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Titre :
Le Canada
Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents. [...]

Le Canada est un quotidien de langue française fondé par François-Ligori Béique et qui paraît pour la première fois à Montréal le 9 avril 1903.

Il est né d'un mouvement de révolte de l'aile gauche du Parti libéral contre Israël Tarte. En 1902, celui-ci, propriétaire de La Patrie, alors le seul organe officiel des libéraux à Montréal, entreprend à l'insu du premier ministre libéral Wilfrid Laurier une campagne de presse en faveur du protectionnisme. Cette prise de position lui coûte son poste de ministre des Travaux publics, mais ne lui enlève pas La Patrie. Les libéraux ne peuvent rester sans tribune officielle, d'où la fondation du Canada.

Godfroy Langlois, ancien rédacteur de La Patrie et figure notoire de la gauche libérale, en est le premier rédacteur en chef.

Le Canada se veut l'organe qui expose les vues et les idées du Parti libéral et qui dirige l'opinion dans le sens des réformes que celui-ci entend opérer. Les libéraux ne manquent pas de moyens financiers. Ils regroupent autour de Langlois des journalistes d'expérience. Les éditoriaux du Canada vantent les vertus de l'entreprise privée, d'un sain nationalisme et de la démocratie parlementaire. L'une des premières campagnes de presse est menée en faveur de l'instruction gratuite.

Dès sa fondation, Le Canada a toutes les caractéristiques du journal populaire moderne. La publicité occupe le tiers de la surface du journal. De nombreuses chroniques sportives, féminines et culturelles visent à rejoindre tous les membres de la famille et diverses catégories de lecteurs. Son information nationale et internationale rivalise avec celle de ses concurrents. Comme eux, d'ailleurs, il n'hésite pas à recourir aux nouvelles à sensation pour aguicher le lecteur.

Langlois est limogé en 1910 sous la pression du clergé, notamment de Mgr Bruchési, qui redoute ses prises de position sur l'enseignement et les libertés individuelles ainsi que son affiliation à une loge maçonnique. Langlois fonde alors un hebdomadaire progressiste, Le Pays (1910-1921). Sous la direction de son successeur, Fernand Rinfret, plus souple, Le Canada se fait moins combatif. Il exprime l'opinion des libéraux modérés et défend la politique officielle du parti.

Sous la férule d'Olivar Asselin (1930-1934), le journal va de nouveau connaître des heures trépidantes. Asselin utilise son poste et son talent d'écrivain pour former une génération de journalistes à qui il inculque l'amour de la profession et le goût du travail bien fait. Asselin parti, Le Canada, qui pourtant ne manque pas de bons journalistes, s'assoupit quelque peu. Edmond Turcotte, son nouveau rédacteur, est moins frondeur qu'Asselin, mais assure la position libérale et progressiste du journal contre la montée du nationalisme conservateur du milieu des années 1930.

Dans les années 1940, la couverture thématique du Canada est variée. On remarque la place appréciable accordée au cinéma, la « chronique judiciaire » de l'auteur Adolphe Nantel et la « chronique universitaire » tenue par Pierre Laporte en 1943 et 1944, chronique qu'il  poursuivra au Devoir à partir de mars 1944.

Au début des années 1950, le quotidien éprouve des difficultés. Trop inféodé à un parti, dépourvu d'imagination et peut-être de moyens financiers, il commence à décliner. Il perd des lecteurs, qui lui préfèrent des journaux plus populaires et d'apparence plus neutre dans le domaine politique. Malgré l'intervention de certains libéraux, qui tentent de lui insuffler une nouvelle vigueur et d'en faire un journal de combat contre la puissante machine de l'Union nationale, le journal se saborde le 7 novembre 1954.

Le Canada est tiré à 9 803 exemplaires en 1903, à 18 000 en 1905 et à 15 242 en 1940.

Parmi les collaborateurs les plus connus, mentionnons Jules Fournier (auteur notamment de la fameuse Anthologie des poètes canadiens, publiée en 1933), Olivar Asselin, Valdombre (pseudonyme de Claude-Henri Grignon), Robert Élie, Charles Hamel, Fernand Rinfret, Adolphe Nantel et Adjutor Savard.

Mentionnons l’existence de deux éditions pour le journal Le Canada, une édition hebdomadaire de 1903 à 1925 et une édition quotidienne de 1903 à 1954. 

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, vol. 4, 1979, p. 166-168.

DUTIL, Patrice A., « LANGLOIS, GODFROY », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 15, Université Laval/University of Toronto, 2003 [en ligne].

TANGUAY, Anne-Marie, La pensée d'Edmond Turcotte, éditorialiste au journal Le Canada (1931-1937), mémoire de maîtrise (histoire), Université de Montréal, 2007, vii, 98 p.

 

 

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
jeudi 17 décembre 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Canada, 1914-12-17, Collections de BAnQ.

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[" EDITION HEBDOMADAIRE $1.00 par aaKé« VOL.XII \u2014 No 37.Wap MONTREAL, JEUDI 17 DECEMBRE 1914.lift Canada (Tabopd, Le Canada toujours, Rien que le Canada.(Laurier).PRIX: LEUX SOUS.De Nieuport, les troupes franco-belges ont occupé la ligne à l\u2019ouest de Lombaertzyde.Les Français ont aussi avancé de trois milles d\u2019Hollebeke à Wytschaete ILS GAGNENT AUSSI TROIS MILLES A KLEIN ZELLIBEKE En Pologne, les Russes réclament des succès dans la région de Milawa, mais admettent que les Allemands sont en force sur la rive gauche de la Vistuie et qu\u2019ils reçoivent continuellement des renforts.L'EVACUATION DE BELGRADE PAR LES AUTRICHIENS EST CONFIRMÉE LE MCE-AMIRAL SIR FREDbitit K C.D.STURDEE, QUI A REMPORTE LA BRILLANTE VICTOIRE DES ILES FALKLAND.Varsovie ne semble pas craindre la venue des Allemands, l.e fils de M.Louis Barthou est tue et l\u2019un des fils du chancelier allemand Von Bethman-Hollweg est fait prisonnier par les Russes.La Turquie a fait des excuses à l\u2019Italie.Bien que le mouvement offcnRlf unit 'général, on doute l lomirnux, et avait été construit A H a ml ourg.UNCIIHWOOO tv UNDERWOOD, U.Y.LE ÇKQ1SEI K ALLEMAND \u2018KARLSRUHE\u201d, QUI EST ALLIES RECHERCHE PAR LES CROISEURS LE CAN AU A \u2014 MONTREAL, JFAîDl DECEMBRE 1914.ÆDITÎOff HEBDOMADAIRE\u2014 VOL.XII \u2014 No 3 Montréal, jeudi 17 décembre 1914.Sir Wilfrid Laurier au Club de Réforme La proclamation de S.A.R.le gouverneur général IL FAUDRAIT LA DEMENTIR POUR FAIRE DES ELECTIONS (GENERALES Le Centenaire de la Paix ( ANADA ET ETATS-UNIS Nos lecteurs se rappellent, malgré les préoccupations d\u2019un autre ordre qui les en ont distraits depuis quatre mois, qu\u2019il avait été convemi de célébrer par des réjouissances et des (êtes publiques le centenaire de la Fn juin 19H, Son Altesse Royale le gouverneur général apposa sa signature à une proclamation, dispensant les autorités judiciaires que cela paix entre les htats-Unis et le Canada.La fin ! La mort de lleycrs survenant peu après la capture de DeWet en Afrique ]du Sud met fin A la rébellion qu'y avait soulevée la guerre.' Regrettable en elle-mfme, cette ré hellion a eu du moins l\u2019avantage de I faire voir & tous que le nombre de ^Uoers susceptibles de se laisser séduire [en une aventure de ce genre est plus jque minime.L\u2019Italie et ies Turcs I On craint maintenant en Turquie ' que les musulmans, croyant iaire lu concernait, de la tAche de faire de nouvelles listes électorales pour cer- LA TREVE DES PARTIS ________________ L\u2019AUTONOMIE DU CANADA, tains territoires non-organisés de la province d\u2019Ontario.IA DOCTRINE MONROE.\tPour ces territoires où n'existe aucune organisation municipale, la loi exige que les listes électorales soient préparées chaque année par des magistrats, sur demandes d'inscription des électeurs, puis révisées et déclare dîner du club de Réforme, samedi, a fourni A Sir Wilfrid l.a .ner | rvigueur.Ces listes servent aux élections fédérales dans les douse une splendide occasion de reprendre un contact intime et personnel ,oec\tmo|a BUjvent.ou jusqu'à ce q«e d\u2019autres listes soient préparées, les chefs libéraux de notre région, de confier A ceux qui représentent au .\tdemandant A Son Altesse Royale de signer la proclamation en ver- premier degré la démocratie canadienne, les sentiments qui ont inspiré sa ^ laquelle ces listes n\u2019ont pas été préparées cette année, tir Robert conduite depuis quatre mois et de s assurer que le parti libéral suivra\tBorden a dfi l'assurer que, dans le cours des douze mois subséquents, U toujours la direction qu\u2019il lui indiquera parce que cette direction tuii\\ra ^ allrajt pag d'u^tions générales au Canada.toujours le chemin de l\u2019honneur.\ti C\u2019est, en effet, la seule raison qu\u2019ils aient pu alléguer pour justifier Sir Wilfrid laurier a rappelé A ses fidèles du club de Réforme que, en |'omjPgjon d\u2019une procédure aussi vitalement importante que la préparation 1911 il avait été battu en luttant pour une politique qu il crojait essen ^ Rites électorales.Fallait-il renoncer A ce projet, en présence de la terrible guerre euro- .guerre sainte, attaquent les Italiens do tielle eu progrès du pays.Il n\u2019en a pas de regret ; si c'était A recommencer.il ne ferait pas autrement.Mais aujourd\u2019hui, un nouvel état de choaea existe, qui exige l'union de toua les Canadiens ; le Canada est en guerre, puisque l\u2019Angleterre est en guerre.Il ne pouvait r avoir qu\u2019une question A décider : le Canada de valt-11 prendre part à la guerre Or, comme l\u2019a dit air Wilfrid Laurier, s\u2019il n'y avait pas, en juin dernier, de raisons pour que des élections générales aient lieu dans les douze mois, 11 n\u2019y en a certainement pas davantage en ce moment.Et.après avoir fait signer au gouverneur général un proclamation comportant qu\u2019il n\u2019y aurait pas d\u2019élections dans les douze mois, quel front faudrait-il A sir Rooert Borden pour demander aujourd\u2019hui A Son Et en supposant que air Robert Borden, sous la pression de quelques-uns de ses collègues, s\u2019y résignerait, comment serait-il reçu par Son Altesse Royale ?Voilà une des raisons pour lesquelles sir Wilfrid Laurier ne veut pas croire à la possibilité d\u2019élections générales prochaines.Car.grâce A la générosité des hommes d\u2019Etat britanniques, le Canada ,\tRoyal(.de gigne,.ie décret de dissolution des Chambres et la con- jouiaaait de la liberté de décider, aana contrainte, de sa pleine % dont .V0Catj0n des électeurs A des élections générales ?s'il devait ou non prendre part aux hostilités.Passant en revue les cauaea profondes de la guerre, et faisant éloquemment peser sur l\u2019Allemagne la responsabilité de la guerre, malgré qu'elle s\u2019en défende ; montrant d'un autre côté que l\u2019Angleterre aurait pu rester # neutre et profiter pour son industrie et son commerce des bénéfices des achats des belligérants, il rappelle la déclaration de M.Asquith que.dans les circonstances.l\u2019Angleterre ne pouvait éviter la guerre qu\u2019au prix du déshonneur.Reprenant pour le Canada cette fière déclaration.Sir Wilfrid dit que ; le Canada ne pouvait éviter de prendre part A cette guerre qu\u2019au prix du I déshonneur.Et c\u2019est pour cela qu\u2019il a conclu avec le chef du gouvernement cette ; trêve des partie qui durera tant que durera la guerre.Sir Wilfrid ne croit pas aux élections générales prochaines et il donne j ses raiaons qui «\u2019appuient surtout sur la loyauté de Son Altesse Royale le gouverneur général.Puis il dit quelques mots du danger que le Canada a couru, des ser- j vices rendus par le \u2019\u2019Rainbow\u201d et le \u2022\u2019Niobé\u201d.Ce danger eat disparu avec j la disparition de l\u201d\u2018Emden\u201d.coulé par un croiseur de la marine australienne.et des croiaeurs allemands détruits aux lies Falkland.Cependant, il peut renaître, tant que durera la guerre.Mais dans toua les cas, il n\u2019est pas de ceux qui invoqueraient la doctrine Monroe.Le Canada doit compter sur ses propres forces, sur son propre courage, c est la seule attitude virile qui lui convienne.D\u2019affectueuses réminiscences de l\u2019ancien président du club.Thon.M.Mitchell terminèrent la conférence avec la promesse que, Dieu aidant, il reviendrait l\u2019année prochaine encore s'asseoir à la table de ses amis du club de Réforme.Dire que Sir Wilfrid Laurier fut très applaudi, serait peindre de couleurs trop ternes l\u2019enthousiasme des convives, qui lui firent une inoubliable ovation et lui prouvèrent ainsi qu\u2019ils sont de cœur et d\u2019&me avec lui, mans arrière pensée comme sans renoncement au passé et avec confiance en l\u2019avenir.Le Canada et La victoire des îles Fackland ET SON INFLUENCE SUR LE COMMERCE MARITIME Avec la destruction que l\u2019on peu t considérer complète de 1 escadre de l'amiral allemand Von Spee, disparaît la seule menace qui pesât sur le commerce maritime mondial, depuis l\u2019état de guerre entre la Triple Entente et l'alliance austro-allemande.Le \u2022\u2022Dresden\u201d, qui «\u2019est dérobé d'abord A la bataille et qui est maintenant isolé, cerné probablement dans quelque port de l\u2019extrême sud de rAmériqua.peut être considéré maintenant comme à peu près Inoffenslf.Il est vrai qu\u2019il reste encore le '\u2022Karlsruhe\u201d, qui a pu remonter de l\u2019Atlantique sud, en se dérobant A la croisière de l\u2019amiral Sturdee ; mais , qui ne pourra plus bien longtemps échapper A la poursuite qui va lui être ' donnée.Le soulagement produit par la nouvelle de la victoire des lies baU-land s'est traduit immédiatement par une diminution importante des primes des assurances maritimes.j L\u2019assurance par l\u2019Etat, organisée au début de la guerre par M.Lloyd George, a été réduite sur la nouvelle de la victoire navale, à 1 1-2 p.c.1 pour les chargements destinés A l\u2019océan Pacifique.Le taux du gouvernement avait d\u2019abord été de 5 p.c.; mais dès le 8 août il était baissé A 4 p.c., le 19 août A 3 p.c., et, au 1er septembre jusqu\u2019au 9 décembre, Il était resté A 2 p.c.Et les assureurs privés, par leur association qui porte le nom de Lloyd\u2019s, prennent maintenant d*s risques A une fraction au-dessous du taux du gouvernement.-\t^\tj j \u2022\tVoilà, certes, un résultat concret et pratique de la victoire des lies jpg\ttS* L J tllS Falkland, ou plutAt de la démonstration faite une fois de plus devant le ~\t^\t,\t! monde entier, que la Grande-Bretagne est maltresse dea mers.Et il est raisonnablement rertntn que vers le 1er janvier 1915, sinon plus tôt, les taux de l\u2019assurance maritime seront revenus A leur niveau d\u2019avant la guerre, tout danger de capture par un navire de guerre ennemi ayant disparu.Le commerce maritime du monde reprendra son activité, dans la sécurité fournie par la maîtrise des mers qu\u2019cxcrccru incontestablement la marine britannique.Mais le commerce maritime allcm and et autrichien, qui formait, avant la »-uerre.25 p.c.du commerce mondial, aura complètement disparu, en dehors de la mer Baltique.péenne qui s\u2019est déchaînée tout d\u2019un coup et a entraîné le Canada, après une si longue paix, dans une période d\u2019hostilités dont on ne prévoit P«» encore la fin ?A cette question qui s\u2019est posée dès le mois d\u2019août, nous avions cru pouvoir répondre que la célébration de la paix av.ee les Etats-Lnis n é-tait pas incompatible avec la pourauite des opérations militaires que nous impose la guerre; puisque, en somme, cette guerre n\u2019a été entreprise que pour assurer une paix durable A l\u2019Europe, si longtemps sous la menace Intolérable du militarisme allemand.C\u2019est aussi, apparemment, l\u2019avis du comité de l\u2019Etat de New-York, chargé de l\u2019organisation des fêtes du côté américain, ainsi que de la commission canadienne du ceiftenaire.Ces deux organisations se sont, en conséquence, réunies A Ottawa, ces Jours-ci, pour arrêter les dispositions A prendre.A cette conférence, il a été décidé, fort A propos, croyons-nous, de remettre les démonstrations publiques A une date ultérieure, après la conclusion d* la paix en Europe; mais cependant de ne pas renoncer à in commémoration du centenaire, qui serait célébrée plus intimement dans les églises, les écoles, les collèges, les universités, etc.On fera aussi coïncider avec cette célébration, celle de l\u2019inauguration officielle du boulevard Edouard VII, et de la route de Québec A Montréal, ouvrant une artère large, solide et confortable aux communications entre Québec et New-York.Nous applaudissons A ces décisions et nous espérons que les gouvernements et les municipalités intéressés feront le nécessaire pour que les diverses démonstrations au programme soient convenablement orgtmisées et exécutées.\t\u2022 L\u2019amitié entre les Etats-Unis et le Canada.maintenant centenaire, mérite bien qu\u2019on la fête, malgré les tristesses que d\u2019autres événements jettent sur nos esprits.Nous oublierons ainsi ; Tripoli, et que iTtalie soit ainsi en-: traînée dans la guerre européenne.Ce serait IA un autre succès pour L 'diplomatie du Kaiser en s'attachant les services de la Turquie, de modifier en hostilité la neutralité de iTtalle.La paix durable Le président Poincaré A réaffirmé, nu nom de la France, son désir d« ne pas conclure de paix hAtivc et illusoire.La guerre doit suivre son cours et régler définitivement le grand conflit européen, en assurant A l\u2019Europs et au monde une paix solide et durable.La discrétion La grande victoire navale que vient ' de remporter l\u2019Angleterre a été préparée avec une admirable discrétion ' et elle démontre quelle importance il y a A tenir secret le mouvement de la flotte.Si par hasard un journal de Lon- ! dres eut été Informé l\u2019escadre victorieuse droitement signalé, du départ de et l\u2019eut mala-reJn eut suffi pour faire rater toute l'entreprise.- Nos voisins Ir^^ ^ , ge de la France, elle se serait cou- j Asquith.animé de désintéressement et de j| s0Uf|raii yerriblemsnl Depuis Quinze Ans, loyauté clou» le» firaude» cuu.es uc\tL||tsqui|| [ssaya .Fru||.a.t|,eS\" verte A jamais de déshonneur.Nous sommes tous d\u2019accord avec M.Asquith.Fils d\u2019Angleterre et de France, était-il possible pour nous de rester oisifs lorsque la Belgique et la France étaient en guerre.Y a-t-il quelqu\u2019un parmi nous qui aurait pu dormir tranquille et la conscience en paix en pensant A tous cen actes, et en réalisant ses devoirs.Pour ma part, je n\u2019hésite pas à répéter les mêmes paroles de M.Asquith et A déclarer que le Canada se serait couvert de honte s\u2019il nvnit persisté A rester étranger A l\u2019attitude de l\u2019Angleterre- La plus stupide des guerres.Le kronprinz d'Allemagne aurai confié à un reporter que cette guerre était la plus stupide de toutes les guerres.Nous sommes tous d\u2019accord avec le kronprinz allemand.Cependant.le reporter nurqit pu lui demander A qui il attribuait la responsabilité de cette giierrc dont les effets ont eu pour but d'amener une crise économique ressentie Jusqu\u2019A présent dans tout, l\u2019univers.Les nu-reurs allemands, les écrivains de Berlin.les professeurs allemands dans toutes les universités du monde, les Mères de Bernhardi.enfin tout le monde intellectuel allemand s\u2019est efforcé de démontrer que l\u2019Allemagne n\u2019était pas responsable de cette guerre et qu'elle n'avait jamais désiré engager l\u2019Europe dans un conflit.Plus les philosophes allemands ont tenté de convaincre les nations neutres qne leur Pays n\u2019était pas en faute, moins ils ont réussi A inspirer la confiance et A se disculper.Nous .von.'.\"t \u2022\u2019ester tldHes an progr.m.n.tr«-, difficile de faire des promesses d une année A l\u2019avnncc.J\u2019espère cependant me retrouver au milieu de vous l'année prochaine.Si A rette date la paix n été restaurée et que les alliés ont été vainqueurs, il se peut que j\u2019aie des choses différentes A vous dire.Les Félicitations à M- Mitchell.Si vous aimez la saveur aromatique des feuilles de menthe fraîche?prenez Si vous aimez la menthe à double force, essayez ^¦i.nnurmy.Prenez l\u2019une ou l\u2019autre, ou les deux, si vous voulez une jouissance durable.Un paquet par jour chasse la mélancolie, ci roltécnnes.Cet te çuerre est «ne -tier-1 ^ p/eTur chef d ta\td\u2019Otta- !\t-i\tW re A la guerre.Souhaitons qu elle ^ jjb n>ont tous qu\u2019un même coeur, soit la dernière.\tune\u2019 BPUic pensée, une unique prêoccu- | xrdent et arrogant, tellement que ic\t-Puis je me rappeler que le jeune peuple allemand si> eroyait destiné A\t(1IIp 8jr |,orner Gouin n appe- gmiverner le monde.\tj dans son enbinet était votre prési Je me souviens même que Bismarck déclarait un jour dans un de ses dis- soit la dernière.M.McMaster termina son allocution en récitant quelques vers d\u2019un poète anglais et invita ensuite tous ses collègues A ladre avec lui A la santé du parti libéral.M.FERNAND RI N FRET M.Fernand Hinfret, directeur du \u201cCanada,\" remercie lui aussi le con- nue seule pensée, une unique préoccupation.Tous nous ne voulons rêver d'a 'tre joie ni d\u2019autre succès que de voir les Busses poursuivre A l\u2019est leur avance redoutable, la France continuer A sn frontière sa glorieuse résistance, et le drapeau de l\u2019Angleterre, flotter encore triomphalement sur toutes les mers.\u2022s^ÉSSi^ est par le présent donné nue la j j le LiiKtille s'ndrcsHcra A lu Lécla- j cours que la Franco devait être écrasée et réduite A la condition d\u2019une puissance de deuxième ordre.Si la France était dépossédée do son in-i fluence et forcée de perdre son prestige, quelle serait donc la situation ^ de l\u2019Europe et de toutes les nations de l'univers.Le journal le plna ré- | pandu ct le plus autorisé de Londres déclarait récemment, dnns un article ; élogleux A l\u2019égard de la France, que j ln civilisation de h.France était né-.ressnire A la civilisation du monde entier.Le peuple anglais aurait pu | laisser écraser la France et la Helgl-j que et récolter les bénéfices du com-mercre pendant la guerre, mais il a préféré combattre pour la civilisation des peuples.I.'attitude des libéraux.dent l\u2019année dernière.J\u2019ai vu grandir fêrencicr.11 lui est agréable de se M.Mitchell et lorsqu\u2019on m'a appris faire l\u2019interprète du club A cet effet, qu\u2019il avait été nommé Trésorier pro- \u201cNoua n'i.vons repris que tard, dit-vincial, je n\u2019ai pu m\u2019empêcher de fé- n, cette année la tradition de nos dt-lieiter sir Lomer Gouin de son choix* tiers mensuels : la guerre nous u f°r\u2018 -Permettcz-mol de dire un demie cf(' de modifier nos plus chères hnbi-ntot .J'ai reçu plusieurs témoigna (ndes.Mais A la première de nos ges d\u2019estime et de confiance dans ma r''nions, A un moment oA nos esprits vie, mais le vAtre m\u2019est particulière- , | int avec une affectueuse L'INVASION DE L'ANGLETERRE Londres, 13 \u2014 Le général Baden-Powell partage l\u2019opinion de plusieurs autres experts militaires an- anxiété glais qui croient que l'Allemagne ment cher et en\tvous\ten remerciant,\tiv;ort.gigantesque de\tnos deux\tmè-\ts\u2019attend beaucoup A l'invasion, de je vous en suis\tprofondément rccon-\trPs-patrics en Europe,\tnous ne\tpou-\tl\u2019Angleterre, si possible, et qu elle naissant.\"\tviors ouvrir nos portes A un\thAte\tdirigera ses coups plutAt contre les\t- Le discours de\tSir\tWilfrid fut in-1 plus digne d\u2019y prendre\tla Parole\tqu\u2019à\t^^ommercinies^dans t* nord des front {des tmmeuMes ou terrompu A pliisieurs reprises par les celui qui a toujours été depuis qua- Iles ^\u2018tanniqi.es tdutAt que contre r vifs applaudissements des convives et raine ans 1 infatigable apAtre de 1 en , E111'- (\u2019s\t, .\t.|jRHpn- c \u2022 visible émotion sur clin- tente cordiale en notre pays, 8ir Wil-! Dans\t.>-> général Baden r A VIH ! 1\\ vlllu___________________ biture de lu province do Uucbcc u su proehnlne session pour faire amender su i charte la lot \u201c üeo.V, Ch.7U, aux ; fins : \u2014 Ile changer les limites et le nombre! des quartiers de la municipalité ; Foire .'continuer en fonctions les membres «lu | | conseil en olfb\u2019e lors de ce changement ; Réduire le nombre d\u2019électeurs requis pour mettre un échcvin en nomination ;1.Obtenir tes pouvoirs de faire ses expor- i print ions sous l\u2019autorité «le la loi des | chemins de ter de Québec ; De préparer < i de nouveaux rAles «le taxes pour remplacer ceux annulables ou annulés pour | cause d'irrégularités ou d'illégalttéii et I rendre res dispositions applicables aux rrtlos déJA faits .He construire son a'ide dur et scs égouts aux frais «le la Ville et d'en répartir le roflt.en tout u en ; partie, sur le territoire desservi au moyen de taxes spéciales proportionnées ,01 I et de partir de nouveau, comormcmcnt A Gratis du \u201cCanada\u201d produisit uni run.m.a.r.McMaster M.McMaster proposa la santé du parti libéral et remercia Sir Wilfrid Laurier, il hc servit du thème d\u2019une vieille chanson écossaise pour félicl Le parti libéral au Caundu, toujours ter l\u2019orateur ct repasser quelques é- ,et plus csaenticls.frid Laurier.\u201cContrairement A la coutume, il n\u2019y aura pus ce soir de santé du parti libéral : not a sommes A une époque oft noua songeons plutAt A oublier notre cause c* A en sacrifier in pré-occupatit n à des devoirs plus graves v |~fÉÉ wm-, bti QP m l\u2019opinion du général Baden Powell.l\u2019Empereur allemand s\u2019efforcera de débarquer au moins 90,000 soldats en Angleterre.\"Je suis, dit le gên$rnl, que l\u2019impression générale est (pie la tentative d\u2019envahir l\u2019Angleterre, se fera sur la rôle de Norfolk ou de Suffolk sonnellcment.je crois plutAt que les Allemands s\u2019attaqueront plutAt aux quartiers industriels du nord, sur la cAte du Yorkshire.Ils savent très bien quelles seraient les conséquences d\u2019une attaque réussie sur ce point.Qu\u2019on leur permette de s\u2019emperer de quelques-unes des grandes villes manufacturières, les usines seront dé- ; truites et j\u2019estime à H millions le nombre d\u2019emplovés qu'ils pourraient 1 jeter sur le pavé et affamer.Il est certain qu'une seule incursion hostile, même de peu de durée, muserait des ! dommages épouvantables\".Le général Baden-Pnwell se montre beaucoup moins optimiste quant A l\u2019issue de la guerre, que plusieurs hommes publies anglais.Le liéro de Mafeking, discutant la crise actuelle, déclare reel ; \"H y a encore beaucoup de gens I «Inns les districts ruraux, et même dans nos grandes villes qui ne se ren-
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