Photo-journal : tout par l'image, 1 août 1946, jeudi 1 août 1946
[" EXIGEZ LES 8 PAGES EN & COULEURS Montreal, jeudi, 1er août 1946 VOLUME X \u2014 No 16 PAGES 1 à 32 OMBRE AVENIR des NEANTS RESCAPÉS \u2022r-f ' , > ' * -x&y 'MT (A LIRE EN PAGE 3) DE NOUVEAU A MONTREAL 8f;- : ¦\u2019*>» '.' ' \u2022 ¦j*.\ti\\ bateaux anglais qui ont servi A l'Invasion du Continent européen serviront A la gante des efttea du Danemark, l\u2019es omtmrcatlona de 4 00 tonne* ont ôté acheté* de la tlrnmlc-llrctn-gno et ce «ont les muiltvt qui peuvent e'approeher de* cAlet, vu quel années quo par contre* h* nombre do femmes qui s\u2019enregistrent aux bureaux de placement diminue sensiblement aussi, ce qui indiquerait un retour permanent au foyer.Cette perte sérieuse de puissance ouvrière fera sans doute l\u2019objet de graves discussions au sein du Cabinet britannique, et l\u2019on rapporte que le premier ministre, M.Clement Attlee, a déjà lancé un appel à la nation ouvrière.I/es experts du ministère du Travail ont prouvé à M.Attleo (pic la Crande-IJretagne requiert 1,000,-000 d\u2019ouvriers supplémentaires pour ses usines d'après guerre, et un autre 1,000,000 d\u2019hommes pour les forces armées.Or, ce chiffre do 2,000,000 représente en effet le nombre de femmes qui étaient employées dans les industries durant Jes années de guerre.Il est évident que la hausse rapide des salaires a beaucoup facilité l\u2019e-mbaiichement des femmes dans les industries de guerre, mais maintenant que les maris uppor- Cette ouvrière anglaise était employée pen dont la guerre dans une Im portante aciérie fabriquant des munitions.Actuellement, elle est solli citée pour la production de paix qui mon que do main d ' o c u v r c Quü 11 e ra -1 -clic do nou veau ton foyer ?tent A In mai n de meilleurs gages, l'équilibre economique devrait so rétablir au foyer.(\u2019elite année, le 4aux des salaires distribués en Angleterre s\u2019est élevé plus rapidement qu\u2019on aucun temps depuis un quart do siècle.TTrrr-rr \u2022 y ^ r ' Y PBMHBWP «mis pour raaer un client, tout en l'avertissant qu\u2019on exige un dollar ailleurs.Un cireur do bottes exige 25 sous pour son travail, et un restaurateur demande 75 sous pour un \"sumlao\u201d aux framboises.' Pour d'autres Horn, les prix sont toutefois plus sobres.Prenons les oeufs, par exemple.Durant la course A l\u2019or de ISOS.les oeufs se vendaient fl i'unité en Alaska.Aujourd'hui on s\u2019en procure pour A3 sous la douzaine.11 n'y a pas do bourre A Juneau en ce moment \u2014 et pas do bas de nylon.Le \u2018meilleur hôtel de la ré- gion, lo \"Darnnoff\", exige $1 pour une chambre simple et $1.(15 pour un repas régulier.Les prix des débits do boisson sont très modérés, et rentrée des cinémas est comparable A celle des salles do nos petites villes.La capitale de l\u2019Alaska, qui est située A S00 milles au nord do Vancouver et A Itî heures (par avion) do Montréal, possède une population de 8,000 habitants dans un territoire do 80,000 habitants.U'ost une vlllo construite lo long du canal Qastlneau nu flu;.c do lieux montagnes.Un do ces pics, le mont Juneau, est couvert do nolgoH éternelles.Lo soleil ne si?couche qu\u2019A 11 heures du soir pour songent à changer rie nationalité Plusieurs Anglais chantent: \"Je voudrais être un réfugie.\"' Bientôt des milliers d'entre eux se prépareront à quitter l'Angleterre.Co mouvement dépassera en importance la sortie des Israélites de l'Egypte.Beaucoup veulent partir dès maintenant, rêvant de trouver ailleurs une vie plus libre et une plus grande facilité do gagner leur pain.Pour l\u2019instant.Ils doivent attendre, parce qu'il n'y a pas do bateaux et que les dominions no sont pas prêts è les recevoir.Mats Ma partiront quand mémo un Jour: pour lo moment Ils chantent : Jo voudrais rtrr un rtfuyiA anglais, do crtto tons d ;o mo suis p/u.t libre.Si l'Angleterre veut exister sans H\u2019iMafoM ('nurchill, elle pourra aussi vivre sans moi.Par exemple.J\u2019ai rencontré hier un officier «le l'armée anglaise qui ne songeait qu'A partir.Il avait trente ans.U était robuste et sain, mais M m» pensait qu\u2019A une vie A l\u2019étranger .Il avait été plusieurs .\t.\t.\t.dans la Huitième armée, b* Allemand.» ont entièrement dé-; U «\u2019était battu et portait plusieurs D'nlt h* quais et tous les aména-' décorations, n lut aunitt été fa.kciLOiit{i de* porta norvégien*.elle d\u2019obtenir dv gouvernement une situation Intéressante, mais 11 préférait partir.\"J\u2019ai rencontré, disait il, plusieurs Canadiens durant la guerre, et toujours Je m\u2019en nuis fait dos amis solides, toujours Je les al appréciés pour leur bon sons.Par eux j\u2019nl connu le Canada.C ost un pays oA l\u2019homme réussit par son travail et non par l'intrl-gue.J\u2019ai des parents qui cultivent les fruits dans l\u2019ouest du Canada.Ils ont besoin d\u2019aide.J'Irai les rejoindre le mois prochain.\u201d Un Jeune aviateur anglais qui a nv;u son eniratnement dans T Arizona me disait qu'il aimait beaucoup les Etats-Unis et qu\u2019il ne songeait qu'A y retourner le plus tôt possible.Un Instructeur de l'aviation cl-rllo me racontait A son tour qu\u2019il aimait aou métier, gagnait bien ua vio, mais, ayant une petite fa mille, tl ajoutait qu\u2019il n\u2019y avait pas, ici, d\u2019avenir pour ses enfants.U'ost pourquoi il se prépare A partir dans son avion avec sa foin me et ses bébés pour s\u2019établir dans l'Ouganda, en Afrique.Il pense trouver IA une terre vraiment libre, une terre où l'Etat ne contrôle pas tout.Un autre me dit dans la rue : \"11 y a Ici trop de monde et pas assez d\u2019air.\u201d Tous vos gens ont chacun une raison différente pour expliquer leur goût do partir, mais tous ces motifs se réduisent au même : contrôle du gouvernement qui tue PtnltLitlve et l\u2019ambition.Et cette triste victoire où tout manque: la nourriture, le combustible.le* maisons, la liberté.Ils en ont assez de cetto Europol qui refuse de guérir.Beaucoup d\u2019enfants avaient été placés aux Etats-Unis, au Canada, en Australie.Et ces enfants supplient leurs parents de retourner ave»\u2019 eux dans ces pays.so l«*vor pou après, ; matin.11 y u probablement 600 automobiles A Juneau, dont 55 taxis.Une voie à sons uniquo do 2d milles ot demi do longueur y fait les délices des automobilistes, d Froblcmcs du logement l n chautïour du taxi nous racontait .\"U .t un drôle do pays.Jo suis do l'Arkansas ot chu lueur do mou métier, et je no suis uu juste pourquoi Jo reste ici.Mais je conduis mon taxi ot j\u2019udmire les montagnes et je suis heureux.La vio a Juncuu n\u2019est pas mal, mais elle y serait bien meilleure si l'on pouvait s'y trouver un logement.\u201d Si les tuuristes étaient accounts ù Juneau cet été comme durant les années d'avant-guerre, la ville aurait eu peine a les loger.Los touristes qui y arrivent par la \"l'an American Airways\u201d et L'Alaska Airline\u201d boudent le \"Ba-ranot'f\" et les autres hôtels.\"Nous faisons face aux mêmes ' i quo les 1 Chicago, Xew-Vork ou Montréal,\u201d nous ait innu J.-J.Meheriu, qui a construit 1 hôtel Uaranoff il y a sept ans.\"C'est parce que les gens errent et s'agitent sans cesse, ot parce qu\u2019ils se marient- Les jeunes de partout quittent leur foyer familial pour s'établir par eux-mêmes.C\u2019est la cause priu.cipalo de remue-ménage qui sévit aclucJlemeiil on Alaska.\" L'hôtelier Meheriu et ses partenaires, qui prennent part activement aux affaires de la ville ot du territoire, nous assurent que la guerre a fourni une publicité colossale A l'Alaska.\u2019 La guerre,\u201d dit-il, \"nous a donné poui\tle pu- blicité \u2014 en plits d'installations militaires d une haute valeur.La guerre u projeté notre région 50 années en avant de son temps.Je ne sais si les Canadiens et lea Américains ont réalisé l'angoisse qui nous u saisis A l'époque de l'attaque do Pearl-llarbour.Noua ne possédions qu\u2019une demi-douzaine d'avions pour notre défense.Les Japonais auraient pu noua conquérir en un après-midi !\u201d \"L\u2019Alaska a besoin d'une plut grande population et d'une industrie touristique florissante,\u201d conclut-il.\"Mais, que faire ?On ne saurait où les loger.\u201d 1er aoûf 1946 ¦Photo-JotBriiitl-, Echappés des chambres de torture, sauvés des bagnes nazis, des enfants voudraient enfin vivre et oublier Ün bandit-fantôme terrorise toute (Exclusif à \"Photo-Journal\", par Sabine PETERSEN )\t^ Les équipes spéciales de dépistage do l'UNRRA ont, jusqu'à présent, retrouvé dix mille enfants enlevés par les Allemands dans les pays qu'ils occupèrent, et il se confirme que l'on peut espérer en découvrir un grand nombre encore.Il n'en Kuère de spectacle plusG-y poiguant que celui qu'offrent les pitoyables groupes de res rescapés qui se présentent la frontière suisse, sous la conduite de formations de la Croix-Rouge française, pour être confiés *TAL do aux Knfants\u201d, organisme fondé pendant la guerre par la Croix-Rouge helvétique.Ros soldats alliés.pourtant habitués, après dos années de campagne, aux visions faites pour émousser leur sensibilité, sont toujours saisis d'émotion, A la vue do ces jeunes «'très d ; Iiarrv-s, aux immenses yeux indifférents.inquiets et oui ont peril u la spontanéité do l'enfance, et A qui ils abandonnent leurs propres rations «le lait et de beurre.O De petits bagnards chauves et livides .On ne donne généralement pas plus de dix ans \u2014 quoique hoirs dossiers on accusent Itî et 17 \u2014 à res petits bagnards au cr;\\ne mémoires hantées, ces impressions monstrueuses 7 O Ceux pour lesquels il est trop tard .Seuls au monde, la plupart ont oublié leur patrie, leur nom.La pitié leur tient lieu de tendresse; leur passé, c\u2019est Huchonwald, Auschwitz, Dachau, Maïdaneck.Stru-thof, les bastonnades, la peur, le travail forcé.Des milliers d\u2019entre eux furent poussés, en même temps que leurs familles, dans les chambres de mort; d'autres, minés par les privations, la maladie, le froid, succombèrent avant la libération.Ceux-ci ont résisté, par le miracle d'une volonté plus ferme, d\u2019un espoir plus tenace.l'no triMitaiue dos plus mal on point sont rassemblés dans une salle d'hôpitul, incapables do quitter leurs lits, si gravement atteints dans leurs organismes, qu\u2019aucun Ce\u2018 enfant, dont les parents ont été assassinés par les Allemands et qui a passé toute son enfance dans les camps ignobles installés partout en Allemagne par les nazis, est maintenant seul au monde II veut vivre et oublier .mais tout cela est trop proche encore.Heureusement que des hommes et des femmes au coeur généreux se sont mis à la tâche pour refaire de ces malheureux des enfants normaux et plus tard des hommes «\u2022¦ne Hou *.iut uveu peau Nf où les cheveux no repous-plus, par suite do la priva-prolongée do vitamines.Ils 1* taille peu dév* lopp.-, des membres grêles, une parcheminée et rugueuse, poitrines et «les os h Ave.s, sil-és de cicatrices d\u2019abcès.> \u2019.es interrogeons pas sur t parents.Ils n\u2019ignorent hélas, n des détails do leur fin atro.lans les sinistres chambres A «les camps.Ces enfants on: leurs été.chaque jour, t \u2022 moins de scènes dantesques et contraits d macabres opérations d\u2019incinéra-t.1 » .nillwns do supplie! \u2022 Cn iun uu pourra u leur rendre la foi en l\u2019humanité, le goflt d i bonheur, la notion «le .i bonté?C >m:n *nt \u2022ff.irora-t-on de ls eimmstaïu'os qu\u2019on n\u2019o se lui faire préciser.uvera «pnd«pi\u2019un pour invent«»r un moy«»n de défense jiroportionné.On croit aussi «pie !\u2022 s proc«'»«lés de fabrications «le la bomb.* atomi«|iie r«»steront toujours secrets.L«*s uns mettent tout l Dernier exploit Lo rédacteur «lu journal d«* la ville a «lit «pie, s\u2019il fallait «pi\u2019une dixième pci onne soit victime do «\u2022\u2022\u2022 fou crimim*l, il y aurait un ox-\"de de tous lo* eit«»yen*.Iellem«*nt ils sont révoltés du dernier crime, .«\u2022lui de Virgil Starks.Sa femme «*tait étendue en r«>bo «1«* nuit ^ur son lit «piand elle entendit du bruit dans In cour de la maison « t cria à son mari de tourner la \u2018lef de l\u2019appareil «le radio.Une econde après, une vitre de la fe-: nèlre du salon fut t rouée «l\u2019une balle.Flic courut juste A temps pour voir son mari tomber comme une ma c su r lo t api «.M ma Starks prit le téléphone pour avertir la police quand elle reçut une balle dans la joue.File e t raina vers la cuisine pour panser sa blessure quand elle vit rs«pie l\u2019on ne connaissait «pu* l\u2019elcctneilé dans l\u2019atmosphère, cYiit-a dire Ici éclairs «\u2022t le tonnerre, tous les hommes rmyaient «jue l\u2019électricilé n\u2019était qu\u2019un phénomène «l(*\\t ructeur.Mainb*nant l\u2019on a plus jieur do l'électricité, «*t l\u2019on ne pourrait pat
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.