Photo-journal : tout par l'image, 22 février 1951, jeudi 22 février 1951
[" PAGES lO cents Montréal, Joudt, 22 février 1951 VOLUME XIV \u2014 No 45 Hebdomadaire illustré et littéraire PAGES 1 à 48 On a trouvé l'homme qui consent à parler de son ' (A LIRE EN PAGE 3) Etoile qui brille au beau fixe Elle aime les lions ^\t5'^ W x>-'®fÊWFi ; : S::« Im s- .% ,£'r ¦.v .; Ü i wmmmm »kV :î ,\t- rj J ?> / *> |\t%*\t\"\t^ ' : \u2022* -\t¦\t'V.v n 7mMœ$;.'M, .yh' ' Ssia ¦\t1IÉ SMs I _ M èmZmmk wmm IjOS jeunes de Farnham Royal en Grande-Bretagne, se rendent en loule au théâtre de Slough pour assister aux prouesses de leur ancienne camarade d'école, RAY WALKER, 24 ans, qui est dompteuse de lions.Il y a cinq ans, Ray partit pour l\u2019Afrique du Sud, à la recherche du solei).Elle est maintenant revenue, le teint bien bronzé et riche, de trois lions.\u201cTravailler dans les bureaux me rendit presque folle\u201d, dit-elle.\u201cUn jour j\u2019ai pensé que j\u2019aimerai» être dompteuse de lions.Je pratique ce métier depuis lors\".IRENE DUNNE est une étoile fixe dans le firmament d\u2019Hollywood.Elle résiste & tou» les vent» et à toutes les marées.Après avoir tourné dans \"The Mudlark\u201d, en Grande-Bretagne, elle est rewenue à Hollywood, où elle a joué dans.\u201cNever a Dull Mounent'*, aut passe actuellement sur l'un des écrans de la métropole.4670 Photo - Journal.^\u2022>- > W&My&ï 22 février 1951 L'idée de carlingues détachables a été récemment appliquée dans le domaine de l'aviation.On voit ici une coque amovible fixée sous un appareil qui traverse quotidiennement l'Atlantique: le \"Constellation\".La différence, cependant, c'est que la carlingue du dirigeable pourra transporter 90 tonnes de fret ou jusqu'à 232 passagers.Reviendra-f-on aux gros dirigeables pour les traversées transocéaniques! Reviendra-t-on aux moins lourds que l'air pour la traver-®qul n.ont sée des océans?M ne s'agit pas là de la suggestion d'un illuminé en mail de publicité, mais bien d'un plan çonçu par des ingénieurs d'Akron, Ohio, la plus grande base de dirigeables de Le billet de Timothée notre continent.Le voyage^.r qui traverse aujourd\u2019hui d\u2019un continent à l\u2019autre peut avoir recours à deux moyens de locomotion.Il peut franchir cette distance eu une semaine ou un peu moins, confortablement installé sur un paquebot luxeux ; il peut encore prendre place à.bord d\u2019un rapide avion de lifjne et fouler la terre européenne quelques heures plus tard.Ces deux façons de voyager ont leurs charmes, mais aussi leurs défauts.On reproche aux vaisseaux d\u2019étre trop lents et aux réseaux aériens d\u2019exiger des tarifs trop élevés.Il en est ainsi pour le transport des marchandises.Certaines denrées doivent être déplacées en vitesse; par contre, le fret aérien ne peut qu\u2019augmenter le prix de vente.Les ingénieurs d\u2019Akron suggèrent donc un juste milieu entre le navire et l\u2019avion, et ce juste milieu serait le dirigeable.Celui-ci mettrait plus de temps que le plus lourd que l\u2019air à effectuer ses envolées, mais les tarifs seraient sensiblement plus bas; par contre, eon déplacement serait plus rapide que celui du vaisseau.\u2022 Exemples concluant Les ingénieurs peuvent citer des chiffres à l\u2019appui de leurs théories et démontrer que ce moyen de locomotion est aussi sécuritaire que l\u2019avion.Bn 193G, le dirigeable \u2022\u2019Ilindenburg\u201d effectuait ses traversées transatlantiques avec tant de régularité que ses arrivées et ses départs n\u2019étaient que des faits divers ; il avait atteint un record enviable lorsque le feu le détruisit, et cette catastrophe peut être attribuée au fait qu\u2019il était gonflé à l\u2019hydrogène, un gaz très inflammable.De son côté, le \u201cGràf Zeppelin\u201d a transporté 40,250 passagers sans un seul accident, soit au-dessus de-l\u2019Atlantique nord, soit au-dessus de l\u2019Atlantique sud.Entre 1928 et 1941, la compagnie \"Goodyear\u201d possédait sa propre flotte de petits dirigeables pour fins publicitaires.Ces appareils turent remis en 1941 à la marine américaine pour qu\u2019ils servent à la guerre.Or, pendant ces 33 ans de service, les dirigeables ont effectué 152,000 envolées, franchi plus de quatre millions de milles dans toutes sortes de températures et transporté pas moins de 470,000 passagers sans une seule avarie.Voilà certes un record peu commun et susceptible d\u2019inspirer confiance aux usagers futurs.\u2022 Le dirigeable de dentain Les lignes du dirigeable de demain ne seront pas sensiblement différentes de celles qui nous sont famjlières, sauf que les appareils auront une longueur de 25 pour cent plus grande, ce qui leur permettra de transporter de quatre à cinq fois autant de passagers ou de fret que leurs ancêtres d\u2019avant-guerre.Mais, la grande nouveauté résidera dans l\u2019interchangeabilité des cabines.Les gros camions Se composent généralement d\u2019une unité de traction, comprenant le moteur et la cabine du chauffeur, et d\u2019une remorque.Pendant que le chargement de la remorque s\u2019effectue, l\u2019unité de traction ne doit pas né-cessairement rester oisive.Pendant la guerre, on a même vu des remorques transformées en autobus.C\u2019est le même principe que l\u2019on se propose dlappltquer aux dirigeables.L\u2019une des carlingues assurera un confort inégalé à 112 passagers.Ceux-ci s\u2019installeront dans des chambrettes particulières et pourront fréquenter une salle à manger et un bar.Chaque voyagpur «g trouvera à occuper une superficie do plancher de 63.5 pieds carrés.Une deuxième carlingue, sorte de \u201cpullman aérien\u201d recevra 232 passagers; les fauteuils, très confortables durant le jour, seront transformés en lits pour la nuit, lout comme à bord des trains.Enfin, une troisième carlingue sera réservée au transport du fret et pourra recevoir 90 tonnes de marchandises.Les ingénieurs se montrent très enthousiastes.Chaque dirigeable coûtera $30,000,000, soit le prix de vingt gros avions à passagers, mais il pourra transporter 2,592,000 tonnes-milles par semaine sur une distance de 2,500 milles au coût de neuf cents et demi la tonne-mille.Or, le transport'de la même quantité de fret au moyen de 20 gros avions se chiffrerait à environ seize cents et' deux-dlxlèmea la tonne-mille.Mais il eet d\u2019autres avantages pas encore été mention-îés.On sait que le bruit est l\u2019ennemi de l\u2019homme, et que les acous-ticiens mesurent l\u2019intensité du bruit au moyen d\u2019une unité qu\u2019ils appellent le décibel.Or, voici des comparaisons intéressantes : le bruit du métro de New-Vork se situe à 91 décibels; celui des wagons de chemin de fer à 80; le ronronnement des moteurs des gros avions est de l\u2019ordre de 71 décibels; un paquebot comme le \u2019 Queen Mary\u201d émet une rumeur évaluée à 59 décibels.Or, Il est démontré que de tous ces moyens de locomotion, c\u2019est le dirigeable qui s\u2019avère le plus silencieux : 51 décibels.Ensuite, il paraît Que les passagers à bord d\u2019un dirigeable ne connaissent ni le mal de mer .ni le mal de l\u2019air.Un pilote américain bien connu, H.-Webster Crum, a fait une envolée à bord du \u201cHindenburg\u201d entre Lakehurst et Francfort.Le voyage a requis 42 neures.Or, au départ, un passager plaça son stylo verticalement sur une table de la carlingue afin de Devant un cocotier.Vous direz peut-être que je ne suis qu\u2019un grand sentimental, qu'un gros \u201czarzais\u201d.Je m\u2019en fiche et vous déclare \u201cdrès là\u201d que, si j\u2019étais directeur de prison, il se pourrait fort bien, et_ Dieu sait que je ne suis pas efféminé, que vous me surpreniez le soir à border dans leurs lits les prisonniers les plus malheureux.Et si, par hasard, un condamné à mort (il y en aurait très peu si j\u2019étais juge ou juré, et cela jusqu\u2019à ce qu\u2019on m\u2019assassine) devait moniter h.la potence, je tiendrais à l'accompagner pour l\u2019encourager au dernier moment et, avant le grand saut, lui souhaiter bon voyage.Cela, sans ironie, parce que le voyage de l\u2019homme ne s\u2019arrête pas à la mort.Voyez-vous, j\u2019ai toujours eu cette toquade de croire que les as-sasssins et les voleurs sont loin d\u2019être tous derrière les barreaux et que peut-être, après tout, la population des prisons ne constitue que le menu fretin de la pègre.Vous croyez peut-être qu\u2019avec nne philosophie pareille, je ne pourrais jamais décrocher un di-rectorat de pénitencier ?C\u2019est encore drôle.C\u2019est incroyable comme les idées évoluent un peu partout et dans tous les domaines .En tous les cas, mes théories là-dessus ne doivent pas être très loin de celles de ce directeur de prison de Maidstone, dans le Kent, en Angleterre, qui décidait récemment, pour distraire ses pensionnaires, de leur faire donner une conférence sur un sujet très pratique, comme vous le verrez.L\u2019intention était délicate, mais, de prime abord, les prisonniers ne surent pas l\u2019apprécier à sa valeur.Ce n\u2019est que lorsque le conférencier eut commencé son laïus, qu\u2019ils comprirent ce que je crois être, pour ma part, leSTprofondes intentions du directeur .L\u2019orateur était en effet un romancier évadé d\u2019un camp de concentration allemand et il raconta à ses auditeurs, avec force détails techniques, comment il^ avait pu tromper la vigilance de ses gardiens et prendre le large.Jamais, à ce que l\u2019on rapporte, on vit auditoire plut attentif.A un point où l\u2019on pouvait enten- dre dégringoler les \u201ccoquerelles\u201d sur les murs de la salle.Il y a des prisonniers qui ont pris des notes.Jef'leur crie \u201cbravo\u201d.Le fait est tellement rare aux conférences.Et je crie aussi \u2018H^avo\u201d à cet excentrique de directeur qui a su prendre les risques que comporte toujours l\u2019application des principes dont ne peut vraiment se passer toute vie d\u2019homme véritable ! Ne vous apercevez-vous pas que le ciel bleu des jours est à la veille d\u2019être souillé par les nuages bactériologiques et que, dans le firmament des nuits, le champignon atomique est à la veille de nous dérober les étoiles ?.Alors vivent les originaux, les hétérodoxes, les excentriques, genre directeur de la prison de Maidstone, si les normaux et les orthodoxes nous ont jetés dans un si beau gâchis.J\u2019irai plus loin et je crie: \u201cVive la douce folie\u201d, comme celle de ce balayeur public de Coutain, aux Indes, qui, pour obéir aux voix célestes lui commandant de \u201cs\u2019éloigner de la terre pour quelque temps\u201d, a grimpé dans un cocotier d\u2019où, aux dernières nouvelles, il n\u2019était pas encore descendu.Pourquoi se pâmer d\u2019aise devant cet Hindou ?Parce que, dans son cocotier, il ne fait do tort à personne.En le voyant, on peut se dire: voici un homme pour qui les nuages* bactériologiques sont du chinois (puisque c\u2019est un Hindou) et que la création de la bombe à l\u2019hydrogène \u2022n\u2019intéresse nullement.C\u2019est toujours ça de pris.Je vois d\u2019ici quelques lecteurs me lancer, la bouche en coin: \u201cTimothée tu n\u2019es qu\u2019un \u201ccoco\u201d et ta place est bien dans nn cocotier.Va retrouver ton frère.\u201d Je suis \u201ccoco\u201d?Si vous le voulez.Mais vous ne verrez jamais ce qu\u2019on appelle un \u201ccoco\u201d à la tête d\u2019armées pour vous précipiter dans le charnier universel.Et ça suffit à me consoler.\tTimothée savoir combien de temps il resterait dans cette position.Le stylo était encore vertical lors de l'arrivée ! Voilà certes une épreuve concluante sur la stabilité des dirigeables.Quoi qu\u2019il en soit, ia préparation des plans va bon train et il se pourrait bien que, dans un avenir relativement rapproché, ce soit en dirigeable que l\u2019on traverse l\u2019Atlantique.Descente de bain séchant rapidement LONDRES.\u2014 A la Foire des industries britanniques de cette année, on verra un nouveau produit, c\u2019est-à-dire une descente de bain \u201cgaufrée\u201d, faite d\u2019un tissu de modèle particulier.Une structure cellulaire en nid d\u2019abeilles procure l\u2019avantage d\u2019une grande absorption et d\u2019une grande souplesse.D\u2019autre part, la grande surface de séchage que forment les cellules permet au tapis de perdre son humidité rapidement.mm» Les plus de trente ans se souviennent de la si'Ihouette du R-100, ce dirigeable venu d'Europe et qui survofa la ville de Montréal avant d'aller s'ancrer ou mât de l'aéroport de Saint-Hubert.Peut-être les moins lourds que l'air retrouveront-ils leur popularité d'avant-guerre ? 22 février T 951\u2019 Photo-Journal 3 C\u2019est l\u2019Egypte qui possède le secret des soucoupes votantes (Exclusif à \"Photo-Journal\", par J.Battino) (Tous droits réservés par Orient-Presse, P.F.I.et \"Photo-Journal\") L'Egypte possède le secret des -soucoupes volantes.Mis ou point sur la terre des Pharaons, le mystérieux engin a été construit par des ingénieurs allemands.Ce n\u2019est pas une nouvelle fan-< taisie : j\u2019ai pu feuilleter personnellement des dossiers, y trouver des références précises, des brevets mondiaux, des dessins et des diagrammes.Tout ce matériel .technique se trouve entre les mains d\u2019un inventeur égyptien, M.Camille Mansour Shakour.Les documents concernant l\u2019ext/raordinal-re invention lui ont été transmis !par les techniciens qui l\u2019ont mise au point avant leur mort, afin qu\u2019il se charge de la faire connaître dans le monde et de prendre «n main sa réalisation pratique.Mais pourquoi M.Shakour s'est-11 tu jusqu\u2019à maintenant, alors qu\u2019on parle de soucoupes volantes depuis de longs mois ?En vérité, il a essayé, il y a quelques années, de faire connaître l\u2019invention.Son propre père, feu Manour Néguib Shakour pacha, versa 10,000 livres égyptiennes en qualité d\u2019actionnaire, sur les 100.000 que coûta la mise au point de l\u2019invention en question.Mais il en aurait fallu 200,000 autres pour construire le premier prototype.A l\u2019époque \u2014-quelques années avant la guerre \u2022\u2014 c\u2019était une entreprise désespérée pour un groupe de particuliers.M.Shakour fut donc chargé par les constructeurs et par son propre père de se rendre aux Etats-Unis pour obtenir dans ce pays l\u2019appui de puissants groupements Industriels et financiers.Mais, flans doute, l\u2019invention sembla-t-elle trop révolutionnaire à l\u2019époque.\u2022 Des espions allemands obtiennent- ce secret Elle n\u2019est plus révolutionnaire aujourd\u2019hui, puisque des soucoupes volantes sillonnent le ciel de tous les pays, partout accueillies avec -stupéfaction.Mais comment a-t-on pu construire ces engins alors que squl M.Shakour en connaissait le secret ?D\u2019autant plus que* les dessins des soucoupes volantes, tels qu\u2019ils ont été reconstitués par les aviateurs et les techniciens qui les ont- aperçues, ressemblent à s\u2019y méprendre aux dessins qui illustrent les brevets que possède M.Shakour.Ce dernier a émis une hypothèse à ce sujet: au cours du voyage qu\u2019il fit aux Etats-Unis pour y rechercher des industriels intéressés à l\u2019invention, il se souvient d\u2019avoir rencontré \u2022ur le bateau un groupe de techniciens parlant très bien l\u2019allemand à l\u2019époque.On ne songeait pas encore à la guerre, et la crainte des espions était inconnue.La \u201csoucoupe volante\u201d était d\u2019ailleurs protégée par de nombreux brevets, enregistrés dans le monde entier.M.Shakour parla donc librement avec les techniciens, du nouvel engin.Il estime que les détails qu\u2019il leur donna au cours des longues journées du voyage en mer, pouvaient suffire pour entreprendre des recherches sérieuses, en vue de construire l\u2019appareil.Ken-'rés dans leur pays, ces techniciens se mirent sans doute à l\u2019oeuvre.Leur travail n\u2019a probablement été couronné de succès que récemment.Mais laquelle des puissances qui ont occupé l\u2019Allemagne a-t-elle réussi à s\u2019emparer du fruit des recherches de ces savants ?M.Shakour n\u2019est pas en mesure de répondre à cette question.O L'inventeur va parler M.Shakour estime le moment venu de divulguer les détails précis concernant les soucoupes votantes; il le fera au cours d\u2019une prochaine conférence de presse en présence de tous ceux que cette ouestion intéresse.Mais le coup d\u2019oeil qu\u2019il nous a permis de jeter rur les documents qu\u2019il possède, et sur les rapports et articles publiés à.l\u2019époque à ce sujet nous a permis d\u2019avoir une idée générale sur l\u2019engin.-Chose curieuse, l\u2019appareil avait déjà été désigné sous le nom de \u201csoucoupe volante\u201d pur ses inventeurs.Mais il vit le jour en Egypte, ce furent deux savants non-égyptiens qui mirent au point l\u2019appareil sous le ciel hospitalier d\u2019Egypte.\u2022 Des révélations sensationnelles La soucoupe volante, désignée aussi sous le nom de \u201cD.V.\u201d, est un appareil mixte et absolument , évolutionnaire.II constitue en effet une synthèse inédite du plus lourd et du plus léger que l\u2019air.Il tient du parachute et de l\u2019avion par sa coque lenticulaire planante, du dirigeable rigide par sa structure métallique et le gaz porteur qu\u2019elle contient, de l\u2019hélicoptère nar le groupe de moteurs de sustentation.Le D.V.est propulsé horizontalement comme un avion, par des hélices ou par des moteurs à réaction.Mais en même temps, et c\u2019est en cela que consiste son caractère révolutionnaire, 11 utilise les lignes magnétiques interplanétaires, pour s'élever et descendre à des vitesses vertigineuses.Grâce à un mouvement très rapide, l\u2019appareil parvient facilement à vaincre la force de gravitation terrestre et à s\u2019élever dans les espaces interplanétaires.Ou sait en effet qu\u2019une plaque arrondie, tournant a une grande vitesse, parvient à planer avec qpe facilité beaucoup plus grjuule que la même plaqtie simple^Pft lancée dans l\u2019air.Ce principe est d\u2019ailleurs couramment Des explications qui n'en sont pas La semaine dernière, certains journaux ont publié la photo d\u2019un ballon fabriqué par un savant de l\u2019énergie atomique, aux Etats-Unis, disant que ce ballon éclaircissait l\u2019énigme des soucoupes volantes.Il s\u2019agissait d\u2019un ballon qui, photographié à une grande distance, ressemblait à l\u2019idée qu\u2019on se fait de la soucoupe volante.Mais, fa-brlcmer un ballon qu\u2019on fait ressembler â une soucoupe volante, ce n\u2019est pas expliquer ni fabriquer une soucoupe volante.Le ballon dont on parlait contient des Instruments de physique destinés à étudier les rayons cosmiques dans les hautes régions de l\u2019atmosphère.utilisé pour lancer des cibles pour le tir aux pigeons : ces cibles ne sont autres que des diques lancés par un ressort qui leur donne en même temps un mouvement rota-foire.Ce sont ces caractéristiques qui expliquent le fait que les soucoupes volantes aperçues un peu partout aient toujours échappé aux poursuites des avions lancés à leurs trousses : non seulement elles peuvent échapper à toute poursuite grâce à leur vitesse ho-izontale, mais entfbre en s\u2019élevant en quelques secondes dans des espaces que jamais aucun avion n\u2019a atteint.Naturellement à cette altitude, elles échappent également aux plus puissants canons de D.C.A.Selon une étude parue dans une revue européenne de l\u2019époque et qu\u2019il nous a été donné de parcourir, \u201cles essais du tunnel aérodynamique ont prouvé sa stabilité parfaite sur la verticale, sa facile sta-Ulisation en vol et sa faible résis-\u2022ance à l\u2019avancement.Incapota-nle et insubmersible, la D.V.est capable d\u2019atterrir ou d\u2019amérir verticalement, de s\u2019immobiliser au-dessus d\u2019un point fixe, de virer instantanément, de descendre au ralenti ou en position d\u2019équilibre en cas de panne, de faire face à n\u2019importe quelle surcharge survenant en cours de route!\u2019.Bien plus que la bombe atomique, la soucoupe volante, telle nu\u2019elle a été conçue par ses inventeurs, et réalisée par une puissance mystérieuse, est destinée à devenir le symbole de notre épo-sue: elle utilise en effet des sources extraordinaires d\u2019énergie, encore inexploitées, mais disponibles dans l\u2019univers entier.Surplus d'ânes chez les Rouges - ;V i «ffl IW1S O':*\".-* QUELLES TETES ! \u2014 Ces trois Berlinois de la zone de l'ouest se sont payé un verre de bière Mais les verres sont petits si les têtes de carnaval dont ils se sont affublés sont grosses.C'est la brasserie qui fournit les têtes, les consommateurs payent la bière.Mais ils seront fiers d'avoir célébré le carnaval.MUNICH.\u2014 On raconte l\u2019histoire suivante, une anecdote de Tchécoslovaquie communiste.II s\u2019agit d\u2019un prêtre qui s\u2019était procuré une motocyclette pour exercer son ministère paroissial.Le prêtre en question fit une demande pour obtenir du gouvernement communiste l\u2019essence nécessaire à mouvoir son véhicule.Mais un des membres locaux du Comité national auquel il avait adressé sa demande lui répondit ces mots, empreints d\u2019ironie : \u201cNous sommes heureux d\u2019apprendre que vous êtes si actif, mais nous regrettons de ne pouvoir vous accorder la ration de gazoline dont vous avez fait demande.Veuillez d\u2019ailleurs vous souvenir que Notre-Seigneur Jésus-Christ voyageait à dos d\u2019âne pour aller prêcher.\" Le curé ne se tint pas pour battu, du moins pour l\u2019ironie, et il fit une nouvelle demande au comité, disant qu\u2019il n\u2019avait point d\u2019objection à adopter la solution proposée, qu\u2019il était tout disposé à suivre la suggestion officielle et que, en conséquence, il faisait maintenant demande d\u2019un âne, espérant que le _ gouvernement le lui accorderait à même les surplus du régime I.Il attend encore la réponse.S POUR EGAYER LE PRINTEMPS \u2014 Une fois passées les tempêtes de février et les rafales du début de mars, les silhouettes féminines les plus élégantes comporteront une jaquette d'hermine du genre de celle ci La longueur de cette jaquette permet de la porter avec n'importe quelle toilette du soir , V - __________ s7en imssc Cosmopolite Le record de nationalités multiples est encore détenu par le petit garçon qui, en 1940, naquit d\u2019une mère américaine et d\u2019un père anglais à bord d\u2019ùn navire norvégien, en eaux territoriales françaises de la concession de Shanghai, alors occupé par les Japonais.11 pouvait ainsi revendiquer les nationalités américaine, anglaise, française, norvégienne, chinoise et japonaise.\t, Le champion du genre pour 1950, cependant, pourrait bien être Carlos Undursuga.Né de parents chiliens à bord d\u2019un avion américain survolant le territoire colombien, sa naissance fut enregistrée à Guayaquil, dans l\u2019Etat de l\u2019Equateur.Les spécialistes en lois internationales se demandent s\u2019il est citoyen du Chili, des Etats-Unis, de la Colombie ou de l\u2019Equateur.ou de tous ces pays ensemble.(La Nacion.Buenos-Aires) De toutes les couleurs Tandis qu\u2019elle brossait ses cheveux, une femme découvrit un cheveu blanc.Se tournant vers son mari, elle lui demanna : \u201cDis-moi, chéri, m\u2019aimeras-tu encore, quand mes cheveux seront gris?\" \u201cEt pourquoi' pas ?\u201d répliqua qua le mari.\u201cJe' t\u2019ai aimée quand ils étaient blonds, bruns, rouges, platine et cuivrés, n\u2019est-ce pas ?\u201d (Constellation, Paris) Comme Jonos Trois poulets d\u2019Australie ont battu le record d\u2019endurance de Jonas.On rapporte qu\u2019un cultivateur, ayant tué un énorme serpent, se mit en devoir de le dépecer.Et il découvrit dans son estomac trois oeufs de poule intacts.Le fermier surpris les plaça dans une couveuse et les trois poussins vinrent au monde en parfait état.(Daily Mail, Londres) Nouvelle A une convention, tenue à Stockholm, des directeurs de milliers de banques d\u2019épargne d'Europe, d\u2019Asie et d\u2019Amérique, l'on parla de l\u2019origine de ces institutions et, même si les Russes ne doivent, pas accepter la conclusion, l'on en vint h reconnaître que la première banque d\u2019épargne du monde fonctionna â Edimbourg, Ecosse, dès 1810.(Svenska Dagbladet, Stockholm) Mort- Un \u201cmort\u201d vient d\u2019être libéré d\u2019un hôpital de Copenhague, après guérison complète.Un marin de 77 ans avait été hospitalisé après une crise de malaria.On le déclarait mort, deux jours plus tard, et on transférait son corps à la morgue.Mais, cinq heures plus tard, le mort frappait à la porte de la salle et demandait qu\u2019on le laissât sortir.On le ramena alors à l\u2019hôpital, où il guérit complètement.(Informaciones, Madrid) Bros La célèbre statue de la \u201cVictoire de Samothrace\u2019\u2019, qui n'avait pas de bras, va sans doute retrouver ces membres.Le service archéologique grec annonce qu\u2019il a découvert les bras manquants et il en a averti le musée du Louvre, à Paris, où la statue se trouve depuis 1863, année de sa découverte.(Sud-Ouest, Bordeaux) Distraction .Ce professeur fort distrait venait se plaindre d\u2019avoir été victime d\u2019un pickpocket.\"Mais,\u201d demande l\u2019agent de police, \"n\u2019avez-vous rien senti, par exemple une main dans votre poche ?\u201d \u201cBien sûr,\u201d de répliquer l'homme d\u2019étude, \u201cmais J\u2019»l cru qua c\u2019était la mienne.\" (Pour Tous, Lausanne) 4 Photo - Joumui 22 février Y95V\u2019 Les \"Soeurs médicales missionnaires\" Convertie à 60 ans, elle fonde un ordre de soeurs médecins (Exclusif à \"Photo-Journal\") (Voici le troisième d\u2019une série d\u2019articles au sujet des \u201cSoeurs médicales missionnaires\u2019\u2019, dont la maison mère est à Fox Chase, près de Philadelphie, où se trouvent actuellement huit Canadiennes françaises, parmi lesquelles cinq ont prononcé leurs voeux.Dans les pays de missions, leur principale oeuvre de miséricorde corporelle consiste à soigner, à titre de médecins, les femmes musulmanes qu\u2019une loi interdit aux hommes de toucher.)\t, \u201e Depuis la publication des deux premiers articles au sujet des RR.Soeurs médica'les missionnaires, de Philadelphie, les lecteurs n'ont cessé de demander des détails sur cette communauté et sur sa fondatrice, mère Anna Dengel, femme médecin.Avant de répondre à cette de-® u d B\tet de Redî^TdTà rnnp.nniis npsirnns; mrr» numniies *\t' mande, nous désirons dire quelques mots sur deux autres Canadiennes qui font partie de cette communauté.Outre les RR.SS.Marthe (Saint-Pierre, d\u2019Ottawa), Jeanne-Mance (Marier, de Drummondville) et Joanna (Billette, de Montréal), il y a les RR.SS.Anthony (Marguerite Godin), garde-malade di- Soeur Dominic (Helen iNoy), fille de M.et Mme Alphonse Noy, de Rosebud, Alberta, une des cinq Canadiennes qui font partie de la communauté des RR.Soeurs médicales missionnaires de Philadelphie.Soeur Dominic fit ses études à l'école de Severn-Creek de Rosebud, et au couvent du Sacré-Coeur de Calgary, avant d'être admise chez les Soeurs médicales missionnaires.plôméc, de Renfrew, Ontario, et Dominic ((Helen Noy), fille de M.et Mme Alphonse Noy, de Rosebud, Alberta.\u2022 Soeur Dominic Soeur Dominie est née à Cal-gary, le 8 mai 1927, le jour de la commémoration de l\u2019apparition de l\u2019archange saint Michel.Il n\u2019est pas étonnant qu\u2019elle ait décidé, tout comme son patron, d\u2019entrer en guerre contre les ennemis de l\u2019Eglise, et de se faire missionnaire.Elle porte le prénom d\u2019He-len et est la fille de M.et Mme Alphonse Noy, de Rosebud, Alberta, municipalité située entre Légère el court vêtue NEW-YORK.\u2014 Comme les pénuries «\u2019aggravent, surtout dans les lainages, on peut logiquement conclure que, le printemps prochain, les jupes seront plus courtes.On le constate déjà dans les costumes portés à la scène et de la scème à la rue il n\u2019y a qu\u2019un pas.Los couturiers ne pourront plus se permettre la folie de lancer la mode des jupes longues, comme ils ont tenté de le faire tout de suite après la guerre.Les femmes ayant refusé de les porter, ce fut bien la première fois que le goût féminin l\u2019emporta sur les volontés intransigeantes du monde de la couture.Aujourd\u2019hui, nécessité fait loi.quelque 60 milles de Calgary.Soeur Dominic commença ses études à l\u2019école Severn Creek de Rosebud, où elle demeura jusqu\u2019à la dixième année, inclusivement.Elle paracheva ses études primaires, lie et 12e années, au couvent du Sacré-Coeur de Cal-gary.Elle fut admise au postulat des Soeurs médicales missionnaires, au mois de février 1947.\u2022\tSoeur Anthony Soeur Anthony portait, dans le monde, le nom de Marguerite Godin.Elle est maintenant orpheline de père et de mère.Si elle partit de Renfrew, Ontario, pour demander son admission au noviciat de Philadelphie, elle ne fit pas ses études d\u2019infirmière dans cette province, mais dans la Saskatchewan, à l\u2019hôpital Providence, de Moose-Jaw, à 42 milles de Regina.En plus de ces cinq Canadiennes, il y en a d\u2019autres qui sont actuellement au postulat et au noviciat de cette communauté mais dont nous ne sommes pas encore autorisé à donner les noms et les courtes biographies.Ici et là au Canada, notamment dans la province de Québec, tout comme en Nouvelle-Angleterre, plusieurs jeunes filles ont demandé leur entrée dans la communauté des Soeurs médicales missionnaires ; elles attendent leur admission.\u2022\tAvant 1925 Cette communauté n\u2019a que 25 ans d\u2019âge, mais avant sa fondation, il y a eu du travail de fait, et qu\u2019il ne faut pas omettre.L\u2019origine de cette communauté remonte à 1837 (au Canada, nous en étions donc aux \u201ctroubles de 37-38), le 4 juillet, à Edinburgh, alors qu\u2019une enfant venait au \u201cinonde: Agnès McLaren, qui fit ses études médicales en France, parce que les femmes n\u2019étaient pas ad-j mises à de telles études en An-j gleterre.Les Anglais ne se décidèrent qu\u2019en 1876 à admettre les1 femmes à l\u2019étude de la médecine.1 Ce qui est étrange, c\u2019est qu\u2019A-j gnès McLaren n\u2019était pas catho-, lique, mais presbytérienne ; ce qui ne l\u2019empêcha pas, durant vingt ans, de faire une retraite fermée annuelle sous la direction d\u2019un prêtre1 catholique.A l\u2019âge de 60 ans, elle est devenue catholique et tertiaire de saint Dominique.Durant toute sa vie, elle s\u2019est intéressée aux problèmes sociaux, surtout à ceux qui concernent la femme.Elle savait, pour l\u2019avoir appris de femmes missionnaires qui étaient médecins, quelles étaient les souffrances des femmes de pays éloignés où la loi interdit même aux hommes médecins de toucher les femmes : c\u2019est défendu par la loi et la femme doit se cacher de la vue des hommes et porter le long voile \u201cpurdah\u201d.Elle n\u2019est pas autorisée à lever ce voile, même devant un médecin.\u2022\tPas une seule Cebte femme, lorsqu\u2019elle s\u2019est convertie au catholicisme, demanda, aux femmes protestantes médecins, combien de femmes catholiques pratiquaient la médecine dans les missions, en particulier dans l\u2019Inde.On lui a répondu: \u201cPas une seule!\u201d Le Dr Agnès McLaren rencontra le préfet apostolique du Cachemire et du Pakistan, au nord de l\u2019Inde, Mgr Dominic Wagner, de la Société des missions étrangères de Mill Hill, en Angleterre, et lui fit part de scs intentions de fonder un groupe de femmes médecins missionnaires catholiques.Ce \u201cmonseigneur missionnaire\u201d, qui avait donné 26 années de sa vie à ces missions, était l\u2019homme tout indiqué pour écouter le Dr Agnès McLaren.\u201cIl n\u2019y a pas d\u2019autres personnes que la femme médecin qui peut atteindre la femme hindoue^ précisa-t-elle à ce missionnaire, c\u2019est pourquoi, il nous faut un groupe de femmes médecins missionnaires catholiques.La femme qui peut le mieux rendre des service à cette cause, c\u2019est la femme médecin.\u201d Le missionnaire abonda dans les vues de cette femme médecin; 9 Le besoin commande l'action Pour le Dr Agnès McLaren, un besoin qui se présente ne doit pas être retardé.Elle fonda immédiatement un comité à Londres et, avec l\u2019argent amassé, Mgr Wagner acheta un bungalow à Rawalpindi, en Inde.Le bungalow s\u2019appellera désormais l\u2019\u201chôpital Ste-Catherine\u201d.On ne disposait que de 16 lits.Ce fut la première maison de ce \u201cgroupe\u201d de femmes, qui n\u2019était pas encore une communauté religiettse; mais il y avait réellement un \u201cgroupe\u201d, même un noyau ?\u2022 Premières difficultés Il y avait bien en Inde des femmes missionnaires qui s'occupaient de soins médicaux et dont bon nombre étaient gardes-malades, tout comme les RR.SS.Fran-cis'caines missionnaires de Marie, mais ces religieuses gardes-malades ou médecins ne pouvaient pas .assister à la naissance des enfants; et pourtant les Hindoues avaient besoin de soins.Soeur Anthony, garde-malade diplômée (Marguerite Godin), de Renfrew, Ontario, qui fit ses études médicales à l'hôpital Providence de Moose-Jaw, en Saskatchewan, et fait partie de la communauté des Soeurs médicales missionnaires.Le Dr Agnès McLaren, quoi-qu\u2019âgée de 72 ans.décida de visiter l'Inde, afin de connaître l\u2019opinion de divers évêques et aussi de se rendre compte de l\u2019exacte situation de la femme hindoue.L\u2019empêchement principal était une loi du droit canonique qui ne permettait pas aux religieuses de s\u2019occuper d\u2019obstétrique et de chi-jurgie.H était donc nécessaire d\u2019obtenir une permission de Rome.Le Dr Agnès McLaren se rendit à Rome cinq fois, afin d\u2019obtenir que soit modifié cet article de la loi canonique, pour que les religieuses puissent assister les femmes hin^jjpues lorsqu\u2019elles donnent le jour a un enfant et aussi pour qu\u2019elles puissent s\u2019occuper de chirurgie, étant donné que les hom- mm mm .sv^ :'VS I ifeû.îiîfîS wmm - Mère Anna Dengel, médecin, supérieure générale et fondatrice des Soeurs médicales missionnaires, est née au Tyrol autrichien, on la voit ci-haut accueillant deux de ses anciennes patientes (placées l'une à côté de l'autre) de l'hôpita'l de la Sainte-Famille, de Rawalpindi, au Pakistan.C'est à cette femme, une religieuse médecin, que l'on doit la fondation officielle de cette communauté qui, n'ayant que 25 ans, a déjà un effectif de plus de 300 religieuses dans des maisons d'Afrique, de l'Inde, du Pakistan, de New-Mexico et ailleurs en Amérique du Sud mes, même les médecins, ne peuvent pas toucher l\u2019Hindoue.Cette pieuse femme médecin, convertie à l\u2019âge de 60 ans, est décédée en 1913, sans avoir réussi à fournir, de son vivant, aux femmes de l\u2019Inde la femme médecin religieuse missionnaire dont elles avaient besoin.Mais l\u2019idée était lancée et elle fit son chemin, grâce à une autre femme qui releva le flambeau : Mlle Anna Dengel.C\u2019est de mère Anna Dengel, médecin, fondatrice et supérieure générale des Soeurs médicales missionnaires, qui vient assez souvent à Montréal, dont il sera question dans un prochain article.L\u2019on % verra comment cette jeune fille du lyrol autrichien a été encouragée par le Dr Agnès McLaren, comment elle fit ses études médicales, visita l\u2019Inde et autres paya et forma, au début, non pas une \u201c'communauté religieuse\u201d, mais une \u201c'association de femmes pieuses\u201d, association qui, n\u2019étant pas une communauté, n\u2019était pas sujette à la loi du droit canon dont nous avons fait mention plus haut.On verra surtout, comment, grâce à elle, on a réussi à mettre en pratique le rêve du Dr Agnès McLaren, \u201cpréfondatrice\u201d de la communauté qui fait le sujet de ces articles.Chemin de croix sans personnages Nous continuons la publication des stations d\u2019un chemin de croix sans personnages, oeuvre d\u2019art en même temps qu\u2019oeuvre pieuse, avec textes méditatifs du grand écrivain catholique Paul Claudel.C\u2019est une primeur mondiale que Photo-Journal vous offre.Vous découperez les illustrations et le texte, chaque semaine, pour posséder la série complète.Les photos sont une courtoisie de M.le curé Roger Deltreil.S* \u2022¦Ti '\u2022AjW ! i m CINQUIEME STATION (Simon le Cyrénéen aide Jésus à porter sa croix) \"Qu\u2019on nous emploie nous aussi, même de force, à votre Croix, Tel Simon le Cyrénéen qu\u2019on attelle à ce morceau de bois\u201d (Paul Claudel) SIXIEME STATION (Une femme pieuse essuie la face de Jésus) \"Qu\u2019il prenne garde à chacun de ses pas car il est un signe.Car tout chrétien, de son Christ, est l\u2019image vraie, quoique indigne\u201d.(Paul Claudel) La semaine prochaine : septième et huitième stations ' 22 février 1951 Photo - Journal Orsen Welles tourne en Europe un.film qui s'intitule \u201cLa Tulipe.\u201d Comme il a joué récemment dans un film qui avait pour titre \u201cLa Rose Noire\u201d, Jean-Louis\u2019 Roux peut se demander si le bon Orson ne serait pas tenté maintenant par un petit rôle dans \u201cRose Latulippe\u201d.La docteur Jacques Ferron, auteur de plusieurs pièces de théâtre, dont une déjà publiée, \u201cL\u2019Ogre\u201d, fait, paraître en ce moment dans un journal médical des \u201cSouvenirs de sanatorium\u201d.Ce divertissant récit est un petit chef-d\u2019oeuvre dans son genre.Un paragraphe, au hasard; \u2014Au cours des deux mois que j\u2019ai passés au Royal Edward Lau-rentian Hospital, je n\u2019ai pas eu couvent l\u2019occasion de converser avec les médecins de l\u2019établissement.Ils se contentaient, une fois par semaine, de parcourir les corridors.Quand un patient présentait une complication, ils le fai-caient radiographier.Ils pratiquaient une médecine par image, médecine assez semblable à l\u2019amour par correspondance.De plus en plus, grâce aux progrès de la science, il semble que les médecins n\u2019auront plus à voir leurs patients.Plusieurs auteurs de romans-savons gagnent fort bien leur vie à la radio et les fidèles auditrices sont ravies de penser que la littérature, même radiophonique, est bien rémunérée.Mais ce que Von ne sait pas, c\u2019est que plusieurs de ces auteurs, non satisfaits de leur succès présent, écrivent en secret leur \u201coeuvre\u201d: romans, pièces de théâtre, poèmes, essais philosophiques, etc.Voilà où peut-être se cache Vave-nir des Lettres Canadiennes.FOIE MALADE?Enrayez les gaz, l'indigestion et la constipation avec les Nouveaux Comprimés SALABILË Tailby-Nuaon Company of Canada, Ltd.C.P.6034, Montréal, Québec Cela semble peu croyable, mais il y a de ces auteurs de romans-savons qui finissent par perdre confiance en eux et qui se plaignent amèrement.Dites-vous bien qu\u2019écrire un ou deux \u201csavops\u201d par jour n\u2019est pas une sinécure.Si vous rencontrez un de ces malheureux, un bon conseil: rappelez-lui simplement que Balzac, ce grand homme, écrivait bien des romans-feuilletons.Effet magique! (D'ailleurs, c\u2019est ordinairement lui qui en parlera le premier.) La nouvelle pièce de Jean Des-préz, \u201cLe Mal\u201d, sera probablement créée à la fin de la 'saison.Si c\u2019est un succès, la pièce sera reprise au début de la saison pi-ochaine.(Meme jeu que \"Tit-Coq\u201d.) \u201cLe Mal\" (titre de François Mauriac) n\u2019est pas un monument aussi important que \u201cLa Cathédrale\" (titre de Huys-mans), du moins si l\u2019on considère la brochure.\u201cLe Mal\" n\u2019a que 75 pages.\u201cLa Cathédrale\u201d en avait plus du double.Cette précaution aura certainement des conséquences sur la pendule, peut-être même sur la critique.D\u2019après un professeur de mes amis, Je sujet de la pièce de Jean Despréz serait: \u201cLa ménopause qui rafraîchit!\u201d La Compagnie du Demi-Siècle aurait abandonné le projet de jouer une pièce de Sacha Guitry.Le boulevardier Sacha serait remplacé par Pirandello.Il semble que tout le monde soit au courant des projets de Gratien Gélinas.les uns disent qu\u2019il a une nouvelle pièce d\u2019écrite et qu'elle sera créée au début de la saison prochaine.Les autres affirment que G.G.est décidé à faire quelque chose pour les auteurs dramatiques et pour les acteurs, et qu\u2019il commencera par construire un théâtre.D\u2019autres enfin déclarent qu\u2019il reprendra \u201cTit-Coq\u201d, en français et en anglais, dans les grandes villes du Canada, même à Montréal.Autant en emporte le vent.Toujours en marge de \u201cTit-Coq\".On est généralement d\u2019avis, à New-York, qu\u2019une pièce a besoin de la bénédiction de la moitié des huit grands critiques pour réussir à Broadway Fort heureusement, cette belle mécanique ne fonctionne pas toujours.Il y ffCt'OTC/VCUMe je/rtoccotet.frrrvHTjif §Ê a des fours louangés et des abattages applaudis.Un nouveau romancier canadien affrontera bientôt la critique; c\u2019est André Langevin, qui jusqu\u2019ici s\u2019était contenté d\u2019écrire d\u2019excellents articles.Son roman, dont on ne sait rien, a déjà soulevé l\u2019enthousiasme de Jean-Charles Harvey, dit-on.Langevin et Harvey travaillent à Radio-Canada, dans le même service.Radio-Canada donne du travail à plusic7irs écrivains.Mais tous n\u2019écrivent pas des sketches, bien .au contraire.A première vue, on a l\u2019impression que les meilleurs n'en écrivent jamais.Citons quelques noms: Robert Charbonneau, romancier; Roger Rolland, essayiste; Robert Elie, romancier; André Langevin, déjà nommé; Gilles Marcotte, récits de voyage; Jean-Charles Harvey, romancier, et sans doute plusieurs autres, une véritable académie l De Paris, Laurent Dauthuille a dit quelques mots à la radio après sa victoire sur Walzack.Le boxeur a dit, entre autres choses, que le Canada avait été excellent pour lui.C\u2019est ici qu\u2019il a trouvé \u201cla grande forme\u201d.Il espère revenir bientôt et faire d\u2019importants combats à Montréal.Le marquis de Polignac était un habitué des boîtes de nuit de Montmartre.Il est mort réccm-ment.A ses obsèques, quelqu'un se penche vers son voisin et dit d\u2019un ton navré: \u2014Ça fait tout de même qtiel-que chose d\u2019enterrer un bon vivant/ Dans un salon chic de Montréal, une dame demande: \u2014Et s\u2019il y a un Dunkerque en Corée?Une autre répond: \u2014Il y aura peut-être un Québec au Japon ! Histoire de tous, ou plutôt de folles.Un observatoire dans les Alpes PARIS.\u2014 Un ministre de la République a présidé à l'inauguration d'un observatoire érigé sur un des pics des Alpes pour y abriter le plus- gros télescope de l'Europe.Il y avait à cet endroit un®\u2014- observatoire depuis 1900, car sur Pes) à une quarantaine de milles ce pic régnait le climat le plus sud-ouest de Digne.pur qu on puisse rever niais, avant la deuxième guerre mondiale, le Gouvernement avait décidé d\u2019y établir un centre d\u2019observations astro-physiques sous les auspices du Centre national des recherches scientifiques.Le nouvel observatoire se trouve sur le Pic du Midi, au village de Saint-Michel, à environ huit milles de Forcalquier (Basses-Al- Deux gros télescopes sont déjà montés, l\u2019un avec un miroir de 48 pouces de diamètre, mais le plus gros télescope (de 77 pouces) sera installé dans le nouvel observatoire.Ce sera le troisième en grosseur du monde entier, après celui du Mont Palomar et celui de Yerkes au Wisconsin.Le miroir grossira les planète» et étoiles observées de 2,500 fois.Mesdames.\u2022 conservez votre jeunesse! MONIQUE BEAULIEU directrlc.Refaites votre ligne dans on chic studio de santé.Notre système, conforme à ceux d'Hollywood, est unique à Montréal.Pour une nouvelle silhouette qui vous ravira et attirera tous les regards, téléphonez à HA.5640 .OU RENDEZ-VOUS À L E N 0 E R I Z I N 6 SALON 1482, RUE CRESCENT y7 PHILIPS UN PUISSANT RADIO-PHONOGRAPHE 3 VITESSES TOUTES ONDES Un superbe modèle, à prix populaire ! 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donnée récemment I?Dr C -J.Mackenzie, président du Conseil national des Recherches du Canada, exprimait sa confiance dans le développement des études atomiques au pays, grâce à la formation de jeunes savants spécialisés dans ce domaine.Il faut nous féliciter de cette situation qui peut être appelée à donner au Canada une position avantageuse dans le développement de cette science spéciale sans doute appelée à un avenir des plus brillants.On sait qu'à côté des applications purement militaires de l'énergie atomique les savants envisagent de nombreuses applications purement civiles et surtout industrieMes Souhaitons que l'on découvre un jour une application véritablement pratique de l'énergie atomique dans les industries, la réalisation de moteurs atomiques, par exemple.On sait que déjà les savants voient arriver l'heure où les ressources mondiales en pétrole s'épuiseront et où il faudra trouver une autre source d'énergie pratique pour les moteurs de toutes sortes qui sont indispensables à l'industrie.Et il serait infiniment souhaitable que notre pays profite de la position avantageuse qu'il possède maintenant dans le domaine de l'énergie atomique pour jouer un rôle de premier plan dans l'application pratique de cette force nouvelle.Epargne et inflation En présentant le rapport annuel de 1950, M.Guy Vanier président de la Banque d'Epargne, a prononcé une allocution d'un ton fort modéré, nourrie aux sources du bon sens, et que tous les citoyens auraient intérêt à lire.Mais nous voudrions attirer l'attention des lecteurs surtout sur les quelques lignes que M.Vanier consacre au problème de l'inflation.Selon lui, il y a plusieurs moyens {Je combattre l'inflation, dont une production intensifiée, un pouvoir d'achat contrôlé et la restriction de la consommation par l'épargne.Il est certain que le revenu national augmentant et la production civile tendant à diminuer pour la production militaire, on peut s'attendre à une hausse des prix qui dépassera toutes les prévisions de nos ministres, selon qui les contrôles ne sont pas encore nécessaires.M est évident qu'on doit encourager à l'épargne ceux qui peuvent mettre de l'argent de côté.Mais il faut appliquer en même temps des moyens plus radicaux pour enrayer l'inflation car tout le monde sait que l'épargne perd de sa valeur quand le dollar lui-même perd de la valeur.Les exemples ne manquent pas aujourd'hui de gens à leur retraite qui ont épargné pendant de nombreuses années pour assurer leur vieux jours et qui n'ont plus assez de leur pension pour équilibrer leur budget.L'économie canadienne a besoin d'un redressement et il faut s'en occuper pendant qu'il est encore temps.Un contrôle inquiétant.Depuis qu'il est question du contrôle des prix, tout le monde a remarqué que plusieurs produits ont augmenté.C'est le résultat néfaste dont on a eu aussi l'expérience au cours de la dernière guerre.Et cela ne devrait pas nous surprendre, du moins ceux qui ne sont que des observateurs désintéressés.On avait eu bien soin de parler pendant assez longtemps de la triste nécessité où l'on se trouverait d'organiser le contrôle des prix.Alors tous les prix se sont mis à monter jusqu'au Jour où le contrôle a été établi.Or voilà que justement, depuis quelques semaines, nous entendons dire: \"Nous ne voulons pas imposer un contrôle des prix.du moins pas pour le moment\".Cette proposition prend maintenant une autre forme, transitoire, celle-là: \"Le contrôle des prix ne serait imposé que »i les circonstances l'exigeaient impérieusement\".Sans aucun doute, la prochaine fois on va nous dire: \"Nous ne pourrons sans doute pas éviter le contrôle des prix.\" Et pour finir on l'établira.Mais.les prix montent déjà.Mais tous les prix auront eu le temps d'être haussés et le tour sera joué.D'ailleurs nous avons fait l'expérience de ce que le plafond des prix devient automatiquement aussi le plancher.Et le contrôle des prix a commencé la danse de l'inflation.Et, comme les prix sont gelés, personne n'osera les faire baisser.Encore est-il à craindre que l'on recommence le système de la dernière guerre où, tout en maintenant, par exemple, le prix du blé à un certain niveau, l'on versait ou producteur ou distributeur le surplus du prix (qui avâit monté en cachette) et cela à même les impôts, c'est-à-dire à même l'argent du consommateur canadien, qui payait ainsi cette différence même quand le blé était vendu à l'étranger et ne lui profitait ouc une ment.Equilibre instable \u2022T-'- VF S TJ-j'-Sq; Mmm .*> NQvJMSft.mtimm tmi SSsSfi Corée U ¦ .* ç*7 V:\u2019*: m IWfogfrU 10 ROPE PsAK AA/set.MOW HER.Le voyage de René Pleven aura affermi l\u2019union franco-américaine M.René Pleven, président du Conseil de France, hispire la conviction.Combiné avec le général Eisenhower, il est imbattable.La mission remplie par M.Plé-veit aux Etats-Unis fut sans doute la plus heureuse qu\u2019on ait vue dans notre capitale.On trouverait difficilement un homme d\u2019Etat combinant plus de ce qui peut convaincre les Américains.Pléven est un homme .puissant respirant la conviction.Il parle admirablement l\u2019anglais d\u2019une voix douce.Il est un ancien homme d\u2019affaires connaissant très bien les Etats-Unis.Pendant la seconde Grande guerre, il fit preuve d\u2019un courage indéfectible.Comme président du Conseil il a obtenu un succès inttendu en gardant une majorité des députés français derrière lui.Ce qui est mieux, U vint aux Etats-Unis moins pour demander que pour offrir, chose à laquelle Washington n\u2019est plus accoutumée.AVEC LES NERFS AMERICAINS Ce que AI.Pléven voulait, il l\u2019a eu : la promesse américaine d\u2019assister à une nouvelle conférence des quatre avec les Russes si l\u2019on peut trouver tme base acceptable pour cette conférence; d\u2019appuyer le plan Schuman et l\u2019idée d\u2019une armée de l\u2019Europe et de fournir assez de matériel de guerre américain pour permettre à la France d\u2019avoir, en formation, une armée de vingt-six divisions da?is deux ans.Pour obtenir ees promesses, M.Pléven offrit aux Etats-Unis l\u2019appui complet d'un peuple de millions d'âmes décidées et ayant la volonté de demeurer avec les démocraties contre le communisme, de supporter l\u2019effort du réarmement et, finalement, s\u2019il le faut, de combattre pour la défense au monde libre.A Washington, tous, sauf un petit groupe de chefs américains, furent charmés.En effet, satis la pleine participation de la France, l\u2019Europe continentale ne peut être défendue.Avant la visite de Pléven, beaucoup ici étaient sceptiques sur la volonté et Id.capacité du peuple français.Le départ du Président du conseil français a laissé la plupart des chefs américains si-non tous convaincus.EISENHOWER CONFIRME PLEVEN Alois aucun homme d\u2019Etat français n\u2019aurait pu être plus convaincant s\u2019il n\u2019avait été appuyé par le témoignage -d\u2019Eisenhower.Le com- mandant en chef de l\u2019armée de l\u2019Atlantique-Nord v.\u2019cst pas seulement le plus remarquable agent d\u2019affaires que les Etats-Unis aient produit depuis Benjamin Franklin, il est peut-être le témoin vivant le plus capable d\u2019influencer le Congrès américain et le peuple américain.Pendant son récent voyage dans onze pays d\u2019Europe le général Eisenhower a, peut-être pour la première fois depuis 19J,S, laissé l\u2019impression à nos alliés d'une nation américaine amie, puissante et fiable.Arrivant à Washington juste après le départ de AI.Pléven, Eisenhower a confirmé les déclarations de celui-ci, à presque tous points de vue.Autant qu\u2019on peut le savoir, da7is scs conversations secrètes devant les comités du Congrès, notre général w\u2019a pas caché la faiblesse de l\u2019Europe.Sa déclaration que la Hollande, notamment, pourrait fournir plus de troupes de terre a aidé à amener le récent changement de gouvernement à La Haye.Le général croit aussi que la Grande-Bretagne, comme l\u2019Amérique, à cet égard, devrait s\u2019arranger pour avoir plus de combatta7its par million d'hommes dans l\u2019armée.Il comprend très bien que les Allemands constituent un élément douteux et, apparemment, est d\u2019accord avec Pléven pour ne les accepter dans l\u2019armée de l\u2019Atlantique-nord, s\u2019il le faut, qu\u2019après que les autres pays auront été armés et comme une concession qui leur serait forte.Il est le premier à admettre qu\u2019on ne peut négliger la présence de fortes minorités communistes en France et en Italie.Il y a longtemps qu\u2019on aurait dû les chasser de postes importants.JEU DANGEREUX Eisenhower estime également dangereux les \"neutralistes\u201d de l\u2019Europe occidentale, qui soutien-7ient l\u2019idée d\u2019une \u201ctroisième puis-sa7ice\u201d et qui reçoivent l\u2019e7icoura-gement de certains Américains.Ils croient, par une déclaration de neutralité, pouvoir éviter l\u2019i7ivasio7i communiste soitspar l'intérieur soit par l\u2019extérieur.Cette idée est absurde mais plaît aux gens inspii-és par la peur.Mais, inalgré tout, Eisenhower pense que, s\u2019il est dangereux d\u2019aider l\u2019Europe, il serait encore plus dangereux ot même fatal pour les Etats-Unis de ne pas l\u2019aider.La voix populaire.qSLÿjULUS fl 8 fltO Q Q Q Q Q 8 0 00 0 Oo q Le cidre de pommes Monsieur le rédacte'ur, On sait que les pomlculteurs ont demandé au gouvernement provincial d\u2019autoriser la fabrication et la vente de cette boisson.Il me semble qu\u2019avec les pommes que nous cultivons une telle demande devrait être accordée car tout le monde sait que le cidre, qui est une boisson courante dans nombre de pays, est aussi une boisson considérée comme hygiénique.On dit même que le cidre est une excellente boisson pour les personnes atteintes de rhumatismes.Je ne sais ce qu\u2019il en est, mais cela montre tout de même que ce n\u2019est pas une chose nuis!-' ble à la santé.Ce que je trouve un peu étrange, c\u2019est qu\u2019on prétend que le gouvernement serait peut-être disposé ft permettre la fabrication et la vente du cidre \u201csi on pouvait assurer une production uniforme toutes les années.\u201d Mais il me semble que c\u2019est une prétention curieuse pour le moins.Il en est du cidre comme du vin.La qualité du cidre dépend toujours dans une certaine proportion de la température qui influe sur la croissance et II maturation des fruits.Or on sait que si le vin est toujours fabriqué de la même fagon et avec le même soin, il est rie bonnes et de mauvaises années, des années où le vin est meilleur ou moins bon.Et l\u2019on n\u2019y peut rien.Pourtant M me semble que l\u2019on devrait encourager la fabrication et la vente du cidre, une boisson qui est certainement moins nuisible que nombre d\u2019autres que l\u2019on appelle bien à tort boissons hygiéniques.R.Duval, Montréal.Débrouillards Monsieur le rédacteur, Le ministre du Commerce et de l\u2019Industrie, M.Howe, a répondu A un député de Toronto que la Commission du Transport de cette ville se débrouille bien puisqu'elle ne lui a demandé aucune priorité sur les matériaux, pour terminer son métro.Ces gens de Toronto sont bien débrouillards.Ils ont d\u2019abord pensé à se construire un métro.Ce qui est déjà beaucoup mieux que les Montréalais.Ensuite, imaginez-vous qu\u2019ils sont capables de le terminer.N\u2019est-ce pas un véritable scandale qu\u2019une ville exécute des projets au lieu de se contenter d'en parler 7 Décidément, les Torontois «ont des révolutionnaires.Au lieu de se payer de mots, Ils agissent.Ile vont gâter la \"job\u201d; nos Incapables et nos paralysés de Montréal vont se sentir gênés de ne rien faire et Ils vont être obligés de se remuer et d'agir pour ne pas mourir de honte.Ah, si Toronto ne faisait rien, on serait bien mieux; on pourrait toujours se retrancher derrière l\u2019argument facile que d\u2019autres villes ne sont pas pire que la nôtre.Je val* aller A Toronto, ft me* fraie, pour tenter de convaincre la Commission du transport de cette ville de ménager un pjçjj, la santé et lee méninges des gens de la Compagnie des Tramways da Montréal, de la Commission du Transport de Montréal, du Comité exécutif de Montréal, des i dignea et actifs oonaeiMers municipaux de Montréal.Je vais me préparer un beau diacours, truffé de jérémiades et de supplications, pour toucher le coeur de ces Torontoia vraiment \"dure\u201d et les Inviter â beaucoup de ménagements envers nos pauvres reaponsablea du pauvre tranaport A Montréal.J\u2019Invite toutes les personnes qui aiment noe représentants A l\u2019Hôtel de ville et A la Commission du transport, de même que les auto* rltés de la Compagnie dea Tramways, A se Joindre A mol pour recueillir des fonds que Je consacrerai A une grande campagne de publicité dans la ville de Toronto.Il faut absolument convaincre les Torontois que, a\u2019ila sont débrouillards, Ils devraient changer pour nous ressembler et rétrograder.P.G., rue Henri-Julien. 22 février T9$1 JPhoto-Journal Assemblée annuelle de la BANQUE D'ÉPARGNE de la Cité et du District de Montréal Allocution de Me Guy Vanier, C.R.Suivant Vusage je laisse à notre Directeur général le soin de commenter les excellents rapports financiers que nous vous présentons aujourd'hui.Je me bornerai à quelques observations d'un caractère plus général.Il convient cependant que je rappelle le grand deuil qui a frappé notre institution ces mois derniers.Notre président, le Dr Donald A.Hingston, est décédé en novembre, après avoir siégé au Conseil d'administration pendant 38 ans.Sir William Hingston et le Dr Donald Hingston ont été tous deux des citoyens d'un grand esprit civique, et je ne peux rappeler leur mémoire sans louer le dévouement qu'ils ont si longtemps prodigué à la Banque d'Epargne de la Cité et du District de Montréal.M.Desmond A.Clarke a été appelé à remplacer le Dr JHingston; son expérience des affaires nous sera fort utile.Notre Banque possède une longue et belle histoire.Elle a grandi avec le pays et avec notre ville; son avenir est sans doute à la mesure du rôle immense que la métropole canadienne est appelée à jouer.Quant au Canada, il progresse à pas de géant, et sur le plan économique il est devenu l'un des puissants pays du monde.La deuxième guerre mondiale a provoqué un nouvel essor industriel, et il a bien fallu mettre à la disposition du public les moyens d'échange et de paiement qui fussent en rapport avec le volume de la production.La valeur au marché de la production nationale est passée de $6.8 billions à $17 billions en 10 ans; le montant des billets en circulation atteint $1,368,000,-000* et à cette monnaie fiduciaire il ne faut pas oublier d'ajouter les pièces métalliques et le volume de la monnaie scripturale, de sorte que le chiffre total des disponibilités monétaires a plus que triplé dans ce court espace de dix années.Signalons en outre que la découverte d'immenses champs pétrolifères dans l'Ouest canadien et la mise en valeur des gisements de fer dans le Québec ont provoqué l'immigration d'énormes capitaux américains.On estime que 20% de l'industrie canadienne est devenue la propriété de nos voisins.Ces capitaux nous aident à développer nos ressources naturelles, mais par contre ce surcroît de monnaie en circulation stimule la demande des produits avant même qu'ils ne deviennent disponibles sur le marché.Les besoins industriels nés de la guerre, la tâche de fournir des aliments aux populations éprouvées, le développement intensif de nos ressources et l'accroissement formidable des budgets de l'Etat ont provoqué une activité sans précédent, une inflation inévitable et un substantiel accroissement dans le chiffre des épargnes.Notre Banque n'allait pas manquer de recueillir une large part de/ceite récolte.Nos dépôts ont plus que doublé en dix ans, et ils atteignent aujourd'hui $168,000,000^ On pouvait logiquement s'attendre à une régression après une pareille effervescence économique, et le chômage commençait à donner des signes d'appréhension.Mais la politique humanitaire des Etats-Unis est venue au secours de l'industrie défaillante en reconstituant les moyens de production des pays dévastés et en créant un puissant appel de ses produits par l'extension des crédits internationaux.Notre,: pays, dont l'économie est si étroitement liée à la fortune américaine pour des raisons évidentes de géographie, a pu éviter la période creuse.Et voilà que des menaces de guerre suscitent à leur tour de nouvelles occasions de travail, de péril et de mort.Les exigences de la production militaire se conjuguent avec la demande d'un pouvoir d'achat encore important pour fins civiles, de sorte qu'il y a malajustement entre la production et la consommation et qu'un nouveau problème d'inflation est à nos portes.Pour le combattre, plusieurs moyens peuvent être mis en oeuvre.Il faut intensifier la production, maîtriser le pouvoir d'achat par des interventions gouvernementales, au besoin, et surtout restreindre la consommation par l'épargne.C'est ici que notre institution justifie de nouveau son rôle bienfaisant; elle peut contribuer à mettre de l'ordre dans les affaires de la nation ainsi que dans une multitude de foyers.En présence d'un revenu national sans cesse grandissant, la production ne peut pas suffire à la demande quand une large part des produits est détournée de la consommation normale pour servir aux fins de guerre.Les prix vont en conséquence monter au-delà de toute borne raisonnable, si l'épargne ne vient pas rétablir l'équilibre; c'est une nécessité tellement urgente qui si les individus n'ont pas assez de sens commun et de volonté pour pratiquer eux-mêmes l'épargne à leur profit, l'Etat verra à leur imposer des prélèvements douloureux.Quelles que soient ses relations d'affaires, son occupation et son niveau social, chacun doit épargner.C'est une bien avantageuse obligation, puisqu'à la faveur des hauts salaires et de l'embauchage intégral qui accompa- gnent la production intensive, chaque citoyen se trouve en présence de conditions favorables à la constitution du capital tant convoité et à l'organisation de sa propre sécurité.On oublie trop souvent les quelques vérités élémentaires qui seules peuvent conduire au succès.Il n'y a qu'une \u2019Source féconde où puiser la richesse, c'est le travail; mais à la condition de ne pas dissiper tout le fruit de son labeur au fur et à mesure cfS'il est gagné, et de dégager une réserve par l'épargne.On peut aussi dans une certaine mesure combler l'écart entre le pouvoir d'achat et les biens de consommation qui s'offrent sur le marché, en intensifiant la production, mais cette solution reste insuffisante dans l'état actuel de la conjoncture vjans une certaine tempérance dans la consommation.Pour accroître cette production tant civile que militaire, on réclame de l'immigration à cor et à cri.Notre territoire est immense, et no's ressources naturelles sont d'une richesse inouïe; il n'y a pas de doute que le Canada peut s'accomoder d'un certain accroissement de population.Mais il faut user ici d'une extrême prudence.\t¦* En cette matière la parole est aux ouvriers.Le syndicalisme a pris une telle ampleur et une telle influence que notre économie ne peut plus être dirigée suivant les seules volontés des industriels et des chefs politiques; c'est ce qui fait dire avec raison à Summer H.Slichter de Harvard \"that the American economy is rapidly becoming a laboristic economy\".Il n'y aurait plus d'alternance: entre la prospérité excessive et la cruelle dépression si, par une r 1 EXECUTEURS TESTAMENTAIRES ADMINISTRATEURS FIDUCIAIRES AGENTS FINANCIERS ETC.À VOTRE SERVICE = = \u2014 - » Nous sommes organisés pour vous mieux servir.Contiez-nous vos problèmes.FIDUCIAIRES DE LA CITE ET DU DISTRICT DE MONTRÉAL LIMITEE 262 rue Saint-Jacques ouest, Montréal \u2022 Tél.Plateau 3834 \u2022 %.* COFFRETS DE SÛRETÉ i- intelligente collaboration.Industriels et syndicats ouvriers pouvaient trouver les moyens et la force de volonté nécessaire pour prolonger ou restreindre les heures et la productivité du travail suivant les besoins de l'époque.Cette élasticité dans l'emploi du travail constituerait une solution rationnelle et satisfaisante pour l'ensemble de la classe ouvrière; mais le réarmement et les besoins habituels créent une telle demande de travail que les solutions les plus sages ont cependant peu de chance de prévaloir.Comme d'habitude on courra au plus pressé, et il est à craindre que l'on soit même tenté de mobiliser à nouveau le travail de la femme mariée.Au cours de la seconde grande guerre nous avons fait à ce sujet une expérience douloureuse.Le surcroît de production qui a résulté de l'appoint d'une main-d'oeuvre féminine à l'usine s'est traduit sur le plan social par une désorganisation du foyer et par un accroissement formidable de délinquance juvénile.C'est une coûteuse aventure que le Canada ne .peut se permettre qu'aux heures de péril national de la plus authentique gravité.Depuis plus de cent ans la Banque d'Epargne de la Cité et du District do Montréal s'efforce de créer du bonheur et de l'ordre en faisant appel à la raison humaine.Les temps que nous vivons ne font que mettre en relief la nécessité de recourir à quelques solutions de bon sens.L'intensification de la production par le meilleur usage possible de la main-d'oeuvre nationale et la mise en réserve d'une épargne assez généreuse pour rétablir l'équilibre entre l'offre et la demande, semblent bien se recommander comme les remèdes les plus logiques pour les problèmes de l'heure; ils présentent en outre le mérite de protéger la population ouvrière du pays, de favoriser l'accession à la richesse pour un grand nombre, et de libérer l'Etat d'un pesant fardeau en confiant à chacun le soin d'opérer par l'épargne sa propre \"sécurité sociale\".Je ne veux pas clore ces quelques remarques sam remercier de la façon la plus cordiale notre Directeur général, ses assistants, les gérants de nos suceur- * sales et tout notre dévoué personnel pour la loyale coopération qu'ils apportent aux administrateurs dans l'exécution de leur tâche. 8 Phoïo ^Journal 22 février 195111 '\t' \"\u2022\t-i La nouvelle conception de la géographie en fait une science d'une application pratique Le département de la géographie tient une place de plus en plus importante à l'université McGill et les recherches qui ï'y font touchent des régions du monde entier comme l'étude des températures de la mer dans le golfe du Saint-Laurent et l'étude des terres arables qui pourraient être cultivées dans la vallée inférieure du Fleuve Jaune, en Chine.Mais, si académiques qu'elles puissent paraître, ces études peuvent cependant avoir une influence considérable sur la vie quoti- dienne à Montreal même.Quel effet peuvent donc avoir «ur les Montréalais les observations faites par un élève en géographie de l\u2019Université McGill sur la calotte de glace qui recouvre ï\u2019île de Baffin ?En quoi les mesures de la température de l\u2019océan Atlantique pratiquée par un autre élève peuvent-elles avoir de l\u2019importance sur la vie du citoyen de la métropole ?Les réponses à ces questions démontreront que la géographie comprend bien antre chose que ce que le commun des mortels pense et que ce n\u2019est plus seulement une question de connaître les noms et situations des dix provinces et la nomenclature des diverses rivières, montagnes et cités.\u2022 Seconde école du Conodo Le département de la géographie de McGill est la seconde école du genre au Canada.Elle a maintenant 32 étudiants diplômés et qui viennent de tous les coins du monde.D\u2019après le professeur F.-K.Hare, chef de ce département, ce qui a attiré ces élèves c\u2019est évidemment là réputation mondiale des cours d\u2019été de géographie donnés au Collège de Stanstead, à Stanstead.\t__ _ Ces élèves sont venus d\u2019univer- ciaux touchant le efimat de l\u2019est sités étrangèrea parfois fort éloignées.Il en est du Collège Wellington, Nouvelle-Zélande, et de l\u2019Université d\u2019Irlande de Cork.Ce département qui ne fut établi qu\u2019il y a cinq ans donne maintenant 14 cours pour les élèves non diplômés et qui sont suivis par 400 élèves environ.M.Hare souligne que les rapides progrès de cette école ont été dua surtout à l\u2019autorité et à la perspicacité du professeur G.-H.-T.Kdmble, fondateur de cette école, et qui a quitté McGill, l\u2019automne dernier pmir devenir directeur de l\u2019American Geographical Society.Les élèves diplômés, candidats aux diplômes de maîtres ou docteurs, travaillent à une grande variété de projets géographiques que l\u2019on peut classer comme relevant des programmes physiques et communaux, de la géographie économique, de la climatologie et de la physiographic.Dans ces deux dernières catégories, il y a des élèves qui se sont spécialisés dans les études arctiques.Quatre d\u2019entre eux ont reçu des bourses de la Carnegie Corporation de New-York.Ceux qui procèdent à des recherches sur d.es problèmes spé- du Canada sont financés par le gouvernement canadien.\u2022 Etude des températures Avec la coopération du Laboratoire océanographique conjoint, la principale station océanographique du Canada, sur l\u2019Atlantique, Noël Fobhergill, de Montréal, a procédé à des observations et à des études spéciales des températures de surface dans le Golfe du Saint-Laurent.Ces températures ont un effet direct sur Montréal car elles constituent un élément essentiel dans la formation des courants de \u201cbrume qui couvrent les voies navigables conduisant à Montréal.Elles ont donc un effet direct sur Montréal.Et ce sont les études de ees températures qui constituent la base des recherches entreprises par Fothergill.Svemn Orvig, diplômé de l\u2019Université d\u2019Oslo, a passé 92 jours sous un vent glacé au sommet de la calotte de glace de Barnes, sur l\u2019île de Baffin, l\u2019été dernier, pour y recueillir des données pour son étude de micro-climatologie.Il était le second pilote et météorologiste de l\u2019expédition conduite par le colonel Patrick Baird, directeur de la branche montréalaise de l\u2019Artie Institute of North America.Les observations météorologiques réunies par Orvig montrent que les conditions qui prévalent dans cette région n\u2019affectent pas seulement cette partie du globe, si l\u2019on en croit le professeur Hare.Dans sa thèse, Orvig expliquera comment le préseait climat prévalant sur cette calotte de glace affecte Sa permanence.Les faits révélés par son étude ont une importance certaine aur le problème asssaæaiæi HÉ» L'étude de la géographie est devenue beaucoup plus, étendue qu'elile ne l'était autrefois.Loin de se borner à une nomenclature assez fastidieuse, elle embrasse maintenant on nombre considérable de problèmes qui relèvent des domaines les plus variés: de la physique, de la géographie économique, de la climatologie et de la physiographie.Les procédés les plus modernes sont mis ou services du géographe, comme les cartes aériennes qu'examinent ces trois étudiants de McGill et leur professeur M.F.-K.Hare, à \u2022 gauche.La vision stéréoscopique obtenue ainsi donne ou géographe l'impression directe de l'altitude du sol et de son relief, ce que les cartes, même avec leurs courbes de niveau, ne peuvent donner aussi clairement.Ces trois étudiants sont Svenn Orvig, Martin Sinclair et Noel Fothergill, élèves diplômés qui étudient actuellement des thèses fort Intéressantes, l'un sur les températures de *urfdce de l'Atlantique, l'outre sur la température sur l'île de Baffin et le dernier sur Lutilisation des terres dans la région du canal de Beouhornols; m ' mli mm \"/////> \u2022y K\".^ rvxv-; ; Les élèves géographes du département de la géographie de l'université McGill se livrent à des travaux d'étude et de recherche qui peuvent être appelés à avoir une influence considérable sur le développement du pays.C'est ainsi que d'étudiante Margaret Cunningham, de Fredericton, procède à une étude du comté de Gloucester, au Nouveau-Brunswick, afin de déterminer les territoires les plus favorables à la future expansion de la culture dans cette région.Margaret Cunningham examine une carte avec un autre étudiant, Martin Sinclair, de Montréal.Ainsi ces élèves travaillent à des programmes d'expansion des territoires habités et cultivés, travaux où la climatologie et la physiographie ont leur rôle à jouer.consistant à établir si le climat de Montréal continuera à se réchauffer.\u2022 Carte de l'utilisation , des terres Au point de vue physique de la géographie, le géographe dresse des cartes de terrains existant, avec en vue l\u2019utilisation possible des terres et leurs diverses qualités physiques comme la nature du sol et son drainage possible.Ce genre de travail trouve son application principale dans les ré-.gions où il se produit de très grands changement dans la distribution des lieux d\u2019habibatioai et des industries.Dans de telles régions il se présente de nombreux problèmes et qui exigent l\u2019établissement de programmes soigneusement étudiés par les autorités gouvernementales et par les industries privées.Les géographes fournissent les faits qui forment la base de ces programmes et souvent ils obtiennent la mission de dresser les plans eux-mêmos.Martin Sinclair, de Montréal, a procédé à une étude très approfondie des changements d\u2019utilisation des terres et de distribution de la population clans la région du canal de Beauharnois.Des changements considérables ont été faits dans cette région et Martin Sinclair les a retracés en \u2022remontant au tout début de la mise en valeur de ce territoire au 19ème siècle.Son rapport sera certainement d\u2019un intérêt considérable pour les autorités de Valleyfield et de Beauhamois, en viie de leur législation touchant la répartition en zones et de leurs efforts pour influer sur l\u2019établissement de nouvelles industries.Phyllis Creighton, diplômée du Collège Wellesley, Massachussetts, vient juste de terminer une étude de l\u2019utilisation agricole des terres et de la distribution de la population dans la vallée inférieure du fleuve Jaune, en Chine.Elevée en Chine, Mlle Creighton a procédé à ses observations alors qu\u2019elle demeurait encore en Chine et elle les a apportées à Montréal pour en poursuivre l\u2019étude sous la direction du département de la géographie de McGill.Son travail s\u2019ap- plique à une région de la Chine du nord qui n\u2019avait jamais, jusqu\u2019ici, fait l\u2019objet d\u2019aucune attention scientifique.\t, \u2022 Etude du chenal du Saint-Laurent Un autre projet relevant du domaine de la géographie économique est l\u2019étude du chenal en eaus profondes du fleuve Saint-Laurent, entre Montréal et Québec.H.-G.Makin, de Montréal, prépare en effet une thèse sur l\u2019influence du développement de c* chenal sur le port de Montréal.Des dragues du gouvernement fédéral sont à l\u2019oeuvre sans arrêt, pendant toute la saison de la navigation, creusant et redressant ce chenal, qui, sans ces travaux, ne tarderait pas à se remplir de* boues et sables charriés par le» eaux du fleuve.Comme les dimensions du chenal commandent le tonnage des navires qui peuvent l\u2019utiliser, cett* étude a certainement un ratpport direct avec le port de Montréal et par suite la cité elle-même.L* professeur Hare déclare qu\u2019il fut enchanté du travail d\u2019étude entrepris par Makin et qu\u2019en raison de cet intérêt tout particulier, U s\u2019est efforcé de lui assurer toute la coopération possible.* Mais tout cela ne constitue que quelques exemples parmi la trèa grande variété des projets étudié* par le département de la géographie de l\u2019Université McGill.A cet égard, M.Hare fait observer : \u201cNos étudiants en géographie possèdent une très grande variété de milieu et nous tirons avantage de cette diversité même.\u201d Il y a seize ans seulement, il n\u2019exLstait_ pas de département d* géographie dans aucune université canadienne.Aujourd\u2019hui McGill se trouve au premier rang dans l* domaine de ces études spéciale* qui sont appelées à avoir une large application non seulement dan* des études spécifiques mais encore dans l\u2019ensemble des connaissances si importantes pour la juste compréhension des affaires Internationales. 22 février T951 Photo \"Journo f.' \u2019****¦>\u201d' LE LAIT EST GELE \u2014 Ce n'est pas le prix du lait qui est gelé mais bien le lait lui-même, cor H a fait treize degrés au - dessous de zéro à Chicago, comme le constate Virginia Mix, non sans étonnement.Mais si le prix du lait n'est pas gelé, il a monté d'un cent.On trouve les ruines drune cité indienne disparue, au Yucatan WASHINGTON.\u2014 Les archéologues de l\u2019Institut Carnegie font des fouilles dans les ruines d\u2019une antique ville indienne de Yucatan.Cette ville, nommée May,pan, était probablement la ville la plus peuplée de l\u2019ancien empire Mayan.Il n\u2019en reste qu\u2019une partie seulement, le reste ayant disparu sans laisser de trace.C\u2019est du moins l\u2019opinion des savants qui dirigent les travaux là-bas.Mais ce qu\u2019il en reste est considérable: on a découvert jusqu\u2019à présent les ruines de 3,500 édifices sur une superficie de quelque trois milles carrés.La ville -en ruines est entourée d\u2019une muraille ovale dont les portes ou les entrées sont encore visibles à certains intervalles.A l\u2019intérieur, c\u2019est-à-dire dans la ville môme, se dressent une grande pyramide, des colonnades, de petites pyramides et trois tours ron-\u2022dea.Cette cité, selon les conjectures, devait être un centre religieux et culturel.Il ne semble pas que les ruines mises à jour jusqu\u2019à présent aient été dos maisons, des habitations.Les habitations, dans cette civilisation, étaient en effet, d\u2019ordinaire, des constructions peu durables, lesquelles n\u2019ont pas .dû résister à l\u2019épreuve du temps.La muraille offre un grand avantage aux archéologues.Des fouilles rapides ont démontré qu\u2019il n\u2019existe presqu\u2019aucune construction au delà.Les ruines que l\u2019on y a trouvées étaient \u2022'parses et ne valaient même pas la peine qu'on les situe sur la carte.Ou travaille actuellement à dresser une carte complète de l\u2019ancienne cité.Mayapan, selon le rapport des «avants intéressés à ces travaux, diffère d\u2019une manière frappante des autres villes yucatanes du temps, à cause de l\u2019abondance extraordinaire des petites constructions que l\u2019on y trouve; celles-ci ont en moyenne une superficie d\u2019environ 50 verges carrées.Il s\u2019agit là, selon les apparences, de maisons de familles riches, non pas d\u2019immeubles officiels ou de temples.Quelques-unes sont beaucoup mieux construites que la moyenne, le terrassement en est plus remarquable et elles sont mieux sises.De toute évidence, .il y avait dans cette ville un quartier riche et un quartier pauvre.Drôle de don !¦ HONOLULU.\u2014 Le bureau de bienfaisance renonce à exercer des poursuites contre un de ses \u201cbienfaiteurs\u201d qui lui a fait un don de dix dollars à l\u2019aide d\u2019un chèque revenu de la banque avec la mention \u201cSans provision\".LA banque D\u2019Epargne 1846 DE LA CITÉ ET DU DISTRICT DE MONTRÉAL 1950 Cent quatrième Rapport Annuel Aux Actionnaires.\tMontréal, le 12 février 1951.Messieurs, Vos administrateurs ont le plaisir de vous soumettre le cent quatrième rapport annuel des affaires de la Banque et le résultat de ses opérations durant l'année expirée le 30 décembre 1950.Les profits nets de l'année ont été de ________________________________________________ $ 499,225.69 auxquels il faut ajouter le solde reporté du compte des profits non divisés de l'année dernière soit-_\t543,485.00 ce qui forme un ensemble de___________________________________________________________________ 1,042,710.69 Sur cette somme, les dividendes trimestriels d'usage ont été versés à nos actionnaires, ______ 280,000.00 et la Banque a contribué ____________________________________________________________________ 23,600.00 à diverses oeuvres charitables et philanthropiques \u2014 outre la somme de $9,850.00, intérêt sur le Fonds des Pauvres distribué comme d'habitude \u2014et transporté au fonds de réserve; __________ 500,000.00 laissant au compte des profits non divisés un solde de_____________________________.__________ 239,110.69 La mort du regretté docteur Hingston fut une surprise pénible pour nous tous.Notre président, le docteur D.A.Hingston, a servi la Banque pendant 38 ans comme administrateur, dont onze ans comme vice-président du conseil d'administration et 8 ans comme son président.Sa mort nous prive d'un collaborateur précieux et d'un collègue dévoué.La vacance ainsi créée fut comblée par la nomination de M.Desmond A.Clarke, comme administrateur; de l'élection de M.Walter Molson, au poste de vice-président, et de moi-même à celui de président du conseil.\t, Suivant la coutume, une inspection fréquente et complète des livres et de l'actif de la Banque a été' faite durant l'année.Le rapport des vérificateurs et le bilan sont maintenant devant vous.Le Président, GUY VANIER.BILAN GÉNÉRAL\t* AU 30 DÉCEMBRE IQ50 Au Public I\tPASSIF Dépôts portant intérêt, avec Intérêt à ce jour .\t.\t.\t.\t$165,624,628.14 Dépôts ne portant pas intérêt.\u2022\t,\t2,461,091.28 Fond^de charité\t180,000.00 Comptes divers\t183,796.84 $168,449,516.29 Arx Actionnaires : Capital\t.Fonds de Réserve .\t.\t.\t.\t.¦ .\t.Solde des Profits, reporté .Dividendes non perçus .Dividende payable le 2 janvier 1951 ACTIF 9 2.000,000.00 4.500,000.00 239,110.69 429.51 70,000.00 $ 6,809,540.20 $175,259,056.46 Espèces en caisse et dans les banques .\t.\t\u2022.Obligations des gouvernements fédéral et provinciaux, n'excédant pas la valeur courante .Obligations de corporations municipales et scolaires canadiennes, n'excédant pas la valeur courante.Autres obligations et debentures, n'excédant pas la valeur courante .Valeurs diverses, n'excédant pas la valeur courante\t.\t.\t.\t.Prêts à demande et à courte échéance, garantis par des valeurs en nantissement .fl- .\t.Autres prêts à courte échéance .Prêts aux fabriques de paroisses ou aux corporations religieuses .Prêts sur hypothèques.\t.\t.Fonds de charité, placé sur obligations du Gouvernement Fédéral et de municipalités canadiennes, approuvées par le Gouvernement Fédéral .Immeubles de la Banque (siège social et succursales)\t.\t\u2022\t\u2022\t\u2022 Autres titres .\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022a $ 15.861,082.51 123,502,807.97 22,717,255.88 7,355,102.86 494,925.97 3,575,829.14 52,737.95 157,628.53 67,608.26 180,000.00 $173,964,979.07 1,250,000.00 44,077.39 $ 1,294,077.39 $175,259,0'56Â5 Pour le conseil d'administration.Le président : GUY VANIER.Tê directeur-général : T.TAGGART SMYTH. 10 .Vhoto\" Journal.Irl ¦¦ LE TEMPS est passé où des appareils lourds et disgracieux étaient employés par ceux qui souffraient de surdité.Ceux qui sont maintenant offerts, prennent des formes délicates et petites, et deviennent un objet décoratif plutôt qu'un article encombrant et qui dépare.Ici, l\u2019appareil consiste en tin peigne qui pare gracieusement la chevelure.¦v.Accessoires féminins qui joignent Vutilité à la beauté wm W&ë IHll -\u2022 UN CHARMANT ENSEMBLE de bijoux dorés, comprenant boucles d'oreilles, bracelet et collier.Ces deux derniers bijoux sont flexibles et accompagneraient à ravir une toilette du jour ou du soir.DES PIERRES couleur de rubis et d'aigue-marine, avec des pierres du Rhin, forment ce joli collier ainsi que les boucles d\u2019oreilles et les clips assortis de cet * ensemble.22 février 1951 -r**rr?.T-\u2018 ïïii::;:?::: -\t.WÜilii UN APPAREIL ACOUSTIQUE est encore dissimulé dans un clip qui orne le revers.Il est doré, de forme simple et produira un bel effet sur toutes les robes.ï I \"¦ ' ./\u2022 ¦ ¦ \u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 C\u2019EST ENCORE dans un clip que Von a caché l\u2019appareil acoustique.Ce bijou à joli motif de feuille est idéal pour porter sur la robe de tous les jours. 22 février 195! Photo - Journal il (Photo R&fo) .\u2022.v; -'A.¦ v \" WtiM'ÿwÿasijj \u2022'v v S '\u2022 ' : * i ?vt Va mrnm mm mw®.¦ftVS 1 » i .K,\t; ¦r'- - f'ïv,{>y,v\u2018%* A' ¦ ii4« -c«>> y:' : aïVÿr-V .à: ¦ > COMMENT NE PAS SONGER aux beaux jours en regardant ce charmant ensemble marine et blanc, composé d\u2019une robe joliment drapée, d\u2019un large manteau et d\u2019un grand chapeau.Le drapé de la robe, comme la doublure du manteau, les gants et la garniture du chapeau, sont faits de tissu rayé.Un détail - blanc fait le printemps Une note blanche sous le ciel sombre, le printemps laisse deviner qu\u2019il est là tout proche, n\u2019attendant qu\u2019un rayon de soleil pour faire sortir les bourgeons et fleurir les.chapeaux et les tissus.Le blanc a triomphé au coeur même de l\u2019hiver.Jamais on ne vit tant de robes blanches sous des manteaux noirs, de fourrures blanches sur des ensembles sombres.Quant au chapeau blanc, de plume, de velours, de satin, il habille aussi bien les toilettes du jour que celles du soir.Sachez donc qu\u2019une touche de blanc vous rendra jeune, printanière, élégante.fül ¦' ' jSsSHgps lieiÿsPP^ ENSEMBLE très élégant, rom- QUE D\u2019ALLURE dans celle l>osé d'une robe en ottoman blanc.\tredingote de velours noir à jugé Juge en forme: corsage sougle:\tample, cintrée à la taille sous boutons noirs.La taille est en- une ceinture de même velours, serrée dans une large ceinture Col droit, manches larges termi-de cuir\tverni; manteau\tdroit\tnées\tpar un haut poignet\td\u2019hcr- légèrement vague du dos, avec mine.Une bande d'hermine bord» manches\télargies par un\trevers\ttout\tautour la\tbasque de\tla retombant\ten pointe; col\tdroit.\tdingote qui se\tdétache sur un» Doublure\td\u2019ottoman blanc\tassor-\tjupe\tfourreau\tnoire de\tcoup» ti à la robe (Jacques Heim).\ttrès stricte (Patou).MW wÊm% g: s mm m igigggjg V£V; : ¦ ¦ fcVV-v: ;- : ¦\u2019$ > ^ > ¦ \u2022 : V ; - f \u2022 \\ a y\".- .mmmm V \u2022, ¦ ¦¦ i\u2019H-'àgggm.' * VV; ms : -Va, -ïï'Ctby mm mm ail®!: si V- wm :v\":ï gssgg V mkM ÈMs .; - mm jjndH (Photos Intorcontinent«!«) BALMAIN \u2014 Le bleu manne est la couleur favorite au printemps.Ainsi le prouvs cet ensemble sobre et élégant.L'ampleur des manphes est donnée par des nervures.BALMAIN \u2014 Un deux-pièces très élégant et\tBALMAIN \u2014 En pied de poule noir et blanc, qui montre la ligne nouvelle.Des manches\tce deux-pièces s\u2019oime d\u2019une écharpe de jersey étroites à Yemmanchure, gonflées au coude.\tnoir drapée et passée dans la ceinture.Petit Il est .en pied de poule noir et blanc, garni de\tcollet blanc, et poignets blancs au bas des cuir rouge vif.\tmanches bouffantes. 12 Photo - Journal 22 février 195f JOLIE TOILETTE de danse, en nylon bleu, brodée d\u2019étoiles sur le corsage et sur Vétole.Ce modèle est porté par Arlene Dahl.IPS® MH 'WÊ&ÊImË%& ü i-g'ïS ¦'l®' /v A\u201d ¦ rjkVÀji aemmSSmm ÉÉÉ#»ii?É^fSî » -É ' ^ ' ¦< iüi » J .\u2022.\u2022 .y.:¦.» «g \u2022-«-i.\u2022\u2022 :\t\u2022\u2022\u2022'¦*>: WsW# ss >i' «œ® i:v;s w-îiN fgp M fciSi yiÉÉs Éüüâ iæ f» - MmWM : VARIEZ VOS TOILETTES, sans dépenser une fortune en vêtements chers.Apprenez la couture, taillez du neuf dans du vieux, changez souvent d\u2019accessoires, .garnissez autrement le chapeau dont vous êtes fatiguée.m&MM NE RESTEZ PAS toujours renfermée dans la maison, et prenez plaisir à rendre visite comme à recevoir, à faire des promenades, des emplettes, et des sorties avec votre mari, même si cela vous demande parfois un petit effort.SACHEZ vous habiller confortablement, autant qu\u2019élégamment et proprement.Surveillez votre tenue, votre démarche, vos manières.CHERCHEZ des occupations extérieures qui ne prendront pas trop de votre temps, mais qui vous fourniront un but intéressant et louable.ESSAYEZ de devenir une ménagère accomplie, en surveillant la qualité des aliments que vous achetez, en étudiant l\u2019art de la cuisson.¦ } .\t\u2022 K Photo-Journal 22 février 1951 Vous connaissex-voms?Une personnalité, tout le monde en a une.Plus ou moins marquée, il est vrai.Il y a d'abord celle que l'on désire avoir, ensuite celle que l'on essaie d'avoir et enfin celle que nous prête notre entourage.Un jour de froid, pendant l'hi- -® La mode du printemps LONDRES.-\u2014 Les spécialistes r ,r.:\\ '\t^ \u2019 f: >\\ .-r r \u2022T.Sfr-\u2022 v^> ¦ \u2022\"' »*c\t* \u2022 ' I ¦¦\u2022! *TON PREMIER DEVOIR J EST ENVERS TA REINE ET NON PAS ENVERS LES SORCIERS, IDIOT,\" RÉPLIQUE GUY.ET IL AJOUTE: \"LA CAVERNE EST LE SEUL ENDROIT OÛ NOUS POUVONS LUTTER AVEC AVANTAGE CONTRE CCS TERRIBLES OISEAUX.\" RÉFUGIONS* ¦M d b\\»VM b mtiiir r ¦ L£S LOIS DtS \u2014 \u2014- .;./.T.\u2022.üi (A SUIVRE) .,/i( 18 -Photo - Journal- 22 février 1951 LES petites serveuses de \"Chez Justin\u201d se regardaient, consternées.Qu\u2019arrivait-il à monsieur Houx?Lui, si correct d\u2019habitude, n\u2019avait ÿas mis son chapeau, ni sa cravate, ni ses gants.\"De la bière, commanda-t-il, fin assenant sur la table un vigoureux coup de poing.Pour la première fois, depuis huit ans, les cafés à la crème étaient mis au rancart.Sûrement, il se passait des choses.Mireille Breton, la patronne, porta elle-même la bière de monsieur Doux.Ce dernier n\u2019était pas ivre, comme on aurait pu le croire.Il paraissait accablé, fatigué de porter un poids trop lourd qui l\u2019écrasait.\u2014Merci Madame.Vous fermez à minuit, comme d\u2019habitude?\u2014Mais.oui.-\u2014Je voudrais vous parler après la fermeture.C\u2019est important.\u2014Entendu! Vous viendrez dans mon bureau.\u2014Que toutes les filles soient présentes.Je vous dois des explications sur ma conduite.Vous saurez mon nom.Les clients n\u2019étaient pas nombreux ce soir-là.Madame Breton et ses employées purent, très à leur aise, discuter des récents événements.On allait connaître enfin l\u2019identité de mon-ütieur Doux.Quel mystère cachait la conduite du petit homme rangé qui, depuis huit ans, prenait ses repas \u201cChez Justin\u201d?Jamais on ne l\u2019avait vu sourire.Il marchait sur la pointe des pieds et, sa voix, ses manières, «es actions étaient empreintes de douceur.Les serveuses l\u2019avaient surnommé \u201cmonsieur Doux\u201d et le nom lui allait bien.Jamais, il n\u2019adressait la parole à quelqu\u2019un.D\u2019ailleurs personne ne semblait le connaître.Il passait i inaperçu, fixant dans l\u2019infini le ' regard sans expression de ses yeux gris pâle.Tous les jours, sauf les dimanches, parfois, Theure des repas le ramenait \"Chez Justin\u201d C\u2019était un fin gourmet.Ses repas duraient des heures.Et il avait un faible pour les cafés à la crème.Personne ne savait l\u2019occupation de monsieur Doux.Comme l\u2019horaire semblait le préoccuper fort peu, on supposait qu\u2019il était banquier ou encore qu\u2019une fortune considérable lui permettait de ne pas travailler.Il pouvait avoir quarante ans.Le personnel du restaurant guettait l\u2019horloge.Gabrielle semblait la plus nerveuse.Elle cassa deux soucoupes.A minuit, Corinne alla fermer la porte à clef; puis elle éteignit les lumières.Monsieur Doux s\u2019était ] levé.Il attendait que Corinne I lui montre le chemin.La patronne de \u201cChez Justin\u201d possédait un bureau de bien modeste apparence.Les murs étaient recouverts d\u2019une tapisserie aux dessins bizarres.Mon-\u2022leur Doux, après avoir accepté on fauteuil sembla trouver beaucoup d\u2019intérêt aux décorations 4 de la pièce.Il étudia tour à tour la tête d\u2019orignal empaillée, le panier, le bureau, les chaises, les tableaux.Son regard revenait constamment vers un cadre placé dans un coin.C\u2019eut été difficile d\u2019affirmer que la peinture représentée attirait toute l\u2019attention de l\u2019inconnu.Ga-brielle, assise au-dessous du cadre, résumait tout ce qü\u2019il y avait de joli, cette nuit-là, dans l\u2019appartement de madame Breton.Corinne et la patronne, grandes, sèches et jaunâtres, n\u2019impression-naient guère.Le sourire de Jtenée avait ses mérites, mais les hommes se contentent rarement d\u2019un sourire.Gabrielle, bien tournée, délicieuse dans une robe blanche très simple, offrait à tous les regards des yeux bleus, limpides, une bouche sensuelle et quantité d\u2019autres attraits.Ses camarades la taquinaient en disant qu\u2019elle devait être une parente de monsieur Doux.Elle aussi ne souriait jamais.\u2014De qui est la peinture, Madame?De Raphael?Dame Mireille ne connaissait pas Raphaël.Elle répondit simplement qu\u2019elle le croyait.Corinne, ayant elle-même encadré ]a couverture du cahier à l\u2019encre, Monsieur Doux Nouvelle inédite, par Georges Guy rougit de l\u2019ignorance de sa maîtresse.Pendant quelques minutes, le silence régna,- puis monsieur Doux toussa.Il regarda Gabrielle et il toussa encore.\u2014Elle est revenue, commença-t-il en baissant la tête.\u2014Revenue?fit Corinne.\u2014Qui donc, ajouta Renée.Madame leur lança un regard sévère.L\u2019homme continua : \u2014Elle est revenue.Elle n\u2019est plus folle.On se regarda.Monsieur Doux jeta un coup d\u2019oeil vers le cadre.\u2014Depuis hier, ma femme a quitté l\u2019asile d\u2019aliénés.Elle est rentrée chez moi.Les auditrices n\u2019osaient pas respirer.La patronne ragea intérieurement contre la fameuse mais un jour, j\u2019ai connu une fille que je ne veux pas oublier.La stupéfaction régnait.Qui aurait prévu tant de complications dans la vie de monsieur Doux?En tambourinant sur le bras de son fauteuil, le petit homme rassemblait ses idées.\u2014Je suis un honnête homme continua-t-il.Je ne veux pas de relations équivoques avec la demoiselle.Il me suffit de la voir, de l\u2019entendre parler.Comme 11 avait recommencé l\u2019examen de la peinture, la patronne demanda : \u2014Qu\u2019entendez-vous faire ?Il toussa.\u2014Ma femme veut quitter Montréal.Moi, je ne pourrais pas.petit homme que toutes estimaient.Corinne proposa que Gabrielle, trop jeune et trop jolie, ne fasse pas partie du contingent charitable.M.Doux ne fit pas d\u2019opposition.Il parla ensuite de cette jeune fille qu\u2019il aimait.Avec cet art particulier aux écrivains, il la peignit si bien que ces demoiselles eurent l\u2019impression de connaître parfaitement la flamme de leur client, de lui avoir déjà parlé.Gabrielle, comme pour cacher ses traits, baissa la tête davantage.L\u2019auteur de Cent rires à la minute continua d\u2019émouvoir ses auditrices, qui ne doutaient pas un moment de ses intentions pures.Il était près de trois heures \u201cPrenez-moi dans vos bras, dit-elle d\u2019une voix qui tremblait un 'peu.Serrez-moi fort, Embrassez-moi.\" -, mm MM ¦ - mmn mç./> WtÊÊÊB.¦>7 .T' ' r * fj's- ¦mÆ mm * ,\t.y .v*.m-x.peinture, cause de tant d\u2019inter-ruptions.\u2014Ça durait depuis huit ans, H n\u2019y a pas eu que du plaisir dans ma vie.Nous étions mariés depuis un mois à peine quand c\u2019est ai-rivé.Folle.Il s\u2019agit d\u2019une tare héréditaire dans sa famille.Je l\u2019ignorais au moment du mariage.Et quand même j\u2019aurais su.J\u2019aimais ma femme.assez pour ne pas voir les dangers.Les médecins m\u2019assurèrent qu\u2019une guérison complète ne tarderait pas.J\u2019en pris mon parti et j\u2019organi&ai ma vie en conséquence.Mais je n\u2019ai pas dit mon nom.Martin.Jules Martin.\u2014L\u2019auteur du programme de radio?\u2014Lui-même.Toutes le regardaient étonnées, surprises de constater que le fougueux programme Cent rires à la minute était produit par ce petit homme effacé.\u2014J\u2019ai choisi \"Chez Justin\u201d pour prendre mes repas.L\u2019atmosphère me plaisait.Et j\u2019ai attendu un an, deux ans.huit ans.J\u2019ai attendu avec confiance, patiemment.Vous connaissez, autant que moi, l\u2019horaire de mes occupations au cours des dernières années.Je dormais et je travaillais chez moi.Le' reste du temps, je le passais ici.La vie, sans Lucille, me semblait insipide et, chose curieuse, \u2022 je ne la voulais pas autrement.Je n\u2019ai pas cherché à trouver des joies, même permises.Souffrir avec elle, c\u2019était mon voeu.La vie serait plus belle après.Pendant sept ans, tout alla bien \u2014Quitter\tMontréal ?Pour- quoi ?\u2014Les gens se défient des malades mentaux, même guéris.Les amies de Lucille la fuient.On la regarde comme une bête curieuse.Aussi elle n\u2019a qu\u2019une idée eu tête : fuir la ville et gagner la campagne, trouver un petit coin caché.Je ne demanderais pas mieux, mais j\u2019ai connu l\u2019autre et je ne peux plus partir.Monsieur Doux eut l\u2019air de deviner la sympathie muette que lui témoignaient les quatre femmes.\u2014Je vous remercie, dit-il, très ému.Je savais que vous pourrie® me comprendre.Voici maintenant la grande raison de ces confidences.Il s\u2019agit de retenir ma femme à Montréal.Vous pourriez la fréquenter, lui rendre visite, l\u2019inviter chez vous, la présenter à des amis.Henriette, ma soeur unique, demeure bien loin.Nous n\u2019avons pas d\u2019autres parents.Refusez.et je vous garde toute mon estime quand même.Vous n\u2019êtes pas tenues de sacrifier vos rares loisirs parce qu\u2019un inconnu vous le demande.La protestation fut générale.Lui, un inconnu! Où trouver un homme qui inspirât plus de confiance que Monsieur Doux?Là patronne assura son meilleur client de l\u2019appui du personnel de \u201cChez Justin\u201d.A tour de rôle, on irait rendre visite à la recluse.On l\u2019obligerait à sortir, à voir des gens, à s\u2019intéresser à la vie mondaine et artistique.H ne fallait pas qu\u2019en quittant Montréal, elle brise le coeur du quand monsieur Doux quitta le restaurant, après avoir pronjis que sa femme y viendrait dîner le lendemain.Les premières relations,seraient alors établies.Quelques semaines passèdent.Madame Breton et les associés de sa tâche humanitaire ne négligeaient rien pour Intéresser madame Martin à la vie montréalaise.Au début, les insuccès ne manquèrent pas.Mais, \u201cChez Justin\u201d, le mot d\u2019ordre était s \"Essayons encore\u201d.Les efforts furent enfin récompensés.Certains soirs, monsieur Doux affirmait que ta femme pariait beaucoup moins d\u2019aller vivre à la campagne.La victoire se dessinait.On étudiait, à l\u2019occasion, de' nouveaux plans d\u2019atta-ue.Rien n\u2019était laissé au hasard ans cette lutte contre l\u2019adversité.Ce soir-là, monsieur Doux arriva de meilleure heure pour aon café.Même U souriait, et c\u2019était tout un événement.Mais Corinne lui apporta sa consommation et le sourire se figea aussitôt.\u2014Où est Gabrielle, bégaya-t-il.Malade?-^C\u2019est un secret.Monsieur.Mais à vous, je puis le dire.j\u2019imagine.Gaby a un amoureux.H enleva sa cravate et la mit dans sa poche d\u2019habit.Il des-serra son col.\u2014De la bière, Corinne.\u2014Comme vous êtes pâle tout à coup.¦\u2014Ce n\u2019est rien.Je voudrais vous voir toutes, après la fermeture.quelques instants.Il y a «tu nouveau.\u2014J\u2019en parlerai à la patronne.\u2014Gabrielle sera de retour, je suppose.\u2014Je le crois, Monsieur.C\u2019est sa première sortie.\u2014Bon.Apportez la bière.La serveuse raconta cette conversation avec monsieur Doux.La patronne fit ses suppositions.Quand la bière remplaçait le café,.les choses n\u2019allaient pas bien pour le petit homme.Ce soir-là, il but plus que d\u2019habitude, et, à minuit, ce n\u2019était plus le même.Ses yeux brillaient d\u2019un éclat inaccoutumé et ses traits,.durcis par la peine et la colère, le rendaient-.méconnaissable.Il dédaigna le fauteuil qu\u2019on lui offrit et, sans perdre un instant, il dit à Gabrielle : \u2014Tu m\u2019as trahi.Les vieilles demoiselles échangèrent des regards.Elles sa croyaient perspicaces et elles n\u2019avaient pas compris que le drame se déroulait sous leurs yeux.Gabrielle avait su ma-noeuvrer.' Les filles, Corinne surtout, éprouvaient la sensation d\u2019avoir été roulées.Dana la scène qui se préparait entre Gabrielle et monsieur Doux, leur sympathie allait au petit homme.\u2014Tu m\u2019a trahi, répéta-t-il, en élevant la voix.\u2014Je ne vous ai rien promis.\u2014Rien promis.rien promis.Tu me rendais mes regards, tu répondais à mes lettres.Donc tu acceptais l\u2019échange et ça valait les promesses parlée® ou écrites.\u2014Vous êtes injuste.Vous voudriez que je vous donne ma vie et que je laisse passer le bonheur?Qu\u2019offrez - vous en échange?Chaque soir, un regard tendre; chaque semaine, un bout de lettre_____ J\u2019exige da- vantage.Ce que vous ne pourriez donner, un autre me l\u2019a pr-omis.J\u2019ai cru vous aimer, mais je me trompais.En vous, j\u2019ai apprécié la souffrance contenue, la grandeur d\u2019âme, l\u2019honnête homme.L\u2019a\u2019mour, c\u2019est.autre chose.Je le comprends maintenant.Monsieur Doux s\u2019appuya contre le mur.Un peu comme un boxeur déclassé par un adversaire plus fort, il semblait se remettre d\u2019une terrible offensive.Mais il revint à la contre-attaque : \u2014Je ne te laisserai pas partir.Ma femme m\u2019a dit tantôt que nous resterions à Montréal.Ce n\u2019est pas maintenant que je vais reiouler.Gabrielle regarda autour d\u2019elle, cherchant le soutien de ses compagnes.Les visages lui étaient hostiles.Les femmes oublient parfois d\u2019être bonnes, surtout quand leur orgueil parle très haut.La jeune amoureuse semblait près des larmes.Elle s« mordit les lèvres.\u2014Je t\u2019aime plus que tout au monde, murmura-t-il avec ferveur.\u2014Vous ne m\u2019aimez pas, et si vous disiez vrai, ça ne pourrait quand même que finir très mal.Vous ne m\u2019aimez pas et je val» vous le prouver.Elle s\u2019approcha de lui jusqu\u2019à ce que leurs poitrines se touchent.\u2014Prenez-moi dans vos bras, dit-elle d\u2019une voix qui tremblait un peu.Serrez-moi fort.Embrassez-moi.D\u2019honnêtes demoiselles comme Corinne et la patronne se surprenaient à espérer de l\u2019homme une faible résistance.Elles n\u2019auraient pu dire pour quelle raison, Pour confondre Gaby, peut-être.Ou, parce que l\u2019amour ne lem avait pas choyées, elles éprouvaient, à le sentir rôder, un peu d\u2019émoi,.des battements de coeur,.un rien et pourtant.quelque chose.Monsieur Doux ouvrit les bras, mais, au même instant, il recula, \u2022\u2014Va-t\u2019en, gronda-t-il.\u2014Gaby, tu deviens folle, affirma la patronne.\u2014Au contraire! Si monsieur m\u2019aimait vraiment, il ne résisterait pas au désir de m\u2019embrasser et de me tenir co-ntre lui.Je ne veux pas d\u2019un amour imaginaire et platonique.\u2014C\u2019est bon.J\u2019ai dit de t\u2019en aller.Mais dès qu\u2019elle eut refermé la porte, il voulait la voir revenir.H pleura, écrasé dans un (Suite à la page 26) 22 22 février 1951 Photo - Journal 19 JEAN VAHAAJVF ,, \u2014'-: vv g .-;r ^ - ^ - -Vv-V.PENDANT QUE JEAN GROUPE LES CHEVAUX NÉCESSAIRES À LA FUITE, POOG ARRIVE AVEC SES HOMMES.JEAN LANCE LES CHEVAUX À L'ATTAQUE.HA, HA, GOOGIE GRAHAM, JE NE L'A! PAS.CHERCHEZ TANT QUE VOUS VOUDREZ.VITE, ILS SE ARRÊTEZ.NE BOUGEZ PAS OU NOUS TIRONS.POOG, OU EST GOOGIE GRAHAM QUE VOUS GARDEZ COMME RANÇON?SON PÈRE NOUS ENVOIE LA CHERCHER ** SAUVENT.' COURONS.HA.HA.VJ mm a M LVWfe'.ENTRE TEMPS.JE NE LE SAIS PAS PLUS QUE VOUS.CE QUE JE SAIS, C'EST QUE NOUS FUYONS POOG ET SA BANDE.C'EST NOTRE SÉCURITÉ, DU MOINS POUR LE MOMENT.JEAN, OO ALLONS-NOUS ?m i i ir #/W'1 mmtm ¦f NOUS «Wk sommes PRIS.OH, PAPA, ENFIN, JE REVIENS.GOOGIE, MA PETITE CHÉRIE.a \u2019T' »-, * ' \u2022 È r- K m i A SUIVRE [ 20 fc_r: Photo - Journal 12 février 1951 H\tI Les aventures d'un petit chat rouge \u2022f Conte inédit, par Jacqueline Mabit Le coin des curieux^- Hélène Boucher, as de Variation Au terrain d'Orly, le 4 juillet 1930, le moniteur Le Folcavez donnait le baptême de l'air à une jeune fille de vingt-deux ans.L'expression sérieuse et fermée, Hélène Boucher le remercia et s\u2019éloigna, ayant découvert sa vocation : elle serait aviatrice I Gagner ses parents à son projet ne fut pas chose facile, mais çlle y réussit.D'ailleurs, on savait que lorsqu'Hélène voulait quelque chose, elle le voulait bien.Puis elle mit son argent de côté pour passer l'examen de pilote: six mille francs d'avant-guerre.Dix mois se passèrent au cours desquels elle n'avait volé que cinq fois.Un jour, Henri Farbos, industriel landais épris d'aviation, voulut fonder un aéro-club dans son pays.ll apprit à Hélène que son club avait l'intention d'accorder une prime à la première femme qui y obtiendrait son brevet de pilote, ce qui ramenait le prix de l'apprentissage et de l'examen à quatre mille cinq cents, somme que notre héroïne possédait.Le 18 mars 1931, elle partait donc pour Mont-de-Marsan.Sous la direction de Liaudet, elle commença son métier de pilote, et ce ne fut pas toujours sans repos! Le 15 juin 1931, Hélène Boucher décollait seule pour la première fois et, le 21 juin, elle recevait son brevet de pilote.De retour à Paris, elle parvint, à force d'économies et de sacrifices, à s'acheter un petit avion d'occasion.D'abord, elle dut être pilote de transport public.C'était assez mal rémunéré.C'est alors qu'elle décida de faire de l'acrobatie et de tenter le grand raid.Pour cela, elle acheta un \"Avro\" d'occasion qu'elle alla chercher au delà de la Manche: sa première traversée de la mer.A sa première course Cannes-Deauville, panne grave: l'Avro mis hors d'usage, Hélène échappe à la mort grâce à son sang-froid.L'appareil renvoyé en Angleterre est réparé et réexpédié en France dvec une lourde facture.Pour se libérer de cette dette, Hélène employa l'Avro pour faire de la publicité à la foire de Paris.Lm 13 février 1933, essai de liaison rapide vers Madagascar: froid, altitude, panne dans un patelin isolé, vent de sable, etc.Pourtant, le 29 avril suivant, Hélène venait se reposer sur la plaine du Bourget.Aux \"douze heures d'Angers\", sa perfomance lui assure tout d'un coup la gloire.Puis ce fut le record du monde d'altitude féminin pour avions légers, etc.Hélas! le 30 novembre 1934, un stupide accident écrasa \"la Rafale\", qu'elle pilotait, entraînant sa mort.Elle n'était âgée que de 26 ans.Il était une fois une chatte ordinaire appartenant à une petite fille ordinaire.Jusque-là, rien de bien particulier.Où commence l'originalité, c'est quand la chatte donna naissance à six chatons.L'événement eut lieu dans un chariot de paille qui servait de lit aux deux poupées de la petite fille.Cinq chatons étaient gris, le sixième était rougel Comme la coutume est, sur cette terre, de ne pas garder tous les chats qui naissent, on noya les chatons gris.La petite pleura, la chatte miaula, mais le papa fut inflexible.Seul le chaton rouge vécut.On l'appela Rouge-Poil.Ce nom lui plut, car il répondait à l'appel.Rouge-Poil but beaucoup de lait, joua avec les autres voisins \u2014 à chat naturellement \u2014 et ne tarda point à grandir.Quand il était allongé sur la pelouse, il avait l'air d'un beau coussin de velours.Quand il dormait sur le chaume de la véranda et que le soleil couchant l'éclairait, on aurait dit un commencement d'incendie sur la paille.Toutes les nuits, Rouge-Poil se promenait au clair de lune.D'habitude, il n'y avait pas un chat \u2014 sauf lui.Mais une nuit, il rencontra un chat blanc.Il y a un proverbe qui dit que la nuit tous les chats sont gris.C'est faux quand il fait clair de lune.Cette nuit-là, Rouge-Poil demeurait rouge.Le chat blanc était blanc comme la lune.Tout d'abord Rouge-Poil eut peur.Avait-il affaire à un fantôme?De son côté, le chat blanc poussa un cri de frayeur croyant qu'il avait devant lui le diable-chat.Nos deux peureux miaulaient à l'envi et faisaient gros dos.Leur ombre double sur le mur dessinait un chameaul Le blanc parla le premier: * \u2014Pourquoi as-tu le poil rouge?On dirait la cape du diable! \u2022\u2014Pourquoi tol-méme es-tu si blanc?On dirait une boule de nei-gel \u2014Je suis blanc comme mes frères.Mais toi, est-ce que tu as des frères rouges?\u2014Des frères rouges?Rouge-Poll réfléchit profondément et répondit: \u2014Il est vrai que je n'ai jamais vu mes frères rouges.Maman m'a dit qu'ils étaient disparus tout petits.\u2014Disparus?Oui, dans l'étangl Cette pratique de nous noyer en bas âge est atroce.Moi, quand j'aurai des petits, j'irai les cacher dans ies boit, afin que les hommes ne les voient pas.\u2014Tu es donc chatte?demanda Rouge-Poil en s'approchant doucement.Voudrais-tu te marier avec moi?Je suis rouge, il est vrai, mais j'ai bonnes griffes, bon oeil.A bon chat, bon ratl Je monterai la garde autour de toi.Nul ne nous attaquera, car je suis fort.Tu verras, nous ne vivrons pas comme chien et chat: la paix sera chez nous.C'est ainsi que la chatte blanche et Rouge-Poil se fiancèrent au clair de lune.Rouge-Poil attrapait autant de souris qu'il voulait.Il n'avait qu'à s'envelopper dans un vieux journal au grenier à l'heure du patron-minet.Alors la gent souris allait s'attaquer à ce qu'elle croyait être un bon morceau de viande saignante.Il en attrapait tant et tant qu'il songea à ouvrir un commerce de boucherie.Il fallait voir la chatte blanche tenir propre la boutique et sourire à la caisse en rendant la monnaie! Elle avait une bonne parole pour chaque client.Rouge-Poil suspendait ses souris et ses rats à un long bâton.Ils avaient une telle entente du commerce qu'ils avaient écrit pour attirer les chats: \"Rat goût de mouton\".Ainsi Rouge-Poil et sa chatte firent fortune.Que voulez-vous que deux chats imaginent pour dépenser leur argent?\u2014Je suis curieux, dit Rouge-Poil.Je veux connaître les autres.Voyageonsl Allons en Perse voir si les chats y sont si beaux.-\u2014Peuh! fit Blancheton, ce sont gens à poil ras comme des sourisl \u2014Je veux voir quand même.Et surtout je veux savoir si je suis le seul chat rouge de la terre.Ils partirent donc pour l'Orient.Ils se payèrent les plus beaux hôtels, ils dormirent dans des lits faits de coussins.Voulaient-ils aller très vite?ils prenaient Tavion.Ils virent quantité de chats de toutes les couleurs, excepté des chate rouges.Alors Rouge-Poil devint orgueilleux.Il se mit dans la tête de faire du cinéma en couleur, afin que son pelage resplendisse sur des écrans immenses, dans les plus grandes villes du monde; afin que les foules l'admirent; afin que les hommes se réconcilient avec le monde des chats.Il devint une grande vedette, avec loge et mou présenté sur plateau, avec collier et grelots de diamants, avec train spécial et panier particulier pour voyager.Comme il miaulait juste, on utilisa sa voix.Il reçut des gerbes de fleurs, des cartes de visites de gens célèbres.Des journalistes l'interviewèrent.Mais, à la fin, la fatigue lui fit perdre son poil rouge.Il mourut.Blancheton, veuve et écoeurée du bruit de la gloire, avait regagné son village et les bon, où elle venait d'avoir six chatons roses.Afin que les jolis petits phénomènes ne connaissent jamais la tentation de voyager et de s'exhiber, et comme chat échaudé craint l'eau froide, elle leur mangea à chacun une patte.Si vous rencontrez dans un bois des petits chats roses à trois pattes, ce sont les fils de Blancheton et du célèbre Rouge-Poil.Jonglez avec les chiffres Demandez qu\u2019on vous donne Immédiatement le carré de 111,111,111 (cent onze millions cent onze mille cent onze).\t, Cela paraît difficile, mais la réponse peut être trouvée sans le moindre calcul.Voici la règle facile et amusante: dès qu\u2019il faut multiplier par lui-même un nombre composé de chiffres 1, il suffit d\u2019écrire le nombre de chiffres (nombre qui doit être inférieur à 10) et de le placer à gauche et à droite de la suite naturelle décroissante des chiffres moindres que lui.Exemple: Vous voulez multiplier 11,111\tpar lui-même.Le nombre des chiffres est de cinq.Ecrivez 5.A sa gauche et à sa droite, flanquez ce chiffre de la suite des chiffres moindres que lui, c\u2019est-à-dire 4, 3, 2 et 1.Ce qui donne: 123,454,321.On peut même dresser le tableau suivant: 1.111\tx 1,111 = 1,234.321.111 x 111 = 12,321.11 x 11 \u2022¦= 121.1x1 = 1.Etc., etc., et enfin, voici le résultat demandé: 111.111.111\tx 111,111,111 =\t12,345,678,987,654,321.Ce qui est vriament un nombre astronomique ! -\u2014.\u2014 - Bretagne et Grande-Bretagne Pourquoi .l\u2019Angleterre, le Pays de Galles et l\u2019Ecosse portent le nom de Grande-Bretagne?En réalité, il faudrait plutôt se demander comment le nom de Bretagne, en latin Britannia, a été appliqué à l\u2019antique Armorique.Celle-ci était peuplée primitivement de Celtes, et c\u2019est donc auprès de leurs frères que des tribus celtes de Grande-Bretagne cherchèrent refuge, après le départ des Romains, aux Ve et Vie siècles, lors des invasions des Saxons.- - , Maman.\u2014 Fais donc attention, Jeanne, tu écosses maL tes petits pois, tu en laisses tomber la moitié par terre.Jeanne.\u2014 C\u2019est pas ma faute ! Quand J\u2019ouvre leur petite cabine, Us sautent de joie.De Crewe Une histoire de chien qui se passe e.i Angleterre.Midge, le brave \u201ctoutou\u201d de Mme Rose Heavey avait eu une patte coupée dans un accident de circulation et depuis se traînait difficilement sur trois pattes.Pitoyable, sa maîtresse chercha à améliorer son sort en demandant à un habile orthopédiste d\u2019essayer de faire pour lui une \u201cpatte de bois\u201d.Aussitôt dit, aussitôt fait.On dota Midge, stupéfait, d\u2019un faux membre recouvert de poils, dont il se trouva fort bien.Et aujourd\u2019hui, il peut gambader avec les autres chiens du voisinage- ->» \u2018- Un jeu de paMence Prenez six allumettes ou six bâtonnets d\u2019égale longueur, ou encore six crayons.Essayez de le* placer de façon que chaque allumette touche toutes les autres.L\u2019énoncé est simple.La solution aussi, mais il faut la trouver.ËËÊM: mm \u2022 'Îî'^-v §WBêë PLUS DE SAVON DANS LES YEUX! \u2014 Maman, j* veux bien qu\u2019on me lave la tête,' mais je n\u2019aime pas la vilaine mousse de savon qui me pique les yeux.Un* couronne ajustable en \u201cvi~ nylite\u201d et voici bébé heureux : il ne craindra plu* de recevoir de Veau savonneuse dans les yeux.m-mlk fV 'H:A EK *Vv'.y& - ' ¦: Rouge-Poil devint une grande vedette.\u2022 y gg| \u2022 j-;-! : «pi ¦- ¦mÊ&î SAV |Sp ¦ rr ¦Nsr ÜIS 22 février 195! 21 Phoio - Journal, Ombres par Henri POULIN clartés Toute croissance est douloureuse.Si la- semence qu\u2019ou jette en terre pouvait ressentir le .procédé lent par lequel elle meurt pour renaître et porter fruit, l\u2019énergie qu\u2019elle dépense pour arracher au so! qui l'entoure les sucs nécessaires à sa transformation, l\u2019effort qu'elle donne pour percer la terre et chercher au soleil la chaleur qui permet sa transformation, toute la nature ne serait qu\u2019un hurlement \u2022de douleur.Seul l\u2019étre humain peut comprendre la souffrance et l\u2019effort qu\u2019implique la croissance, et même cet être ne sent que confusément l\u2019arrachement de chaque période.Mais sans eu analyser les détails, il éprouve un vague mais certain malaise à plonger dans l\u2019Inconnu de l\u2019avenir.Plus un être aura connu de sécurité, de solidité, d\u2019immuabilité dans son entourage, plus l\u2019avenir lui paraîtra incertain, aléatoire, effrayant.H faut pourtant l\u2019envisager avec courage et s\u2019y avancer résolument, sous peine de périr ou de pourrir dans le atatu quo.Voici la lettre d\u2019une jeune campagnarde, bouleversée par ce conflit entre l\u2019avenir qui l\u2019appelle et lui fait envie, et le passé qui la retient \u2022t la rassure.Cher Winsieiir Poulin, Vous srmhhz si bien comprendre les gens qui vous écrivent que je vinw à mon tour vous exposer mou problème.Est-ce qu\u2019il faut absolument souffrir pour aimer et être aimée?Je ne sais plus où donner de la tâte.Je suis fréquentée par un jeune homme de 25 ans.J\u2019en ai 20.Ma is je ne sais pas s\u2019il m\u2019aime.Croyez-vous qu\u2019un jeune homme qui n'a que de l\u2019amitié pour vne jeune fille ferait 25 milles chaque dimanche pour la voir, et qu\u2019à toutes les deux semaines, il referait encore ces 25 milles pour la conduire au théâtre et la reconduire à la maison?Nous restons dans une paroisse éloignée, c'est dire que nous n\u2019avons d\u2019autre divertissement que de nettoyer la maison.Je suis l\u2019aînée d\u2019une famille de 15 enfants.Un jour, pour empêcher ma mère de disputer, jc'dui avais dit de ne plus revenir, en lui promettant de lui donner mes raisons par écrit.Lorsque je lui ai écrit par la suite, je lui ai dit que je voulais sortir sérieusement, en soulignant le mot sérieusement.Il est revenu aussitôt et m\u2019a dit qu\u2019il avait aimé le mot souligné.Mais depuis ce temps-là, je Ji\u2019ai jamais pu le voir seul, car nous sortons toujours en groupe.Pour faire de bonnes fréquentations, faut-il toujours sortir en groupe?La question qui m\u2019inquiète un peu, c\u2019est qu\u2019il boit parfois un peu.trop.Il conduisait un taxi, mais il a changé pour se faire camionneur.Il a deux camions.Il dit que depuis qu\u2019il me connaît, il boit beaucoup moins.Croyez-vous que je devrais lui demander l\u2019abstinence totale, ou simplement le.modérer.Moi, je suis J canne-d\u2019 Arc.Il m'a donné une montre-bracelet aux Fêtes et un néces- Carve/taie' CujuicU Vé/icl&u&è % saire de toilette à mon anniversaire.C\u2018 oyez-vous qu\u2019il ferait ça s\u2019il ne m\u2019aimait pas?Dois-je avoir avec lui une explication franche ou attendre qu\u2019il me parle, de lui-même?Il faut absolument qne je sache à quoi m\u2019en tenir.Nous ne nous sommes jamais disputés, et il fait toujours tout ce que je lui dis.Quand pourrais-je lui demander s\u2019il a des économies et combien il fait .le salaire?Je vous ai tellement posé de questions que je ne sais plus si vous allez me comprendre.C\u2019est que j\u2019écris ma lettre entre mon ouvrage.J\u2019attends vos conseils avec impatience, car je manque d\u2019affection et j\u2019.aimcrais tant que ce soit lui qui me la donne.A.B.C.de F.G.D\u2019après votre lettre, fort abrégée pour publication, vous aimez profondément ce jeune homme, vous vous languissez d\u2019envie de le lui dire, et de l\u2019entendre vous le dire aussi.Vous aspirez de tout votre être à fonder avec lui un foyer, et vous divertir à astiquer votre propre maison, plutôt que celle de vos parents.Mais il ne parle pas, et vous cherchez dans ses gestes le sens des mots que vous voulez entendre, mais qu\u2019il se refuse de prononcer.Vous vous inquiétez de lui, de ses sorties en semaine, de ses abus d\u2019alcool, de ses moyens de vous faire vivre.Si vous lui inspirez seulement une fraction du sentiment qui vous anime, je crois que vous vous engagez dans la route du véritable bonheur.Ce jeune homme de 25 ans, possesseur de deux camions, ancien chauffeur de taxi, qui parcourt chaque dimanche les vingt-cinq milles qui vous séparent ne doit pas se laisser mouvoir seulement par le désir de voir du pays.S\u2019il se rend chez vous, si loin et si souvent, c\u2019est que vous l\u2019intéressez vraiment.S\u2019il vous conduit deux fois par mois au théâtre, c\u2019est qu\u2019il trouve du plaisir dans votre compagnie, et une grande satisfaction à vous plaire.S\u2019il vous comble de montre-bracelet et de nécessaire de toilette, c\u2019est qu\u2019il vous manifeste à sa façon un sentiment qui existe.Quels mots voulez-vous donc qu\u2019il vous dise?Ses gestes répétés ne vous suffisent-ils pas ?Préféreriez-vous qu\u2019il vous conte fleurette du bout des lèvres, sans y mettre, comme il le fait évidemment, son coeur, son temps et sa bourse?Il vous a dit, aussi clairement qu\u2019on peut le désirer, qu\u2019il voulait sortir avec vous sérieusement.Votre ami me fait l\u2019effet d\u2019un homme qui parle peu.Ne cherchez pas à le changer, et lorsqu\u2019il vous manifeste un sentiment, tenez-vous-le pour dit.N\u2019attendez pas de lui qu\u2019il se répète tous les jours, ce n\u2019est évidemment pas dans son caractère.Vous pourrez, en l\u2019épousant, modifier ses moeurs, vous ne changerez pas son caractère.Habituez-vous dès aujourd\u2019hui à le comprendre à demi-mot, à interpréter ses gestes sans qu\u2019il vous les explique.Vous dites qu\u2019il boit, et cela vous inquiète.S\u2019il était un ivrogne invétéré, il faudrait vous en séparer bien vite.Mais je doute qu\u2019il en soit là, à 25 uns, et lancé en afaires comme il semble l\u2019être.Vous auriez raison \"de le modérer, car s\u2019il conduit ses camions en état d\u2019ébriété, c\u2019est un danger très grand qu\u2019il court.L\u2019alcool et la gasoline ne se mélangent pas impunément.Mais c\u2019est à lui de prendre cette décision.Vous pouvez en discuter avec lui, mais soyez satisfaite de la modération, pour le moment, à moins que de lui-même il envisage l\u2019abstinence totale.\t, Pour ce qui est de ses écono-mies_ et de son salaire, il vous le dira s\u2019il le juge à propos.Ce n\u2019est pas à vous de vous enquérir trop tôt, ni de manifester un côté vénal, qui vous sied mal d\u2019ailleurs.Vos fréquentations se font, dites-vous, au milieu d\u2019un groupe.Ce n\u2019est pas mauvais.Vous apprendrez mieux à le connaître en groupe que seul.Et sa conduite devant vos camarades vous inspire de l\u2019amour.Vous pouvez donc compter que sa conduite dans l\u2019intimité revêtira le même caractère.Mais je crois qu\u2019il serait temps de vous entendre avec lui sur le degré de sérieux de vos fréquentations.Vous pourriez, avec un peu de tact, vous ménager quel- ?ues instants en tête-à-tête, et ormuler quelques projets.Où habiterez-vous?Est-il temps de commencer un trousseau?D\u2019acheter des meubles?Vous pourriez peut-être lui proposer, au lieu de vous acheter des cadeaux aussi dispendieux que des montres ou des nécessaires de toilette, de choisir ensemble un meuble de votre future maison, et de le retenir chez, le fournisseur, pour le moment où vous en aurez besoin.Vous avez vingt ans, vous êtes rompue à tous les soins domestiques, habituée aux enfants, puisque vous êtes l\u2019aînée de quinze, et vous vous divertissez aux soins de ménage.De son côté, il a deux camions, il vous fréquente assidûment, part de très loin et vous comble de cadeaux dispendieux.Il y a là, de part et d\u2019autres, tous les éléments nécessaires à un foyer nouveau.Il vous faudra de la prudence, sans doute, pour y arriver.Mais il vous faut surtout le courage d\u2019envisager la vie, d\u2019aller résolument de l\u2019avant et de demander à l\u2019existence ce que vous en attendez.Allez-y carrément, sans hésitation et sans arrière-pensée.L\u2019audace fait souvent naître la chance.Cher monsieur Poulin, Je vous félicite de la manière personnelle de votre chronique.'Elle plaît à plusieurs, j\u2019en suis certaine.Mariée depuis 20 ans passés, je lisais dernièrement que les Américains divorcent et se remarient.Croyez-vous que cela soit- l\u2019amour véritable?A mon avis, je trouve que plus on aime, plus il faut faire de sa-tyrifices.De nos jours, tout le monde veut tout avoir, même le bien d\u2019autrui.Cela est mon point de vue seulement, bien modeste, car ce n\u2019est pas seulement une.mère, mais une grand\u2019mère qui vous écrit.Je souhaite à toutes ccs femmes courageuses le bonheur en leurs enfants.La vieille Jeannette Je vous remercie de vos bonnes paroles pour la chronique, mais surtout pour les voeux que vous formulez à l\u2019adresse des correspondantes d\u2019Ombres et Clartés.Le divorce, en efifet, est devenu une plaie de la civilisation américaine, et ses-ravages se feront sentir sur les générations à venir.Mais il ne faut pas croire que tous les Américains soient mauvais, oarce qu\u2019un bon nombre divorcent.Leurs lois leur permettent de changer la compagne de leur vie, dans certaines circonstances.Mais les mauvais effets de cotte licence nous montrent ses dangers.Ils ne sont pas nouveaux d\u2019ailleurs, puisque l\u2019Ancien Testatement nous en donne des exemples.Les sacrifices dont vous parlez, comme mobilier spirituel de la vie en ménage, sont -m somme l\u2019échange de bous pro- Le coin du poète.Comme un murmure de la mer Au fond d\u2019un coquillage Je n\u2019entendrai jamais cet air Sans ouïr ton ramage Et lorsque la nuit tombera Je fermerai les yeux Pour mieux saisir ce libéra De jours qui furent heureux La pluie qui tombe ù la fenêtre Sonne le glas des amants.Un vaste chagrin nous pénètre; Us souffrent tant, ces coeurs d'enfants.La pluie martèle la fenêtre.C\u2019est le chagrin du monde entier Marqué des larmes que chaque être Doit dans ra vie déverser.La pluie qui pleure à la fenêtre Est comme mes larmes à moi: Tristes, niais douces aussi vent-être Puisqu\u2019elles me viennent de loi L'étoile de la nuit Est celle de l\u2019aurore; La première qui luit, La dernière s\u2019endort.Et dans ses premiers feux Je deviné que tu me regardes.¦f\u2019y retrouve tes beaux yeux Et ta prière qui me garde.cédés, qui est à la base de toutes les relations humaines.On y retrouve le plus souvent ce qu\u2019on y met.C\u2019est sans doute la somme de vos sacrifices de jeunesse et d\u2019âge mûr qui vous donne, aujour- d\u2019hui, sous vos cheveux blancs, \u2022\u2019allègre point de vue que vous ¦\u2019ommuniquez dans votre lettre.Que votre exemple, grand\u2019mère, serve d'encouragement aux jeunesses d\u2019aujourd'hui.\"Aquamarine Mist\" une loi ion pour vos jolies mains Une révélation c'est la découverte du jour dans le domaine des produits de beauté .non seulement elle rend vos mains lisses et douces mais elle assure un délicat parfum qui vous charmera .Faites-en usage sans mesquiner vous en serez d'autant plus ravie.Employer la lotion AQUAMARINE une fois ., c'est l'adopter pour toujours.2.50 et 3.75 ATTENTION SPECIALE AUX COMMANDES POSTALCS Pharmacies -CéçfCT 1551 est, Sto-Cothcrinc \u2014 FR.1156 II' 1870 est, rue Ontario \u2014 AM.8890 4785 est, Stc-Catherinc - CL.3661\t11',\t3883 est, rue Ontario \u2014 CH.1194 22 Photo-Journal 22 février 1951] BeRlUrOnS Û4PL X JE FERAIS MIEUX DE PELLETER AVANT QUE ÇA DURCISSE ! REGARDE DEHORS! Il A NEIGÉ TOUTE LA NUIT ! D & drôle I 1 NOUS FERONS ÇA TOUS ENSEMBLE APRÈS DÉJEUNER.JE PUIS PELLETER TOUT LE TROTTOIR AVANT QUE LE DÉJEUNER SOIT PRÊT ! TRÈS BIEN, ON T'AURA AVERTI.TU N'ES PLUS UN JEUNE HOMME! TU PENSES! \"1 JE NE VEUX PAS! C'EST L'OUVRAGE D'UN HOMME! TU VAS T'EREINTER PAPA I ?^ ¦ i .\u2022ôi.-.v;;:-: A LES ENTENDRE, ON DIRAIT QUE JE SUIS RUINÉ.CETTE NEIGE NE PÈSE RIEN ! PRESQUE QUARANTE.IL N'AIME PAS TROP PENSER! JE N'AI PAS BESOIN DE LEUR AIDE! ON A BESOIN D'EXERCICE POUR AIGUISER SON APPÉTIT ! MAMAN QUEL ÂGE A PAPA?MB HH ( mÆ : Cnpr I^Sl.Fiekl Knicrpnpc*.li* - mâêM \\ V -v.' IkMtfi { ¦ y - -V ¦V \u2019?y/ i H 0M mm mykmM ÆtMM ¦\t-/v-'vL-.\tp V.-'\u2022\u2019SS ,V'.- Ï-: issssm Couchée dans l\u2019herbe, au bord de Veau, Josette se mit à songer à l\u2019étrange attitude de Robert à son égard.\"Les autres ont ri.Eloi a dit à son tour: Ah! quelle différence avec la petite des Tourelles qui vous salue si gentiment! \u201cAllons Robert, ce n\u2019est pas sérieux.Une telle patronne à la scierie?Elle n\u2019a dès maintenant, ni la sympathie ni l\u2019estime du personnel.Que serait-ce après?Il s\u2019anima de nouveau, croisa les bras:\tv \"Et puis enfin ce n\u2019est pas une vraie jeune fille.Elle a Tair d\u2019une femme de.oui, bref, tu me comprends.J\u2019admettrais à la rigueur que tu refuses Josette mais je n\u2019admettrai jamais que tu acceptes cette fille-là! Robert, le front têtu, répondit: \u2014Père, je l\u2019aime et je n\u2019épouserai qu\u2019elle.\u2014Tu l\u2019aimes! Veux-tu que je te dise, c\u2019est sa beauté qui t\u2019a ensorcelé car, cela je te l\u2019accorde, c\u2019est une belle créature; ipais elle manque de charme, comme le dit mon ouvrier, elle est hautaine, orgueilleuse.Et, mon cher ami, je me demande où tu prendras de l\u2019argent pour payer ses notes de couturière, de modiste, de bijoutier.Il paraît que la mère elle-même doit sans cesse lutter contre les goûts dispendieux de cette jeune personne.J1 te sera Impossible de lui donner le luxe qu\u2019elle exige; alors, l\u2019union ne régnera pas longtemps entre vous; ces femmes coquettes sont de terribles despotes.Robert sourit.Il pensa aux persistants espoirs d\u2019Edith quant à l\u2019héritage -de l\u2019oncle Siméon.\u2014Qui sait, dit-II, croyant dérider son père, la fortune nous dans nos familles bourgeoises.Il nous faut des maîtresses de maison, des êt/res raisonnables comme ta mère, comme cette petite Josette qui n\u2019a pas honte de mettre la main à la pâte, ne traîne pas les champs ou les rues du matin au soir et sait être charmante avec des robes d\u2019un prix abordable.Robert voulut dire: \u2014Père, laissez-moi.\u2014Non ! tonna le bonhomme, je ne te laisserai pas épouser \"une rien du tout\u201d, une poupée qui te grugera, te rendra malheureux et nous aussi par la même occasion.11 avait frappé du poing la table mais il s\u2019adoucit brusquement: \u2014Pense, mon enfant, que nous n\u2019avons que toi ; ton malheur ferait le nôtre.Des larmes montèrent aux yeux de Robert.\u2014Brisons là, dit-il, vous réfléchirez.Mère d\u2019ailleurs, me coin-prendra peut-être mieux que vous.Il se leva, fit un mouvement comme pour tendre la main à son père, mais se détourna et, n\u2019étant pas retenu, prit la porte.Un dernier sursaut.Le bonhomme cria pendant que son fils traversait le hall, désert maintenant : ¦\u2014Et puis d\u2019ailleurs, en général, cos femmes-là sont des égoïstes.Elles n\u2019ont pas de coeur ! Pas de coeur, entends-tu ?Robert entendit et ses épaules fléchirent, son front se courba.Parmi toutes les paroles violentes ou persuasives qu\u2019avait prononcées son père, celles-là seulement le troublaient.veux de la moire bleu pâle pour le dîner de fiançailles, du satin rose chair pour le jour du contrat et ma robe de mariée sera de peau d\u2019ange à longue traîne.Robert était au supplice.\u2014'Bien sûr, dit-il, je parlerai prochainement à mon père.Oh ! vous savez, il faut nous attendre à quelques difficultés.Elle se redressa, hautaine : \u2014Des difficultés ?Pourquoi ?D'où pourraient-elles venir?Est-ce que, par hasard, vos parents auraient, quant à mes toilettes et à ma façon de vivre, des préjugés de villageois ?Il voulut la rassurer.Elle eut un rire sarcastique, se toucha le front de son index à l\u2019ongle carminé.\u2014Ah ! J\u2019y suis ! On voudra peut-être vous faire épouser la petite Josette, c\u2019est cela que voys craignez, ne dites pas non.Mon pauvre Robert ! Elle railla ! \u2014Madame fera ses robes elle-même.Elle aura beaucoup d\u2019enfants; lessive, pot-au-feu, ravaudage.Oh ! la belle vie, mon ami ! Robert était furieux.Il en voulait tout à la fois à Edith, à ses parents, à Josette, et, chose bizarre, cette colère affermit sa résolution.\u2014Ne raillez plus, dit-il, presque menaçant en saisissant le poignet de la Jeune fille.J\u2019estime Josette, oui, et elle a mon amitié, mais vous êtes la plus belle, vous avez mon amour et Je vous épouserai.malgré tout.Lorsqu* Robert, .rentré aux Tourelles, pénétra dans la salle à manger, ses parents s'y trouvaient seuls et il était évident qu\u2019ils venaient de discuter.\u2014Maman sera-t-elle noire alliée?se demanda-t-il.~ Hélas ! Au moment où Josette allait paraître, Mme Debiard s\u2019approcha de son fils et, lui caressant les cheveux, lui dit tout bas : \u2014Tu es un nigaud et ton père a raison.En t\u2019obstinant, tu passeras à côté du bonheur.Ce soir-là,-Robert trouva le potage trop chaud, les côtelettes trop cuites, les pois \u201ccomme des cailloux\u201d et la crème \"infecte\u201d.Jetant sa serviette, il alla s\u2019enfermer dans la vieille tour en faisant claquer la porte vermoulue et Josette qui vint prendre la frais sous les tilleuls eut beau lever le nez ! Elle ne distingua, dans l'ombre, que le point rougeoyant d'une cigarette.CHAPITRE XI Couchée dans Therbe, au bord de l\u2019eau, Josette regardait la fiévreuse agitation d'une colonia de fourmis.Elle venait là, depuis plusieurs jours, toute seule, parce que Robert était d\u2019une humeur de dogue et qu\u2019elle n\u2019osait pas même le regarder lorsqu\u2019il sortait.Les mille petites vies cachées dans les herbes ou dans les eaux lui faisaient oublier sa peine un moment.Elle suivait des yeux un faucheux aux longues pattes grêles escaladant une tige de graminée, taquinait d\u2019un fétu la grosse sauterelle verte, tassée sur ses cuisses charnues, retenait son souffle pour ne pas troubler le repos,d\u2019une grenouille tachetée accroupie sur une feuille de nénuphar; et puis soudain elle sa renversait sur le dos, regardait la ciel et rêvait pendant des heures, en mâchonnant un brin d\u2019herbe.\u2014Est-ce que Robert la détestait ?Elle se posait chaque jour l\u2019obsédante question et, sentant des larmes xiiquer ses yeux, elle cherchait toutes les raisons d\u2019être rassurée : Après son sauvetage il avait dit en apprenant les angoisse» de la jeune fille : \u2014Chère Josette ! Et ce n\u2019étaient point là parole» banales de remerciements: son regard était affectueux, presque tendre.D\u2019ailleurs, elle ne l\u2019importunait pas, s\u2019effaçant lorsqu\u2019elle le voyait triste ou morose, s\u2019efforçant à détourner la conversation lorsqu\u2019à table M.Debiard tentait d'aborder le terrain brûlant.Il ne pouvait non plus l'accuser de coquetterie.Naturellement simple, elle se surveillait saq» cesse, évitait d\u2019attirer l'attention sur elle, acceptant sans minauderies de se mettre au piano lorsqu\u2019on l\u2019en priait.Non, Robert ne la détestait pas, mais son humeur se ressentait des difficultés rencontrées: Aucun allié ! Mme, Debiard se laisserait fléchir, niais le \"patron\u201d était irréductible.Quant à l'oncla Siméon qui ignorait encore les projets de Robert, il était facile de deviner son avis.N'avait-Il pas, huit jours plus tôt, qualifié de ^\u2018fille carnavalesque\u201d la demoiselle de la Villa des Violettes, rencontrée près du pavillon ?Et voilà, dit Josette à haute voix en se retournant à plat ventre, tout le monde aux Tourelles est malheureux et moi plus que quiconque.Me sacrifier ?Partir ?On m\u2019en empêcherait car Parrain, je le sens voudrait voir Robert m'épouser.Et puis comme il ne s\u2019agit pas d'une simple préférence, comme il semble vraiment détester cette demoiselle Edith ! Mon déipart ne changerait \"rien à rien\u201d comme dirait 22 février 1951 .Photo - Journal.29 Maria.D'ailleurs, s'avouait-elle lout bas, je n\u2019en aurais pas le courage, j\u2019aime trop Robert.Ah! ne plus le voir ! Ne plus l\u2019en-temlre ! Ici, du moins, je vis prbs de lui; dans ses bons jours, 11 me sourit lorsque je lui rends quelque service et j\u2019en ai le coeur joyeux tout le reste du jour.En soupirant, Josette se leva, traversa la prairie et entra sous bois, effrayant un lapin qui, sans hâte, furetait d\u2019un buisson à l\u2019autre en soulevant d\u2019un bloc son arrière-train à courte queue.Elle prit un sentier, puis un autre, sans se presser; sa marraine ayant des visites à rendre ne reviendrait que pour le dîner.A plein gosier, les oiseaux du bois chantaient encore, mais déjà les rayons du soleil déclinant se coulaient obliquement à travers les feuillages.Toute blanche, elle semblait une petite fée des bois; les bûcherons du coin la connaissaient tous et l\u2019aimaient parce qu\u2019elle était simple et affable.Elle venait a peine de dépasser une coupe où s\u2019affairaient, le torse nu, trois hommes vigoureux, lorsqu\u2019elle se trouva au détour d\u2019un sentier, face à face avec Robert.Tous deux eurent un sursaut et le jeune homme ne put réprimer un mouvement de contrariété qui n'échappa nullement à Josette.Confuse, elle dit alors : \u2014Je ne veux point vous gêner, Robert, Je rentre aux Tourelles.Ils se tenaient l\u2019un près de l\u2019autre, gênés, Indécis, elle, trop heureuse de la rencontre pour vouloir sincèrement l'écouter, lui conscient de l\u2019incorrection qu\u2019il commettrait en laissant la petite continuer sa promenade solitaire.Il savait si bien qu\u2019elle aimait sa compagnie ! Sans mot dire, il passa son bras sous celui de Josette et, rebroussant chemin, l\u2019entraîna vers la sortie du bois.Elle, le coeur battant, se taisait aussi mais, de temps à autre, elle levait son doux yisage, à la fois intriguée, inquiète et troublée.\u2014Ma chère petite amie, dit enfin Robert, je sais que vous souffrez à cause de moi, il ne le faut pas, je ne le vaux pas.Depuis plusieurs jours, je cherche à vous voir seule afin de vous demander pardon: mes sautes d'humeur, mes brusqueries, mes silences vous blessent et vous peinent, je le sais, mais je sais aussi que vous comprenez fort bien mon état d\u2019âme.Josette lui mit la main sur le bras et dit, les larmes aux yeux: \u2014Vous en vouloir ?Oh ! Robert, je ne le pourrais pas.\u2014Soyez assurée,' continua le jeune homme, de mon affection et de mon estime.On m\u2019affirme que Je suis en ce moment comme un voyageur qui, marchant entre un précipice et une prairie semée de fleurs .néglige les beautés de cette prairie et marche vers le précipice, attiré par une force mystérieuse.Elle dit tristement : \u2014L\u2019Image est juste, c'est bien cela, je crois.Du moins, je puis vous affirmer que la prairie se ferait douce pour vous accueillir et demanderait à ses fleurs de prodiguer leurs parfums.Je peux coeur près de qui vous goûterez le bonheur.Mais elle secouait la tête et songlotait, une main devant ses yeux.\u2014Tenez, dit Robert pour la distraire de sa peine, allons dire bonjour à l'oncle Siméon.Ce sentier aboutit à l\u2019allée des Roches.De là, un chemin forestier nous mènera en dix minutes au Chapeau à Trois Cornes.La jeune fille ne refusa pas.Accepter, c'était prolonger d'une demi-heure environ le tête-à-tôte avec Robert.Elle essuya ses yeux afin de ne pas l\u2019importuner et s\u2019efforça de parler de choses et d\u2019autres: du bois, des oiseaux, longtemps ainsi ; je l'avais bien dit ! Robert était penché sur le corps étendu, il se releva, tout pâle, tandis que Josette, presque défaillante, s'écartait instinctivement.\u2014Il vit, dit le jeune homme.C\u2019est une attaque de paralysie.Voyez sa bouche déformée, tirée vers la droite.\u2018\u2018J\u2019ai craint cela lorsqu'il a parlé de fourmillement dans les membres, mais je ne croyais pas l\u2019accident si proche.Il faut le transporter sur son lit.Vous, ma chère Josette, allez aux Tourelles, je vous prie, et avertissez mes parents.m .Robert s\u2019était penché sur pendant que les bien vous le dire, n\u2019est-ce pas, ami, puisque cela ne peut avoir aucune importance, puisque votre destin est fixé.Soyez heureux, mon cher Robert, avec celle que vous avez choisie, c\u2019est mon voeu le plug cher.Elle ie détournait, incapable de retenir ses larmes; 11 lui prit la main.\u2014Ne pleurez pas, ma petite Josette, un jour vous m\u2019oublierez, vous rencontrerez un brave le corps étendu et constata la paralysie de l\u2019oncle Siméon, deux femmes Vobservaient avec inquiétude.r Lord Calvert Calvert Servi avec orgueil dan* des occasions spéciales quand seul le meilleur suffit DISTILLERS (canada) LIMITED AMHKRSTBUna \u2022 ONTARIO des bûcherons qu'on entendait rire, des chanterelles parfumées qui, bientôt, marqueraient la mousse de longues traînées de pièces d'or.Au débouché de chaque sentier, Robert avait un petit mouvement d\u2019hésitation et Jetait un coup d\u2019oeil aux environs.\u2014Comme il la craint ! pensait Josette; il a peur d'être rencontré en ma compagnie.Son coeur se serrait, mais elle restait enjouée.En arrivant au Pavillon, ils virent la vieille gou-\u2022vernante qui faisait paître la chèvre le long des talus herbeux.\u2014Bonjour, oncle Siméon ! Le vieux sursauta, promena autour de la pièce un regard surpris en murmurant: \u2014Ah ! je crois que j\u2019ai dormi.\u2014Vous avez bien fait, dit Robert.Le temps, d\u2019ailleurs, est à Torage.\u2014Ta ! Ta ! Ta ! Ça n'arrive que depuis huit jours cette aventure àl, c\u2019est bizarre! Tiens mon garçon, ça sent la fin: Jeunesse qui veille, vieillesse qui dort: présage de rrrort.\u2014Oh ! que c'est Vilain ! dit Josette en s'approchant, il ne faut pas parler ainsi, Monsieur Siméon.Et Robert d'ajouter en riant: \u2014Ne parlez pas de départ: la ménagerie a encore besoin de vous; les collections ne sont pas complètes.Décidément, le pauvre homme déclinait très vite.Il voulut offrir aux deux jeunes gens un verre du cassis fait chaque année à la maison par la vieille Céline puis décida de les reconduire \u201cun petit bout de chemin\u201d pour se dégourdir les Jambes.\u2014N'allez pas trop loin ! cria U gouvernante qui tricotait au bord du talus.Il n\u2019alla pas loin en effet; à peine s'était-on engagés sur le chemin des Tourelles qu\u2019il vacilla tout à coup, étendit le bras vers Robert comme pour Implorer un secours, ouvrit la bouche en rejetant sa tête en arrière et s'abattit enfin au bord d\u2019un fossé.Josette avait crié.La bonne femme accourut.\u2014C* y est, gémit-elle ! Il eat mort.Ah ! H ne pouvait aller ehe s\u2019agitait pour un remerciement.Dès lors, le visage tourné vers ses chères vitrines, il fut calme, presque souriant.Malheureusement, vers le soir, une forte fièvre se déclara.La nuit fut pénible, la matinée meilleure.Le vieillard, tantôt abattu, tantôt agité, riait ou pleurait sans raison.Enfin, ayant sombré dans le coma, il rendit le dernier soupir au crépuscule tandis que les tièdes rayons du soleil couchant, caressant les vitrines, faisaient étinceler comme des gemmes les oiseaux des tropiques au merveilleux plumage.(A suivre) Le vieillard avait ouvert les yeux ; il regardait le plafond mais semblait frappé de surdité.Robert s\u2019étant penché sut lui, il fit un effort pour parler mais seuls des sons rauques, indis tincts sortirent de sa bouche Lorsqu'arrivèrent M.et Mine De-biard, il ne sembla pas les reconnaître.\u2014J'ai téléphoné au Docteur Thourier, dit le \u201cpatron\u201d, mais je crois qu'il ne pourra rien pour le pauvre oncle.Mon père s'est partiellement remis d'une hémiplégie mais il n'avait que soixante-cinq ans au moment de l\u2019accident.Le docteur, arrivé au crépuscule, ne laissa aucun espoir.La mort n\u2019était plus qu'une gués tlon de jours, d'heures peut-être.Mme Debiard veilla le moribond en compagnie de la gouvernante et, le lendemain matin, Josette vint aux nouvelles.Dès son entrée dans la chaanbre, les regards du vieillard se fixèrent sur elle et ne la quittèrent plus; elle lui prit la main; Il s\u2019agita un peu lorsqu\u2019elle voulut se retirer; alors prise d\u2019une inspiration subite, elle appela Céline et la pria de l'accompagner à la ménagerie.\u2014Il faut donner une dernière joie au pauvre homme, dit-elle.Aidez' moi, nous allons transporter la vitrine des oiseaux et celle des papillons sur la grande table de sa chambre.Ainsi, jusqu\u2019à la fin il aura la vue de ses chères col lections.Dix minutes plus tard, les deux vitrines étalent Installées près du Ht et les deux femmes essuyaient leur front, en sueur.11 avait fallu tant de précautions pour transporter sans dommage les fragiles prisons de verre ! Josette déposa encore près d'elle les plus beaux échantillons de minéraux que possédât le vieillard.\u2014M\u2019entendez-vous î demanda t-elle.Etes-vous content d\u2019avoir 1« plus belle partie de la ménagerie près de vous î H ouvrit les yeux, line vive émotion passa dans son regard et des larmes glissèrent sur ses Joues, tandis que sa main gau RAINMASTER Lcru-fictcAüL pas étonnanf qu\u2019elle ne puisse s\u2019en passer! Pluie ou beau temps .vous circulerez sûre de voire élégance, en votre Rainmaster de Lou Ritchie.Le ravissant modèle ci-dessus, laine et rayonne, est doublé de satin.Par tout le Canada \u2014 demandez Style No 777.Marine, gris ou beige .seulement $29.95 LR-ll 30 Photo - JournaI 22 février 1951 i EST-CE POSSIBLE QUE LE GÉNÉRAL BRUNO SOIT .LEUR CHEF?^ AU MOINS, SI L'UN D'EUX ME PARLAIT.ILS FEIGNENT DE NE PAS COMPRENDRE LE 1.\t' FRANÇAIS, -e»-.CHUGWSS f **L f msfâlm bf Th* tuil Arable* ' T M U.4 >'¦( Olfll t*» x» * JlMifu/// ¦ k>.\u201d \u2022 Zria \t ll\\ J'AI HÂTE QUE NOUS NOUS DÉBARRASSIONS DE CETTE DE-MOiSFUE ______ *\tV, \".U, L'HEURE DU SOUPER APPROCHE.J'ESPÈRE RÉUSSIR À FAIRE PARLER QUELQU'UN.LE GÉNÉRAL SERA DE MEILLEURE HUMEUR.büüi ï ./ fig&gipji : ¦ HH H B H .\u2022 v.'-x.Wc
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