois plus tard, un de mes voisins passa au feu, et fut arrêté et condamné pour crime d\u2019incendie.Je ne sais pas si ce voisin avait adopté la méthode de mes deux types, car il avait placé des vieux chiffons de papier ensemble, dans lesquels il avait enroulé un bout de vieille pellicule (film en-flammable).A l\u2019extrémité extérieure, il avait disposé quatre allumettes, qui, reliées ensemble par un élastique avec l\u2019extrémité du film, laissaient juste assez d\u2019espace pour pouvoir introduire, entre les allumettes, une cigarette.Il devait placer une cigarette allumée au milieu des allumettes et celles-ci en brûlant auraient communiqué le feu au film, le feu se serait ensuite propagé rapidement parmi les chiffons de papier et l\u2019incendie aurait éclaté en un clin d\u2019oeil.Malheureusement pour mon voisin, il avait trop bien calculé son travail de préparation, car en plus de tous ces préliminaires, il avait arrosé les chiffons de papier d\u2019un gallon de pétrole.Le feu prit trop bien et surtout trop vite; on eut des soupçons, on finit par trouver des preuves et finalement il fut condamné.Ce qui prouve qu\u2019il est préférable de rester pauvre, mais honnête plutôt que de vouloir devenir riche rapidement en jouant avec le feu ! Odette, un bébé de vingt mois, enfant de M.et Mme Jos.Létourneau, bai'bier-restaurateur de Cacouna, doit croire qu\u2019il est saugrenu d\u2019attendre sa majorité pour aller se promener sans la permission de ses parents.Ainsi, l\u2019autre jour, profitant d\u2019un moment d\u2019inattention de la part de ses père et mère, elle se glissa subrepticement sur le marchepied de l\u2019auto de son papa.Celui-ci se mit au volant sans s\u2019apercevoir de la présence de cette audacieuse petite personne.Il dégusta un cône de crème glacée avec la plus grande insouciance puis démarra sans se douter qu\u2019il avait la compagnie imprévu d\u2019un tout petit bout de femme, à ses côtés.Se croyant seul, il s\u2019en donna tout à son aise et fila à une vive allure.Il saluait au passage les amis qu\u2019il rencontrait et qui lui faisaient des signes désespéré dont il ne comprenait pas la signification.Les cris du petit frère d\u2019Odette attirèrent Mme Létourneau hors de sa maison au moment où l\u2019auto venait de démarrer.Elle aperçut son bébé sur le marchepied de l\u2019auto qui était déjà en marche.Affolée elle appela un taxi et se fit conduire sur les traces de son mari.Mais celui-ci avait eu le temps d\u2019arriver au quai de la Rivière des Vases.C\u2019est seulement quand il descendit qu\u2019il s\u2019aperçut que l\u2019enfant était avec lui et dans une position fort dangereuse.Il eut un moment d\u2019émoi indescriptible mais il rendit grâce à Dieu d\u2019avoir protégé s a petite Odette.Celle-ci sauta au cou de son papa qui fut très heureux de la savoir saine et sauve et de la ramener avec lui.Mme Létourneau accompagnée de M.Alex.Beaulieu, arriva sur les lieux.Elle étreignit sa bambine et se confondit en actions de grâces.Odette se souviendra-t-elle de cette audacieuse promenade qu\u2019elle entreprit un jour où elle sentit le besoin d\u2019user de sa liberté, ce jour où elle risqua sa vie inconsciemment, simple-ment pour faire une course folle sur la route de Cacouna ?Les enfants sont souvent plus intrépides que leurs aînés parce que naturellement ils ne se rendent pas compte du danger.(Voir photo page 1) Contre la paralysie infantile i ^ - r ¦ ' - Y .-m-,- - y J] -v- '\t\u2022 \u2018T; î '«lit ¦j1- i /5'r' ŸVO4.\" Plusieurs médecins de Toronto ont une grande confiance aux injections de sulphate de zinc dans le nez, au moyen d\u2019une seringue, comme on le démontre sur cette photo.On a eu recours à ce moyen pour prévenir la polyomiélite (paralysie infantile) sur les singes et autres animaux, et on espère que ces injections auront le même effet préventif chez les humains.Cette injection se fait au fond des narines et cause très peu de douleur.Voir, sur l\u2019épidémie de paralysie infantile, nos photos et notre nouvelle en page 7.(D\u2019autres excellentes photos paraîtront la semaine prochaine.) MONTREAL 9 SEPT.1937 PHOTO-JOURNAIT PAGE Q Une garde-malade montréalaise hérite un demi-million d'un lord qu'elle avait soigné à.Montréal Le merveilleux roman d'amour et de dévouement d'une Canadienne française dont la bonté et la grâce viennent de recevoir un généreux tribut.\u2022 \u2022 \u2022 Jadis, les rois épousaient des bergères.De nos jours, les millionnaires s'éprennent d'ouvrières et en font leurs épouses.C'est le roman merveilleux que vient de vivre une jeune infirmière, canadienne-française de Montréal, dont l'incroyable aventure fait songer aux contes des Mille et Une Nuits.De simple garde-malade qu'elle était, l'an dernier, elle est aujourd'hui à la tête d'une fortune de Crésus et de magnifiques domaines que lui a légués en Ecosse, lord Thomas Ashenby, comte de Kavendaugh et membre de l'une des plus vieilles familles du pays des highlanders.Six morceaux de sucre permettent de découvrir l'auteur d'un meurtre Voici les faits, absolument authentiques.Tl y fuira un an le IG septembre prochain, lord Ashenby visitait le Canada et louait un luxueux appartement dans l'un des hôtels fashionables de l\u2019ouest de Montréal.C'était un homme de quarante-huit ans, incarnant à la perfection le véritable type du gentilhomme britannique.Doué de tous les avantages que peuvent procurer un titre de noblesse et une fortune incalculable, on lui reconnaissait de plus une culture qui en faisait un érudit remarquable et un philantrope aussi modeste que généreux.Son passage dans 1 a métropole passa inaperçu.Lord Ashenby recherchait 1 a solitude, les médecins lui ayant recommandé.vu son état de santé, le grand air et le repos.Une faiblesse cardiaque, aggravée par le chagrin que 1 u i avait causé, quelques mois auparavant, la mort de sa fille unique, Eileen, l\u2019exposait continuellement à la mort subite.Tout exercice physique lui était formellement interdit.Ses journées se passaient dans la réclusion, sans amis, -sans parents.Un médecin de West-mount qu\u2019un jour il consulta, le prévint du danger qui le menaçait et lui conseilla de se mettre sous les soins d\u2019une infirmière compétente.Lord Ashenby accepta.C'est ainsi qu\u2019il connut la jolie Yvette Landry.(Nous regrettons de ne pouvoir dévoiler son véritable nom de famille, ceci à la demande même de la jeune fille, désireuse d\u2019éviter les quémandeurs qui ne manqueraient pas de l\u2019assaillir de demandes d\u2019argent si son identité était connue.) Yvette Landry, graduée de l\u2019hôpital Notre-Dame, est orpheline depuis nombre d\u2019années.C\u2019est une grande jeune fille, adorablement jolie avec ses yeux gris, ses cheveux d\u2019un blond cendré, sa taille mince et souple, ses traits délicats.Lord Ashen- \u2022 \u2022 \u2022 by la remarqua immédiatement pour son charme et ses qualités de coeur.La jeune garde-malade du richissime lord n\u2019aurait jamais espéré telle aubaine.Jamais cependant elle ne songea un seul instant à exploiter le \u201cpatient\u201d qui lui était ainsi confié.Au contraire, elle se dévoua uniquement parce qu\u2019elle-même s\u2019attacha rapidement il cet homme, si délicat et cultivé qu\u2019était le comte de Kavendaugh.De son côté, ce dernier remarqua que sa jeune infirmière était différente de la plupart des jeunes filles qu\u2019il avait connues.Elle possédait une excellente instruction, une connaissance parfaite de l\u2019anglais, de la musique, de la littérature et des sciences.San langage était distingué, sa conduite des plus réservées.Yvette Landry en vint bientôt à considérer lord Ashenby comme un père, tant le noble écossais manifestait pour elle une tendre affection, c e qu\u2019elle \u2022n\u2019avait jamais connu, ayant perd u ses parents alors qu\u2019elle n\u2019avait pas encore quitté le couvent.Sa nature affectueuse et sentimentale en firent une compagne idéale pour celui qui lui-même n\u2019était guère heureux malgré sa richesse et ses avantages sociaux.De plus, et c\u2019est probablement là pourquoi lord Ashenby voua un tel amour à la jeune Montréalaise, celle-ci lui rappelait sa jeune fille, Eileen, enlevée par la maladie alors qu\u2019elle avait le même âge qu\u2019Yvette, à qui d\u2019ailleurs elle ressemblait en tout point.Ce qui devait arriver ne tarda pas à se réaliser.L\u2019un ne put bientôt plus se passer de l\u2019autre.Le comte de Kavendaugh, veuf depuis quatre ans, demanda la main de son infirmière qui ce jour-là connut la plus parfaite félicité de sa vie.Au début de janvier, tous deux quittaient Montréal et s\u2019épousaient à New-York.Après une croisière autour du monde, il ramena au pays de ses ancêtres celle qu\u2019un hasard providentiel lui avait envoyée.Yvette Landry devint la châtelaine adorée des domaines que lord Ashenby possédait non loin d\u2019Edin-burgh.Sa vie fut dès lors un perpétuel enchantement.Elle, l\u2019humble petite infirmière qui avait toujours vécu dans la médiocrité, obligée de se suffire à elle-même, d\u2019accomplir de rudes et répugnants travaux pour assurer sa subsistance, devenait l'épouse de l\u2019un des citoyens les mieux estimés de la Grande-Bretagne! Ils vécurent cependant sans faste inutile, s\u2019aimant tendrement et mettant la plus grande partie de leur fortune au service des indigents et des malades.Mais ce paradis se termina brusquement.Victime d\u2019une angine à la suite d\u2019un refroidissement c o ntracté au cours d\u2019une excursion dans le Lancashire, lord Ashenby tombait foudroyé, il y a quelques semaines à peine.Son testament lègue à sa jeune épouse qu\u2019il a tant chérie, toute sa fortune et son château, exprimant le voeu que la jeune infirmière qu\u2019il avait fait comtesse, revienne vivre a u Canada, tel qu\u2019elle en avait un jour exprimé le désir, pour y fonder un hôpital dans le nord de la province de Québec, hôpital qui sera affecté uniquement à recueillir les orphelins et les vieillards dépourvus de fortune.Yvette Landry a fait voeu de respecter la mémoire de son mari en ne se mariant jamais.L\u2019humble garde-malade qu\u2019elle était ne saurait d\u2019ailleurs oublier qu\u2019il lui donna non seulement un titre et la richesse, ce dont elle se soucie peu, mais ce qu\u2019elle recherchait si avidement, un amour noble et désintéressé comme celui qui fut son partage.Dès qu\u2019elle aura vendu, Arthur H.Chalmers, de la police montée de New-Yrork se trouve dans de bien mauvais draps et pour cause, puisqu\u2019il vient d\u2019admettre d\u2019avoir tué la jolie Irma P r a d i e r, Française d\u2019origine, et e m j) 1 o y é e lans un hôpi-nmmm.tal, le \u201cMont-Intia Pradier ^mai\u201d.On a trouvé son corps transpercé de balles, à un poste de stationnement près de la rivière Harlem.Après l\u2019examen habituel, on Arthur CHALMERS T a constaté que ces balles étaient les mêmes que celles employées par la gendarmerie.De plus, on trouva dans ses poches six morceaux de sucre; c\u2019est cette découverte en apparence insignifiante, selon le désir exprimé par le mourant, le patrimoine de cette famille noble, maintenant éteinte, elle reviendra terminer sa vie sur son sol natal où ses jours s\u2019écouleront à faire le bien autour d\u2019elle et à vivre avec le souvenir de celui qui, au-delà du tombeau, continue à l\u2019aimer.Tel est le superbe roman vécu par la jolie Yvette Landry.Fera LORDEN qui mit la police américaine sur les pistes de l\u2019assis-sin.On en conclut que ces morceaux de sucre devaient être destinés à un cheval que la jeune fille gâtait.Et de là à croire que c\u2019était le cheval de son amoureux, il n\u2019y a pas loin.D\u2019après ces constatations, le meurtrier devait appartenir à la police montée et c\u2019est dans cette direction que convergèrent les investigations, avec le résultat prévu.Chalmers fut arrêté et dut faire des aveux complets.Quoiqu\u2019il ait une femme et des enfants, il avait fait la cour à Irma Pradier et avait promis de l\u2019épouser.La jeune fille avait quitté son emploi afin de se rendre en Californie pour épouser son beau policier.Mais quand celui-ci lui fit les révélations qui s\u2019imposaient sous les circonstances, il s'ensuivit une dispute bien concevable qui se termina par le drame que nous savons.Mme Yera Lordèn est retenue comme témoin important, contre Chalmers, qui après le crime, emmena cette jeune serveuse, faire une promenade amoureuse h travers la N ouvelle-Angleterre. *HOTO-JOUWW*B PAGE 4 MONTREAL 9 SEPT.1937 LES CONTES DE LA VIE REELLE CONFESSION D'UNE MALHEUREUSE C\u2019est une Marseillaise, échouée dans un bouge de la rue Clark où elle continue à traîner son existence malheureuse.Malgré ses yeux d\u2019alcoolisée, ses lèvres trop peintes, sa peau fanée, elle n\u2019est pas laide: on devine même qu\u2019elle a du être jolie.Elle a maintenant peu de \u201cclients\u201d.Elle ne les recherche pas.Parfois, une vieille connaissance lui rend visite, c\u2019est tout.Alice V.est trop sauvage pour continuer è plaire.tinuer à plaire.Elle se hasarde parfois dans les cabarets où elle flâne jusqu\u2019à l\u2019aube.\u2022 \u2022 Entre deux verres qu\u2019elle avale gloutonnement, la \u201cgrande Alice\u201d parle, les yeux hagards, perdue dans une rêverie étrange.\u2014Je n\u2019ai pas toujours été une femme comme j\u2019suis maintenant, dit-elle.Il y a une dizaine d\u2019années, j\u2019étais pas pire que les autres : j\u2019avais un petit métier à Marseille; j\u2019étais couturière.On m\u2019disait que j\u2019étais pas laide.J\u2019étais pas mal tournée, mais j\u2019ai tourné mal.Un beau jour, j\u2019me cuis amourachée d\u2019un Légionnaire.Il était en permission.Durant un mois, on a vécu en chambre.Puis, un beau jour, il m\u2019a fichée là.J\u2019sais que ça l\u2019air d\u2019un roman, mais c\u2019est vrai.D\u2019ailleurs, des histoires comme ça, il en arrive partout et à bien d\u2019autres que moi.Ça m\u2019a découragée.Il m\u2019avait appris à boire et j\u2019étais devenue peu à peu une \u201cpas grand\u2019chose\u201d.Un matin, il me prit l\u2019idée d\u2019aller le rejoindre à Alger où il m\u2019avait dit qu\u2019il passerait un mois.Ce que j\u2019aurais dû prévoir arriva.Au bout de deux semaines, j\u2019avais plus l\u2019sou et j\u2019avais pas retracé mon beau gars.Il était rendu en garnison, j\u2019sais pas trop où, vers le Sud.J\u2019crevais d\u2019faim.Un soir que j\u2019trainais dans un petit café, l\u2019proprio, un Juif, vint m\u2019trouver.\u2014Ecoute, la belle, qu\u2019y m\u2019dit, tu plairais et tu ferais dTargent si tu voulais.Les clients d\u2019ici sont généreux et ça vaudrait mieux que d\u2019faire les trottoirs comme tu seras obligée avant longtemps.Tu logerais ici et avant cinq ans, t\u2019aurais assez d\u2019magot pour fia couler douce dans ton pays.\u2014J\u2019eus envie d\u2019iui vider mon verre de rouge dans la figure, mais j\u2019avais l\u2019estomac vide, mon porte-monnaie aussi.J\u2019en avais assez de cette vie de chien.J\u2019avais pas d\u2019parents, j\u2019savais même pas où aller coucher.J\u2019acceptai.\u2014Les autres camarades étaient gentilles pour moi.On formait une sorte de grande famille.Les pourboires étaient nombreux et assez riches, mais comme j\u2019en ai vu d\u2019toutes les couleurs! Il venait des Juifs, des Arabes, des Nègres, des Ita- liens, des trafiquants arrivés du désert, des officiers et des soldats de la Légion.Ceux-là, j\u2019en voulais pas.J\u2019aurais trop eu le désir de les tuer.J\u2019choisissais plutôt les rares touristes et les commerçants.La vie était pas trop désagréable.Le climat?je ne le détestais pas.D\u2019ailleurs, tout m\u2019était devenu égal.Tout ce que j\u2019voulais, c\u2019était m\u2019mettre dTargent d\u2019côté.\u2014Mon patron s\u2019appelait Sammie Skelzberg.Il avait soin d\u2019moi et disait que j\u2019étais son numéro Un avec la grande Naïlna, une Ouled-Nail à la peau brune et douce.Deux ans passèrent.J\u2019étais une vraie propre-à-rien.J\u2019buvais comme une éponge.J\u2019me sentais couler de jour en jour et parfois, j\u2019étais si dégoûtée qu\u2019il m\u2019pre-nait des envies d\u2019me flanquer une balle dans la tête.Un soir, j\u2019me souviendrai toujours, i 1 m\u2019arrive u n grand blond qui m\u2019fit de suite penser au type qui était cause de ma vie d\u2019trai-neuse.C\u2019était un Belge; il partait le lendemain rejoindre sa compagnie de Joyeux dans les sables, sur la frontière du Maroc.Il était un peu ivre.Mot, j\u2019me tenais à peine debout.J\u2019avais c e soir-là un cafard terrible, comme on en a dans c\u2019pays-là.J\u2019voyais rouge.J\u2019voulais pas parler à personne, mais tout d\u2019même, je le laissai venir dans ma chambre.Il était pas mal, ce grand Bel-ge-Ià.Il causait assez bien et, du moins, il était propre.J\u2019en ai tellement vu d\u2019autres dont il aurait fallu gratter la peau crasseuse! On vide une bouteille, puis une autre.L\u2019heure passait.Moi l\u2019alcool me montait au cerveau.J\u2019sais pas au juste pourquoi, mais j\u2019étais pas d\u2019humeur ce soir-là à m\u2019iaisser bâdrer.Je le r\u2019pousse.Il revient en riant, croyant que j\u2019voulais jouer.J\u2019me fâche et j\u2019lui envoie une claque de toutes mes forces.A son tour, il se met en colère._\u2014J\u2019vois une bouteille vide sur la table et j\u2019ia lui casse sur la tête.Il tombe comme une masse.Y avait du sang qui coulait près de son oreille.Le bruit de la bataille attire les gens d\u2019en bas.La police arrive et on m\u2019fourre dedans pour deux mois.Heureusement, l\u2019type n\u2019en est pas mort.\u2014Quand j\u2019suis sortie d\u2019là tôle, j\u2019voulais plus rester à Alger.J\u2019avais assez d\u2019argent pour prendre le bateau et quinze jours plus tard, j\u2019débarquais à Boston.J\u2019aurais aimé recommencer ma vie, mais j\u2019pouvais plus.J'buvais trop.D\u2019ailleurs, quand l\u2019vice nous tient, c\u2019est pour longtemps.\u2014J\u2019m\u2019engageai dans un petit restaurant.C\u2019est là que j\u2019fus approchée un jour par un Italien, du nom de Rosetti.Il faisait la traite des blanches entre New-York, Boston et Montréal.\u2014J\u2019ai travaillé pour lui pendant deux ans.Ça payait pas mal, mais pas tant qu\u2019à Alger.Tout d\u2019même, j\u2019étais contente d\u2019plus avoir affaire à un tas d\u2019Arabes ou d\u2019Juifs pouilleux.A New - York, c\u2019était passable, mais fallait donner la moitié de ce que j\u2019gagnais au patron.Un beau jour, il m\u2019a laissée partir.J\u2019lui donnais plus satisfaction.J\u2019étais toujours saoule.J\u2019connaissais une amie qui s\u2019était établie à Montréal.J\u2019suis venue la r\u2019trouver, mais j\u2019ai jamais été la même depuis.J\u2019ai un peu d\u2019économies et ça m\u2019-suffit.D\u2019ailleurs, j\u2019me souviens trop de mon temps dans le petit café du quartier juif d\u2019Alger.\u2014Tout ce que j\u2019vous raconte là, ça l\u2019air d\u2019être d\u2019là fantaisie, mais j\u2019pourrais vous en raconter bien d\u2019autres ! \u2014Aujourd\u2019hui, j\u2019deman-de seulement à être tranquille.La police m\u2019bâdre plus.J\u2019suis plus bonne à attirer l\u2019attention.Il y a dix ans de ça, c\u2019était pas pareil.On se battait au couteau pour moi.J\u2019en ai connu un qui s\u2019est suicidé.mais ça, j\u2019veux pas l\u2019raconter.çam\u2019fait mal d\u2019y penser.\u2014J\u2019ai jamais entendu parler d\u2019mon Légionnaire qui m\u2019avait promis d\u2019m\u2019é-pouser pour ensuite me lâcher-là.mais si jamais je le rencontre.\u2014J\u2019ai toujours eu l\u2019plai-sir d\u2019m\u2019revenger sur un autre qui lui ressemblait tellement.Pauvre bougre, j\u2019sais que j\u2019ai failli l\u2019tuer, mais s\u2019il avait pu savoir comment ce soir-là j\u2019souffrais, comment j\u2019pensais à l\u2019autre, comment j\u2019voulais m\u2019-venger.peut-être qu\u2019il m\u2019aurait un peu excusée.car il m\u2019semblait qu\u2019enfin, c\u2019était l\u2019autre que je revoyais! Aujourd\u2019hui, si je suis enlaidie, si je bois tant, si je suis découragée, si j\u2019ai fait d\u2019là prison, c\u2019est d\u2019sa faute.Il est comme les autres.Au soleil couchant '\"ÿ'C'îvi'fk'V' ' j - 9m mB mm m0m Z#?*: .; \u2022àtji&cig: - w- ., ; -\u2018iév-v VïMâ Magnifique photo de vacances primée par PHOTOJOURNAL.Cette photographie fut prise sur un lac, à huit milles de Sainte-Marguerite, comté de Terre-bonne.Les dentiers rayons de l'astre du jour miroitent sur les eaux agitées par la brise du soir.3 Concours de photographies de vacances PHOTO® JOURNAL VOUS PAIERA LA SOMME DE \u201cCINQ DOLLARS\" Pour la meiljeure photo ou série de photos prises au cours des vacances et publiées Pour lo 2èmc meilleure photo ou série de photos: $3.00 Pour lo 3ème meilleure photo ou série de photos: $2.00 Tout* autre photo qui sera acceptée et publiée m < dans PHOTO-JOURNAL sera payée O I .CONDITIONS: Chaque photo ou série de photos doit être accompagnée de son négatif ou pellicule.Chaque photo doit être accompagnée d'une feuille indiquant l'endroit où elle a été prise et donnant tout autre detail ou Indication utile.Ne pas oublier votre nom et votre adresse.Inclure un timbre de 3 cts pour chaque photo et pellicule qui doit être retournée.NOTA BENE: Par meilleure photo on entend une photo qui se fait remarquer autant par sa beauté, sa netteté et son originalité. MONTREAL 9 SEPT.1937 fHOTO-JOURNAL .\t5 Chez les scouts catholiques Campés sur Tile Sainte-Hélène Les parents et amis des scouts qui n'avaient jamais eu l'ocasion de visiter un camp et de voir comment les jeunes garçons se débrouillent seuls, ont été heureux de se rendre en grand nombre à I île Sainte-Hélène, les 28 et 29 août, lors du ralliement de 1.500 scouts de l'Association catholique de la province de Québec.¦ r;?i r - ¦- .V'\t-, \u2022 \u2022 \\ \"w m ¦ Wf' : \\ ¦ \\ / \\ \u2022 ' î .t's \u2022 \u2022\u2022\u2022 Mÿ p Des scouts achèvent de monter Tabri sous lequel ils prendront leur repas mi S@aaB.aBB î5f«S.- î*' ?s m *3 Leur besogne terminée, les scouts s\u2019amusent à initier un jeune scout en le faisant bondir sur une toile tendue.# ^ ^ Logés sous la tente, installés comme en forêt, les scouts ont mené une vie champêtre à deux pas il 'une bruyante métropole.mm»-\twm Un scout dresse une tente mm™* L\u2019escouade du transport des vivres.Voilà un bidon de lait iiui ne surira pas! C Le repas sous la tente.Les scouts préparent eux-^\tmêmes leurs mets.liiïsIS USÉ ' y.\".\u2022 \u2022\u2022\u2022-v.:,/\"¦: ?: ' *' ¦ ¦ '\" 'V \u2022: V-'>-,y-: Wm- \u2022>\u2022\u2022\u2022\u2022 Une princesse démocrate Aristocrate et démocrate Les théories saines et démocratiques de cette noble princesse Murat, sa grande culture intellectuelle doublée de ses incomparables q u a 1 ités d\u2019hôtesse, attirent à son salon toutes les grandes personnalités de Paris.\u2022 \u2022 La Princesse Murat \u2022 \u2022 De son salon parisien émanent des idées qui influencent la culture européenne.Cette femme aristocrate, artiste et écrivain qu'est la Princesse Murat exerce une profonde influence sur les lettres et les arts.La plus illustre hôtesse de Paris défend la démocratie.Dans son salon se réunissent les lettrés les plus intéressants de la Ville-Lumière.C'est là qu\u2019on discute avec clarté et sagesse, les grands problèmes philosophiques et économiques de 1 univers.La Princesse Murat reçoit fréquemment à déjeuner les personnages les plus spirituels de la capitale, de sorte que la conversation ne manque jamais de sel.Klle habite un appartement sur l\u2019avenue Villars, d\u2019où elie peut voir la tombe de l\u2019Empereur à la renommée impérissable qu\u2019était Napoléon.Les aristocrates, dit-elle, doivent travailler.Il n\u2019y a pas d\u2019honneur ou de gloire à rester oisif.La princesse est artiste, peintre et écrivain.La vie de Raspoutine qu\u2019elle a écrite lui a valu bien des louanges.Elle a aussi écrit les vies de Catherine de Ru u.'.de Lafayette, de la reine Christine de Suède et sa propre biographie, mettant ainsi ses théories en pratique.HELENE (Suite de lu page 10) u a ml tout (le suite, il ne serait pas infirme pour la vie.Hélène releva la tète.Elle semblait plus vieille de dix ans.Ses yeux avaient perdu toute douceur et sa voix sonna dans la pièce.\u2014Vous mente/.J*ai été forcée de marier Fernand sur son lit de mort.Notre mariage est un mariage blanc et pi ut être annulé quand je voudrai.Et je le ferai si, à vous deux, vous me rendez la vie trop Impossible.Elle laissa Ida.médusée et la bouc lie ouverte, et entra résolument.dans la chambre de Fernand.LE HOXIIEUK PASSE La nuit qm précéda le procès de separation.Hélène ne put dormir.Dans le silence de la nuit, ses souvenirs défilaient devant elle comme sur un écran immense.Elle se revoyait six mois plus tôt.si naïve et si hardie i\\ la fois.Elle allait conquérir le monde, en attendant lu lVincc-*.se au bois dormant qu\u2019était :on âme! Et l'amour était venu sans qu\u2019on l'appelle, car il était, pour Charles et elle, fruit défendu.Et depuis, elle n\u2019avait connu que des larmes, que déceptions.Fernand connaissait maintenant l\u2019art des médecins et ses réactions étaient telles qu\u2019elle en avait peur.Sa vraie nature axait atteint le suprême degré d'avilissement.Il était tour â tour, irascible, plaignard, docile ou révolté.et les heures près de lui étaient un cauchemar.Mais â quoi bon regarder en arrière, se disait Hélène.A chaque pas.clic aurait voulu suivre le chemin du bonheur, et chaque pas maintenant l\u2019cnli-salt dans un gouffre sans fin.COLERE DE FERNAND Au matin, clic se fit une toilette soignée et s\u2019habilla aussi sobrement que possible pour faire contraste avec le goût flamboyant de Camille.Fernand avait été averti de la décision d'Hélène d\u2019etre témoin au procès et y avait consenti.Mais quand il vit celle-ci prête à partir, il devint irritable.\u2014Ainsi, tu vas te donner en spectacle?\u2014 Je vais vendre mon témoignage.\u2014Et veux-tu me dire pourquoi ?\u2014Sois raisonnable, voyons.Je t'ai dit au moins cent fois que Mme v-.-\\ (*ni normalement incapable d é ever son fiîs.MORIN \u2014Et qu\u2019est-cc que ça peut te faire ?Je te défends d\u2019aller là-bas et de me ridiculiser en te mêlant de cette affaire.On croirait que tu aimes Charles Hivard.ma parole! Hélène aurait voulu crier: \u2018Oui.Je l'aime et Je te cléîtste\u201d, mais il fallait ménager Fernand et se contenta de répondre: \u2014Ne nous disputons pas à propos de cette affaire.Je regrette maintenant d\u2019avoir donné ma paro\u2019e à l\u2019avocat de la défense.A ce moment, le docteur entra dans la pièce.11 n\u2019était pas satisfait de son malade, mais jouait l'optimisme en sa présence.\u2014Et bien, mon vieux, qu\u2019est-ce que vous diriez de laisser cet hôpital et de rentrer chez vous \u2014 dans une semaine environ.Les yeux de Fernand pétillèrent un instant et la flamme s\u2019éteignit aussitôt.\u2014Ici ou là \u2014 quelle différence ça peut-il me faire ?El avec un rictus mauvais au coin des lèvres, il dit en regardant Hélène: \u2014A qui la faute si je suis infirme?Le médecin fit semblant de ne rien comprendre et se retira apres quelques paroles encourageantes.Hélène lui tournait le dos et regardait par la fenêtre.Fernand avait pour principe de ne jamais s\u2019excuser de sa grossièreté et de jouer avec elle le jeu cruel du chat et de la souris.\u2014Viens ici.Hélène.Tu ne m\u2019as pas embrassé ce matin.Elle dit sans se retourner: \u2014Tu n\u2019as pas honte de m\u2019humilier devant les étrangers.Et ils restèrent ainsi silencieux comme deux prisonniers étrangers qu'on a placés dans la même cellule.DEFAITE La salle était pleine de curieux quand Hélène y arriva.L\u2019avocat de Charles semblait soucieux car le juge qui devait présider et qui était reconnu par son intégrité avait été remplacé par un autre.Ce dernier, le juge Rochon, quoique honnête, était un peu trop sensible à la beauté des femmes, et Camille ce jour-là attirait tous les regards.Scs beaux yeux semblaient humides de larmes et elle regardait tristement le jury dont dépendrait son sort.\u2022\u2018Comédienne!\u201d pensa Hélène, mais son coeur se serra d\u2019appréhension.Un petit homme à la figure intelligente, Gnnhni/ su petite mai» dans les siennes, il lui dit: \"Je t'aime, voilà tout!\" «SV mnitre Noilly, s\u2019empressait autour de Camille, des reporters, et de quelques spectateurs.Puis le silence se fit et l'on commença le procès.La demande de séparation et d'une pension alimentaire ne fût pas contestée par Charles.mais quand il fut question de lui enlever la garde ((e son fi!;, il bondit, et on appelasses témoins.Son contremaître raconta ce qu\u2019il avait vu et entendu et ne se laissa pas intimider par les questions de l'avocat adverse.La femme de chambre de l'Hotel des Quinze Iles s'embrouilla, pâlit, et son témoignage ne valut pas plus que celui du propriétaire, plus occupé de défendre la réputation de son hôtel que de dire la vérité.Hélène attendait anxieusement son tour.Elle essayait de lire dans les yeux du juge ses réactions, mais 11 était indécis et regardait souvent du côté de Camille.Ccllc-ci jouait la personne outragée de tant de mensonges, mais elle avait eu soin de relever sa jupe et montrait deux jambes parfaites et soyeuses.Quand Hélène fut appelée comme témoin, elle sentit que le juge la regardait à son tour et fit une prière intérieure pour pouvoir le convaincre.Elle répondit aux questions de Me Noilly d'une voix haute et ferme.\u2014 Oui, mon mari et moi avons rencontré Mme Rivard au Samovar.Elle était ivre et accompagnés d\u2019un M.Lapierrc.Pendant qu\u2019elle dansait avec mon mari, M.Lapierre me dit que Camille et lui partiraient ensemble par le train de nuit pour New-York.I] ajouta qu'elle avait proposé ce voyage elie-mêine et qu'un galant homme ne pouvait refuser une femme.J\u2019ai gardé André comme pensionnaire pendant trois mois, après que sa mère l\u2019eût abandonné et pendant ces (rois mois elle n'a jamais donné signe de vie à son lils.Hélène parlait, tournée vers le juge.Sa jolie ligure était rosée par l'émotion, ses yeux étaient rayon-nant* et sa voix si franche, qu'il était perplexe maintenant.La véri- té triompherait-eiie ?L'avocat de Camille s'approcha d'elle, et elle se redressa inconsciemment pour une nouvelle attaque.Il dit: \u2014 Je n'ai pas besoin d\u2019insister sur votre témoignage quand vous dites que ma cliente n'a jamais donné signe à son enfant.N'est-ce pas vrai, qu elle était tenue dans l'ignorance de sa demeure?\u2014 Oui.élit Hélène, faiblement.\u2014 Et vous dites, Mme Blais, que votre mari connaissait Mute Rivard avant vous.N\u2019est-ce pas la jalousie qui vous a fait parler?Vous dites que M.Lapierre avait bu?Son histoire de voyage avec Mme Rivard était peut-être un racontar d\u2019ivrogne.\u2014 Non.Mme Rivard est allée à New-York avec M.Lapierre.\u2014 Les avez-vous vus prendre ie train?\u2014 Non.\u2014 Alors, votre témoignage ne vaut rien.Ecrasée par sa défaite, Hélène retourna à son banc.La cause se poursuivit pendant quelque temps et puis, elle entendit comme en un rêve le juge qui accordait à Camille, une pension de $5.000,00 par année et la garde de son fils.Elle vit Charles se lever et marcher comme un automate vers la porte qu\u2019il franchit sans regarder ni parler à personne.La comédie était terminée' HELENE EST SEULE Le jour qui suivit ie procès Hélène reçut une lettre d'adieux de Charles.Ma chérie.Merci encore une fois pour le courage dont vous avez fait preuve hier, en venant encore une foi; à mon secours.J'ai perdu mon fils; la pension onéreuse exigée par la cour m'oblige à accepter un poste dans l'Ouest du Canada.Je vo is emporte dans mon coeur.Le bonheur n'a fait que nous effleurer, mais il faut l\u2019oublier, avoir du courage et croire à l\u2019avenir! Adieu, ma bien aimée, ma toute petite chérie Charles.Hélène étouffait ses sanglots, il fallait continuer à vivre, à sourirs.â soigner son malade qui devenait de jour en jour plus difficile.Le lendemain ils entrèrent dans leur nouvelle demeure.Il fallait choisir des domestiques, meubler la maison, être toujours prête à, l\u2019appel insistant de Fernand.Elle bénissait le travail qui l\u2019empêchait de penser et de trop souffrir.Cependant son mari lui causait une inquiétude continuelle car la folie commençait à occuper ce faible cerveau et il fallait le surveiller continuellement.(A suivre) I MONTREAL I 9 SEPT.1937 PHOTO- lOUPMMT ^5! 13 Dans les rues dévastées de SKanghal.;>sErv smm im \u2022 \u2022 : ,: .ÊMÊ *8&Ksat£ï : xW êtagsaisâi^ ¦«.J »t-£^ ^ y : ¦ \u2022- i'Ç 1:.\u2022 -* iy^; m.¦ W&G&i U&'&Hm Æm immiï i ¦ 8818 Jfe» V m - .ii: T!T s w .'.\u2022Il h- » -1\u2019 &È! SS?®: ^f^>; ''Æàl&H li mm &Ê&M ¦ ¦ ¦ ps^5ij T *.\u2022 ;, r^-: Une horreur Indescriptible marque la destruction par Tes obus de deux gros magasins à rayons de Shanghaï.Clients et commis furent frappés indistinctement.Plus de 400 furent tués pendant que le nombre des blessés s\u2019élevait à 1000.Cette scène d\u2019horreur se déroula sur l\u2019étroite rue de Nankin, une des rues les plus affairées de Shanghaï.On voit ci des enfants chinois qui pataugent dans l\u2019eau après le bombardement qui a crevé les tuyaux de l\u2019aqueduc, réalisant peu l\u2019horreur de la situation pendant qu\u2019un dignitaire fait paisiblement l\u2019inspection du haut de son pousse-pousse.ÜSs - *\u2022##» y yyç?r*! jyjès-sr^A- wmmm bsmPS $£?'\u2022:.v\u2018 mm.'H ÏY' \\ ¦¦-¦Y.t \u2022 y - t 2#s.v- mm§ F.4* mm ç-v .\\ : o.Tandis qu'au Canada Les Chinois de Toronto, au nombre de 4000, ont organisé une collecte dans leur clan, afin de venir en aide h la mère patrie.Tous ces Orientaux partagent l\u2019anxiété de leurs frères du pays du Soleil Levant, en ce qui concerne le conflit entre la Chine et le Japon.On voit ici deux gentilles petites Chinoises aux yeux taillés en amandes qui prennent tranquillement le thé tout en lisant les nouvelles de guerre. PHOTO-JOURNAL PAGE 14 MONTREAL ^ 9 SEPT.1937 Le combat Intense en Chine i : r&r\u2014ciai.Cet édifice n\u2019est autre que le grand magasin à rayons Sincere Co.Ltd.situé sur la grande rue de Nankin, qui a été bombardé récemment et où 400 personnes ont perdu la vie.Parmi les 1000 blessés on comptait trois Américains, qui ont dû se repentir d\u2019avoir quitté le paisible sol d\u2019Amérique pour courir l\u2019aventure en Orient.Suivez la guerre sino-japonaise, chaque semaine par l'image dans \"PHOTO-JOURNAL\" # 5 * s $ «il n Nous voyons ici l\u2019étroite rue de Nankin à Shanghaï là où sont tous les grands magasins avec leurs enseignes très décoratives.Les affaires continuent comme auparavant mais pas avec le même enthousiasme et cela se conçoit facilement.C\u2019est que le bombardement a interrompu le commerce et menace de l\u2019interrompre encore.Heureusement que les Orientaux ne sont pas pressés, alors ils n\u2019auront pas l\u2019idée de se plaindre d\u2019un retard dans les affaires.fl Cette vignette nous montre des officiers japonais qui, dans leurs heures de répit, se lient d\u2019amitié avec le^ petits Chinois et leur distribuent des \u201cyen\u201d (monnaie japonaise).Il serait inhumain d\u2019en vouloir a ces pauvres enfants inoffensifs et de leur tenir compte d une rivalité qui existe entre deux pays qui ne s\u2019entendent pas.Au heu de s en faire des ennemis, ils s\u2019en font des amis et de vraiment bons copains.mu Blanche Tenney et son petit frère, des Américains en voyage, l\u2019ont échappé belle à Shanghaï lors du bombardement.Chanceux encore de s en être tirés avec la peur gj quelques égratignures et probablement aussi quelques petites contusions par-ci, par-là.Le chien, qui n a jamais entendu parler de la guerre, se demande avec effroi s\u2019il ne serait pas tout à coup tombé en pays barbare d\u2019où les chiens ne \u2022 s O.\treviennent plus. MONTREAL 9 SEPT.1937 FHOTO-JOURNAU 15 MËlMÊmÊ msm r\u2014~c- X,1 '>> Çt ;* ' : vV'X'Vg :%!%>: J\u2014r ;.\u2022 «SRiJg?; t BULMIUJk m-m La force aérienne chinoise oppose une forte résistance à l\u2019avance japonaise.Les pilotes civils chinois ont joint la force aérienne en grand nombre.La vignette du haut nous montre l\u2019aérodrome d\u2019Eurasia photographiée lors de l\u2019inspection.A droite est le génie derrière la force aérienne, Mme Chiang-Kay-Shek, épouse du dictateur de la nation.Non seulement elle a organisé cette force mais elle en est demeurée le commandant en chef.Sa promotion résulta en un magnifique cadeau à son mari, de cinquante avions de guerre qui lui furent donnés le jour de son anniversaire, en octobre dernier.A gauche: Hangar pour les avions que la Chine possède en grand nombre malgré les assertions contraires.àiil! ït'ZZ'i: mwr-ui: l f- \u2018H t! ¦i ?; .v.ami?.mæ fi *.V \u2022 ' ' iiU* > .* \u2019 iMMSâmi Wm mËÈMÉ-.ds-iMi ¦ wpi v \u2022¦'-w ¦ .>: La vignette de gauche nous montre un respectable barbier chinois, en train de raser un de ses compatriotes qui lit avidement les nouvelles de la guerre.A droite, le Fils du Céleste Empire a suivi minutieusement jusqu\u2019à présent toutes les péripéties du conflit si no-japonais.Il semble avoir communiqué son intérêt enthousiaste à la petite fille qui s\u2019est empressée d\u2019aller lui chercher un numéro de son quotidien imprimé en langue chinoise. fHOTO-JOURNÀU PAGE 10 Les QUINTUPLETTES æüÉSi danSVeOU 'u'e \u2018\t.\t-1 rfTOO ^1 ^ ent^Up&s ou ^ S* ce\\à}e^tp0ur s^tdaw me \\es\tAeUVft P1^ èïeTueut i' ce qu n x voUs tou S^SigS^'.w aans \u2022 -.^.nTT\u2019 *jjâ«v\\\\\\il OU ° «\"\u2018S i Il \u201e ^\tvi|\\ f0j\\|\\re ^uV K'° à {;ùve Süc est ju-u^ ut >a ^ t \\voune_ enipecbev , \u201e ricoto tv«e 0 r\u2019est ce ('u e queue v Recite e^ paS \\eb U ,lnuutVAKc-1 ,.éavAUUel |ve hW^ ' .,0\\ut ' SM Dans le département des chapeaux et chaussures, l\u2019intervention de la femme est d'autant plus nécessaire que l\u2019homme est distrait ou négligent.Il ne s\u2019agit plus ici uniquement d\u2019élégance, mais bien d\u2019économie pure.Un chapeau doit être brossé plusieurs fois par jour, même si sa couleur cache soigneusement la poussière qu\u2019il a récoltée.La moindre goutte de pluie, la rosée, transforment cette poussière en boue.Un melon ne nécessite généralement d\u2019autre soin que ce coup de brosse fréquent.Pour les chapeaux de leutre souple, un linge fin, chaud et légèrement humide, est recommandable.Par contre, mieux vaut ne pas se setvir du fer a moins d\u2019être très expert dans cette besogne.Ln general c'est là travail de chapelier.Dans certaines maisons, le coup de fer est gratuit pour les clients.HÜÉÜBS ¦ S JÊ ¦¦i \u2022 ¦ &:\u20acfr r-?v; \u201cLes petits cadeaux entretiennent l\u2019amitié\u201d.Voici une jeune fille qui n\u2019a pas oublié son brave papa, le jour de sa fête.L\u2019automne viendra bientôt.Aussi lui a-t-elle acheté une robe de chambre confortable qui le préserveront des rhumatismes.Elle a ajouté quelques autres présents de nature à plaire à son père. MONTREAL * SEPT.1937 PHOTOJOURNAD^ page 29 Au festival de l'air à Saint-Hubert \" I ; 4rïX£:W4jî mm ^,;a- 'T-.' r- 2 mm W: SSC?'oVî Le monoplan de Doret, l\u2019as français, boucle la boucle en plein ciel.é *g- ; \u2019 ZV ; *Bî 2 L\u2019aviateur Doret inscrit son nom sur le livre d\u2019or de l\u2019aérodrome de Saint-Hubert.IMnmI ¦ mMê EM lyAÀ 2 Les deux frères Davis, aviateurs américains, se livrent h un \u201ccombat de chiens\u201d.La fumée blanche qui sort du fuselage de leur avion, forme de curieux dessins dans la nue.^ Détroyat, le visage réjoui, parle à la foule à l\u2019aide du microphone.Il remercie Montréal de son chaleureux accueil.-X .\tg Une partie de la foule à Saint-Hubert.Cette fête de l\u2019air a réuni toutes les classes de la société religieuse et laïque.Souvenirs d'album de belles vacances à Morin-Heights UNE PARTIE DE LA FOULE A ST-HUBERT _________ im .A v.L\u2019aviateur américain Arthur Davis forme des serpentins dans le ciel.55* : ! : mÈmà ¦ mm* ip« ; mmë: .\u2022> ; - .< \u2022V % ©as»*; r^Ai, .; .i .\u2022 ft \u2022 'H''À m&ÿSBÊ ^iM A.f Mlle Laurette Dion et M.Léo Archambault se préparant à faire une promenade en canot sur le Lac Echo.A remarquer que M.Archambault n\u2019a qu\u2019une main; mais, en dépit de cette infirmité, celà ne l'empêche pas de pratiquer presque tous les sports.Regardez si VOTRE PHOTO ne sera pas ici la SEMAINE PROCHAINE \u2022 B | \u201cLa Roche des Amoureux\u201d à Val-Morin, au nord de Raint-Sauveur, sur laquelle les amoureux gravent les initiales de leurs noms.Iront-ils la revoir au bout de 20 ans de mariage ?2 Costume idéal pour les vacances! Un grand chapeau, des lunettes noires, des vêtements légers.et une paire de rames.Nos amis sont prêts pour une ballade en chaloupe.J Pas de journée parfaite à la campagne sans un plongeon dans le lac.Par ces jours de chaleur, nous, malheureux citoyens, comme nous envions ces heureux mortels! PHOTO-JOURMAt 1^1 30 MONTREAL 9 SEPT.1937 Grand succès du tournoi de tennis au club Joubert Les détenteurs du trophée Joubert et leurs adversaires Devant une assistance Bélect très nombreuse s\u2019est disputé, jeudi soir dernier, au club de tennis du club Joubert, rue Saint-André, un tournoi pour la conquête du trophée offert pour la première fois, cette année, aux joueurs de tennis intermédiaires de la province de Québec.Surveyer et Dussault, du club Outremont, l\u2019emportèrent par 8-G, 6-?>, 6-'l, sur Amyot et McKereher, du club Stuart.Plus de cinq cents spectateurs assistèrent à ce tournoi enlevant.PHOTO-JOURNAL est heureux de présenter ici quelques photos exclusives prises après que la coupe, offerte par la Maison J.J.Joubert, eût été présentée aux vainqueurs.24 clubs intermédiaires de la province furent représentés à ce tournoi, le seul du genre jusqu\u2019ici.Le trophée Joubert doit être gagné par le même club trois ans pour tomber en sa possesion.La maison Joubert fut représentée dans ce tournoi par 3 équipes qui se rendirent jusqu\u2019en quart rie finale.m.k \u2022 i t~ * p .\u2022?i6, m%m 11 r f m mm mi-; Les donateurs de la coupe Joubert Le trophée Joubert, mis en compétition pour la première fois cette année, pour les équipes intermédiaires de tennis de la province de Québec, a été remporté, jeudi soir dernier, par Fabre Surveyer et André Dussault, au club Outremont, déjà champions intermédiaires des doubles pour la province de Québec.Ils ont battu Jean Amyot et François McKereher, du club Stuart.Voici vainqueurs et vaincus photographiés par PHOTO-JOURNAL, après le tournoi, en compagnie de M.Jean (\u2019barest, vice-président de la Maison J.J.Joubert.On remarque ici, de gauche à droite: McKereher, Surveyer.M.(\u2019barest, Dussault et Amyot.Quand la foule s'enthousiasme MiU.Jeun Charcsl, J.1.Joubert, Nup.Charcsl et Joseph-Arthur Martin, tous directeurs de la maison J.J.Joubert, donateurs du ni.rjnifi-que trophée de tennis que l\u2019on peut admirer au centre.Photo prise stir le terrain de jeu de tennis Joubert, rue Saint-André.1 ,\t.\t* \u2018\u201cvîtes d'honneur et de dignitaires du club de tennis Jou- C|rC î*a\\VîC?* d?K* à d.: MM.II.Uourcicr, organisateur, de la i»\u2022* * ouberl, 1 cchcvin A.-E.Goyettc.leader du conseil municipal.;>\u2022\tl>rcs,tIe,lt' Georges Moreau, secrétaire.Deuxième ran- gej .i .Léo Lcmay, membre de l'équipe de tennis Joubert, Irénée Allard, gerant.Marcel Deschamps, organisateur du tournoi de tennis, Jules Martin, membre de l'équipe, George Yankirakis, trésorier.1 Saisissante photo montrant l\u2019enthousiasme des spectateurs de première rangée, au cours d'un tournoi de lutte professionnelle au Forum. MONTREAL 9 SEPT.1937 i FHOTO-JOURNAD 31 Photos exclusives FARR-LOUIS du combat t Les yeux pochés de Tommy Farr d-.' mskm.Le meilleur coup de poing de Joe Louis Tommy Farr dans le civil.Il a l\u2019air vraiment sympathique.Ces magnifiques photos exclusives du combat de boxe entre Farr, le courageux gallois, et Joe Louis, le boxeur américain noir, champion mondial des poids - lourds, nous sont parvenues trop tard, la semaine dernière, pour paraître dans \"PHOTO - JOURNAL\u201d; mais, à cause de leur exclusivité, nous avons tenu à les publier pour donner à nos lecteurs une excellente idée de ce combat sensationnel et pour démontrer aussi que Louis avait eu le meilleur sur Farr, en dépit de l\u2019attitude vraiment courageuse du boxeur anglais.Le visage tuméfié de Farr en est la preuve.L\u2019allure agressive de Tommy Farr m&m ¦I 'W&; i m ¦f-WjTr *' ' \" ' V;r:.v f ¦ ^**\u201c3%.^ ,1^ y''Tr' Jb'itp&.ÿSrfâj .; * ' ! », Jstï\tj \u2022 / \u2022 - : -\u2022» \u2022\u2022 ms&M ¦: l 't :* TOUT PAH L\u2019IMAGE Enrlroa 150 photos par semaine eur lea sujets les plus divers PHOTO® JOURNAL MONTREAL, 9 SEPTEMBRE 1937 VOLUME 1 \u2014 No 22 En vente tous les mercredis à 5 cenU TOUT PAR L'I M A G E \u2014 N O U V E L L E S LLUSTREES DU MONDE ENTIER\u2014TOUT PAR L'IMAGE La journée d\u2019un ouvrier '\u2022w-.' \u2022\u2022\u2022\u2022' Sâni - w\" W\\9Ï: MÊÈm srgs »lf?S k' VwT;.+tt*grx>¦( ?i ï\ti 6 h.4^ Le réveille-matin va bientôt appeler cet ouvrier au travail.Dans quelques minutes, il va bondir hors de son lit pour commencer une dure journée.7 H.05 Il est debout depuis 5 minutes.Le voici enfourchant son pantalon.Bien des ouvriers des villes se lèvent encore de plus grand matin pour se rendre au travail.11 mÊM i&tiâà.mmm \u2022iSfeSr»; ¦ mm H PM \u2022 \u2022 \u2022 ^-a ioum^e terminée, rien de mieux qu\u2019un bon souper pour récupérer ' -\"des forces pour le lendemain! Comme on mange de grand appétit quand on a bien travaillé ! 7 H.15 La toilette à l'eau froide dans le frais matin va mettre notre homme en état d'abattre de la bonne besogne.Et maintenant au travail.?(Photos prises à Baie Comeau, la nouvelle ville indutrielle de la Côte Nord du Saint-Laurent.D'autres photos seront publiées la semaine prochaine.Vous serez émerveillés du développement de Baie Comeau, la ville née de la Jorèt /> PLUSIEURS PHOTOS LOCALES LA SEMAINE PROCHAINE ! "]
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