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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 1957-09-28, Collections de BAnQ.

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[" LaTribune 5 SAMEDI, 28 SEPTEMBRE 1957 grand artiste de chez nous En Haut àt gauche à droite, le crucifie en buis de Turquie, puis \"Monsieur lertrand\u2019' er une composition d'anges En bas, les médaillons des souverains belge, et panneau* sculptés dans le frêne.Am centre, l'auteur, l\u2019abbé Arthur Tétrault.¦3 rr h w% M' Voua avez déjà entendu parler de ffen^* dont on dit qu\u2019ils ont \"tous les défauts\u2019\u2019 et de ces autres dont on a dit qu\u2019ils ont \"tous les talents\u201d.C\u2019est vrai, supposons-nous, pour les uns et les autres.Encore que les premiers peuvent avoir aussi beaucoup de talents et les autres, beaucoup de défauts.les uns et les autres ne manquent pas, on le voit, de posséder des côtés intéressants.Mais trêve d\u2019acrobatie dans ce domaine! Ce qui nous intéresse aujourd\u2019hui, ce sont ces gens que nous avons rencontrés dans nos années de collèges et après, qui arrivaient premiers de classe et dont on entendait dire ensuite qu\u2019ils avaient bien d'au- tres talents, bien d\u2019au ires ressources.De ceux qui poussaient un passe-temps jusqu\u2019à atteindre l\u2019art véritable, jusqu\u2019à s\u2019afficher, à s\u2019imposer comme de véritables \"trouvailles\u201d dans plus d\u2019un domaine, qui pouvaiei ( faire, comme on dit, \"n\u2019importe quoi\u201d ! \\ .Mr AKIISII r 12 col 5 Histoire de Drummondville par Mgr Paul Mayrand, p.d., curé de St-Frédéric, Drummondville (.WD.L.K.\u2014 La Tnhuiif oijre ici à ses lecteurs, la quatrième tranche de l'Histoire de Drummondville, une oeuvre d\u2019envergure crite par Mgr Paul Mayrand, p.d., curé de St-Frédéric de Drummondville.La cinquième tranche paraîtra samedi prochain dans cette page).I M mivsion de Sherbrooke Monsieur Hujth Kobson a cl< d!u< longtemps dans nos missions que ses prédécesseurs, dont aucun n'y lut plus que quatre ans.Il dépassa même, notablement, le temps qu'y furent ses successeurs, missionnaires et curés, jusqu'à M.Marchand.Il se dévoua sans compter, douze ans dans les Cantons de l'Est, demeurant dix ans a Drummondsille et deux ans à kingsey.Et il employa bien son temps, laissant des traces durables de son zèle.Sans négliger son pénible ministère de chaque jour, il pensait k l'avenir de ses missions et à l'ouverture de nouvelles dessertes.Mésnc si elles ne devaient pas déterminer les sites de futures chapelles, il aimait à planter des croix le long des chemins et sur le sommet des collines dominant de grands espaces et surmontant de grands panoramas.De ces gestes attrayants il n\u2019en manquait pas sur l\u2019immense territoire que \\f Rcbson avait à desservir e*\t- ni.rs en Mgr I*.Atjc.ViAVka.s., ____ plus.Aussi, n'a-t-il pas dû s'opposer à la division de sa vaste mission, quif ut partagée en 2, un peu plus d'un an après son arrivée à Drummondville.Presque tout le district de Saint François fut confie à M l'abbé Jean Baptiste McMahon, le premier missionnaire résidant à Sherbrooke, ou il arriva en 1X34.1 a nouvelle mission comprenait une étendue Je vingt lieues par treize, avec une population catholique de 280 familles et 112J âmes.A Sherbrooke, il trouvait une chapelle que M.Power avait bénite le 20 septembre 1830 1 .innée précédente, le même M.Power avait béni une chapelle à Brand's Hill, dans Shipton, ou les premiers colons s'étaient d'abord groupés.Mais cette chapelle, avant été consumée tiens un incendie.M.McMahon la remplaça par une autre.dont il jeta les fondements à quelques milles, sur un site devenu plus central, qui est celui de Richmond.t 'est encore lui qui a bâti la premiere chapelle de Tingwick 1 e territoire de M le Mission nairc de Drummondville ve trouvait confiné aux townships de Grantham, Wickham, Durham.Kingscy.Simpson et Wendover.Dans cette circonscription encore assez étendue.M Robson restait avec près de 4lXt familles à desservir.Il n'avait guère plus de loisirs, se donnant tout entier à ses ouailles moins dispersées.Dans chacune de ses mission», l'administration temporelle l\u2019occuj fie et le préoccupe.Il est le premier à tenir un compte régulier de re celtes et vie dépenses.Sa comptabilité est, selon l'usage de l'époque, en louis, shellings et deniers.Sans vouloi rtraduirc avec Précision ses budgets en notre monnaie courante nous constatons qu'ils n'atteignaient pas toujours cent dollars dans l\u2019année Ils ne pouvaienl s'élever très-haut avec des item, comme les deux derniers de l'année 1X41, l'un aux recettes, l'autre aux dépense»: \"Pour services, sépultures, enterrements et grand'messcs pendant l\u2019année: un louis, deux shellings et neuf deniers; don à Richard pour chant pendant quatre ans: un louis et cinq shellings^ Fvidemment Dnimmondvillo pro-f * t davantage du dévouement de son missionnaire, qui n'avait plu» à s'absenter longtemps pour aller secours de colons fort éloignés 11 rayonnait dans ses six townships, en multipliant ses activités au centre et autour du centre.Trois semaines après sa prise de possession à la mission de Saint-Frédéric, M.Robson célèbre sa première messe à Wuekham et consigne dans les registres qu\u2019il a pris charge de cette desserte le 26 novembre 1X32.Dans l'hiver de 1836.il fit des demarches auprès de l\u2019Evêque de Québec pour transporter l'église de Wickham àl\u2019endroit où se trouve actuellement l\u2019église de L'Avenir (Saint-Pierre-de-Durham), la population augmentant surtout dan-Durham, où les terres étaient meilleures et plus faciles à cultiver.Ce projet, repris par les successeurs de M.Robson, ne devait se réa'.iser\u2019que douze ans plus tard.le poste de prédilection de M.Robson était kingsey.Des sa première mission, il avait été frapp» île la beauté de l\u2019endroit et avait erigéune croix sur la cime de la montagne, au-dessus du site actue' de l'église, site choisi par M Raim-bault, député par l'Evêque à celte fin.Le missionnaire voulait une église en harmonie avec la splendeur de la nature sur ce coteau, avanta-'* geusement situé au centre de plusieurs townships, et l\u2019avenir brillant réservé à cette localité qui pourrait devenir le siège d'un évêché.Seule une église en pierre \u2014 la première des townships de l\u2019est \u2014 pouvait répondre à de si grands espoirs.Trois ans plus tard, le 19 aqût 1835, M.Raimbault revenait à kingsey y bénir la première pierre de l'église Mais les ressources ne se formulèrent pas aussi vite que les rêves.On procéda par étapes.Les murs de pierre élevés, on construisit en dedans une chapelle en bois, qui servit au culte pendant plusieurs années.Ce n\u2019est que trente ans plus tard que cette cg ise de pierre devait être terminée.A la décharge du saint prêtre qui eut la témérité de concevoir une pareille entreprise avec les faibles moyens qu'il avait à sa disposition, il faut dire que ses colons claiem encore plus pauvres qu'il ne pensait et que la colonie ne se développa pas asi'Si v:tc qu\u2019il l\u2019avait prévu.Au contraire, la famine vint la décimer.la récolte ayant manqué complètement pendant la construction de l'église.Une chronique dit de M.Robson qu'il était un missionnair.zélé et infatigable, qui se dévoua entièrement à la formation de ses fidèles.Sa force physique répondant a l'ardeur de sa foi, il faisait le vovaae à pied, a travers la forêt, de Drummondville à sa m »s:on préférée de kingsey.Malgré les soucis et le» embarras que lui donnait la construction de son église, i! décida de venir résider à cette mission, laissant à un autre celle de Dr Limmondv die.Aux fêtes dsi centenaire de king sey, en 1942, le curé du temps, en racontant les origines de sa paroisse.prit un légitime plaisir à taquiner son confrère de Saint-Frédéric-de-Drummondville, en disant que M.Robson eut à choisir entre Drummonuville et Kingsey et qu\u2019il opta pour kingsey.Une fois de plus, l\u2019excellent missionnaire s\u2019élait trompe dans ses prévisions.Le 20 octobre 1842.M.Kobson quitta donc Drximmondvillc pout devenir le premier missionnaire résident de Saint-Félix-de-Kingsey.Même sur les lieux, il ne put résoudre les problèmes qu'il avait involontairement suscité!, et les difficultés financières de son église le contraignirent, en 1844, â quitter la chère mission o ùil avait mis tout son coeur.Il fut nommé premier curé de Saint-Raymond, comté de Portneuf: M.Robson avait beaucoup de bonnes qualités, mais pas le talent de l'administration.Aussi, dès l'année suivante, nous le retrouvons vicaire à St-Thoma*-dc-Mommagny, puis en 1847 missionnaire â fa Grosse-Ile, où le* malheureux émigrés d'Irlande étaient débarqués et que l'on pouvait appeler l'He de la mort.Notre bon M.Robson était heureux île sacrifier sa vie pour secourir les pauvres victimes du typhus Il contracta lui-même la maladie et en mourut, âgé de 38 ans.Sa vie a été si active, si débordante, que nous le croyions notablement plus vieux.Lut aussi, il a fait des oeuvres qui auraient couvert une longue carrière.Ehm» une note à lu Supérieure de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, où est mort notre héros, le 1er juillet 1847.M l'abbé Jérôme Demers disait: \"Conservez quelques reliques de ce respectable martyr de la charité\".Ce qui indique la vénération que Ion avait pour le grand mivsion-nuire des townships, le troisième de nos desservants à mourir victime de son zèle pour ses compu*r:otes immigres, pendant la terrible année du typhus.Ces trois missionnaires s'étaient succédé à Drum mondville: Mgr Power.M Paisley et M.Robson.M.O'GRADY (7e missionnaire! le successeur de M.Robson a Dtummondville fut M l'abbé John OGrady.Né en Irlande le 27 décembre 1803, il fit ses études à Sainte Anne-dc-la^Pocatière et fut ordonné à Québec le 17 juin 1832.Après quelques mois de vicariat à la Cathédrale de Québec, il fut nommé cure â Erampton.où il demaura huit ans.En 1840, il fut transféré à la cure île Percé, d'où, en 1842, il vint à Drummondville, le 7e missionnaire de la mission et le 5e té-sident.pratiquement curé.En 1846.il s'en va à Ste-Cathe-rine.d'où il passe successivement aux cures de Saint-Sylvestre et de Saint-Gilles pour revenir à celle de Sainte-Catherine, qu\u2019il dirigea, en ses deux plages, pendant seize ans.En 1871.il se retira à Ste-Foy.pour y mourir l'année suivante, dam sa soixante huitième année.11 fut inhumé à Sainte-Catherine, sa paroisse de predilection.townships de l\u2019est, maintenant distribués en plusieur.missions, mais qu'aucun événement, heureux ou malheureux, ne fut digne d'une mention spéciale, durant cette ère de prospérité, si ce n'eft.\"!i paix et le bonheur\u201d qui en ont résulté St notre septième missionnaire n'a pas érigé de chapelle, il du! pourvoir au culte et à l'administration des sacrements dans celles qui existaient.S'il n'a pat planté de croix, il eut à maintenir la foi et â la prêcher dans le territoire encore très étendu qui restait sous >a juridiction, maigre la double amputation qu\u2019ii avait subie.Et s\u2019il avait moins de distances à franchir, il avait autant de fidèles à desservir, sinon plus.Car la population augmentait sans cesse par l'apport des exilons venant des seigneuries et la forte proportion des naissances.En 1843, M.O'Grady baptisa 94 enfants et fit 4 mariages.Et pendant l'année 1846, il y eut dans la mission de Drummondville, 116 baptêmes et 20 mariages.Avouons que M.Rdbson.pour l'heure, n\u2019avait pas choisi la plus mauvaise part, car dès sa première année à kingsey, il faisait cent onze baptêmes et 24 mariages, beaucoup plus qu'il ne s'en fait aujourd'hui.Mais il faut dire que les missions de M.Robson comprenaient tout le township de kingsey (où il y avait 194 familles) et ceux de Tingwick et de Shipton (Richmond) qui contenaient une centaine de familles.Sans négliger les cantons plus éloignés, M.O'Grady intensjlia son zèle au centre.A Drummondville, il avait déjà à donner une btynne part de son temps Sa secon»le préoccupation semble avoir été Wickham, où devaient aller se faire desservir les ger» du township Je Durham.Cependant il relégua à l'arrière-plan le protêt de M Rob son de transporter l'eglise de Wickham à Durham (c'est-à-dire L\u2019Avenir).M O'Grady rédigeait tous scs actes de l'Etat civil en langue française même si des noms anglais en étaient l'objet.Nous ne trouvons ^\u2014-TfORTEM POSCE ANIMUMt étl» aifé à* 0TuaiiiiOL k «éo V.Armoiries de lo Cité de Drummondville \"La desserte de M.O\u2019Grady ne fut marquée par aucun événement d'importance majeure.Les quatre années qu'il passa dans nos cantons semblent avoir été des années de paix et de bonheur\".Cette brève appréciation du passage de M O\u2019Grady à Drummondville, faite par M.le Notaire Saint-Amant, ne signifie pas que le missionnaire ait été oisif à son poste, devenu une mission de tout repos.L'historien veut plutôt dire que M.O'Grady n'eut pas.comme /:s prédécesseurs, à défricher, à bâtir, a subir les contre-coups d\u2018un incendie, d une famine ou de quelque autre fléau, ni à parcourir tojs les de lui,- en anglais, que deux professions de foi, i:.»crites à la der-nière_ page du regivtre ordinaire îles baptêmes, mariages et sépultures.Sa signature était Je grand stvle.avec un paraphe caractéristique qui enjambait sur la ligne suivante.Il signa de cette façon les 511 actes qu\u2019il rédigea durant scs quatre années de mission chez nous: 338 baptêmes, 57 mariages et 66 sépultures.La plupart de ses actes se trouvent dans le troisième volume, qui était rayé.Dans le volume précédent, san paraphe pouvait évoluer plu! à l'aise, car il n'y avait point de lignes, pas plus que dans le pre mier, du reste.No! deux premiers régistres sont de papier parcheminé commun, mais suffisamment cor-sistant pour conserver l\u2019encre médiocre dont se servaient nos pauvres missionnaires.Il n\u2019y avait pas d'autres livres que ceux-là pour commencer no» archives.Mais on y insérait de tout: des «otes qui pouvaient servir aux successeurs ou à l\u2019histoire, le répertoire (index) des premières décades, la date exacte de l'rrrivée des curés (sic) -à partir de M Holmes, le premier prêtre résident.\u2014 la liste des confirmés, et le» comptes de la mission (ceux de M.Kobson).Malheureusement, p«s de recensement.Dont excuse.Nous avons déjà, à l'occasion, utilise quelques-unes des notes rédigées dans les dernières page» du premier volume.Elles ne sont pas toujours signées.Les suivantes, anodines, nous paraissent de \u2019\u2019écriture de M.Powers; \u201cUne partie des ornements Je 1 c-glise appartient à la Mission de la rivière Rouge; le xmsisonnu.rc en trouvera une liste faite et lai-sée â la fabrique par Messire Raimbault; ils doivent être rendus à Mgr de Juliapolis à sa demande ou a celie de son agent\u201d.En renvoi: Ce» ornements sont maintenant à l'e-glise de Sherbrooke, ou il finira les prendre en cas qu'ils fussent demandés par Messire Dumoulin ou à son ordre.N.B.Mgr de Juliapo-lis (Provenchcr) a donne les effets sus-mentionnés aux missions de» Townships et a renonce a tout droit qu'il pouvait avoir sur iceux.\" Ces ornements ont dû, depuis 'ong-temps, être passés à l'Ordre des tabernacles.\u201cOn doit beaucoup insister sur l'obligation de payer les dimes': matière de prône qui nest pas encore tout à fait désuète.\"Le Missionnaire doit savoir qu'il y a quatre terres dans la ligne Je Pierreville qui sont dans le township et appartiennent en consequence â la mission; les habitants de cet endroit ont été desservis jusqu'à présent par messieurs les curés de St-François et de la Baye du feb-vre: le missionnaire fera bien de leur rappeler de temps en temps qu\u2019il est leur pasteur\".Un addition stipule que \u201cMonseigneur a Jé.idc depuis que les habitants de cette partie qui ont etc desservis par le curé de la Baye le seraient jusqu'à révocation\u201d.Les listes ues confirmes nous permettent de repérer les visites épiscopales à la mission.Nous avons déjà dit que Mgr Plessis est venu confirmer le 8 août 1824.Il n'appert pas qu\u2019il soit revenu.Et l àge des confirmé! à la visite de Mgr Signay, les 9 et 10 septembre 1836.incline à croire qu'il n'y eut pas de visite pastorale dans ces douze ans d'intervalle.Mgr Joseph Signav revint confirmer les 30 et 31 août 1842.En 1836, Mgr Je Québec sc rendit ciwrfirmer à kingsey, et en 1842, à Wickham.La prochaine liste que nous avons est celle de» personnes confirmées par Mgr Tho.Cooke, évêque de Trois - Rivières en juin 1855.Personne car ce sont rarement des enfants qui sont confirmés.Revenons a notre missionnaire, pour finir par lui.comme il convient.Le general Heriot s'était pris d'irne profonde amilic pour VI O\u2019Grady.dont la bonli >mie lui plaisait 11 aimait à causu vec le missionnaire catholique c; presbytère était l'endroit favi r.,e s;s visites quotidiennes.Vf.Ovirady témoignait à Heriot une afï.-.tmn réciproque.Il y avait d'aillc ¦» entre eux une certaine allian» .famille, le neveu du généra avant épousé une Irlandaise cath ulique, dont la mère, une O\u2019Grady.était la tante du missionnaire.Celui-ci pleura abondamment sur la tombe île son ami et permit le glas à sa mort et à scs funérailles, lesquelles eurent lieu le Jour de Lan 1844 (N.DL.R.\u2014 lai semaine proi haine, nos lecteurs pourront lire en celte page la cinquième tranche de cet émouvant récit qui débutera avec l'arrivée de l'ahbé Joseph Hercule Horion, le Se missionnaire et 6i résident).LA ÎKtBUNt, SHimmOOKl, SAMCDI, 2« HP T LMB RI 1»?V» * r.\t« %c «y,.\t*\t\u2022\u2022¦fi t \u2022 \u2022 \u2022 En marge de !a visite royale Un populaire marin devient duc d\u2019Edimbourg et prince Consort Depuis février 1952, le grand et beau marin dont la figure nous est maintenant aussi familière que celle de son épouse, la reine Elisabeth, a rempli le rôle enviable et peu commun de prince Consort.Sa situation peut difficilement être décrite en termes précis.En étant le chef de la famille, l'époux de la reine Elisabeth et le père du futur roi, il est certainement le citoyen le plus connu de la Grande-Bretagne.et probablement le plus aimé.Comment est-il, cet homme qui vit aux côtés de la reine ?Le duc d'Edimbourg était le sixième en ligne de succession du trône de Grece.Son père, le prince André de Grèce mourut en 1943.Sia mère, la princesse Alice de Bat-tenberg était la fille du premier marquis de Milford Haven.Il naquit à Corfou, où il reçut, dès le début, une formation anglaise; il passa une grande partie de son enfance avec son oncle, lord Mountbatten, à la demeure duquel il rencontra souvent la icu-ne princesse Elisabeth.La texme fille et le grand garçon timide devinrent vite des amis.Ils échangeaient des cadeaux, des lettres, mais Phi -ppe était plus intéressé aux activités masculines et manifestait déjà l'intention d'entrer dans la marine.Ce ne fut pas bien difficile pour hii car il avait toutes les qualifications d\u2019un marin; l\u2019amour du travail, un sens aigu de la discipline, une franche camaraderie, le goût de l\u2019aventure et un grand amour des sports.Lord Mountbatten, et son cousin, le marquis de Mûtord Haven, lui-même officier de la marine, l'encourageaient dans ses projets, et Philippe fut donc admis au Collège Naval de Dartmouth, où il se mérita la dague du Roi réservée au meilleur marin.Philippe fut un officier populaire de la marine royale, mais il était un sévère disciplinaire.\u201cUn de la bande, en congé, il ne tolérait aucun laisser-aller en devoir.\u201d Même aujourd'hui, il n'a pas la langue dans sa poche quand une chose ne lui plaît pas, mais il n'est pas rancunier.Un peu avant 1947, la rumeur voulait que la princesse Elisabeth e< le lieutenant Philippe Mountbatten.R.N., se voyaient un peu plus souvent que ne l\u2019exigeaient les obligations sociales.Le 9 juillet 1947, le roi Georges VI donna son consentement aux fiançailles de la jeune princesse et du jeune prince.le mariage fut un événement mémorable.La naissance du prince Charles, un an plus tard, donna lieu à de grandes réjouissances.Quelles sont les fonctions d'un prince consort ?Naturellement, il n'est pas roi et n'a aucune autorité particulière.Mais en étant le chef de la famille royale et le confident et conseiller de la reine, il ne manque pas d'opportunité pour faire valoir ses grandes qualités et ses talents que le peuple anglais admire tant.Que ce soit dans la direction de la résidence royale, dans l'administration de» établissements du royaume ou dans l\u2019organisation de multiples démonstrations, sa grande compréhension et son appui sont d'une valeur inestimable.Remarquons que l'on ne devient pas prince consort du jour au lendemain.Dix-sept ans se sont écoulés avant que la reine Victoria ne confère ce titre à son mari.Albert.Elle connaissait trop bien son peuple pour conférer un titre à son mari avant que celui-ci se soit solidement établi dans le coeur du peuple britannique.Contrairement au bon Albert, le prince Philippe n'a pas eu à passer par une période de probation pour s'assurer de l\u2019estime et de la confiance du peuple britannique et de l\u2019empire.Tous savent que les connaissances qu\u2019il a acquises depuis qu'il est devenu prince consort le rendent capable de soutenir et d\u2019appuyer la reine dan» les années à venir Mme Norton possède 200 cloches variées (PC) \u2014 Du train où vont les choses, les hobbies les plus inattendus finiront par mener une sérieuse concurrence à la philatélie et à la numismatique.A Moncton, par exemple, Mme Charles Norton collectionne un certain article qui lui ouvre la porte à de nouvelles amitiés et à de non moins nouvelles expériences.Depuis quelques années, en effet.Mme Norton s'intéresse à toute espèce de cloches et sa maison en contient plus de 200, de toutes formes et de toute origine.La plus ancienne cloche de sa collection appartenait à un pionnier écossais, qui 'apporta avec lui en 1773.Par l\u2019usage, la paroi inférieure de la cloche est très amincie tandis que le grelot a perdu sa forme sphérique et est tout à fait plat.Mme Norton apporte un inléiét spécial aux clochettes portées par les animaux.Elle en possède même qui ont appartenu à des éléphants, chameaux, moutons et vaches.Mgr Fulton Sheen écrit L'homme doit se recueillir Nombreuses sont les personnes qui aspirent à U renommée.Cependant, après avoir atteint leur but, elles se plaignent de ne plus pouvoir mener leur vie privément.Klles recherchent l'adulation du public pour ensuite désirer être seule».Dan» une certaine mesure, nous oscillons tous entre ces deux désirs.Dès qu'une personne est seule, elle désire s\u2019associer à d\u2019autres ; lorsqu'elle est en compagnie, elle n\u2019aime rien mieux qm- d\u2019être seule.Par exemple, un jeune homme et une jeune fille se promettent, par le mariage, de chasser leur solitude commune.Mais trop souvent, comme c\u2019est le cas dans plusieurs mariages de nos jours, ces deux êtres vivent ensemble une-vie solitaire.Cette tension entre la solitude el la v ie en groupe n\u2019est pas aussi réelle qu\u2019elle le semble à première vue.En étudiant les exemples cités plus haut, on ne retrouve ni solitude ni communication réelle entre les êtres.La solitude n\u2019est pas l'isoluement, l\u2019ennui, la séparation des autres.Le vide de l\u2019isolement est insupportable parce que, comme l\u2019enseignait Aristote, il n\u2019est pas naturel, pour la raison bien simple qu\u2019une personne ne peut se suffire à elle-même.D\u2019autre part, il n\u2019existe pas de vie commune réelle non plus dans la foule ou la masse.A titre d\u2019illustration, prenons le cas d\u2019une salle de spectacle où tous trouvent fauteuil dans lanterne obscurité, ont les yeux rivés sur le même écran et paient le même prix d\u2019entrée.Et pourtant, où peut-on trouver des êtres plus isolés les uns des autres ?Rap|>elons-nous que les villes où la solitude est le plus sentie sont souvent les villes les plus populeuses.Comment réconcilier /es deux notions Pour réconcilier la notion de solitude et celle de la collectivité, il faut de toute nécessité faire appel à un idéal d\u2019un ordre plus élevé, tel qu\u2019on le fait dans les institutions monacales où la justice el la miséricorde se fondent.La solitude devient une bénédiction lorsqu'on la peuple de présences -non pas de présences physiques comme celles d'autres personnes \u2014 mais de désirs, de souvenirs, de nostalgies, de livres, de musique, d\u2019art et, par-dessus tout, de la contemplation divine qui donne la vraie connaissance de Dieu.Caton disait de Scipion l'Africain \u201cqu'il n'était jamais moins seul que lorsqu'il était seul\", parce qu\u2019il pouvait remplir sa solitude des richtsse» du monde immatériel.Ce désir de communiquer se réalise le plus parfaitement lorsqu'on se donne soi-même à un autre.Voilà pourquoi Notre-Seigneur envoyait ses disciples prêcher par couples, pour qu'ils puissent mieux pratiquer la vertu de charité entre eux.La solitude qui se désintéresse de la vie des autres n\u2019est pas la vraie solitude parce qu'elle pêche contre la charité.Même les Grands de (\u2019histoire qui se sont isolés des bruits du monde ne l\u2019ont pas fait simplement pour réaliser l\u2019apaisement intérieur.Ils passèrent 1* ur vie a prier pour le monde et se sont ainsi soumis à la loi de la charité et de la collectivité.l.a solitude est essentielle à l'homme Is monde moderne ne retrouvera la vraie paix que lorsqu'il comprendra la valeur de l\u2019apport de la solitude à la culture de l\u2019esprit.Comme le disait lo poète allemand Novalis ; \u201cZ n certain de-pré de solitude semble nécessaire à rentier déxe-loi>i>ernent et à la dissémination de l'esprit.Il s ensuit que les relations trop intenses entre les hommes étouffent le f\u2019enne sacré chez plusieurs\u2019\u2019.1 n des plus grands généraux des temps modernes nous a personnellement déclaré qu'il ne pouvait engager une bataille sans qu\u2019il dépensât d\u2019abord une heure en contemplation au début de la journée.Cicéron a raconté que Tullie et Antoine se sont acquis leur réputation d\u2019orateurs parce \u201cqu'ils sont sortis de la retraite solitaire avant d'arriver aux é-coles et aux forums\u2019\u2019.Mime un mondain dissolu tel que Charles de F oucauld apprit à se retrouver et à se reconnaître en dormant sous l\u2019immense voûte étoilée du Sahara; dans ce site désertique, il pouvait presque de sa main cueillir les étoiles du firmament.Plus tard, il devait retourner, comme ermite, dans ce désert, afin de passer le reste de sa vie à cultiv er son âme ; cela, sans oubleir ses devoirs envers l'humanité, car il se dévoua au soin des aiabes miséreux au milieu desquels il vivait.l.a vie du Christ Lorsque le Fils de Dieu descendit sur terre en assumant notre propre nature humaine, il passa trois heures de Sa vie à notre rédemption, trois années à la prédication et trente ans dans le silence et la contempla tion.Ce rapport des heures de silence consacrées à la recherche de la Présence Divine comme prélude aux oeuvres humanitaires n\u2019a sûrement pas été préservé.Malgré tout, là demeure le secret de la paix.Mentalement fatigués et épuisés, les hommes donnent chaque année des millions de dollars à quelques psychiatres qui veulent bien se donner la peine de les écouter.Là où il n\u2019existe pas de désordre mental ou de foie, il est facile d'atteindre l\u2019harmonie intérieure en plongeant le regard dans notre âme, en nous reconnaissant te! qu'il est.On ne retrouve pas Dieu dans le bruit et la cohue de la foule, mais le silence et la tranquillité.I-e silence donne à l\u2019âme l\u2019occasion de se découvrir elle-même.L\u2019homme en silence est un homme qui parle ; il parle aux profondeurs de son âme et corrige ses fautes et il peut ainsi écouter la parole de Dieu dans la profondeur de son silence.Les autorités anglaises turent médusées par l'étrange général Joseph-Rcmv Vallières de Saint-Réal, qui devait être juge en chef du Bas-Canada entre 1842 et 1847, fut un prodige véritable et l\u2019on raconte maintes prouesses extraordinaires qu'il aurait accomplies dès sa jeunesse! En voici une qui n'est pas banale et que l'on trouve dans les Mémoires de M.P.-A.de Gas-l>é: \u201cC'était vers 1799.Grand émoi, grande consternation parmi les autorités soupçonneuses de la ville de Québec.On vient d'apprendre qu\u2019un général de Napoléon est non seulement dans la cité, mais qu\u2019il a même l\u2019audace de recruter un régiment.Le Conseil exécutif s'assemble et on requiert la présence immédiate du prélat catholique.On lut fait sentir qu\u2019il est assez surprenant qu'il puisse ignorer un fait aussi important; et surtout qu'il l'en ait pas instruit les autorités.L\u2019Evêque interpellé répond que la chose lui parait ridicule; qu'un général français pourrait bien être caché dans la ville de Québec, mais qu'il n'aurait jamais l'audace d'v lever un régiment I.e Procureur du Roi tire un papier de sa poche et le passe au Prélat.C'était un bel et bon brevet de capitaine, revêtu des formes voulues en pareil cas.Le capitaine appartenait au régiment d'un général portant un nom français.\u2014 Que dites-vous maintenant.Monseigneur, fit le Procureur du Roi?\u2014 Que je me fais fort, répliqua l'Evêque, de vous produire demain, à l'ouverture de la séance du Conseil, le général dont il s'agit; jusque-là, il est inutile de faire d'autres recherches.Tout l'aéropage était réuni le len- demain, lorsque Monseigneur Plessis fit seul son entrée dans la chambre du Conseil.On se regarda avec inquiétude et l'on somma l'Evêque de tenir sa promesse.\u2014 Je vais l'introduire, fit celui-ci, il m\u2019attend à la porte, et il rentra aussitôt après, tenant à la main un enfant de onze à douze ans.\u2014 Voici, Messieurs, le général Vallières.Quelques membres du Conseil, ennemis acharnés de tous les Canadien, français, croyant à une mystification, pâlirent de colère, tandis que d'autres, olus sensés, et qui connaissaient le haut caractère du grand Prélat, éclatèrent de rire.Tout s\u2019expliqua: Vallières levait un régiment d'enfants, dont il s'était constitué le général.Interpellé sur le brevet, si parfait dans sa rédaction, il dit qu'ayant lu par hasard, deux ans auparavant, un brevet d'officier, il en avait adopté la forme qu'il a'avail nae oubliée.Rrproducrion autoriser par la Librairie Beam-bemio 11titra.LÀ TltltUNl, SMfRMOOftf, SAMtOI, 21 SfPTfMMf )?*» ) S^ih cr 0^1 ^ j* 103 degrés Fahrenheit! Plusieurs de nos lecteurs se demanderont peut-être si le Tribun Etudiant fait banqueroute, ou encore pourquoi il revêt une forme badine, \u201cgrippale\u201d, osai-je, qui ne lui est point coutumière (').N\u2019allez pas vous alarmer, chers lecteurs, une raison est à tout ceci: vu la grippe qui s'étend à travers notre ^petit coin de pays, nous avons crû que les problèmes sérieux ne seraient pas à la page cette semaine.Je consultai donc notre spécialiste en \u201ccardiologie\u201d, le docteur de Rock, et voici la réponse qu il me fit: Morissette, tu ne devrais pas \u201cmaganer\u201d tes lecteurs cette semaine, ils sont tous au lit.Tu vois, conti-nua t-il, les écoles ferment les unes après les autres, et cela sur mes conseils ;alors présente leur donc quelque chose de moins grave \u2014 Ben, que je rétorquai, on a des articles de prêts sur des sujets plutôt sérieux, on ne peut pas laisser tomber tout ça .\u2014 Tu sais, qu\u2019il fit, ce que dit l\u2019Unité sanitaire aux collèges qui ne veulent pas fermer?\u2014 Non, doc; quoi?\u2014 Ils disent: \u201cParme pareil, c\u2019T-un ordre!\u201d \u2014 Correct, doc, les articles sérieux passeront plus tard\u201d.La conversation tomba, car notre cardiologue avait un rendez-vous chez un patient.Mais je décidai tout de même de passer outre son ordre et d'introduire un article sur la littérature.Car je crois que plusieurs qui n'ont point le \u201cmal\u201d sauront profiter des idées de notre pro-lesseur de littérature canadienne.On nous annonce que les écoles de la Commission scolaire ferment jusqu'au début d\u2019octobre :les préposés à l\u2019Unité sanitaire de la province vont en conter des histoires dans quelque dix ans, à un Congrès de médecins, sur le bon tour qu\u2019ils auront joué aux jeunes de Sherbrooke: fermer les écoles pour 10 jours et faire parler d'eux à la télévision! Tu parles! Une erreur cependant: on ne calcula pas juste! I-a saison de chasse à la perdrix ne commence que le 1er d octobre, jour de rentrée.Gageons que plusieurs étu diants paieront l\u2019amende pour n'avoir pas attendu le \u201cmoment propice\" propice à la perdrix, ou au chasseur.ou peut-être au ministère de Chasse et de Pèche?Dieu le sait!)\t.De toute façon, comme ce charmant petit virus de grippe ne revient qu\u2019en moyenne tous les dix ans, ceux qui n'en sont pas atteints n'en sont pas fâchés non plus! Prompt rétablissement à tous! Rodolphe MORISSETTE.________ \u201cConsidérations sur la grippe asiatique\u201d Y.g.\u2014 Traduction chinoise : *' ilch-Oum\".AVAM'AOtJ: Ça permet am institutions d'enseignement d tmaisser, pour une semaine, les paiements de ceux qui nv \u2018\u2018pensionnent \u2019 plus.1 ''ans malice ! J Il y a quelques années, (\u2019était Tlnjlvenia, en l'JlH la t.nppe noie : à quand T épiderme de Fiètre canadienne-française Jeunes Jilles, ne tous alarme: pas si tous tous éveille: un bon matin arec des yeux de Chinoise (pointu-J.La (irippe isiatique n'en est pus nécessairement la cause : sotie queue de cheval est peut-être trop serrée.Il semble bien que la Grippe Asiatique ait atteint Little Rock en 4rHantas, étant donné la grande \u201cétrangeté ' des phénomènes qu on y constate sur Us jeunes de Ter droit : \u201c , , .une bataille rangée a éclaté entre une cinquantaine de jeunes gens SOIRS ET RLA\\CS .\u201d, lisait-on.mardi, dans un journal bien informé.v* nos OC\t*2\"NT.q A V£/vf>*e r*- ClMRAriTYê SOU* a .SOIA'VS'S PC u/ccexuccs PA/AN TIGRIPPE.Le Tribun Eludiont\" Boite 100 Lo Tribune Sherbrooke LE COURRIER cardiologue N.I>.!.R.Nous reprodiiÎMiiK ici roule* le* questions tmitinl de \\xrd toi ogle, queMions qui dou» son! \u2014 Mo* aumn doute (!) \u2014 euvo>ee* par no* lecteurs.tSas* malice).Notre expert, le docteur Rick de Rock, y répondra avec toute U verse dont ms diplôme* le disposent, l.e docteur de Rock est en effet in-exteme des Hôpitaux de la Nouvelle Chine.Bachelier en art ruHnaire et l icencie en Droit électrique, U saur- répondre à toutes les question* traitant de I* cardiologie moderne.Q.\t\u2014Je suis une jeune étudiante de 16 an*.C\u2019est U première foi* que ie vou» écri*.A vrai dire, l'aurais voulu le faire plu* tôt, mats cetle colonne n'éÿait pas encore \"conçue\" (est-ce bien le mot médical'.') Naturellement j\u2019ai me* petit* problème*, comme tout (\u2019monde d'ailleurs, mais v en a (t-) un qui m\u2019frappe au coeur à plein.J me suis informée.et cest là qu\u2019on m'a dit: \u2018Adresse-toi au caro.olo-gue du Tribun.\u201d Alors me vià.Dans ma classe, je suis l« plus vieille, la plus courte, la plus large.sans farce, j\u2019crois que j'suis faite sur mesure mais pas pour celle cla**e-la! Soit dit entre parenthèses: 56 longueurs calculées au pouce, 120 largeurs calculées dans le même sens, taille 9g, épaisseur des chevilles 3 miniinètres.Il sa sans dire que l'on me traite en fille à part, haut vous dite aussi, monsieur, que te n\u2019aune pus le \u2018Tangage et le Roulis\u201d (R\u2018 N' R), mais j'aimerais bien apprendre à danter le \u201cclassique\u201d.On dit \u2014 c'est-à-dire que j'ai lu ca dans un livre de recettes (\u201cCe que toute ieu-ne fille doit savoir avant le mariage\"), on dit, dis-je, que pour être un bon \u201cchef\u2019, il faut savoir faire à manger, et pour cela, savoir danser le \"classique\", vous saver, les disques tout nouveaux de bred Chopin, Frank Shubcrt, etc.Alors voici mon problème: chez nous, on n'a pas d\u2019argent pour acheter de ia musique classique, voyez-vous, ma mère est maîtresse d\u2019ecole.Alors je désirerais les chanson* suivantes: Fleur de mon coeur, Ne soi* pa* cruelle, et Bonjour bel oiseau bleu sur la branche\".Croyez-vou*.docteur, que vous pourriez faire quelque chose?TITANIC EN DETRESSE R.\t\u2014Chère Titanic en détresse, ye suis navré de n'avoir pas les symphoniques poèmes que vou* demandez; mais je prierais les lecteurs qui s'intéressent au civisme de bien vouloir vous les envoyer.J admets avec vous que vous avez une qua lité exceptionnelle: vous êtes unique en votre taille! Eh! oui, chère Titanic en détresse, d'après vos conceptions de la vie, vous souffrez d'un syndrome clinique très polymorphe, domaine de l'insuffisance cardiaque.Je vous conseille donc des doses modérées de digitale et d'ouabaïnc et, le cas échéant, l'a-nédrahne.Vou* lisez \u201cCe que toute )eune fille doit savoir avant le mariage\",.Et vous voulez être \u201cchef\u201d.J'espère que c'est un chef cuisinier que vous rêvez devenir, sinon la musique classique n'a plus «a place.J'apprécie votre goût musical; continuez dans la même voie et vou* accomplirai un grand pa* autant dan* le monde artiMique que dans le monde cardiologKtiqiie Vo» mesures sont nettement parfaites, et je vous conseille de continuer à manger des carottes afin de conserver le charme de ces yeux qui percent toujours *i bien le fond d« problème*\tStn:èremem vôtre.Dr Rick de Rock.D C.Vous appelez ça de la littérature ?PYMPHII E LEMAY Ayant su éviter l'influence française, c'est à Jjemay que revient le titre \"d'authentique poète canadien\".C'est un poète rustique qui a chanté son petit coin de terre et les habitants qui le peuplaient.Il a compris l'âme canadienne.Les sonnets rustiques comptent de véritable* perles.Le sentiment y est profond, l'observation respectueuse des choses du terroir et les vers bien travaillés ennoblissent et embellissent les ibèmes simples que le poète développe.De cette simplicité paysanne naît une force évocatrice qui exprime l\u2019intimité de son âme et de la nature avec laquelle il se confond: Moi, je «ui* un vjeil arbre oublie dans la plaine El pour tromper lènnui dont ma pauvre âme est pleine, J aime à me souvenir des nids que j'ai bercés\u201d.Ces vers dégagés de tout artifice et parés d'un ceruin romantisme familier suffisent à nous faire entrevoir l'art de Lemay, qui se raconte dans les objets familiers qui l'environnent.Le poète s'identifie avec \"l'arbre oublié dans la plaine\"; il lui parle comme s\u2019il conversait avec lui-méme.Dans ce dialogue, ou plutôt dans cette méditation, Lemay cherche une consolation; il veut découvrir quclqu un qui partage va peine et il »e confie à l'arbre perdu comme lui.dans un monde vide.La plaine c\u2019est la vie, uniforme, van* grand bouleversement qui vient briser la monotonie: l'arbre c'est le pocte dont les illusions se *ont envqlées en même temps que la yeunessc et les ami*.Celte communion avec la nature, ce désir de comprendre le* choses, de le* exprimer, de les aimer, enrichit -a poé«ic de signification humaine En se confiant à la nature, Lemay se décrit, nous révélé son âme, non* raconte ses rêves, ses illusions.Il cesse d\u2019être poète pour devenir homme.Peintre de* moeurs Lemay fut l'un des premier* * nous peindre avec vérité les moeurs canadiennes.Qu'on se rappelle seulement la description qu'il fait de la Sainte-Catherine dan* \"Les Vengeances\".Les convives qui entrent chez Jean Lozet sont présen tés: \u201cC\u2019était Ja*on Y idal.La coquette Finon et le bedeau.« Paton le caboteur.L\u2019atmosphère d une veillée canadienne revit dans ce simple vers: \u201cOn causait fort gaiment et sans gêne et sans honte.\u201d On se raconte quelques histoires, on annonce qu'Un Tel va épouser Une Telle pour ensuite discuter sur leurs possibilités d'être heureux ou non.en menage, on \"prend un coup\u201d, on se fait la cour en secret et avec timidité, on admire la fille du logis qui \u201cetrenne alors une robe de lame\" et chacun, après avoir pris \"un bon rhum d'or a-cheté de la veille\", s en retourne à la maison.La gloire d\u2019Arle*.de dire Lemay, sera 'd'avoir reflété notre soi, no* moeurs rustiques, nos type* primitifs, nos légende* campagnardes, l\u2019âme paysanne de chez nous\".Autant Fréchette voulut être \"le dernier écho du tapage romantique, autant Lemay vi'a à U retenue, à la simplicité, à Thumilité qui conféra tant de charme à sa poésie.(A suivre) iav.-Philip|>« Grime* ri.*S.S.K.R.\"Resserré dons un lorgnon, son nez se gonfloit.L'institutrice subitement se fâchait\".Cetle caricature ne voudrait en aucune façon blesser nos étudiantes de ^'Ecole Normale.Nous avons cru reproduire deux types d'institutrices dans la vignette, l'institutrice quelques mois avant d'enseigner; en gros plan, l'institutrice quelques mois «près .(Texte et dessein de Jean Morin) 4 LA TKIBUNC, 5Hf#8#OOKf.SAMIDI.3$ StfllMBDl If57 [Alors, qui\t| t'o embros- ) sé, dodo ?Non, Cicéron.Ne m'embrasse pas car tu auras mon rbume ! La rage fait souvent oublier bien des choses! Mais, je peux t'oider! Mon grond-père était sorcier ! \u2014 Je sais ce qu'il fout foire ! Remets-toi entre mes moins1 Je vois arranger ço! Je ne sais pas! J'ai mal aux pieds, je ne peux pas marcher ! Qu'est ce qu'il o, Mutt: Je te ferai marcher sans béquille.Fais ce que je te dirai ! Bon' Et maintenant lâche ta béquille gauche ! UNGA-UNGA ! J'ai be- i soin de ces béquilles ! Va-t'en! Bon - bon! Lâche l'outre béquille maintenant ! UNGA-UNGA ! niS UNGA-UNGA, EH ! ATTEND, MUTT ! REGARDE! TU MARCHES ! - ?.*£ «y» «Vf e e .et* w r»- Un vieux truc modernisé Renée a l'air d'une gentille fille, Poulette A bientôt Renée ! Oh, oui, mais elle est folle des garçons Au revoir, Paulette ! Si elle était fine elle laisserait romber son carnet ,de rendezvous ! C'est un vieux truc ! Et si I stupide 7711 My /C I»51 », Chaque fois qu'elle voit un beau gars elle laisse tomber son mouchoir ! Vraiment ?fiHjf\tOh, maman ! AS-TU VU MON CARNET DE RENDEZ VOUS ÆÊ quelque part VW5 4* Vt re/euNf, smutfooKi, samidi, 21 itfîtMtH test par Edgar Rice Burroughs \t\t
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