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Titre :
Le Canada
Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents. [...]

Le Canada est un quotidien de langue française fondé par François-Ligori Béique et qui paraît pour la première fois à Montréal le 9 avril 1903.

Il est né d'un mouvement de révolte de l'aile gauche du Parti libéral contre Israël Tarte. En 1902, celui-ci, propriétaire de La Patrie, alors le seul organe officiel des libéraux à Montréal, entreprend à l'insu du premier ministre libéral Wilfrid Laurier une campagne de presse en faveur du protectionnisme. Cette prise de position lui coûte son poste de ministre des Travaux publics, mais ne lui enlève pas La Patrie. Les libéraux ne peuvent rester sans tribune officielle, d'où la fondation du Canada.

Godfroy Langlois, ancien rédacteur de La Patrie et figure notoire de la gauche libérale, en est le premier rédacteur en chef.

Le Canada se veut l'organe qui expose les vues et les idées du Parti libéral et qui dirige l'opinion dans le sens des réformes que celui-ci entend opérer. Les libéraux ne manquent pas de moyens financiers. Ils regroupent autour de Langlois des journalistes d'expérience. Les éditoriaux du Canada vantent les vertus de l'entreprise privée, d'un sain nationalisme et de la démocratie parlementaire. L'une des premières campagnes de presse est menée en faveur de l'instruction gratuite.

Dès sa fondation, Le Canada a toutes les caractéristiques du journal populaire moderne. La publicité occupe le tiers de la surface du journal. De nombreuses chroniques sportives, féminines et culturelles visent à rejoindre tous les membres de la famille et diverses catégories de lecteurs. Son information nationale et internationale rivalise avec celle de ses concurrents. Comme eux, d'ailleurs, il n'hésite pas à recourir aux nouvelles à sensation pour aguicher le lecteur.

Langlois est limogé en 1910 sous la pression du clergé, notamment de Mgr Bruchési, qui redoute ses prises de position sur l'enseignement et les libertés individuelles ainsi que son affiliation à une loge maçonnique. Langlois fonde alors un hebdomadaire progressiste, Le Pays (1910-1921). Sous la direction de son successeur, Fernand Rinfret, plus souple, Le Canada se fait moins combatif. Il exprime l'opinion des libéraux modérés et défend la politique officielle du parti.

Sous la férule d'Olivar Asselin (1930-1934), le journal va de nouveau connaître des heures trépidantes. Asselin utilise son poste et son talent d'écrivain pour former une génération de journalistes à qui il inculque l'amour de la profession et le goût du travail bien fait. Asselin parti, Le Canada, qui pourtant ne manque pas de bons journalistes, s'assoupit quelque peu. Edmond Turcotte, son nouveau rédacteur, est moins frondeur qu'Asselin, mais assure la position libérale et progressiste du journal contre la montée du nationalisme conservateur du milieu des années 1930.

Dans les années 1940, la couverture thématique du Canada est variée. On remarque la place appréciable accordée au cinéma, la « chronique judiciaire » de l'auteur Adolphe Nantel et la « chronique universitaire » tenue par Pierre Laporte en 1943 et 1944, chronique qu'il  poursuivra au Devoir à partir de mars 1944.

Au début des années 1950, le quotidien éprouve des difficultés. Trop inféodé à un parti, dépourvu d'imagination et peut-être de moyens financiers, il commence à décliner. Il perd des lecteurs, qui lui préfèrent des journaux plus populaires et d'apparence plus neutre dans le domaine politique. Malgré l'intervention de certains libéraux, qui tentent de lui insuffler une nouvelle vigueur et d'en faire un journal de combat contre la puissante machine de l'Union nationale, le journal se saborde le 7 novembre 1954.

Le Canada est tiré à 9 803 exemplaires en 1903, à 18 000 en 1905 et à 15 242 en 1940.

Parmi les collaborateurs les plus connus, mentionnons Jules Fournier (auteur notamment de la fameuse Anthologie des poètes canadiens, publiée en 1933), Olivar Asselin, Valdombre (pseudonyme de Claude-Henri Grignon), Robert Élie, Charles Hamel, Fernand Rinfret, Adolphe Nantel et Adjutor Savard.

Mentionnons l’existence de deux éditions pour le journal Le Canada, une édition hebdomadaire de 1903 à 1925 et une édition quotidienne de 1903 à 1954. 

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, vol. 4, 1979, p. 166-168.

DUTIL, Patrice A., « LANGLOIS, GODFROY », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 15, Université Laval/University of Toronto, 2003 [en ligne].

TANGUAY, Anne-Marie, La pensée d'Edmond Turcotte, éditorialiste au journal Le Canada (1931-1937), mémoire de maîtrise (histoire), Université de Montréal, 2007, vii, 98 p.

 

 

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
jeudi 28 décembre 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Canada, 1916-12-28, Collections de BAnQ.

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[" EDITION HEBDOMADAIRE $1.00 par année.Ile Le Canada (Tabord, Le Canada toujours.Rien que le Canada.'Laurier).VOL.XIV \u2014 No 39.MONTREAL, JEUDI, 28 DECEMBRE 1916.PRIX : DEUX SOUS.La Conférence Impériale ne serait qu un piège des Unionistes pour sauver les Tories du Canada Telle est ropinion qu\u2019on a dans la capitale du projet d\u2019une réunion des ministres des Colonies à Londres, à cette époque-ci SIR ROBERT BORDEN EST REVENU DESAPPOINTE DE SA TOURNEE POUR LE SERVICE NATIONAL.\u2014 QUE VEUT DONC FAIRE SIR SAM HUGHES ?Sir Adam Beck déclare la guerre au Nord-Canadien.\u2014 Les préférences de M.\u201cBob\u201d Rogers pour les compagnies privées SUR U LISTE NOIRE ANGLAISE PRES DE DEUX MILLE DESIGNATIONS DE MAISONS ENNEMIES Y SONT AJOUTEES.CE QU\u2019IL FAUT PENSER DE L\u2019ATTITUDE DE M, STANFIELD De tous les points du pays et de l\u2019empire, Sir Wilfrid et Lady Laurier reçoivent les voeux des citoyens éminents (Du correspondant du \u201cCanada\") Ottawa, 26 \u2014 Il eat beaucoup question ici du projet annoncé récemment par Lloyd-George de convoquer à Londres prochainement, vers la fin de janvier, les ministres des colonies, en vue, dit-on, de discute* les mesures à prendre pour mieux poursuivre les hostilités.Or.si vous voulez m\u2019en croire ce projet cache une habile manoeuvre des unionistes, qui ont Bonar Law pour chef et les tories d\u2019Ottawa pour suivants.Voua n'ignorez pas que les unionistes anglais et les tories canadiens s\u2019entendent \u201ccomme larrons en foire\u201d et ceux-là ont imaginé ce truc pour éviter n ceux-ci d\u2019en appeler au peuple.Vous avez dû voir dans les journaux inspirés que l\u2019intention du gouvernement serait de faire nommer un^ délégation canadienne composée des deux partis, afin de prendre part aux délibérations rte la conférence.D\u2019aucuns ont pensé que le gouvernement faiaait-là acte de courtoisie en offrant au parti libéral de prendre part à cette réunion.Pourtant, telle n\u2019est pas l\u2019idée de derrière la tête de nos ministres.Croyant qu\u2019ils ne réussiront pas à amener le parti libéral h former un cabinet de coalition, ils ont pensé de faire jouer les grosses influences et c'est pour mieux réussir qu\u2019ils \u2022veulent amener à Londres les chef» libéraux., Il devient oiseux de dire que le gouvernement Borden est dans une position des plus emnarrassante: c\u2019est au point qu\u2019il ne sait vraiment quot faire; ainsi, il hésite à convoquer le parlement et d\u2019autre part il épuisera tous les moyens pour ne pas en appeler au peuple.C\u2019est pourquoi il a songé à faire convoquer à Londres iles hommes les plus en vue des deux partis, pour que les grosses influences anglaises incitent les chefs du parti libéral à consentir à une prolongation du terme idu parlement, nu moins pour une autre année., Voyons quel autre objet pourraient avoir en vue U» autorités impériales en convoquant nos hommes publics.;La poursuite des hostilités?Mais le Canada, par la ¦voix du premier ministre, s\u2019est engagé à la soutenir jusqu'au bout; pas n\u2019est besoin alors d\u2019avoir sur ce point l'avis des ministres anglais.Les mesures d\u2019après-guerre?Mais il y a la commission inter-parlementaire dont Sir George Foster fait partie et qui s\u2019occupe de trouver les moyens de faire face aux problèmes de il\u2019ftprès-gunrre.Non, ces conférences impériales ne sont convoquées qu\u2019en vue de faire croire aux \u201ccolonials\u201d combien on les rstimo et en flattant ainsi leur vanité, pour mieux les (faire consentir à des entailles h leur autonomie qu\u2019on i*i'oserait leur arracher.! En somme, quel ras fern-t-on de l\u2019opinion des délégués coloninux, si cette opinion n\u2019est pas celle de ceux qui dirigent l\u2019empire?Il faut avoir assisté aux \u2022titres conférences impériales pour se rendre compte n quelles influences dangereuses les délégués sont soumis.F,o parti libéral ne saurait consentir à participer fi cette nouvelle manoeuvre des unionistes.Ce serait trop faire le' petit jeu Me \u201cBob\u201d Rogers et compagnie.Une conférence impériale ne ferait que contribuer à .laisser plus longtemps à la direction des affaires du pays le gouvernement néfaste qui y préside.Et le peuple serait lo premier à protester; il en aurait bien le (droit.refuseront de le faire; qu\u2019est-ce à dire?D\u2019aucuns croient que le gouvernement voudrait bien imposer le service obligatoire, mais qu\u2019il n\u2019en a pas le courage, appréhendant de dures représailles de la part de l\u2019élec- cain portugais, ouest-africain portu- Londres, 26.\u2014 Le \u201cJournal Officiel\u201d publie aujourd\u2019hui une nouvelle liste de \u201cmaisons considérées comme ennemies ou comme jouant vis-à-vis de l\u2019ennemi le rôle de personnes interposées\u201d.En exécution du décret du 27 septembre 1914 et de la loi du 4 avril 1915 le commerce est interdit avec ces maisons.La nouvelle liste publiée aujourd\u2019hui remplit douze pages du \u201cJournal Officiel\u201d et comprend près de deux mille désignations de maisons ennemies ou interposées.Elle annule la précédente qui avait été publiée dans le« numéros du 6 et du 26 août du \"Journal Officiel\u201d.Les noms qui n\u2019y figurent plus doivent être considérés comme ayant été rayés à partir d\u2019aujourd\u2019hui.Les maisons figurant dans la liste nouvelle sont classées par pays de résidence à savoir : Afrique.\u2014Libéria.Maroc, est-afri- torat, au cas où il serait forcé de venir devant lui.Sir Sam Hughes vient de prononcer à Lindsay un discours en faveur de la conscription: or, les déclarations qu\u2019ü a faites ne sont pas sans causer beaucoup d\u2019ennui à ses anciens collègues.On se demande à quel motif l\u2019ex-ministre n obéi en dénonçant ainsi le service national, juste au moment où Sir Robert vient de l\u2019ex- ¦ zuela.pliquer à tout le pays et a la veille de commencer l\u2019en- I Asie gais, Guinée portugaise, Femando-Po, Rio-Muni.Amérique.\u2014 Argentîne, Uruguay, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Cuba, Equateur, Paraguay, Pérou, Porto-Rico, Etats-Unis d\u2019Amérique, Vene- Japon, Indes orientales né- registrement.Il est évident que Sir Sam Hughes a quclqu\u2019arrière-pensée; ce serait, selon lui, un moyen d\u2019embarrasser le gouvernement dont il n été chassé de si cavalière façon.erlandaises, Perse, îles Philippines.Europe.\u2014 Danemark, Espagne, Grèce, Islande, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Suède.Sir Adam Beck, le fameux ministre ontarien millionnaire, vient de dénoncer à S.-Catharine, ses anciens amis du Nord Canadien, comme de vulgaires cnbaleurs parlementaires et pour débarrasser les parlements tant fédéral que provinciaux il préconise la nationalisation de leur chemin de fer.Dans son discours Sir Adam déclarait: \u201cJe fais partie du parlement.J\u2019ai vu ici les cabaleurs à l'oeuvre.Leurs tactiques et leurs méthodes sont telles qu\u2019on a honte de faire partie de la législature et sur l\u2019autorité de ^L R.B.Bennett et de M.W.F.N'icklo, députés aux Communes, je puis affirmer que les promoteurs et les cabaleurs parlementaires du type des gens du Nord-Canadien sont une disgrâce pour la vie publique.\" Comme on le voit Sir Adam n'est pas tendre pour les ^uissnAts amis de Sir Robert Borden; que va dire ce dernier?L\u2019hon.\"Bob\u201d Rogers vient n son tour de déplaire à Sir Adam.Il s\u2019agissait récemment d\u2019adopter les contrats de l\u2019éclairage aux bâtisses du parlement.Sir Adam Beck qui est président de la Commission Hydroélectrique de l\u2019Ontario fit d\u2019instantes démarches auprès du ministre fédéral pour faire adjuger à une compagnie contrôlée par les autorités provinciales cet important contrat; mai» ce fut en vain; \u201cBob\u201d Rogers préféra l\u2019adjuger à une compagnie privée d\u2019Ottawu, qui charge beaucoup plus cher.Le Citizen, journal conservateur, n\u2019est pas sans remarquer que Thon.Rogers a commis là un autre impair et dit qu\u2019\u201ccn plaçant le pouvoir dans les mains de chefs comme M.Rogers le peuple canadien a, sans y penser, donné un grand coup en faveur de l\u2019éducation politique.Le pays commence à y voir clair.\u201d 1! est évident que \u201cBob\u201d Rogers s\u2019inquiète peu de l\u2019intérêt public.11 a des amitiés à cultiver avant tout -:0:\u2014 LA NOTE AUX BELUGERANTS LTNTERE*, LA DIGNITE ET LA SAUVEGARDE DE LA FRANCE LUI INTERDISENT TOUTE NE-GOCIATION.LE GENERAL JOFFRE SERA CREE MARECHAL DE FRANCE C\u2019EST LA DECISION QUE VIENT DE PRENDRE LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS.\u2014UN DECRET SERA BIENTOT SOUMIS AU PARLEMENT Sir Robert Borden et son acolyte, M.R.R.Bennett, feont revenus de leur tournée en faveur du service national et si j\u2019en crois ce qu\u2019on «lit ici «le ce voyage, c'est encore la province «le Québec qui n le mieux iticcucilli ces missionnaires nouveau genre.Montréal et Québec ont fait au premier ministre lin bon accueil, mais les nouvelles qui nous arrivent «le l\u2019Ouest et même de Toronto ne sont pas aussi oncoura-igcantes pour les voyageurs.Dans l\u2019Ouest, quoi qu\u2019en disent les dépêches publiées dans les journaux, Sir Robert et M.Bennett ont été [reçus avec courtoisie et rien de plus.Aucune clos réunions n'a été marquée «le réceptions enthousiasma.\u2022A Toronto, meme, tous deux ont été reçus froidement.On a mal interprété ici !«\u2022 fait que les ouvriers de Montréal ne paraissent pas favorables à l\u2019enregistre-*ncnt national; pourtant les ouvriers de Winnipeg, où l\u2019hon.M.Rogers a ses électeurs, s«\u2018 sont aussi catégo-\u2019riquoment déclarés opposés au système du gouverne-frient.D'ailleurs, les dépêches reçues ici aujourd\u2019hui frous confirment cette nouvelle.C'est l\u2019opinion dos ouvriers manitobains «pie le sendee «l\u2019enregistrement tiationnl est un acheminement vers la conscription.Si on cherche à deviner ce que le gouvernement Borden a en vu»» avec ce système» on le trouvera difficilement.On demande à tout le monde de s\u2019enregis-toutefois wi n\u2019mipoao aucune sanction à ceux qui La démission de M.Stanfield, questeur (whip) conservateur, à la Chambre des Communes, parce «|u\u2019on n\u2019n pas voulu lui accorder le patronage «pj\u2019il sollicitait, fait bi«>n voir où en est rendu le parti conservateur.Pendant, que toutes les énergies parlementaires ne devraient tendre qu\u2019à rendre plus efficace notre participation à In guerre, il se trouve dans le parti conservateur un homme «le la plus haute importance\u2014puisqu\u2019on lui confie In direction des forces ministérielles nu parlement qui se révolte parce qu\u2019on no lui accorde pas la faveur qu\u2019il demande.Quand on songe qu\u2019il fut un temps où Sir Robert dénonçait avec tant de vigueur, le patronage, on ne peut trop s\u2019amuser do voir aujourd\u2019hui un de ses parti, sans dévoués l\u2019abandonner parce qu\u2019il n\u2019a pas sa part de patronage comme tout le monde.Quelle moralité politique ils ont ces faux bonshommes! Paris, 21.\u2014 La commission dos nf.faires étrangères de la Chambre des députés s\u2019est réunie au palais Bour bon sous la présidence de M.Georges Leygues, député du Lot-et-Garonne et a examiné la note adressée par les Etats-Unis aux belligérants.La corn mission a conclu que la Franco ne peut pas accepter le terrain de dis cussioa offert par la note, ajoutant que son intérêt, sa dignité et sa sauvegarde lui ordonnent de décliner toute négociation.La commission a de plus chargé des délégués de s\u2019entretenir avec M.Briand à ce sujet.UNE PETITION DE REFUGIES Dijon, 25.\u2014 Une pétition, couverte «les signatures «le 25,000 réfugiés «les régions envahies et demandant au gouvernement de continuer la lutte jusqu\u2019à la victoire, vient d\u2019être transmise à Paris LES NOUVELLES MARITIMES Paris, 26.\u2014 Le gouvernement a décidé d\u2019élever le général Joffre à la dignité de maréchal de France en reconnaissance de ses éminents services rendus à son pays.Un décret à cet effet sera soumis le plus tôt possible au parlement pour sa ratification.Le maréchalat est le grade le plus élevé conféré à un officier général.Ce titre se rencontre dans les premiers temps de la monarchie.Il s\u2019est appliqué d\u2019abord à un officier supérieur placé sous les ordres du connétable ou du général en chef, et que l\u2019on nommait maréchal de l\u2019host ou de l\u2019aimée, maréchal de camp.Les maréchaux de camp de l\u2019armée du roi étaient appelés maréchaux de France, pour les distinguer des maréchaux des autres seigneurs féodaux.Les maréchaux de France furent bientôt élevés au-dessus des autres maréchaux de camp, et acquirent une importance de plus en plus grande, surtout après la suppression de la dignité de connétable en 1626.Depuis cette époque, la dignité de maréchal de France est la plus élevée de l\u2019armée.Le bâton de maréchal est la marque distinctive de cette dignité.Avant François 1er, c LE MARECHAL JOFFRE m Le (jlouvcrnement français vient de décider d\u2019élever au niarécha-lat l\u2019illustre homme de guerre uui a fait l\u2019admiration du monde.les fonctions de maréchal étaient temporaires.Ce prince nomma le premier des maréchaux à vie, et en fixa le nombre à quatre.Ce nombre a beaucoup varié depuis; il y en eut jusqu\u2019à vingt sous Louis XIV.Napoléon 1er changea ce titre pour celui de maréchal d\u2019empire qui est analogue à maréchal de France.Dix-huit furent créés en 1804.EN FAVEUR DE U PAIX LES PAYS SCANDINAVES ET LA HOLLANDE PREPARERAIENT UNE NOTE POUR LA PAIX.LES BOCHES ONÏ PEUR DE LU Berlin, 26.\u2014Le \u201cTngeblatt\u201d, de Berne annonce que les gouvernements Scandinaves se réuniraient incessamment en conférence dans le but de faire «les propositions communes en vue de la paix.\u201cLa \u201cGazette de Zurich\u201d dit que In Hollande publiera probablement une note semblable à celle «le la Suisse.\u201d -:o:\u2014 L\u2019époque des fêtes «le Noël et «lu premier do l\u2019an, est l'occasion, chaque année, pour un grand nombre d\u2019admirateurs de Sir Wilfrid Laurier, de lui exprimer leurs bons souhaits et leurs voeux.Mais jamais, peut-être, l\u2019illustre chef de parti libéral et sa digne épouse, n'auront reçu autant de témoignages d\u2019estime et d\u2019admiration «jue cette année.De tous les points du pays et do l\u2019empire il arrive chaque jour à notre chef et à Lady Laurier des lettres, «les cartes, «les cadeaux «pii attestent do «|uclle popula-1 rite ils jouissent tous «leux.Jamais, semble-t-il, Sir Wilfrid Laurier n\u2019aura eu autant d\u2019ompriso sur le coeur «les Canadiens.On sent que l\u2019attachement de notrl peuple et de ses hommes éminents, devient do plus en plus étroit.On sent qu\u2019on désire avec plus d\u2019intensité que jamais qu\u2019il reprenne la direction des affaires «lu pays, comme si le temps d\u2019épreuve que notre pays traverse avait contribué à mieux faire apprécier In grande autorité d'homme d\u2019Etat et les grandes vertus du patriote que la majorité du pays veut revoir au sommet.L\u2019ANGLETERRE EN PUBLICATION DEFEND LA New-York, 26 \u2014 Les nouvelles reçues dans les milieux maritimes indiquent que la campagne sous-marine allemande s\u2019est étendue tellement et est devenue si destructive qu\u2019elle devient plus sérieuse que jamais pour les alliés.I.e gouvernement anglais vendredi soir a promulgué un ordre défendant «le publier aucune nouvelle relative aux mouvements de bateaux anglais, autres que celles relatives aux accidents.Tous les agents de navigation à New-York ont.reçu l\u2019ordre de ne plus annoncer les départs de bateaux.NOUVEAU MINISTRE DE GUERRE AUTRICHIEN LE GENERAL RITTER A ETE REMPLACE PAR LE FELD-MA-RUCHAL VON SCHLEYER.MAGNIFIQUE DON À U FRANCE Berlin, 26.\u2014 D\u2019après une information de In \u201cGazette de Voss\u201d, le général Ritter von Kirbatin, ministre «le la guerre d\u2019Autriche-Hongrie, n été remplacé par le feld-maréchnl von Schleycr.-.10 :-\u2014 AMERICAIN MORT POUR LA FRANCE Londres, 26.\u2014 mands montrent hommes d'Etats Les journaux allo-avec clarté que les «les pouvoirs centraux ne croient pas au fond «lu coeur les préparations prodigieuses que l\u2019Allemagne fait en vue d\u2019un effort suprême nu printemps se soient arrêtées le moins du monde.Le correspondant militaire do la \u201cGazette de Francfort\u201d, qui soutient que toutes l«\u2018s opérations «lans l\u2019Ouest servent à préparer l\u2019offensive des nl-à l\u2019acceptation de leurs propositions de paix, car ils n\u2019indiquent pas quo liés au printemps de 1917, demanda que l\u2019Allemagne consacre chaque minute de l\u2019hiver à se préparer.Il ajoute : \"Toutes les indications nous donnent la conviction qu\u2019il faut prévoir pendant cet hiver des efforts absolu-ments supérieurs à tous ceux du passé de la part de nos ennemis.Pour les combattre, nous devons faire des pré, paratifs tout aussi énergiques.L\u2019adaptation «les besoins économiques aux nécessités militaires est une des questions les plus importantes à l\u2019heure actuelle.\u201d Paris, 26 \u2014 Le \u201cHerald\u201d de Paris, annonce que M.Frank J.Gould vient de donner 500,000 francs pour reconstruire une église protestante anglaise à Maisons-Laffitte.Dans cette locali- M.HOWARD LINES, DIPLOME DU HARVARD, EST MORT EN AR-GONN2.té, se trouve une importante colonie Jamais Laurier n\u2019uura paru plus grand au peuplo | anglo-américaine, qui est occupée canadien^ -\tdoua 1m écurie* âa coan \u201e Pari», 26.\u2014 M.Howard Lines, diplômé do l\u2019école de droit d\u2019Harvard, fils du docteur E.H.Lines de Paris, vient de mourir en Argonnc d\u2019une pneumonie aiguë.Il s\u2019était engagé dans le corps américain d\u2019ambulances avait contracté sa luoladio eu ser- msM , dans j ot n' W» Berne, 5 décembre, (par courrier).! \u2014 Maximilien Harden public dans la j \u201cZukunft\u201d, du 2 décembre, un article do trente-deux pages ou il distribue ses critiques aux personnalités et aux objets les plus divers.Tout d'abord, Harden s\u2019appliciue à ridiculiser Hclfferich en portant sur le vice-chancelier um* appréciation méprisante.Puis il fonce sur M.de Jagow qu\u2019il présente comme un pauvre petit être faible, mediocre et pas le moins du monde qualifié pour remplir le poste de ministre des affaires étrangères.Un passage digne d\u2019être remarqué dans l\u2019article «le Harden est celui ou 11 dit qu\u2019a la fin de juillet 1914, von Jagow et le ministre des affaires étrangères étaient complètement sous la domination «lu ministre prussien de la guerre et de l'état-major général allemand, de telle façon MP* -h» atfpta* étrangère «en ttaiôafc réduites à exécuter les ordres donnée par les chefs militaires.Harden lâche alors ses victimes allemandes et il passe en revue la vie de François-Joseph.Après avoir fait l\u2019éloge de quelques-unes des qualités du défunt empereur, \u201cBismarck avait présenté François-Joseph comme un homme respectable, mais, dit Harden, ce fut une des nombreuses erreurs «jue Bismarck fit au cours de sa carrière.\u201d Harden fait alors une revue rapide de la carrière impériale du chef de la double monarchie.Il le montre coeur froid, volontier déloyal, sans pitié et cruel L\u2019article tout entier du célèbre polémiste est singulièrement audacieux «\u2019t il est surprenant que Harden se soit aventuré à le publier, encore plus surprenant d\u2019ailleurs que la censure allemande a\u2019ait pa$ gmfiznnâ 1* LE CANADA.\u2014MONTREAL, JEUDI, 28 DECEMBRE 1916.EDITION HEBDOMADAIRE.- VOL.XIV \u2014 No 39.UE LT RHEAUME S\u2019EST DONNE BIEN DE__________ ECHAPPERA LA POUCE L'officier faussaire s\u2019impose une grosse corvée pour enfin tomber dans les bras des agents.Québec, 22.\u2014 T/arrcFtntion du 1C-falcataire présumé Charlie Rhéaume, slits Ynunir.alias Smith.ex-lieutenant d-ns le 167?me bataillon expédition-ralre de Québec, ne peut être mise en «oute maintenant ; nincé à Bordeaux, France, comme il descendait du \u2022 a-quebot \u201cEspapne\".sur lequel il s\u2019était embarqué à New-York, le 12 d-ce mois pour fuir la justice du Ca nada et des Etats-Unis.Rhcnume sera ramené à Ouébec.tout probable-mint dans trois semaines, pour .épon-dre à l\u2019accusation d\u2019avoir fmvdé plu-fieurs banques, en se sen'ant de chèques du département de la milice.L'arrestation de Phiaume a été frite après près d\u2019un mois d\u2019activcj recherches et aujourd\u2019hui, si le faussaire présumé est coffré, on peut attribuer la chose en grande pnriie nu département de la police de Quebec, qui, avec sen excellente organisation, ses moyens de commu licntion et so.i service d\u2019information, tant an C nada qu\u2019aux Etats-Unis, a pu suivre, du commencement à la fin.les allées et venues, jusque dans les coins les plus recul *«.de celui que la justice attend avec impatience.Le détective Lauréat Laçasse, du bureau des détectives, que dirige le chef Tom Walsh avec tant d\u2019haoil.\u2019lé, a été ce que l'on peut appeler le principal acteur dans cette chasse à l\u2019homme.L\u2019organisation pour amener l'arrestation de Rhéaume, était aussi complète, aussi efficace qu\u2019elle pouvait l\u2019être sous les circonstances.Rien n\u2019a été épargné.Dès que le détective Laçasse quittait Quéoec pour commencer son^ travail de recherches, le chef des détectives Torn Y.\u2019alsh.de concert avec le chef Emile Trudel se mettaient en communication avec les principales organisations policières du pays, entr\u2019autres Montréal et Toronto, puis avec New - York qui ôtaient immédiatement prévenues Le détective Laçasse partit de Qué-her, le 22 novembre, soit le jour même où le* fraudes de Rhéaume étaient découvertes.En partant d\u2019ici, le détective Laçasse se rendit d'abord à Trois-Rivères pour surveiller le passage des -onveis de chemin de fer, espérant trouver celui que l'on recherchait.Comme on le dirait dans le temps, Rhéaume avait arrangé son programme autrement Redoutant qu\u2019on le surveillerait aux gares de chemins de fer, il s\u2019était d\u2019abord sauvé à St-Charle» de Bellechasse ou demeurent ses parents, puis de là se faisait conduire en voiture de paroisse en paroisse.pour gagner les lignes et traverser la frontière.Le détective Laçasse revenait à Québec et le 23, dans la soirée il s\u2019embarquait pour Montréal où le 24, soit le lendemain, il apprenait que Rhéaume était descendu la veille au Viger, où il s\u2019était enregistré sous «on vrai nom, mai» il ne croupit pas longtemps à cet endroit.En effet, le détective Laçasse apprenait le même jour, que Rhéaume était parti pour New-York.Le détective Lapasse demeura quelques jours à Montréal, dars l\u2019esoérance que le fuyard reviendrait, mais ce n\u2019était pas un de-\u201carticies\u201d du programme de Rhéaume.Pendant que Rhéaume gagnait le» Etats-L'nis, le détective Lacas»e avec plusieurs détectives de la Métropole, que le chef Campeau avait mis à sa disposition fouillaient toute la ville, les hôte:*, les cafés, les théâtres, les maisons de pension, mai* on ne trouva aucune trace du f irritif.gi ce n'e-t qu\u2019on apprit par une lettre qu\u2019il avait adressée à une jeune fille de la rue St-Denis, une de ses amies, qu\u2019il était rendu dans la grande métropole américaine.Laça-se poursuivit son travail plus loin; en possession de cette information.il prenait le rapide pour New-York, ou il arrivait bientôt et après âpre* s\u2019etre mis en quête d\u2019information, il apprenait que Rhéaume se retirait au No 421, avenue Lexington, dans une maison de pension, connue sous le nom de \u201cBelfort Hotel\u201d.Cette maison de pension était à quelques pas seulement du bureau des detectives.Rhéaume dès son arrivée a New-York, «\u2019était rendu chez son oncle M.Alphonse Khea me, lieutenant des détectives, qui l\u2019amena visiter le poste, où il lui présenta une vingtaine de détectives.Dans le temps l\u2019oncle du de- falcataire présumé ne connaissait rien des frasques de son neveu.I/C détective Laçasse par la suite, nprè* s'étec informé au chef de ce bureau de détectives, où on l\u2019attendait d\u2019ailleurs, cur communication reçue de Québec, \\pprit que Rhéaume était parti.Cette Information lui fut donnée par l\u2019oncle du fuyard même qui lui fit prendre connaissance d\u2019une lettre reçue du père de Rhéaume, lui disant m résumé: \u201cSi tu vois Charles, arrête-le; ôte-lui son argent, confie-le aux soins d\u2019un magistrat et avertis les autorités qu\u2019il est recherché pour vol\u201d.Malheureusement, pour ceux qui le recherchaient, Rhéaume avait disparu la veille de la réception de la lettre et on ne savait pas où il était allé.Rhéaume é.ait disparu le 27 novembre et c\u2019est le 2t» que son oncle I rencontra le détective Laçasse à qui ! i! apprenait la chose et lui faisait part ) de la lettre.Le detective Laçasse, après des J recherches très actives, ramassa une 1 foule d\u2019autres informations qui le mirent sur une nouvelle piste.Rhéaume en partant de New-York, s\u2019était 1 dirigé de nouveau vers Montréal.Le détective Laçasse le suivit, le fila et | le 6 décembre il arrivait à Montréal, où cette fois il apprend que le défal-cataire présumé est parti pour Tor n-i to, où le détective de Quebec se dirigea sans retard.En arrivant dans la ville-reine, il rencontra d\u2019abord l'inspecteur Ken-nedy qui, informé par le chef de In police, et le chef des détectives de Québec, mit à la disposition du dé-( tective Laçasse dix hommes, dont I deux spécialement, pour l\u2019aecom-! pagner dans tous les districts de la j ville.Comme à Montréal, les fouilles se poursuivirent très activement.Rhéaume était suivi, épié ; ses moindres mouvements ne pouvaient échapper à la police.On le retraçait partout, par des lettres qu\u2019il avait expédiées à Montréal et mises à la poste dans dif-' férents districts.Ces lettres dès qu\u2019elles arrivaient à : Montréal étaient immédiatement portées à la connaissance des autorités , policières, qui, à leur tour, par télé-! grammes informaient le détective La-: casse et ceux qui l\u2019assistaient qu\u2019une j lettre venait d\u2019être reçue portant le timbre de tel district postal dans la ville de Toronto.Là, le detective Laçasse, certain que son homme n\u2019était pas à Toronto, qu\u2019il en était parti, décida de revenir à Montréal, mais à peine venait-il d\u2019arriver dans la métropole, qu\u2019il était informé que Rhéaume était retourné à Toronto, puis par la suite, apprit qu\u2019il avait pris le chemin de New-York, où le 11 il fut localisé ; le détective Laçasse en fut informé, il envoya immédiatement une dépêche de l\u2019arrêter, mais Rhéaume avait eu le temps de s'embarquer à bord d\u2019un paquebot, r\u201cEspagne\u201d, pour prendre îa mer.Les autorités cependant, étaient au fait de la chose et des mesures furent i prises, pour qu\u2019à son arrivée à Bordeaux on rnrrétât, ce qui fut fait, avec le résultat que l\u2019on sait.Il est jus e de dire que, à partir du ; premier jour où on confia la tâche difficile de poursuivre Rhéaume, le ^ détective Laçasse ne perdit pas son ' homme de vue; celui-ci ne lui a pas écharpé une heure.Partout ou il a passé, on l\u2019a r- tracé jusqu\u2019au moment 1 de son départ pour New-York, et 1 c\u2019est ce qui prouve une fois de plus l\u2019organisation efficace de notre département de police affilié à ceux des autres villes, par la bonne entente e: I la coopération.i Nous avons dit brièvement ces jours derniers que les sommes d\u2019argent que | l'on reproche a Rhéaume, d\u2019avoir ob-, tenues frauduleusement avaient été ¦ saisies pour la plupart.Il est intéressant de connaître aujourd'hui com-' ment la chose a été faite.Sur un té-: légramme du colonel H.J.Grasset, i de la police de Toronto, le détective I Tom Walsh, de cette ville était informé qu- Rhéaume avait déposé une somme dv \u2022\t''00 à îa banque Royale, | bureau de ronto.Le détective Walsh immédiatement en informa les directeurs de la succursale de Québec qui, à leur tour, prenaient des procédures pour faire saisir cette somme.1 situation faite actuellement n la classe ouvrière et surtout à la classe pauvre.Le gouvernement fédéral, dit-\u2019d, e: t de toute évidence en compagnonn-Re intime avec les trustards et les exploiteurs.Il n fait emblant de prendre une initiative qui, à la fin du compte n\u2019aboutira jamais à rien dans le seul but d\u2019empêchcr les rutres corps publics do prendre une inita-tive pratique.Il s\u2019et trouvé un échevln de Montréal, M.Jos.Ward, pour déclarer en plein conseil cos mémorables paroles \u2022; ^Si l\u2019on trouve que la nourmure est, tiop chère, qu\u2019on n\u2019en achète pas.\u201d Ceci revient à dire : Si vous ne pouvez vivre, crevez ! C\u2019est une solution très simple au problème du coût de la vie, mais il appartenait à un cchevin de Montréal de la trouver.Le délégué Bodard s\u2019est déclaré for- i totnent en fr.veur de la campagne inaugurée par le Canada pour le boycottage de l'achat des dindes durant K temps des fêtes.Il a fait à ce sujet Londres, 23.\u2014 L'intérêt princl-l'ne active propagande et il esnère pal, ici, concernant la note du prési- blables moyens qu\u2019on pourra forcer neutres sur la possibilité pour les belles spéculateurs de vie humaine à ligérants de définir leurs conditions, rendre gorge.\t8C concentre maintenant sur la ré- \"\"T\"'\t- tut ion soit inaugurée d\u2019un bout à l\u2019au- Bances du centre.Les premieres neutre de l\u2019ile de Montréal.Que l\u2019on velles reçues ici d\u2019Allemagne con-fosse des \u201cm\u2014 meeting\u201d et que l\u2019on cernant la note sont à l\u2019effet que « agite si 1 on veut avoir justice.\tn \u2022\t«.x\t.u j La clause du rapport finalement ccllc-c, a fté re*ue avec cnthousias-mse aux voix est adoptee à l\u2019unanl- me» cc nui n\u2019est pas en Angleterre, rnité.\tLa discussion est si grande ici, sur la forme de la réponse probable de l\u2019Angleterre, que l\u2019on porte peu d\u2019attention sur l\u2019attitude des puissances du centre.La note continue de capter l\u2019intérêt ici.La seule parallèle dans les relations anglo-américaines en regard avec la sensation causée ici, est La réponse sera basée sur les discours de Llyod-George, Briand, Sonnino et autres hommes d\u2019Etat de l\u2019Entente.LA REPONSE A L\u2019ALLEMAGNE SERA BIENTOT ENVOYEE CRITIQUE D\u2019ART L\u2019expoiition de peintures à la Bibliothèque Seint-Sulpice Les Alliés présenteront bientôt leur réponse aux pouvoirs centraux et la réponse nu président Wilson viendra plus tard, mais pas avant une quinzaine de jours.La réponse aux empires du centre était virtuellement rédigée quand la note est arrivée et on déclare que les choses suivront leur cours normal.La réponse au président Wilson demande un plus grand échange de vues parmi les Alliés de l\u2019Entente, bi«n que la teneur générale de chacune «uivra la même ligne, étant basée sur les discours officiels de David Lloyd-George, premier ministre anglais, Aristide Briand, premier ministre français, le baron Sonnino, ministre des affaires étrangères italien, et M.Pokrovsky, ministre des affaires étrangères russe, comme contenant un exposé complet de la politique de l\u2019Entente.Les hommes publics anglais refusent généralement de faire des dé- Le correspondant du \u201cPetit Journal\u201d obtient cette promesse du Pape.\u2014 Le Saint-Père s\u2019intéresse beaucoup à cëtte grande oeuvre.Paris, 22.\u2014 Le correspondant du \u201cPetit Journal\u201d à Rome écrit ce qui suit : J\u2019ai pu voir M.Aristide Prat, député, au moment où il partait visiter Tivoli.Il avait passé toute la journée d\u2019hier, très occupé, pour coordonner les efforts italiens semblables à ceux qui se font en France par l\u2019Union des familles de disparus.Le résultat en est surtout remarquable en ce qui concerne la haute autorité morale du pape et du Vatican, toute acquise à l\u2019oeuvre que préside M.Prat.Le député de Versailles m\u2019a dit en présence de votre confrère toulousain, M.Victor Lespine, de \u201cl\u2019Express du Midi\u201d, et d\u2019un membre du bureau do l\u2019Union des familles de disparus.: \u2014J\u2019ai obtenu une audience spéciale du Saint-Père, auquel j\u2019ai exposé en détail le but de l\u2019Union, qui groupe au bas mot cent mille personnes.plus grande attention.\u201cJ\u2019ai pu lui exposer en détail ce que nous avons fait et ce que nous comptons faire.Le Saint-Père m\u2019écouta avec une grande attention et je suis certain d\u2019être arrivé à le persuader et à l\u2019émouvoir.D\u2019ailleurs, notre émotion à tous trois était communicative.\u201cAprès nous avoir demandé des renseignements sur notre démarche, le Saint-Père nous a promis tout son concours.L\u2019oeil vif, le front intelligent, l\u2019élocution facile, il voulut bien me dire : \u201cComptez que nous vous aiderons de tout notre pouvoir et que vous aurez notre appui dans tout ce que vous ferez pour adoucir les douleurs ds rus ; nous vous faciliterons dans toutes vos recherches.\" M.Prat et ses compagnons on< donc obtenu de Sa Sainteté une promesse qui, sans entraîner le Vatican hors de la neutralité, lui permet de participer puissamment à une oeuvre noblement humanitaire.M.Prat est \u2018Le Saint-Père m\u2019a écouté avec la reparti pour Pans.Notre public, en général, en plus le message du président Cleveland du du devoir qui lui incombe, de prodi- ^ enezuela et les deux documents guer ses encouragements à nos ar- ont, dit-on, créé la même impression, tistes canadiens, devrait ne pas né- 0n djt dans lc3 cercles oUMa icI gliger 1 occasion dune visite très in- ,\t,.i.\t,\t,\t,\t.uiix\u2014 .téfessantc aux expositions de pein- nue la politique des Alliés de l\u2019En-! clarations devant etre publiées, con- \u2018 cernant la note du president Wilson et les membres du gouvernement ne I peuvent le faire sans violer la coutume officielle turcs qui se font chaque mois, à la tente envers les offres allemandes ne bibliothèque Saint-Sulpice.S\u2019il nous 8cra pas changée par l\u2019apparition sou-'ri0\",?A\"-\u201d\".!.?-?ïr,']?\u2019 daine du président Wilson comme oeuvres dont la réputation est déjà toute faite, à tout le moins, il reste participant aux événements, cet intérêt de pouvoir apprécier les débuts de bien des talents qui s\u2019affirment, et à qui, sans doute, l\u2019avenir réset /e un succès digne de leur travail.Cette semaine, nous avons «ous les yeux des travaux signés de trois noms inconnus de la masse: mesdemoiselles R.Mount, C.Fauteux et B.LeMoyne.Trois jeunes canadiennes-françaises, que le labeur n\u2019effraie point, et qui possèdent le grand mérite de nous offrir, dans leurs jj révèle, à un contre-interrogatoire, l'existence co™nun,nt les droits, garantis pur dissemblables, et les amateurs de bel- j traités, ont été violés, et dont le peinture y passeront une minute ! frontière a été envahie avant que délicieuse.En même temps que nos félicitations, nos meilleurs souhaits sont ar- ia guerre ne fut déclarée, il sait que les Allemands ont violé les conventions allemandes dans les massacres du peuple arménien.Et cependant il est d'opinion que les nations, qui sont léguées pour désarmer ce mal infernal du militarisme prussien, ont le même objet en vue que ceux qui ont perpétré des crimes historiques.\u201cLe président Wilson, soit dans un égarement mental, a envoyé la mauvaise note, ou il se méprend entièrement sur la situation européenne.\u201cCes choses sont sombres et viles.[ Rien qu'à y penser le jour do Noël, i on est secoué de frissons.Il y a-t-il * quelqu\u2019un qui pense qu\u2019une paix serait honorable qui considérerait les ! assaillants cl les défenseurs dc l\u2019hu- j munité comme ayant le même objet en vue ?Quel genre d\u2019unité d\u2019objet vous attendez-vous entre des loups et des chiens bergers devant des Inm-baux de viande ?\u201cUne paix basée sur de telles hypothèses ne serait qu'un armistice donnant à un ennemi épuisé le temps voulu pour se réorganiser avant do renouveler sa passion insatiable pour l\u2019hégémonie du monde et lu destruction de ses rivaux par une guerre Tout le j-jeuple américain se lève pour protester contre les déportations belges par l'Allemagne.\u2014 La requête sera envoyée au président.New-York, 20.Elihu Root nonce ce soir qu'une par des personnes importantes dans le pays demandant au président des Etats-Unis \u201cd'user de toute son influence contre la déportation des Belges par le gouvernement allemand\u201d, sera envoyée demain à Washington.Voici la pétition : \u201cEn autan\u2019, que le premier magistrat d\u2019un pays a droit de connaître les sentiments du peuple, nous, par les présentes, roquerons le président des Etats-Unis d'user dc toute son influence contre la déportation des Bol- nos brillantes artistes cana- : de la Haye que le peuple américain | sauvage.\u201d diennes-françaises.-:o:- Québec, 20 Un vol sacrilège a été commis dimanche dernier dans la chapelle de Notre-Dame des Victoires, a la Basse Ville.Les troncs du temple ont été enfoncé- et vidés par un individu (lu nom de Louis Menier dont l'arrestation a été fuite hier.Menier a été envoyé en prison en attendant son procès, qui s'instruira cat J tient à faire respecter.DEUZA-IIESSL \u2022\u2022() connaît tous les détails des atrocités organisées relatés après de minutieuses enquêtes 11 connaît les torpillages de vaisseaux passagers non armés tels que le \u201cLusitania\u201d et \u201cL\u2019Arabia\u201d, sans avertissements.Il connaît i\u2019iiHKassinat du capitaine Le» Poudre» de Miller pour le» Ver» sont un agréable remède pour les enfants qui souffrent des vers ; ils les prendront sans objection.Si les directions sont suivies, ce remède ne ges par le gouvernement allemand.\u201cEt nous désirons spécialement que ! quelle que soil la manière qu\u2019il juge-| ni la meilleure,des mesures soient pri-i ses pour joindre cc pays aux autres nations neutres du continent américain dans un protêt déterminé contre an-ides divers Etats joints aux Menées pétition signée |rt aux réformateurs ; des évêquesiaeS archevêques et personnalités en vue nu elergc unies aux sceptiques ; des présidonta de chemins de fer avec des (hef ouvriers ; (les mni.,ifncturicrr avec d s hommes de l.-ttiv ; des ban-qi-iei.et hommes d\u2019affaires avec des peintres et de» sculpteurs ; des leaders du barreau avec des chefs de laboratoires ; des pacifistes avec des < fficiers en retraite de l\u2019armée et de la marine ; des démocrates avec des républicains ; tous ont une égale ferveur pour appuyer le président d .ns ses efforts pour sauver la Belgique.\u201c Des corps publie i entiers ont signé la \u2019«é! it ion, Des hommes d'Etats ont envoyé des lettres spéciales.\u201d LA TERREUR DE L\u2019ASTHME se présente comme un voleur la nuit, avec ses terribles étouffements, cnlc- re, qui ne peut être considéré par le monde civilisé sans indignation.\u201d Une déclaration faite ce soir coli- iciit faire tort à l\u2019enfant le plus dé lient, car il n\u2019entre rien de dangereux | cernant la pétition dit dans sa composition.Ges poudres* \u201c (\"est une réponse a l\u2019appel du Fryatt, les déportations nocturnes des !\u2019\u2019hassoront promptement les vers et, président, pour la voix du peuple.H.-Iim-h et des Français emmenés en\t¦» santé aux petits patients Fresque toutes les villes du pays ont lKJg(b cl (K i l rança.s emmem* m.dont |n vitaljty.n éui nUnf(u6i.par c,.g onVüy£.noms .Us hommes ôml- ^aBriavige.11 connaît Ica connivence» I vilains parasites.ce retour au barbarisme disns la guer-1 vaut la respiration à ses victimes.Tout soulagement semble impossible tant que l\u2019on n\u2019a pas essayé cette remarquable préparation, le remède du Dr .1.I).Kellogg pour l'asthme.I.e soulagement ne se fait pas attendre.Alors on éprouve du plaisir à vivre, et si l\u2019on continue le rernùdo la maladie est atteinte dans sa racine.j nents.Des Juges de la Cour üauxéma N'arxuutcz pas d'imitation.C^/D T - EDITION HEBDOMADAIRE.\u2014 VOL.XIV \u2014 No 39.LE CANADA\u2014MONTREAL, JEUDI, 28 DECEMBRE 19I& L LA DEFAITE ALLEMANDE DEVANT VERDUN \u2014 AVEUX SUCCESSIFS NOËL II LONDRES ET AU «le la pensée allemande sous \\ erdun.Peut-être aurais-je dû me borner a mettre bout à bout, en les datant, les textes que j\u2019ai soulignés.Ils établissent d\u2019une manière irréfutable toutes les phases de la défaite allemande.Voyez de quelle hauteur nos ennemis sont tombes.l'aller par palier, nous suivons les espoirs successifs qu ils fondèrent sur le sacrifice de plus de cinq cent mille des leurs tombes aux deux rives de la Meuse verdunoise.En regard de ces impuissantes brutalités de l\u2019Allemagne, il y aurai^ à faire comprendre, mois par mois, l\u2019élasticité de la force française.Cent batailles, dont certaine coûta aux Allemands une trentaine de mille hommes, n\u2019ont\u2019même pas nu nous empêcher d\u2019exécuter le plan qu\u2019en mai nous avions arrêté avec nos alliés.Dès le 22 mai, nos soldats avaient .\tressaisi Douaumont.Le lendemain rait bien contraindre la France à une 23, nu bout de trente-six heures, nous paix séparée.\tdûmes nous en retirer.Eh bien ! le Les Allemands voulaient enlever Verdun en huit jours.Des prisonniers du 98e régiment d\u2019infanterie ant rapporté un propos «lu kronprinz \\ ses troupes durant le mois de février : \"Met «mit, il nous faut prendre Verdun.Il faut qu'à la fin de février tout «oit terminé.L'empereur viendra patter une grande revue tur la place de Verdun et la paix tera lignée.\u201d L\u2019empereur ne tarda pas d\u2019arriver.Il s\u2019écriait : \"Nous allons prendre Verdun, coeur de la France, et quand nous l'auront prit, la France le mettra à genoux.\" Toujours mal renseignée, l\u2019Allemagne escomptait notre lassitude.Nous ne résisterions pas à cette preuve décisive de son irrésistible supériorité, rt le \"parti pacifiste\u201d que la propagande Docht* essaye par tous les moyens d\u2019entretenir dans les bas-fonds de chacun des pays alliés sau Dans la capitale, la journée s\u2019est écoulée comme un dimanche ordinaire GRANDES REJOUISSANCES AU FRONT UN BEAU GESTE DD \u201cTORONTO GLOBE\u201d IL ACCORDE UN BONUS DE 5 POUR CENT A SES EMPLOYES DE LEUR SALAIRE DE 1916.L\u2019accumulation des moyens matériels allemands était formidable.Le 21 février, à 4 heures 45, quand l'infanterie, qui attendait à pied d\u2019oeuvre, s'élança sur nos ouvrages broyés par un bombardement sans exemple, In Germanie jugeait le triomphe certain et d'une rapidité foudroyante.Londres, 25 \u2014 A part dans les camps et les hôpitaux, ce jour de Noël a été le plus calme que l\u2019Angleterre ait jamais connu.L\u2019économie a été le mot d\u2019ordre parmi les classes élevées en général.Le trafic a été très petit à cause de l'appel des journaux et du gouvernement aux civils leur demandant de rester dans leurs demeures pour permettre aux soldats en congé do voyager.La majorité des voyageurs en civil semblaient être des ouvriers de munitions et leurs familles.Les soldats ont été libéralement reçus partout.Les hôpitaux étaient décorés et on y a servi des dîners et des présents pour les malades.Les soudnts ont réellement reçu plus d\u2019attention que les officiers dans les OFFRES DE PAIX A L\u2019ITALIE dûmes nous en retirer soir même «le ce triste Jour, les généraux Mangin et Nivelle affirmaient leur volonté de recommencer, reprenaient leur préparation.A partir du 1er août, nous pressons constamment l\u2019ennemi dans le secteur «le Fleury.Le 21 septembre, nous arrivons à nous établir dans les Après quatre jours, pourtant, nos S bois Vaux-Chapitre et du Chesnois, lignes, qui avaient fléchi jusqu\u2019il me- ! sur la ligne d\u2019où partira notre atta- i hôpitaux Des artistes «le théâtres y nacer de rompre, tenaient tout de me- 'que du 24 «>etobre.Le 24 octobre, en ' ,\t'.\t_____ 0 ' me.Le 25, «tans la soirée, le général quatre heures, nous arrachons aux Al-j ont d°nne \u2018 nprB?\u2018 \u2018't,\t\u2018i de Castelnau, chef d\u2019état-major géné- lemands ce que ceux-ci avaient con- A Lomlreg la journée s est passée ral, conformément aux instructions I quis en huit mois.Cette journée de-\tcomme\tun dimanche ordinaire,\tbien du général Joffre, donna sur place au ; meurera comme un modèle d\u2019action\t()UP\tprincipales\trues étaient\trem général Pétain le commandement «les , offensive.C\u2019est une preuve éclatante\t\\.\t.\t;.l\"\t.n \u201e\t_ troupes de la région fortifiée de Ver-1 de la souplesse et de la puissance du\tP1»\u201d\tdc s0,dat8 en\tkhak' \u2022 ü y\tn'a,t dun.Et le 28 février, la terriblé at- I génie français.Comme méthode et ta«iue était calée.\t|\tc«»mme élan des tr«»upes, c\u2019est aussi Le front allemand dessinait sur la I beau nue rien «|ue l\u2019on ait jamais vu.rive droite (région «les attaques prin-* I.o généraal Nivelle employa un mot cipales) un«* ligne qui.durant quatre bien significatif.Il «lisait au cours mois, n\u2019allait plus varier «iue de quel- | d'une libre conversation \"l\u2019élégance ques cent mètres.\t\\ (je cette victoire\".Cela au sens où Nous étions garés, et eux immobili- i jes mathématiciens parlent d\u2019une so-«és.Mais nous étions, les uns et les |utlon élégante, à la fois simple et 1n-autres, obligés devant le monde entier génicuse.à continuer.\tf X\u2019os chefs ont pro(jté «les cruelles , La bataille de Verdun, dès cette expériences «le cette guerre.En re-; date, devient une bataille d\u2019opinion, j^ard de cette excellence où nous at- , Elle se continue pour des raisons qui teignons, tous les témoins constatent) ne sont pas essentiellement militaires.J la diminution allemande.L\u2019Univers fait cercle et veut savoir i i,0s Allemands essayent de couvrir > 3ul, de la France ou de l'Allemagne, J cett,* diminution avec des mensonges.! ans cet enclos, touchera des épaules pour compléter la série des textes que la terre.Les Allemands, ayant si fort, J\u2019on vient de lire et «pii donnent «les prophétisé qu\u2019ils prendraient Verdun, indications sur leur psychologie, il ne peuvent plus s\u2019en dédire ; et pour faut noter, ce qu\u2019ils osent dire, qu\u2019il nous.jétô par let Allemands, est une farce h laquelle 1» Hongrie doit s\u2019opposer par tous les moyens en son pouvoir pour ne pét s\u2019aliéner les sympathies des Polonais si elle ne les a perdues déjà.CHRONIQUE DE U QUERRE La fin des colonies allemandes (Pour le Canada) Une des folles ambitions des pan- puauing , enow\t11 mois d\u2019août 1914 jusqu\u2019au mois d\u2019oc | germanistes qui ont déchaîné la Noël.Ou il était permis, le plus grand t( bre 1016 435 VBpeun, tje piU8 d\u201e guerre mondiale était «le s\u2019emparer nombre de soldats possible ont eu un j .600 tonnes, reprèeei.tant nu, total ; ^ vaBtea colonies françaises pour congé pour leur permettre de pren dre un joyeux diner, mais dans la région de la Somme et dans d\u2019autres :,744,000 tones, ont été perdus par ! suite des nérils de la guerre.Au i commeicement «le la guerre, la Grande-Bretagne avait 3,000 vapeurs, re- assurer l\u2019expansion extérieure de l\u2019Allemagne en les joignant au domaine d\u2019outre-mer qu\u2019elle possédait secteurs, le dîner de Noël a été trans-j 1)r(:.8entailt k; millions de tonnes\t_ Ce ndant> n0n seulement nos porté, encore tout chaud, par ! 1 crtes sont donc «le 12 pc.en nombre\t^ pu\t^ ^ porte,- - .\t,.- tranchées «le communication aux pt 11 P-c- Cl1 tennage, ce qui ,\t, .\t.\u201e\tmoins d un demi p.c.par mois hommes en devoir aux postes avan- cés du front.L reption, pren«l une précaution, fait un , tait tout auprès d\u2019un approvisionne-xensible retrait : \"L\u2019ftrmce françnime, ment de benzim* et d\u2019une soute à mu-déclare-t-il, m*urt lentement devant nitions.Les Allemands se crurent Verdun.\" Et «le toutes parts, les Al-1 d\u2019autant plus pcnlus que lors de normands déclarent qu\u2019ils attaquent de-1 tro première attaque du 20 mai, un vaut Verdun \"pour u*er l\u2019armée fran- bataillon allemand avait été anéanti çaue.\"\t| par une explosion.Il s\u2019était établi une Les combats se.succèdent presque légende là-dessus dans l\u2019armée du quotidiens, et d\u2019immenses proper-1 kronprinz ; on racontait que deux ou tions.Le 9 mars, bataille générale trois mille hommes avaient éoé anéan-sur les deux rives sans résultat pour tj;, (>t .jue ne pouvant les enterrer on les Allemands ; les 9 et 10 avril, nou- avait muré leurs cadavres dans un ca-velle grande bataille; nu 23 mai.no-1 veau.Dounumon était devenu un tre magnifique réaction sur Douau- j burg du Rhin avec ses terreurs noi-mont et notre reprise momentanée du res.L\u2019Allemagne y avait amené ses légendes.Le vent de Lorraine balayer.*! cette Germanie qui flotte au-dessus des hordes d\u2019outre-Rhin.Mais le 23 octobre la garnison fut terrifiée ; elle évacua on partie le fort, jusqu\u2019à ce «jue l\u2019un de ceux qui restaient, un certain capitaine Grolius.voyant nue la flamme s\u2019apaisait, eût rappelé la garnison.Nous arrivions sur les entrefaites.L\u2019extrême rapidité de notre attaque avait surpris les Boches.Ils n\u2019ad-,\t,\t, _\tmettaient pas «jue nous aurions l\u2019nu- on des secteurs calmes do France, «ni dace ((\u2019aller jusqu'à Douaumont.Le fort.Le haut commandement allemand, qui ne peut pas produire dc gains réels, fait dire qui sont tombées au pouvoir f.TT du,0 49 P C: S,\\r *iTLnrZOUtiï de!» Alliés.La perte est de grande \"Un blocus qui nous fait perdre 10\tia shellings pour cent livres ne nous ré- importance pour 1 Allemagne qui déduira jamais à la famine.\"\ttenait huit colonies, d\u2019une superficie o:- totale de 2,850,000 kilomètres car- rés, soit plus de cinq fois celle dc la métropole, avec une population de 13 millions d\u2019indigènes.La fondation de cet empire colonial ne remontait qu\u2019à 1884 ; il n\u2019aura donc eu qu\u2019une durçe éphémère de trente ans.En effet, dès la première année de la guerre, la Nouvelle-Guinée, les archipels allemands du Pacifique et Kiao-Tchéou en Chine étaient con- UNHOMME GELE A MORT Paris, 26 \u2014 Une seule allusion à la note du président Wilson, a été faite pendant la séance publique de la Chambre, samedi.M.Renaudel, député socialiste de la Seine a exprimé l\u2019opinion qu\u2019elle obligerait l\u2019Allemagne à exposer clairement se?buts de guerre.Il a fait cette courte déclaration en annonçant que le parti socialiste voterait l'allocation des crédits pour les premiers six mois dc 1917.Il n dit : \"Nous voterons ces crédits parce qu\u2019ils sont nécessaires à la défense nationale, et que nous ne pourrions les refuser sans compromettiü* la sécurité du pays.Vingt-neuf mois de guerre nous ont permis d\u2019en apprécier toute l\u2019horreur, mais ceux qui sont victimes de l\u2019agression, et qui combattent pour leur liberté, restent fermes dans leur volonté de vaincre.Cependant l\u2019ennemi a parlé de négociations, et qu«j ci* soit une ruse ou un appel sincère.le résultat doit être le réveil chez tous les peuples du dé- bien même de Serbie, de Russie.Ce temps leur manqua pour mettre leur?¦ sir de la paix organisée et durable, n\u2019est plus possible.Le kronprinz est nijtraj|u,UHCS t.n batterie.Il les mon-rcduit aux forces «b* son commande- taient (|uand nous arrivâmes.On se ment pronre, aux forces d entre Ar ; battit à la grenade, avec des liquides gonne et Moselle et à des moyens di- j enflammés ; lutte terrible dans les té-minués en artillerie et en munitions, Ml\\bres de ces couloirs «jue nos sol-*ar la tempete s amasst* chez les Rus- 1 ,|nt.s ne connaissaient pas.Sans «loute sjes, et puis chez les Anglais et les1 on llVait fait, dus répétitions ; on pos-Françals de la Somme.hh bien .il s«*«lnlt des plans ; mais celui qui allu- Nous demandons donc au gouvernement de ne pas se prononcer négativement contre les offres de l\u2019ennemi, sans les avoir étudiées et sans pro- clamer publiquement les raisons La grosse tempête de neige et de vent, qui a tout balayé sur son passage, vendredi, a fait une victime.Elle a dû être terrible la mort dc ce malheureux qui, enseveli sous le blanc linceuil de la neige, n\u2019a pu j avoir assez de force pour se retirer'quis par les Anglais ot les Japonais, 8ê- de sa lugubre position.^\t[ainsi que le Togo en Afrique par des rieuses ,1e ee refus pourvu toutefois ^ ^Ùdslt\u2019àU«nP\".v«\"l ?i\\ ;f°rcc,* franco-britsunlques^Eu juil-qu\u2019elles aient été exposées claire-\ttrébucher sur le cadavre, qui '1915, la colonie du tfud-Uuest ment on termes qui ne puissent dissi- était profondément enterré sous la muler aucun piège secret.\tneige, dans un petit chemin condui- .\t,\t.,\t.\t.sant à la rue Wellington.\"Aujourd\u2019hui, le president des j e ,iéfunt est un nommé Arthur Etats-Unis demande aux belligérants Burke, demeurant 1 ruelle Speers, dc publier leurs vues sur les buts de Pointe St-(\u2019harles.v\t.i\tLes secours médicaux furent d\u2019au- guerre.Nous ne voulons pas JuPt!r ; rune utilité, vu que la victime avait ses intentions.Nous ne voulons voir 8UCComj,ê nux morsures du froid, qu\u2019une chose, c\u2019est que des neutres ' Une enquête sera tenue, ce ma-guidés, nous l\u2019espérons, par l\u2019amour j tin, sur cette mort, à la morgue, de la justice et du droit, cherchent è ' //rnrRffnO99 aider à faire lu lumière.Nos ennemis |^ I |nÿ||''\\ no peuvent plus continuer à faire des | déclarations embrouillées.Ils doivent parler clairement.Nous n\u2019avons pas peur «ju\u2019ils jettent le trouble dans l\u2019esprit des soldats de la république, «lui, pour regagner la paix, ont couvert leur pays de gloire.Que nos gouvernements proclament à la face du monde entier que les peuples alliés, toujours désireux de la paix, mais jamais effrayés de la guerre, sont prêts à accepter n\u2019importe «luelle solution, qui, après avoir réparé les injustices de la force, orga-1 nisera les nations pour le salut de LA NOTE WILSON Paris.25.\u2014 Le \"Temps\", dont le» opinions politiques ont une très grande portée, après avoir fait allusion à la forme très courtoise et précise de la note du président Wilson, dit : \"Il semble que le cabinet de Washington, dans son désir de paix, ait négligé de consiilérer franchement le pr
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