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Titre :
Photo-journal : tout par l'image
Lié au Petit Journal, Photo journal met l'accent sur les illustrations et couvre notamment le monde du spectacle.
Éditeur :
  • Montréal :Photo-journal,1937-1981
Contenu spécifique :
jeudi 14 octobre 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par mois
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Photo-journal : tout par l'image, 1937-10-14, Collections de BAnQ.

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[" VOL.1 So.27 PHOTO «JOURNAL T ° u T PAR L'IMAGE \u2014 NOUVELLES ILLUSTREES DU MONDE ENTIER\u2014TOUT PAR L'IMAGE MONTREAL, LE JEUDI, 14 OCTOBRE L\u2019HOMME pelote EPINGLES \u2019\t'\t.-\"'-T .- 1 j iiUfew ^\t.i 1 ¦¦ m L Paul Schollkopf est un homme qui ne saigne pas et voici la preuve photographique de son habileté à se transpercer la peau sans qu'il ne sorte une goutte de sang ! il vous le démontre ici en passant des épingles à chapeau à travers ses joues, sa langue, son cou et même ses paupières.Sf 't \u2022\tv-.g;5\t-\t^\t^ I * ( T tour rfe S r ci* cxirmprd i nu i re Paul Schollkopf, un Allemand de Wurtenberg, nous fait ici frémir avec ce tour extraordinaire.Il s'est passé un crochet à trovers la langue et il s'en sert pour soulever de terre une chaise.Le cosaque invulnérable Le russe Alexandre Kadoushkine nous donne la démonstration d'un jeu barbare, appelé \"les-ginka\" qui consiste à se pénétrer la pointe d'un poignard dans le cou, la nuque et la bouche.Mais, se perce-t-il réellement la peau?Il en donne, du moins, l'illusion. PHOTO-JOURNAL PAGE 2 MONTREAL 14 Octobre 1937.Au tag-day de la Société protectrice des animaux \u2022A :t-ui Une dame généreuse donne son obole à \u201cTeddy\u201d, un grift'on de France.Cette race est excessivement rare au Canada.Ce chien appartient à Mlle Lorna Meagher.En haut, M.Masse, journaliste à la \u201cGazette\u201d donne sa contribution à la petite Jean Cameron, une des plus populaires solliciteuses de l\u2019équipe de Mme Hard.A droite, un ponie des îles Shetland fait sa part pour ses confrères de la race chevaline.Photos de vacances Un sourire à la Joe - M.Brown.En fait de grimace c\u2019en est une vraie ! Envoi de.Mlle F.Brin, de Ville-Emard.Huguette, fillette de M.et Mme Albert Mathieu, photographiée sur la plage à Pointe-au-Pic.\u2018î-'-V.- .'\u2022ivvV.' ifrW Au congrès annuel des marchands-détaillants à Québec 1 holographie generale des délégués de Montréal et des autres villes de la province de Québec au congrès annuel de l\u2019Association des mar-C\ta* \u2022 Î;S CI\"' ses*; ^enu \u2022'C'cemment Québec.Plusieurs suggestions pratiques furent soumises aux marchands et plusieurs réformes ont etc pi écomsées.Quelques-unes seront soumises à l'attention de nos législateurs au cours de la prochaine session du gouvernement provinciaL (Photo Alarie). MONTREAL OCTOBRE 1937 »»HOTO-JOURNAC PAGE 3 Un mariage a raison de la haine entre deux fermiers du lac Saint-Jean \u2022 \u2022 Un mécontentement entre deux frères, né du partage de la terre de leur père, prend fin quand une idylle se trame entre deux de leurs enfants.\u2022 \u2022 Un vrai roman de la vie réelle a a Ils étaient deux frères, deux frères qui s\u2019étaient voués une haine féroce depuis que leur père leur avait lésrué ses biens.Le partage qui avait été fait lors de la mort du vieux Jean-Baptiste Gosselin, un fermier du lac Saint-Jean, n\u2019avait jamais satisfait les deux héritiers.Louis, le plus vieux, prétendait qu\u2019il avait été dépossédé d\u2019une terre qu\u2019il convoitait depuis longtemps et qui lui revenait par droit d\u2019ainesse.L\u2019autre, Philippe, ne voulait pas pardonner à son frère d\u2019avoir gardé pour lui la ferme et la grande plaine bordant le bois.Les.ans passèrent sans que rien ne vint atténuer cette rancune née d\u2019un simple malentendu.Les deux familles qu\u2019ils élevèrent, bien que voisines, se détestaient sans vouloir abaisser leur orgueil.Jamais les deux pères ne se disaient mot, mais les enfants grandirent, ne cherchant qu\u2019a aviver cette querelle obstinée.Loin de s\u2019entr\u2019aider, ils ne cherchaient que l'occasion de se n u i r e ou d\u2019échanger des mots rudes, lorsque ce n\u2019étaient [las des coups.Toujours en procès Plusieurs procès ruineux disputés devant les tribunaux de Roberval acculèrent les deux foyers à la ruine.Il était déjà bien loin le temps où l\u2019aïeul, que la terre avait repris, voyait ses fils unis par le plus pur amour fraternel.Lui, qui avait toujours espéré voir ses successeurs continuer sa lignée dans un esprit de concorde, aurait eu un chagrin profond s\u2019il avait pu deviner qu\u2019une simple question d'avarice désunirait ses descendants.Chacun des deux frères accusait l\u2019autre de méfaits suggérés par la vengeance.Bétail empoisonné t\u2019n jour, en 1932, Louis prétendit que plusieurs do ses bêtes avaient bu de l\u2019eau empoisonnée.L'année suivante.ce fut au tour de Philippe d'affirmer que son grain avait été volé et que des m a u v a i s e s semences avaient ruiné sa récolte d\u2019avoine.Quelques mois plus tard, le plus jeune enfant de Philippe blessa gravement d'une pierre à l\u2019oeil son cousin Albert, à peine âgé d'un an plus que lui.Cet incident aggrava la rupture entre les deux frères et ce fut dès lors la guerre impitoyable, la guerre sans merci.Vains efforts du curé Tous les efforts du brave curé de l\u2019endroit pour pacifier les esprits échauffés furent nuis.\u2014Je le tuerai un jour, s\u2019il ose mettre les pieds sur mon terrain, répétait l\u2019arné.En novembre 1935, l\u2019une des fillettes de Philippe mourut.Louis ne rendit même pas visite auprès du cadavre de sa nièce.Le feu aux écuries Il semblait qu\u2019une malédiction pesait désormais sur les deux maisons.Deux mois après, par une froide nuit d\u2019hiver, les écuries de Louis furent ravagées par le feu.Il n\u2019en fallut pas davantage pour qu\u2019il accusât son jeune frère d\u2019avoir voulu le ruiner.Faute de preuves, il ne put intenter un nouveau procès mais il jura qu\u2019à la première occasion où il surprendrait quelqu\u2019un de ses voisins à empiéter sur son domaine, il \u201clui ferait son affaire\u201d.L'amour rode ! Mais, dans tout ciel d\u2019orage, finit par poindre une étoile.et ce que les deux frères antagonistes igno- raient était que, sous leur toit, l\u2019amour régnait.Simone, fille de Louis, une grande et piquante brunette, aimait André, son cousin.Tous deux déploraient cette rancune qui les empêchait de s\u2019unir.Ils devaient ne se rencontrer qu\u2019à la dérobée, sachant bien que rien ne pourrait faire oublier ces griefs entre leurs pères.Parfois, ils se voyaient au village ou à la sortie de de la messe, mais leurs regards n\u2019osaient se croiser, de peur d\u2019être trahis.Tl vint cependant un jour où leur roman fut mis à jour.Scène terrible La scène qui s\u2019ensuivit fut terrible.Gomme l\u2019un et l\u2019autre refusaient de céder, ils furent chassés.Simone et André partirent le lendemain, les larmes aux yeux, mais leur amour intact et même plus fort qu\u2019aupara-vant.La misère pesa plus lourdement sur les deux fermes.La maladie, les moissons manquées, de rudes mois d\u2019hiver apportèrent, avec eux, plus de souffrances et la haine ne fit que s\u2019aigrir entre les deux frères Gosselin.Danger de meurtre Têtus comme le sont la plupart des terriens enra- cinés à la terre par l\u2019hérédité, jamais ils n\u2019auraient voulu mettre terme à cette mesquine conduite de leur part.Loin d\u2019être domptés par l\u2019adversité, leur inimitié n\u2019en devint que plus sauvage.Larmes bienfaisantes Chaque jour, Louis arpentait ses terres, fusil au poing sous prétexte que des ours maraudaient aux abords de la forêt.Par un après-midi d\u2019automne, il entendit une voix sangloter.Il s\u2019approcha doucement d\u2019une futaie d\u2019où venait la plainte et, à sa grande surprise, reconnut son frère Philippe, qui, seul sur la limite séparant le domaine des deux ennemis, pleurait, la tête cachée dans la paume de ses mains, appelant son fils qu\u2019il avait chassé de la maison.L'émotion l'emporte Louis, à sa propre surprise, s\u2019aperçut qu\u2019il était tout ému.Il retourna chez lui, sans raconter à personne ce dont il avait été témoin.Il mangea à la hâte son souper et se retira à bonne heure.Il dormit fort mal, tant sa conscience le tortura.Sans cesse il regrettait le moment de colère où il avait forcé sa préférée, Simone, à quitter la maison paternelle.Le lendemain, dès l\u2019aube, pour que personne ne puisse avoir connaissance de sa démarche, il se rendait, sans armes, chez son frère Philippe.Ce dernier était déjà aux champs et besognait, sans voir venir son aîné.La rencontre Louis s\u2019arrêta un instant, indécis, puis doucement appela : \u2014Philippe, j\u2019ai à te parler.Philippe releva la tête, interloqué, puis un dur pli barra son front: \u2014Que me veux-tu ?demanda-t-il brusquement.\u2014Philippe, reprit Louis, écoute moi.j\u2019ai pas l\u2019tour des mots.mais écoute, nous sommes tous deux déjà des vieillards à tête blanche.Nous nous sommes toujours haïs.sans trop savoir pourquoi.Mais nos enfants s\u2019aiment.Faut-il empêcher leur bonheur à cause de notre rancune ?.Si tu savais ce qu\u2019il en coûte à mon orgueil pour venir te dire cela.Veux-tu me donner une solide poignée de mains et.tout oublier ?Réconciliation Une grosse larme roula sur la joue tannée de Philippe qui ne répondit pas, mais il s\u2019avança, la main tendue.Cette réconciliation à laquelle nul ne s\u2019attendait ne manqua pas de faire naître mille cancans, comme cela se fait toujours dans les petits cantons, mais la vieille haine qui subsistait depuis tant d\u2019années entre les frères Gosselin est à jamais morte, tuée par l\u2019amour.tant il est vrai que l\u2019amour accomplit souvent des miracles.Le mariage de Simone et d\u2019André Gosselin eut lieu ces jours-ci.Leurs familles n\u2019en forment plus qu\u2019une maintenant ! Le duc et la duchesse de Windsor à Paris Le duc de Windsor (l'ex-roi Edouard VIII d\u2019Angleterre) et sa femme, née Simpson, ont résolu de visiter les Etats- rr *,\ti\tj\ti'i i i\t°\t'\tuiil icautu Uc VIolLcl IcS luis et peut-etre le Canada, au debut de novembre.L\u2019ex-rol veut étudier le problème des logements salubres, comme U doit le taire incessamment en Allemagne.Le duc et la duchesse s\u2019embarqueront sur le-\u201cNormandie\u201d au début du mois prochain Ils se rendront ensuite à Honolulu.Cette photo du duc et de la duchesse fut prise à Paris, comme ils quittaient la gare de l\u2019Est.Le duc ne fera aucune apparition en public au cours da son voyage en Amérique. ?hoto-journai: PAG» 4 MONTREAL 14 Octobre 1937.Echauffourée entre la police et les étudiants de TUniversité de Montréal Documents photographiques exclusifs montrant les phases de l\u2019échauffourée (on pourrait dire annuelle) entre la police et nos étudiants, après la messe du Saint Esprit.Ici, les étudiants, après avoir houspillé la police, se sont réfugiés sur le portique do l\u2019Ecole Polytechnique.m La photo ci-dessus montre i arrivée de l\u2019auto de radio-police.Les étudiants la cernent.A droite, la police à cheval refoule les étudiants sur le'trottoir à l\u2019angle des rues St-Denis et Ste-Catherine.Au-dessous, la gen darmerie gravit les marches do Polytechnique.Un étudiant en jambe la rampe de pierre.Il p'est infligé une foulure en tombant.Ayant reçu des tomates sur la tête, la police à cheval s\u2019apprête à escalader l\u2019escalier de Poly technique pour y déloger les étudiants.Au-dessous, les étudiants défilent en désordre sur la chaussée.»: Le résultat du Concours de Beauté sera publié plus tard MONTREAL OCTOBRE 191T fHOTO-JOURNAU PAGE 5 Emule d'Houdini, un prestidigitateur canadien suit les traces de son maître tV Voici, ft droite, le magicien Wilfrid Beckmen, d\u2019origine canadienne française et résidant tantôt a Montréal et tantôt à New-York, et à qui un gardien de Saint-Jean-de-Dieu fait^ endosser la camisole de force, qu\u2019il ajuste solidement sur l\u2019expérimentateur.Cette camisole est en tarpaulin de 10 onces et est lacée dans le dos, comme le montre la vignette de droite.Après avoir endossé ce vêtement que portent les fous furieux, Beckmen se fit nouer les mains derrière le dos et on lui attacha une courroie autour des reins.On l\u2019enferma dans une cellule fermée à double tour et on le défia d\u2019en sortir.Mais, au bout de quelques minutes, au grand étonnement des gardiens de l\u2019hôpital, Beckmen se débarrassa de ses liens et de sa cantisole de force qu\u2019il retira et porta sous son bras.Voilà un exploit que bien peu de personnes pourraient accomplir, même avec la meilleure volonté du monde.Cette vignette nous montre le magicien Wilfrid Beckmen, solidement attaché sur une chaise à contrainte, comme celles qu\u2019on emploie à Saint-Jean-de-Dieu, pour tenir au repos, les aliénés furieux.Le magicien se rit bien de toutes ces courroies avec lesquelles on l\u2019a fortement lié et de ces multiples cadenas qu\u2019il réussit à ouvrir avec un petit outil spécial qu\u2019il dissimule sur sa personne.Bref, tout cela n'est pas un mystère mais du camouflage bien pratiqué.Il suffit d\u2019avoir de l\u2019habileté et un long entraînement.Wilfrid Beckmen pratique la magie depuis l\u2019âge de quinze ans, ce qui explique son art consommé.Il est l\u2019émule d'Houdini.Pour lui la magie n\u2019a point de secrets.C\u2019est un prestidigitateur de premier ordre qui explique ses tours audacieux par des méthodes naturelles, des moyens physiques.La-pratique de la magie, dit-il, n\u2019offre aucun danger, mais elle exige une grande confiance en soi, sans quoi le succès se trouverait compromis.Il consent bien à nous livrer quelques-uns de ses secrets pour nous prouver qu\u2019il n\u2019y a rien de surnaturel dans la magie, comme quelques-uns veulent le faire croire.irf JA AA JA JA JA Exploit étonnant pour les non-initiés .ImWm mm ?Voici le secret dévoilé ; ¦\" ï-ï'Ûl : \u2018 ¦ .I \u2019\t^ Popr enlever la camisole de force, le magicien Wilfrid Beckmen, se jette à plat-ventre et, au moyen de contorsions, il réussit à hisser la camisole en-dessous de ses bras.Après d\u2019autres efforts, il la passe par-dessus la tête et tout cela se fait en un clin d\u2019oeil et sans rien déchirer.Le constable Lauzon lui mit ensuite des menottes \u201cmattatuck\u201d, fabriquées à Springfield et très difficiles à ouvrir, puisqu\u2019il faut faire deux tours à gauche et un tour et demi à droite pour l\u2019ouvrir.Mais le magicien Beckmen en vint à bout sans difficulté.?JA AA -?La magie appartient au domaine de l\u2019illusionisme et tous ses trucs peuvent s\u2019expliquer, Ainsi, quand M.Beckmen se fait enfermer dans une caisse d\u2019emballage clouée et que l\u2019on jette à l'eau avec son contenu, il est bien entendu que M.Beckmen ne fait pas le sacrifice de sa vie simplement pour distraire les spectateurs.Cette caisse contient assez de cubes d\u2019air pour lui permettre de vivre une demi-heure là-dedans, en attendant de s\u2019évader par l'ouverture pratiquée sur le côté et recouverte d\u2019un panneau mobile.Ce n\u2019est pas plus malin que cela mais encore faut-il avoir le' courage nécessaire pour accomplir cet exploit. PHOTO-JOURNAD RAGE g MONTREAL 14 Octobre 1937 GRENBELT, LE VILLAGE MODELE DE WASHINGTON ;\t.T- J.cr \u2022;:üæ Le gouvernement américain construit ce village moderne l^e 1er octobre dernier, on a inauguré dans un quartier de Washington, le village modèle de Grenbelt qui représente toutes les Idées les plus modernes se rapportant au confort de l\u2019homme et au parfait bonheur de ceux qui habiteront ce village modèle pour lequel le gouvernement américain a dépensé 14 millions.Ceux qui gagnent moins de $2000 par année peuvent seuls vivre là.Les loyers sont de $18 pour 3 chambres ou $38 pour une maison de six pièces.La vignette ci-dessus vous montre une cuisine absolument moderne, installée avec tout à la hauteur de la ceinture et à la portée de la main.C\u2019est ce qu\u2019on a trouvé de plus nouveau et de plus commode.Les ménagères apprécieront sans doute cette innovation qui facilitera leur tâche.En passant, nous pourrions conseiller aux architectes de toujours consulter la femme dans l\u2019agepcement de la cuisine.On construit souvent sans tenir compte des exigences de celle qui doit être reine dans sa maison.Jusqu\u2019ici, dans bien des logements, les éviers sont trop bas, les armoires sont trop hautes, le poêle est mal placé, etc.Aucune usine n'est tolérée Dans ce village modèle, aucun trottoir n\u2019est au même niveau que la rue.On a construit partout des passages souterrains comme celui-ci, pour la sécurité des piétons.Le village est protégé de tous les côtés par des centaines d\u2019acres de prairies et de terrains couverts d\u2019arbres toujours verts.Aucune manufacture ou autre bâtisse ne peut envahir ce sanctuaire.Des terrains de jeux entourent toutes les maisons Voyez comme les maisons de ce village modèle sont bien disposées.On dirait un bouquet de fleurs parmi des tiges de fougère.Chaque groupe de maisons est contruit autour d\u2019un terrain de jeux individuel.Enfants et adultes ont leurs courts de tennis et leurs lieux respectifs d\u2019amusements.Cette vue aérienne du village nous en donne une excellente idée.La flèche du bas, à droite, indique un passage souterrain.Si toutes les grandes villes avaient cette ingénieuse idée, elles augmenteraient le bonheur et la sécurité d\u2019un grand nombre de familles.C\u2019est un exemple à suivre.On devrait, ainsi, dans bien des quartiers, démolir des pâtés de maisons dont le prix a été payé dix fois et qui ne sont plus que des taudis, pour remplir l\u2019espace par des terrains de jeux et des piscines qui pourraient servir de patinoires en hiver.La vue de ce village modèle invite à bien des suggestions et peut susciter bien des idées. MONTREAL Ï4 Octobre 19i7 PHOTO-JOURNAL PAGE ^ Les amants de la liberté en guenilles Ce que l'on entend dans une \"jungle\".\u2014 La fin de la Crise.\u2014Vers la \"prospérité\".\u2014 Psychologie des hobos.\u2022 \u2022 \u2022 Hommes heureux \u2022 \u2022 Savez-vous qu\u2019il existe encore sur notre planète des gens parfaitement heureux, et très satisfaits de leur sort.Eh oui ! Cela peut sembler paradoxal de prime abord.Et vous vous demandez sans doute, avec raison, quels sont ces êtres privilégiés, quel pays ils habitent, la façon dont ils vivent, et d\u2019où leur viennent leurs revenus.Disons tout de suite qu\u2019ils habitent tous les pays civilisés, qu\u2019ils n\u2019ont pas de revenus et qu\u2019ils vivent comme vous et moi, c\u2019est-à-dire assez misérablement.Je veux parler des hobos, des resquilleurs ou des \"vagabonds du rail\u201d.J\u2019entends les vagabonds authentiques.les professionnels du métier, les \"old timers\u201d, comme Ils se désignent quelquefois non \u2022ans orgueil.Cela vous étonne, n\u2019est-ce pas?Vous croyez que les vagabonds du rail sont des individus farouches.à l'air sombre, à la mine rébarbative et même patibulaire.qu'il ne ferait pas bon rencontrer dans un endroit solitaire.Eh bien! quittez cette erreur, \u2022t apprenez à les mieux connaître.Ce sont, pour la plupart, des jeunes hommes k l\u2019esprit vif, pétillant de malice ©t de bonne humeur; et prenant la vie sur \u2022on meilleur côté; tranquilles, obéissant aux règlements des chemins de fer, respectant la propriété d\u2019autrui, excepté naturellement de rares maraudages auxquels la cruelle nécessité les force de sc livrer.Entendez-les parler plutôt, et ?oyez comment ils Jugent les gens et les choses.Ils sont une dizaine réunis ici dans une \"jungle\u201d, et ils discutent politique avec un entrain et un brio qu\u2019il fait beau voir.Ils \u2022n sont rendus à la \u201cCrise\u201d.L\u2019un d'eux, nommé Léo, jeune homme de vingt-cinq ans environ.demande le \u201cplancher\u201d pour expliquer les causes qui, d'après lui.retardent la venue de la \u201cprospérité\u201d, et suggérer un moyen, qui.suivant sa conception personnelle de l'économie politique, doit seul mettre fin aux ennuis et aux souffrances des sans-travail.Cause de la Crise \u2014Savez-vous, dit-il à ses auditeurs.pourquoi la Crise dure si longtemps, et que le monde continue à crever de faim et à lamenter?Non?.Eh ben! moé je l\u2019sais.C\u2019est parce qu\u2019il n\u2019y » pas assez d\u2019chômeurs !.Ça vous surprend, hein ! Et vous allez m'dire: \u201cMais c\u2019est Justement l'contralre !\u201d Eh ben non ! vous y êtes pas du tout.Et j\u2019m\u2019explique.Mais avant tout, j\u2019vns vous prévenir que c\u2019est ma manière à moé de voir les choses.-Vas-y.vas-y, fait un vagabond, dont les nombreux crachats lances à intervalles régu- liers sur le parquet, forment un véritable petit lac à ses côtés.\u2014On dit.continue Léo.que la Crise est le résultat de la surproduction.s\u2019pas ?C\u2019est ben vrai ça; et j\u2019suis d'accord là-dessus avec tout l'inonde.Bon.Mais cette surproduction-là elle, elle est le.résultat de quoi ?De l'excès de travail, les \u201cboys\u201d.Creusez-vous pas l\u2019ciboulot à chercher midi à quatorze heures d'autres raisons fausses.C'est la seule et vraie.Et pas besoin d\u2019etre avocat, ou ben d\u2019avoir une dizaine de lettres après son nom pour trouver ça.Donc, si y a eu excès de travail, on a trop travaillé: c\u2019est clair ! Et cet excès de travail a amené un excès de production, lequel excès de production, au lieu d\u2019amener logiquement un excès de bien-être et d'abondance, a fSSH y-\t\u2022 L'homme qui va.Il ne sait où.mais ce sera loin, car le chemineau ne peut rester en place.amené un excès de misère et de pauvreté.Or.puisque la Crise dure encore.malgré les milliers de chômeurs qu'il y a actuellement dans l\u2019monde.ça veut dire qu\u2019on travaille trop.Et ben.moé, j'pro-pose, pour mettre fin à la Crise, que tout Tmonde cesse de travailler, qu\u2019on fasse une grève générale.C\u2019est pas compliqué.hein l \u2014Mais c\u2019est un plan génial!.s\u2019écrient le* vagabonds en choeur.\u2014Un instant, les \"boys\u201d_ Cette Idée-là.comme toutes les bonnes idées d\u2019ailleurs, & le tort d\u2019ôtre trop simple et de pas occasionner de dépenses inutiles.On l\u2019accepterait pas, j\u2019en suis sûr.Le monde est ainsi fait.Pour avoir du succès, y faut embrouiller les esprits avec des discours plats ou des plans compliqués, dont la mise à exécution exige des dépenses ruineuses.C'est ce qui manque à mon plan.Mais, au moins, si on l\u2019accepte pas, on devrait reconnaître notre mérite.Car on travaille pas.nous autres, et au lieu d\u2019produire.on consomme.Et ainsi, au lieu d\u2019intensifier la dépression, on hâte le retour de la prospérité.Tandis que si on travaillait, on gagnerait peut-être un petit salaire et on crèverait sûrement de faim dans une ville; et on augmenterait.* j ¦ Le moment décisif de l\u2019assaut du wagon de fret.par le fait même, la surproduction qui est la cause de la Crise.Vous voyez maintenant qu\u2019en agissant comme on l\u2019fait, on soulage l\u2019monde.Et pour les services qu\u2019on rend à l\u2019humanité, on devrait être mieux traités par la police.Car on lutte pour l'abolition de la Crise et le bien-être futur des peuples, J\u2019vous dis.Continuant !a plaisanterie, un autre hobo s\u2019écrie: \u2014Ah l ben bénite ! ça ben du bon sens, et j\u2019aurais pas pensé à ça moé ! Amants de la liberté Comme on le voit par cette diatribe, ces vagabonds ont horreur de toute activité prolongée.Et le travail pour eux est une peine terrible, ou plutôt un supplice qu'ils ne peuvent supporter.Aussi ont-ils enlevé de leur existence toute activité régulière, tout labeur pénible, toute besogne productive.Gagner leur vie à la sueur de leur front, c\u2019est une chose inconcevable, une nécessité à laquelle ils refusent obstinément de s\u2019astreindre.Le travail est leur commun, leur grand, leur unique ennemi.Ils le fuient sans cesse, et mettent toute leur énergie à s\u2019y dérober.\"Aurea mediocrifas\" Par contre, ils aiment la paresse.Oh ! cette charmante, cette douce, cette aristocratique, cette noble, cette divine paresse, comme ils la révèrent et lui rendent hommage par l\u2019abstention de tout travail pratique «t la recherche de l\u2019oisiveté la plus complète l Toute leur vie est un continuel voyage, une course vagabonde.Us vont d\u2019un océan à l'autre, puis reviennent, puis retournent.Us ne peuvent rester en place, se fixer en un lieu quelconque, pour y vivre comme le reste de leurs semblables.Il faut qu\u2019ils se déplacent.Les vastes horizons, l\u2019espace Ce \u201chobo\u201d ira chercher sa cachette sur ce wagon-citerne.« .t \u2018\t: libre et les grands voyages les fascinent.La voix stridente de la locomotive les attirent irrésistiblement.Sont-ils dans un même endroit depuis une semaine ou deux au plus, aussitôt la nostalgie des grands espaces et des voyages rapides les reprend ! II leur semble que la voix rauque et sonore de la monstrueuse machine les appelle.Il faut qu\u2019ils quittent, qu\u2019ils partent, qu'ils aillent droit devant eux, peu importe où.Us s\u2019élancent sur le premier tender en mouvement, sans se soucier le moins du monde de sa destination.Et comme ils l\u2019aiment cette vie mouvementée, aisée, facile, sans aucun souci, n\u2019ayant qu'à tendre la main !.Elle est pleine de charmes, d\u2019imprévu, de hasards heureux et Intéressants.Us la trouvent attrayante, peuplée qu\u2019elle est des incidents les plus piquants, qui les séduisent et les émerveillent.La hantise du voyage Leur plus grande amie, après la paresse, c'est la locomotive.Ne leur permet-elle pas de parcourir notre continent sans bourse délier, sans fatigue, et à une rapidité toute moderne ! C'est pour eux la meilleure, la seule manière de voyager.Car la différence est grande entre les hobos modernes et les braves et paisibles chemlnaux d'antan, qui allaient sur les routes poudreuses, par monts et par vaux, clopin-clopant, n'ayant que leurs Jambes et un bâton pour les aider au cours de leurs Interminables pérégrinations.De nos jours, les vagabonds, plus fortunés que leurs Illustres prédécesseurs, profitent largement d'un rapide moyen de transport gracieusement, pardon ! rageusement mis K leur disposition par les compagnies de chemin de fer.Ils considèrent le tender mm mà rxMv mm wjSmM It&M wrnm tlr»çr -.Sr.¦ Jf.!>*-** ' '1 ir ¦ \u2019¦\u2022 ¦Wr-^3>îvF1 y-.^ r:\u2019r lÊ:i- \u2019 ; mmî: A gauche, vous voyez Mme Robert Guggenheim et à droite, Mme Tommy Manville, mieux connue sous le nom de Marcelle Edwards.Elles arrivent à Reno, là où les mariages se font et se défont avec la rapidité de l\u2019éclair.Mme Guggenheim n\u2019est pas exigeante, elle ne réclame que $5.000 par semaine de pension alimentaire tandis que la jolie Marcelle se contente de prélever $200.000 sur la fortune de son mari multi-millionnaire.Ces infortunés MM.Manville et Guggenheim ne semblent pas avoir de veine décidément, car ils en sont à leur quatrième et troisième aventures matrimoniales.Après quelque temps de mariage, leurs épouses fuient invariablement vers Reno, la capitale du divorce. PHOTO-JOURNAÜ PAGE 20 MONTREAL 14 Octobre 1937 lliïiw-i \u2022\t>?y\t.w /s J w\ti .¦¦ \"O' m -*¦ Votre intérieur reflète votre personnalité ?UN COIN CONFORTABLE Un gros fauteuil de cuir à monture de métal, dans lequel on est assis avec tout le confort désiré est par excellence le meuble qui convient dans le coin où on aime à lire, à fumer, ou., à rêver.Wii H'&i- La table de bridge Dans les maisons opulentes où le bridge est presque une institution, on ne saurait se contenter d\u2019une légère table à cartes volante.Celle que voici est en noyer, de style Reine Anne.Les quatre chaises sont assorties.v^.vl La chambrette simple R faut peu de chose pour meubler joliment une chambrette.Celle que voici est charmante avec son lit couvert d\u2019un couvre-pied clair et ses rideaux de mousseline blanche qui laissent à flots entrer le soleil.La femme sans visage (Suite de la page 18) locutrice.avec une telle insistance étonnée que la jeune Illle Interrogea.pour faire cesser la gêne qui s\u2019emparait d\u2019elle: \u2014Vous connaissez?\u2014Le chéteau de Clauza?.Qu\u2019est-ce qu\u2019on connaîtrait, alors, ft Sainte-Clotildc?Et il laissa tomber du bout des lèvres: \u2014C\u2019est ft neuf kilomètres.Maintenant, il s\u2019était remis ft fumer, le dos appuyé ft la cloison de bois, les yeux fixés sur la campagne fuyante, peu pressé, semblait-il.de continuer cette conversation qu\u2019il avait voulu amorcer.Une curiosité agita soudain Michelle.\u2014Il parait que c\u2019est un cbftteau très ancien, émit-elle.L\u2019homme haussa les sourcils: \u2014Vous n\u2019y êtes donc jamais aile-?demanda-t-il, méfiant.\u2014Non! C\u2019est la première fois.\u2014Ceux du château ne sont point vos parents, alors?Elle fit \u201cnon\u201d de la tête.\u2014Bon sang! déclara-t-il entre doux bouffées, si vous allez là pour vous amuser, ma petite demoiselle, Je vous souhaite bien du bonheur!.\u2014Oh! Je sais que la maison est en deuil.\u2014Ce n\u2019est pas tant ça.C\u2019est pas la mort de M.Philippe qui a changé les pierres ni la terre autour, hein?.Moi, rien que de voir ces murailles grises au-dessus du rocher, j\u2019ai envie de me signer.Vous ne me feriez pas loger Ift quand vous me paieriez cher!.\u2014C\u2019est un château fort, parait-il?\u2014Oui.qui date du temps des Snr-razins.qu\u2019ils disent.du temps que la mer arrivait encore ft Aigues-Mortes.\u201cMême que o\u2019est pour ça qu\u2019on l\u2019appelle le \"Redouté\u201d, parce qu\u2019il y avait des brisants où les bateaux venaient se périr.L\u2019ancien phare qui servait ft signaler aux marins cette sapristi de côte est encore debout.\u201cMais, ft cette heure, y a que les corbeaux pour l\u2019habiter.Le coeur serré.Michelle pensa ft la jeunesse de Mme de Clauza, enterrée.toute vive, en ce sombre décor.Elle ne put se tenir de demander: \u2014La veuve de M.de Clauza demeure-t-elle au \"Redouté\u201d toute l\u2019année?L\u2019homme eut une hésitation, comme si une vague prudence eut retenu l\u2019envie de parler qui le démangeait.Il biaisa: \u2014On ne la voit guère au village.depuis la mort de son mari.Parait que Madame \u2014 la mère du défunt, censé \u2014 la laisse point sortir.Il parut, soudain, égayé par une idée cocasse.Sa face finaude et rusée, plissée de mille rides, se détendit dans un rire silencieux et, penché vers Michelle, il prononça, les yeux allumés de malice: \u2014Ce serait peut-être qu\u2019elle voudrait y faire épouser son beau-frère à la femme de M.Philippe.\u2014Son beau-frère!.répéta la jeune fille, décontenancée.Quel est celui-lft?\u2014Le Sauvage, pardi!.Le Loup-Garou!.Hé! hé!.maintenant qu\u2019il reste seul héritier et que la Parisienne n\u2019a plus l\u2019argent de son mari, la vieille dame a bien pu faire cette combinaison-là!.\u201cMalheur! fit-il, après un temps, tandis que son Interlocutrice, gênée par ces confidences inattendues, détournait les yeux, ce serait un crime!.Parce que, voyez-vous, avec tout son argent, y a pas une fille du village qui en voudrait, du Loup-Garou!.\u201cPéchère!.Elle mourrait de peur avant qu\u2019il l\u2019ait seulement approchée ! Il* ajouta, avec une grimace moqueuse, se penchant vers Michelle, Interdite: \u2014J\u2019ai idée, moi, qu\u2019elle a autre chose en tête, la jeune Mme de Clau-za.Le brusque arrêt du train en gare de Sainte-Clotilde mit fin aux perplexités de la voyageuse, que cet é-trange discours avait plongée dans un étonnement sans bornes.Remettant à un moment plus propice le soin d\u2019éclaircir ce que les propos de son compagnon de route présentaient pour elle d\u2019énigmatique, elle se hâta de rassembler ses paquets.* * * En descendant à la petite gare de Sainte-Clotilde, Michelle ne put se défendre de cette secrète angoisse qui nous prend chaque fois que nous nous trouvons au bord de l\u2019inconnu.Mais, plus fort que ce sentiment légitime, dominait en elle une impatiente curiosité â l\u2019endroit de la jeune habitante du domaine où elle allait vivre ses premiers mois d\u2019exil.La femme de Philippe de Clauza était, à ses yeux, une manière d\u2019héroïne.En fait, on avait beaucoup parlé d\u2019elle à l\u2019époque où la courtisait le célèbre peintre, et l\u2019écho de ces propos était, naturellement, arrivé jusqu'à l'école que fréquentait Michelle.On disait qu\u2019elle était la Muse tutélaire.l\u2019Inspiratrice qui avait fait fleurir, en cet homme, le génie prêt à éclore, et qu\u2019elle demeurait son unique modèle, la seule femme qui ait passé dans sa vie.En effet, jusque-là, en dépit de nombreuses et pressantes objurgations, Clauza s'était toujours refusé à faire du portrait.Aucune brillante artiste en mal de publicité, aucune grande dame tentée par le talent et la notoriété du Jeune maître n\u2019avait réussi ft obtenir de ce dernier qu\u2019tl voulût bien fixer ses traits sur la toile.Mais cette petite subalterne obscure avait traversé sa route et, brusquement, son talent changea de face.Laissant de côté les pures créations de l'Imagination qui, seules, l'avalent tenté Jusqu\u2019Ici, il s'était mis à peindre d'après nature.Sa peinture y avait gagné quelque chose de plus humain, de plus émouvant et de plus sensible, et o\u2019est à dater de ce Jour qu\u2019il conquit ses plus beaux lauriers.Ce fut le visage de celle qu\u2019il aimait, un visage très pur de Madone espagnole, mystique et tendre, qui éclaira chacune de ses oeuvres.Elle, dans cette Nymphe au Bois Sacré, qui avait été, trois ans plus tôt, un révélation; elle encore, dans la Sainte Sarah, couronnée à la saison suivante; elle, enfin, dans cette Diane aux abois qui avait définitivement consacré sa gloire.Or, telle était la prestigieuse maîtrise de ce talent qu\u2019il avait su arracher ft son modèle unique mille expressions diverses, comprendre les différentes facettes de sa beauté et les traduire dans des compositions de nature absolument dissemblables.Mais, dans chacune, on retrouvait le même thème: ses tableaux, comme des hymnes, chantaient la pureté et le charme d\u2019une femme, celle qu\u2019il avait faite sienne et dont il avait fixé sur ses toiles l\u2019Image charmante, moins avec son pinceau qu'avec son coeur.Michelle savait tout cela et elle se sentait un peu émue, un peu intimidée aussi, à l\u2019idée de se trouver bientôt en face de Jacqueline de Clauza.Déjà, elle connaissait son visage.son visage Joyeux et pur de la Nymphe au Bois Sacré.l\u2019autre, celui, hiératique et grave, de la Sainte Sarah, aux belles mains jointes.et.enfin, le pathétique et farouche masque de la Diane surprise, si flère en son émoi peureux.Maintenant, elle allait lui voir celui que les larmes avalent buriné; mais, ce visage-là.l\u2019artiste ne pourrait pas en saisir l\u2019émouvant reflet! LE \u201cREDOUTE\", CE 2 AVRIL En calligraphiant, tout à l'heure, sur la couverture de carton de cé cailler qui me rappelle mes lointaines classes, ce titre désuet: Mon Journal, J\u2019ai évoqué la moue ironique que ferait Paulette si elle était, à cette minute, penchée sur mon bureau.Elle ne manquerait pas de secouer ses blanches épaules en murmurant, dédaigneuse: \u2014Ma pauvre vieille ! Es-tu assea \u201cancien bateau\u201d !.Un journal ?._ comme dans les romans de Mile Zé-naïde Fleuriot.Tu n\u2019aimerais paa mieux méditer sur les dernières théories de Freud ou potasser les moteurs pour motocyclettes ?.Au moins, tu serais à la page.A la page.Y serai-je jamais ?.Et quand me débarrasserai-je de cette humeur absurdement romanesque ?Je me moque de moi-même en songeant au dernier tour que m\u2019a joué la Folle du Logis qui, chez moi, est plus folle qu\u2019ailleurs.et à !a sotte émotion qui s\u2019était emparée de moi, hier, en débarquant dans cette station inconnue où je savais trouver Mme de Clauza.Tandis que Je cherchais des yeux, parmi les personnes postées au portillon d'arrivée, la funèbre silhouette alourdie de crêpe, je me sui* entendue interpeller: \u2014Mademoiselle Michelle Jarsa.lt-lon ?Je me retournai vers l'heureuss propriétaire de ce timbre harmonieux et, avec un coup d'oeil surpris vers mon élégante Interlocutrice dont l'impeccable tailleur sport, venu indiscutablement de la rue de la Paix, étonnait en ce décor campagnard: (A SUIVRE) MONTREAL 14 Octobre 1957 PHOTO-JOURNAU PAGE 21 Les bonnes recettes canadiennes POUDING AUX ATOCAS 1 livre d'atoeas 2'i tasses lie sucre f tranches de pain sec Faites cuire les atocas avec le sucre.Enlevez les croûtes des tranches de pain et placez les tranches au fond et sur les côtés d\u2019un plat à pouding en ajustant bien les tranches pour laisser le moins d'espace possible.Versez au milieu les fruits chauds et recouvrez avec les dernières tranches de pain.Sur le tout, étendez un papier ciré et placez un objet plat pour le maintenir en place.Laissez refroidir avant de le mettre dons la glacière pour plusieurs heures avant de s'en servir.Retournez dans une assiette et décorez avec de la crème fouettée.Vous servez avec une sauce à la costarde.Vous en aurez pour huit personnes.Un dessert nouveau pour plaire à toute la famille: le pouding aux atocas avec une sauce à la costarae.\\ m : ; W-' ¦î' \"v'f W &:\u2022> x*\"' 0 v V ' \u2022 ' \u2022\u2022 Si; 1 -'v.I jg SAUCE A LA COSTARDE ; tasse de lait 2 jaunes d'oeufs S cuff, à soupe de sucre 'fc cuil.A thé de sel \u2019,4 cuil.à thé de beurre cuil- à thé de vanille 1 blanc d'oeuf.Réchauffez le lait au bain-marie.Mélangez les jaunes d'oeufs, le sel et le sucre, ainsi qu'une petite quantité de lait.Versez dans le lait chaud, sur un feu pas trop vif, et brassez constamment jusqu'à ce que le mélange épaississe un peu et colle à la cuillère.Retirez du feu, ajoutez le beurre, la vanille, le blanc d'oeuf fouetté ferme.Faites refroidir.Flétan à la poulette i\u2019.a livre de flétan.4 cuil.à soupe de beurre 1 cuil.à soupe de jus de citron 1 tranche d\u2019oignon 3 cuil.à soupe de farine l oeuf cuit dur 114 tasse de lait Sel et poivre Persil et rondelles de citron.Coupez le poisson en filets, faites fondre le beurre et ajoutez le sel et le poivre, le jus de citron, i'oi-gnon haché; trempez chaque filet dans ce mélange, saupoudrez de farine et faites rôtir à la poêle.Après cuisson, déposez les filets dans un plat chaud; versez autour une sauce blanche; décorez avec l'oeuf dur et le persil, et servez avec des rondelles de citron.Poireaux braisés Lavez des poireaux, tmipez-ies par tranches; les faire cuire à l'eau bouillante salée, pi nda.nl 12 à 15 minutes, égoutitz-les.Faites fondre du beurre ou de la graisse de rôti, y ajouter les poireaux avec du sel.du poivre, un peu de sucre, et finissez la cuisson dans le fourneau pendant 30 A 40 minutes.Côtelettes d'agneau panées Assaisonnez des côtelettes d'agneau de sel et de poivre, badi-geonnez-les d\u2019huile ou de beurre fondu; couvrez-le bien également de mie de pain émiettée; faites griller à feu doux, environ un quart d\u2019heure.Sauce à la crème pour les desserts \u2019i tasse de beurrt J tasse de sucre en poudre ts cuil.à thé de vanille tasse de crème 'U cuil.à thé de jus de citron.Défaites le beurre en crème, ajoutez le sucre graduellement puis les essences, et en dernier lieu, la crème.Se sert avec les desserts chauds ou froids.Bifteck de Hambourg aux oignons Faites passer 1L livre de boeuf du dessus de la ronde deux fois par le hachoir.Assaisonnez de sel et de poivre noir.Ajoutez le blanc d'un oeuf légèrement battu; façonnez en morceaux de forme ovale de \\ de pouce d'épaisseur.Faites griller dans une poêle bien graissée et chaude.Faites saisir d'un côté puis de l'autre.Enlevez puis mettez dans un four chaud et faites cuire 8 ou 10 minutes.Retournez une fois pendant la cuisson.Enduisez de beurre mou.Ayez des oignons sautés tranchés et chauds et recouvrez chaque bifteck d'une couverture d\u2019oignon Servez avec de la sauce brune.Gigot de mouton forci Enlevez l'os d'un gigot de mouton et le surplus de graisse, puts, remplissez la cavité avec une farce de volaille- Faites fondre du beurre dans un chaudron en fer, y mettre des rondelles de carottes, puis le gigot et faites dorer de tous les côtés.Ajoutez un peu de bouillon de temps en temps et laissez cuire à feu doux.Quand la cuisson est à moitié, assaisonnez de sel et de poivre et finissez la cuisson dans le fourneau chaud, en arrosant souvent.Retirez la viande, dégraissez un peu la sauce et épaissi\u2019sez avec de la !é-cule de maïs icornstarchl délayée avec un peu d'eau froide.Fressure de lord I fitires de fresure.de lard 1 c.à thé de gros sel 4 c.à table de graisse de rOti Persil Laitue 'A tasse de vinaigre 4 tasses d\u2019eau Morceau de pain grillé 4 c.à table de beurre Sel et poivre Couper la fressure en tranches minces, mettre dans un plat profond, ajouter le sel.le vinaigre et l'eau, faire mijoter 8 minutes, enlever, égoutter, faire fondre la graisse et le beurre dans une poêle, faire frire la fressure, servir avec pain grillé et persil.Sauce au citron 2 c.« table de beurre N de tasse de sucre 1-3 de tasse d\u2019eau 1 c.à table d\u2019essence de citron il c.à table de fécule de mais Faire bouillir l\u2019eau, a j ou ici\u2019 le Kicre vivement.A l'ébullition, verser la fécule, mais délayée dans un peu d\u2019eau froide.La's-M-r mijoter 2 ou 3 minutes, ajouter le beurre et aromatiser d'e.s-sence ou d\u2019un jus de citron.Servir chaud.Crème au panais 4\ttasses de panais en dés 3 tasses de lait ti c.à table de graisse 7 c.à table de farine 5\tc.à table de beurre sel cl poivre Faire fondre le beurre et la graisse, ajouter la farine, bien mélanger, verser le lait par petites quantités, après l'avoir fait chauffer à part, laisser mijoter 6 ou 6 minutes, verser dans une passoire, faire bouillir le panais 35 minutes, assaisonner au goût, couper en dés, ajouter les panais à la crème.Servir chaud.Pommes de terre bouillies 12 pommes de terre Eau et sel Peler délicatement les pommes de terre.Rincer deux fois à l'eau claire.Mettre dans un chaudron, les couvrir d'eau Ikuiü-lante.laisser bouillir jusqu\u2019à ce qu'elles soient cuites.Ragoût aux huîtres 1\tchopine d\u2019huitres 2\ttasses de lait 2 c-a s.de beurre 1 c.à thé de sel J c.à thé de poivre V4 c.à à thé sel de céleri 1 c.à s.persil haché Poivre rouge.Lavez soigneusement les hui-ircô, enlevant les morceaux d\u2019é-caille.Faites chauffer dans leur propre liquide, jusqu\u2019à ce que les bords se courbent.Assaisonnez et ajoutez avec le beurre et le persil aux deux tasses de lait.Suffit pour six.Sandwich aux olives et aux noix Olives Mayonnaise française A'ofj Feuille de laitue Hacher les olives et les noix, «jouter la mayonnaise pour faire une piUe épaisse.Etendre ce mélange sur une feuille de laitue, mettre entre des tranches de pain bien beurrées.Couper les tranches de pain en 4, rassembler deux des parties ensemble, fixer avec 2 cure-dents, mettre les autres debout sur Je côté.Décorer de persil.Pouding ou suif 2 oeufs H tasse de sucre blanc 1 tasse de lait, doux 1\ttasse de suif haché 2\tc.à table de mélasse l'A c.A thé d\u2019épices 2 e.à table de poudre 2 tasses de farine Mélanger tous ces ingrédients dans l\u2019ordre ci-haut donné et cuire à In vapeur pendant trois heures.Servir avec sauce au citron.Moutarde française 1 tasse de vinaigre 3 c.à table de sucre 3 c.à table de farine 1 tasse d\u2019eau lA c.à thé de sel 1 c.à table de moutarde Faire bouillir le vinaigre e \\ l\u2019eau, ajouter le sucre, et le sel, faire griller la farine ajouter la moutarde et délayer avec un peu de vinaigre, verser dans le vinaigre bouillant, mijoter 10 minutes.Laisser refroidir.Salade à l'agneau 2 tasses d'agneau J poireau é c.à table de mayonnaise 2 tasses de céleri Sel et poivre Laitue Tomates Hacher la viande, le céleri, le poireau, mélanger le tout, assaisonner au goût, ajouter la mayonnaise, placer sur feuilles de laitue, garnir de tranches de tomates.Tarte à la citrouille tasse de citrouille culte à la vapeur 1\tc.' \u2022.# * V » », » VU; * ¦tàMMÀ ¦ÎÎ2Î3 lf.£ :V ; H s SiM ->^.1 ¦ ' \u2022 ; Pt® ?- vVSi ¦: \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022'.?\u2022 C'est plus difficile dans l'air L\u2019aviatrice Jacqueline Cochran, la seule femme à concourir dans la course aérienne Bendix, explique à l\u2019actrice de l\u2019écran Marian Marsh, le fonctionnement de sou hélice reversible, attaché au moteur de son rapide avion de course.Malheureusement, Miss Cochran ne s\u2019est pas classée victorieuse dans l\u2019épreuve.Miss Marsh avait été choisie comme reine de la course.Gary Cooper est fier de sa paternité.On le voit ici avec sa femme, Sandra Shaw qui vient de lui donner un enfant.Le bébé pesait sept livres à sa naissance.Ce fut une fille mais aucun nom n\u2019a encore été choisi.Cooper a obtenu un congé du studio lorsque l\u2019événement s\u2019est produit.Nouveau contrat ?Nouvelle carrière Mae Clarke, la ravissante partenaire de James Cagney, dans \u201cGreat Gvy'\\ vient de quitter définitivement l\u2019écran p o u r se marier.Elle dit qu\u2019elle en aura assez d\u2019être épouse sans jouer au cinéma.Arrachée à Broadway par Hollywood, Helen Broderick, la charmante comédienne, a décidé de s\u2019y installer définitivement à la suite d\u2019un contrat de trois ans qu\u2019elle vient de signer avec une firme d\u2019Hollywood.\u2022A-;- Mariage princier Le prince Ernst Rudiger von Starhemberg, ancien vice-chancelier de l\u2019Autriche, épouserait bientôt, d\u2019a près une rumeur persistante, l\u2019actrice de la scène et de l\u2019écran Nora Gregor, que l\u2019on voit ci-haut.Le prince, un fervent catholique, cherche à faire annuler son mariage avec la comtesse Maria Elizabeth Salm-Reifferscheidt. -î> «\u2022 * &¦ MONTREAL 14 Octobre 1917 PHOTO-JOURNAU PAGE 25 La surprise chez les vedettes d'Hollywood Drôle de mariage y - mm?:'''* : : ¦ *: % ^ \u2022 .\" V Constance U onli Tallulah Bankhead et son mari, Tacteur John Emery, photographiés après leur mariage, à Ala-: bama, chez les parents de Miss Bankhead.Au-dessus: Robert Taylor, le don Juan d\u2019Hollywood, assailli dans un hôtel de Londres, où il est présentement.Mais ce sont des femmes qui l\u2019attaquent.Il s\u2019en tirera facilement.A gauche: Tony Martin et Alice Paye après leur mariage, à Yuma, Arizona.iVoici Constance Worth, la femme de l\u2019acteur de cinéma George Brent.Son mari la poursuit en instance de divorce devant une Cour de Los Angelès, prétendant que leur mariage, célébré il y a quelques semaines au Mexique, n\u2019était pas valide d\u2019après la loi.Miss Worth a déclaré que trois semaines après son mariage, Brent lui avait dit carrément qu\u2019il en avait assez d\u2019elle.?Un ingénieur sérieux Vers un avenir brillant 'V Joe Delfino est un homme consciencieux.Il est ingénieur du son dans les studios d\u2019Hollywood.Au-dessus, on le voit dans son cabinet de bruiteur.A gauche, pour rendre un coup de poing réaliste, il s\u2019administre lui-même un direct à la mâchoire.Le métier de bruiteur n\u2019est assurément pas rigolo que celui d\u2019acteur.?Q ?Doris Nolan vient de remporter plusieurs succès à l\u2019écran et elle doit bientôt tourner son premier film comme vedette.On croit que John Boles lui donnera la réplique.On sait qu\u2019elle tourna avec lui dans \u201cAs Good as Married\u201d. rnOTO-JOURNAU PAGE 26 MONTREAL 14 Octobre 1937 LES MOTS CROISES de \"PHOTO-JOURNAL\" 13- S ft 1 .1 f \u2019> // JX /.I /V /J- /6 /?Si /f la wB:ar Horizontal 1\u2014Qui galope (féminin).\u2014 Famille de plantes dicotylédones dlalypétaies superova-riéea.1\u2014Eu les \u2014 Rassasiés de \u2014 Lame chitineu.se \u2014 Ce qu\u2019on boit \u2014 Règle double \u2014 g\u2014Rejeton qui pousse au pied d'un arbre \u2014 Petit cabinet.4\u2014Chef lieu d'arrondissement, sur le Calavon \u2014 Pronom personnel -\u2014 Conjonction \u2014 Triage \u2014 Planche de bols.g \u2014Fait ou tente avec audace.\u2014 Faire usage, se servir \u2014 Choisi.*\u2014Participe passé du verbe pouvoir \u2014 Saison \u2014 Terminaison \u2014 Coupé jusqu\u2019à la peau \u2014 Légumineuse \u2014 Crédit.T\u2014Corps céleste \u2014 Pronom personnel \u2014 Ecorce du chêne \u2014 I.e Vent de l'est chez les Grecs.\u2022\u2014Chaîne du Sud-Est de la France qui prolonge à l\u2019Est, la mont Ventoux \u2014 Coup de baguettes \u2014 Genre d\u2019oiseaux grimpeurs \u2014 Synonime de Hélas \u2014 Querelle accompagnée d\u2019injures et de coups.0\u2014Colère \u2014 Cette chose-là \u2014 Se soutenir et avancer sur l'eau par le mouvement de certaines parties du corps \u2014 Ecorce du chêne- »\u2014Négation \u2014 Note de la gamme \u2014 Morue (en anglais) \u2014\u2022 Femelle du canard \u2014 Ville de Clialdée \u2014 Note de la gamme.>1\u2014Adjectif possessif \u2014 Aversion (figuré) \u2014 Article contracté.W\u2014Règle double \u2014 Qui exprime une douleur physique \u2014 Substance dure et compacte des arbres \u2014 Préfixe qui indiqua réunion.Particule négative.W\u2014Temps du verbe être \u2014 Fleuve dTtalle \u2014 Fille d'Inachos.\u2014 Action ou art de lancer (4\u2014Ville des Etats-Unis sur l\u2019Hud-son \u2014 Fit à la messe la consécration du pain et du vin \u2014 Nom grec du dieu de l\u2019Amour.'.4\u2014Disciple, écolier \u2014 Temps du verbe dîner \u2014 Malagntté, haine cachée (figuré).14\u2014Symbole chymique du Baryum \u2014 Rompre ou arracher les dents d\u2019une personne, d\u2019un peigne, d\u2019une scie \u2014 Vigilant, vif \u2014 Pronom personnel.if\u2014Levant, Orient \u2014 Disposée en lignes onduleuses \u2014 Sans variétés \u2014 Conjonction qui marque la preuve, la raison de la proposition avancée.18\u2014\tGolfe de la mer de Chine \u2014 Triage \u2014 Article contracté \u2014 Qui n\u2019admet pas de division \u2014 Temps du verbe vouloir.19\u2014\tLie de la Russie \u2014 Ville d\u2019Autriche.affluent du Danube \u2014 Négation \u2014 Ile de la mer Tyrrhénienne.d\u2019obtenir ces divers aliments, consiste à mendier de porte en porte.Jusqu'à ce qu\u2019il y ait asses d« vivres pour la communauté.Le vieillard qui dirige la jungle cependant est exempt, lui, de cette corvée.Mais il doit s\u2019occuper du soin des repas, dont le plat de résistance se compose d'habitude d'une variété infinie d'ingrédients formant ce qu\u2019ils appellent un \"stew\u201d.Philosophes ! Ce sont des philosophes, ayant.11 est vrai, une philosophie à eux, et à laquelle, heu- 20\u2014Equerre en forme de T \u2014 Genre de mammifères rongeurs \u2014 Pronom personnel \u2014 Tellement \u2014 Préposition qui indique la cause, le moyen \u2014 Conjonction copulative.31\u2014Mot arabe signifiant Fils \u2014 Rivière de France qui arrose Pévigueux \u2014 Petite enclume portative.22\u2014Trop compact \u2014 Patriarche hébreu \u2014 Adverbe \u2014 Trois fois \u2014 Tout contre.\u2022 \u2022 reusement, un très petit nombre d\u2019individus peuvent s\u2019adapter de façon permanente.Ils considèrent la vie comme une comédie, et en font une continuelle plaisanterie.Ils ne la voient Jamais sous son aspect le plus sérieux et le plus tragique.Ce sont des optimistes qui ne savent pas se causer do tracas inutiles, de peines chimériques; s'imaginer des malheure improbables ou des misères impossibles.Ils ne se forgent pas de chaînes superflues et portent leur fardeau en souriant.Ce qui nous semblerait un obstacle 23\u2014Genre de labiées très répandues, employées en médecine comme toniques \u2014 Billet d'identité et d'admission.34\u2014Particule du dialecte provençal \u2014 Longueur d\u2019une aune \u2014 Carte à Jouer \u2014 Titre des descendants de Mahomet \u2014 Symbole chimique du cuivre.34\u2014-Petites clochettes pour appeler ou pour avertir \u2014 Qui appartiennent au clergé.insurmontable n\u2019est que légère difficulté pour eux.Us vivent au jour le jour, sans s\u2019inquiéter du lendemain.Leur santé est le moindre de leur souci, aussi ne connaissent-ils pas la maladie.En un mot.ils sont beaucoup plus heureux que la plupart de leurs contemporains.Paresseux par goût Mais malgré les dispositions do caractère privilégiées qui les distinguent du reste des mortels, ils sont affligés aussi de très grands défauts, dont la majorité de ces derniers sont exempts.Us possèdent une très petite dose de courage et de persévérance.Il leur est impossible de s\u2019adapter, comme le reste de l'humanité, à la vie ordinaire.Ce sont, pour la majorité, des phobiques du travail.Toute activité leur répugne.Us fuient le labeur, si séduisante que soit la forme sous laquelle il se présente.(Solution de la semaine dernière) fix * r t t [gMgTgnggTg] 'Hue 'oie!u; îçjâTâ e_ ICUJÇIE! 1 ClPihl su iMPp?] AIL g gMjj ttWtï (W &] irim/1 iRjoiUe \"MÎT ÎEJ£Î£ T rim [em6Tr1 » [liÊTÿ HrjCl&QOiElUa * kXQD EG1H B\tCi noncj 0 L!Lj E3\tQgt üilaorn tlOBlî a ai anni übb! inBEPGPBr* La moindre responsabilité les épouvante.Us vivent en quelque sorte dans un monde à eux, fabriqué d* toutes pièces, dans le but de satisfaire leur imagination vive et de combler leurs désire Inconscients non satisfaits.La réalité banale et laborieuse leur- est insupportable.C\u2019est pourquoi Us s\u2019y soustraient et la fuient, cette triste réalité, qui implique nécessairement le travail.L'enfer, pour eux.doit être un endroit où le travail est obligatoire; et le ciel un lieu où règne une inaction complète, une oisiveté totale, exempte de tout effort manuel ou intellectuel.Et\u201d nul doute qu\u2019ils sont des ennemis acharnés de la doctrine marxiste ou communiste, laquelle préconise la lot du travail obligatoire pour tous ! Vertical 1\u2014Gelée des eaux \u2014 Qui a U teinte laiteuse et blanchâtre, les reflets irisés de l\u2019opale (féminin) \u2014 Excès d'embonpoint \u2014 Adjectif possessif.8\u2014Le premier dans son genre \u2014 Détérioration que produit l'usage ou le frottement \u2014 Tesson, crâne \u2014 Lieu de refuge \u2014 Préfixe qui Indique réunion.3\u2014\tPetite pomme rouge \u2014 Anagramme de ter \u2014 Unité de mesure de longueur, servant de base à tout le système dea poids et mesures \u2014 Qui n'a point de poli (inverse) \u2014 Préposition signifiant à travers.4\u2014\tMétal précieux \u2014 Epoque \u2014 Particule qui, jointe au mot oui, donne plus de force à l\u2019affirmation ou à la négation \u2014 Dieu des vents \u2014 Vaste amas d'eau salée \u2014 Année.B\u2014Beignet soufflé \u2014 Tiré une chose de la place où elle est \u2014 Préfixe \u2014 Capitale du Japon \u2014 Rivière de Bavière \u2014 Suinté.4\u2014Adoucis, calmé \u2014 Ile de l\u2019Atlantique \u2014 Arbrisseau de ta Chine \u2014 Air agité par un moyen quelconque \u2014 Celui qui se fait le défenseur d\u2019un» personne, d\u2019une idée (figuré).T\u2014Qui n\u2019a pas d\u2019effet légal \u2014 Minéral à structure lamel-leuse, réduite en poudre, s'emploie en pharmacie et dans l\u2019industrie \u2014 Résidu de toute combustion \u2014 Linge noué où l\u2019on a mis une drogue pour la faire infuser.8\u2014\tPareils, semblables \u2014 Temps du.verbe avoir \u2014 L\u2019un de.» Juges d\u2019Israël \u2014 Fleuve d'Italie \u2014 Coloris du visage \u2014 Ancien nom de l\u2019Archipel.9\u2014\tVille de Chaldée \u2014 Otée la bonde \u2014 Pronom personnel.lé\u2014En les \u2014- Situé \u2014 Librement, sans obstacle \u2014 Monsieur (en anglais) \u2014, Préfixe signifiant égalité.U\u2014Pour la troisième fois \u2014 Tranquille, calme \u2014 Année \u2014 Fin qu'on se propose \u2014 Parcouru des yeux.13\u2014\tHomme très avare \u2014 Fill» d'Alcinous, roi des Phéaciens, qui accueillit Ulysse après son naufrage \u2014 Pronom personnel.U\u2014Entrave qu'on attacha au paturon des chevaux pour les retenir \u2014 Etendue de sol proche de la mer \u2014 Conjonction qui sert à lier une proposition à une autre \u2014 Temps du verbe lire \u2014 Conjonction qui exprime la négation \u2014 Monnat» chinoise.14\u2014\tMusette \u2014 Action de nager \u2014 Chemin par lequel on arrive dans un lieu \u2014 Fin, limite, par rapport au Heu ai au temps.15\u2014\tA Rome, garde de nuit \u2014 Soi.à soi \u2014 Personne qui Jouit d\u2019un pouvoir absolu \u2014 Ancien nom de l'Irlande \u2014 S'en aller d\u2019un lieu, se mettre en chemin.18\u2014Unité de mesure pour les surfaces agraires \u2014 Nom donné à l\u2019Aurochs \u2014 Petit ruisseau \u2014 Assemblé par une netftilla deux pièces de bois \u2014 Evénement fortuit \u2014 Colère (Inverse).1T\u2014Adjectif démonstratif \u2014 Assuré, convaincu \u2014 Coups d» baguettes sur le tambour \u2014 Séparé, choisi parmi plusieurs \u2014 Fleuve torrentueux d» France \u2014 Sacré-Coeur.18\u2014\tHabitation, logement \u2014 Ordre prescrit des cérémonies \u2014 Conformité d\u2019efforts ou d» pensées \u2014 Fer de prisonnier \u2014 Adjectif démonstratif.19\u2014\tConjonction \u2014 Qui a rapport à la bouche \u2014 Légumineuses \u2014 Se dit, en numismatique, d\u2019une figure couronnée d» laurier \u2014 Symbole chimique du cuivre.30\u2014Substance dure, d'un goût àere \u2014 Fabrique et magasin d'armes et de munitions de guerre \u2014 Divisée du haut ea bas en deux parties égales \u2014 Article contracté.Les amants de la liberté en guenilles \u2022 \u2022 (Suite de la pajfe 7) MONTREAL 14 Octobre 1937 fHOTO-JOURNAL TAGI 27 ¦p R 'HTO DWr^TrfcQ Quand toute la rLH.1^1 W\u201clr n W 1 wO famille s'y met MÜÏ Et voici une autre famille radiophonique, si l\u2019on peut s\u2019exprimer ainsi.Ce sont de gauche à droite, Mme et M.Arthur H.Peterson, Arthur H.Peterson, fils, sa femme, Norma Ranson et son beau-frère, Glenn Ransom.Tous ont des programmes à divers postes de radio.Il ne s\u2019agit pas ici d\u2019une de ces querelles qu\u2019on cache soigneusement en reprenant le sourire dès que surviennent des étrangers à la maison.Une affaire de famille, c\u2019est quelques émissions radiophoniques qui nous sont présentées des Etats-Unis.Ainsi l\u2019ensemble Whitney que l\u2019on voit ci-haut est composé de Robert Whitney et de ses quatre soeurs: Noreen, Edith, Grace-et Edna.Us jouent de la musique de chambre./i i Les Vasses sont fort connus à la radio ayant souvent été invités au programme de Ben Bernie.Ces cinq chanteurs sont frère et soeurs et se font entendre assez souvent aux Etats-Unis.Ce sont: Emily, Louisa, Sally, Frank et Virginia.Mère et fille ^ \\ Et la petite Laura Topa-lian qui chante et s\u2019accompagne elle-même à la radio est très heureuse d\u2019avoir à ses côtés sa maman qui tourne les feuillets de l\u2019album de musique.Ceux qui habitent en dehors de Montréal peuvent s'abonner à en écrivant à 1242, rue Saint-Denis ABONNEMENTS: Canada .$2 par année ($1.25 pour 6 mois) Etats- Unis.$2.50 ($1.50 pour 6 mois) ÉÜII , lapjÉÉI V\tW- \" v< 2S.ÏÏ: JÏ- \u2018 V-w ' > Mais si la radio est quelquefois une affaire de famille, c\u2019est aussi l\u2019affaire de tout le monde, comme on peut le voir ici.Les deux reporters de l\u2019air Parks Johnson et Wallace Butterworth sont entourés d\u2019une foule où chacun voudrait bien être intervioué. rHOTO-JOURHAi; r*®! 28 MONTREAL '1?,'.Iv.SA,.¦ \u2022 v-' p im?.s y.t Photographie primée Cette magnifique photographie de vacances fut primée par PHOTO-JOURNAL.Elle fut prise par M.Paul Bailey, de Sherbrooke, sur le Petit Lac Magog.?Telle mère, telle fille I * mm \u2019 ' m -r : mm-' Anna-May Sutton Bundy fut, dans son temps, une célèbre joueuse de tennis.C\u2019est elle que vous voyez à gauche, lorsqu\u2019elle remporta le championnat féminin de lawn-tennis des Etats-Unis, en 1904, Dorothy-May, sa fille, k droite, suit les traces de sa mère.Seule la toilette de \u201ccourt\u201d a changé! MONTREAL .14 Octobre 1937 PHOTO-JOURNAL PAGE 29 Festival sportif du collège Jean-de-Brebeuf PHOTOS EXCLUSIVES L équipé senior de la crosse du college Brebeuf lu] Charpentier, du Brebeut, accomplissant un saut en hauteur.mm L équipé junior de la crosse \u2022¦?¦¦¦¦ ¦ : - % fp.miymm i:r\t-\t*&**!*?¦\t* w','\t1 -y- '/r»-',i'' v\"\t'\u2019S\t-\t\u2022; - fci\t< ^ i g l^ÈiSÊ.Beau saut en hauteur de P.Virolle, du collège Brébeuf Phase excitante de la partie de crosse entre Brébeuf et Westmount PHOTO-JOURNAt page 30 MONTREAL 14 Octobre 1937 W'pr^ ¦ ¦¦'.K - : 2^1 IPPP^a.*\u2022*&! :\u2022>.\u2022/ ; .S-V'^ ; -/' À \u2022 .; \u2022\u2022- ':'; ¦' , ; SP?\u2018fe ywytA., >-( ' V® .d®c jeunes ne peuvent regarder un avion franchir l'espace azuré, sans se sentir une forte vocation d'aviateur.Et ils font do.res'.p,an°n,||îrlomphalementi dans I immensité bleue au travers des nuages blancs et gris qui courent dans le ciel, oirc w0 T ^ glissant al egrement sous la voûte ethérée et ne rencontrant au passage que des aigles majestueux fendant les leur enormes a,ies dep oyees.Et pour combler leur attente, ils construisent de petits avions modèles comme ceux que représentant ces vignettes En haut a gauche, Vern Anthony fait admirer à Doreen Sherlock, l'aéroplane modèle avec lequel il espérai gagner un Pri:>< a aerodrome de Toronto où une exposition s'est tenue récemment et expressément pour les jeunes avia eurs en erbe.n haut, a droite, Doreen Sherlock, Jean Waters et Audrey Virgin assistent à l'envolée d'un de ces petits avions mo e es.n bas, a gauche, Audrey Virgin est toute fière de tenir dans ses mains, un petit aéroplane qui peut voler plu-s leur s mi '-s et sc ever a une hauteur de 1000 pieds.A droite.Don Jacobs, le directeur, essaye de vendre 10 gallons d'essence ' °riS ,°U\t\u2022 mais e e ul dit: Non, remplissez plutôt cette petite bouteille, c'est tout ce que mon avion requiert.\" Tout en s amusan , ces jeunes apprennent I aviation et peut-être deviendront-ils des as plus tard, quand l'avenir aura réalisé leurs rêves. MONTREAL 14 Octobre 1937 PHOTO-JOURNAL PAGE 31 Faits saillants de la série mondiale TROIS AS DES YANKEES SE REJOUISSENT APRES LA VICTOIRE Tony Lazzeri (à gauche) qui a frappé le premier coup de circuit de la série mondiale, et le frappeur sensationnel Joe Di Maggio, qui a contribué à compiler des points pour les New York Yankees, tenant dans leurs bras l\u2019as des lanceurs \u201cLefty\u201d Gomez, dans la chambre, après avoir remporté sa deuxième victoire, dans la dernière partie de la série mondiale.¦\u2022r ¦ Nous voyons, Dick Bartell, arrêt-court des Giants, comme il croise le marbre, dans la première manche, comptant l\u2019unique point pour les Yankees, dans la deuxième partie de la série mondiale au Stadium des Yankees.?TT ?Mel Ott, le troisième-but des Giants, a produit les deux seuls points de son club, en frappant un coup de circuit alors qu\u2019un coureur était sur les buts.Ce fut le seul du genre fait par un joueur des Giants au cours de la série Lou Gehrig, le robuste premier-but des Yankees, a ajouté un nouveau record à son crédit.Comptant un point samedi et un autre dimanche, avec ces deux points, Gehrig porte à 35 le nombre d e points produits sur ses coups pendant les Séries Mondiales, soit deux de plus que Ruth en avait fait compter, au cours de ses classiques.pfL SS .Y-v'.:,.\t'¦ ' Vernon \u201cLefty Gomez a remporté sa deuxième victoire, dans la série mondiale dimanche.Bien qu\u2019il ait été touché pour dix coups sûrs, il n\u2019a permis que deux points.A la suite de cet exploit, il se trouve sur un pied d\u2019égalité, avec les Coombs et Pennock qui ont remporté cinq victoires consécutives, dans les Séries Mondiales, sans avoir connu de défaites.¦¦ fl| Joe Di Maggio en compagnie de son père et son frère iï&ÊÊÊÊÊ&Êi*\t.a\u2014^^\u2014\u2014\u2014a^MBKisisaBBWM^MreiaaMBBMBMgE Maggio, voltigeur et l\u2019as des Yankees dans la série mondiale, en petite conférence avec son père et son frère Dominique, à New-York.Les Di Maggio ont fait le trajet de San Francisco à New-York afin de voir Joe jouer contre les New York Giants, au cours de la série mondiale. TOUT PAR L\u2019IMAGF.Environ 150 photos par semaine sur les sujets les plus divers TOUT PAR L'IMAGE PHOTO® JOURNAL En vente tous les mercredis à 5 cents VOLUME 1 \u2014 No.27 MONTREAL, 14 OCTOBRE 1037 NOUVELLES ILLUSTREES DU MONDE ENTIER\u2014TOUT PAR L'IMAGE Les Montagnais il Côte Nord partent pour la chasse JPSIil .\u2018 .v J#;'-?-, tï ' \u2022 .I.\u2022 :L l&Si- \u2019vife»?*\u2019' W&'r "]
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