Photo-journal : tout par l'image, 23 mai 1940, jeudi 23 mai 1940
[" Vol.IV No 7 PHOTOM JOURNAL MONTREAL LE JEUDI 23 MAI 1940 TOUT PAR L'IMAGE-\u2014 HEBDOMADAIRE ILLUSTRE ET LITTERAIRE \u2014 TOUT PAR L'IMAGE LARME SECRETE OFFERTE à ROOSEVELT (Voir page 3) * ; ; f : émM à\" -f ¦ T' Mm* ¦ Atch.atchou ! : : L'été s'en vient ! Après le long hiver que nous venons de traverser, avec quelle joie avons-nous accueilli le printemps, même avec ses pluies et scs giboulées.Mais le printemps n'a pas laisse bien bon souvenir, car.qui d'entre nous n'a pas eu son petit rhume, la gorge craflce à force d'éternuer et les yeux larmoyants?Mais voilà enfin que les feuilles sont venues et les fleurs aussi.La nature est entrée en convalescence et nous aussi.Encore quatre semaines et c'est l'été.(Photos posées par le modèle Jeanne Robin).Pour ses vacances, Hollywood déménage au Canada mtm few 'mm LA FEDERATION DES INSTITUTRICES RURALES Voir notre articli* en page 7 Jt' Tout le monde à Hollywood projette cette année de venir passer scs vacances au Canada.Maintenant que toute l'Europe est en feu, impossible d'aller se reposer là-bas.Et puis, au Canada, les Américains bénifi-cient d'une prime imposante sur leur argent (11 pour cent); et puis encore, le fait de visiter en touristes un pays en guerre allèche tous les acteurs et actrices.Voici ci-dessus quelques acteurs bien connus qui vont venir au cours de l'été dans le Québec: (gauche) Clark Gable et sa femme, Carole Lombard; (centre) Spencer Tracy et sa femme; (droite) Gary Cooper et sa femme, Sandra Shaw.A cause du fait que l'argent des Etats-Unis fait prime au Canada, on escompte que 20,000,000 Américains voudront cetta année passer det vacances à bon marché au Canada. PAGE 2 PMdre-JOURNAL MONTREAL^ 23 MAI 1940 L'avocat réclamait $25,000; il recevra $50,000 pourvu qu'il soit bon golfeur Pêche miraculeuse: on trouve d'innombrables bouteilles de scotch 1,0S ANGELES, 21.\u2014 T/nvoeat \u2022lohn Kadcl, qui représenta Je millionnaire Dan Topping, lors du divorce de celui-ci avec sa femme l'actrice Arline Judge, est un homme bien malheureux.Dans un moment d\u2019impulsion, il s\u2019est mis en danger de perdre en entier les $25,000 qu\u2019il réclamait du mi\u2019 ion-\u2022jiairc comme frais d\u2019avocat.Kadcl venait d\u2019envoyer son compte à son client; $2.5.000, ni \u2022plus ni moins.Topping lui téléphona pour discuter cette somme.On $25,000 tout de suite, cela ne vaut il pas mieux que risquer de gagner $50,000 dans un tournoi de golf?Il est vrai que Kndcl est un ancien champion de golf amateur; mais Topping est lui aussi l\u2019un des meilleurs golfeurs amateurs d\u2019Amérique, ayant même une fois entré dans les finales du championnat d\u2019Angleterre.Rien ne force Kadcl de tenir son pari; mais si, maintenant, il refuse, il sera In risée de toute l\u2019Amérique.Le pauvre avocat tenta POURQUOI LES AVOIR SEPARES?Une \"collection' de 800 éléphants WEST PARIS, (Maine), 21.\u2014 Le ëoeteur Lelnnd-M.Corliss possède une collection de 800 éléphants, tous lies petits modèles.Ils viennent de (mites les parties du monde et il n'y en a pas deux semblables.On en voit partout dans sa maison.L» salle à manger, la bibliothèque, le bureau et la salle de réception en sont remplis.Corliss ne peut expliquer comment lui est venu cette idée de collectionner des éléphants en ivoire, en jade ou en pierre.Lorsqu'il étudiait à Tuniversité Toits, de Medlord, il y avait dans cette institution, le plus gros éléphant du monde, du cirque Barnum.Evidemment, c'était un animal empaillé, mais il savait quand même attirer l'attention du docteur Cor-IKs et de ses collègues.C'est de là, sans doute, que date son grand amour pour ces mammifères probos-cidicns.A part de ces petits éléphants modèles qui forment sa collection, le docteur Corliss en a sur ses chandeliers, ses poignées de portes, ses cartes à jouer, ses cendriers, scs compas et autres articles.AVALON, (New-Jersey), 21.\u2014 Un pêcheur, installé tout près d'un Pont, jeta l\u2019autre jour sa ligne à eau et ramena.une caisse contenant six bouteilles d\u2019excellent scotch.Notre homme prit à peine le temps de goûter à une bouteille et rejeta fébrilement sa ligne n l\u2019eau: nouvelle stupéfaction et nouvelle joie indescriptible.Il ramena encore une autre caisse! Le pêcheur chanceux aurait bien voulu LES ERREURS DE LÀ S.D.N.garder pour lui seul un si bon \"trou\u201d, mais malheureusement, on l\u2019avait vu de la rive.Et une foule de pêcheurs fut bientôt sur les lieux, tirant de la rivière bouteilles de scotch, bouteilles de rhum et quelques bouteilles de vieux vins.Plusieurs passèrent toute la journée et toute la nuit sur les lieux, jusqu\u2019à.ce que le scotch eut fini de.mordre.On eut le lendemain l'explication du mystère.Un camion lourdement ehai-gé de spiritueux avait heurté l'un des piliers du pont voisin et la plus grande partie de sa cargaison était tombée à Venu! Rendu fou par son occupation \u2014 Au secours ! \u2014 Ne désespérez pas: nous allons soumettre votre cas à la conférence de demain! \u2014 Nebelsplater, Zurich.CHICAGO, 21.\t\u2014 boucher des abattoirs qui font de Chicago la ville de terreur pour les animaux, est devenu soudainement furieux en; revenant de son travail.Saisissant soudain un coutau à dépecer, il commença à frapper aveuglement autour de lui en prenant son souper.Son fils, Kenneth Jones, fut gravement blessé à l\u2019épaule par son prie dément.On parvint à maitriser le fou furieux dont la raison fut troublée par le travail sanguinaire d'é-gorgeur qu'était le sien depuis plus de quinze ans.11 est maintenant dans une camisole de force et les médecins aliénistes déclarent que son cas est incurable.Norman Jones, le panne-dément, est âgé de 47 ans.Qn le disait un employé modèle, mais ses allures étranges inquiétaient depuis quelque temps sa famille.Qu'avaient donc fait les deux Jeunes filles au mystérieux assassin?Une semaine après le brutal assassinat de sa soeur.Lois Gates est à son tour menacée de mort.L\u2019c^te photo du icillionnaîre Dan 'Popping et de Tactricc Arline Judge sa femme fut prise quelque temps '\u2022nvant.leur divorce.L\u2019avocat John Kadcl.run des artisans de ce divorce, réclama $25.000 nu millionnaire pour ses bons offices; mais il se désespère maintenant d\u2019avoir, dans un moment d\u2019impulsion, accepté de jouer ses honoraires an golf.S\u2019il perd, à quoi cela aurait-il servi de s\u2019étre tant démené pour les séparer ?discuta ferme; puis vint un mo- j démarche sur démarche auprès de ïnent où, pour en finir, lu million-i Topping: '\u2018Jouons donc plutôt pour naire proposa a l\u2019avocat de jouer: un enjeu de $10.Apres tout, ça la somme au golf, quitte ou double, n\u2019était pas sérieux ce tournoi!\u201d;.Sans réfléchir plus longtemps, | Rien n\u2019y fit, et il semble bien que, J\u2019avocat accepta impulsivement.I pour toucher ses honoraires, l\u2019nvo-Kt voila que maintenant, il you- eat sc verra forcé de prouver ù son drait bien faire machine arrière: I client su supériorité au golf.BELLEFONTE (Pennsylvanie), 21.\u2014 La famille Gates vient de j traverser un drame horrible: on a ! trouvé, il y a une dizaine de jours, .le cadavre de la fille aînée, Faye | Gates, 24 ans, à quelques milles de AU TOUR DE SA SOEUR MAINTENANT Les cabrioles d/im chien trop affectueux coûtent 2,000 à son maître NEW-YORK, 21.\u2014 \u201cBobby\", un Saint-Bernard racé, est eertnine-jnent le chien le plus dispendieux du monde, fl coûte exactement à son maître $12.500: $500 comme prix d\u2019achat, et $12,000 pour avoir, il y a deux ans, jeté un vieillard par terre dans un moment d\u2019exubérance.L\u2019incident s\u2019est produit en juin 3937.Devant la demeure du docteur Isaac Sossnitz, son maître, \u201cBobby\u201d vit passer un monsieur qui tenait un chien en laisse; \"Bobby\u201d s\u2019élança pour jouer avec ce chien, culbutant au passage le monsieur.Celui-ci, Richard Kenneth, 71 ans, se brisa la jambe en tombant; après plusieurs opérations, il n\u2019est pas encore sorti de l'hôpital.Kenneth poursuivit le \"r Sossnitz pour $25,000 de dommages mais n\u2019obtint que $12,000 du juge.\u2022 ¦ sa demeure.Cette malheureuse famille est à peine revenue de ee terrible choc qu\u2019elle est retombée à nouveau dans la consternation; Lois, la deuxième des filles, vient de recevoir une lettre anonyme, laconique: une feuille de papier blanc avec au milieu les mot \u201cC\u2019est j maintenant tou tour\u201d.I.es soeurs Gates, employées dans une manufacture voisine, étaient très populaires dans toute la région.On se demande si le mystérieux assassin, dont la police a été absolument incapable de retrouver la piste, ne serait pas un soupirant évincé par elles.Depuis l\u2019assassinat, tout le pays est en émoi, et la police a arrêté des ecn-taines de suspects qu'elle a dû par la suite relâcher.La malheureuse Paye Gates fut trouvée morte dans un fossé, ses vêtements déchirés et tout le corps en sang.Un cordon de police entoure nuit et jour la demeure des Gates pour éviter que Lois Gates subisse un sort pareil.Elles lavent la chaussée pour .économiser le lavage Faye Gates, une jolie employée de manufacture, fut tuée par un inconnu.Une semaine après sa mort, sa soeur recevait l'avertissement que maintenant \u201cc\u2019était à son tour\u201d.BARROW-IN-FURNESS, (Angleterre), 21.\u2014 Quarante mères, de la rue Vernon ont décidé qu'il était plus facile de laver la chaussée que les culottes du petit Tommy ou les robes de Maud.Chaque Jour, elles lavent la rue et les trottoirs afin que leurs enfants ne se salissent pas en Jouant.Tir VIKNNK, 21.\u2014 Près de la cité du film de Vienne, on a installé la \u201ccité du cochon\u201d qui est la plus grande entreprise de ce genre de toute l\u2019Allemagne.Quatre mille cochons peuvent y être élevés et dont l\u2019engraissage sera poussé à une vitesse record.Leur poids devra augmenter d'une livre par jour.Leur nourriture sera fournie par les ménagères de Vienne qui devront leur donner les détritus des cuisines.PHOTO® JOURNAL \"TOUT PAR VIMAGE\" IIPUDOMAPAIRP ILI.USTKK ET LITTEUAIKB Î2-12, rue Saint-Denis * AI Arquette 4255 LE JOURNAL FAVORI LE TOUS POUR SON ACTUALITE ILLUSTREE Le journal préféré de la femme pour scs belles pages féminines.VN ABONNEMENT VOVS CONVAINCRA TR IX\tD\u2019A BO N X EM EN\tr \tG mois\t1 an Montréal\tSI.so\t$2.50 Ktranaer\tsi.so\tS2.50 Canada\t$1.25\t12.00 PAR LA POSTE Toutes les personnes Qui désirent recevoir PHOTO-JOUR}}AL à domicile sont assurées d< lire tous les mercredis ce.journal nui leur procure les loisirs les plus reposants et les plus profitables.MEMBRE DE L***AUD1T BUREAU OF CIRCULATIONS\u201d Le «Ictai! n\u2018-*«>rmrntô de notre circulation est vérifie par l*\u201dAudit Bureau of Circulation»\u201d officiellement reconnue comme une autoritee indépendante pour tout ce qui concerne la circulation dee Journaux.mHiimimimimiimmmmmtimrr MONTREAL' 23 MAI 1940 PHOTO-JOURNAL page 3 Bergdoll offre à.Roosevelt les plans de la fameuse \"arme secrète\" des Nazis \"Je me tue; mais c'est mon mari qui l'a voulu!\" MILWAUKEE, 21.\u2014 I.e docteur Lester Van Elis, bien connu clans la société de Milwaukee, vient cPêtre arrêté sous une étrange ac- Ce serait un canon extraordinaire dont le déserteur-bagnard aurait surpris le secret en Allemagne.DE GOEBBELS A ROOSEVELT 'Ne sonnez donc PHILADELPHIE, 21.\u2014 Frank Bergdoll.ce millionnaire déserteur de l\u2019armée américaine qui préféra #e réfugier en Allemagne plutôt que de sc battre, vient d\u2019offrir au président Roosevelt de lui révéler des secrets militaires allemands qu\u2019il aurait surpris pendant son long séjour au Reich.lîergdoll, sentant venir la guerre.préféra l\u2019an dernier quitter l\u2019Allemagne et affronter les tribunaux de son pays, les Etats-Unis.Une sentence de cinq ans de prison pesait contre lui depuis ÎÎH7.Malgré les fortes sommes «l\u2019argent qu\u2019il dépensa et malgré les influences qu\u2019il fit jouer, le déserteur fut condamné l\u2019an dernier à purger sa sentence.Mme Bergdoll, nui avait précédé 3(*: i mari aux Etats-Unis, s\u2019est Une paire d'yeux pour 3 fermiers SHAWNEE.(Oklahoma).21.\u2014I I e.s trois frères Smith, sont des ! fe miers qui obtiennent un franc succès avec leur ferme de 70 acres, quoique deux d\u2019entre eux, Pius, âgé de f>0 ans et Claude, âgé de 57 ans, soient aveugles de naissance.Le Troisième, Larry, âgé de 55 ans.possède une excellente vision qui sert pour les trois associés.Ils vivent dans une maisonnette de cinq pièces et possèdent un vaste pou-iaiUer et deux grandes granges à bestiaux.Les trois frères Smith se sont établi , sur ce territoire le 4 juillet 1895.Les deux aveugles font le travail de routine; ils peuvent scier et fendre | le bois, traire les vaches, ramasser !e> oeufs, laver la vaisselle, allumer le poêle, abreuver les animaux et même préparer les repas.Larry a la direction de la ferme.faite l'intermédiaire de celui-ci auprès du président Roosevelt.Elle déclara que son mari était capable de renseigner les autorités américaines sur ce nouveau canon dont les Allemands se sont servis avec succès en Belgique.Bergdoll espère ainsi fair suspendre sa sentence.Mme Bergdoll est une Allemande \u201cpur-arycn\u201d.PRETE A RENIER LE REICH POUR LIBERER SON MARI \u2014- pas ces cloches\" \u2014 -;\u2014 \u2022 NEW-YORK, 21.\u2014 Les cloches | de l\u2019église catholique St;Sébastien, i qui depuis cinquante ans, sonnent tous les matins, dès l\u2019aube, troii-I biaient dans son sommeil Ruth ! Baxter, une secrétaire âgée de 21 i ans, qui, finalement porta plainte [au curé de la paroisse.Disons en i passant que Mlle Baxter appartient à la religion protestante.Lorsqu'elle téléphona au prêtre pour protester contre cette sonnerie trop matinale, celui-ci lui répondit: \u201cLes cloches n\u2019embetent pas les gens qui ont la conscience claire et nette.Elles sonnent pour appeler les paroissiens à l\u2019église.\u201d Mlle Baxter s\u2019adressa ensuite au magistrat Hoppin pour qu\u2019il intervienne en sa faveur auprès du pasteur, car elle ne veut plus entendre sonner les cloches tous les matins à cinq heures./ \u2014 Rassurez-vous, Oncle Sam, ce n\u2019est qu'une bombe puante.(Caricature parue dans un journal d'Amsterdam, Hollande, à la suite de l\u2019envoi aux Etats-Unis des documents sur la Bologne par l\u2019Allemagne).cusation: \u201cd\u2019avoir délibérément approuvé le suicide de sa femme et de n\u2019avoir rien fait pour l\u2019empêcher\u201d.Le médecin dut verser une caution de $10,000 pour reprendre temporairement sa liberté.Mme Van Elis mourut ie 11 avril dernier.Le 12, le coroner local reçut une lettre de la morte, apparemment mise à la poste la nuit avant sa mort.La lettre disait ce qui suit: \u2014 Advenant que je meure, par suicide ou autrement, je veux que celui qui sera responsable de ma mort soit puni.Même si je me suicide,' ce sera un meurtre, car mon mari m\u2019a donné sciemment des pilules pour que je me tue.Depuis la réception de cette lettre, la police a fait une enquête discrète qui s'est terminée par l'arrestation du médecin.On apprit que la morte s\u2019était empoisonnée pendant la nuit; elle vivait encore le matin quand son mari quitta la maison; le docteur ne.fit rien pour lui sauver la vie; quand il revint le midi, elle était morte.Dans son testament, portant une date antérieure, la morte lègue à son mari une pension mensuelle de $100 par mois.Le reste de sa fortune, environ $150,000, sera versé à son fils quand il aura 40 ans.Une vieille femme fière de son âge -\u2022 WICHITA, (Kansas), 21.\u2014 B.Osborn, un directeur de recensement, ne croit pas tout cc que les gens disent sur la manie qu\u2019ont les femmes de cacher leur âge.L\u2019une d\u2019elles téléphona à son bureau, l\u2019autre jour, et lui dit: \u201cMon mari vous a dit que j'avais 70 ans.Eh bien! c\u2019est absolument faux.J\u2019ai 88 ans bien sonnés et je fais encore tous les travaux de ménage.\u201d Une jeune fille de Ccdgctr travaille en Allemagne -.CALGARY, 21.\u2014 Marguerite, la fille de M.et Mme J.Scotland, de Calgary, (Alberta), a été retenue en Allemagne après la déclaration de la guerre.Dans une lettre adressée à ses parents, elle déclare qu\u2019elle a obtenu un emploi de traductrice pour une compagnie chimique internationale.Mlle Scotland, une graduée de l'université de l'Alberta, se rendait au pays d'Hitler, en août 1939.avec M.et Mme Gus Heimcrs avant d\u2019aller en Suisse pour y étudier les langues étrangères.Quand la guerre se déclara, elle était à Holzminden.C\u2019est à cet endroit qu\u2019elle apprit la sténographie allemande et quelque temps plus tard, elle obtenait une situation de traductrice.Ruur sortir «le prison, le déserteur Bergdoll vient d\u2019offrir au président Roosevelt de lui révéler les secrets d'un nouveau canon allemand.C\u2019est Mme lîcrg-doll.une Allemande, qui s\u2019est faite l'intermédiaire de son mari.ASSASSIN DE 16 ANS, LE COUPABLE RICANA.Un garçonnet pesant moins de 100 livres tue un camarade qui l'avait défié ef scandalise la cour par ses persiflages.L© colonel vénézuélien trouva enfin quelqu'un qui veuille le marier NEW-YORK, 21.\u2014 Paul Eber-*o!.\\ vous auriez mérité de monter MOLOTOV A PARLE ï \u2014 Pour le moment, nous restons neutres! (Caricature parue dans le Haagsche Post de La Haye, Hollande.) sur la chaise électrique.Si je n\u2019avais pas eu pitié de vous.\u2014 La hyrhe! interrompit l\u2019accusé ; gardez vos sympathies pour j vous! \u2014 30 ans de prison, fit le juge, j indigné par autant d'insolence.El pourtant le prévenu avait lf> j ans à peine.Il était petit pour son ; âge.gringalet.Il pesait à ooine 190 Ibs.A 10 ans, c\u2019était déjà un voleur émérite, habile à manier le revolver et à cracher des injures.Jamais encore le tribunal n\u2019avait eu devant lui de criminel aussi jeune et endurci à la fois.Le garçonnet était chef de ban-îde.Avec quelques copains de sou j âge.il dévalisait les magasins et ! les entrepôts.C\u2019est en discutant la division d\u2019un butin de $5,000 qu\u2019il avait froidement tué un de ses jeunes acolytes.L\u2019autre protestait parce que Ebersole voulait prendre la part du lion; pour montrer son autorité, le jeune bandit prit un revolver dans sa poche et abattit celui qui osait discuter ses ordres.NEW-YORK, 21.\u2014 Le colonel j frotizalo Gomez n\u2019en revenait pas: i dans son pays, au temps où son I père était président, il n\u2019aurait ou j qu\u2019à manifester le désir de se ! marier pour qu\u2019aussitôt la cérémonie soit en bonne voie; tandis ! qu\u2019aux Etats-Unis, il avait beau se .promener de juge de paix en ijugo de paix, de ministre en minis-! tre, tout le monde refusait de le | marier.Pourquoi ?parce que la ! jolie petite actrice qu\u2019il avait choisie comme femme n\u2019avait pas encore 21 ans.Mais le colonel finit enfin, 1 par trouver un ministre qui con- ; j sentit; et c\u2019est fait: la petite Joyce : I Matthews est maintenant la légitime épouse du riche colonel.__ I I! y avait exactement une semai-! ne que les nouveaux mariés i \u2019s\u2019étaient rencontrés; et Gomcz j | cherchait depuis déjà une semaine i un ministre pour les marier.! Amour à première vue?Gomcz! i avait certainement l\u2019art de con- ! 1 quérir le coeur d\u2019une petite actrice: | dès le premier soir où il la connut, ! il passa au doigt de Joyce une su-j perbe bague valant $25,000.Et le : ; lendemain, il lui acheta un anneau j nuptial de $5,000.j Puis commença la promenade à I travers plusieurs Etats, à la recherche d\u2019un célébrant pour le mariage.*\tA New-York, on les aurait bien \u2022\tmariés: mais Joyce avait oublié | son certificat de naissance et le ( colonel celui de son divorce avec 1 sa première femme en 1930.Il a enfin réussi à lui passer l'anneau nuptial Le colonel Gonznlo Gomez n\u2019avait eu aucune difficulté, le soir même où il la rencontra pour la première fois à passer au doigt de la jolie Joyce Matthews (avec qui on le voit ci-dessus) un superbe anneau de fiançailles de $25,000.Le colonel avait aussi acheté un anneau nuptial de $5,000; mais cet anneau, il crut, bien ne l.intai.'f pouvoir remployer. Page 4 PHOTO-JOURNAL MONTREAL 23 MAI 1940 m&M :>mk AU PROFIT DE HITLER Mussolini veut jouer au mais jamais n'eut accepté d'être mari-©miette dont un autre tire les.cordes UïZr*»*** J*** wmmï; .¦ WÊmA4y^- -C'\t.Dans trente jours.dans dix jours.dans cinq jours.Ltalie entrera en guerre/#: selon les indications de son compère Hitler, le Duce d'Italie brandit cette menace dans chacun de ses discours.Obéissant élève#dans cette guerre des nerfs\" d'invention allemande, Mussolini joue le jeu de l'Allemagne en forçant les Allies à se tenir sans cesse sur le qui-vive, à distraire du front allemand des forces imposantes pour faire face à cette attaque toujours retardée de l'Italie.Et Mussolini multiplie les démonstrations militaires, tient en alerte son armée et sa marine, inspecte ses aéroports (ci-dessus).Il était pourtant un grand homme d'état, le plus grand en Italie depuis I empire romain.Jusqu à ce que son amour-propre eut été stupidement blessé par la façon dont les Alliés blâmèrent sa conquête de I Ethiopie.Mussolini aura beau se faire couler des bustes de bronze à limage de César, I imperator romain: il ne sera jamais César.L'orgueil l'aura perdu.'' s>y: L'-à- wïmm *1 .-jjSissI?Depuis septembre, Mussolini agit sans cesse en étroite liaison avec Hitler, son ancien élève en fascisme.A la veille du coup allemand sur la Hollande et lo Belgique, le Duce envoya une flotte imposante (ci-dessus) pour des manoeuvres soudaines du coté de la Turquie; une bonne partie de la flotte anglaise fut aussitôt dépêchée en Méditerranée, facilitant ainsi la tâche de Hitler en réduisant les défenses anglaises.Pendant ce temps, on tente d'entrainer vers l'Allemagne la population italienne généralement hostile eux Nazis.Décider le Pape TOUT EST PRET.SAUF LES DETAILS wiigii \u2022\t'.'V- é§^ggl§|gg Tout est prêt en Italie pour la guerre; sauf quelques details à régler.L'armée est sur le qui-vive; a flotte est concentrée à des endroits stratégiques (ainsi ci-dessus la flottille de contre-torpiû leurs de Naples.) Dmo Grandi (à droite), président du Conseil Fasciste, a déclaré que la guerre n ctoit plus qu'une question de jours.Mais il faut entraîner lo population: on s'y emploie par des \"manifestations populaires\" bien organisées.Et il faut surtout gagner le Pape: la populotion italienne, profondément catholique, ne voudra pas d'une guerre aux côtés de Hitler tant que le Souverain Pontife restera sympathique aux Alliés.C'est pour y remédier qu'on a placé comme ambassadeur ou Vatican Dino Alfieri là gauche), ancien ambassadeur à Berlin et fervent admirateur de Hitler.Entraîner le peuple MONTREAL 23 MAI 1940 PHOTO-JOURNAL PAGE Cette fameuse, \"arme secrète\" des Allemands c'était un super-lancour de flammes C'ETAIT DEJA UNE ARME TERRIBLE; MAIS LES NAZIS ONT FAIT MIEUX iilliM Galant pour ces dames, le censeur français.Quand la lettre du poilu à sa petite amie a dû être jugée sévèrement, le censeur prend soin d'y ajouter un petit mot encourageant.MMM \u201e\u2022 Wimm l.o lance-flammes était déjà une arme vieillie, puisque les premières expérimentations datent de la conquête de l'Ethiopie.C\u2019était même une arme familière aux soldats américains, que l\u2019on voit ci-dessus l\u2019expérimentant au cours de récentes manoeuvres.Mais les Allemands en ont fait une arme autrement terrible: là où il fallait quatre lance-flammes, un seul suffit maintenant; et l\u2019arme nouvelle a une portée triple et son poids est si réduit que des parachutistes peuvent aisément le transporter sans en être incommodés.Grâce à cefte arme, les Nazis ont pu s'emparer par surprise de forts belges autrement impugrsables.\u2014 Maintenant qu'on la connaît, on saura la mater.PARIS, 21.\u2014 Depuis des mois, Hitler menaçait dans ses discours les Alliés d'une terrible arme secrète; c'est avec un véritable soulagement que l'on a enfin appris en France en quoi consistait cette fameuse arme: c'était le fameux lanceur de flammes que l'Italie avait expérimenté en Ethiopie et que les savants!*, allemands ont perfectionné d'étonnante façon.L'engin italien était de manipu-, très: pendant qu\u2019ils distrayaient ! _ latioii difficile; il fallait transpor- les garnisons des fortins par un j ter de \"fortes LES VRAIES FIGURES DES.CLOWNS Voici l\u2019ordre dans lequel apparaissaient en page 10 les photos \u201cnaturelles\u201d des clowns du cirque Kingling llros.: (de gauche à droite) Jerome.Jung, Jacobs, Le-clair.Les avez-vous reconnus ?BORDEAUX, (France), 21 \u2014 Les censeurs sont très occupés à lire les millions de lettres et cartes que les soldats, au front, envoient à leurs familles et à leurs amis.Leur devoir ne peut être pris à la légère.Il est do la plus grande importance que les agissements des troupes ne soit révélés à personne.Amis ou ennemis ne doivent pas savoir à quel endroit au front sont stationnés certains corps d\u2019armée.Les espions abondent partout et il faut s'en défier.Us peuvent glaner quelques petits détails ici et là dans les nombreuses lettres que les soldats écrivent à leurs familles et tous ces petits détails j réunis-ensemble peuvent composer, ! dans leur ensemble, vine information très importante pour l\u2019mne-mi.C\u2019est pourquoi tous les mes-j sages des poilus sont scrupuleusement censurés et interceptés au besoin par les censeurs militaires.On détruit généralement les lettres et les cartes qui contiennent des informations compromettantes; | quelquefois aussi, on se contente de rayer avec de l\u2019encre indélébile ! les lignes qui ne doivent être lues 'par personne.UN PROCEDE BIEN JUSTIFIE Personne ne peut condamner ce procédé en temps de guerre, pas \u2018 même les mères, les épouses, les fiancées qui attendent avec impatience des nouvelles du front.Quelquefois, elles ne reçoivent qu\u2019une carte avec signature, le reste ayant été rayé par le censeur.De toutes les armées belligérantes, c\u2019est la française qui emploie les censeurs 140 contrats de guerre par jour .OTTAWA, 21.\u2014 Le ministère des Approvisionnements a accordé en moyenne 140 contrats par jour, au cours de sa dernière période de sept jours se terminant le 30 avril.838 contrats ont été octroyés pour un montant global de $2,635,844.42 pendant ce temps.C'est une moyenne qu\u2019on a observée au cours de tout le mois qui vient de s\u2019écouler.TRANSPORT GRATUIT réserves de liquide barrage d\u2019artillerie, des avions- ! Eokes âeé de \"q nns un étudiant Ct 1\u2019e\"K'il1 T PTVon (déversèrent sur les|dlpI6mé 8de ruiüVersité de Los An-te LeïsalatRs allem:\\m,s\t30.000 mil,es aux BUTTE, (Montana), 21.\u2014 Harold, se!i services à la disposition des stu- 7n\t|\t-\tderniers mois lui vaut $10,000.'\ttu précis.\tj Les parachutistes nazis ne por-1\t\u2014 Faire du \u201chitch-hiking\" n\u2019est La connaissance du fameux se-, taient pour toute arme qu\u2019un bidon I pas si difficile qu\u2019on pense a-t-il :ret allemand a coûté cher à la i cylindrique auquel une lance était dit.Il suffit d\u2019être présentable, d\u2019a- Belgique: grâce à cette arme, les i rattachée par un tut\u2014 Les Nazis Nazis ont pu s\u2019emparer de plu-J s\u2019accrochèrent au toit en pente des sieurs fortins de frontière qui au-1 fortins ct, se débarrassant de leurs raient '\t' avance.voir l'air très propre et d\u2019inspher confiance aux gens de qui on solli-\u201e ,\t,\t.\tcite la faveur d\u2019un passage à bord autrement arrête leur : parachutes, s\u2019approchèrent en ram- : d\u2019une auto, d\u2019u.r avion ou d'un pant des \u201ctrous d\u2019air\u201d (orifices Ces fortins, construits d\u2019après ménagés sur le toit pour renouve-eux de la ligne Maginot, étaient 1er la provision d\u2019air de l\u2019intérieur à l'épreuve des bombes et des obus, |des fortins), pratiquement impugnables.Leurs | par ccg tr0us d\u2019air, ils déversèrent lanceurs de flammes perfectionnes ont permis aux Allemands de s\u2019en emparer grâce à l\u2019un de ces trucs dans lesquels ils sont passés mai- AGENTS DEMANDES l\u2019n bon commerce paie habituellement bien et offre des possibilités d\u2019avenir à ceux qui y dévouent tout leur temps.900 vendeurs gagnent bien leur vie dans» noire organisation, en distribuant à domicile 200 nécessités garanties qui créent leur propre demande et répètent d\u2019elles-ntêmes.Voulez-vous essayer de faire votre place au soleil?Nous vous aiderons si qualifié.Pour détails et catalogue illustré gratis: FAMILEX» 570 St.Clément.Montréal.à l'intérieur des fortins des tor rents de flamme liquide.En quelques minutes, la garnison était presque anéantie et les survivants forcés de sortir, comme des lapins hors de leur terrier enfumé.Si l\u2019Arme Secrète des Nazis avait été connue, les Belges auraient concentré leurs défenses contre les parachutistes: les mitrailleuses auraient vite fait de ne laisser descendre sur le sol que des cadavres.Mais ils ne savaient pas.Et les experts militaires des Alliés train.Quand j\u2019arrive dans une ville, dit encore M.Eckes, je prends une chambre à l\u2019hôtel et puis un bon bain et je me rase afin d'ètre convenable pour voyager.Le jour suivant.je vais voir l'agent d\u2019affaires de mon union et s\u2019il n\u2019a pas d'ouvrage pour moi, je pars immédiatement pour la - ville suivante.Eckes est un électricien unioniste.Né à Denver, (Colorado), il a vécu à Hollywood depuis sa tendre enfance.Il graduait en 1930 comme ingénieur électricien et mettait dios cinématographiques.Mais quand la dépression Irappa l'industrie du cinéma, en décembre 1938, 11 commença à faire du hitch-hiking.Il trouva une autre situation au Texas et c\u2019est de là qu\u2019il débuta dans ses pérégrinations.Il peut prouver qu\u2019il est le seul homme à avoir obtenu une promenade gratuite à bord d'un avion.Il y a quelque temps, il faisait une randonnée de 261 milles, de Miami à la Havane, en aéroplane.M.Eckes voyagea même dans une charette à boeufs sur un parcours de trois milles, de Crislo, (Mexique) jusqu\u2019à Nuevo Laredo.les plus polis.En France, le censeur militaire est rempli de charme, d'esprit, de gaieté et de courtoisie.Une carte, venant du front, fut remise récemment à une jeune femme de Bordeaux.Tout ce ce qu\u2019elle put lire furent ces mo U au commencement: \u201cMa chérie\u201d, puis à la fin, ces autres mots: \u201cTon Pierre bien aimant\u201d.Un billet du censeur était épinglé à la carte et sur cette note, la jeune femme lut ceci: \u201cMadame, Votre mari est en excellente santé et il est fort gai, fort optimiste.Malheureusement, il a un défaut: il aime à parler de choses qu\u2019il devrait taire.Cependant, je crois qu\u2019une femme aussi charmante que vous devez être, n\u2019est pas curieuse à l\u2019excès et que, par conséquent, vous me pardonnerez d\u2019avoir abrégé considérablement son message.Permettez-moi, Madame, de vous présenter l\u2019expression de mes plus respectueux hommages.\u201d Le Censeur.QUAND LA CENSURE S\u2019EN MELE Une autre lettre adressée à une j jeune Parisienne, par un soldat, avait été complètement effacée, à l\u2019exception de quelques mots, comme la précédente.Le censeur, comprenant la cruauté du procédé, ajouta cette note: Chère Mademoiselle, \u201cL\u2019homme qui vous a envoyé la lettre ci-incluse se porte à merveille et veut que vous le sachiez.C'est un bon soldat aussi mais qui pai-le trop.La discipline militaire lui fera du bien, ct je suis sûr que la prochaine fois qu\u2019il vous écrira une lettre, le censeur n\u2019aura pas à intervenir comme dans ce eas-ci.En attendant, j\u2019espère que vous êtes en bonne santé et que vous ne garderez pas rancune, à l\u2019un de vos admirateurs inconnus, d\u2019avoir fait son devoir.\u201d Le censeur.Cette manière d\u2019agir du censeur français a quelque chose d\u2019encourageant pour les femmes restées au foyer.Les censeurs ont parfois beaucoup de difficulté à déchiffrer une écriture secrète et conventionnelle.Il leur faut alors recourir à des maîtres experts ct à des psychologues.Les colis, aussi bien que les lettres, sont soigneusement examinés.GRACE et ELEGANCE D\u2019une rare efficacité.RENOVAL LISON raffermit et développe la poitrine et donne une mine plu* jeune.InoffenMif, même pour les personnes faibles ou d\u2019un certain âge.Inclure timbre-poste MADAME USE P.J.CASIER POSTAL 282 \u2014 Station \u201cB\u201d Montréal.Qué.En vente chez Dupuis Frères, aux Pharmacies Montréal, Sarrazin et Choquette â Montréal et W.Brunet, à Québec.pour réponse.Un surplus de bacon.OTTAWA.21.\u2014 Il y a encore un disent que cette arme, quoique j surplus de bacon au Canada malgré terrible, a maintenant perdu la moi- j l'entente commerciale en vertu de tie de son efficacité: Telement sur-! ,_____\u201e\t.\t\u201e\t, prise.Maintenant que le truc est ^ aciue e 1101,5 expédions en Grande-connu, on saura bien empêcher j Bretagne des millions de livres par qu'il se renouvelle.\tI semaine de cette viande concentrée.TAI T-FAVR EAU L.FAVREAU, O.O.D., Président Limitée ïxXmTn^dTTX^vïïe Troubles musculaires de l\u2019oeil VERRES CORRECTEURS LE SPECIALISTE -J^aTAVREAU et ses assistants Lucien Hél»crt, Ba.O.Guy Monctte, Ba.O.OPTOMETRISTES-OPTICIENS LICENCIES \u201cBacheliers en Optométrie\u2019\u2019.0 ¦¦ \"\u2019\"\u2018\"S'A : \" W \u2018 BUREAU DU CENTRE: 265 E.STE-CATHERINE TEL.: LA.6703 \u2022 -o BUREAU DU NORD: 6890, RUE ST-HUBERT TEL.: CA.9344 > PAGE 0 PHOTO JOURRÀL ; Montreal i 23 MAI 1940 UN ALLEMAND CHERCHE DU GENIE DANS nos FAUBOURGS Un artiste-peintre allemand, établi au Canada depuis plus de douze ans, cherche dans nos quartiers pauvres des jeunes enfants qui veulent dessiner.\u2014 Il en fait de véritables petits artistes en leur donnant une forme nouvelle d'expression.\u2014 Dans son studio, ou dans les lits de leur hôpital, les jeunes apprennent de lui à exprimer en lignes et en couleurs, ce qu'ils ont vu ou ressenti.\u2014 Fritz Brandtner n'est pas un maître de dessin; il ne veut en être qu'un inspirateur.par Jean-.M.Marcotte Il y a un peu plus de viiiRt nus, alors que les canons «le la Grande ; Guerre tonnaient encore en Europe, un jeune Allemand prisonnier des Français et désabuse «le ses idéals menteurs qu\u2019une nation en mal «le mégalomanie lui avait fait croire, cherchait le moyen de fuir toutes «:cs horreurs et de se rendre utile, non plus à une patrie, mais au monde \u201chumain\u201d de partout et de nulle part.C\u2019était Fritz Brandtner, originaire de la ville, jadis libre, de Dantzig et de famille allemande.Au début, il avait étudié sous les plus grands maîtres du temps, l\u2019art réaliste à peine naissant.Mais la guerre vint interrompre ses projets et ses ambitions pour le conduire au front ouest.IL S'EVADE QUATRE FOIS Si on parle à.Brandtner aujourd'hui de la guerre, on le voit s\u2019enflammer de haine et de colère mal contenue contre ces fous qui ne savent pas ce que c'est que la guerre et lui permettent d\u2019éclater.\u2014\"J\u2019en ai trop souffert et je la déteste trop pour que je puisse donner mon adhésion et mon appui a qui que ce soit qui la veut, la formente, l\u2019organise ou la fait\u201d.\u2014 Il faudrait que tous les Allemands l\u2019entendent raconter les horreurs des camps de concentration, d\u2019internement ou des tranchées pour qu\u2019à jamais, ils y renoncent, même fut-ce pour la plus belle et la nlus riche des conquêtes.A quatre reprises différentes, à la suite du sort des armes et d\u2019évasions successives, Brandtner s'enfuit des camps d'internement français qui le r tenaient prisonnier derrière les lignes du front ouest.Par la Suisse, la dernière escapade fut heureuse et Brandtner fut libre.Durant les longues heures de détention qu\u2019il connut par intervalles au cours des quatre années de la guerre, Brandtner méditait la futilité et l'horreur de la guerre, puis il dessinait.Des 200 dessins qu'il fit alors et qu\u2019il confia à un copain avant que de tenter sa dernière chance.Brandtner n\u2019en revit pas un seul.La plupart de ces tableaux miniatures donnaient une idée juste de la guerre qu'il a vue et faite.Us pourraient aujourd'hui servir de propagande \u201ccalmante\" dans une Allemagne perdue par sa propre propagande.REFUGIE AU CANADA De retour à Dantzig, après la guerre, Brandtner se mit à l\u2019école du professeur F.A.Pfuhle, connu dans les régions nordiques pour ses fersques murales, ses vitraux et ses horizons.Mais la plus grande partie de sa formation artistique fut accomplie par le voyage, en Allemagne, en Pologne, en Suisse, en France et en Belgique.A Vienne, il fut en relation avec le docteur Cisek, et de lui il apprit «V connaître l'enfant, tel qu'il est et vit dans son intérieur.C'est avec ce bagage nouveau qu\u2019il arriva au Canada en 1928.Il se fixa d'abord à Winnipeg, comme peintre en bâtiment, comme son notoire compatriote, puis comme artiste-dessinateur chez un graveur.Sa première chance lui vint en 1933, alors qu\u2019il fut demandé à la dernière minute pour peindre une toile murale de 309 pieds de long pour le gouvernement de la Saskatchewan, à l\u2019occasion de la Regina World\u2019s Grain Fair.Le temps pressait et dans un temps record il accomplit un chef-d\u2019oeuvre, sans le bénéfice d\u2019un dessin préalable, autour de la salle d\u2019exposition, sur une toile de 60 à 80 pieds de hauteur et de 300 pieds de longueur.Ce fut assez pour établir sa réputation d\u2019un seul coup.SES OEUVRES Cette porte ouverte de la renommée le conduisit dans la plupart des galeries de peinture du pays.En 1937, il exposait des travaux d\u2019enfants à l\u2019exposition de Paris et l'an dernier, l\u2019exposition mondiale de New-York lui retenait huit toiles.Membre de la Société Canadienne des Peintres en couleur à l\u2019eau, vice-président de la Graphie Arts Society'' et secrétaire de la Contemporary Art Society de Montréal, Brandtner figure dans les expositions roulantes que le gouvernement «mvoie à titre de propagande à travers l\u2019Empire entier.Ses peintures les plus remarquées sont: \"Little Man What New\u201d, \u2019\u2019Victime\u201d, \u2019\u2019Danger\u201d, \u201cDans le piège\u201d, \"La Guerre moderne\", \u201cAttaque au gaz\u201d, qui stigmatisent d\u2019une manière audacieuse l'oeuvre de guerre que les homme poursuivent en dépit de leur civilisation et de leur humanité.D'autres sujets portent comme titre: \u201cDignité\", une pastorale chaude et réconfortante.\"La Vérité vous rendra libre\", une murale de lumière' et de musique .surnaturelle.Dans le même ton, il faut mentionner : \u201cRenaissanco\u201d, \u201cAscension\u201d, \u201cLes verts pâturages\", etc.LE \u201cCENTRE DES ENFANTS\u201d Mais l\u2019oeuvre la plus importante | de Brandtner, et celle qui le fera IL CHERCHE DU GENIE SUR LE PLANCHER D'UN STUDIO k JT* Sur le plancher d'un studio, au grenier de sa demeure, sur la côte du Bcavcr-Hall, à Montréal, Fritz Brandtner dirige les travaux de jeunes enfants pauvres à qui il donne véritablement du génie en les faisant travailler, à leur guise et selon leur mémoire.taux d'enfants pour les faire dessiner.Brantner ne leur impose aucun sujet à exécuter, aucune technique de l\u2019art ou discipline de travail.Il n'exige rien d\u2019eux, mais les encourage de sa présence de ses conseils, de son approbation et de son autorité.Il leur fournit pinceaux, peinture et papier.A grands coups de pinceaux et avec un jeu de couleurs souvent effarantes, ces jeunes malheureux de la vie trouvent un peu de bonheur à peindre ce qu'ils ont vu et ce qu\u2019ils aiment ou aimeraient.Inutile de dire que ia plupart de ces travaux sont forcés et pleins de couleurs.Mais qu\u2019importe, puisque l\u2019enfant l\u2019a fait comme ça, c'est qu\u2019il le pense tel.Un jour viendra à fore d\u2019observation, où il ne verra pas les hommes plus gros que des maisons et des ciels mauves ou verts.SA METHODE Toute la méthode de Brandtner consiste à rendre l\u2019enfant heureux, d'abord en le faisant \u201cvoir\" autour de lui, puis ensuite en lui faisant rendre par lignes et couleurs ce qu'il a observé.La très grande majorité des enfants de son Centre artistique ne feront jamais des artistes, mais ils en seront encore mieux préparés à la vie parce qu\u2019ils l'auront vu de prés par l\u2019observation et qu'ils auront tenté de la maîtriser par la peinture.Quelques - uns cependant sortent des rangs et se destinent à des travaux artistiques.Ainsi ce jeune Jacques Perreault, à peine âgé de 15 ans maintenant, qui gagne déjà avec ses travaux de peinture.j Brandtner tache de leur faire ' rendre des scènes complètes de la ! vie que les enfants exécutent com-! me autant de fresques qu\u2019il faut [voir, à cause de leur imagination j et de leur observation des détails, ! Chaque année, ia galerie des Beaux-[ Arts en donne une exposition an i public.Il semble qu'enfin, après tant d\u2019i-! deals perdus et de souffrances, Fritz Brandtner ait trouvé sa vraie voie: ; celle de rendre une génération plus | heureuse et mieux équipée pour la I vie par l'observation, le dessin et la : couleur.Et les meilleurs sujets qu'il i peut trouver, il va les chercher dans jles faubourgs de la ville, parce que ices enfants ont plus que les autres I le besoin de s\u2019extérioriser et de voir.Fatigué de son régime à l'éternel macaroni Un Italien était dégoûté de manger du macaroni tous les jours depuis quatre ans.\u2014 Il voulait de la viande et du poisson mais sa femme refusait de lui en donner.'Pas un mot'' dit la mode Fritz ISrandlncr, l'Allemand «le Montréal qui cherche du génie chez les enfants pauvres de nos faubourgs, est ici photographié dans son studio, le même que celui m\u2019i vont travailler, chaque semaine, les enfants qui vont apprendre de lui à s\u2019exprimer avec des ligues et de la couleur.survivre est bien son Children\u2019s Art Centre, qu\u2019il appelle aussi son \u2019\u2019Ccn-tre des enfants\".Il s'agit simplement d\u2019une entreprise de son initiative qui lui fait réunir chez lui, sur le plancher de son studio, de pauvres enfants qu'il va chercher dans les quartiers pauvres de la ville et qu\u2019il fait dessiner à leur guise, suivant leur propre inspiration et leur mémoire.Des enfants de 5 à 15 ans, de toute race, religion et couleur ont passé par le plancher de son studio et y ont trouvé des instants de véritable joie parce que Brandtner, qui se défend d\u2019être un professeur de dessin, leur donne un moyen d\u2019expression qu\u2019ils manquaient.De même, va-t-il dans les refuges et apprentissages soutenus par des orga-nations charitables, dans les liôpi- IL PORTE PLAINTE DEVANT LES TRIBUNAUX NEW-YORK, 21.\u2014On a beau être Italien et aimer le macaron;, j on se lasse tout de même d'en manger continuellement.Vincent , Marra, originaire de la belle ville de Naples au ciel d'azur, se plai- ' gnit, devant les tribunaux, du fait que sa femme la nourrissoif exclu- 1 sivenient au macaroni réchauffé.\u2014 J\u2019aime bien ce mets de mon pans, dit ce vieillard de 02 ans, mais je suis las d\u2019en manger tous les jours, surtout quand il n\u2019est pas frais.Je voudrais bien bouffer un peu de viande et de poisson de temps en temps, mais ma femme refuse absolument de m\u2019en donner.Je n'en ai pas mangé depuis res quatre dernières années.Je ne connais pas un seul homme au monde qui aimerait manger du macaroni et des pommes de terre du commencement de l\u2019année jusqu'à la fin et cela pendant quatre années consécutives.Vous voyez bien, monsieur le juge que j\u2019ai raison de me plaindre et d\u2019en appeler à votre décision pour ramener ma femme à la raison.Interrogée, Mme Marra déclara que son mari ne lui donnait pas assez «l\u2019argent pour lui permettre d\u2019acheter autre chose que des pâtes alimentaires.Le magistrat consulta en vain le code pénal pour y trouver la pénalité encourue par cette femme qui, apparemment, n\u2019aimait pas la variété dans les menus.Ne pouvant rien trouver concernant l\u2019offense commise par l\u2019accusée, le juge renvoya la cause et conseilla à Madame Marra de varier un peu les mets qu'elle place sur la table et de donner au moins de temps en temps un peu de viande et de pois-Son à son malheureux mari.Le vieux Marra s\u2019en retourna chez lui l\u2019espoir au coeur pendant que sa femme envoyait le magistrat à tous les diables et se promettait bien «le faire à sa guise.Monsieur mangera du macaroni, c\u2019est entendu, et qu\u2019il s\u2019en réjouisse, car elle pourrait bien ne lui donner que des pommes de terre et des croûtons secs.Quand l\u2019amour et mort, on lui substitue le macaroni, que ça plaise ou non.¦' j - .La guerre a donné naissance aux modes les plus excentriques en Angleterre.A la suite de la campagne entreprise par le gouvernement pour avertir la population qu'elle est entourée d'espions aux aguets, voilà que de nombreux chapeaux comme celui ci-dessus ont apparus dans les rues de Londres.Même la mode est eritrée en guerre. MONTREAL 23 MAI 1940 PHOTO-JOURNAL page y La grande pitié de nos petites écoles - No 6 La Fédération des institutrices rurales Institution préparée par un quart de siècle de propagande et d'efforts infructueux.- Fondation en juillet 1937, à La Malbaie.- Recrutement rapide.- Résultats obtenus.- Difficultés énormes à surmonter.LA FIN DE NOTRE ENQUETE L'ESPRIT DE LA FEDERATION.SI le sort des institutrices rurales de la province semble aujourd\u2019hui & la veille d\u2019être humanisé, cela, incontestablement, est dû surtout au fait qu\u2019elles achèvent de se grouper en associations professionnelles soudées en une Fédération qui couvrira tout le Québec.Tous les efforts pour 8-elever leur niveau d\u2019existence faits par leurs amis les plus puissants dans le domaine de l'instruction publique, dans la presse et ailleurs ont été vains tant que les institutrices se sont trouvées isolées en face de leurs maîtres, les commissaires d\u2019écoles.\"1/homme seul, disait M.Victor Barbeau dans une causerie radiophonique sur le corporatisme, est presque toujours, sinon un homme perdu, du moins un homme faible\u201d.Les Institutrices rurales ont pris beaucoup de temps à se rendre à cette évidence, puLsque leur Fédération n\u2019a été fondée qu\u2019en 1937, mais elles ne sont pas seules responsables de ce retard.Il y a en premier lieu que l'organisation des travailleurs est un fait Assez récent et encore mal défini au Canada.Même dans les grandes villes, et dans les industries où les ouvriers sont le plus nombreux et le plus rapprochés, où ils se touchent les coudes, le syndicalisme fait des progrès lentement.A Montréal, les employés de magasins, ceux qu\u2019on a appelés \u201cles collets blancs\u201d n\u2019ont pas encore réussi à s\u2019organiser dans des cadres solides.La plupart restent à la merci du caractère de leurs patrons.11 ne faut donc pas s'étonner outre mesure que les institutrices rurales aient pris du temps à sc donner une forme d\u2019association professionnelle.l a Fédération catholique des institutrices rurales de la province de Québec n\u2019est pas, d\u2019ailleurs, comme nous l\u2019avons déjà, dit, une oeuvre suigie du premier coup.Elle a été précédée d\u2019une longue campagne d\u2019opinion menée chez les institutrices elles-mêmes et de plusieurs tentati Comment résoudre le problème des salaires de nos institutrices rurales ?forte.Deux solutions posssibles: le corporatisme ou la manière des inspecteurs.Us sont les organes tout désignés, semble-t-il, à la propagande que requiert et mérite votre oeuvre.\" Mgr François-Xavier Ross, évêque de Gaspé, écrivait de son côté, le 15 novembre 1937: \"En principe, j\u2019avais déjà approuvé l\u2019idée d\u2019une As Ves plus ou moins sérieuses qui ont \u2022 sociation catholique des institutrices abouti à des échecs.Ces échecs ré péiés ont formé petit à petit le fondement sur lequel la Fédération a pu s'appuyer pour s\u2019ériger.C\u2019est ainsi, par exemple, que l\u2019évêque de Rimouski, Mgr Georges Courchesne, écrivait à la Fédération, le Ifi septembre 1938: \"Le groupement dans le diocèse de Rimouski sera d'autant plus facile que Mgr de Gaspé en a jeté l'idée il y a plus de vingt-cinq ans quand il dirigeait ici l\u2019Ecole Normale.Cette idée a fail son chemin.Les cercles d\u2019étude de nos institutrices font d\u2019excellent travail, grâce à l'appui des curés et Dans l'école f>n grelottait.flif.le Directeur, P h ni o-Journal.Monsieur, Je viens de lire un article de **i'l>olo-Journal\u201d (dans sa série sur le sort des institutrices rurales) qui comportait une décla-, ration de Mme Pierre Casgrain ou sujet des institutrices.J'admire franchement cette femme qui revendique nos droits; je la félicite et la remercie chaleureusement pour l'intérêt qu\u2019elle porte au sort des institutrices rurales.Kn 1921, il y a- 19 ans passés, je faisais mes débuts comme institutrice dans les profondeurs de IM hitihi.Quel courage, quelle somme de denouement de renoncement fallait-il avoir à cet âge (18 ans)! Quand, en hiver surtout, le froid rigoureux de, cette région du nord nous obligeait à passer par partie de la.journée à garder nos manteaux et à grelotter, même près du poêle! Et.pour tous ces ennuis, ces pri rat ions, ces misères, je ne- recevais que $250 par année, pour vae école de 85 élèves! (\"est pourquoi, certaines institut rires ont refusé d'aller s'y étioler et celles qui y vont ne finissent pas l\u2019année.Espérons que ta Très Honorable l.nily Casgrain (sic) qui a si bien réussi à réveiller l\u2019opinion du peuple par son initiative, ob-tiemira aussi, j\u2019en suis sûre, que vous ayions, nous, les institutrices, un salaire plus rémunérateur.Confiante que les autorités prendront notre cas en considération, veuillez me croire, Votre toute obligée, M.C.M.rurales.Me serait-il permis de rappeler que j\u2019ai lancé cette idée, il y a bien vingt-cinq ans, dans un petit journal publié à Matanc, et que je tentai un commencement d\u2019organisation à l\u2019époque d\u2019un congrès d\u2019institutrices à Rimouski.Les esprits n\u2019étaient pas préparés alors et je me heurtai au sentiment de personnes dont j\u2019attendais le secours.\u201d Ces \u201cpersonnes\u201d, il est facile de le deviner, sont d\u2019abord les institutrices elles-mêmes effrayées par la seule idée de la colère probable des commissaires d\u2019écoles, probablement ensuite certains hommes politiques désireux de ne pas soulever contre eux l\u2019ire de ces derniers et surtout ceux-ci, Comme la grande raison d\u2019être de la Fédération était d\u2019abolir l\u2019Isolement des institutrices, origine de tous leurs maux, ou, si l\u2019on préfère, de leur inculquer un vif sentiment de solidarité, d\u2019émulation aussi, le Conseil élu au congrès de juillet 1937 commença dès le mois de septembre suivant à publier un bulletin mensuel d\u2019au moins quatre pages appelé \u201cNotre petite feuille\u201d.Celle-ci, écrivait Mlle Gaudreault en présentant la publication à ses lectrices, \u201cne sera pas seulement le porte-parole de la Fédération; elle sera aussi et surtout le trait d\u2019union entre les Associations locales: elle fera connaître à toutes les activités de chacune, stimulant les ambitions particulières, suscitant et encourageant des initiatives heureuses et effectives, pour le plus grand bien des institutrices de notre province\u201d.Et il est indiscutable que l\u2019organe de la Fédération, publié régulièrement depuis, a puissamment contribué à la réalisation des buts que celle-ci s\u2019est fixés.Le portage des responsabilités.La leçon des échecs.Ce que doit devenir la Fédération des institutrices rurales.fantastique que Mlle Gaudreault ait annoncé, au congrès de juillet dernier.comme une magnifique victoire le fait que deux associations locales avaient pu se faire reconnaître par leurs commissions scolaires?BUTS MATERIELS Les buts matériels de la Fédération se résument en deux points: augmentation des salaires des institutrices et des autres conditions de travail: hausse des pensions de retraite.Cette dernière question reste entièrement à résoudre, pour ce qui est des salaires, d\u2019importants succès ont déjà été obtenus.Dans certaines régions de la province \u2014 trop rares, hélas! \u2014 des commissions scolaires se sont laissées convaincre par la Fédération et ont élevé de façon plus ou moins sensible les traite Le^premier'buh bien'entèn^û, fut \u201c de grouper dans les cadres de la Fédération toutes les institutrices rurales de la province, dont le nombre dépasse les neuf mille.Douze associations locales pa-ticipèrent au congrès de 1937 et constituèrent le noyau de l\u2019organisation provinciale.L\u2019année suivante, au deuxième congrès, tenu à Nicolet, la Fédération comptait déjà trois mille membres par exemple, que, dès septembre J 1937, les institutrices d\u2019Alma et de ' St-Féiicien (sauf pour une .seule î municipalité de ce dernier comté) j pouvaient annoncer que la Fédéra- 1 # tion leur avait obtenu une attgmen- a une filera grandement, car la Fédération se préoccupe autant de le faire progresser qu\u2019elle travaille à améliorer la situation matérielle de ses membres.Ceci est la condition de cela, Comme le disait Mlle Albina Desbiens, présidente de l\u2019Association locale de Jonquière.au congres de La Malbaie: \u201cLa meilleure éducatrice a beau se donner corps et Ame aux choses de l\u2019esprit, il faut, tout de même, qu\u2019elle mange et se vête, qu\u2019elle se procure tout ce qui est nécessaire à la vie\u2019\u2019 La Fédération catholique des institutrices rurales de la province apporte un puissant réconfort à chacune de ses membres et c\u2019est une institution éminemment nécessaire.U est du devoir de tous de lui accorder l\u2019encouragement et l\u2019appui dont elle a besoin pour remplir son rôle.Conseil tation des salaires.ESPRIT ADMIRABLE Et si l\u2019on veut avoir une idée de l\u2019esprit admirable qui anime nos ou vingt-cinq associations locales.| institutrices dans leur travail, voici Ces associations sont géographique-1 un passage de la note publiée par ment délimitées non pas par les ! l'Association locale d'Alma dans \"No.frontières de paroisses ou d\u2019un dio- tre petite feuille\u201d à ce sujet: \"Notre institutrice à ses amies cèse, mais par celles des \"districts d\u2019enseignement\u2019\u2019.Au troisième congrès de la Fédération, tenu l\u2019été dernier à Vaüeyfield, ia présidente pouvait annoncer avec fierté que le nombre des associations affiliées était porté de 25 à 47.Aujourd\u2019hui, plus des trois-quarts de toutes les institutrices rurales de la province les commissaires.Et un grand nom- scmt inscrites sur les listes de bre de commissions scolaires continuent d\u2019entraver autant que possible les progrès de l\u2019association professionnelle, en fin solidement fondée, des institutrices rurales.NAISSANCE DE LA FEDERATION Dans son rapport au surintendant de l\u2019Instruction publique pour l'année scolaire 193G-1937, l'inspecteur de la région Québec-Saguenay, M.Jos.-Edouard Boily écrivait: \"Un événement très important a eu lieu à La Malbaie, au commencement des vacances (en juillet) : c'est la fondation de la Fédération catholique des institutrices rurales de la province de Québec dans un congrès réunissant au-delà de 300 institutrices de toutes les parties de la province.Des travaux d\u2019une grande valeur pédagogique furent présentés et donnés avec une maitrise digne de la compétence de nos institutrices.L\u2019à-mc du congrès fut Mlle Laure Gaudreault, institutrice à Chute-Naim, La Malbaie.Inutile d'ajouter qu\u2019elle fut secondée par des compagnes bien éclairées et dévouées.Cette Fédération permettra à nos institutrices de se rendre compte de leur propre valeur; elle stimulera les tièdes et les indifférentes; c\u2019est le seul moyen de donner à ce corps si important la considération, le prestige, la force et l\u2019influence qu'on lui a refusés jusqu'à ce jour.Succès à la Fédération.\u201d Voilà fort bien résumés, en quelques ligues, la naissance, îes buts et l'esprit de la Fédération dont, entre parenthèses, Mlle Laure Gaudreault, qui en fut le principal artisan, est restée depuis la présidente.LE RECRUTEMENT DES MEMBRES La Fédération, fondée avec l\u2019approbation des autorités religieuses, fut tout de suite officiellement re- connue par le Comité catholique du l'A.C.I.R.Il reste donc encore du travail à accomplir de ce côté, mais on peut compter qu'il se fera assez aisément et d'ici peu de temps.Les résultats positifs obtenus par le groupement finiront par convaincre les institutrices qui pourraient encore douter de son utilité.PREMIERES DIFFICULTES Une fois la Fédération reconnue par le Comité catholique de l\u2019Instruction publique et l'expansion du mouvement assez avancée, il fallait se hâter de la faire reconnaître aus-par les diverses commissions scolaires.Or le travail de la Fédération dans ce sens est si lent, si ardu, et l\u2019obstination des commissaires à vouloir traiter pour les engagements avec les institutrices séparément plutôt qu'avec un corps organisé qui, lui.ne se laisserait pas intimider, qu\u2019on se demande si.en définitive, le gouvernement ne devra pas forcer les commissions scolaires à reconnaître la Fédération.N'est-il pas Association aurait bien envie de ia remercier (la Fédération) aussi du salaire plus rémunérateur qu'elle a fait obtenir à ses membres, mais elle ne veut pas que cette question accessoire prenne la place de la très importante question de l\u2019éducation et du but que doit poursuivre l\u2019Association professionnelle aes institutrices de cette province\u201d.Emouvant Ce qui importe, nous écrit-elle, c'est de persuoder toutes les institutrices rurales de faire partie de leur Association.Ce qui a permis aux ouvriers de retirer de meilleurs salaires ce fut la formation des syndicats, selon le métier de chacun.Même o \u201e , i - üimmvaiu ceux qili n»cntl.aient pas (]alls ics et extraordinaire désintéressement r!lr|H\u2019,»,»\t.,\u2022__ dans une époque saturée de maté CadlCS d Une Umon syl,d,cale riaiisme! D\u2019autre part, c\u2019est à la Fédération que les institutrices des villes rurales doivent d\u2019avoir bénéficié de l\u2019Ordonnance No.4.Comme c\u2019est grâce à la Fédération que l\u2019article en question de l\u2019Ordonnance fut remis en vigueur, il y a quelques mois, après avoir été suspendu pendant une brève période de temps.Les rapports de la Fédération avec les autorités de l\u2019Instruction publique et le gouvernement, en effet, ont été actifs et cordiaux depuis trois ans.Et de nombreux cas d\u2019illégalités commises par des commissaires d\u2019écoles ont été dénoncés non sans quelque résultat.En un mot, les institutrices rurales osent enfin relever la tête et c\u2019est un grand bienfait pour toute la province.\"PRIMO VIVERE \u201d L\u2019enseignement lui-même en pro- Une débutante de Londres devenue \"garçon-laitier n LONDRES, 21.\u2014 Mary Grief, membre très populaire de la société de Budleigh Salterton, gagne actuellement 15 sous de l\u2019heure, comme assistante d\u2019un laitier d\u2019un endroit de villégiature de la côte de Devon, en Angleterre.Elle est une des nombreuses jeunes femmes qui ont consenti à faire le travail des hommes en temps de guerre.Knockoutée en même temps que son amoureux COLUMBUS, (Caroline du Sud), 21.\u2014Un soldat-boxeur venait d\u2019asséner un formidable coup de poing Conseil provincial de l\u2019Instruction j sur la mâchoire de son adversaire, publique.C'était là la première con- I le renversant sur le sol, incons-ditton de durée et de succès.\tcient.L\u2019amie du vaincu, assiste dans la première rangée, parmi les spectateurs, en voyant son amoureux tomber s\u2019évanouit aussi et demeura inconsciente encore plus longtemps que son escorte qui avait subi le coup.syndicale étaient protégés par les divers ministères du Travail de cette pro-> ince.Pourquoi n\u2019en serait-il pas de même chez les institutrices?Pourquoi le Gouvernement ne pourrait-il pas contraindre les commissions scolaires ou municipalités de conclure un contrat collectif avec l\u2019Association des institutrices ru- rales et ne donnerait-il pas \u201cforce de loi\u201d à un salaire minimum?Ces suggestions nous sont venues en lisant la lettre d\u2019unj institutrice du comté Laval que nous publions ci-dessous: .17.le directeur, \u201cPhoto-Journal\", Montréal.Je lis avec un grand intérêt vos articles concernant, les institutrices.Soyez assuré, Monsieur, que désormais, je serai la plus assidue de vos lectrices, puisque vous daignez bien vous occuper d\u2019une cause qui m\u2019est bien chère.Mais, ne croyez-vous pas, Monsieur, qu'avant tout il serait urgent d\u2019amener nos intitutrices à.comprendre qu\u2019il y va de leur intérêt de sc rallier, de s'unir pour lutter afin de gagner non pas une relative médiocrité, mais vue modeste aisance qui leur permettra de pouvoir vivre sans craindre la grande pauvreté qui les guette à la fin de leur carrière.Notre association est loin d\u2019être florissante; nous ne comptons que le tiers des institutrices comme membres \u2014 les autres, soit par indifférence oit pour je ne sais quel motif, semblent ignorer qu\u2019elles n\u2019obtiendront rien sans participer au mouvement de l\u2019Association.Vous remerciant d l'avance, veuillez croire A toute ta reconnaissance de E.L.Présidente de district. PAGE 8 PHOTO-JOURNAL! MONTREAL' 23 MAI 1940 LE CULTE DU SERPENT A TRAVERS LE MONDE Le culte du serpent n'est pas encore complètement aboli.\u2014 Ce que pensaient de lui ses adorateurs de tous temps et en maints pays.\u2014 Qu'est-ce que symbolise le serpent?LE SERPENT EST CONSIDERE COMME UN GARDIEN MYSTERIEUX {Collaboration spéciale à \"Plioto~Jourr.nl).Le serpent est pour nous la bête effroyable et hideuse entre toutes, la bête à venin, la bête de mort.Quand nous faisons du symbolisme, nous lui attribuons, volontiers, tous les vices; la fourberie, le mensonge l\u2019envie sont scs un \u201cSerpent d\u2019airain\u201d comme un ! signe dont la puissance miracu-1 leuse guérissait ceux qui le regardaient.L\u2019image du serpent guérissant le venin du serpent.Ainsi prévenus du double caractère que les hommes lui ont moindres défauts.Sa triste ré- attribué, nous comprendrons mieux pulation remonte à l\u2019origine de ¦ le culte qu\u2019ils ont voué.l\u2019humanité, puisqu\u2019il a prête sa j forme au démon dans le Paradis! terrestre; pour les Chrétiens, qui le représentent vaincu au pied de la Croix ou foulé sous les pieds de la Vierge, il est resté l\u2019image de l\u2019esprit du mal.Comment nous expliquer que des hommes aient pu lui vouer un culte?SON DOUHI.F, CARACTERE On pourrait répondre que les hommes ont toujours été enclins à créer des divinités méchantes, soit par désir d\u2019en éviter les ressentiments, soit par espérance SON CULTE A TRAVERS LE MONDE ET LES SIECLES EN EGYPTE En Egypte, le serpent appartenait à la religion dans plusieurs acceptions.On le voit figuré sur les murailles des tombeaux, gardant le seuil de l\u2019autre vie, terrifiant et dévorant les morts coupables.Sous le nom d\u2019Apophis, il était aussi l\u2019une des formes animales du Dieu Seth, le soleil qui dessèche et tue.ennemi d\u2019Horus, qu\u2019elles exauceront leurs prières ! ^soleil qui mûrit la moisson.Les injustes.De fait, le culte du scr- ; KCTPtiens adoraient egalement ces pent fut soi d\u2019une super basse et -.\t.\t.Mais ce n\u2019est pas la seule ni la!!1.\u201d serpent qui, sous le nom de meilleure raison\tj l'\"cph, représentait la bienfaisance Le serpent a\u2018 connu une dévo- et la fécondité du Nil; on le figu-tion d\u2019un caractère plus élevé.Cr \u2022 l\u2018ait avec un diadème sur la tete il est advenu qu\u2019on le prit pour | et.au bout de sa queue, un bouquet De fait, le culte du scr- r.gypucns auoraienc egalement ces souvent lié aux pratiques clolIX puissances opposées, qui, en iporstition barbare, d\u2019une somme, n en font qu\u2019une.Plus tard, it criminelle sorcellerie.!l 1 «poque grecque, 1 Egypte adora symbole non de vices bas et rampants, mais de qualités, sinon de vertus.Il est souple et prudent, silencieux et discret; il sort de terre dont il a les mouvements si-mieux et fluidiques; c\u2019est, dirait-on, le gardien du mystère souterrain, des trésors cachés.A scs méfaits même on trouve des circonstances atténuantes: scs crochets empoisonnés ne mordent de lotus ou d\u2019épis EN GRECE La Grèce donnait la forme du serpent à différentes formes du mal.Hercule écrasant les sept têtes de l\u2019Hydre de Lcrnc représente le triomphe de la vertu sur le vice.Apollon tuant le serpent Python, c\u2019est la victoire du Soleil sur les Ténèbres, celle de la Science sur le Mystère.Aussi la peau du Py-que ie téméraire dont il croit être thon vint-elle couvrir le trépied attaqué; les Anciens pensaient i ;iin''efP|el ,1a prêtresse d Apollon, qu\u2019on neutralisait l'effet de son 1\u201c \u201cPythie de Delphes, s asseyait venin en écrasant la bête sur sa i pour rendre ses oracles.Et toutes morsure, en sorte que, par une es-j J(es devineresses de s\u2019appeler des pèce de prescience des vaccins, la ! pythonisscs.\t.,,, même substance était remède en 1 Pu'' contre, a Epidaure, ou s elc-même temps que poison.Même , v:\u201ct le temple consacré à Escula-eroyanec chez les Hébreux: un ' PL'; fus d Apollon et Dieu de la grand nombre d\u2019entre eux étant ! Médecine, on adore le serpent à morts dans le désert par la piqû- j ca\u2018lsc de ses vertus therapeuti-re de serpents.Moïse fit ériger ! nues: et le serpent, c\u2019est la Scien- ________________________________i ce.Des serpents sacrés étaient nourris dans le temple.Les malades qui venaient y consulter passaient la nuit dans l\u2019enceinte et, dit-on, se réveillaient guéris parce que, durant leur sommeil, les serpents étaient venus prendre le venin de leurs maladies.C\u2019est en souvenir de ces cures que la Médecine, a conservé pour emblème le serpent d\u2019EscuIape se regardant dans le miroir de la sagesse.La symbolique grecque ne s\u2019arrêtait pas là.Le serpent était aussi pour elle la figure du châtiment, de la vengeance, de la discorde; les cheveux des Furies chargées de poursuivre le Crime, n'étaient que serpents.Mais il était également symbole de la concorde; preuve en soit la création du caducée, que Mercure obtint en séparant de sa baguette deux serpents qui se battaient: réconciliés, ils s\u2019enroulèrent autour de la baguette du dieu du commerce, pour signifier que le commerce unit les hommes.EN EXTREME-ORIENT Dans la mythologie hindoue, on honora, on honore encore Vasouki, le roi des serpents, qui porta le dieu Vishnou sur la mer du Chaos et s\u2019employa pour les dieux à la conquête de \u201cl\u2019amrita\u201d, nourriture d\u2019immortalité.Aussi est-il représenté.dressé derrière les grandes divinités brahmaniques et les ombrageant de scs cinq têtes de najas.CHEZ LES CELTES Les Celtes, nos aïeux, donnaient leurs chefs et à leurs d ruines VICTIME DE 3 HOLD-UPS NEW-YORK, 21.\u2014 Pour la troisième fois en moins de cinq ans, une jeune vendeuse dans un magasin de nouveautés s'est débarrassée de dangereux apaches, grâce à son sang-froid et â sa bravoure.Alors qu'elle sc préparait à quitter son ouvrage, Helen Carlson fut mise en joue par un jeune apache, apparemment un novice, qui la somma de lui remettre le contenu de la caisse.La vendeuse lui répondit: \"Et ensuite vous irez passer cinq ou dix ans nu bagne si vous êtes pris?N'avez-vous pas honte de ne pas travailler et gagner votre vie honnêtement à votre âge?Si vous voulez vous en aller et promettre de ne pas recommencer, je ne vous rapporterai pas à la police.Voici un dollar si vous avez faim: allez manger.\u201d Le jeune bandit amateur hésita, puis baissa la tête et disparut sans accepter l\u2019argent.Il y a deux ans, Mlle Carlson fut deux fois attaquée par des \"hold-up-men\u201d.La première fois, elle cria sans souci de l'arme braquée sur elle.Les bandits s\u2019enfuirent sans rien prendre.La seconde fois, elle donna une vigoureuse poussée à son assaillant et lui rabattit sur la tête une chaise.La police n\u2019eut qu'à venir le cueillir.Mlie Carlson ne tient cependant gon signifiait la puissance mystique qui, indifféremment, peut servir le bien et le mal, idée commune à tous les peuples touchant le symbolisme du serpent, depuis la Genèse qui le montre entourant de ses anneaux l\u2019arbre do la Science du Bien et du Mal.Tous les peuples du Nord ont vénéré des dragons gardiens Je trésors; et les Scandinaves pla-ehe, lovée paresseusement sous la protection d\u2019une couleuvre blanche, lovée pareusseusement sous la pierre du seuil des maisons.CHEZ LES INDIENS ET LES NOIRS Les populations fétichistes d\u2019Amérique et d\u2019Afrique ont, elles aussi, leur culte du serpent.Chez les Indiens du Nord de l\u2019Amérique, le serpent est souvent le dieu particulier d\u2019une famille, \u201cson totem\u201d, c\u2019est-à-dire la bête vénérable considérée comme l\u2019ancêtre \u2022 de la race, que l\u2019on prie, qu\u2019il est défendu de tuer, même lorsqu\u2019elle est nuisible, et qui est censée étendre sa protection exclusivement sur scs descendants.Les Indiens du Mexique adoraient un dieu-serpent, méchant et diabolique, une couleuvre emplumée, qui paraît avoir représenté la Nuit et la Mort et à qui l\u2019on offrait en sacrifice le coeur de jeunes hommes sacrifiés.Les sorciers africains ont transmis par tradition secrète aux nègres transplantés en Amérique, au temps de l'esclavage, la religion effroyable du \u201cVaudou\u201d; elle y persiste encore sournoisement.L\u2019objet de ce culte est un gros serpent que ses adorateurs nourrissent en un lieu caché en lui égorgeant des chevreaux et, quelquefois dit-on, des enfants.Le coeur des victimes serait prélevé .pour^servir à des maléfices, à des envoûtements dirigés contre des membres de la race blanche.Et l\u2019on rapporte à ces pratiques de nombreuses morts demeurées mystérieuses.CHEZ LES MAGICIENS Rarement le serpent fut érigé en dieu suprême, mais un peu partout un culte qui a été rendu De tous temps et en maints pays, on a vénéré les serpents.Ce culte fut souvent lié aux pratiques d\u2019une superstition barbare, d'une basse et criminelle sorcellerie.La Grèce donnait la figure du serpent à différentes formes du mal.Dans la mythologie hindoue, on honore encore Vasouki, le roi des serpents.La masse des gens a.cependant, une peur instinctive de ce reptile, et bien rares sont les femmes qui, comme celle-ci, pourraient se résoudre à prendre un ou deux serpents dans leurs mains.On vénère cette bête, mais on la tient généralement à l\u2019écart.comme à un gardien mystérieux, au génie particulier d\u2019un lieu, d\u2019une grotte, d\u2019une forêt, d\u2019une source à la fois redoutée et recherchée pour ses propriétés.Les magiciens en font la figure du \u201cMonde Astral\u201d, ce lieu ambigu qui sépare le domaine de la matière de celui de l\u2019esprit, ce cercle mystérieux, indifféremment bénéfique ou maléfique, qu'il faudrait franchir pour conquérir la science et la puissance infinies.Ils représentent ce monde Astral, ce \u201cGardien du seuil\u201d, sous [la queue; c\u2019est le \u201cgrand Enor-! mon\u201d, bon génie ou diable, suivant ' les cas.Et ce serpent qui se mord la queue est aussi le symbole de l\u2019éternité, de l\u2019éternel recommencement.On voit combien nombreuses et contradictoires sont les causes du culte ou du symbolisme dont le [serpent est l\u2019objet.Causes qui expliquent, sans toujours la justifier, une apparente aberration de , l\u2019esprit humain, en face du problème de la destinée.Quoi de plus attrayant pour service de salle à manger aucunement à répéter une quatrième fois son expérience.Elle songe même j des noms de serpents et le dra- 861!)\u2014Centre de lablc 26 pouces de diamètre.Patron à tracer 20 cts.Au fer chaud 35 cts.Estampé sur coton Wabnsso fini toile 98 cts.Sur toile écrue S 1.19.Sur toile irlandaise crème ou blanche $1.59.Coton à broder 15 els l'éehe-veau.8620 \u2014 Set de buffet de trois morceaux.Un de 10 x 32 et deux de 10 x 10.Patron à tracer 25 cts.Au fer chaud 35 cts.Estampé sur coton blanc Wabasso fini toile 98 cts les trois morceaux.Sur toile écrue $1.19.Sur toile irlandaise blanche ou crème $1.19.Coton à broder 15 cts l\u2019éehe-vcau.8620-A\u2014Chemin de table ou dessus de bureau 16 x 48.Patron à tracer 20 cts.Au fer chaud 35 cts.Estampé sur coton Wabasso fini toile 98 cts.Sur toile écrue $1.19.-Sur toile irlandaise blanche ou crème $1.19.Coton à broder C.B.15 cts l\u2019écheveau.Q) U T00P L\u2019argent que vous mettez dans la construction d\u2019un petit collage n\u2019est jamais perdu.En veillant vous-même à son érection, vous acquérez une expérience qui n\u2019est jamais inutile.Plus tard, si vous construisez en plus grand, votre première tentative vous servira.Voyez la maison idéale pour des nouveaux mariés: un living-room, une cuisine, deux chambres à coucher et une chambre de bain.Si vous voulez habiter cette maison à l\u2019année, n\u2019oubliez pas de vous faire creuser une bonne cave pour la fournaise.Les conseils de JOSETTE (Photo Albert Dumas) Que vous ayez trente ans ou plus, ne désespérez pas de trouver à vous marier.i À trente-cinq ans, c'est encore trop jeune pour désespérer de se marier.\u2014 Il est vrai que plus on vieillit, plus les chances sont maigres.QUOI CONSEILLER SI CE N'EST FAIRE SON POSSIBLE ET ATTENDRE.VOS MEUBLES Remettons à plus tard.Mesdames, le plaisir de causer des bibelots, articles de prix, argenterie, tous ces objets de grand luxe qui ont la valeur de leur qualité et la valeur plus précieuse encore du souvenir.Pour le moment, 11 faut faire vite et passer en revue les premiers soins qu'il faut donner à votre foyer en ce branle-bas du grand ménage annuel.Je vous donnerai d'abord deux conseils utiles que vous devez mettre en pratique, notez-ies mesdames.Sitôt qu\u2019un accident survient à un meuble, recollez-le, ou faites-le réparer au plus tôt.Vous éviterez ainsi d'avoir une maison remplie de chaises boiteuses et de meubles disloqués, ce qui est sans contredit d\u2019un déplorable effet et occasionne de fâcheux incidents.Loin de moi la pensée de critiquer certains articles qui vous incitent avec force détails et croquis à rem-bourer vous-mêmes vos fauteuils, je sais vos talents, mais comme dit le proverbe, \"à chacun son métier\u201d et ne s'improvise pas remboureur qui veut\u201d.Mieux vaut sacrifier quelques dollars que de gâcher un tissu coûteux et obtenir un piètre résultat.Je ne vous fatiguerez pas en vous parlant d\u2019ordre et de propreté, car vous toutes qui me lisez, aimez trop votre home pour le laisser à l\u2019abandon.Non.ensemble nous examinerons plutôt vos meubles qui sont bien astiqués mais qui, comme les êtres humains à mesure qu'ils avancent en âge souffrent de diverses maladies qui très bientôt les rendront inaptes à faire leur devoir, ou si vous aimez mieux à donner le rendement pour lequel Ils ont été choisis.Commençons d\u2019abord par la cuisine où se passe une grande partie de la vie d\u2019une maitresse de maison.Ils sont encore jolis vos meubles, mais ternes et quelque peu démodés.Avez-vous pensé qu\u2019il vous serait facile avec le vaisselier monumental de faire aménager un buffet moderne et un cabinet pratique avec de vastes tiroirs où se logeront les ustensiles les plus nécessaires.Faites fixer le dessus de porcelaine, en outre d'être plus élégant, il vous rendra la tâche plus facile lorsque vous mettrez \"la main à la pâte\u2019\u2019.La Le point de vue des sardines Dans l'océan, un sous-marin traverse un banc de sardines.Aussitôt celles-ci s\u2019écrient: \u2014Tiens! Des hommes en boite!.table, les chaises, les escabeaux peints d\u2019une couleur pâle ornés de petits motifs de fruits et le tour est joué, vous vaquerez à votre besogne dans un coin de rêve.Continuons l\u2019inspection, et passons maintenant aux chambres.Si les meubles sont encore à la page et s\u2019ils sont de beaux bois, astiquez-les, frottez à l\u2019aide d'un poli spécial les poignées et l\u2019ameublement semblera aussitôt rajeuni et plus neuf.Au contraire si le chiffonnier, la commode et le lit sont disparates ou portent l\u2019empreinte du temps et de l'usure, n\u2019hésitez pas â les faire laquer, vous choisirez la couleur avec discernement et selon les habitudes de l'hôte de cette pièce: Neutre pour les maitres de la maison, de couleur vive pour un garçon, de teinte pâle pour la jeune fille, pour les tout-petits du pastel éclairé de tons chauds qui frappent et égaient l'oeil.Maintenant, pour notre confort il est décidé que tous dans notre chambre nous aurons un fauteuil.Quel genre, quel style, comment et en quel tissu le faire?Le papa aimera toujours le fauteuil anglais bas et profond où il peut tout à son aise fumer et lire les nouvelles.Un cuir véritable, un gros piqué, un velours de coton et vous serez sûres qu'il sera enchanté de cette acquisition.Pour la maman, la chaise longue ou le fauteuil ancien à oreillettes.La housse se fera de n\u2019importe quel tissu, à partir de la percale peu chère en passant par les satins et allant jusqu'aux brocarts des plus dispendieux.Consultez ce qui vous entoure et ce que contient votre bourse.Pour les jeunes vous trouverez certainement des chaises qui ont été reléguées au débarras.On peut en tirer parti et même avec succès.Celle-ci sans dossier habillée de dentelle fora un pouf élégant pour mademoiselle, ou cette autre trop haute, rehaussée d\u2019un volumineux coussin et entièrement cachée sous la housse deviendra une réelle bergère.Cette chaise trapue et massive rembourée et recouverte d\u2019imitation de cuir sera le fauteuil idéal pour le garçonnet.En outre de demander peu d'entretien, placée devant tin secrétaire elle lui donne .l\u2019impression qu\u2019il est déjà \"quelqu\u2019un\u2019\u2019.Voyons la salle à manger.Dans ce coin de la maison Je trouve plaisir a voir des meubles anciens, reliques de famille, héritages de parents.Ils ne sont jamais ni trop lourds ni trop massifs.Les cuivres, les argenteries et les cristaux sont là pour donner de l\u2019éclat pour enlever le terne que peut avoir le noyer noir, ou le chê- ne fumé.Il faut donner à la pièce l\u2019ambiance familiale, puisque cha-1 que jour autour de la table l\u2019on st réunit tous.Dans bon nombre de familles, la salle à manger sert de pièce d'apparat et n\u2019est utilisée qu\u2019en de rares occasions: diners de cérémonies, visiteurs de marques.Raison de plus mesdames, pour donner à cette pièce de la maison le maximum de chaleur accueillante.Il ne faut pas que vos invités remarquent que la porte s\u2019est ouverte pour eux seuls.Il faut une atmosphère de vie: et vous l'aurez en évitant la symétrie dans l'arrangement des sièges.Un fauteuil près de la table sur le coin de laquelle est posé un album ouvert semble attendre un habitué.Le carafon de vin entomé de verres, un grand bol rempli de fruits vermeils, un oiseau qui chante dans sa cage dorée, et l\u2019on sent qu\u2019il fait bon vivre là.Mais revenons vite au sujet de notre causerie: les meublés.Le bahut mérite mieux que d\u2019être ciré une fois l'an.Cette année confiez-le à un polisseur d\u2019expérience et vous verrez quelle merveille vous sera rendue.Les sièges fanés et peut-être râpés seraient tout regaillardis s\u2019ils avaient une toilette neuve.Comblez-les en utilisant des tapisseries ou des Gobelins, la mode ne passe pas sur ces ouvrages durables et toujours nouveaux.Finissons si vous le voulez avec le vlvoir.Le tout est très propre pour vous donner le plaisir du changement \u201ctoute femme aime à varier\u201d faites confectionner des housses fraîches et légères c'est charmant, pour la saison estivale, de plus ce jsera une protection contre la poussière, et les taches malencontreuses que pourraient y faire les petits enfants et par inadvertance les grands enfants.Ajoutez s\u2019il se peut à l'ameublement traditionnel, une étagère-bibliothèque, une ou deux chaises de style.Votre foyer ainsi renouvelé, vous croirez certainement mesdames être revenues aux beaux jours de jadis, alors que toutes nouvelles épousées, vous garnissiez ce nid où les oiselets sont venus.C\u2019est pour eux maintenant que vous bâtissez, faites-le amoureusement avec tact en tenant compte de leurs goûts et de leurs chères habitudes.Madame DRALLA.Soumettez vos problèmes de décoration h Mme Drnlla, au soin de Photo-Journal.Remplissez s.v.p.le coupon ci-dessous.Nom .Adresse .Ville .No.de Téléphone .Chère Josette.\u2014 Mon cas n'est pas rare puisqu'il est celui de bien d'autres personnes de mon âge.J\u2019ai trente-cinq ans et je voudrais bien me marier.Aciucllemeut, je n'ai aucun prétendant et l'avenir me parait bien sombre.Quoique je ne sois pas belle, je ne puis cire classée parmi les laiderons.Je suis de taille moyenne et j'ai les yeux bleus et les cheveux roux.Je n\u2019ai jamais été bien populaire avec la gent masculine et, cependant, il me plairait de rencontrer un bon garçon et de fonder un foyer.N'cst-cc pas là l'ambition naturelle de toutes les femmes?Je ne sais à quoi altribucr mon manque de popularité.Je fais pourtant mou possible pour plaire, mais c\u2019est peut-être parce que je ne porte pas beaucoup de toilette, que je ne réussis pas à attirer les regards.Je suis toujours seule et c\u2019est ce qui me chagrine.Je ne voudrais pas rester vieille fille.Croyez-vous que j'aie encore des chances de trouver à me marier?Je louche le piano et je ne chante pas mat et je crois que je pourrais cire une bonne maitresse de maison et je saurais bien élever mes enfants.\u2014 ALBEIITINE C.Ma chère Albertine.\u2014 Non, ma chère enfant, ne désespérez pas de trouver à vous manier, car entre dix-huit et cinquante ans.une femme a toujours des chances de se marier, quoique les chances soient plus maigres quand ça tire sur la fin, évidemment! Pour vous encourager.Je vous dirai que vous n\u2019avez qu'à lire les journaux pour constater que bien des femmes au-dessus de soixante-dix ans ont trouvé un époux.Naturellement, plus on vieillit, moins on doit se montrer difficile.Les exigences, c\u2019est bon pour la jeunesse.Si vous voulez absolument vous marier, je ne vois pas pourquoi vous n'épouseriez pas, les yeux fermés, le premier fils d\u2019Adam qui demandera votre main.Vous redoutez le célibat, d'après ce que je peux voir.Il est évident que toutes les femmes ne sont pas qualifiées pour ce bienheureux état.D'ailleurs, le mariage n\u2019a lias été institué pour les chats et les chiens mais pour les humains et je ne vois pas pourquoi vous n'en profiteriez pas, puisque cette sainte institution vous attire irrésistiblement.Vous avez tous vos membres, donc il ne vous manque rien.Pas de faux cheveux?Tant mieux.Des fausses dents peut-être?C'est à demi-mal, puisque tout le monde en a aujourd\u2019hui.Vous n\u2019avez pas de prétendant, dites-vous?Attendez: \u201cTout vient à point à qui sait attendre\u201d! Peut-être quelque brave garçon vous a-t-il remarquée sans que vous vous en doutiez.Attendez qu'il surmonte sa timidité et qu'il vienne vous présenter ses hommages.Il n\u2019est pas nécessaire, croyez-moi, d'être belle pour se marier, quoique la beauté soit un attrait fort appréciable dans le mariage.Regardez les femmes mariées qui vous entourent et vous constaterez que ce ne sont pas toutes des Vénus.Ma chère, il en faut pour tous les goûts et comme les goûts diffèrent.Je vous laisse à penser s\u2019il y a du choix.Ne désespérez pas, votre tour viendra.Mais faites votre possible pour vous rendre aimable.Les femmes mariées vous diront qu\u2019elles ont fait de multiples efforts pour conquérir leur époux.Les hommes d\u2019aujourd\u2019hui surtout se volatilisent, pour parler au figuré, dès qu\u2019on les aperçoit.Il faudrait presque les prendre au lasso conune les chevaux sauvages.Tâchez de vous faire inviter dans quelque soirée où vous aurez l\u2019occasion de faire des connaissances.Mettez, pour cette circonstance, vos plus jolis atours.Vous avez trente-cinq ans, c'est vrai, mais vous ne devez tout de même pas porter vos robes à la cheville et vos cheveux noués en un petit chignon serré sur la nuque, comme les anciennes vieilles filles d\u2019autrefois.Faites-vous coiffer à la mode du jour et donner un manucure.Ce sont là des soins obligatoires de nos jours.N\u2019oubliez pas que la concurrence est grande et que le marché est rempli de filles à marier.Jeunes et vieilles.Mais ne vous en faites pas inutilement; dans le mariage on n\u2019est pas si difficile.Donc, ma chère Albertine, il n'y a pas lieu de désespérer, car vous êtes encore à un âge où l\u2019amour peut vous sourire.Vous dites que vous faites votre possible?Dame! vous ne pouvez faire davantage.Ne vous chagrinez pas si le Prince Charmant tarde à venir; vous l'apprécierez mieux quand il scro-là, car il viendra, n'en doutez pas.Vous touchêz le piano et vous chantez! Mazette! vous avez des talents et cela devrait vous aider à trouver un mari.Il y a tant d\u2019hommes qui adorent la musique qu'ils oublieront vos trente-cinq ans si vous pouvez leur chanter agréablement une mélodie.Apprenez la danse, ça ne peut vous nuire.Dans ce monde où tout n'est que vanité et futilités, il faut savoir un peu de tout.Ne vous tracassez pas l'esprit au sujet de votre avenir, tout s\u2019arrangera, vous verrez; le hasard ou la Providence, si vous aimez mieux, mettra sur votre chemin celui que vous attendez.Il y a encore dçs hommes sérieux qui consentent à épouser des femmes dans la trentaine ou plus et ils ne s\u2019en trouvent pas plus mal.Donc, ma chère Albertine, j\u2019espère que le bonheur viendra prochainement à vous sous les couleurs les plus riantes.En attendant, soyez patiente.Dans la vie, il ne faut pas s'en faire et prendre le temps comme 11 vient.Les événements heureux et malheureux se succèdent mais nous laissent toujours le temps de nous marier quand l'opportunité s\u2019en présente.\tJOSETTE.SON ENERVEMENT EST BIEN COMPREHENSIBLE! .PHILADELPHIE, 21.\u2014 Un bandit pressa, en tremblant, la pointe d'un revolver sur l'épine dorsale de Mme Edith Graff, propriétaire d'un magasin, pendant que son compagnon vidait la caisse enregistreuse.\u2014 Tâchez donc de n'être pas si nerveux! dit Mme Graff.\u2014Il a le droit de l'étre, répondit l'aide du voleur, car il se marie la semaine prochaine!\t\u2014 : PAGE 10 PHOTO-JOURNAL 'MONTREAL 1 23 MAI 1940 Le cirque est un monde à.part: une fois qu'on y est entré, on n'en sort plus * ?* * -K LE CIRQUE N'EST PAS UNE INDUSTRIE COMME LES AUTRES Bébé-éléphant, dans un moment d'exubérance, s'est roulé sur le sol.Et pendant que des manoeuvres grimpent sur son ventre énorme et le balayent.Bébé-éléphant, immobile et les yeux vogues, rêva sse.mm; mm mmm y- ' .\\>v/ Pas de doute, la saison est ouverte Quand une fois on a accepté d'en faire partie, c'est tout jeune, équilibriste ou montreur de fauves, ou crieur ou souvent de métier mais on ne quitte le cirque que pour mourir, ne sont que de très rares exceptions.Pourquoi?parce que la d'événements; et, une fois qu'on y a goûté, tout en dehors généralement pour la vie.Fillette ou adolescent, on devient manoeuvre; à mesure qu'on vieillit, on change de plus en plus Ceux qui ont pu quitter le cirque et s'adapter une vie ailleurs vie au cirque est toujours à haute tension, bourrée de bruits et parait fade et monotone.Tout recommence au point laissé Pont rîhûling cm !»I »! IËIII D\u2019une saison à l'autre, la vie du eirque recommence exactement au point où on l'avait laissé la saison précédente.L\u2019an dernier, certains manoeuvres du cirque Ringling étaient en grève; les piquetages furent abandonnés pour ITiIver, puis repris au printemps.Etes-vous physionomistes?voyez si vous reconnaissez ces clowns.Ufa >- mmm JACK UXXAlll\tLOU JACOBS\tPAUL JEROME\tPAUL JUNG : \u2022À: V.- \u2022 Avez-vous l'instinct des physionomies ?quand une fois vous ovez ottentivement regordé une figure, seriez-vous capable de la reconnoitre sous n'importe quel déguisement?\u2014 Voici qui vous permettra de tenter l'expérience: vous ovez ci-dessus, maquillés pour le cirque, les quotres princi-poux clowns du cirque Ringling Bros.; et au-dessous les mêmes personnes, sons leur maquillages et plocées dans un ordre différent.Pouvez-vous identifier les photos du bos ?(réponse en p.5' T «fl.Le léopard du cirque Ringling a ouvert la saison en tuant sa compagne puis en laissant sa marque sur la figure de sort dompteur.Mais celui-ci ne s\u2019en fait pas pour ça: n\u2019est-ce pas là.un petit événement sans importance qui se renouvelle quotidiennement ?La fortune lui vient trop tard CAPETOWN, 21.\u2014 Un vieux pêcheur norvégien.George Rogna Id-son.âgé de 65 ans, qui avait vécu toute sa vie de charité publique, a gagné S10.000 dans une loterie rho-désienne.Mais il ne put jouir de cette fortune inattendue, car quatre jours plus tard, après cette faveur du sort, il mourait, le pauvre homme. Timmimmmimmimir- MONTREAL 23 MAI 1940 PHOTO-JOURNAL PACE 11 a ERITIERE du ULOCHARD .par MaX André DAZERQUES it (avec autorisation de la Société des Gens de Lettres) UNE TERRIBLE DEMANDE EN MARIAGE \u2014 Vous réfléchirez, mademoiselle Aurélie.Vous vous rendrez à mes raisons, vous verrez!.Je suis sûr que vous comprendrez que moi seul puis faire le bonheur de votre nièce Micheline, moi et pas un autre.\u2014 Mais, monsieur Chalindrey!.hoqueta Mlle Aurélie Jaicetle, d'une voix tremblante, les yeux fous.Son interlocuteur ne la laissa pas achever.Il plissa ses petits yeux bridés, passa, d\u2019un geste machinal et déplaisant, ses doigts sur son long nez, et, dans le halo blafard de la petite suspension électrique décorée d'un abat-jour rose, Micheline vit.avec un frisson.son odieux visage grimacer.Chalindrey avait la peau jaune, les traits tirés, des poches sous les yeux, des dents clairsemées; on le voyait toujours vêtu de noir, pareil à un oiseau de malheur.Lorsqu'il venait, assez souvent, d'abord chaque fin de mois, ensuite plus fréquemment, il portait toujours sa serviette de cuir sous le bras, et il la déposait sur la table d'un geste décisif.Il ne l\u2019ouvrait jamais, d'ailleurs.Mais, rien qu'à voir Chalindrey, on le devinait à son aise au sein des paperasses, ainsi qu'un rat dans une cave.\u2014 Vous réfléchirez, mademoiselle Aurélie.\u2014 C\u2019est tout réfléchi!.lança Micheline, d\u2019une voix vibrante.Elle - avait les yeux remplis de larmes.Sa bouche tremblait.Une tragique émotion déformait fugitivement l\u2019expression harmonieuse de son visage délicat.C\u2019était la troisième fois que M.Chalindrey demandait sa main, la troisième fois que.sans oser \u2014 elle ne comprenait d\u2019ailleurs pas pourquoi -, la lui refuser carrément, tante Aurélie éludait.Mais l\u2019autre ne désarmait pas.II.revenait sans cesse à la charge.Et, ce jour-là, il répéta.comme les précédents, de sa voix mielleuse: \u2014 Micheline a dix-neuf ans, moi quarante-cniq.Il y a, évidemment, une différence d\u2019âge! Mais nous ne faisons pas du roman.Nous nous trouvons dans la vie.Micheline est orpheline et pauvre.Je suis veuf et riche.Elle ne perdra pas au change.Elle deviendra Mme Chalindrey.Tante Aurélie prit son courage à deux mains et murmura: \u2014 C'est que, monsieur Chalindrey.Micheline est très jeune; elle n'a pas envie de se marier; elle préférerait demeurer avec moi.\u2014 Je vous en prie, mademoiselle Aurélie!.Vous n'êtes pas à plaindre en l\u2019occurence, et vous n'entrez pas en ligne de compte.Vous continuerez de toucher la pension.\u2014 Je n\u2019ai pas voulu dire.\u2014 Je veux le dire, moi!.tran-, cha Chalindrey d'un air menaçant.Il avait changé d'attitude.Ses yeux gris lançaient des éclairs.Ses doigts nerveux se crispaient sur le vide.Tante Aurélie ne répondit pas tout de suite.Elle se laissait aller à une étrange rêverie.et Micheline comprenait bien qu\u2019elle avait peur, peur de Chalindrey, comme elle-même! Au.dehors il faisait déjà grand bruit.Il n\u2019était pourtant que cinq heures du soir.Mais octobre envahissait Paris, dans un nuage de bruine.Il commençait à faire froid.Ce serait bientôt la mauvaise saison, avec son cortège de maladies, de souffrances, ses journées interminables, ses soirées vides et tristes.Tante Aurélie, qui n'était pas très forte de la poitrine.se remettrait à tousser.\u2014 Ecoutez, monsieur Chalindrey, dit Micheline d'une voix tout à coup raffermie.Voici ma réponse définitive: c'est non.Je ne vous aime pas.Vous ne me plairez jamais.Et puis, mon coeur est pris ailleurs.\u2014 Qu'est-cc que cela signifie?tonna le hideux bonhomme.Une amourette?Laissez-moi rire.Il ne rit pas: il ricana.Ce fut sinistre.Tante Aurélie baissait la tête, prise entre deux feux, ne sachant plus à quel saint se vouer ni comment mettre fin à la discussion.Alors, M! Chalindrey releva sa haute taille.Il repoussa sa chaise d\u2019un coup de pied, prit sa serviette de cuir sous le bras, flanqua son chapeau sur la tête et se dirigea vers la porte.Lorsqu\u2019il eût posé sa main sèche sur la poignée, il se retourna et lança d\u2019une voix sifflante: \u2014 Nous sommes jeudi.Je reviendrai jeudi prochain, à la même heure, prendre votre réponse définitive, Micheline.J\u2019entends qu'elle soit affirmative.Je suppose que votre tante saura vous faire comprendre les raisons pour lesquelles vous ne pouvez pas m\u2019échapper.En prononçant ces derniers mots, il regardait tante Aurélie d'un air si menaçant que la vieille demoiselle en trembla toute.Puis il sortit en claquant la porte ,et les deux-femmes entendirent son pas décroître dans l'escalier.Elles le devinèrent qui descendait les cinq étages, traversait la cour sombre de l'immeuble populeux, passait sans s\u2019arrêter devant la loge de Mme Boyard, la concierge, et enfin se perdait dans les Batignolles.Alors, seulement, elles s'entre-regardèrent, et tante Aurélie murmura doucement, prenant la main de Micheiihe: \u2014 Depuis des années, ma chérie, je reçois chaque fin de mois la visite de M.Chalindrey, qui me fair une pension, grâce à laquelle nous pouvons vivre, grâce à laquelle aussi j'ai pu t\u2019élever.Si tu ne l\u2019épouses pas, il ne nous remettra plus aucun subside.Je ne !>eux pas travailler; et ce ne sont pas les quelques robes et corsages que tu tailles ici pour des clientes modestes qui nous permettront de subsister.\u2014 Je travaillerai dehors, ma tante.\u2014 Tu sais que je m\u2019y suis toujours opposée, parce que tu es délicate et frêle, un peu comme moi: chez nous, les gens n\u2019ont jamais été forts de la poitrine, et ta pauvre maman, Florence, ma chère soeur, est morte trois mois après t'avoir donné le jour, car la tuberculose s'était brusquement déclarée à la suite de ses couches.Epouse Chalindrey.\u2014 Il est affreux!.Il me répugne.il me fait peur.Il est laid comme un singe.\u2014 M.Chalindrey a été très malade, il y a six mois, et c'est depuis ce temps-là qu'il a considéra-blement changé.Sa peau s\u2019est parcheminée, soir teint est devenu jaune.Oui, en vérité, il a considérablement changé, et cela m\u2019a toujours un peu surprise.Mais il n'est pas un mauvais homme.C\u2019est un ancien huissier, qui a vendu son étude, et qui continue de gérer ûn cabinet d\u2019affaires.Je le connais depuis très longtemps.Tu le sais, Micheline: c\u2019est M.Chalindrey qui, chaque mois, m'apporte la pension qu\u2019il nous fait, qu'il te fait.Il en fut chargé par ton père, dont il était l'homme d'affaires.\u2014 Vous m\u2019avez déjà dit cela, ma tante.Mais jamais vous n'avez voulu me révéler qui était mon pauvre papa, pourquoi je ne porte pas son'nom, mais ce nom de Jar-cette, qui est le vôtre et était celui de ma chère maman?Tante Aurélie soupira.Puis elle passa la main sur son front moite de sueur et elle répondit d\u2019une voix très grave, après cependant une nuance d\u2019hésitation: \u2014 Je n\u2019ai pas de raison de te mentir, Micheline.Tu es une grande fille maintenant, et la vie n\u2019est pas toujours clémente.Ton père, je n'ai jamais su qui il était.\u2014 Ce n\u2019est pas possible, ma tante!.Pardonnez-moi de vous le dire, mais vous mentez.Et vous savez fort mal mentir, je le lis dans vos yeux, car vous êtes une femme admirable.La vieille demoiselle soupira plus profondément.Mais elle demeura sur ses positions et se borna à répéter: \u2014 Chalindrey est tout-puissant.H-faut l\u2019épouser, Micheline.Crois-en mon expérience de la vie douloureuse.Je ne peux peut-être pas tout te dire, car il est des choses qui font du mal, des souvenirs qu\u2019il est' préférable de ne pas remuer; mais, ce que je sais, c\u2019est que Chalindrey ne veut que ton bonheur.Avec lui, tu ne manqueras de rien.\u2014 Il n\u2019y a pas que l\u2019argent!.\u2014 Je le sais bien.C\u2019est pour avoir trop aimé que ta pauvre maman fit de toi une enfant au père inconnu!.Crois-moi, Micheline.La jeune fille se tordait les mains.Tout tournait autour d\u2019elle.Elle pleurait spasmodiquement.Elle se savait orpheline dès l'âge de trois mois, recueillie et élevée par sa tante Amélie, née de Florence Jarcette et de père inconnu.Mais aussi, elle était jeune; elle aimait et elle était aimée, et.à l\u2019issue de ce terrible entretien avec l'affreux M.Chalindrey, elle se sentait plus malheureuse que jamais, comprenant bien que l'homme la désirait et l\u2019aurait, par la menace.Tante Aurélie tremblait devant lui.conune si elle avait redouté qu\u2019il révélât publiquement des choses arrachées au passé: c'était visible!.Et pourtant!.Micheline sanglotait, dans l'une des deux petites pièces de ce vaste immeuble des Batignolles où elle avait passé toute son enfance et son adolescence, tante Aurélie penchée à son chevet.Du temps s\u2019écoulait.La bruine tombait.Et ses vingt ans entraient en agonie.Elle se leva brusquement, déclara: \u2014 Eh bien! non.Non, jamais, tante Aurélie, je ne pourrai consentir à devenir Mme Chalindrey.Et puis, j'aime Jacques!.La vieille demoisel'jr n'insista pas pour ce soir-là.Elle était à bout de forces.Elle se leva seulement et dit, croisant un fichu sur ses épaules, s'emparant de son sac à provisions: \u2014 Je vais chercher le diner.\u2014 Laissez-moi y aller, ma tante, cela vous évitera la peine.\u2014 Non, non, j\u2019ai besoin de prendre l\u2019air.Bientôt, la porte claqua sur la vieille demoiselle, et Micheline resta seule.Elle fit quelques pas.attengnit la pièce voisine où se situait son petit lit, à la tête duquel elle se recueillit de longs instants, devant un portrait effacé: sa maman.Sur cette image estompée par le temps, Florence Jarcette, la fille séduite, montrait un profil d'une délicatesse parfaite, avec lequel Micheline offrait aujourd\u2019hui une vivante ressemblance.Comme la jeune fille restait plongée dans cette tendre contemplation, un son aigrelet de violon vint frapper ses oreilles.Elle reconnut l\u2019air, bien maladroitement joué: La \u201cSérénade\u201d, de To-selli, aujourd\u2019hui presque démodée.Alors, sans hésiter, quoi qu'elle ne fut pas riche, elle prit une petite pièce de monnaie, ouvrit la fenêtre, plongea du regard dans la cour sombre que le halo blême d'un bec de gaz ravivait tout en bas, et elle jeta sa pièce.Elle avait aperçu le mendiant familier, le vieux bonhomme hirsute, en loques, à barbe grise, qui venait implorer la charité de façon régulière, dans cet immeuble et dans d\u2019autres, et qui, tout de suite lui avait fait pitié, tandis qu'une étrange sympathie la portait vers lui.Puis elle consulta son bracelet-montre, vit qu\u2019il était six heures et demie bientôt, songea: \u201cU faut que je voie Jacques, ce soir!.\u201d Alors, elle éteignit l\u2019électricité, tourna la clef dans la serrure et se trouva dans la montée d\u2019escaliers.En parvenant au palier du troisième étage, elle lut son nom sur une porte: \"Jacques Monlstrol\u201d, et son coeur battit plus fort.Elle ne sonna pas.sachant le jeune homme encore absent, pas rentré de son travail.Elle descendit, et, comme elle dépassait le deuxième étage, son regard s'étant attaché brièvement à une autre plaque indiquant: \u201cMartory, comptable\u201d, elle manqua heurter un homme qui montait et s\u2019arrêta en s\u2019excusant, l'ayant tout de suite reconnu: \u2014 Oh! pardon, monsieur Martory!.\u2014 Il n'y a pas de mal, mademoiselle Jarcette.M.Martory souriait.Cet homme, pas loin de la cinquantaine, portait la bonté sur son visage, marqué aussi d'une indéfectible tristesse.Il n\u2019effrayait pas Micheline comme M.Chalindrey.C\u2019était un pauvre bonhomme dont Jacques disait, l\u2019ayant connu par hasard dans l\u2019escalire de la maison qu'ils habitaient tous ensemble, qu'il avait fait jadis des études sans réussir, et que, veuf et sans enfant, il faisait des-comptabilités ambu- lantes pour subsister.M.Martory.Jacques Monlstrol, Micheline et sa tante logeaient tous, à des étages différents, dans ce vaste immeuble des Batignolles, et c'était ainsi qu\u2019ils avaient noué quelques relations de voisinage.Et même, un jour que M.Martory se plaignait de manquer de travail, Jacques lui en avait obtenu la comptabilité de l\u2019étude de Me Baduzeaux, quai Voltaire, où lui-même était second clerc, depuis plusieurs années.Aussi, M.Martory, qui n'était pas bavard pourtant, qui vivait seul, un peu sauvagement, était-il devenu, par reconnaissance, un ami de Jacques, et par ricochet un peu de Micheline.La jeune fille allait passer sans s'arrêter davantage, lorsque l\u2019autre questionna: \u2014 Mais vous avez pleuré! Alors, en quelques mots, la jeune fille ouvrit son coeur au vieux comptable ambulant: \u2014 Figurez-vous que ma tante veut me-marier, me faire épouser M.Chalindrey, son homme d\u2019affaires!.Et moi, j\u2019aime Jacques.\u2014 Ah! mon Dieu!.dit M.Martory, en portant la main à son coeur.Son émotion extrême, qui surprit Micheline, était absolument disproportionnée d\u2019avec l'incident récent qu'elle lui annonçait, car, quelque affection qu\u2019il lui portât, elle n\u2019en restait pas moins pour lui une étrangère, ime petite voisine agréable, souriante, qui le saluait dans l\u2019escalier avec cordialité.C\u2019était tout.\u2014 Qu\u2019avez-vous, monsieur Martory?questionna-t-elle.\u2014 Rien, mon enfant, rien, je n'ai rien.Toutes ces choses ne sont plus de mon âge.Et brusquement, il la laissa là et rentra chez lui, tandis qu'elle descendait dans la corn-.Tout en dévalant l'escalier.Micheline réfléchissait, très étonnée, ne parvenant guère à comprendre l'attitude étrange du comptable.Comme M.Chalindrey \u2014 selon une apparence extérieure néanmoins plus agréable \u2014 M.Martory, à ses yeux de fillette de vingt ans, apparaissait tout de même un vieux bonhomme, et elle s'arrêta, le coeur battant un peu, à une pensée nouvelle: l'aimail-il, lui aussi?Pensait-il lui demander un jour sa main, comme M.Chalindrey?Alors, s\u2019expliquait évidemment son attitude! C\u2019était là un cas de conscience dont Micheline (Suite à la page 13) OUR servir du thé qui soit toujours tel que ce breuvage doit être \u2014 avec un arôme délicat et une saveur vraiment délicieuse \u2014 vous n\u2019avez qu\u2019à choisir les jeunes feuilles tendres qui poussent au sommet de la plante.Rien de plus simple\u2014demandez le \u201ctué tender leaf\u201d.Chaque paquet est rempli de jeunes feuilles de choix \u2014 pas de grosses feuilles coriaces pour en accroître le volume.Essayez aujourd\u2019hui le \u201cTHÉ TENDER LEAF\u201d\u2014de-mandez-le par son nom.Le Thé Tender Leaf est mélangé et empaqueté au Canada \u2014 en deux grandeurs commodes, ainsi qu\u2019eu sachets.Mmiimmiumiiiimimir MGE 12 PHOTO-JOURNAL MONTREAL 23 MAI 1940 Un cinéaste a ses trouvai La carrière incroyable d'un \"producer\" à succès.\u2014 Les rebuts des autres sont une mine d'or pour lui.\u2014 Cet homme réussit en tout et accumule des millions tout en récréant les autres.~IL CROIT DANS LES MERVEILLES MODERNES _ QUI SONT DE VRAIES REALITES HOLLYWOOD, 14.\u2014 Pendant.que tous les cinéastes d'Hollywood sont occupes à créai des films historiques, épiques, dramatiques et des II films de gangsters ou de prisonniers, Joe Pasternak, le plus vieux jcu|! de tous ces directeurs, est infiniment intéressé à filmer des contes américains de fées modernes.C\u2019est qu'il pense que l\u2019Amérique est le pays le plus merveilleux au 1 monde.Cela lui réussit bien puisqu'il détient le record le plus envié: t/clui de créer des films qui plaisent à tous également.Il ne croit pas dans ces vieilles histoires européennes de méchantes belles-mères qui jettent leurs beaux-fils ou leurs belles-filles à la porte par un jour de grande tempête, ou de ces rois qui marient leurs filles à des dragons.Il met sa foi dans les merveilles modernes, celles qui ont j un cachet de vraisemblance, de réalité.Pasternak lit les journaux avec qui est bienfaisante, en ce qu\u2019elle soin et prend là tout ce qui peut lui j vous fait mieux apprécier les bon- des millions avec être utile: par exemple, une jeune fille qui perd son emploi et tente de se suicider dans un moment de désespoir; un riche playboy à bord d\u2019un yacht lui sauve la vie et l'épouse.L\u2019HOMME AUX GRANDES TROUVAILLES Quelquefois, c\u2019est un millionnaire qui adopte un petit crieur de journaux et d\u2019autres fois, c\u2019est la fille nés choses quand le temps est venu pour vous d\u2019en jouir.Personne n\u2019impressionne Joe Pasternak.Il donne des noms juifs ou hongrois à la plupart des acteurs de son studio personnel.Ainsi, il appelle Marlene Dietrich \u201cvieille dame\u201d.Il n\u2019a jamais fait de courbettes - devant ses supé-rieurs ou ceux qui croyaient l\u2019être, j Il y a vingt ans, alors qu\u2019il ' ^ d\u2019un laitier qui devient étoile de1 desservait les tables au café cinéma.Ce n\u2019est pas en Europe que ces choses là arrivent mais bien en Amérique, le pays des nouveautés et des sensations exceptionnelles.Joe Pasternak, \u201cl\u2019homme aux grandes trouvailles\u201d comme on se studio Paramount, à Long Island, | Allan Dwan était alors le plus i grand directeur du studio.Les | clients aimaient taquiner Paster- j nak qui croyait fermement que ! l\u2019Amérique était la Terre Promise MS.- mm Joe Pasternak, le cinéaste d\u2019Hollywood, est photographié avec l\u2019une de ses heureuses découvertes, la jolie et talentueuse Deanna Durbin, dont tous les amateurs de cinéma raffolent.La petite chanteuse adolescente avait été congédiée par un autre studio lorsque Pasternak découvrit en elle des possibilités de succès.Il ne s\u2019est pas trompé puisque la jeune actrice a conquis d\u2019emblée tous les coeurs.plaît à rappeler, dit (pie l\u2019Améri-jct iis riaient quand Joe pointait amis et deux excellents associés studio Metro.Immédiatclnent après \u2018 réceptions à la mode hongroise que est le pays des grandes oppor-ison doigt vers eux en disant: \u201cAt- par la suite.\t, ce triomphe, Pasternak devint de | sont célèbres à Hollywood.Paster- tunitcs, un pays ou toute jeune .tendez encore une peu, peut-être! LE RETOUR A HOLLYWOOD : nouveau fort populaire parmi les nak aime l\u2019Amérique ce pays où fille peut devenir une princesse et qu\u2019un jour, vous travaillerez pour! Quand ils revinrent à Hollywood, ' directeurs.\t.de petits immigrés comme lui peu- tout adolescent, un beau prince.Et.moi.\tjon leur fit un froid accueil.Pas-i Joe Pasternak est un homme fort | vent devenir de grands cinéastes, pas toujours avec des diamants et IL MONTE EN GRADE jternak se mit en frais de monter hospitalier, car actuellement, il 111 a réalisé des millions avec les «es manteaux de fourrure.Mais) Après avoir commencé à $15 par une pièce à succès \u201cThree smart héberge neuf parents éloignés dans nombreux films qu\u2019il a mis en bran-chaquc homme est un prince pour j semaine au café, Pasternak fut i girls\u201d avec Deanna Durbin, qui sa maison de Beverly-Hills et le.Deanna Durbin a été la vedette celle qu il aime.Et ceci est dans promu au rang de chef des gar- venait d\u2019être congédiée par le i quelques amis de Budapest.Ses ; de six de ces films populaires.I experience de chacun.\tIçons de table puis maître d\u2019hôtel.-:-\u2014 \u2014 \u2014 \u201cFirst Love\u2019\\ le film le plus:C\u2019est alors qu\u2019il recevait des pour- récent de Deanna Durbin, n\u2019est au- j boires de $50, mais ça ne lui mon- I \u2014 ^ ï Tj -J ^ m m \u2014 \u2014\t__ta***, tre chose, nous dit^ M.Pasternak, \u2022 tait pas à la tête.Il n\u2019eut pas be-\tj§ fjj humanitaire : ' ' Liguez-vous tous contre la haine!\" que le conte de Cendrillon dans soin de faire des courbettes et d?s tous ses détails depuis la soeur compliments pour obtenir ces gra-envicusc jusqu\u2019à la pantoufle per- tifications.Quelquefois, il disait à due.Aucune partie n\u2019en est invrai-|M.Dwan, le directeur: \u201cComment semblable.Ce conte ancien a été i pouvez-vous goûter vos aliments modernisé et américanisé, tout sim- avec une binette aussi acerbe, aussi plemcnt.\tj morose?\u201d Pour lui, ses acteurs sont tous de [ Son insolence ou son initiative lui \u2022 vrais héros de romans.Gloria valut une rince de second assistant Jean, le laideron d\u2019une famille nau-[ dans le bureau du directeur.Pas-! vi e, fut faite princesse ou étoile j ternak montait en grade mais il ne ! cinématographique, si vous aimez donna aucun crédit à Dwan pour ! mieux, du jour au lendemain.I son succès.LES DEBUTS DE PASTERNAK Sa propre vie n\u2019a pas été exactement un conte de fée.Il était le fils d\u2019un employé municipal de Szilagysonriye, en Hongrie.Mais il avait un oncle à Philadelphie; ainsi, un bon jour, il dit adieu aux dix autres petits Pasternak, et acheta son billet pour venir en Amérique.Le premier emploi qu\u2019il obtint sur ce continent fut de poinçonner des trous dans des ceintures de cuir, moyennant six sous la grosse.Cela ne répondait guère à scs aspirations.11 économisa son argent et vint à New-York où il vécut chez SON PREMIER ESSAI A HOLLYWOOD Comme Pasternak* voulait être acteur il se présenta un jour à la j porte du studio Paramount mais ! le gardien l'arrêta au passage et Abolissons les préjugés de race et de religion pour sauver rhumanité de la borberie et sauvegarder la civilisation.des amis qui tenaient un marché de volailles.Il dépluma celles-ci toutes les nuits, moyennant cinq sous pour chaque poulet ainsi dépouillé de scs plumes.Pour aller plus vite dans sa besogne, il décida finalement d\u2019ébouillanter les poules.Lorsque scs patrons découvrirent son truc, ils le congédièrent.Il prit un autre emploi dans un cafeteria.PERSONNE NE L'IMPRESSIONNE II essaya un peu de tout.Bien souvent il dut passer scs nuits dans les trains souterrains, dormant une demi-heure, s\u2019éveillant puis sautant dans un autre train pour en faire autant.Mais comment apprécier un bon lit si vous n\u2019avez jamais dormi dans un mauvais?un lit qui NEW-YORK, 21.\u2014 Une célébration unique eut lieu récemment lors qu\u2019on fêta la semaine de la fraternité.Mme Irène Harand se fit le porte-parole de tous les êtres humanitaires qui voudraient voir la paix régner dans le monde.lui dit- \u201cNVntvp\t1-V mon! Cette Jeune felnme est une réfugiée de l'Autriche nazie qui vint en garçon; ceux qui passent par la |\tEnroue d* promouvoir resp,U de toléja,lce reli8iéuse /invvïAvn\u201d\t! Elle créa un mouvement connu sous le nom de \u201cOrganisation Inter- J\u2019\u20191!; \u2019\u201cH0/1?, t ^ n,T,:, i^.n Nationale contre les préjugés de race et la misère humaine.\" Les mem-om+îf HnSefn,fiî>C trlü.n.fl,u j bres de cette organisation ont été recrutés en Autriche, Tchécoslovaquie, nnrtc ' r\tlompli.uit, par la j p0iogne Belgique, Suisse, Danemark, Suède et Norvège.Le Journal hebdo- po ic a en avant.\t^ madaire de cette organisation est publié en allemand, en français, en polo- II commença a diriger une co- nnis et en tchécoslovaque et il a un tirage de 200.000.medic ;.vec le comédien El Brendcl comme vedette.Ce fut son premier I CONDAMNEE AU SILENCE essai mais il n\u2019eut aucun succès.EN EUROPE Mme Harand, fille d\u2019un père ca- Heureusement que ça ne lui coûta (\t____ _______F_________ pas cher pour le début.Le dircc-¦ tholique et d\u2019une mère protestante, teur Wesley Ruggles considéra j a été condamnée au silence en Eu qu\u2019un homme qui pouvait faire n\u2019importe quelle sorte de film avec si peu (l\u2019argent méritait d\u2019être en-\tJgS VCICheS, QUi courage.Il (engagea donc.Apres\t^ donc va venir les traire en Suisse ?age.II l'engagea donc.Après avoir passé plusieurs années comme assistant-directeur du studio Universal, Pasternak fut envové en Allemagne pour démêler une affaire de studios.Les pourparlers durèrent un mois.Mais Joe Pasternak en profita pour séjo\".ner huit ans en Europe.Il fit des films il Vienne, Budapest et à Berlin.Franeiska Gnnl et autres célébrités continentales jouèrent dans ses films.Un jour, il demanda à SCHWYZ, (Suisse) 21.\u2014 Le ministère du travail, des forêts et des péturages du canton de Schwyz, dans le coeur de la Suisse, vient de faire appel à toutes les femmes des paysans et des villageois.Le pays est en émoi.Depuis que les hommes ont été mobilisés, i! n\u2019y a plus personne pour traire les vaches.Puisque les laitiers sont dans Tannée, Tamiable, A condition que Kosterlitz j ce sont les femmes qui devront as-ait le droit de diriger son oeuvre, sumer cette tâche à leur place.Le L\u2019acord fut conclu entre les deux! qu'elles offrent leur service en grand n\u2019a ni matelas, ni sommier, ni cou- ! Herman Kosterlitz, un scéncristc vertures ?\tallemand, de lui créer un film.La \u2014 Comment, disait-il, pouvez- question du prix souleva des pro-vous savoir si vous avez une bonne testations de la part du jeune écri-paire de chaussures si vous n\u2019avez vain.Finalement, tout fut réglé à jamais bourré les vôtres de vieux journaux, pour vous protéger contre le froid et l\u2019humidité?Voilà de l\u2019expérience qui coûte cher mais'hommes qui devinrent deux bons1 nombre.rope.Mais en Amérique, elle peut parler.Elle profita de la semaine de la fraternité organisée sous les auspices de la conférence nationale des Chrétiens et des Juifs, pour adresser sa harangue.Elle fut très contente de donner des avertissements aux femmes américaines comme elle en donna aux femmes européennes.Elle leur dit que l\u2019intolérance conduisait inévitablement à des abus de toutes sortes.Elle espère bien que ses paroles humanitaires porteront fruits en Amérique.| SOYONS HUMANITAIRES Nombreux sont les problèmes de ce pays, dit Mme Harand.Il y a des millions de gens qui vivent positivement dans la misère.Le chômage a frappé des groupes de races différentes.Ce n'est pas en soulevant une race contre l\u2019autre qu'on pourra résoudre les problèmes économiques angoissants de notre époque.\u2014Apprenons aux êtres humains à se liguer contre la haine, A s\u2019aimer les uns les autres et à pratiquer i'esprit humanitaire qui tend à aider son prochain plutôt qu\u2019A le détruire ou le décourager.Irène HARAND \u2014La haine, continue Mme Harand, basée sur des mensonges et la calomnie n\u2019a servi qu\u2019à bouleverser tout un continent.Le travail est devenu un esclavage; le sol est ravagé par la guerre et tout comme au temps ténébreux du Moyen-âge, les paysan» sont devenus des esclaves.Nous devons nous mobiliser contre la haine.Nous devons protéger nos enfants contre ce terrible poison.Soyons humains, ce n'est que de cette manière que nous povuron» sauver l'humanité. ' MON ! RCAE 23 MAI 1940 PHÔTÔ-JOURNAL J»AGÏ 23 L'HERITIERE DU CLOCHARD w La tornade ne Téveilla point lr'4 -.y ,\t\\ m****.%.\"\t\\ i y/ ' m \u2022i DEANNA DIHBIN Mais portez des jupes courtes à godets, des guimpes de lingerie, des petits cols ronds, des manches bal- SONJA HENIE le dessin sans défaillance de vos lèvres.Vos toilettes devront toutes s'efforcer d\u2019allonger votre silhouette.Les raies, 1«5 découpes verticales contribueront à cette tendance Evitez l\u2019écossais, les carreaux, les imprimés voyants, les vestes ou les tuniques qui coupent la ligne en deux.Vous adopterez les robes droites.les jaquettes trois quarts, les manteaux vagues les petites manches ballons, les décolletés nets et assez ouverts.Attention quant aux chapeaux.qu'ils soient discrets.Vous pouvez porter un feutre classique posé crânement sur le côté de la tête, mais les bords en auréole encadreront plus joliment encore votre figure.Et une robe du soir blanche, droite, très décolletée, très longue, vous rendra aussi charmante que la fée nordique à laquelle vous ressemblez.Les deux grands rôles dans \u201cFaust\", opéra qui sera joué jeudi soir au \"Majesty's\" *118 -\tA ¦ \u2019 r- V r.' iv-W 'V ?v: ¦ V-i- Gustave Longtin, notre brillant jeune ténor, boursier du gouvernement provincial, qui interprétera le rôle de Faust, jeudi soir, au théâtre \u201cHis MajestyV*.Longtin chante \"Faust\" jeudi au His Majesty's -\u2022 La nouvelle troupe d\u2019opéra canadienne, la Dominion Grand Opera Company, qui a fait ses débuts, mardi, avec la \u201cTraviata\u201d, sous le distingué patronage de l\u2019hon.Henri Groulx, Secrétaire provincial, et avec l\u2019encouragement de M.Wilfrid Pelletier, chef d\u2019orchestre du \u201cMetropolitan\u201d de New-York, donnera, jeudi soir, 23 mai, au H is Majesty\u2019s, l\u2019opéra le plus célèbre de Gounod: \u201cFaust\u201d, avec Gustave Longtin, dans le rôle principal, et Mary Friedman, dans le rôle de Marguerite.La troupe mérite d\u2019être encouragée par tous les Canadiens, vu qu\u2019elle compte presque exclusivement des artistes de chez nous, entre autres: MM.Iules Jacob, M.Côté, Armand Séguin, F.Russell, F.Lita-lien, et pour les voix de femmes: Mme Brouillettc, Mme Rita Page et Mlles Marie-Ange Blanchard, Andrée Bourbeau, Berthe Chapleau, Marguerite Choquette, Marie Reid, Cécile Caron, Simone Desjardins, Flora G ration, Annette Légaré, Andrée Maillei;.Rita Odet, Ga-brielle Pagé.\u2019Thérèse Rousseau, Marie-Louise Rouleau, Jeannot Sabourin.Alice Proulx et Françoise Hébert.Mary Friedman, charmante soprano montréalaise, qui jouera le rôle de Marguerite, dans \u2022\u201cFaust\u201d, jeudi soir, aux côtés de Gustave Longtin.: \u2022\u2022 \u2019 w/%1 CUREUR' (BRAVO! VOUS ALLEZ POURSUIVRE CETTE NÉGRESSE?SS® L'avo cat de la défense a chaud! LA COUR D'ASSISES.OUI, VOTRE SEIGNEURIE, ET SI L'AGENT MEURT, ELLE SERA ACCUSÉE D'HOMICIDE!.JE JE DEVRAIS DIRE.DE MEURTRE! LE PROCUREUR M'A L'AIR PAS MAL INTEMPESTIF.m op- DU NOM DE EST ACCUSÉE DE LA^mrSE' pose.niKkI CAMBRIOLAGE ET DE SEVICES .\u2014,7} GRAVES.-O-KQ Obiection maintenue I \u2014-X3tV*»» .LE PRINCIPAL TÉMOIN.f \"MESSIEURS DU JURY.VOUS AVEZ ENTENDU LE SEUL TÉMOIN OCULAIRE A VOUS ne nfnnPD » C'EST MA FAUTE; MAIS J^ VOULU MAL FAIRE TAIS-TOI, TU TE CONDAMNES! Ma cause EST PERDUE! I MSUIVRE \"TOUT CONSPIRE À DÉMONTRER SA CULPABILITÉ: LE VOL DU COLLIER DE PERLES, SA FUITE EN AUTO; ALLEZ-VOUS LAISSER LIBRE CETTE ÉTRANGÈRE'?\" J : fi § de f - îa^È ?\u2022'¦ :V , - - '.>-; C'est l'impression qu'o eu le photographe lorsque Mlle Elizabeth Hicks, de Long Beach, a frappé le sol en même temps que la balle de golf, ou cours d'une pratique en préparation de la défense de son titre de championne des dames du Sud de la Californie.LEW JENKINS ENLEVE LE CHAMPIONNAT A LOU AMBERS \u2022 ______________________¦ ¦¦ - ys: :\tf - ï$?%.¦ - ÿ»- :.i^
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