Photo-journal : tout par l'image, 7 janvier 1956, samedi 7 janvier 1956
[" Mm - Wv% Ù zgËM ! fVyr-;.jer ji^«§ L.'.v.\" ¦:¦;£.É« / > \u2022 mm -\t:o* llaimillk ïüàiàî* Garçons et filles ne se distinguent guère plus que par la couleur de leur coiffure, à certaines joules sportives, chez les étudiants anglais.Le long foulard, les gros bas de laine rayés, aux couleurs du collège d'Eton, sont réglementaires.C'est ainsi que les adolescents et les adolescentes réagissent contre le mépris de l'humanité toute entière qui les déclare à l'\"âge ingrat\" .Jour de l\u2019An.ou de suicide?(Par Alain Georges) Parce que la misère morale ou physique les accule au désespoir, plus de 1,000 personnes se suicident chaque année au Canada.Selon le cororler du district de Montréal, M.Duckett, la plus grande partie de ces/désespérés attentent à leurs jours entre leS-fêtes de Noël et du Jour de l'An.Et si on fouille,les statistiques, on constate que le nombre des suicides, à Montréal, semble aller en s'accroissant chaque année.Les'motifs de suicide ont chan-< gé -avec le temps, mais leur nombre ne semble pas avoir diminué \u2014 bien au contraire.Suivant les statisticiens ¦ les deux causes de suicide qui semblent se faire rpreb dans le monde sont la misère et les maladies incurables \u2014 chose concevable à cause du progrès de la médecine.Les chagrins intimés demeurent, semble-t-il, la cause numéro un des actes de désespoir.Les maladies mentales et l\u2019ivrognerie tiennent également une place importante dans les suicides.\u2022 Les statistiques Il \u2019est naturellement très difficile d\u2019établir de véritables statistiques sur les suicides car un grand nombre \u201cd\u2019accidents d'au- tomobiles\u201d, de ¦ \u201cnoyades\", etc./.sont des suicides camouflés.Ainsi pour 1953, dans lés cas de suicides prouvés (dont la liste est incomplète) on a relevé un total de 1,052 victimes péur le Canada.Ces suicides étaient répartis comme suit : Colombie Britannique, 198;' Alberta, 72; Saskatchewan, 51; Manitoba, 73; Ontario, 406; Québec, 187; Nouveau-Brunswick, 18; Ile du Prince-Edouard, 5; Nouvelle-Ecosse, 33; Terre-Neuve, 9.iSur .les 187 suicidés de la province \"de Québec, en 1953, 100 venaient de Montréal.L'année suivante, en 1954, les mêmes statistiques situent à Montréal 116 suicides prouvés.Parmi ceux-ci on a trouvé plusieurs malades mentaux.Les mélancoliques, les mythomanes, les psychasthéniques, les mystiques, les débiles mentaux, les intoxiqués, lés gens atteints de complexes sociaux (filles-mères), les maniaques et les obsédés.\u2022 Les fêtes noires Interrogé, M.Duckett nous a affirmé qu\u2019à Montréal, les personnes désespérées ont plutôt tendance à se suicider dans la période des fêtes.\u201cOn a constaté, a-t-il dit, que nos gens se suicidaient en plus grand nombre entre le 22 décembre et les premiers jours de janvier.\" i M.Duckett nous * dit, de plus, nommé \u201cjeans\" ?Cet accoutrement venu de nos voisins américains n\u2019était rien à côté d\u2019une nouvelle mode lancée par les étudiants britanniques.\u2022 Le \u201cchic\" masculin H faut d\u2019abord remarquer que dans leur fantaisie vestimentaire, les adolescentes veulent à tout prix ressembler à leurs camarades masculins.Leur féminité nouvellement acquise, elles commencent d\u2019abord par la re-niqr.Mais admirez plutôt l\u2019élégance de ccs demoiselles anglaises, lorsqu\u2019elles vont encourager leurs camarades étudiants à quelque joute sportive.D'abord, elles ne portent pas de \u201cjeans\u201d qu\u2019il avait constaté que les suicides sont en plus grand nombre chez les gens d\u2019origine anglaise que chez les gens d'origine française.11 a expliqué que les \u201csans-famille\u201d, les immigrés, et les chômeurs avaient tendance à sentir davantage leur misère à l\u2019époque où tout le monde se réjouit.Les statistiques de cette année seront compilées nu début de 1956.On note toutefois qu\u2019il n\u2019y a pas eu de suicidé pendant la période de Noël cette année.M.Duckett reconnaît que l'on ne pourra se prononcer sur cette situation qu\u2019après lé jour de l\u2019An.genou, par-dessus leur pantalon.Pour rehausser le chic de leur pull-over ou d\u2019un chemisier, clics enroulent autour de leur cou un long, très long foulard de laine frangé qui leur descend ensuite jusqu'aux talons.Elles coiffent un casque blanc taillé ni plus ni moins comme mi casque de joueur de football.\u2022 Les .Montréalaises L\u2019uniforme des adolescentes montréalaises se rapproche\" plutôt du type Marlon Brando qu\u2019ont sans doute voulu imiter leurs jeunes amis, amateurs de motocyclettes.La veste de cuir est réglementaire, avec les \u201cjeans\u201d ou le pantalon noir, très effilé.Dans l\u2019Ouest de la ville, >lcs adolescentes de langue anglaise semblent préférer à cet accoutrement leurs jupes à crinolines qui leur donneraient une certaine grâce si elles ne commettaient pas la bêtise de chausser de longs bas blancs, rose pâle ou bleu pastel qui leur vont jusqu\u2019aux genoux ! Somme toute, elles sont peut-être ridicules,' nos jeunes \u2018\u2018fofol-les\u201d, mais leurs fantaisies vestimentaires sont toute de même plus gales que les affreuses robes noires de couventines qu'on leur imposait autrefois (et qui semblent heureusement en voie de disparaître).PHOTO-JOURNAL \u2022 SEMAINE DU 1er AU 7 JANVIER 1936 PHOTO-JOURNAL \u2022 SEMAINE DU 1er AU 7 JANVIER 1956 Xe mari trompé s\u2019est trompé.(Par Robert Fabian, de Scotland Yard) Monsieur X.était convaincu qu'iF y avait un autre homme dans la vie de sa femme.Il savait qu'elle le rencontrait souvent, quoique ces rencontres fussent de courte durée, il avait même appris où avaient lieu ces rendez-vous clandestins.Il s'agissait d'une petite clairière, dans la forêt d'Epping.Epiant sa femme depuis plusieurs semaines.Monsieur X.se rendit compte qu'elle se rendait à cet endroit, en auto, avec son amant.Là, on arrêtait le moteur et l'on passait au siège arrière .Monsieur X décida de s\u2019ache-S>-ter un revolver et de vent'er son honneur.Un samedi soir d e novembre 191G, il s\u2019embusqua dans la forêt d\u2019Epping.Il vit luire les phares d\u2019une auto qui approchait.11 était dix heures et la lune lui permettait de distinguer la forme de la limousine noire.On arrêtait le moteur, on éteignait les phares.Il entendit le bruit dos portes qu\u2019on ouvrait et qu\u2019on refermait, puis la voix d\u2019un homme et le rire léger d\u2019une femme.\u2022 Sans bruit Il rabattit le rebord de son chapeau et couvrit son visage d\u2019un mouchoir, à la façon des bandits qu\u2019il avait vus dans les films.Puis il s\u2019avança lentement, prenant bien soin de ne pas faire de bruit.11 mit vingt minutes à s\u2019approcher de l\u2019auto, mais il était très fier de lui, puisqu\u2019aucunc branche n\u2019avait craqué.11 prit une longue respiration, ouvrit brusquement la porte.Personne ne parla plus dans l\u2019auto.Un homme se leva, plein d\u2019indignation.Monsieur X.étendit le bras et lira trois fois.A bout portant, il ne l\u2019avait pas raté.L\u2019homme avait trois \u2022 balles dans le corps, mais il se tenait debout et avançait vers M.X.L\u2019homme tituba, puis s\u2019écroula dans l\u2019herbe.La femme cria! Elle sortit de l\u2019auto, les yeux dilatés de terreur.M.X.la vit.Ce n\u2019était pas sa femme!\tx II s\u2019était trompé! 11 s\u2019enfuit à toutes jambes.O Honnête garçon C\u2019est ainsi que Scotland Yard reconstitua le meurtre d\u2019Epping Forest, qui passionna l\u2019opinion publique en 194G.L\u2019homme qui avait été tué s\u2019appelait Kenneth Dolden, un honnête garçon qui venait de prendre congé de la R.A.F.Il dembu-rait avec ses parents à Woodford Green, Essex.Son père était un avocat bien connu.La femme qui était dans l\u2019auto avec lui était sa fiancée.Elle s'appelait Jacynlh Bland, était institutrice et âgée de 21 ans.lis devaient se marier quelques semaines plus tard.Ils n\u2019avaient fait que s\u2019arrêter quelques minutes, en revenant d'une danse, pour ad- mirer la lune qu\u2019ils trouvaient belle, et se conter fleurette un peu.C\u2019était la première fois qu\u2019ils s\u2019arrêtaient â cet endroit Leur jeu était celui de tous les jeunes amoureux, jeu innocent, qui consiste à se faire des promesses au clair de lune.Jacynth s'était enfuie en criant et s\u2019était rendue jusqu\u2019à la route principale chercher du secours Elle vit une voilure stationnée et se précipita vefs elle.Un home et une femme étaient assis dans l\u2019auto.Us fumaient une cigarette.Elle leur raconta ce qui venait d\u2019arriver.Elle était trop bouleversée pour pouvoir même pleurer.L\u2019homme dit: \"Montez dans l\u2019auto, il y a un téléphone de police non loin d\u2019ici.\u201d \u2022 Disparu Sans dire un mot.il la conduisit au téléphone.Il appela lui-même la police et raconta ce qui venait d\u2019arriver.L\u2019officier en charge promit d\u2019envoyer une auto-patrouille sans tarder.\u201cAttendez ici l'arrivée de la.police\u201d, dit l\u2019homme à Miss Bland.\"Ma compagne restera avec vous pendant que j\u2019irai voir si je puis aider votre ami.\u201d Il partit rapidement et on ne Ta jamais revu depuis.A l\u2019hôpital, Kennth Dolden mourut après quelques heures de coma.11 avait pu, à grande peine, faire une déclaration qui sembla incohérente, dans laquelle il décrivit son assaillant comme étant un homme qui portait un chapeau mou, rabattu sur les yeux, et dont le visage était couvert d\u2019un mouchoir.Le détective.Slyfield, de Tes-couade des homicides de Scotland Yard, fut chargé de cette délicate enquête.Il s'informa d\u2019abord des antécédents de Dolden et de sa fiancée.Tous deux étaient des gens simples, appréciés de leurs ainis.Il s\u2019agissait évidemment d\u2019un crime commis par erreur de personne.i Un inconnu Qui était l'homme qui avait porté secours à Jacynth Bland et s\u2019était ensuite enfui?La jeune femme qui l\u2019accompagnait a déclaré qu\u2019elle ne savait pas qui il était.Elle l\u2019avait rencontré le long de.la route et il l\u2019avait aimablement invitée à monter dans sa voiture.\"Nous n\u2019avons fait qu\u2019arrêter pour prendre une cigarette\", raconta-t-elle, \"quand la jeune, femme vint vers nous en courant.\u201d Sans doute s'agissait-il d\u2019un homme marié qui ne voulait pas que sa femme apprenne qu\u2019il avait fait monter une femme dans son auto et qu\u2019ils avaient stationnée en bordure de la route.La chose était compréhensible, mais malheureuse pour le succès de l\u2019enquête.L\u2019inspecteur Slyfield publia une note garantissant toute la discrétion voulue à un certain homme marié qui était sur la scène du crime ce\u2019 soir-là.Mais l\u2019homme ne répondit pas à cet appel.Une chose était certaine: ce n\u2019était pas lui l\u2019assassin.Il n'était pas de la même taille ni du même poids que celui décrit par Miss Bland.On fouilla les moindres recoins du bois.Chaque buisson fut inspecté, chaque pierre fut examinée à la loupe.On ne découvrit rien.\u2022 Les habitués N\u2019approchant pas de la solution du problème, l\u2019inspecteur Slyfield décida de mener son enquête autrement.\"11 n\u2019y avait aucune raison pour que Ton assassine le jeune Dolden\u201d, expliqua-t-il au cours d\u2019une réunion des membres de Tcscoua-de des homicilcs.\"Je propose donc que l'on oriente nos recherches de façon à trouver l'homme que l\u2019assassin croyait atteindre.\u201d Tous les habitués de la fameuse clairière furent interrogés.Ils étaient nombreux! Parmi ces amoureux de belle nature et de clairs de lune devait se trouver l\u2019homme que cherchait l\u2019assassin le soir du crime.Mais personne no voulut parler.La culpabilité de chacun des personnages de cette tragédie les forçait au silence.L\u2019homme de l\u2019automobile, la femme coupable, le meurtrier, tous avaient une raison de se taire.Sans même se revoir, ils avaient conclu un pacte de silence.Tous les maraudeurs qui hantaient ces parages furent rigoureusement mis à question.Personne ne put aider l\u2019inspecteur Slyfield.L\u2019enquête en est restée à ce point mais il semble que Ton soit maintenant sur une bonne piste.Neuf ans plus tard, ce n\u2019est rien pour la police, qui ne ferme jamais un dossier avant d\u2019avoir trouvé le coupable.\u2022 Un témoin L\u2019arme du crime, le revolver de Monsieur X., est un témoin à charge.On n\u2019a pas encore découvert ce revolver.On peut le cacher, mais il est extrêmement difficile de le faire disparaître.Enterrez-le, lancez-lc dans la rivière, allez le porter dans un champ à des milles et des milles ' '¦M si'?V.*.\t1 $\u2018É : - '.'¦{vÇ y Premier prix.\u2014 Celle photo d'une jolie petite Chinoise faisant ses devoirs a gagné le premier prix d'un concours de photographies, à New-York.Elaine Leong, âgée de six ans, étudie sa langue maternelle après ses heures de classe régulières.C'est son père qui a pris cette photo alors qu'elle venait de terminer une dictée chinoise.de distance, quelqu'un le retrouvera toujours' et ira le porter à la police.Et la police possède déjà les balles de ce revolver.Il sera facile de vérifier, quand l\u2019occasion s\u2019en présentera, si c\u2019est la bonne arme que Ton aura trouvée.Un revolver est un témoin qui peut raconter bien des choses, ne serait-ce que de révéler les empreintes digitales de son ancien possesseur! B.y a toujours moyen de trouver à qui il a appartenu et de retracer, d\u2019un propriétaire à l\u2019autre, celui qui s\u2019en servit pour commettre un crime.Deux autres témoins travaillent contre Monsieur X.L\u2019amoureux coupable qui a eu la vie sauve et la femme infidèle avec qui il sortait.Tous doux ont de bonnes raisons d?avoir peur d\u2019un certain mari et cette peur pourra les pousser à demander la protection de la police.Le meurtrier lui-même sc trahira peut-être.Le crime qu\u2019il a commis montre bien qu\u2019il n\u2019avait pas toute sa lucidité et qu\u2019il agît sans réflexion.Un faux pas de sa part, et il est pris! ARTHRITISME ! Si oui, écrivez à Spears Chiropractic Sanitarium and Hospital, Denver, Colo., pour une brochure contenant des preuves témoignées des résultats de l\u2019arthritisme, cancer, polio; épilepsie, rhumatisme articulaire, sclérose multiple, paralysie cérébrale, dystrophie musculaire, attaques de coeur, foie, épiderme, estomac, rein et autres maladies.1956 BONNE ANNEE 1956 La direction et le personnel de General Machine Works Ltd., sont heureûx d'offrir à tous leurs clients et amis, leurs meilleurs voeux de Bonne et Heureuse Année Noua tenons aussi à remercier notre clientèle pour son précieux encouragement GENERAL MACHINE WORKS LIMITED 911, rue ST-GEORGES \u2014 Téléphone : UN.1-2491 : ' :\t> vv ' \u2019 \u2018 ' ¦ ¦ .¦ .-r-x - f \u2019 t?\u2019 / /\u2022' i KSBhB ëWA ¦ * Un peintre de 13 ans.\u2014 Vladimir Mikhailov, de Leningrad, n'est âgé que de 13 ans, et pourtant H a retenu l'attention des membres de la Société Royale des Aquarellistes, à Londres, où se tenait une exposition des oeuvres d'un groupe d'enfants russes.Son tableau représente une ferme de son pays natal, où les femmes travaillent à la moisson du blé.ELLE EST VRAIMENT DIFFÉRENTE OlB STQtK pu^Ton ¦Mâss O/ïêe/tùi Domf ' I __ g ^r^*' Sfr- \u2018 ,' p%r - .I - felÉ ,; ' -^- Î : ¦ ¦¦' .\u2022.\u2022 - .^ .'.;- \u2019 ÂvXvïfc?:-»::^^ ¦r ê&é- Jmvxsp^^ \u2022¦ 3ssrr f4*?,;^.-.4'V>l N^T- .^'< 'rC\"i r(V: ;' ;j Æû xZ^xVftt rill» : ¦ ¦>: ¥vm mm m M.Hollingbery, photographié avec Mme Xonie Scott Young, que l'on a d'abord identifiée en Cour comme étant Mme X .Bien fr©tfe9 ees Anglais ! Un homme marié a déclaré l'autre jour à un juge de Londres qu'il avait bien pris le lunch pendant 18 ans avec sa femme, mais qu'il n'avait jamais vécu avec elle comme mari et femme.Son mariage, ajoutait-il, n'est tout simplement qu'un \"faisceau de liens intellectuels mentaux et sympathiques\" qui le relient à ce que tout le monde croyait être son épouse normale.Une fois si bien lance sur la' voie des confidences, M.Raleigh George Hollingbery, qui est un ancien directeur do compagnie, ne pouvait s\u2019arrêter là.11 a donc continué en précisant .que six femmes étaient allées lui rendre régulièrement visite dans son appartement \u2018pendant les deux dernières années.Pour bien comprendre toute cette affaire, il faut dire que M.Hollingbery est actuellement sous le coup d\u2019une poursuite que lui a ir.ten-téc son proprietaire, M.Robert Swaine.qui l\u2019accuse d\u2019être \u201cune nuisance et un sujet de scandale\u201d pour scs voisins.\u2022\tVive la solitude ! A un moment donne, l\u2019avocat de M.Swaine, Me G.D.Roberts, a demandé à M.Hollingbery s\u2019il n\u2019était pas normal pour un mari de vivre tout le temps avec sa femme.Ce à quoi-l\u2019interrogé a répondu : \u201cH y a différentes sortes de mariage.J\u2019ai épousé une amie d\u2019enfance, il y a 18 ans en vue d\u2019un simple compagnonnage intellectuel.\u201d M.Roberts : Est-ce que ce compagnonnage n\u2019exige pas que vous viviez ensemble ?H.Hollingbery : Nous avons lunché ensemble tous les jours mais jamais nous n\u2019avons désiré vivre comme mari et femme.M.Roberts : Vous ôtes pourtant un homme ?Vous avez du sang rouge dans les veines ?Vous êtes robuste ?M.Hollingbery : Je préfère vivre seul.\u2022\tVive la compagnie ! Puis M.Hollingbery s\u2019est mis h donner quelques détails sur les femmes qu\u2019il a reçues dans son appartement.Il ne les a identifiées que par leurs initiales.H y avait Mme K.à laquelle il aurait offert d\u2019aller demeurer dans son logis lorsqu'il était en voyage.M.Hollingbery ne lui a jamais fait payer de loyer.En argent, du moins.En re- v-\u2014-\u2014 tour, Mme K .,.prenait soin à l\u2019occasion de son bienfaiteur.Quant à Mme P ., elle allait viisler le logis de M.Hollingbery trois fois par semaine.Et Mme H-.?M.Hollingbery dit ne pas beaucoup la connaître.Tout ce qu\u2019il sait, c\u2019est qu\u2019elle a un beau jour embauché Mme S .pour venir nettoyer un peu la maison.Et puis il y a eu Mlle Y.qui est demeurée dans le logement de l\u2019accüsé avec sa mère pendant sept mois.Pendant son séjour chez lui, Mlle Y .a eu un bébé.Enfin M.Hollingbery a aussi vu à son appartement Mme X,.une belle grande brunette qui, au procès, est venue témoigner en faveur de M.Hollingbery.Mme X.a bien voulu révéler son nom à la Cour.Elle s\u2019appelle \u2022Xonie Scott Young.Son mari est dans l\u2019armée en Afrique.\u2022 Vive la morale ! Mme Young a admis vivre dans la demeure de M.Hollingbery mais jamais elle ne s\u2019y serait rendue coupable de quelque action; répréhensible que ce soit.Sa conduite avec M.Hollingbery, dit-elle, a toujours été d'une parfaite moralité.M.Roberts : Est-ce que votre mari approuve votre conduite ?Mme Young : Certainement puisqu'il n'y a rien de répréhensible dans ma vie avec ce monsieur.Selon M.Roberts, il y avait aussi dans celte affaire une Mlle R .sur laquelle il aimerait bien avoir quelques détails.Mais Mme Young nie la connaître.Et le procès s\u2019est terminé avec_le témoignage d\u2019un voisin, M.Turner Samuels, venu soutenir que M.Hollingbery n\u2019est nullement une nuisance pour le voisinage et qu'il lie fait rien pour provoquer le scandale.On attend maintenant la sentence du juge Thomas Eldcr-Jones.choses pas honnêtes.\u201cIl n'y a pas là matière 5 procès\u201d, a déclaré le procureur du district Frank Gulolla, en renvoyant l'affaire.Cette décision n\u2019a pas satisfait tout le monde, loin de là, dans le district judiciaire de Nassau à cause du précédent que ce renvoi pourrait créer.O C'est permis I Ce sont les parents de Johnny Urgo (la victime de toute l\u2019affaire) qui avaient demandé à Me Ylulotta de bien vouloir enquêter sur le geste du maître John Hartman, 26 ans, qui avait forcé Johnny à se savonner l\u2019intérieur, de la bouche pour avoir lancé \u201ccertains cris\u201d au cours d\u2019une joute d\u2019on ne sait plus trop quoi se déroulant dans la cour de l\u2019école le 1er décembre dernier.Avant de décréter qu\u2019il n\u2019y avait pas matière à procès dans tout cela, Me Culotta a cité un règlement municipal en vertu duquel il n\u2019est nullement illégal, en certains cas, pour les parents, les gardiens et les maîtres, d\u2019employer la force-pour redresser ou corriger un enfant \u201csi cette force demeure raisonnable cl modérée dans sa forme.\u201d O Un tout petit juron Me Culotta n\u2019a pas du tout été ébranlé par l\u2019argument des parents qui soutenaient que leur fils n\u2019avait lancé qu\u2019un anodin \u201cfor cripes\u2019 sake\u201d et pas du tout ce que le professeur avait dit avoir très bien entendu.L\u2019aceu-sé, de son côté, a proclamé avoir la responsabilité de bien éduquer non seulement Johnny mais tout Lie maître le force à manger du savon! A leurs enfants surpris à dire de vilains mois, il arrive assez souvent chez nous que les parents promettent un savonnage de bouche en règle.Mais celte menace, il va sans dire, demeure ici toujours théorique.On ne peut on dire autant de ce professeur de gymnastique de Baldwin, aux Etats-Unis, qui vient toutefois de se tirer assez bien de l'accusation d'avoir forcé un de ses élèves, âgé de 10 ans, à se nettoyer la bouche au savon pour avoir dit des Ul le reste de la classe.El il a'conclu qu'il croyait en toute tranquillité de conscience avoir bien agi en ordonnant à l\u2019élève Urgo d'aller se laver la bouche au savon.Voici comment l'histoire s'est déroulée.Pris sur le fait, le jeune Johnny a été prié (façon de parler!) par son professeur de se rendre à la salle de toilette et d'en rapporter un pain de savon.Comme l'élève puni ne pouvait en trouver, un de scs camarades (si on peut appeler ça un camarade) s'empressa de lui en procurer un.C\u2019est à ce moment que le maitre John Hartman commanda à Johnny de mordre à pleines dents dans le savon.Est-ce là l\u2019ennemi no 1 du coeur?Les maladies du coeur et des vaisseaux constituent, la plus importante des causes do mortalité au Canada.Nos habitudes alimentaires favoriseraient-elles les ravages de ce mal redoutable?SÉI.KCT10N de janvier vous rapporte les résultats de nouvelles recherches indiquant que la grande menace pour le coeur provient d\u2019une substance grasse appelée cholesterol \u2014 et vous apprend comment vous pouvez réduire cette graisse dans votre régime.Achetez SÉLECTION do janvier aujourd\u2019hui: une trentaine d'articles profitables tirés des meilleures publications.m 5û \"Ce n'est qu\u2019une brindille, les amis!\u201d Célébrons cependant avec une bonne bouteille de Labatt \u201850\u2019 bien fraîche.Quelle bière incomparable ! (Pas étonnant d'ailleurs, tar elle est plus legtre et plus moelleuse que les autres.) Laissez faire \u201950\u2019 ! Pour la soif de tous les jours comme pour les grandes occasions, dites: \"Cinquante!\" Vous ne le regretterez pas.La Brasserie Labatt.\u2022 \"Il a bien fait !\" Le principal de l'école (Plaza School) où s\u2019est joué ce petit drame, a avoué que son bureau avait été inondé d'appels téléphoniques \u201cappuyant Hartman à cent pour cent\u201d.11 faut ajouter que l'Association des Instituteurs de l'endroit (forte de 200 membres), et la Plaza Home & School Association (association de parents) l\u2019appuient aussi & cent milles à l'heure.# EnsembU Yardloy pour Damai $3.75 Eniembla YardUf pour Hommai $3.85 Entomblo Yardloy pour Damai $2.75 Ensemble Yardley pour Hommei $2.35 KyVA\t\u2022 ¦*¦».\u2022>/>,!! fartes 1551 est, rue 5TE-CATHERIHE LA.3-1156 PHOTO-JOURNAL \u2022 SEMAINE DU 1er AU 7 JANVIER 1956. PHOTO-JOURNAL \u2022 SEMAINE DU 1er AU 7 JANVIER 1956 Miff Û \u2018TOUT PAR L'IMAGE\u201d PublU \u2022\u2022 Imprimi A 5460, \u2022«\u2022nu* ROYALMOUNT, Monlrial V - RI.7-3507* par \"PHOTO-JOURNAL\" tEnr.) ABONNEMENTS i\t6 mola 1 an Canada .53.50\t55.00 Etals-Unlt «.53.00\t56.00 l\u2019hoto-Journal ne prend pai la responsabilité des textes ou autre matériel de rédaction tju'on lui envole et ne s'engage pas à toujours les retourner.Aulorti6 comma anvoi potlal da la 3a clana, mlnlilira dai Poilat, Ottawa Pourquoi ce favoritisme ?La vente de huit millions do livres de beurre de surplus à 24 cents la livre de moins que le prix coûtant qu'a fait récemment le gouvernement me rend furieux.Cette perte de deux millions de dollars, sortant directement des poches des çontribuables, devrait leur ôtre rendue, et rien qu\u2019à eux, en leur cédant ce beurre à bon marché.Certains diront: \u2018\u2018Et que fait-on des cultivateurs, là-dedans?\u201d Je réponds: les cultivateurs, je m\u2019en fiché.Le gouvernement fédéral a-t-il versé des subsides qui en valaient la peine aux citadins, durant les années de dépression?Il est temps qu\u2019on cesse ce favoritisme pour certaines classes de la société et qu\u2019on laisse jouer librement la loi de L\u2019offre et de fa demande.Mais, la suprême insulte pour ceux qui sont allés défendre le Canada outre-mer, durant la dernière guejjre \u2014 et c\u2019étaient surtout des gens des villes! \u2014 c\u2019est que la destination ultime de ce beurre a été.l'Allemagne de l\u2019Est! Verb Sap., Montréal.Est-ce le drapeau canadien ?Je lisais, l\u2019autre jour, cette dépêche dans les journaux: \u2018\u2018Le Canadian Red Ensign a assumé le statut du drapeau officiel et national du Canada.M.le ministre Pickersgill a affirmé: c'est le drapeau distinctif du Canada.Par ailleurs, un haut fonctionnaire du gouvernement ne trouve aucune différence entre \"distinctif\u201d, \"officiel\u201d et \u201cnational\u201d.\u201d Que signifie cet insignifiant jeu sur les mots?Il existe un étalon international - par lequel on établit, sans aucun doute, le drapeau national d\u2019un pays, accepté universellement.A l\u2019occasion de la parade des ' régiments d\u2019infanterie de toutes les nations appartenant à l\u2019Otan, chaque régiment arbore son drapeau national: bleu, blanc, rouge pour la France; drapeau étoilé et rayé, les Etats-Unis; Union Jack, la Grande-Bretagne.Le.quoi pour Ip Canada?Les régiments canadiens portent-ils le Red Ensign ?Si oui, c\u2019est le drapeau national du Canada.Sinon, le drapeau qu\u2019ils portent, quel qu\u2019il soit, est le canadien.Demandez donc au ministre de la Défense nationale si j\u2019ai raison.George Salisbury, Montréal.Tout coûte trop cher Aujourd\u2019hui, avec le coût de la vie élevé et les taxes trop lourdes, c\u2019est un véritable luxe que d\u2019être malade.Je me' demande pourquoi les remèdes nous sont vendus à des prix aussi exorbitants.Lorsque nous devons faire remplir une prescription, l\u2019argent qu\u2019on nous en demande est hors de proportion avec la valeur de la marchandise.Il en est de même pour les lunettes.Ce qu\u2019il faudrait aux Canadiens, ce serait la médecine socialisée ou des assurances complètes et satisfaisantes sur la maladie.Je suis d\u2019ordinaire en faveur de l\u2019entreprise privée, mais les médecins et les pharmaciens s\u2019engraissent depuis trop longtemps au détriment du public.B.B., Sorel.- A quoi bon vivre vieux ?Je vois par les journaux qu\u2019un savant américain a découvert un sérum pour allonger la vie de nous tous.Ne serait-ce pas une bonne idée, dans ce cas, que nos savants, nos docteurs et nos législateurs canadiens se réunissent pour découvrir un plan qui permettrait à-une certaine classe de personnes âgées de vivre avec une pension de 540 par mois?Ceux qui vivent aux frais du gouvernement et qui n\u2019ont aucune autre source de revenus voudraient bien le savoir ! Le génie qui pourrait résoudre un semblable problème aurait certes droit à un monument dans chaque ville du Canada! L.J.S., Montréal.(Par Alain Georges) Tous les soirs, dans LA PRESSE, on peut lire une annoncé demandant dos hommes pour conduire des bulldozers.Il s\u2019agit d\u2019une école non reconnue qui fait payer $200 comptant aux intéresses et donne en échange 20 heures de cours.Durant ces 20 heures qui sont nettement insuffisantes, l\u2019élève apprend à conduire 4 sortes de machines.Une fois le cours terminé, les professeurs promettent un emploi à leurs élèves qui (naturellement) n\u2019en reçoivent jamais.A une récente assemblée du conseil, M.Hector Marchand a répété deux fois la phrase suivante en s\u2019adressant au maire : J\u2019suis pas contre le concert des arts.\" (Il voulait parler sans doute du Conseil des Arts .) Il y a un immense tunnel à l\u2019université McGill entre le bâtiment principal et la bibliothèque.Ce tunnel n\u2019est ouvert qu\u2019en hiver.Au cours de la semaine de Noël on a demandé à la population de ménager l\u2019électricité car les moteurs des souffleurs des fournaises consommaient trop de cou-rant.Malgré cet avertissement, on n\u2019a pas vu aucun arbre de Noël avec les lumières éteintes.(Tu parles aussi d\u2019un mauvais temps pour donner pareil avertissement .) Le long de l\u2019immeuble de l\u2019as-surancc-chômage de la rue De-lorimicr, il y a une station de taxis.Drôle d\u2019endroit pour placer une station de taxi où des malheureux chômeurs sont loin d\u2019etre en mesure de se payer pareil luxe.Avec la nouvelle administration sont venus les nouveaux règlements.Maintenant, avant d\u2019embaucher des hommes supplémentaires, les contremaîtres doivent téléphoner au chantier et demander des permissions.Cette pratique doit être une perte de temps .Ainsi, la dernière fois qu\u2019il fallut mettre du sable sur les trottoirs du district Villeray, il n\u2019y avait que six hommes au travail.Cette année, les examens de plusieurs collèges ont été remis aux premières semaines de 1956.Voilà pourquoi il n\u2019y avait pas beaucoup d\u2019étudiants au service des postes.On aura tout lu.Sous quelques petites photos insérées dans \u201cLa Presse\u201d, on pouvait lire ceci: \u201cLes légendes sont de Paul La-pointe\u201d .Les ours empaillés peuvent-ils avoir des petits?A l\u2019angle des rues Bourbonnière et Hochclaga, sur un terrain d\u2019autos usagées il y avait un ours empaillé qui était attaché à une chaîne.L\u2019ours semblait (depuis un an) vouloir grimper sur un poteau.Depuis quelques jours un petit ours est avec lui.(Pas chers à nourrir ces ours .) Vous ne pouvez pas dire que les touristes ne trouvent rien de tyr pique à Montréal.Voyez plutôt ce poteau qui n\u2019a l\u2019air de se tenir que par habitude à l\u2019an- .'¦>\t; Y-* - -\t: mi Së ; - mum \u2022 r.-.j Wm ï.>- V .\u2019\u2019Y:\"-.ffilÉÉI .: ;.- Y';ÿ ~®:i gle de la rue St-Urbain et de l\u2019avenue des Pins.Une splendide photo à prendre en souvenir.Ne vous pressez pas de prendre la photo.le poteau sera encore là l\u2019an prochain.A la sortie d\u2019une messe de Té-glisc St-Barthélémy, rue Jean-Talon, il y avait l\u2019autre dimanche un constable de la circulation qui se préparait à donner des billets de stationnement aux automobilistes qui avaient stationné leurs véhicules trop près des coins.Lui-même stationna son auto en bloquant la rue.La foule murmura .protesta et, se souvenant des émeutes Campbell-Richard et Commission de Transport, le constable prit la poudre d\u2019escampette.Lu sur une affiche du Medical Art Drug Store de la rue Guy: \u201cTout le monde y vole!\u201d (Une place Idéale pour les cleptoma- nes sans doute?) ¦ Le libraire Tranquille qui depuis quelques semaines travaille tout seul à la vente de ses bouquins \u2014 est né le jour des morts.\u201cÇa ne m'empêche pas d'être gai,\u201d dit-il.Qui a dit que parmi nos gens il y avait peu d\u2019enthousiastes?Dans les rangs du Crédit Social, parti qui se propose de changer notre vie, il y a à Shawinigan, un propagandiste âgé de-80 ans.A Malartic il y en a un autre do 82 ans et celui de Montauban a 84 ans.Ces braves hommes suivent les congrès, marchent et font même du \u201cporte à porte\u201d.II y a, à Ville.St-Michel, deux grandes écoles qui ont été construites en 1912.Souvent dans ces écoles la lumière qp fonctionne pas et l\u2019eau ne coule pas.Un industriel de Montréal vendant du linge par la poste donnera, à ses nombreux employés, un étrange cadeau des Fêtes.Ces derniers auront droit à une retraite fermée de fin de semaino dans le milieu de janvier.Il y a en service, rue Papineau, des autobus qui datent du temps de Noé.L\u2019autre matin, au coin de la rue Bélanger, il y eut un commencement de panique dans une de ces antiquités trop chargée.Soudain une fumée terrible s\u2019éleva à l\u2019intérieur de l\u2019autobus étouffant les gens.Les pauvres passagers se précipitèrent aux fenêtres qui (heureusement) pour une fois fonctionnèrent.M.Geo Wilson d\u2019Abitibi a reçu une lettre adressée à \u201cAbbl Tibbl Paper\u201d.M.G.Stuart se vante d\u2019en avoir reçu une meilleure qui ne portait pas de nom.de rue et qui était adressée à Abbet Hibby Paper.Toutes deux étaient naturellement adressées à l\u2019Abitibi Paper.Un bruiteur nous rapporte que, le 14 courant, il y eut un petit drame dans la classe de première de l\u2019école St-Léonard.Une souris se promena dans la classe et la religieuse y alla de ses hurlements qui attirèrent plusieurs personnes.Rassemblant leur courage, les personnes parvinrent à chasser la dangereuse bêle! (La souris.) Aux nouvelles de minuit A CJMS on dit \u201cVoici les nouvelles de la journée\u201d ou quelque chose de semblable .Lors du meurtre de la dame Desjardins CJMS n\u2019en a pas parlç, et pourtant les bureaux des nouvelles de la métropole avaient considéré cette nouvelle comme de première 1m-portance .Un contrat violé ?Je ne suis pas un \u201cramas-seux\u201d de billets de tramway, mais j\u2019en ai découvert une couple d\u2019anciens (ceux d\u2019avant l\u2019augmentation du prix) dans ma poche, l\u2019autre jour.Lorsque j\u2019ai voulu les déposer dans la boîte, le conducteur m'a fait payer 3 cents additionnels sur chaque billet.La Commission de transport doit avoir plusieurs avocats à son service et ils doivent connaître la nature d\u2019un contrat.Un billet de tramway est un contrat, lequel s'engage à fournir certains services pour va- Le deficit de la Par son émeute de l'autre jour, au cours de laquelle le public montréalais a abîmé un' si grand nombre d\u2019autobus et de tramway, les gens ont simplement prouvé qu\u2019ils en ont assez du mauvais service, du \u201cre-routing\u201d et do l\u2019impolitesse' des conducteurs.Je crois que le.déficit de la Commission de Transport pourrait être partiellement comblé leur reçue.Vous pouvez négocier un nouveau contrat, mais vous ne pouvez pas en briser un ancien qui n\u2019a pas été complété.La Commission viole une entente légale, dans un sens unilatéral et rétroactif, chaque fois qu\u2019elle impose ce remboursement de 3 cents.En d'autres termes, c\u2019est un autre cas d\u2019une entreprise publique dictant ses propres lois et se moquant d\u2019un principe établi.W.H., Montréal.C.de Transport si elle vendait plus d'espace publicitaire à l\u2019extérieur de ses véhicules, ainsi que la chose se pratique dans de nombreux pays outre-mer.De plus, les autobus et les tramways offriraient à la vue plus de couleurs que cette teinte triste et terne qu\u2019ils ont en ce moment Victor Bock, Montréal.H****1*' IM64*\t_ ***\u2022\u2022\t.T/VJW**»* \u2022,,,V /*6 < La fin du petit I chaperon rouge ^\t(Par Robert-André) ' '\t\"Ici a été martyrisée Edith May Ahearn, le 3 avril 1906.Retrouvée morte le 5 avril.\" 5 Pendant plusieurs années, après 1906, les promeneurs un peu observateurs pouvaient lire ces J mots, taillés avec un couteau sur l'écorce d'un vieil érable, dans le bois de Ville:St-Paul, alors village de la périphérie montréalaise, aujourd'hui tout simplement Côte-St-Paul, un quartier de *3 la métropole canadienne.SM-::- ° Les deux dates et l\u2019inscription w onT~une histoire.La bien triste £ histoire d\u2019une malheureuse fil-J avril 190G, un individu s\u2019appro-< eliait eti titubant de l'église Ville-C St-Paul.Blond, à peu près 30 ans, *5 chapeau délavé par la pluie et O décoloré par le soleil, paletot élimé, le visage pâle, le regard O perdu, l\u2019homme retenait l\u2019atten-O tion.Jl serrait un paquet sous le K bras.fh Au même moment, le charretier d\u2019un marchand de bharbon-approchait de l\u2019église, où il venait livrer un voyage de combustible.C'est alors qu\u2019il vit l'inconnu glisser son colis à travers le soupirail de l'édifice sacré, puis s'en éloigner aussi rapidement que le lui permettait son état.Le livreur de charbon prévint le curé.Le sacristain fut chargé de récupérer le paquet suspect.Il contenait une petite robe et tin petit manteau rouges.O Le petit chaperon rouge On l\u2019appelait le petit chaperon rouge parce que cet hiver-là on la voyait généralement parée de rouge: tuque, robe et manteau.Ainsi vêtue, Edith May Ahearn, quatre ans et demi, revenait du patronage Ste-Cunégondo, le 3 avril 190G, dans l'après-midi, en compagnie et sous la surveillance de son petit frère, de deux ans plus âgé qu\u2019elle.En chemin, Editli May fit une halte pour \u2022s\u2019entretenir avec une petite amie.Le garçonnet rentra seul à la maison.Edith May cependant ne reparut pas chez elle ce soir-là.On la chercha anxieusement.D'heure en heure, ses parents sentaient se multiplier en eux les pires appréhensions.Plusieurs personnes avaient vu la petite après le moment où elle aurait dû être do retour à la maison.C\u2019était principalement dans les environs du canal La-chlne.Un homme l'accompagnait, l\u2019entraînait plutôt, car l\u2019enfant semblait le 'suivre de mauvaise grâce.On avait imaginé qu'il s\u2019agissait d'un papa et de sa fillette.Personne n\u2019avait jugé à propos do vérifier, encore moins d\u2019intervenir.O Le loup l'a, mangée Vers 11 heures, le matin du 5 avril, des policiers trouvaient finalement la petite disparue.Elle était morte.Complètement nue, à part les souliers et les bas, Edith May était allongée sur le sol.Des blessures, du sang, d\u2019autres traces de violence couvraient son corps.Un homme en avait abusé.Scs sous-vêtements et quelques menus articles furent découverts un peu plus loin.Tout près, une paire de gants d\u2019homme et une bouteille vide.L\u2019autopsie ne révéla aucune blessure mortelle.Bien que des marques de doigts apparussent sur le cou de la victime, on n\u2019était pas convaincu qu\u2019elle eut été étranglée.Son petit coeur avait pu cesser do battre sous l\u2019effet de la peur, de l\u2019horreur.O L'homma blond Plus de 1,000 personnes suivirent le cortège funèbre de la petite Edith May.Des centaines se joignirent aux policiers lancés à la découverte do l\u2019homme blond suspect et minutieusement décrit par plusieurs témoins.On le retraça Ip soir du 9 avril suivant.C\u2019était James Hackett, 32 ans, marié depuis 10 ans et père do six enfants décédés.Appréhendé plusieurs fois pour va- gabondage, Hackett avait déjà fait amplement connaissance avec la prison.Cette fois, il fut accusé de meurtre.\u2022 Procès Le procès débuta le 11 juin 1900.Plusieurs témoins jurèrent avoir vu Edith May Ahearn en compagnie de l\u2019accusé, sur la fin de l\u2019après-midi du 3 avril précédent.Le livreur de charbon affirma qu\u2019il était bien l\u2019homme qui avait jeté les vêtements de la victime dans le soupirail de l\u2019église de Ville-St-Paul.James Hackett cependant protesta énergiquement de son innocence.Questionné sur l\u2019emploi de soh temps au cours de l'après-midi du 3 avril, il déclara ne se souvenir de rien.Cet après-midi-là, d\u2019après lui, il avait bu jusqu\u2019à l\u2019ivresse.L\u2019alcool lui faisait infailliblement perdre la mémoire.Il se rappelait avoir erré ici et là, mais sans pouvoir préciser où exactement.Mme Mooney, qui pensionnait chez les Hackett, jura que l\u2019accusé était rentré à la maison vers 5 heures et 15, le soir du 3 avril.Mme Hackett.avait vu son mari, à la maison, vers six heures.9 Le jury est incrédule En tenant compte de ces deux témoignages, il fallait innocenter l'accusé.Sa demeure étant distante d\u2019environ cinq milles du bois où la petite victime avait été trouvée, la question de temps entrait en jeu.Hackett n\u2019aurait pu rentrer aussi tôt chez lui, eût-il été vu le long du canal Lachi-ne et eût-il poussé jusqu\u2019au bois de Ville-St-Paul, après la sortie d\u2019Edith Ahearn du patronage.Mais les jurés n\u2019ajoutèrent pas foi à la preuve d'alibi présentée par la défense.Le 18 juin, à 8 heures et 30 du soir, ils.décla- f -\t^ Jfy \u2022.-MTV -\u2022* * \u2019 ¦ ; .\u2022' mm ¦*?'î < MM «r ' V ''.\u2019fl '5*11 wV rr \u2018 *éx ¦J B H wwmm ftVrv: Mîm , .\t> 'À y ;¦> P**® ¦\u2022 \u2022\u2022\u2022; ¦>\u2022*
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