Photo-journal : tout par l'image, 21 avril 1938, jeudi 21 avril 1938
[" \u2022 V ' '\t\u2022\t.J-\tV \u2022\u2022 r- \u2022 -.'\t'\t- \u2022\u2022\u2022\tIf.- \u2022\tF;*\u201c_ VoL n No -i PHOT 0,® cJ 0 U RNAL MONTREAL, LE JEUDI, 21 AVRIL 1938 TOUT PAR L'IMAGE \u2014 NOUVELLES ILLUSTREES DU MONDE ENTIER \u2014 TOUT PAR L'IMAGE LA MULATRESSE r\u20ac: 'A;,.% v* mAm Ayant repoussé les avances d'un nègre, cet Le mulâtresse fut victime d'un sortilège lancé par l'amoureux éconduit, sortilège qui ne cessa qu'avec la mort ! (Lisez à ce propos notre nouvelle en page 3) L\u2019amitié italo- anglaise M Leslie Hore-Belisha, ministre de la guerre, de Grande-Bretagne, a quitté l'ile de Malte pour se rendre à Rome, le 22 avril, après la signature du traité d'amitié italo-anglais, où il remerciera personnellement Mussolini pour avoir signé ce traité d'amitié qui met fin à toute tension entre les deux pays, au sujet des prérogatives territoriales en Méditerranée et en Afrique.On voit à gauche le ministre de la guerre sortant de Downing Street, à Londres, accompagné de Lord Swinton, ministre de l'aviation. .-v; ,»fE3 Jyé»»: :V'v^rV ÏM; ¦îïfr-.vtz ENSORCELEE -(Voir page 3) - Divorce royal ©O Hollande L prince consort qn on sort ! ;- «v Les accointances nazies du prince Bernhard de Lippe l'ont toujours empêché d'ètre populaire auprès du peuple hollandais.Aussi, aux premières rumeurs de brouille entre Juliana de Hollande et le prince, le peuple manifesta ouvertement son antipathie.La reine Wilhelminc voulut profiter de la naissance do la petite princesse Béatrice, fille de Juliana et de Bernhard, pour raccommoder le prince avec le peuple.Mais la naissance' d urte future héritière du trône ne fut qu'une trêve dans la querelle royale, et les rumeurs de divorce sont aujourd'hui plu» fortes que jamais.Après avoir passé quelque temps à Londres,, le prince vient de s'installer à Naples.(Voir notre nouvelle! en page 3.) F ' t .r» ', - *\t-\u2022 \u2014 * .»« ^HOTO-JOURNAL PAGf 2 \u2022 -¦\t\u2022 «w-zm?' ^y^f^wwùW MONTREAL 21 AVRIL 1938 L\u2019HOMME AUX MILLE TOURS ENTRE JOUEURS DE BRIDGE Un procès de près d'un million de dommages-intérêts Etats-Unis.oux New-York.\u2014 M.Karn, expert de bridge, a intenté un procès d\u2019un million de dollars en dommages -Intérêts contre M.et Mme Ely tlulbertson et eincj autres fameux Joueurs de bridge américains.M.Karn ï> r é I.e n cl «lue ceux - cl J\u2019ont fait surveiller pendant (|U'il jouait et que.n'ayant, pu prouver qu\u2019il trichait, ils ont fait courir des bruits douteux sur son compte Photo-Journal, toujours désireux de plaire à ses nombreux lecteurs, est heureux de leur offrir une série de tours exécutés par un magicien montréalais, M.Jos.Ratté, surnommé \"l'homme aux mille et un tours\".\u2014 La planche de torture sibérienne et sa dernière victime qu'elle a entraînée vers lo mort.\u2014 Ses dangers.\u2014 Houdini et Horton.(par W.MARTINEAU) Nous comptons, dans le domaine de la prestidigitation, un bon nombre de (\u2019anadiens qui se sont taillé une réputation prodigieuse, ici et à l'étranger.Parmi ces talentueuses personnes, mentionnons M.Jos.Itatté domicilié au numéro 1184 rue Stc-Elizabcth.à Montréal.M.Itatté, plus connu sous le nom de \u201cTi-Phonsc\u201d ou de \u201cl'homme aux mille et un tours\u201d, est né à Pont-Rouge, dans le comté de Portneuf.Il est maintenant âgé de 4.*t ans.Parmi les mille et un trucs qu\u2019il peut exécuter, mentionnons: le vagabond équiiihriste, les dessins de chiffon, la magic pour rire.le mangeur de feu, la planche de torture sibérienne, le cabinet chinois, et la femme vivante sans tête, \u201cElla\u201d, v\u2022/ ,£.e parle déjà du prochain divorce des époux royaux de Hollande.Le beau-sexe, même en Russie, envahit tous les champs d'activités masculines.Matilda Gutnikova, que vous voyez ici, est une technicienne de l'aviation moscovite.Elle apprend actuelle-* ment à piloter son avion. PHOTO-JOUPNAV PAGE 4 MONTREAL 11 AVRIL 1938 ENTRE DEUX FEUX! La vie des photographes de journaux et des correspondants de guerre, sur les deux fronts espagnols, est aussi précaire, sinon plus en danger que celle des soldats i.riirurs que passion h fini les r(i'\\ tils il fi f/uerre que vous lisez dans Ici, journaux, nous qui vous ent/iou- ! situ mez lorsque 1er, diverses nqcuce.s ! dr nouvelles racontent les faits l d'annes de patriotes accourus an secours de leur patrie menacée ou qui acclamez les soldats tombés au champ d'honneur, avez-vous jamais ttonqé à la bravoure de ces héros.obscurs que sont les correspondants de quc.rrc et les photoqraplies qui ; savent, si bien vous renseit/ner par ; l\u2019imuqe.y.Vous \u2018't:ne.ils se dirigeront immeola- toment vers un autre point de la planète, peu leur importera lequel, pourvu qu\u2019il y ait quelque danger à .affronter: un simple cliché les ré-J compensera pour des Journées en-.tières de fatigues et de privations.Le plaisir d'avoir conquis une nouvelle exclusive par l\u2019image vaudra \u2022 j mieux pour eux que la conquête1 ! d\u2019une cité.j Telle est.très résumée, la vie des ! photographes et corrc.siKmdants dr i guerre dont la devise est: au service du publie.\u2014 Lorsque, dorénavant, vous lire/, les nouvelles parvenues de là-bas.ayez, tout comme en re- Le photogrophe Chellc, des \"International News\", embuscuc derrière un mur à moitié déchiqueté par les obus, photographie deux tirailleurs nationalistes.C#est ce même photogrophe qui a franchi une voie ferrée, ou milieu d'une véritable rafale de balles, et dont la photo o déjà paru dans \"Photo-Journal\".Le cameraman DE WITTE, de \"Fox Movietone\", prêt à bondir lois d'une avance républicaine.Cette photo fut prise par un photographe d'une des agences européennes gui approvision-jicnt \"PHOTO JOURNAL\".Quelques instants après, son oppo-icil était perce de balles dons ses moins ! NAINTRE, cameraman des \"Paramount News\" filme ici l'enthousiasme des hommes de F après la prise de Teruel.Ces soldats ont encore dans leurs yeux la fièvre du combat viennent de soutenir et ils arborent, devant l'appareil, une fierté légitime.ranco, qu'ils MONTREAL 21 AVRIL 193* rHOTO-JOURNAÜ PAGE 5 Un crime que seul a pu commettre un ma si so que g.\t' Deux femmes, la mère et la fille, partent en voyage et disparaissent.\u2014 On retrouve leurs cadavres dévêtus et martyrisés, abandonnés en plein désert.e e VAN HORN.(Texas), 19.\u2014 l.e long: de la route ruisselante de soleil qui relie la Caroline du Sud à la Californie, un camion ralentit puis s\u2019immobilisa.11 était près de midi.Seule tache d\u2019ombre sur l'horizon désert, un bousquet tout près semblait une oasis.Le chauffeur du camion, son déjeuner sous le bras, s\u2019y dirigea.Une horrible découverte l\u2019y attendait: deux cadavres de femmes jetés l'un sur l\u2019autre.Des cadavres presque complètement dévêtus sous le soleil brûlant, des marques de torture, du sang coagulé dans les cheveux.Horrifié, l'homme courut au village voisin alerter la police.I ne énigme peur la police LA MERE ET LA FILLE On eut tôt fait d'identifier les mystérieux cadavres: il s'agissait de Mine W.-G.Frome et de sa fille.Nancy, parties la veille, en automobile.pour une visite chez des amis de la Caroline du Sud.Leurs amis les avaient attendues en vain.Averti par téléphone.M.Frome.un riche avocat de Californie, avait imme-di:':.\u2018inent ordonné des recherches.Les meilleurs limiers de Califor- s\u2019emparer de leurs riches .vêtements, puisque l'autopsie ne révéla aucune trace d\u2019assaut.TORTUREES .A première vue.il s'agissait évi- demment d'un horrible exploit de voleurs de grand'route.Mais ce qui \u2022 ' - A\"' f ILS ATTENDIRENT EN VAIN LEURS INVITEES.\u2014 Mme Modo McMokin, fille oîncc de Mme Frome, et son mari crurent que les deux femmes assassinées avaient remis à plus tard la visite promise.Aussitôt la nouvelle de l'assassinat connue, les McMokin laissèrent El Paso., où ils habitent, pour sc rendre à la demeure de M.Frome, à Berkeley, où l'on avait ramène les cadavres.Berkeley est à 75 milles d El Paso, et c est dans le trajet entre les deux villes que Mme Frome et sa fille furent brutalement assassinées.ELLE VIT MOURIR SA FILLE \u2014 L'autopsie révèle que Nancy Frame fut tuée la première.Mme Frame, dont voici une récente photographie, vit donc sa fille assassinée sous scs yeux, avant d'être tuée ellc-méme d'une balle de revolver dans la tête.TUEE A 23 ANS.\u2014 Nancy Frome, victime de bandits barbares, était renommée dans toute la Californie pour sa beauté.Elle devait sc marier à l'automne.On ne lui connaissait pas d'ennemis.ni«* furent aussitôt dépéchés sur les heu:: de l'assassinat.Les deux femmes avaient «été tuées d\u2019une balle da.îs la tête.On avait déshabillé leir s cadavres.Simplement pour bouleversa chacun d'horreur, ce fut de découvrir qu'on avait martyrisé les deux femmes avant de les tuer à coups de revolver.Les deux cadavres étaient en effet marqués de nombreuses contusions et blessures.Les bandits s'étaient amusés à éteindre leurs cigarettes sur la chair pant^ante de leurs victimes.On releva plus de ENCORE HORRIFIE.\u2014 Jim Milam, chauffeur de camion, se souviendra longtemps de l'horrible découverte qui l'attendait dans le bosquet où il allait déjeuner.Milam est père de dix enfants.ni l\u2019argent.Mais jusqu'ici, on n\u2019a pu découvrir aucune piste sérieuse.Un garagiste se rappela que les deux automobilistes s\u2019étaient arrêtées la veille fi son dépôt d\u2019essence pour faire emplir leur réservoir.ïl se souvint que Mme Frome avait sorti de son porte-monnaie un fort rouleau de billets de banque pour lui payer son dû.Plusieurs automobilistes arrêtés nu .lêm \u2022 garage, pu-r :it le voir comme lui.On suppose que les bandits virent ! Mme Frome sortir une forte som-( me d\u2019argent de son porte-monnaie.Quand la puissante voiture des Fro-' m.' s\u2019élança i\\ nouveau sur la route, i ils durent lu suivre de loin.En exn-I minant l\u2019automobile des victimes J «elle tut retrouvée plus tard, ubun-| donnée à 50 milles de l\u2019endroit du I meurtre», on s\u2019aperçut que les Fro-j me avaient dû s\u2019arrêter pour retn-! placer un pneu crevé.Il est probable que les bandits les rejoignirent alors, offrirent leurs Services.1 Ils leur offrirent d\u2019aller se reposer sous l\u2019ombre du bosquet tout ( près «les traces de pas montrent en i effet que les victimes suivirent leurs meurtriers volontairement».Et là.loin de tout secours, on les assassina.Non sans, avant, les avoir Igno- blement torturées.On ne possède aucune piste sérieuse.De vagues témoins afflrinè-I rent avoir vu une limousine grise, ayant à bord deux hommes et deux femmes, suivant à la piste la voiture des Frome.D\u2019autre part, on a signalé dans la région la présence d\u2019un redoutable meurtrier, Léo Wahler.un habitué des drogues ro-| cherché par la police d » trois états.r autres témoins affirmèrent avoir ! vu nu vo\u2019nnl de l'automobile des i victimes une femme qui n\u2019était pas ; Mme Frome.De nombreux suspects furent nr-l\u2019i t f .dont un vagabond surpris à vendre des vêtements de feinmo qu\u2019on crut un moment être ceux des victime .Mais, faute '\u2019u' 11\t'*¦ s' 'ultn tfavaillé que - Hein?Bigre, c'est vrai, ce case caiiipe en lace d'un miroir:\tjso11 ^'slon l) r * ! \u2022¦m :^:- , \u2022 wr>:.>»4'# \u2022ÎT^ v.W;*~ i*rs.v f - à fx*?.S -v, WS&i ^pr' ?- ' .; .*s*2 ^\tï\" l ne mere héroïque Pendant que les flammes ravageaient la maison de ferme de M.et Mme Bryan Cramp, près de Meaford, la mère, ci-dessus, qui fut la première à découvrir l'incendie, fit des efforts héroïques pour sauver ses trois enfants et les mettre en sûreté.Un employé de la ferme, Charles Townley, entendit ses appels frénétiques et se précipita à l'étage supérieur, à travers une fumée épaisse, pour sauver le petit Gordon âgé de deux ans.Les deux petits rescapés En voulant fuir la maison incendiée, Townfey et la bébé Gordon qu'il sauvait d'une mort certaine, dégringolèrent en bas de l'escalier.Ils en furent quittes pour la peur.Voici Gordon Cromp sur les genoux de Betty Johnson et tout à fait revenu de son choc.Son petit frère Garnet est à scs côtés.// surveille les ruines toute la nuit Bryan Cramp mit quatre ans à construire lui-mêmo sa maison, sur une petite forme de St-Vinccnt.Et aujourd'hui, après l'incendie, tout ce qui en reste, est un amas de cendres et quelques sections d'un mur de briques.Il fit la garde toute la nuit près des ruines afin d'empêcher les étincelles d'incendier sa grange.FAUSSE ALERTE (Suite de la page 8) taille, seulement, il y a toujours du monde qui s'arrête autour des artistes qui travaillent en ces lieux, cela me gêne.je ne suis pars une artiste, moi.J'ai remarqué hier que vous étiez seul le matin; il n'y a pas de curieux à cette heure-ci, et j'espérais que vous ne veniez pas quotidiennement.enfin .alors, si je ne vous gêne pas en me plaçant de côté?\u2014Oui.c'est ça.de trois quarts, bafouilla Raymond, la lumière venant de droite, les yeux levés, parfait .\u2014 Plait-il?be garçon est obligé de ,-e pincer potir revenir ô la réalité de la minute présente.\u2014Je veux dire que si vous preniez mon pliant, vous posant de trois quarts, je pourrais travailler votre tête.pardon, par-dessus votre tête et ce serait parfait.Elle eut un sourire fin el amusé.Ah! ce sourire, cette petite fossette creusée en un instant sur la joue, s'il pouvait la fixer à jamais sur le papier! Dadier s'empresse: il a calé son trois pieds \u2014Ici.veuillez vous placer ici.mademoiselle.\u2014Oh! c'est que je ne verrai pas.\u2014Un service en vaut un autre! Ne m'empêchez pas de réaliser un chef-d'œuvre.Au reste, s'il manque un détail dans votre dessin, vous trouverez dans mes cartons de quoi le compléter., A | 1.(TA i ii[\\\\ o 'j l Ce fui lout plein mignon ce* petits goûters.Un petit coquin'de rayon d'or vint à percer les feuillages, Il mit une étoile dans les prunelles de Dadier.la jeune inconnue lui trouva une allure de demi-dieu et abdiqua sa volonté.Ce qu elle traça d'une main inhabile sur son album de souvenirs, peu importe, elle y apporta le plus grand soin, persuadée que son cher papa serait heureux de recevoir cette esquisse, là-bas.au fond des Landes, où il vit dans la gène.Dadier a des inquiétudes dans les jambes, sa main, elle, ne tremble pas; une ébauche se dessine en lignes pures sur la planche, mais dans son cerveau, c'est un vrai chaos d'idées'.Las, bientôt voici que le modelé s'agite: \u2014Merci, monsieur.J ai fini! Oh! là! Ut! quelle horreur! non.,.c'est que lui n'a pas terminé II se [penche sur l\u2019épaule de la jeune idle: !\t\u2014Permettez.i Elle rougit.\u2014Je ne suis pai une artiste, ne riez pas.ne vous moquez pas., Elle lève sur lui un oeil un tantinet inquiet.Cela rcimuierait.la jolie, que cet aimable garçon s» moquât d'c'le.Pas de danger! Il voit bien un croquis enfantin sur le cahier de la jeune fille, mais ce qui l'intéresse, c'est l'expression peinte sur le délicat visage.D'un air détaché: \u2014Vous n\u2019avez pas l'intention d'ex-^ poser au Salon, n'est-cc pas?Elle secoua la tète.Et comme parlant pour elle-même, après un sou-pir: \u2014Je cherche quelque chose de , plus difficile1.Elle s'est levée.Raymond retourne ^prestement sou oeuvre ébauchée pour lu dérober aux regards du modèle.\u2014Et que cherche/.-vous?reprend-il inconsciemment.\u2014Du travail.Raymond pense ne pus avoir bien entendu.Seulement, à son insu, un grand intérêt se lit sur ses traits.\u2014 Vous êtes Parisien, fait-elle, peut-être pourriez-vous m\u2019indiquer des agences sérieuses auxquelles Je devrais m'adresser?Je suis déçue, avoua-t-elle: du fond de ma retraite provinciale, je m'imaginais que dans la capitale, il me serait facile de tirer parti de mes talents et de mon savoir.\u2014Quels talents?\u2014Je chante, je brode.Je puis aussi enseigner le Français et l'Anglais.\u2014 Penh! Voici de quoi mourir de faim.\u2014Je commence à le craindre.Raymond s'enhardit: - -Personne ne vous a dit que vous j pourrie/, gagner une bonne journée | à ne rien faire?| A peine ces paroles prononcées, le maladroit les regrette: pour la seconde fols, comme la veille, alors qu\u2019il avait sottement dévisagé la Jolie promeneuse, il la vit prête à détaler.\u2014Vous ne me comprenez pas.Ifi, là.vous arrivez de rives lointaines! \u2014De celles de l'Adour et Je me méfie.\u2014Tout à fait à tort mademoiselle; écoutez-mol.Il y avait une assurance telle dans Ica accents de Dadier que la naïve Landaise écouta.Mais ce fut en vain qu\u2019il prêcha en faveur d'un atelier ou des personnes du meilleur monde posent les figures de vierge.I \u2014Non, mon pèrp et mon frère ne me le pardonneraient pas.C\u2019est en cachette d\u2019eux que Je veux tenter do ntfr créer des ressources, profitant d'un court, séjour à Paris: mills modèle.non Jamais.Ah! une Idée! J'installe mon appartement.les rideaux manquent.Voulez-vous vous charger d'acheter le tissu, puis de les faire ces rideaux?Cela oui, bien sûr, avec plaisir et à très Imjii compte.Il y a des occasions de tulles ravissants en cette saison, déclara la Jeune fille.Il devint aussitôt itidls|>ensabtc d\u2019aller prendre les mesures des fenêtres.Raymond plia bagage, son attirail de dessinateur soils le bras, U traversa le Luxembourg et gagna l\u2019hôtel de «ulnt-Scrve.\u2014Entrez, mademoiselle, mademoiselle?\u2014\u2022C'est vrai.Violette.Violette Dupin.\u2014Raymond Dadier.votre .serviteur.Au reste, très embarrassé; ma méro doit venir loger Ici quelque Jour; comment partager cette galerie en deux?\u2014C'est Jeu d'enfant.Ornnde.la pièce; quel chic.tout à fait séduisante la demeure.Violette tourne, retourne.ar|H*iite la galerib.\u2014Vous savez, avec le concours d'un ou deux paravents, habilement disposés, madame votre Mère serait , chez elle, et vous, chez vous.Le Jeune homme en accepta l\u2019au-1 gure.\u2014Entendu, vous me donnerez vo-! tre goût, nous irons acheter des paravents.Mais, pour le* rideaux, voyez, J\u2019ai trois fenêtres.Mlle Dupin fait une moue: i, ,\t, (Suite à la\t12), (în( PHOTO-JOURNAL PAM JO MONTREAL 21 AVRIL 1938 Un monument an capitaine Bernier Grâce à .ce fameux explorateur des régions arctiques, l'étendue du Canada s'est vue augmentée d'un demi-million de milles carrés.\u2014 Belle initiative des personnalités du Québec.Il est vivement question, depuis quelque temps, d'élever à Lévis, un monument :iu fameux capitaine Joseph-Elzéard Dernier qui a consa- NE EN 1852 \"Je servis de cadeau du Jour de l\u2019An à mes parents en 1852,\" s\u2019a-musalt-il à dire lul-méme sur un ton L\u2019hôpital des poupées Ingénieuse, et entreprenante, elle s'arrange malgré son infirmité, pour gagner sa vie.LE VAISSEAU l)U CAPITAINE IlEltNIEK \u2014 On volt Ici P\u2019Aretlc\u201d, sur l(*(|iiL\u2018l le ciipitsilnc Bernier n tant vogué dans les mers du nord couvertes «le glace.Le capitaine, par scs explorations, a augmenté le Canada d'une étendue «le terrain «l\u2019un demi-million «le milles carres.cré sa vie fi l\u2019exploration des Immcn- enjoué, \"en naissant le 1er Jan- ses «:t solitaires réglons de l\u2019Arctique Ce louable mouvement est appuyé par plusieurs personnalités éminentes (l«\u2018 la province de Québec.LK CATITAINK J.-K.BLItNILIt Il est i|ii(\u2018Ntlon, depuis «|iiel-«juc temps, «l'élever à Lévis un monument au fameux capitaine Joseph* l'iTéard Bernier «iui a consacré sa vie à l'exploration des immenses et solitaires régions de l'Arctique.Ou voit el-contre l'illustre capl-tainc, décédé rn lll.'M.DANK LA IIAIi: DK BAI Tl N 1/\"Ai elle\", «'oinmandé par le eapi-tuine Bender, v«)gur t\\ traders les glaces, sur la baie de laffiu, «fans un autre voyage d'exploration.Voycx notre urtlclc ei-eon-tre, au sujet d'un monument «pi'on veut élever à Lévis À la mémoire du vaillant «a-\\ pitaluo.vler.\" Fils d\u2019un marin expérimenté, Il n avalt que trois ans lorsqu\u2019il suivit ses parents sur le brig \"Zlllah\".Il Un üeutenanf-colonel meurt subitement en visitant le champ de bataille de Douaumont où il avait combattu VERDUN \u2014 Le lieutenant-colonel de réesrve, Georges Royne.âgé de 71 ans, domicilié à Beaumont-Pied-de-Boeuf (Mayenne), était venu en pèlerinage à Verdun en compagnie de sa femme.Alors qu'il parcourait le champ de bataille de Douaumont.ou il s\u2019était glorieusement battu pendant la guerre, il fut pris d\u2019un malaise subit.Conduit à l\u2019hôpital.le lieutenant-colonel Royne y est décédé quelques heures après.vécut à bord des navires#'Jusqu\u2019à l\u2019àgc de 7 ans, puis il alla à l\u2019école; à quatorze ans, on le retrouve à bord des bateaux et trois ans plus tard, il était déjà capitaine.DANS L\u2019ARCTIQUE Depuis ce temps, jusqu\u2019à son décès survenu à Lévis le *2G décembre 1934, il ne cessa de fréquenter les mers et accomplit plus de douze voyages dans les régions de l\u2019Arctique, ajoutant à la carte du Canada une étendue de terrain de pas moins d\u2019un demi-million de milles carrés.En 1908, on lui confia la mission «l\u2019annexer les territoires du nord au Dominion.Il dévoila une tablette de bronze sur l\u2019ile Melville, étendant les possessions du Canada à \"tout l'archipel arctique, compris au nord de 1*A-mérique, entre les sixième et cent-quarantième degrés de longitude ouest.\" ST-PETERBOROUGH.Ont.\u2014 Invalide et incapable de travailler dans une manufacture ou dans un bureau, la jeune Violet Todd.de St-Peterborough, Ont.habile à ma- ! nier l\u2019aiguille, le peigne, le pinceau, | ouvrit un atelier de réparations pour les poupées.Les enfants des environs ne tardèrent pas à visiter son établissement et à vanter l'habileté de son travail.La poupée est-elle défigurée?La voici qu\u2019elle prend son pinceau, lui trace de nouveaux traits, rajeunit ses couleurs et avec l\u2019aide de son peigne, lui donne un nouveau genre de coiffure.Sa toilette laisse La jeune Violet Todd.est flère de nous montrer l\u2019oeuvre de ses mains habiles.vue de cette transformation radicale, t-elle à désirer?Elle taille à la pou- j Elle se spécialise aussi dans les pée une robe plus seyante, la dé- ! layettes pour nouveau-nés.Pour core de son mieux à la satisfac-1 ses services elle exige une rémuné-tion des eniants exubérants à la ration très modique.Elle essaie d\u2019adapter la chevelure «le ses poupées à tous les genres «le coiffure en vogue.Remarquez les differents articles de la garde-robe «le dame poupée.POURQUOI LE DR DAFOE CHOISIT LA CREME A DENTS COLGATE POUR LES JUMELLES DIONNE Le Dr Dafoe choisit la Creme à Dents Colgate pour les petites Dionne parce qu'elle nettoie avec une telle perfection, avec une telle douceur\u2014sans endommager le moindrement l'émail délient sans irriter les tendres gen cives POURQUOI VOUS AIME REZ VOUS AUSSI LA CREME A DENTS COLGATE.AN NETTF CECILE EMILIE MARIE YVONNE GUAM) MODELE n.iiM, n.odrir Module moT.n Ce n'est pas tout que l'agent de polissage sûr et doux de Colgate polisse et fasse briller les dents-car sa mousse pénétrante spéciale entre dans les petits Interstices caches entre les dents que des méthodes ordinaires de nettoyage ne peuvent atteindre.elle nettoie toute la surface de chaque dent.rend votre sourire plus brillant.garde votre haleine douce et Irréprochable! Procu-rez-vous-en un tube aujourd'hui! \u2022 i-i \u2022\u2022 ¦ MONTREAL ^ ZI AVRIL 193* - I' -\t.f\t-, .-.\t-r_\u2014\u2014:-| - -j r'v:'\u201e;_'i\u2019v PHOTO-JOURNAU PAGE || Mystère de la Nuit Fatale Feuilleton de ,,Photo-Journa^, par LOUISE POITRAS yÆfâlft ECRIT SPECIALEMENT POUR \"PUOTO-JOURNAl\".(Résumé de ce au* prècèdel Line reprend arec Roger qui est ivre, le chemin dti loyer.Un accident survient en route.Le chau/-feur de l\u2019auto qui a été /rappee par Roger lui dit des injures et lui tire une halle de revolver au coeur, puis s'en/uit.Un policier arrive inopinément, dans sa ro:*ure et veut emmener Line à la Sûreté.la croyant coupable de meurtre.quand une autre auïo rirnt s'arrêter tout prés de là.Le grand jeune homme qui en descend désarme le policier, tandis que Line tremblante, se demande que! est le sort qui l'attend.CHAPITRE VI Line, éperdue, se demandait si elle ne rêvait pas.Tant de choses pouvaient-elles réellement arriver en si peu de temps et s'acharner sur UH?-jeune fille qui sortait pour la première fois?La voix du policier la ramena à la réalité: \u2014Vous ne pouvez faire cela, grommelait-il d'un ton de menace.Je suis un officier de police! Si vous tombez jamais entre les mains de la loi après ce que vous venez de faire.vous n'aurez' pas de quoi rire, je vous en passe un papier!\u2014 Allez, la petite, prenez son numéro de licence!.Tremblante, Line se hâta d'obéir.Mais la plaque de licence avait été retournée à l'envers et trop solidement fixée pour que les fragiles mains de la jeune fille puissent In remettre à l'endroit.Le bandit se mit à rire.Brusquement, tournant vers Line le revolver du policier, qu'il tenait dans la main gauche, l'homme ordonna à Line: \u2014Prenez fbs clés des deux autos et apportez-les moi.Que faire, sinon obéir.Elle apporta les clés et fixa le visage du bandit, afin de graver ses traits dans sa mémoire, mais ici encore le i Line se sentait rassurée.Serge Bazin.Oh! sûrement, il n'arriverait plus rien de fâcheux.Elle avait un protecteur désormais.sommes à peu près sûrs de nous! Line, n'ayez pas peur.Regardez-moi?En même temps, il arrachait le mouchoir qui couvrait le bas de son 1 visage et elle reconnut le waiter, le | chevalier-servant de la jeune fille I en rouge.Serge Bazin, pour l\u2019appeler .par son nom!.BONNES INTENTIONS Line n'avait plus confiance en destin sembla se jouer d'elle.L'hom- j l *f'n' ni en personne.Tout de même, me était masqué.\t|e!le se se,ui'' \u201c l>eu Près rassurée.Elle connaissait de réputation ce Les clés en sa possession, sûr que le policier ne pourrait le rejoindre, ! tl obligea ce dernier à retourner [ s'asseoir dans sa voiture et lui défendit de tenter d'attirer l'attention de qui que ce soit sur la grande route qu'il ne soit lui-méme complètement hors de vue.Puis, se tournant vers Line, il dit.avec un grand salut ironique: \u2014Quant à vous, princesse, vous allez venir avec moi.Oui, je me sens un peu seul de si bon matin sur les grands chemins.CELUI QUI L'AVAIT ENLEVEE Line n'avait plus de volonté.Il semblait que tout ressort était brisé en elle.Fatiguée au-delà de toute expression, elle prit place dans le roadster.L'homme masqué se plaça jeune homme, fils d'un juge connu.\u2014Zut.fit-il.Nous avons beau \u2022 venait, dès lors, véritablement son avoir de l'avance.Quelqu'un finira ange gardien.Il lui semblait voir, bien par dégotter notre policier dans dans la maison solitaire, sa mère si faisait à ce moment sa semaine da nuit.Une sentait ses regrets, ses remords augmenter.Elle avait (contre son gré.Il est vrai.) manqué A la parole donnée.Que n'avait-cllo écouté sa mère qui ne voyait rien da bon en ce Roger?Les mamans connaissent mieux la vie que les petites filles, et si ce u'était, pourquoi seraient-elles là?.ENFIN A LA MAISON Serge tenait ouverte la porte da la voiture.Elle descendit et le Jeune homme la reconduisit Jusqu'au perron.Mme Darville ne se montra pas.Pourtant, Line seûlnll sa préscnco dans la maison derrière celle porto obstinément close.Comme elle devait être fâcltée et peinée!.Peinée surtout ! .Line avait hâte de rentrer.Elle sa tourna vers Serge et gentiment, lut tendit la main.\u2014Merci est un bien petit mot pour la reconnaissance que Je vous dois, dit-elle.Soudain, comme si une force la poussait invinciblement, le jeunn homme prit Line dans ses brus eb sur ses lèvres, mit un profond baiser.\u2014Au revoir, dit-il.\u2014Au revoir, répondit Line.Elle ouvrit la porte.\u2014Miiman, cria-t-elle, dès le .seuil, maman?Aucune voix de se fil entendre.La !e chemin et le prendre avec lui.Il I inquiète qu elle ne devait, à iu let- ' Jeune fille pensa que sa mère ne l'a- vu sûrement donner par radio notre tre plus vivre.Dire que Line avait signalement! Nous sommes décidé- si solennellement promis de rentrer ment mal pris!\tjà 1 h.Et il devait bien en être trois Il arrêta la voiture, remit les p!a- ou quatre.Par cc.s nuits d'été, les ques de licences en place et mur- j heures d\u2019obscurité sont courtes, mura :\tj Comme elle devait être fatiguée sa \u2014Et puis, cela explique le coup de i pauvre ctière maman! feu.\tLa voix de Serge la lira de ses \u2014Quel coup de feu?\tj pensées.\u2014Celui que le policier a tiré sur j \u2014Récapitulons, disait le Jeune nous quand nous sommes partis.! homme.Donc, ia police ne sait pas lui-même grand.sportif et avocat Heureusement qu'il nous a manqués.; votre nom.Elle ne sail pas le mien Vous étiez trop émue pour vous en | davantage.Elle ne m'a pus vu le vl-apercevoir.Il s'est servi du même sage puisque J'étais masqué.El si le Mais vous ramener chez vous, i revolver que celui qui a tué Roger.i bonhomme a des soupçons sur vous, i Oui.répéta-t-il, nous sommes bien au sujet du meurtre de Roger.Il y mal pris.\tj a tout de même des preuves qui ml- notc.Et elle demanda: \u2014Qu'allez-vous laire?si vous voulez bien me dire où vous demeurez.Retourner chez elle! La pauvre petite en avait quasi perdu l'espoir.1 \u2014Vrai, dit-eile?j \u2014Mais oui.Voyez-vous, expliqua-j t-li.j'ai reconduit citez elle Mlle La-> chance et je suis venu vous chercher.Vous aviez l'air tellement malheureuse avec ces deux types et celte fille.\u2014Mais, vous n'avez pas la même voiture?\u2014Non.J'ai pris celle d'un ami, car Je craignais que ce Roger ne rc- à côté d elle et après s être\tassuré j connaisse la mienne.J'ai\taussi , re- que le policier se tenait\ttoujours , tourné les plaques de licence\tde fa- désarmé dans son auto impossible j ç0n à ce que mon copain n'aie pas à faire démarrer, il se mit\tà\trire et j de trouble.C'est un type,\tce\tRoger, mit sa voiture en marche.\t! à ce que je peux croire.Line se laissa aller.Derrière elle | Soudain le fait brutal revint à restait, dans l'auto abimée.le corps ; l'esprit de Line: sanglant de Roger, veillé par un policier qui ne devait pas être tout à fait de bonne humeur.Et où pouvait-elle bien être emmenée par ce bandit masqué?Vers quelles autres horreurs?Elle était à ce point anéantie qu elle n'avait presque plus la force de penser, ni à sa mère, ni à aon propre sort.Bientôt, roulant rapidement sur la route déserte, le roadster fut hors de vue.Dans une dernière courbe.\u2014Mais U est mort.Vous ne savez donc lias qu'il est mort?.\u2014Mort?Comment cela?mais il était pourtant avec vous toute la soirée?\u2014Quelqu'un a tiré sur lui.PENSEE RAPIDE Serge ne riait plus.Décidément les choses étaient pires qu'il se les était imaginées.Pensant trouver Line seule aux prises avec Roger ivre, il avait simulé cet enlèvement un peu il disparut.L'homme masqué, qui 1 pour s'amuser, beaucoup pour faire Jusque là n'avait pas dit un mot à 1 impression sur le cerveau nébuleux la Jeune fille s'écria alors:\t!de celui qu'il croyait sous l'influence \u2014Je crois que maintenant nous de la boisson.QUE SERA L'AVENIR -Voyez-vous, reprit Serge, vous étiez virtuellement sous l'emprise de la loi.Le policier.J'en suis presque sûr.ne croyait guère que ce soit un autre que vous qui ait tiré sur Roger.Il est clair qu'à ses yeux je suis votre complice et que je suis venu à votre secours pour dissimuler votre crime.\u2014Mais vous savez bien que ce n'est pas moi!.\u2014Si Je le sais!.Voyez-vous, après avoir reconduit Laurctte, Je suis retourné à toute vitesse au chalet.J'ai regardé partout pour essayer de vous y trouver.Vous étiez déjà partis.Alors, comme je savais que Roger avait un peu trop bu.je inc suis mis à votre recherche, car un homme ivre au volant est chose dangereuse.Tout cela est arrivé avant moi mais il reste une chose à sauver et nous en viendrons à bout, c'est votre réputation.Vous n\u2019avez pas dit votre nom au policier?\u2014Non.Je ne crois pas \u2014Celui de Roger?\u2014Je n'ai dit que son prénom.\u2014Oh! d'ailleurs.11 faudra toujours qu'il soit identifié.Allons, petite Line, reprenez espoir.Dieu aidant, tout n'est pas pçrdu.CHAPITRE VII On pense avec quel bonheur Line donna son adresse à Serge qui dé- litent en faveur de lu vérité que vous avez dite.On se doutera bien, à l'enquête que ce n'est pas vous qui avez abimé l'auto et les recherches du côté de l'autre voiture endommagée porteront sûrement leurs fruits.Regardons venir! Soudain, les phares d'une auto Invisible Jusqtu là se braquèrent sur le roadster, puis, rapidement, s'étet-gnirent.\u2014Serait-ce déjà la police?murmura Line toute tremblante.\u2014Je ne sais pas!.répondit Serge d'une voix angoissée, malgré son désir d'être entme et de ne pas effrayer Line davantage.En lul-mèmc.pourtant.11 était loin d'etre tranquille.Ce qu'il avait fait comme un Jeu devenait terriblement compliqué depuis qu'un mort se plaçait entre lui et le policier, un i mon dont ou pouvait imputer à Line le passage de vie à trépas.Les routes étalent encore calmes.Toutefois, Serge ne précipita pas sa vitesse.De temps en temps, ils croisaient quelque voiture de paysans, de laitiers et le jeune homme ne tenait pas à être remarqué.Enfin la maison de Line fut en vue.Tout semblait dormir dans le Joli cottage, mais la Jeune fille remarqua que la lumière brûlait encore dans le llvtng-room.Sa mère avait dû l'attendre toute la nuit, et seule, puisque Jean vall pas entendue.Elle cria plus fort.Mais ses appels restèrent sans échos.Elle chercha dans toutes les pièces, vainement.Les maisons voisines étalent calmes et encore endormies.Une dut se rendre à l'évidence.Il était tantôt cinq heures du matin et sa mère n'étalt pus à la maison!.Mais alors, où était-elle?L'APPEL A JEAN Nerveusement, elle composa, suc le cadran du téléphone le numéro du gurage de Jean.Elle attendit longtemps.Finalement, une voix encore ensommeillée et assurément peu aimable répondu.\u2014Jeun, fit-elle.La voix hésita mi moment.Llun eut le temps de crier: \u2014Ne coupez pas.Je voudrais parler à Jean Darville! \u2014Jean Darville n'est pus Ici.Malgré son angoisse, elle tenta du donner à su voix un son naturel et elle demanda : \u2014Vous êtes sûr?.Pourtant, Il devait travailler cette nuit! \u2014Oui, mais.De toutes façons.Il n'est pus Ici.\u2014Mais alors, où est-11?\u2014Ah! mais cela.Je n'en subi rien.Il ne me l u pus dit.Tout ce que J» sais, c'est qu'il m'a appelé II y a environ une heure pour me dire quo quelque chose était arrivé chez lui et qu'il fallait que Je vienne le remplacer ru plus vite pour qu'il pulsso s'ÿ rendre.C'est tout ce que Je suis.Je suis venu et 11 est parti.\u2014Vous dites qu'il y a une heure qu'il est parti?\u2014Non, pas tout 4 fait.Il a fallu que Je m'habille et que Je vienne.Il n'y a pas une heure, peut-être une demi-heure.Mats au fait.Mademoiselle, pourquoi ne téléphonez-vous pas à sa maison?Il y est, sûrement.\u2014C'est que J'y suis à sa maison, et il n'y a personne.En tous cas, Je vous remercie!.» Un long moment, elle resta Là as- (Suite à U page 20) PHOTO-JOURNAL PAGE 12 FAUSSE [ ALERTE (Suite de In page 9) \u2014Des fenêtres qui n\u2019ont nul besoin de rideaux!.Vous ave?, des vitraux.ce serait une erreur.Raymond le sait pnlinemment.mais c'est la seule idée (jul lui soit venue pour attirer \"le modèle\" dans son atelier.\u2014Dame, il faut bien sacrifier au style en faveur d'une vieille maman.ma mère aime les rideaux, elle a l\u2019habitude.tous les soirs, elle tire les rideaux.Après tout, puisqu'elle cherche du travail, Violette serait bien sotte de refuser celui qu\u2019on lui propose.Trois fenêtres, six rideaux et des rideaux qu'on tire, pour être chc?, sol.ce sont de grands rideaux.Violette enlève son chapeau.\u2014Ave/.-vous un mètre et un escabeau.monsieur?Oui, Raymond a tout cela, mais en n'agi la ni.il renverse une table et la potiche qui était dessus, avec l'eau et les fleurs qui s\u2019y épanouissaient, ear l'artiste aime les fleurs.Quelle catastrophe! I.es Jeunes gens s'empressent.\u2014 Un torchon, un chiffon, vile, monsieur, il faut éponger l'eau.Il ne trouve que son peignoir de bain, le Jette à terre, piétine dessus; Violette, agenouillée sur le tapis, ramasse un è un les morceaux épars: \u2014C\u2019étail un vase «le Galle.Mlle tend les mains chargées de débris vers Raymond, sou regard tend aussi vers lui.\u2022 Ali! délicieux.ravissant, ne bouge/, pas.de grfice, ne bouge/, pas.mademoiselle, garde/, la pose.Violette ne bouge pas: elle est stupéfaite.Si ce garçon n'est pas fou.c'est le plus curieux Jeune homme qu'elle ail Jamais vu.l.e voici de retour avec son crayon et son bloc: -\tUn Instant, rien qu'un Instant.Kt la main court, dessine, et Violette, amusée, a un sourire qui.petit à petit, égale su moue apitoyée «le tout è l'heure en contemplant le vase brisé.Il y a «les minutes qu! se prolongent sans qu'on s\u2019rn aperçoive, cl, véritablement, Violette ne semble pus lut ignée, les brus allongés vers Raymond et les prunelles attachées Mir le visage (le l'artiste.I.es cloches «le Notre-Dumc-tles-Giuinips carillonnent.Mlle Dupin sourcille.\u2014C'a.c'est l'indice «pie la séance a lisse/, duré.Non.c'est l'angélus, tait-elle.-\t.l'abuse de v«ius, mademoiselle, nous reprendrons cela une autre fois.Vous ave/, besoin «le détente.Dattier n saisi les poignets de la Jeune fille et la remet debout.-\tMidi, où déjeunez-vous?Oh! c'est très amusant; dans res sortes «le bars, «ni, pour trois francs.Ilomnir! Personne ne vous nt-trml?\u2022le suis venue i\\ Paris seule, et papa m'a promis le secret vls-A-vls «le la famille.Pauvre père.Je voudrais tant npp«>rter un appoint i\\ sa i let rat te.ou «lu motus ne rien lut! coh ter.V«iru facile à satisfaire.J'ai mon \u2018 Idée.Je vous la soumettrai entre la ' poire cl le fromage .Venez.Raymond Dattier a d'excellentes Itlées, honnêtes, «pti plus est, mais non moins dangereuses pour le coeur «le rhumblt' Violette.Depuis huit Jours que le tissu est Acheté.les rideaux n'itvancrnt guè-ir.Par contre, la «'«OU'clkm «lu pas-tcllisto s'enrichit «l'esquisses délicicu-m\\v De face, «te profil, les paupières closes ou le regard brillant.\"Mlle Violette\u201d est prise maintes et maintes fois.Vraiment, ce n'est pas poker, ce n'est pas être modèle, ce n'est même pas fréquenter un atelier.Mlle Dupin est ouvrière A la Journée: elle MONTREAL XI AVRIL 1938 GRACIEUSE BEAUTE ET JOLIS OISEAUX *¦ ' \u2018**-S ierrs ' «fc.' \u2022 - \u2022* \\ ; \u2022 » r r 1\t\"jy- : .J ¦\t'\u2018/y i ' Cette jeune fille, Janice Mogid, «fc Miami, en Floride, dont vous pouvez admirer Iq beauté calme et sereine, se leva très tôt, un matin, contrairement à ses habitudes, pour aller faire la chasse a ux canards près du \"Lac Perdu\".Mais cette moderne Diane succomba bientôt aux charmes de ses victimes en perspective et décida de ne pas enfreindre leur liberté et de leur laisser la vie, dont ils semblent jouir apparemment.Ces canards se sont montr és si peu farouches, qu'ils sont venus en bon nombre entourer la jolie Janice, et lui ont fait un accueil bien sympathique.Et c'est p our cela qu'elle les a épargnes et qu'elle a réservé son fusil pour d'autres occasions.Mais elle n'aura jamais plus, dit-on, l'idée de tuer les canards, ses bons omis.arrive vers dix heures, elle trouve la clef soils le paillasson.Elle se met A coudre au balcon, s'amuse à voir les chats de la propriétaire qui s'ébattent ou donnent nu soleil.Midi arrive très vite, M.Dndlcr frappe «leux légers coups et baise lu main qui lui ouvre la porte.Il est toujours gai.LMitraln, enchanté «lu travail qu'il exécute en plein air.Son appétit est excellent et vite, vite, 11 entraîne Mlle Dupin au dehors, dans le petit salon que lui réserve un mnilre d'hô-U»l, cet excellent et discret Gustave.A midi on (\\st tranquille comme nu fond des bols dans les chics restaurants, les habitués ne sont Jamais lè avant une heure, l'heure du Jazz.Or.Justement.Dattier préfère manger en silence, ou presque, rien qu'en écoutant le gazouillis de Violette.Elle n bien protesté pour in forme le premier Jour: \u2014Oh! monsieur.( beaucoup trop, m\u2019emmener «léjeuner alors que vous payez dêj«\\ st largement mes travaux «le couture.\u2014Dame, c'est l\u2019usage.i\\ Paris, les ouvrières de la Journée sont toujours nourries.Je devrais même vous offrir le thé.\u2014Dans ce cas.Je pourrais le faire chez vous, vous ave/, ga?.électricité, et je sais préparer le Ceylun A l\u2019anglaise.Ce fut tout plein mignon ces petits goûters venant interrompre la Violette avait déniché «les tasses en porcelaine «le Saxe dans une vitrine et «les cuillères d ivotre «tans leurs parages.Timidement, elle avait apporté de chez elle un napperon, une merveille «nivrée «le ses doigts agiles.Raymond s'etait extasié et.sans vergogne, avait payé «l\u2019un baiser.Certes.11 n'avait point songé i\\ mal.et ce n'était pas un grniul crime.Violette pourtant, ce solr-lA.lorsque revenus du théâtre ensemble.Raymond l\u2019eût ramenée â sa pension «le famille, Violette ne dormit pas.Les forêts de pins des landes dansaient une ronde macabre, tous gemmés A mort: son père était condamné A l'exil, il achèverait sa vie seul, et elle, fille Ingrate, sombrait dans une fosse aux ours où tes chats de Mlle «te Saint-Serve se baladaient en ricanant.On a beau ne pas croire nu rêve eela vous impressionne.I^i jeune fille prit une résolution héroïque: elle allait annoncer A Raymond qu'elle était rappelée au pays.Oui.seulement dès que ses* lèvres s'ont l 'ouvrirent pour laisser passer ce mensonge, deux larmes apparurent au bord «le ses paupières.IiO bel artiste était crédule, plus qu'on ne le croit, et l\u2019Idée ne lui vint pas que sa mie pouvait essayer de le tromper.D'autre part, ce qu'il comprit, c\u2019est que Violette l'aimait et que son tendre coeur souffrait.Alors cela, vraiment, eh bien! oui.cela lui lit un plaisir insensé.11 fut sur le point de l\u2019en remercier.Mais au premier mouvement qu\u2019il risqua pour s'approcher d'elle, Mlle Dupin sauta sur le balcon.Là.en pleine lumière, il n'oserait pas l'embrasser, pour sûr! Car cela, il fallait l'empêcher A tout prix.Hélas! elle était chavirée depuis son premier baiser, que deviendrait sa sage décision si ce séducteur allait la «*aJoler?- Partir, murmura le jeune homme.évidemment si M.votre Père vous réclame.U faudra bien partir.Mais pas demain, je vous en prie, je veux vous présenter un de mes anus qui pourrait peut-être vous être utile dans l'avenir.11 a «le belles relations dans le Sud-Ouest.\u2014 Soit, je vais préparer mon bagage.soupira Mlle Dupin, un peu surprise que Dndicr ne manifrstftt pas plus d'émotion.Je regrette vivement que le sixième rideau ne soit pas terminé.\u2014 Cela n\u2019a aucune importance, fit l'artiste.Quelqu'un le finira au pre- mier jour, acheva-t-il par manière d'acquit.Il rassemblait et enfermait dans un carton les différents portraits «te Violette.\u2014 Il songe déjà à prendre une autre ouvrière, pensa la pauvrette: vn n'a pas beaucoup «le coeur les hommes.Elle remit son petit chapeau bleu, en avant, le plus possible sur l\u2019oeil, le plus possible en casseur d'assiettes et dit avec un léger trémolo dans In voix: \u2014Au revoir, monsieur.Où devrais-je vous rencontrer demain avec votre ami?\u2014Eh bien! nu restaurant, midi.Violette tendit la main Raymond lu serra, ne la retint pas.Il avait dans toute sa personne quelque chose de guindé, de raide, comme s'il eut avalé un manche à balai.doute?Pauvre mademoiselle; voici justement pour vous une lettre pressée venant des Landes.Violette grimpe dans sa chambrct-te pour déchiffrer le billet paternel; \"Chérie, je me rends à tes voeux, reste A Paris, puisque tu y ns trouvé de petits travaux bien rémunérés.Je me saigne aux quatre veines pour envoyer la pension à ton frère.Pauvre Louis! puisse-t-il ignorer toujours les sacrifices que nous nous serons imposés, toi et moi.pour lui permettre de devenir un grand savant ! \"Courage, petite.Je suis fier de toi, \"Eudes Pin au Lac.*\u2019 Après cette lecture.Violette resta un moment atterrée, puis un flot de sang colora son visage, son coeur battit plus fort.Sa décision était i prise: elle resterait à Paris, elle tra- Ellc attacha un long regard sur les ; vaincrait; elle ne reverrait plus beaux yeux profonds qui se i*uche- Raymond, elle n'accepterait rien de rent.A dessein, «lerrière les paupie- I lui.Elle se ferait bonne d'enfant, res.et les cils de velours s'abaissant ! Elle enverrait papa ruiné et .semblèrent dire: la comédie est terminée.La porte s'ouvrit, se referma.Violette.en trébuchant, dégringola les marches.11 y avait quelque chose de douloureux en tout son être et.obsédante, cette phrase résonnait A ses oreilles: \"Il ne m'aime pas .pas du tout\".De l'autre côté «le la porte, dans sa galerie genrcusc.le pastelliste valsait tel un danseur de l'Opéra : \u2014Elle m'aime!.ses gages au vieux Louis recevrait l'argent indispensable pour ne pas mourir de faim en poursuivant ses travaux.\u2014 Ah! ces microbes! murmura Violette, ils nous auront coûté cher.En vérité, la science ne garnit pas le râtelier «te ceux qui travaillent pour elle comme des bêtes de somme! Soucieuse, la jeune fille rassembla ses effets, boucla scs valises, prit un taxi.et sc fit conduire dans un très i modeste hôtel.Brisée de fatigue, elle Vite, maintenant, pas une minute ' dormit une longue nuit et se réveil-à perdre.\tla très reposée.A midi, elle alla rié- CHAPITRE III\tjeûner dans un de ces bars où.pour Violette, rentrée à sa pension rie j trois francs, on mange, et là.elle famille les yeux pleins de larmes, sf pensa mélancoliquement au joli cou- présenta A son hôtesse: |\\ert dresse dans un coquet salon ou \u2014 Madame, veuille/, m'excuser de j Gustave servait correctement, n'avoir pu vous prévenir en temps -Hélas! souplra-t-elle.ce ne fut convenable\u2014 Je dois partir ce soir.I qu'un rêve, un beau rêve qui dura appelée.,\tI quinze Jours.\u2014Votre père! plus souffrant, sans «Suite à la page 13) MONTREAL 21 AVRIL 1938 'r'\t' \u2022\t\u2022 -t:\t._\t.^ rHOTO-JOURNAQ PAGE 13 FAUSSE ! ALERTE (Suite de lu page 12) Il semble à la jeune fille qu'elle a toujours connu Raymond, elle ne se souvient pas de l'heure à laquelle 11 est entré dans son coeur.Violette pense qu'il a simplement incarné le personnage idéal qui habitait en son imagination de fille d'Eve.Dadier symbolisait l'amour: c'est tout, se dit-elle, et c'en était bien assez pour qu'une rude désillusion s'ensuivit.A deux heures.Violette arrivait bonne première, dans un bureau de placement.Une grosse dame, outrageusement barbouillée, lui fit signe d'approcher et lui posa les questions d'usage: \u2014Vos papiers?\u2014Mon bulletin de naissance?Voi-ti \u2014Rose-Violette Pin du Lac?Oh! faudrait camoufler cela, ma petite, si vous voulez que je vous trouve une place.Violette ne sourcille pas.N'a-t-elle pas eu (a même idée, le jour où Dadier l'a embauchée en qualité d\u2019ouvrière à la journée?Par une sorte de pudeur instinctive, elle s'est appelée Violette Dupin.Alors?\u2014Nous dirons Rose ou Violette Dulac?Ça va?\u2014A merveille: Violette Dulac.\u2014Vos certificats?Violette avoue n'avoir jamais été en service, mais, dit-elle, j'aime les enfants, je parle anglais et je logerai volontiers dans l'appartement.\u2014Ça.c'est mieux.Asseyez-vous, fit la e \u2022tante.Petit à petit, les \u201csans travail'' entrèrent dans le bureau à la façon des rats dans une nasse.Et.très vite, lu grosse dame appela: \u2014Violette Dulac! VN MARIAGE EN FLORIDE ¦j._______| gzm.¦?TV* WH \"V \\.v ;';AAVV ,¦¥ l'.Vp) D'un air mystérieux, elle ajouta: - .le reçois une offre qui pourrait vous convenir, mademoiselle Dulac.Vous avez Je physique de l'emploi et ou ne demande aucune connaissance spéciale.Ah! laissa échapper Violette rou .lisante.\u2014Un sculpteur demande jeune personne, jolie, fine, douce, aimant les bêtes.C\u2019est pressé el c\u2019est bien payé, fl y a à la porte un chauffeur de taxi qui m'apporte la lettre, il doit vous conduire à l'atelier de l\u2019artiste pour vous entendre, si la proposition vous sourit?\u2014Un sculpteur?Et il faut être jolie?balbutia la jeune fille troublée.La placeuse, indifférente, reprit: \u2014Oui.c'est un sculpteur animalier.une femme-sculpteur.Une grande joie inonda le coeur de Violette.\u2014Oh! oui.oui.je veux bien, j'aime les bêtes! \u2014Eh bien! sautez dans le taxi.-\u2014Combien vous dois-je.madame?Elle'offrit un billet.\u2014Est-ce suffisant?\u2014Oui.ma poulette.Si vous êtes largement rétribuée, vous me le ferez savoir.Tète baissée.Mlle Dulac fonça dans la Renault, criant au chauffeur: \u2014A l'atelier.Elle ferma les yeux, abandonnée sut les coussins moelleux Quelle chance elle avait! Vraiment, il n'y a qu'à Paris qu'on trouve à gagner sa | vie.Et avec un petit air de triomphe.: la coquine fille songea a M.le Pastelliste qui l'aura attendue en vain pour dejeuner avec l'ami auquel il pensait 'a recommander.Non.mon-Bieur.on n'a pas besoin de votre protection, ni de celle d'aucun de vos semblables.Les ouvrières à la jour- Frederick B.Snite, fils, ne pouvait pas assister au mariage de sa soeur.Il fut atteint de paralysie infantile, en Cltine, il y a quelques mois.Il est maintenant infirme et sous traitement.Le fils du millionnaire sourit dans le miroir de son pulmomètrc, au moment où son père, à gauche, sa soeur Loretta, la mariée, Terrence J Dillon, le marie et Teresa Larkin, la fille d'honneur, se font photographier avec lui, le jour de leurs épousailles.et auquel elle n'avait porté nulle at- amies de ses locataires, tous peintres tention:\tou artistes.Elle regarda lu jeune fille \u201cMme Mistoufle.\u2014 agence de pla- avc bienveillance et lui demanda si cernent \u2014 recommande à Mlle Sybil- elle n'aurait pas peur de vivre au le de Saint-Serve Mlle Violette Du- milieu de \u201cjeunes tigres\".Sa main lac.sur laquelle elle a les meilleurs renseignements.\" C'était écrit.Le sort était jete.Violette allait régler le chauffeur lorsqu'un homme sortit de !n loge du concierge et s'avança vers elle:\ti \u2014Que Mademoiselle veuille monter au premier par l'escalier du milieu.et il paya le taxi.aux doigts fins, à la paume large et musclée, désignait les superbes citai:: qui braquaient sur l'intruse des yeux étranges et sournois.* \u2014 Non.fit en .souriant Violette, s\u2019ils sont tous de cette catégorie?\u2014 Tous.J'ai travaillé avec des modèles très différents.Mais lè sculpteur animalier doit se spccin User pour se faire une vraie renom-\\ ioletto sonna, ic coeur battant, et méc.Ma fortune ne me permet plus se tiouva en face d une vieille do- d'nvoit de grands félins.Je me ré- mestique qui devait être fort myope si l'on en juge par la façon dont elle lut le billet que lui remit la jeune fille.Elle l'introduisit dans un im- signe à l\u2019étude de ces petits animaux aux muscles souples et forts, aux attitudes variant à l\u2019infini.\u2014 Quels services pourrai-je ren- ie domestique a assez de travail pour préparer les repus et surveiller les ébats rie ces jeunes fous, ses pauvres yeux, du reste, ne verraient plus une petite puce! rejetés en arrière, \u2022 complétaient la silhouette de l\u2019artiste.Et, dans royale du visage, deux Immenses yeux bleus, bleu pàlc, bleu gris qui reflètent les lointains des mers, des ciels Mlle de Saint-Serve s'approcha J sans étoile et des espoirs déçus, de.In fenêtre:\tMj|0 (je snlnt-Servc prit une cru- Voyez, un maillage est pose i\\ | vache, en cingla l\u2019air; Violette tres-chaque croisée pour éviter les evn- M||||i|t je charme était rompu.Une puis vivre au grand nee savent se tirer d\u2019affaire seules.\u2014 J'aime votre amie, votre amie c'est mon amie mense salon lambrissé, transformé en atelier et au milieu duquel bondissait une famille de chats siamois.Wlt J ^\t\u201e\t.\t; nu** personne, en entrant ici.ne malt sur les côtés par de gros bou- Mlle de Saint-Serve entra presque puisse se douter que des chats y tons de nacre.L\u2019auto s\u2019arrêta.Violette leva la ! tête, sauta à terre et faillit pousser | tin cri: elle était à la porte de l\u2019hôtel ! de Saint-Serve.à la porte de Ray- ! mond Dadierl Instinctivement, elle! Jeta les yeux sur le papier que la I placeuse lui avait glissé dans la main J complètement les ouvrières ou les ! de mes pensionnaires, car ma vlell- sion.s, ainsi jr air.En plus de vos appointements fixes, mademoiselle.Je vous offre dix francs de i heure pour la pose.Ici l'artiste se mil a rire devant lu mine étonnée de Violette.\u2014 J'ai demandé à Mme Mistouf-fe de m'adresser une Jolie personne, car j'ai folle envie de prendre Mlr-kn et.Phiton se disputant les laveurs d'une marquise poudrée.Le visage de l'arrivante s\u2019éclaira et vivement elle se baissa pour caresser la tète de la dénommée Mir-ka qui grattait d'inquiétante manière le bas de soie tic la Jeune fille.\u2014 Attention, mademoiselle.A bas les pattes, vilaine Mirka.s\u2019écria Mlle Sybille.Ah! Je vous préviens.! mademoiselle .Mademoiselle Dulac?\u2014 Oui.du laïc?\u2014 Le pyjama est de rigueur et même en étoffe solide, ces brigands J.se font les griffes trop souvent au ! détriment de nos effets.I Violette s\u2019expliqua alors la tenue jde Mlle Sybille: I Oh! quel chic! quel ^euro ! Et j surtout quel charme étrange émanait do l'artiste.De haute stature admirablement proportionnée, son \u2022buste se moulait dans une chemise dre?Interrogea Violette.\tfCje flanelle; mi vaste pantalon ^ewr-?«gr: Wwm< fHOTO-JOURNAL ^-,-v\tv.4»:;\t» LES CONTES DE \"PHOTO-JOURNAL\" Y 0 L AI N E AUX CHEVEUX D\u2019OR par Anne-Marie DELORD-TESTA Eu l\u2019an 1416 vivaient, dans un village de lHe-de-France, un meunier nommé Biaise, son fils Jehan et sa fille Yolaine.laquelle venait d'avoir dix-sept ans.Lorsque, six ans plus tôt.cette famille était venue s'installer dans le pays, l'allure et la beauté de la fillette avaient fait sensation.Car jamais on n'avait vu fille de manant posséder traits aussi fins et manières aussi gracieuses.Et ses cheveux, blonds comme un rayon de soleil, ondulaient jusqu'à ses pieds.Devenue jeune fille, elle était plus belle encore et tous les jeunes gens qui rapprochaient \u2014 qu'ils fussent riches ou pauvres \u2014 aspiraient à sa main.Mais, quoique désolée du chagrin que causait son refus, elle évinçait tous les prétendants.Elle ne voulait, disait-elle, quitter son vieux père, ni son frère Jehan, qui avaient entouré de tendres soins son enfance.après que Renaude.la mère, sen fut allée dormir dans un petit cimetière de village.il avait déclaré tout net que son fils serait meunier comme lui et qu'il n'était point fait pour guerroyer.Jehan en avait conçu un vif chagrin, dont sa petite soeur le consolait de son mieux.Et les années avaient passé, resserrant plus étroi-tement'les liens qui unissaient leurs deux coeurs.Depuis bientôt neuf ans, sévissait la terrible guerre intestine entre les Armagnacs et les Bourguignons.Jehan.en âge de porter les armes, brûlait du désir de combattre.11 souhaita d'abord s'engager dans les rangs des Bourguignons, qui représentaient l'élément populaire.Mais lorsqu'il vit leur chef, le duc de Bourgogne, s'allier aux Anglais et sur le point de leur livrer la France, tout son patriotisme se révolta et il fut prêt à mêler son sang à celui des Armagnacs pour la défense du royaume.Yolaine partageait les sentiments de son frère.Et bien souvent, elle pleurait en cachette de ce que son Elle les aimait tous deux: mais s*** »« lui Permit point de combai-c,,-î'v«.a Jehan qu elle était le plus, tre Poin' son r°i-\tignorait que ¦ déjà était née.dans une humble demeure lorraine, celle qui.un jour, revêtirait l'armure des guerriers et.attachée.De cinq ans son ainé.il s'était.des l'age le plus tendre, montre pour elle plein de sollicitude.Nul mi-ux je ui n'avait su.penche 1 épée à la main, libérerait le sol de sut .son berceau, l'endormir ou la la Patrie!.fane sourire.Plus tard, au cours de\tun clair matin de printemps, leurs jeux, il n'eût point toléré Yolaine.seule au moulin, était oc-qii\u2019un autre enfant la bousculât, il cl,Pée à filer de la laine en songeant trouvait naturel de lui céder tou- tristement aux malheurs de la jours A elle seule.\u2022 il confiait son France, lorsque, brusquement, la grand rêve: embrasser un jour la porte s ouvrit.Un homme à la mine cam «re des armes.Hélas! quand Inquiétante surgit devant elle.BluLv* ivait connu ces aspirations.Elle se dressa, effrayée, et rsquis- PAGE 17 Un animal hybride Ce drôle de petit animal est moitié chat, moitié lapin.Les experts rappellent \"bunny-cat\" parce qu'il a la tête d'un chat et le postérieur d'un lapin.On a mis cette bête sous la charge d'une société protectrice d'animaux.La fille du gardien lui donne de la laitue et des carottes.sa un mouvement de fuite.Mais remarquant soudain la pâleur de l\u2019inconnu et sa-respiration haletante, elle s\u2019arrêta, prête à la compassion.\u2014Pitié, belle jeune fille! Implora-t-il.reprenant son souffle.Je suis poursuivi, truqué, et si vous ne consente/.à me cacher ici.je suis un homme mort.11 en fallait moins pour émouvoir la douce Yolaine.qui n'hésitu.pas A faire ce que lut demandait le malheureux.Comme elle s'approchait de lui.elle vit.sur sou pourpoint.In croix de Saint-André, qui était l\u2019insigne des Bourguignons.Elle eut un mouvement de recul.Mais la charité dominant en elle tout autre sentiment.elle poussa le fugitif dans, un réduit obscur.A peine y fut-il enfermé que le bruit d\u2019une troupe en marche se fit entendre, et bientôt des coups violents ébranlèrent In |>orle du moulin, j \u2014Au nom du roi, ouvrez! clama i une voix Iji Jeune fille obéit.Une demi-douzaine d'hommes d'armes envahit la pièce.Ils portaient l'écharpo blanche, qui était l'insigne des Armagnacs.\u2014Un homme vient d'entrer dana cette maison, proféra celui qui pn-paraissait être le chef, où est-il?\u2014Je suis seule Ici.affirma Yolaine, mentant pour la première lots de sa vie.(Suite à la page 23> JE DOIS'DIRE QUE TU ES LOIN D'ETRE CELLE QUE J'AI ÉPOUSÉE ! ALORS IL EST SORTI MAMAN.EN CLAQUANT LA PORTE .NON.JE VARIE MON SAVON.POURQUOI f ALICE.QUAND VOUS ETIEZ FIANCES TU EMPLOYAIS TOUJOURS LE LIFEBUOY.LE FAIS-TU ENCORE TOUJOURS» TU AS TORTI TU DOIS EMPLOYER LE LIFEBUOY REGULIEREMENT SI TU VEUX CONSERVE» CE CHARME DELICAT! AUCUN AUTRE SAVON OF.TOILETTE M A LTNCRFDIENT PURIFIANT SPECIAL QUI ENRAYE L\u2018 - O T \u2022\u2022 ET AUTRE CHOSE \u2014TON TEINT A ENLA Dit MIEUX VAUT T EN TENU» AU LIFEBUOY SI TU YEUX AVOIR\t9 MAMAN! J ESP OU LA PEAU BELLE\tQUE TU AS FIOÉtE ADEPTE DU LIFEBUOY ET HEUREUSE EUE PENSE CHERIE.JC VEUX TOUJOURS T\u2019AVOIR TOUT PRÈS OC MO< CT CRACC AU LIFCBOOT TU VOUDRAS TOUJOURS M AVO«R TOUT PRES OC TOI ^ La protection de cet ingrédient purifiant spécial vous est indispensable 'VJ* ittQUP./ pas hiumilülion inHtilt Je 1\u2019 \u201dO.T.*\\ Employe/.rigtlUrt-J-N mtm! le Ulebuoy .N oubliez pas que les pièces surchauffées, dec vêtement» trop lourds, su&mentcnt le risque- de frois*er .vous tentim l ingredient purifiant spécial du Lifebuoy pénétrer les pores pir l'abondante nvMisse rafraîchissante .Elle enraye I' \"O.T.'* .son odeur de propreté s'envole en rinçant.Soigner aussi votre feint et vos mains au Lifebuoy.Des centaines d'expériences i même la peau le prouvent plus de 20% plus doux que maint savon toi-disant \"de beauté\" et \"pour bébés\u201d .Ijc Ijfefiuoy ddurrasse le*\t____ omits Je m/irubti et de uaaset\tï .\t\u2022\u2022A //»\u2022\tf PHOTO-JOUR NÀt PAGE 18 MONTREAL 21 AVRIL 1938 LÀ-HAUT! AU DEUXIÈME.JE CROIS QU'IL EST FOU.IL BALANCE TOUT CE QUI LUI TOMBE SOUS ___LA MAIN PAR V LA FENÊTRE! ALLO.VOITURE 11.ALLO.VOITURE 11.ALLEZ VOIR VERS LE SUD.IL Y A DE LA BAGARRE.J'AIME BIEN CE MOT DE BA-BA-GARRE.ON va VOIR CE QUI SE PASSE DANS CE QUARTIER! C'EST TOUJOURS PAR LA OUE ÇA-ÇA NE VA ; ¦r-w i» ¦ CHIEN ~ - \" «O» î-vxfl n K___ '¦y'ymp-./¦.\u2018 üm:> \u2018-'v C - 3\u2018- m OH .IL FAUT LE TRANSPORTER A L'HÔPITAL D'UN SWING PAT ENVOIE ROULER LE DEMENT DONT LA TETE HEURTE VIOLEMMENT LE BORD DE LA TABLE.S'OCCUPANT DE SAM, PAT EST HORRIFIÉ DE VOIR SON CAMARADE PERDRE SON SANG COMMENT-\u2019.MEDECIN^ LAISSEZ MOI M'OCCUPER DE LUI.IL A UNE ARTÈRE ATTEINTE! OUI.JE SUIS LE Dr PADOU ET ,Dr PAUQUET.Dr PAUQUET Tandis que le Docteur ÇA Y EST C'EST LU QUI A DISPARU L'AN DERNIER ON A' * PARLÉ D'AMNESIE1 soi a ne 'nm c \\ i^oqe de cet homme BIEN PAR EXEMPLE JE CROYAIS VOUS AVOIR MIS KNOCK OUT1 ALLE PUISQUE VOUS ETES DOCTEUR qui ne !w.lui est .( reconnu T\u2014&M1 IL IRA TRÈS BIEN.MAIS EMMENEZ LE A L'HOPITAL_____ QUAND MEME!\t\u2018 \" DOCTEUR ^D'APRÈS CE QUE VOUS ME RACONTEZ, CE COUP -\\QUE J'AI REÇU SUR LA TETE A EH BIEN.C'EST LA PREMIERE FOIS QUE J'AURAI FAIT PLAISIR A QUELQU'UN EN LUI ENVOYANT UN SWING DÜ ME RENDRE LA MÉMOIRE ! I MONTREAL' 21 AVRIL 1938 FHOTO-JOURNAL PAGE 19 RAHENEI-LES VIVANTS! : ' \" tomba échappé CSUAMD MOI MALACE CONNAÎTRE MAIS, MON MAITRE M'A DIT RETROUVE 1UMBA Si VOUS RESTEZ.Tran-QUiUE ET SI VOS PLAIES NE FONT PAS D'INFECTION .VOUSj POURREZ VOU ' LEVER DANS UNE SEMAINE MAIS.DOCTEUR, je suis chargé D'UNE MISSION.IL FAUT QUE JE ME VE BIENTO ! % CHASSANT DANS la JUN6LE a DOS D'ÉLÉPHANT.le MAHARAJAH RENCONTRE LOC.GRIÈVEMENT BLESSÉ À LA SUITE D'UNE BATAILLE CONTRE UHTIGRE.IL LE FAIT TRANSPORTER AU CHÂTEAU ET SOIGMER PARSON MÉDECIN ATTITRE Ali que son maître a chargé DE RETROUVER L ÉLÉPHANT ÉCHAPPE .S'ENTRETIENT AVEC LE CORNAC DU CHATEAU APRES DEUX JOURS DE RÉCHERCHES IN TERROMPÜES.SE FRA7ANT DIFFICILEMENT passage a travers la jungle, au fait UNE DECOUVERTE PRES DUNE MONTAGNE A UN ENDROIT ISOLE SE TROUVE UN CAMP.QUI PEUT-ll_ BIEN ABRITER 7 te* TE VOIS FUMÉE AGIfV TOI ALLER VOIR PEUT-ÊTRE EUX NOUS GUIDER VOICI NOTRE ECLAI RÉUR QUI REVIENT DIS - LUI DEVENIR TOUT DE SUITE .MAITRE MOI LE RAMENER TOUT SUITE ' i à» ALORS .DIS-MOI VITE,, AS-TU REPÉRÉ DES ÉLÉPHANTS Qui vaillent la peiné de se déranger \u2019 QUOI\"?OU EST-CEDOtX5 TT?f OUI.MAÎTRE, MOI r \\\t- ^ joir Eléphant géant SES DÉFENSES ÉNORMES VALOIR .BEAUCOUP /' ARGENT T.-\u201d-il opoiy mundiy^ LL BRACONKIER DTVOIRE APPREND UNE BONNE NOUVELLE O ERCHES SUR LE HAUT D'UN ROCHER QUI DOMINE LE CAMP r DU HORS-LA-LOI, ALI ET LE CORNAC.IGNORANT QU'IL S'AGIT D'UN ENNEMI SURVEILLENT LES MOUVEMENTS DU CHASSEUR JL Y A, £>/WG£./R.f\tCi JUKJREj PHOTO-JOURNAR.PAGE 20 MONTREAL ZI AVRIL 1933 L\u2019art de bien arranger une toute petite maison wvmZv/ïs',:,,;.-, fÊÊÊÊSê:\\ Immsm * m.i ^ Vf WËÈÊÊÊm mm S' ¦ IWMhHAwWMwJ «»#«» Ki Wiï.'¦r- -y -»** .¦ \" i® WÊt.\u2019 Wsia&k ïtXïiïiii isshs \u2022 ¦; '7é.m :'i MMi mmË& La cherté des loyers ne permet pas au* familles moyennes de choisir de grands appartements.Il leur faut donc s'accommoder de petites maisons.Nous voyons, ici, une ménagère moderne dans la cuisine condensée de son appartement, où l'exiguité de la pièce oblige 0 des prodiges d'ingéniosité.Au centre, c'est le vivoir de la même maison, simplement meublé et bien ensoleillé.A droite, nous voyons une petite fille qui fait de sa chambrette son nid et sa salle d'études et de récréation La cuisine de.l'avenir Le poêle électrique finira bien par détrôner le poêle à gar, dans la cuisine qui sera alors, nette et d'un entretien facile.Voici une de ces cuisines électriques modernes qui sont de petites merveilles de simplicité.LA Al BT FATALE I ^8ult«î de la\t11* »1m\u2018 saiis force» près du téléphone liinlile.M n\u2019y avait pits de doute que sa mère avait dû appeler Jean et que celui-cl s'éliill hfité de venir la rejoindre.Où pouvaient-ils être allés?l'eul-êlre bien au-devant d'elle, vers le chalet du club.Sans nul doute, Ils allaient rencontrer le policier et l'auto dans laquelle se trouvait encore le cadavre de Itoqer.Mlle ne puiivull pourtant pas téléphoner à Seine Ha/.lii.Mlle .s'intuiti-liait la scène qui devait se passer «laits le terrlhle chentiu de eatnpaqne Ha mère el Jean arrivaient, ils se trouvaient, iqnoranl tout, devant !»* policier.Ils rrroimu Usa lent, en l\u2019Iioinmc inorl.crlui i|iu avau rccoiii-\u2022 piique l.lnc.IU faisaicnl sa des-crtpliou: hloiule.dis huit ans.Jolie et fine, vèlue d'une robe île chiffon l\u2019ose Kl la police répondait - C'est bien cela C\u2019est la fille que Je cherche .C\u2019est elle qui a tue j l'hointue qui est ht l.KS VOII.A Après la prostration qui lavait envahie i\\ la suite de son appel le- 1 léphoulqiie, l.lne se seul U tout À coup prise d\u2019un Impérieux besoin de liiouveinenl.Elle se mit A arpenter \u2022 fiévreusement le tapis du salon, surprise de ne pas y voir ses pas mur- j qtier «le traces, tant elle se sentait ' loin de Soudain elle s'arrêta net.Sur le gravier de l allee.puts sur les mur- j ches du perron.Il UU semblait en- j tendre îles pas.Qui etall-ce?Elle tu* pouvait plus bouger, paralysée par la crainte et l\u2019espoir à la fou Et quel soulagement ce lut fut d\u2019tîiitendre la chère voix maternelle retentir, l\u2019appelant.Elle lendit les bras, le coeur gros d«; sanglots qui ne pouvaient se répandre et l'étouffaleut.Il lui sembla que les murs tournaient, que le plancher s'échappait sous elle.Puis, oc fut tout noir!.Elle sentit quelque chose de froid sur son visage et de nouveau, elle entendu la voix de sa mère et le timbre, plus grave de celle de Jean Rllc se sentait terriblement fatiguée.Mme Darvlllc disait i\\ sou fils: \u2014Elle revient à elle.Jean, donne-moi encore de l\u2019eau glacée.Une ouvrit tout «V fait les yeux Elle rencontra le regard anxieux de sa mère et dans l'embrasure vie la porte, elle vil son frère qui darda sur elle le profond regard de ses yeux j noirs.\u2014 Vais-je appeler le doeteur.ma- | limit?demanda le jeune homme.\u2014Une minute, «lit Mme Darvtlle .! Gomment te sens-tu, ma chérie?Bien, maman, merci .Enfin.Je I suis rentrée .Oh! Maman, Oh! Jean, si vous sa vie/.!.da cette longue attente et surtout, de cette incertitude.Quelle mère peut être tranquille quand .sa fille est partie avec un inconnu, si séduisant soit-il?\u2014A mol.rien n\u2019est arrivé, maman, rien du tout.Mais.Kt soudain, les yeux horrifiés, elle .s\u2019écria: \u2014Vous n\u2019avez pas appelé !a police j à cau.se de moi.dites?.Vous ne l a- , vez pas appelée.CHAPITRE « Madame Durville regarda alternativement son fils et .sa fille avec, sur le vidage, l\u2019expression d'un tn-l h 1 Z$$;i£kîh IIIPPIIIW II II illiw venir à la maison, voir si tu étals?bras robustes et .a déposa sur son enfin rentrée.Puisque tu es W.c\u2019e-|lit.Sa mère la déshabilla sans qu *1-tait liiuMle.Pourquoi aurions-noiLs i le en eût conscience.Quelques mi-appelé la p«)lic«* à cause de toi?'mites plus tard, dans le petit joue Pour la première fois depuis d,» j b!anclii.s.>a!U, tout le monde dor-longues heures.Une se semait en sécurité, entre .sa mère et son frère, chez elle, enfin!.\u2014C\u2019est une longue «n terrible histoire.dit-elle en soupirant profondément \u2014Mais tu n\u2019as rien?On ne t\u2019a pas fait d«* mal* demanda encore Mme Dorville.tout anxieuse.\u2014Non, nmman.on ne m'a pas fait'est arrivé, de mal .Je suis saine et sauve mais\tj^une homme passa sa rol>e !\u2022» fatigu v oh s» fatigiiér.\tcliambre par dessus son pyjama \u2014Noils le sommes, nous aussi, dit.rejoignit sa mère dans la salle A dé-Mme Oarvllle.Regarde ton frère, jeûner, qui se trouvait au sous-.>*)l.il s\u2019endort tout d«?bout.\t; près de la cuisine.Mme DarvilKt En .'(frt.J,«an iMillait astetwible- monta'dans la chambre de Une Tel-ment, mais petn-itre éwit-ee pour!1* elle l'avait laissée, telle elle la re- m.ut.LINE CONTE SON HISTOIRE Vers neuf heures.Mme DarvilUt vint réveiller son fils qui.ayant tn-vaille toute la nuit précédente, dormait à poings fermés.\u2014Jean, dit-elle, viens déjeuner.Nous allons réveiller Une.Je ne via plus, il faut que je sache ce qui lut dissimuler sa pensée.trouvait.Ecrasée de fatigue, la jeu- Soudain, comme si une force le poussait invinciblement, le jeune homme prit Lino dans scs bras et, sur ses lèvres, mit un profond baiser.Qu\u2019est-U Jonc arrive, ma chère dlelble étonnement.\u2014Mats non.dit-elle, pourquoi von-l.o ton do 1* *tx matorm-Ue était 1 drals-ttl quo nous avions a|i|>t*l4 la I iwlice'?.Certes, nous y «vous iien-que Mme Darvtlle avait dû souUrtr ' sd.mats Jean * préféré, avant, rv- .\t«\t.\u2022 ne fille n avait pas bouge.Un baiser \u2014Vous n* iwurre* votw rendre à .\t.\t,\t.\t.^ ,\tde sa mere la reveilla.Elle ouvrit votre cours, maman, fit Une.vous .\t.\t,\ti tout grand ses veux bleus et.repris** aile* èSre morte de fatigue.\tI .\t.i soudain par le mauvais souvenir.Te crois o»en qu en effet.Je vaU, fri>S;ionna longuement.l«a vue de sa me faire porter malade, dit Mme Oirville.pour la rassurer .\u2014Oh! s'écria Une.dire que tout oo trouble est de ma faute! Maman, je regrette tant! .Elle se Jeta daiLs les bras 4e sa mère qui la consola doucen>ent.comme lorsqu'elle érait toute petite.Alors, comme une petite fille elle s\u2019endormit Jean la prit J ans ses jolie chambre claire lut rendit la paix.Comme on était bien che* sot.tout de même.Il n'y avait quo la maison pour la sécurité, on avait beau dire.\u2014Une, demanda Mme Darvillo, veux-tu déjeuner dans ton lit?Je vais te monter une tasse de café et des toasts, puis, Jean viendra noua * Suite X la page 21 > MONTREAL îl AVRIL 1 93S MHOTO-JOURNAl.page 21 Les soins de beauté quotidiens gardent la jeunesse La crème de beauté^ leinl o La rogne des ensembles î Qu\u2019il .t'agisse de commander \\mê robe on un tailleur, oti trouvera fa- Le coup de polissoir Eicn des femmes, renommées pour la becuté de leurs moins n'emploient aucun verni, mais se servent du polissoir de chomois, | qui donne aux ongles un éclat nacré.cilement un tissu approprié, mais pour un ensemble, le problème est plus difficile.Si l\u2019on prend un tissu a robe, la jaquette manque de tenue: si l\u2019on prend, au contraire, un tissu qui convienne bien fi un vêtement.la robe se trouve trop épaisse.Pour remédier à ces Inconvénients les fabricants ont fait, cette saison, ! des séries de lainages Jumelés, com-j prenant deux \"poids\u201d de la même famille, poids-robe et poids-man-! teau.Dans le cas où l'on choisit ! une tenue classique, marine, noire, ! sable, on peut sol-méme assortir deux tissus.On prendra un lainage I crêpé, ou une toile do laine pour la I robe, un tweed grenu ou une toile ' de laine pour la veste.Enfin, si l\u2019on veut absolument I utiliser le même lainage pour les deux pièces, on le choisira léger et I on le renforcera, pour la veste, d\u2019une toile de coton, taillée exactement LE MYSTERE DE LA1 NUIT FATALE «Suite rie la pftge 20) in joindre et tu nous conteras ton ii vent me, re que tu as appelé toi-Aoême une longue et terrible histoire! La jeune fille déjeuna tranquille-yjieni.puis bien calée dans son lit franc.>ur une pile d\u2019oreillers, elle «onia dans tous ses détails sa terri-!\u2022;« odyssée.De temps en temps.Jean serrait les poings, ses lèvres se contractaient, mais d\u2019un regard.me Darville le contenait.Quand Line eut fini son récit.Wmc Darville joignit les mains: Dieu! tit-el e.Est-il possible que tant .', VOUS ÊTES SONJA, VOICI GUY, TON SAUVEUR.VICTOIRE, NOUS .OH' PARDON JE le PRÉSENTE LISE KUGOR LA FEMME LA PLUS CHAR MANTE DU MONDI /^COURAGEUX 1 semaine prochaine .?.\u2022 SONJA.LA SOEUR DU OMTE BULOK ÉTAIT AUSSI PRISON NIÉRE DANS LES DONJONS DE MING MONTREAL 21 AVRIL 1938 FAUSSE ALERTE (Suite de la page 13) de sa fenêtre, elie plongerait dans l'appartement de Raymond Dadier, si tel était son bon plaisir.En effet, elle se souvenait des expirations données par le pastelliste : la propriétaire s'est réservée le : pavillon central, elle a loué les deux ailes de l'hôtel qui font retour sur le jardin, et voici que le hasard moqueur ramenait la fille sans for-lune en face de ce garçon qui.sans doute, aurait voulu l'éblouir par sa lit lusse.Etant donné quelle connaissait les habitudes du jeune artiste, la pauvrette fila chercher ses valises à l'heure ou elle ne risquait pas de le croiser sous le péristyle.La chance certainement la favorisait.puisque le concierge était.nouveau et n'avait point connu | 1 ouvrière à la journée, il ne rêvé-| lerait pas sa présence au fils de I l'armateur, aussi la jeune fille se Jlatta-t-elle de passer inaperçue à ses yeux.Lorsque le ciel se peupla de lu- | mières lointaines, après un diner sommaire, mais très fin.Mlle de Saint-Serve partit pour son cercle.Violette, clans la pénombre, s'assit ' dans une bergère auprès de sa fc- î netie.Le parfum du seringua.des' iris montait ciu jardin jusqu'à elle: j .va pensée s'envola vers les Landes où chante le grillon et où son père songeait à elle.- Louis! c'est lui.mon frère.! mon cher savant! Louis, lié d'amitié | avec Raymond, ce méchant garçon qui va lui faire croire que j'ai été son amie, son modèle.Oh! que c'est! lâche les hommes! Lorsqu'elle eut mouillé de ses larmes trois mouchoirs et son oreiller.Mlle du Lac se glissa entre ses draps! en murmurant: \u2014 C'est bon.demain je serai chez mon père, je le supplierai de tenir mon voyage à Paris absolument secret et Louis ne se cloutera jamais qu'une \u201couvrière de journée\" a risque sa réputation pour lui procurer «inelque argent.Le soleil était déjà haut lorsque Mlle de Saint-Serve frappa à la porte de la jeune fille.Elle avait les bras chargés de cartons et sa voix claironnait gaiement : Madame la Marquise, ne soyez pas cruelle, j'ai tant hâte de vous attifer.Violette ouvrit, s'excusa de n*étre pas encore habillée.C'est bien ce que j'espérais.Voici les atours de mon arrière bonne-maman.Sa taille était mignonne comme la vôtre, je suis sûre que vous serez délicieuse en grande dame.En vérité.Violette du Lac.une fois costumée, coiffée, poudrée, une mouche au menton, ressemblait n s'y méprendre à une marquise authentique.Elle se sourit dans un miroir et.ne fit aucune difficulté pour prendre place sur un canapé du temps 1^* plus curieux fut que Mir-kn d'un bond, s'installa sur les genoux ne la dame et accepta de sa main les plus jolies friandises, tandis que son frère.Pluton.le jarret tendu, préméditait un mauvais coup.Du fait.Violette oublia la ré-mîutio.i.prise la veille, de fuir vers 1» ^ Landes.Le déjeuner fut plein d'entrain.Mlle Sybille se proposait bien cie.se faire une amie de cette gracieuse enfant, fleur cueillie clans ia serre chaude de Mme Mistouffe.Nous poserons aussi en plein m: déclara le sculpteur, j'aimerais léahsrr dans le jardin un groupe ci angoras et d'oiseaux pantelants.\u2014 Oh! les pauvres victimes! \u2014 Le concierge les aura tuées préalablement et proprement, soyez *ans émoi, assura l'artiste.Donc, le lendemain, resté chez lui par extraordinaire, attendant la vi-«tc annoncée de l'officier colonial \u2014 ami des femmes et ciu soleil \u2018d'Afrique \u2014 Dadier vit un spectacle cu- rieux.Sous ses fenêtres, dans le parc de la Belle au Bois Dormant, la propriétaire, aidée d'une élégante inconnue, comme elle en pyjama sévère.coiffée d\u2019un énorme chapeau brésilien, dressaient une estrade.Elles s'efforcèrent- d'y placer, d'y maintenir deux chats particulièrement forts et rebelles.A peine le premier, admonesté par sa patronne, consentait-il à prendre la pose dé-rirce, que son camarade, sournois, lui sautait sur le dos et le faisait rouler à terre.Le .sculpteur criait, brandissait sa cravache, tandis que son aide s'élançait à la poursuite des fuyards, au travers des massifs.Une vraie partie cie cache-cache s'ensuivit, avec des ruses et des feintes de part et d\u2019autre.Jamais les angoras n'avaient été à pareille fête.Quant à la vieille domestique, accourue aux cris de sa maîtresse, elle se mit à rire à gorge déployée.A son grand regret.Raymond dut quitter son observatoire pour aller au-devant de son visiteur sonnant à la porte.Mais bientôt les deux hommes s'approchèrent de la baie et se divertirent fort.Mlle de Saint-Serve s'était munie d'un kodak et la comédie avait repris de plus belle.Violette avait retrouvé son entrain.Leste et gamine, elle attrapa plusieurs fois de justesse messieurs les chats, qui par une patte, qui par le cou.et les déclics se succédèrent.En dernier ressort, un peu essoufflée.le teint rose de plaisir.Mlle du Lac se laissa tomber assise sur la pelouse.Son chapeau brésilien couvrait ses épaules, laissant voir son visage.Les tigres en miniature se couchèrent à ses pieds, et.tandis que Mlle de Saint-Serve prenait encore une photo, une voix tonitruante laissa tomber d'un balcon: \u2014 Sapristi! quelle jolie gosse! Violette, puis Mlle Sybille levèrent les yeux.Elles n'aperçurent à la fenêtre de M.Dadier qu'une vieille figure de grognard à la moustache démodée.\u2014 Quel malotru, maugréa la propriétaire, il a l'audace de rester là à vous dévisager.Bien, rentrons, je ferai mon compliment au jeune pastelliste sur la discrétion de ses amis.D'un geste rageur.Mlle du Ijic enfonça son immense chapeau jusqu'aux yeux.et.à larges enjambées, elle regagna le pavillon central.puis sa chambre.Et.tout aussitôt, elle essaya de voir si Raymond était chez lui avec le vieux harbon.Oui.le pastelliste était là.il sortait de ses cartons à dessin les études, les ébauches, les portraits qui) avait faits de.Mlle Dupin pour les soumettre à 1 appréciation de son visiteur.\u2014 Mille millions rie pétards! s\u2019écriait aussitôt ce dernier, vous me prenez pour une vieille baderne.Ah! vous me la baillez belle: vous avez perdu votre béguin, votre modèle, qui est tout à la fois un prix de vertu! A d\u2019autres, galopin! Je n\u2019ai pas j la berlue.Vous aviez le même mo-: dele que Mlle de Saint-Serve.ou ! «die vous l'a dépoté.Quant * ce I pastel, c\u2019est le portrait de la petite .en pantalon qui Jouait avec les |chats, ou je ne suis qu'un bleu! i En entendant ces mots, Violette i s'est effondrée: combien elle regret-i te de nôtre pas partie /et; ou ver son cher papa.A peine reconnut-* Ile la voix de Raymond qui gémit: \u2014 Commandant, vous allez me rencire fou! Puis, avec violence, le jeune homme s'écrie: CHAPITRE IV Ce jour-là Raymond Dadier ayant en vain attendu Violette à leur restaurant habituel, était littéralement furieux, et sa fureur re doublait d'une angoisse qui lancinait \u2022¦on coeur.- l.a mal élevée, l\u2019ingrate! Ah! les femmes, toutes les mêmes.De plus, elle me rend ridicule! De quoi avais-je 1 air devant mon invité! Et le larbin qui rigolait.S'il n avait pas rigolé encore.mais il rigolait en dedans avec une face Impassible: \u2014 Madame était si exacte, pourvu \u2022 Suite à la page 31) Y O LAI ]\\ E (Suite de la page 17) \u2014Cherchons! fit l'Armagnac.Et malgré les protestations de la jeune fille, les soldats se mirent en devoir de fouiller la demeure.Ils ne tardèrent pas à découvrir le Bourguignon terré dans cn-; ehette.\u2014Cette femme est au service de l'ennemi, dit le chef; saisissez-vous d'elle.A ce moment.Biaise et son fils rentraient au moulin.A la vue des soldats s'emparant de Yolainc.Jehan bondit sur eux.sans souci de l'inégalité des forces, et tenta de leur arracher la jeune fille.Il fut vite maîtrisé, et bientôt le meunier et ses deux enfants furent réduits à l'état de captifs.\u2014 Mon père et mon frère sont innocents.protesta Yolainc: moi seule ai donné asile au fugitif, mais eux ne savaient rien, je le jure! \u2014Tu nous as déjà menti, répliqua l'un des hommes.Les yeux de la jeune fille s\u2019emplirent de larmes.Sa merveilleuse chevelure, qui s'était dénouée dans la lutte, déferlait sur elle comme un flot d'or.Elle était si belle que pas un des soldats n'eût été capable de l'exécuter.11 fut tout à coup décidé que les prisonniers \u2014 y compris le Bourguignon \u2014 seraient traduits devant le délégué du duc d'Orléans, le comte de Ferville, qui avait établi son quartier général dans un château des environs.Ce seigneur \u201cmoult puissant et moult esquitable\" déciderait du sort des accusés.Lorsqu'on introduisit ces derniers dans la salle nue et délabrée où il tenait scs assises, le comte releva son noble visage penché sur un parchemin.A peine son regard se fut-il posé sur Yolainc qu\u2019il devint très pâle.Mais, se dominant, il pria les soldats de le mettre au courant des faits.Il écouta attentivement accusateurs et accusés.Puis il rendit son jugement: nul n'était coupable, hormis le Bourguignon, traître à la Patrie.Et tandis qu'on emmenait celui-ci vers le lieu de l'exécution, le comte de Ferville se tourna vers le vieux Biaise: Qui est cette jeune fille?hitcr-rogen-t-il en désignant Yolainc.\u2014C\u2019est ma fille, répondit le meunier.\u2014Qu\u2019on me laisse seul avec cet homme, ordonna le comte.Sitôt obéi.Ferville fit signe à Biaise de s'approcher.Et les yeux dans les yeux: -Peux-tu me Jurer sur la Croix que cette jeune fille est bien ton cillant?Maintenant quelle ne peut m'entendre.messire, je n\u2019ai nulle raison de vous abuser, déclara le vieillard.Cette petite que Je chéris comme mienne est en réalité une enfant trouvée.Un Jour que je traversais la forêt du Mans \u2014 il y a de cela seize ans \u2014 je l'ai découverte au pied d\u2019un arbre \u2014 pauvre angelot d\u2019un an à peine! \u2014 abandonnée comme chien et à demi morte de faiîn et de froid! I^i mulheurui.se petite créature n'avait pour tout vêtement qu\u2019un morceau de chiffon! Je l\u2019ai prise dans mes bras et npixutér a Rcnaude.ma femme.«Que Dieu ait son âme!) Elle l'a soignée et riorlot-tée comme son enfant, ma foi! Et nous l'avons gardée.| Ia' comte semblait bouleversé.- Braves coeurs! fit-il en posant : sa main sur l'épaule du meunier.A ce moment, un archer vint avertir le seigneur que le condamné, sur le point d être pendu, avait déclaré vouloir faire une révélation d importance à Messire de Ferville.I>e comte fit un geste et, quelques instants plus tard, le Bourguignon fut introduit.\u2014Qu'as-tu à dire?demanda Fer-ville.\u2014Je ne veux point emporter dans l'autre monde un secret qui vous PHOTO-JOURNAL page 23 -¦> .\u2014 Messire de Terville regarda le beau jeune homme qui se tenait auprès d'elle et sourit: \u2014Peut-être un jour ne le regretteras-tu pas, mignonne.Elle leva son regard sur celui du comte et y lut une telle tendresse qu'elle se précipita dans ses bras.\u2014Mon enfant ! s'écria-t-il an comble de l'émotion.Et caressant la tête blonde, il ajouta doucement: \u2014 Comme tu ressembles i\\ ta mère ! Un moment, ils se tinrent, embras-jour.si le hasard le voulait.It f(u i sès.Puis Yolainc, s'arrachant ft Impossible île la reconnaître.\t' treintc paternelle, courut au vieux Le comte rappela Biaise ci inter- j ®'n*sc: rogoa.frémissant :\tI \u2014® vous qui m'avez tapt aimée.L'enfant, lorsque lu la trot - l volro \u2018,1\u201ccc sern\tv dans mon n'était-elle point marquée signe?Un signe?.Oui.messire: une coupure saignante en tonne de croix.sur l'épaule droite.concerne, messire.prononça le condamné.11 y a seize ans, sur l'ordre de la reine Isabeau, je me suis introduit nuitamment nu manoir rie Ferville et j'y ai dérobé un enfante-let pour l'aller perdre en une lointaine (orct.Toutefois, après avoir troqué ses langes fins contre un mauvais lambeau d'étoffe, j'ai pris sur moi \u2014 pour apaiser ma conscience \u2014 de marquer l'enfant fi l'épaule à l'aide d'un stylet, afin qu'uni ; coeur! \u2014Et moi.Biaise, déclara le comte, ; je n'oubiicrat jamais ce que tu ns | fait pour mon enfant, cl en te récompensant.je ne me tiendrai iioint quitte envers tôt.Je te nomme nu-C est bien rein, dit le Boni gui- jourd'hui grand pnnclicr de ma «mi- gnon.Ma fille! murmura le comte.Et sur son beau visage, impassible au milieu des plus rudes batailles, ! les deux hommes virent glisser une larme.\"Quant il loi, mon jouvenceau.Il s\u2019était tourné vers Jehan cl son regard perçant scrutait Jusqu'il lïime les claires prunelles du Jeune 1mm- nie.De sa belle voix grave, Il pour-C était son enfant, en effet, que lojM,|v|t.noble seigneur retrouvait provide.!-j \u2018\t., ;ipl.ouvl,lnl tll vnmimcp (lmls le tiellement son enfant que lui avait\tdcii\t\u201e pollll.u t nnob\u201er ravie au berceau une basse ven-\t.eml.e digne de devenir l'époux geancr de» fenum».Et cette femme (j unc» Ferville était Isabeau do Bàvtèrc!\t|\t_v,V(, 1(.ro, Charles! Vivent les Je voudrais uouvoir faire grâce! ! Armagnacs! damn Jehan avec en-soupira Ferville, tandis que les sol- \u2019 thousiasim».dais emmenaient à nouveau le Bour- Fils de France, dit le comte, nd-guignon.\tmirant, cette ardeur juvénile, es-tu Mais nulle considération person-; prêt à combattre pour leur éten-uclle ne pouvait entraver la justice, dard?lorsqu'il s'agissait de châtier ceux j C'est mon rêve le plus cher, mes-qul pactisaient avec les ennemis de sire! s'écria le Jeune homme extn- leur patrie ! lorsque Yolainc connut le secret de sa naissance, ses yeux d'azur se voilèrent de tristesse.Jehan n\u2019est donc pus mon frère! pleura-t-elle.sié.Eh bien! si un jour tu conquiers l'éperon d\u2019or de chevalier, fcVst par mol, Toncrède de Ferville, que tu seras armé! A nue- M a rie DE1 .ORD-TESTA.'Mon mari aHONNE APPARENCE parce que j'y vois\u201d Je suis toute l'Importance d'un visage net et bien rasé pour la bonne apparence d'un homme t Ainsi, quand J'appris que la Crème à Barbe Palmolive est faite à l'huile d'olive comme le savon Palmolive que J'emploie \u2014 J\u2019en achetai pour mon mari! Maintenant, il paraît bien.C\u2019est que la Palmolive lui permet chaque matin de se raser plus ras et plus net \u2014 et qu\u2019elle garde toujours son visage en bon état.W La Palmolive améliore votre peau et votre apparence, parce qu'elle c*t faite à l'huile d'olive ,rotre visage parait plus net, votre peau éprouve plus ne confort, quand vous vous rasez ras à la Palmolive.C\u2019est que l\u2019huile d\u2019olive adoucissante est sans égale pour éliminer l'irritation après une barbe rase et rapide.Laissez la Palmolive faire ses preuves sur votre visage.Procurez-vous-cn aujourd\u2019hui .et vous aurez une meilleure barbe demain.Palmolive von* ilonnr vtir mrlllrute lalrtn fie ra*ave pour le prix.].Mou**** rn Ir «liftHtil.t.Amollit Iu.Imrltr ri» unr mino \u201c \"i \u2019¦^y X \u2022t~VTT 'm?>.ÏMÊ 'më® ¦PillSS&a: læfeiij H/* « « « f \u2022* » » » > \u2022 V.» ' k»^^E Ip\u2019 Hll |fc 4 >*| iVïvy ***t' i; - ;;«»#*» MH'fîï 'iimm- .&¦¦\u201e\u2022 r:- nü^is^ t >.¦ ® -i?*4V MONTREAL ai AVRIL 1938 rHOTO-JOURNAL page 27 LES BONNES RECETTES DE \"GRAND-MAMAN\" Pommes de terre farcies Choisissez des pommes de terre ovales d'une moyenne grosseur et ayant une pelure lisse.Faites cuire au four chaud (450 deg.F.), Jusqu'à ce qu'elles soient tendres, pas trop brunes.Coupez-les en deux sur la longueur, enlevant la pulpe, en ayant soin de ne pas briser la pelure.Pilez les pommes de terre chaudes, ajoutez soit du lait, soit de la crème, comme pour la purée aux pommes de terre.Assaisonnez comme suit : pour chaque tasse de pommes de terre ajoutez 'i cuillerée à thé de sel.18 c.à thé de poivre, 'e c.à thé de jus d'oignon et 1 c.à thé de beurre.Remplissez les pelures avec ce mélange, en arrondissant la surface pour qu'elles aient la forme originale de la pomme de terre.Saupoudrez de fromage râpé sur le dessus et faites cuire 10 minutes dans un four chaud.GATEAU SAVARIN - SAUCE SABAYON Boeuf auv choux et aux tomates 4 livres de boeuf à bouillir 2 choux moyens 1 boite de tojnatcs J oignon \u2014 Eau Sel et poivre raire cuire le boeuf et l\u2019oignon à l'eau bouillante salée et ajouter les choux coupés en quartiers, les tomates et les assaisonnements.Laisser cuire lentement et servir./ Pruneaux soufflés tasse de noix hachées tasse de mies de pain raclées 2 c.à soudc de sucre U c.à thé de sel 1 6 c.à thé de cannelle tasse de jus de pruneaux \\ à soupe de jus de citron J tasse dc pulpe de pruneaux 2 oeufs Ecorce de citron râpée Mélangez les six premiers ingrédients.Enlevez les noyaux des pruneaux cuits et passez dans la passoire.Ajoutez le jus de citron et la pulpe dc pruneaux.Mélangez les ingrédients secs.Ajoutez les jaunes d\u2019oeufs battus jusqu\u2019à ce qu\u2019ils soient légers et de couleur citron clair.Ajoutez les blancs battus en neige dure.Mettez dans un moule bien graissé et.faites cuire dans un four lent.Placez le moule dans un plat rempli d\u2019eau.Pouding à la neige 1\tc.à soupe dc gélatine granulée '¦< tasse d'eau froide 3 blancs d\u2019oeufs I tasse d\u2019eau bouillante 1 tasse de sucre L tasse de jus de citron Oct rompez la gélatine dans l'eau froide et faites-la dissoudre dans l\u2019eau bouillante; ajoutez sucre et jus de citron; coulez et placez dans un endroit froid; brassez le mélange de temps en temps et.lorsque suffisamment épaissi, battez avec une cuiller de broche ou fouettez Jusqu\u2019à consistance mousseuse.Ajoutez les blancs d\u2019oeufs bien battus et con-t.niiez à battre le tout jusqu\u2019à ce que le mélange soit assez ferme pour se tenir.Moulez ou déjxxscz par cuillerées sur un plat de verre; servez froid avec costarde bouillie.On peut faire un plat très attrayant en colorant la moitié du mélange avec du rouge de fruits.; < ROSBIF hires dc boeuf dans le filet 3 c.à table dc beurre à table de farine dc moutarde Eau bouillante \u2014 Sel Essuyer la viande avec un linge humide, la saupoudrer de farine de moutarde, la mettre dans une lèchefrite et la faire saisir dans un fourneau chaud.Retirer, mettre de l'eau bouillante dans la rôtissoire et laisser cuire 10 minutes pour chaque livre de viande.Arroser souvent et saler lorsque cifit.U .** * \"St L/i sauce Sabayon rendra votre gâteau riche, délicat, excellent GATEAU ROULE A LA GELEE (Dit ' Jelly Roll\") 3 oeufs (battus séparément) 1 tasse de' sucre 2 cuillerées à table de lait doux 2 cuillerées à thé de poudre à pâtisserie 1 tasse dc farine \"Five Roses\u201d Parfumez au citron Battez les jaunes d\u2019oeufs avec le sucre et le lait doux.Fouettez les blancs en neige, puis battez-les lestement avec les jaunes et le sucre.Mélangez la farine et la poudre à pâtisserie avant de les ajouter aux autres objets.Aromatisez avec du citron, et faites cuire dc suite à four modéré.Gâteau Savarin 2\tonces de farine 2 onces de fécule dc blé d'Inde (cornstarch ) 2 onces dc riz crevé 2 onces dc beurre 3 onces de sucre blanc 2 oeufs I c.à thé de poudre à j>âte 14 c.A thé d\u2019esscuce d\u2019amandes Défaites en crème le beurre et le sucre, et battez-y les oeufs jusqu\u2019à ce que le tout soit bien délayé.Ajoutez les ingrédients secs, puis battez cinq minutes.En dernier lieu vous ajouterez la poudre à pâtisserie, puis I'esscncc d'amandes.ci- Sabayon sauce S jaunes d\u2019oeufs 2 3 tasse dc sucre 14 tasse dc beurre \\ -tasse de rhum Battez les jaunes Jusqu\u2019à qu\u2019ils deviennent de couleur tron.Mettez dans votre bain-marie: ajoutez le sucre et laissez cuire en brassant constamment jusqu\u2019à, ce que le mélange épaississe.Enlevez du feu.ajouter le beurre et lç rhum et brassez jusqu'à ce que le tout soit bien mélangé.Gardez la sauce au bain-marie pendant la cuisson de votre gâteau.Meringne oux riz et pommes f tasse dc riz bouilli 1 tasse de sucre 1 chopinc dc lait 6 pommes sûres 3 oeufs \u2014 1 citron Faites une sauce aux pommes et sucrcz-la avec la moitié du sucre.Mélangez le riz avec 1rs i% jaunes d\u2019oeufs battus, la demi-tasse de sucre qui reste et le lait.; Mettez dans un plat à cuire et I faites subir 20 minutes de culs-; son.Etendez ensuite la sauce aux j pommes sur le dessus.Battez blancs d'oeufs ferme avec 1 c.à soupe de sucre.Recouvrez les ! pommes dc la meringue et faites ! légèrement brunir au fourneau.Pot-au-teu Pour préparer le pot-au-feu ' suivez ces directions: 1\tlivre d\u2019os \u2014 1 livre dc viande 1 pinte d'eau froide S tasse d'oignons tranchés Jv fosse de carottes »ï fosse de navets i c.à thé de sel .6\u2019 grains de poivre 1 c.â thé d'herbes fines 1 petite feuille dc laurier I tige dc persil 1\tmorceau de racine dc céleri 4 clous de girofle Des morceaux de viande bon marché, comme le jarret, le cou ou des morceaux de viande tels que le bout d\u2019un bifteck ou des restants de rôtis, peuvent servir pour le pot-au-feu.Coupez la viande en petits morceaux.Pour chaque livre de viande et d\u2019os ajoutez une chopinc d'eau.Mettez la viande et les os dans de l\u2019eau froide salée.Laissez tremper une heure.Ensuite faites mijoter lentement à peu près 3 heures.Pendant la dernière heure de cuisson, ajoutez H* à 1 tasse de légumes mélangés pour chaque livre de viande.Les \\ierbes et les épices mélangées peuvent être mises dans une toile à fromage et laissées dans le bouillon aussi longtemps qu'on le désire.Enlevez l\u2019écume du pot-au-feu à mesure qu\u2019elle se forme, si vous désirez de la soupe claire.-vV Macaroni aux légumes \u2019tr jyaguet dc macaroni 3 tasses dc sauce 2\ttasses dc légumes coupées en dés 2\tc.\" simple pet tlapm.,\tc,amait le visiteur corament.!fut esll'eme .e\u2018\u2019 !,PPrenant 8116 / eva.t répondu le tueur de m.crobes .ous .tes amoul.eux de Mlle violc[.| gnorats la presence de ma soeur chez ne vous en faites pas.mon cher, moi\t.\ti elle.Elle m expliqua que cette der- ,\t.\t, te Dupin, vous la voulez pour vous, .\t, .\t.\t».\u2022\t, je retourne a mes cobayes qui m at-\tmere lui avait ete confiée et chau- J ,\ttoute a vous, et vous me confiez le ,\t.tendent.\t.\t,\t,\t.dement recommandée par son pere, ,\t\u201e\t.\t,\t__.soin ce la rejoindre et d essayer de\t.\t.\t.Alors.Ravmond.pour la premiere .\tJ\tmais quelle avait ete rappelée pre- , .\t.\t.\t.\t.,\t.:1a seduire?Moi qui tire le diable i .\t^ fois setait présente a la pension de\tM\t\u2014 \u2014\t\u2014\t\u2014\t\u2014\t\u2014 famille où Violette avait élu domici- le.n avait demandé:\tiquavec les microbes!\t' I \"La mine effarée d'une camériste \u2014 Mlle Dupin?__\t!\t^\t^\t_ A(.jâveilla mes soupçons, continua l'en- I quêteur.Interrogée, .elle m'avoua r qu'un joli garçon était venu denian-rip rp\t\u2014- vous irez a ia pension ne la- J\t., H® l®i\tIder avec insistance une demoiselle \u2014 Pas ici.monsieur.\u2014 Comment pas ici?\u2014 Nous n'avons personne nom dans la maison.,\tcipitamment dans les Landes ces par la queue, porte des vêtements I .\t, ,.\t,.\t,\t.\t.( jours derniers, démodés et ne suis en coquetterie j qu'avec les microbes! ( Et le rire étrange reprit de plus i belle, tandis que l'artiste reprenait: I re\t\u2014- Vous irez à la pension de fa- : mille.Vous direz venir des Landes C'est trop fort! C'est moi que i apporter des nouvelles à Mlle Vio-! ramène Mlle Violette chaque soir! j lette.et vous me ramènerez pieds Ce nom peu usité de Violette éveil- |ct P0*n6s liés.sinon, vous n êtes la l'attention de la camériste, mais.*dus mon ami- die estima que si Mlle Violette du! La conversation se poursuivit en- Lac \u2014 partie brusquement de Pa-;*!® *es j®lm®s Sens, mais Violette ,, avait un ami auquel elle vou- n écoutait plus, elle sanglotait .sur la.: échapper, il ne convenait pas -son de donner d'explications à ce mon- j sieur couroucé.Elle répéta: Quoi! Violette m'aurait menti?| Elle ne serait pas-la jeune provin-: Pas connue, monsieur, et elle\u2019claie naïve et craintive qui.en vc-nlcrma la porte.\tInaiu chez moi, redoutait tant de se Dadier courut au bureau de poste.I comPromeffr®?c® sel'a\" \"11C petite, écrire mi mot très affccuieux.très 1 ral1®®.fn\".semblable à tant d'autres.; nigageant.suppUaut Violette de ve-]a d®fa 0011111 '®s ateliers, accumulé; nir le voir au plus lot pour éclaircir *®s histoires et les trahisons?Ah! I un malentendu qui le rendait très, dllssc-je cn sou,fl ir mi!,e ,,,ons-j'®» malheureux.T! mit le pneu à !a.aural lc \u2018^c1\"' net! boite, à l'adresse de Mlle Dupin et !\t\u2014 Doucement, mon garçon, agis- ; passa l'après-midi, voire une partie isez avec calme et prudence, de lu soirée, à croiser dans les en-I \u2014 Non ! Je cours chez Mlle de virons de la pension de famille.\t|Saint-Serve .j'enfoncerai les per- il vit le petit télégraphiste entrer j f®\u2018s ' dans la maison, puis redescendre et | VloI®îl® tremble.Elle espère bien il ne se douta pas qu'il remportait le i11110 le conclel'B® ne laissera pas pas-pli refusé et portant la mention lser l'audacieux.Du reste, elle est \"inconnu\"\tJ sûre que la vieille servante ne rece- - Bon.ça v est.se dit-il rassuré.!vrait lx'rsonne sans 1'01'd,'® d® sa rentrons 'et attendons l'oiseau ca- «'aitrcsse et que celle-ci écondui-, pricieux\tj ralf au h®soln l\u2019insolent.Mais Vio- 'C'était l'heure où.à l'hôtel de lette ®P10uve un long frisson dou-j entrecoupées*:\t^ phl'as\" Un sérieux malaise règne \u2014\tJe l'aime.J\u2019aime votre amie.dans Tarmce soviétique votre amie c'est mon amie! Rendez-la-moi.Mon père va venir pour voir Violette, Mademoiselle.\u2014\tH est fou.ou véritablement amoureux, pensa Sybille qui avait quelque connaissance du coeur humain.Mais, à ce moment précis, elle entendit des cris semblant venir du dehors, tandis .que les chats siamois bondissaient contre le maillage de la fenêtre, et que.dans le parc, les angoras en promenade, levaient le nez en l'air.L'artiste eut l'intuition que Mlle Dulac avait appelé par sa fenêtre.En un clin d'oeil, elle fut à son étage.pénétra d'autorité dans la chambre.enlaça la jeune fille défaillante de ses bras nerveux et vivement la ranima.Maintenant, les yeux remplis d'indulgence, Mlle Sybille interrogeait Violette: \u2014\tQui donc avez-vous appelé, ma chère petite?\u2014\tMon frère, mon cher frère, Louis du Lac.je l'ai aperçu là.chez M Dadier.Ils sont amis.Je ne le savais pas.Un flot de larmes l'empêcha de continuer, mais bientôt elle reprit MOSCOU \u2014 L'organe des milieux militaires, le Krasnaja Zwiezda (L'Etoile Rouge), parle d'une désagrégation dans l'armée soviétique, tout en rejetant la faute de cet état de choses sur les \"ennemis du peuple\".Le journal souligne que la discipline dans l'armée est, depuis quelque temps, très relâchée, surtout dans la circonscription militaire de la Russie blanche.D'autre part, on observe un vif mécontentement dans les milieux des officiers, où les démissions sont de plus en plus nombreuses.Un chirurgien greffe les yeux d'un homme mort sur un prêtre qui venait de perdre la vue NEW-YORK.\u2014 Un chirurgien de San-Francisco s\u2019est livré à mie opération des plus hardies sur un prêtrv, le père Saint-André, qui venait de perdre la vue.Le linirgien a greffé sur celul-\u2014 Oh! dites-leur qu'ils ne se bat- ci les yeux d'un homme qui venait lent pas.Louis et Roymand.je de mourir.L'opération aurait par- faitement réussi et le père Saint-André aurait recouvré la vue.les aime trop ions les deux.S'ils se niaient ou se blessaient, j'en mourrais.Sur l'heure.Mlle de Saint-Serve Or.comme\u201d Mlle Sybille entrait estima que son étrange locataire, le!dans la pièce (enaut Violette nffec-sieur Raymond Dadier, n'avait pas tucuscmenl par le bras, on entendit bâii un roman de toutes pièces, et :1a jeune fille murmurer: qu'il pourrait bien être pour quel-| \u2014C'est, la fitutc (les microbes .pa-que chose dans celte crise de dé-i pa le savait.Saint-Serve.Violette, nouvellement installée, rêvait à sa fenêtre, noyée dans l'ombre protectrice.Soudain, elle vit la galerie du voisin Raymond s'éclairer.La jeune fille eut un léger choc.là.en plein coeur, mais elle réagit et mil'^oupir ne s'exhala U] bres.fl méditait.me le demander.Ah! il ne saura Jamais quelle peur j'ai eue!\" Ce fut vers le grand savant de demain que Violette s'avança d'abord.Scs beaux yeux purs, limpides.Interrogèrent celui qui l'avait mal jugée.Elies semblaient dire ccs prunelles enfiévrées: \"Nous sommes du même sang et tu as douté de mol.cela m'a full bien mai.\" Alors, brusquement, le grand frère, ému, étreignit la petite soeur Un timbre électrique résonna.Raymond alla ouvrir et un dialogue dont les paroles ne parvinrent point à Mlle du Lac s'échangea entre l'ar-liste et l'arrivant.\u2014 Ça.c'est gentil! Vous faites vio-Imcë à toutes vos habitudes.\u2014 Pour venir vous voir dans votre palais Sapristi! vous vous mettez bien.Oli! ccs fils à papa, ils croquent la bonne galette! \u2014 Et ils croquent aussi le mar-mol.interrompit Raymond, amer.\u2014 Cela, je le craignais, fit l'hom- Que se passe-t-il donc?Les paroles dê l'arrivant soudain cinglent comme des griffes: \u2014 I! est absent?Vous êtes son ami?Alors, monsieur, sachez qu'il me fera raison de sa conduite.Je viens ici le souffleter.Violette tressaille, res derniers mots jetés avec force arrivent nettement à son oreille, elle reconnaît la voix de Louis! C'est encore le | frère chéri accouru chez Raymond.Une grande colère l'agite.\u2014 Oh! ça me coiïnait tes histoi- me aux microbes, d'après ce que vous r®s-là.profère le grognaul.imjxis-* de plus, misérable a attirée ct séduite dès son arrivée dans la capitale! \u2014 Holà! bigre, vous allez vite et fort, monsieur.Sans donle.connaissez-vous mal le fils de Marins Dadier.le grand armateur de Marseille?\u2014 Je le connais de fraîche date, c'est un enjôleur qui prend et surprend.je ne lui cachai pas ma sympathie dès notre première rencontre.il a agi vis-à-vis de moi comme un goujat cl un trait re.\u2014 Ceci reste à prouver: je me refuse à le croire.Dadier est'un emballé; on le tient pour très honnête.Au surplus, regardez, ccs dessins tenez, ça.c'est Violette Dupin, son béguin'' ct.pour le moment.rien A ces mots, Violette se redressa, ses larmes se scellèrent.1! lui sem-; bla qu'un nir vivifiant gonflait scs j poumons et qu'elle sortait d'un cauchemar.Mille pensées l\u2019agitèrent, yson cerveau créa plusieurs hvpothè- ' ; ses: le méchant garçon nurnlt-ll\ts\u201c I1011'111®- Ensuite, grnvri n i voulu éprouver sa tendresse en fri- j \u2022 MONTREAL 21 AVRIL 1938 -ri-** ¦'m Basa CINQ ETOILES CANADIENNES ETABLISSENT UN RECORD AUX JEUX DE L'EMPIRE \u2014 Au Jeux de I Empire tenus à Sydney, Australie le 5 février dernier, cinq Canadiens ont établi, dans leurs sphères respectives, un record.En haut, à gauche, Eric Coy, de Winnipeg, au centre, Jimmy Courtwright, d'Ottawa, pour le lancer du javelot, à une distance de 198 pieds et 7 pouces, à droite.George Sutherland, d'Alberta, a lancé le poids à une distance de 163 pieds et 8 pouces, brisant le record établi par un Australien.En bas, à gauche, Milt Ponton, de North Battlerord, et ou centre, W.Brown, de Mcofrod, Ont., ont brisé le record dans le saut en longueur établi en 1930 par Len Hutton.mrb AGCO T YEARS IN OAK umiA cüt tout v ÉH \u2022.:: ÿ v PHj wttum iM «vt» iM Titn WHISKY OOOOCRMAM R WOOTS :V:V y 1*5 \\ X''\ts OLD 10 ox.FLASK 85c BOTTLE $2.00 BOTTLE $3.00 MONTREAL\u2019 21 AVRIL 1938 rHOTO-JCURNAL' page 33 CAMBRIDGE SE PREPARE A LA GRANDE EPREUVE.\u2014 Sous la direction de Mays-Smith, les ovironneurs de Cambridge ont fait de grands progrès.On les voit ici, à Chiswick, à l'entraînement.Ils furent défaits tout récemment par les ovironneurs de l'Université d'Oxford.\u2019{JPgAW.«Sÿ \u2022ftîk2ÎSiV ^ a v :\u2022 Vs r::; yr^cr.ILS GOUTENT A LA PISTE DE SANTA ANITA.\u2014 Alfred Gwynne Vandergilt, à gauche, cause avec Barbara Weeks.Cary Grant, voisin de Vanderbilt ainsi qu'Howard Hawks consultent le programme à la piste de Santa Anita.'VMVv'l :|M$ m : \u2022< \u2022 s'.VJS?mm ¦MM ; WM': g- -g ¦ ATvj'i , "]
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