Le progrès de l'Est : organe des populations des Cantons de l'Est, 3 juillet 1885, vendredi 3 juillet 1885
[" V % > L a '7 -r> - ( 2e Annee.No 158-159 EDITION BI-HEBDOMADAIRE.Le Numéro: 2 Cents LE PROGRES DE L EST OEG ATNTE DES DOPUEA.TIOI\\ S DES CA-ISTTOISTS DE L\u2019EST.BELANGER & Cie, Proprietaires-Editeurs.\tMaison-Twose, rue Wellington.\tL.A.BELANGER, Administrateur.(iTpour!?'Ctt^ft.f,iabOnnem0ntS SOnt P^yable8 d\u2019avance et partent du 1er et du 15 de chaque mois.Edition Bi-Hebdomadaire.{ ^\t.%\tSix !î'uis.SJ™ Edition Hebdomadaire.1 !ïour }e 5ana! août.Los tribunaux no sont point tenus de siéger du premier au 12 septembre, ( est donc virtuellement un congé do doux mois et demi pour messieurs les juges et les avocats.\u2014On lit dans lo Courntr du At\u2019(r-llanij>shirr, publié à Manchester: \u201c Nous avons le plaisir d\u2019nnnoncorà nos lecteurs que le tils do notre estimé compatriote, M.P.I).St-lier-main, maître sellier de cette ville, a obtenu ses diplômes de médecin, lundi, après un examen qui fait honneur à ce jeune homme.\u201d \u2014Deux nouveaux chars-palais de dernier goût viennent d\u2019être mis en circulation sur le Québec Central.I/un a nom Louis XVI et 1 autre Marie-Antoinette.Cosont deux bijoux roulants de très belle apparence et qui semblent olfrir toute la commodité désirable.Avis au pu-désireux de suivre le parcours do cette voie.\u2014Nous attirons l\u2019attention do nos lecteurs sur le nouveau tableau horaire que nous publions dans nos colonnes, au sujet do l\u2019arrivée et du départ dos trains du Québec Central.Depuis lundi dernier, le 2D juin, cotte compagnie fait aussi circuler sur sa ligne un char-dortoir, comprenant salon en même temps, qui transportera les voyageurs directement do Québec à Springfield, sans changement.En partant do Québec par lo train do 2.là p.m., les voyageurs pourront descendre a Nc\\v-N ork à 11.15 de l\u2019avant-midi, lojour suivant.Cotte ligne olVro aux touristes des avantages tout particuliers, tant sous le rapport du confort que do la rapidité.\u2014M.A.L.Dénéchaud, pharmacien, de Worcester.Mass., était en cette ville aujourd\u2019hui.Notre jeune compatriote est venu au Canada pour assister aux têtes du 25e anniversaire de la fondation du séminaire de Trois-Rivières, son Alma Muter.Nous avons été des plus heureux de revoir notre ami, qui retourne ce soir dans ses foyers.Bon voyage ! \u2014Assemblée du barreau, ce matin, à 10 heures, au palais-de-justice, aux tins de préparer les voies pour la réception qu\u2019il convient do faire à messieurs les examinateurs la semaine prochaine.Les examens commenceront mercredi prochain.Dans notre prochaine feuille, nous ferons connaître le programme de la réunion et de la tête qui doit la couronner.\u2014L\u2019horaire des trains du Grand Tronc est changé depuis lundi dernier.Le train-express de jour voyage maintenant entre Montréal et Portland.Au reste, voici les heures auxquelles les trains arrivent ici : Venant de Montréal, B.2d et 11.30 a.m.; 3.05 et T.33 p.m.\u2014Venant de Portland : 11.38 et 4.2b p.m., et 8.10 et 10.50 a.m.\u2014Lo train de3.05 p.m.et celui do 10.50 a.m.sont des trains mixtes; les autres sont tous des trains do vitesse.\u2014La question de l\u2019emprunt municipal vient d\u2019être réglée détiuitive-ment entre Sherbrooke et le gouvernement do Québéc.Le consoil-de-ville a payé à l\u2019honorable J.G.Robertson, trésorier de la province, lundi dernier, §31,071.84 argent comptant, pour l\u2019extinction finale de cette réclamation depuis si longtemps débattue.La cité devra émettre des bons au montant de la somme payée, afin de rembourser l\u2019emprunt qu\u2019elle a fait pour aftcc-tuer ce règlement.\u2014Enfin la pluie tant désirée est venue combler les vœux des mortels.11 a commencé à pleuvoir dimanche soir et il a plu tous les jours, en abondance, jusqu\u2019à jeudi matin.L\u2019eau est très haute dans nos rivières et les roules publiques sont quelque peu endommagées.Mais dans l\u2019ensemble le bien fait aux campagnes est incalculable.On estime que le foin surtout va hautement bénéficier de la pluie.Les moissons ont une assez belle apparence dans nos cantons, en général.\u2014John Savage, jeune anglais âgé d\u2019environ 14 ans, s\u2019est noyé dans la rivière St.François, dimanche dernier, en se baignant avec quelques compagnons, près do la brasserie do M.C.11.Fletcher.On n\u2019a pas encore pu retrouver le cadavre de la victime.Ce jeune homme avnitété emmené d\u2019Angleterre il y a environ cinq ans avec sa sœur, par madame Birl, et les deux orphelins furent placés à Knowlton, à la maison de refuge.Plus tard, M.John Merrill, de Brompton, recueillit cos jeunes enfants et les garda sous ses soins jusqu\u2019à il y a à peu près six semaines, date a laquelle le jeune réfugié abandonna sa sœur chez M.Merrill pour venir demeurer à Sherbrooke.Ici, il fut recueilli par M.Smith, employé do M.\\Y Idle, qui lui lit suivre lo cours do l\u2019école du dimanche de l\u2019église Méthodiste.Il avait fait prouve d\u2019une conduite assez régulière jusqu'à dimanche, jour où l\u2019accident que nous avons raconté vint couper le fil de ses jours.\u2014Samedi dernier, un pénible accident est arrivé à la gare, ici, au moment du départ du train mixte venant de Montréal.Lo nommé McCoy, de Bury, employé par les messieurs Gordon sur l\u2019International, voulait prendre le train pour s\u2019en retourner chez lui.11 y avait foule et il était tantsoit peu excité, parait-il.Fur erreur, il prit le train du Grand Tronc.A quelques centaines de verges de la gare, le conducteur McWilliams, s\u2019apercevant de l\u2019erreur, lui dit d\u2019être tranquille sur son siège et de so rondro à Len-noxviile, où il pourrait prendre le train de l'International.Mais il avait à peine le dos tourné quo l\u2019infortuné McCoy sautait pur terre, alors que le train allait à une grande vitesse.11 eut le malheur de tomber le bras droit étendu sur lo rail et les roues lui passèrent dessus.11 se fit aussi des blessures graves a la tête.On crut d\u2019abord qu'il nopour-rait survivre.11 fut transporté ù l\u2019hôpital, où il est maintenant en bonne voie de guérison.Quel mal locomotive afin do surveiller l\u2019état du chemin de concert avec le mécanicien, M.David Finn.de notre ville.L'abondance de la pluie faisait craindre un effondrement de la voie, surtout à cet endroit, où l\u2019eau fait ordinairement beaucoup de dégâts.11 était placé à l\u2019entrée île la cabine, entre le tender et la machine, les pieds sur cette plaque de fer qui forme l'espace entre les doux pièces.Il avait Iti moitié du corps on dedans de la cabine et l\u2019autre on dehors, les yeux fixés en avant, ainsi que le mécanicien et le chautfour.Le train allait à une vitesse moyenne.Tout à coup, la machine dérailla et enfonça plusieurs pieds, à un endroit où l\u2019eau avait miné lo chemin en dessous.Au même instant, l\u2019infortuné Lothrop tomba dans l\u2019espace laissé vide et le tender tombant aussitôt sur lui il se trouva pris entre les deux pièces comme dans un étau.11 ne proféra point une seule parole.Les lèvres lui remuaient comme s\u2019il eût voulu par 1er, mais il ne put articuler un seul mot.Do la main droite, il fit le signe de l\u2019adieu suprême à M.Finn, et au bout do cinq minutes il avait cessé do vivre, 11 fallut deux heures pour le retirer do cette position.Une enquête a été tenue sur son corps, mercredi, par le coroner do Beauce.Les restes mortels du défunt ont été transportés chez son père, M.Wm Lothrop, fermier bien connu de Dudswell-Corner, où auront lieu les funérailles, dimanche.Lo défunt était âgé de la (routai ne et célibataire.11 était le conducteur le plus populaire de la ligne et avait un grand nombre d\u2019amis au sein de notre ville.Sa mort prématurée et si terrible a jeté un voile do deuil parmi nous et provoqué les plus vives sympathies pour sa respectable famille.On peut dire qu\u2019il est mort victime do son dévouement et de la sollicitude qu'il portait au public voyageur.Ses camarades le regretteront longtemps, car il était l\u2019un de ces braves jeunes gens dont on ne peut dire que du bien: un garçon exemplaire et un ami fidèle Faix à ses cendres cl que Dieu l\u2019ait en sa sainte garde ! Nécrologie.\u2014A St-IIyacintlie, le mercredi 1er juillet 1885, Maric-Edcsse l\u2019oulin, 6i»ouse de M.Edouard Rennull-Blanchard, ù IVige de 68 uns.La défunte était la fille de feu M.4o-sejifi l\u2019oulin, de In paroisse de St-IIyacinthe, riche fermier, qui fut député du peuple du raut les jours difliciles qui ont précédé 37 Elle appartenait doue ù l'une des familles les plus en vue du district de St-llyacinthe.Elle suivit son mari à fste-Rosalie, où «-lie éleva sa nombreuse et intéressante famille.Plus tard, on la retrouve avec son époux chez son fils, M.l'abbé Edouard Blanchard, alors curé de Cookshire.La famille s\u2019était ensuite retirée à St-llyacinthe, où la santé de la défunte devint chancelante.Enfin, il y a quelques semaines, elle tomba gravement malade et les hommes de l'art prononcèrent le cas incurable.Cette bonne mère était tendrement chérie par scs enfants et tous ceux qui avaient la bonne fortune de ht connaître d\u2019une manière intime.C\u2019était le type de la femme canadienne : forte, vive, courageuse, d'une activité fébrile, un co ur d\u2019or.Ces femmes passent et se font de plus en plus rares.Ah! n\u2019allons pas oublier nos bonnes vieilles mamans! Quelles leçons.que!s exemples elles laissent ù leurs enfants, surtout à leurs filles ! La défunte était la mère de M.le curé des Canadiens de Malone, qui l u assistée dans scs derniers moments; de M.Louis R.Blanchard, ci-devant de notre ville ; de madame M.L.Connolly, de Lcnnoxville ; de M.Etienne R.Blanchard, de la Banque de St-Hyncinthc, ainsi que de M.Zcphirin et de Mlle Délima, ces deux derniers aussi de Sl-Hyacinthe.Elle est morte entourée des siens, après avoir reçu tous les secours de la religion, résignée à la volonté de Dieu.Elle est allée recevoir la récompense promise par le Seigneur à ses lions et fidèles serviteurs.St-Jean.\u2014 Dans la nuit du 25 au 2(> juin, «les voleurs ont cherché ù piller la voûte de sûreté de l'hûtcl «les postes, ils sont cntiés par une fenêtre de derrière.Plusieurs trous avaient été percés dans la porte de fer de la voûte, évidemment avec l\u2019objet de la faire sauter par la poudre : mais les voleurs ont dû être surpris, car ou a trouvé «les outils, d«« la poudre, etc, laissés par eux sur place.I.uc )troiuptoir et demain, nous nous chargerons de faire quête semblable dans tousles ateliers; il faut que toutes les coteries participent à l\u2019œuvre commune dos braves ouvriers du fa u bout Un pou plus tard, la maladie de la veuve Pigaud se prolongeant, les ouvriers formèrent une société, sous la présidence d\u2019un contre-maître, et s\u2019engagèrent, au nombre de cent-vingt, à laisser sur leur paye de chaque quinzaine, dix sous pour la pau vro veuve.Crâce à l\u2019initiative et à la générosité des anciens camarades do son mari, la malheureuse femme n\u2019avait plus à redouter les terribles étreintes de la misère; mais elle restait toujours faible et languissante, incapable do se livrer à un travail quelconque.Si elle ne parlait plus guère do son mari il n\u2019en était pas de même de son enfant ; elle le réclamait sans cesse et l'appelait avec des cris déchirants.\u2014La tête est maintenant plus ma-ade que le corps, disait un vieux médecin qui la soignait ; elle devient inonomane.Pour lu guérir, il faudrait lui donner un enfant.I n jour on parla de cola dans l\u2019atelier que nous connaissons.I\tions, fit un compagnon nouvellement embauché, elle est encore jolie.Lt riant bestialement, il se permit d abominables plaisanteries.II\tu avait pas achevé qu\u2019il reçut ! en pleine figure, do son plus proche voisin, le coup de poing le mieux ! appliqué du monde.Non-seulement on l'expulsa im-, nu'dinternent de l'atelier, mais il fut mis à l\u2019index dans tout le faubourg I obligé d\u2019aller chercher du travail 1 ailleurs.I Trois jours après, il y eut une réu-I nion do la société.I\tn ouvrier lit en cos termes la proposition suivante : \u2014Camarades, selon lo dire du médecin qui soigne Mme Pigaud, notre sœur a tous, il lui faudrait pour se guérir un enfant à aimer.Je propose a la coterie d\u2019adopter un enfant pour le donner à la veuve de notre pauvre ami Pigaud.Une fois rétablie, elle reprendra son travail et gagnera pour vivre.Notre société continuera à fonctionner et ce que scs membres faisaient pour la veuve, ils le feront pour l\u2019enfant.Xous ici, pour la plupart, tous garçons.J'.st-co donc si lourd, pour nous tous d'élever un enfant?.Si vous le voulez, la cotisation dos pères de famille sera diminuée et celle des garçons.qui D ont pas charge, augmentée d'autant.Le père de quatre enfants se leva.\u2014-f«*ei, «lit-il, est on dehors do l\u2019idée do notre société; si la proposition do notre camarndo est acceptée, les pères do famille feront autant «pie les célibataires, c\u2019est leur droit.Ilravo ! crièrent une centaine de voix.\u2014Eh bien ! je retire ma phrase, reprit l\u2019orateur.\u2014Continuez, continuez.II\tpourra arriver que lo départ de quelques-uns d\u2019entre nous éclaircisse nos rangs ; les bons compagnons no manquent pas dans le faubourg: nous n'aurons que l\u2019embarras du choix.(A continuer.) TABACS; H.PORTIER Il A UC H A XI) DE Rien n\u2019est aussi Bon que L\u2019HUILE LARDINE \u2014DE\u2014 I, UiUllAlAJU, Et Articles pour Fumeurs.EN GROS ET EN DÉTAIL.Une visite est sollicitée.Enseigne du (jrand Indien ! RUE WKM.IXOJTOX CIGARES! : CHARCUTERIE NOUVELLE! \u2014r au\u2014 J.A.DUBÏÏC & Cie., .MAISON TTItOEON, Rue Ring, Haute-Ville.Viandes de toute sorte et «le première qualité : jambons, saucisses, «cut's, poisson frais et salé, etc.Produits de la ferme de toute espèce, tels que sucre du pays, pois, fèves, oignons, choux, navets, raves, laitue, etc.PRIX MODIQUES ! Nous invitons tout spécialement la population de la haute-ville à nous faire une visite.Bbÿ,'Les cultivateurs trouveront leur nvan tnge à nous vendre leur viande et autres produits, «pie nous paierons au plus haut prix du marché.J.A.DU BUC & Cie.Sherbrooke, 24 avril 1884.McCOLL! 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