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Titre :
Le Canada
Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents. [...]

Le Canada est un quotidien de langue française fondé par François-Ligori Béique et qui paraît pour la première fois à Montréal le 9 avril 1903.

Il est né d'un mouvement de révolte de l'aile gauche du Parti libéral contre Israël Tarte. En 1902, celui-ci, propriétaire de La Patrie, alors le seul organe officiel des libéraux à Montréal, entreprend à l'insu du premier ministre libéral Wilfrid Laurier une campagne de presse en faveur du protectionnisme. Cette prise de position lui coûte son poste de ministre des Travaux publics, mais ne lui enlève pas La Patrie. Les libéraux ne peuvent rester sans tribune officielle, d'où la fondation du Canada.

Godfroy Langlois, ancien rédacteur de La Patrie et figure notoire de la gauche libérale, en est le premier rédacteur en chef.

Le Canada se veut l'organe qui expose les vues et les idées du Parti libéral et qui dirige l'opinion dans le sens des réformes que celui-ci entend opérer. Les libéraux ne manquent pas de moyens financiers. Ils regroupent autour de Langlois des journalistes d'expérience. Les éditoriaux du Canada vantent les vertus de l'entreprise privée, d'un sain nationalisme et de la démocratie parlementaire. L'une des premières campagnes de presse est menée en faveur de l'instruction gratuite.

Dès sa fondation, Le Canada a toutes les caractéristiques du journal populaire moderne. La publicité occupe le tiers de la surface du journal. De nombreuses chroniques sportives, féminines et culturelles visent à rejoindre tous les membres de la famille et diverses catégories de lecteurs. Son information nationale et internationale rivalise avec celle de ses concurrents. Comme eux, d'ailleurs, il n'hésite pas à recourir aux nouvelles à sensation pour aguicher le lecteur.

Langlois est limogé en 1910 sous la pression du clergé, notamment de Mgr Bruchési, qui redoute ses prises de position sur l'enseignement et les libertés individuelles ainsi que son affiliation à une loge maçonnique. Langlois fonde alors un hebdomadaire progressiste, Le Pays (1910-1921). Sous la direction de son successeur, Fernand Rinfret, plus souple, Le Canada se fait moins combatif. Il exprime l'opinion des libéraux modérés et défend la politique officielle du parti.

Sous la férule d'Olivar Asselin (1930-1934), le journal va de nouveau connaître des heures trépidantes. Asselin utilise son poste et son talent d'écrivain pour former une génération de journalistes à qui il inculque l'amour de la profession et le goût du travail bien fait. Asselin parti, Le Canada, qui pourtant ne manque pas de bons journalistes, s'assoupit quelque peu. Edmond Turcotte, son nouveau rédacteur, est moins frondeur qu'Asselin, mais assure la position libérale et progressiste du journal contre la montée du nationalisme conservateur du milieu des années 1930.

Dans les années 1940, la couverture thématique du Canada est variée. On remarque la place appréciable accordée au cinéma, la « chronique judiciaire » de l'auteur Adolphe Nantel et la « chronique universitaire » tenue par Pierre Laporte en 1943 et 1944, chronique qu'il  poursuivra au Devoir à partir de mars 1944.

Au début des années 1950, le quotidien éprouve des difficultés. Trop inféodé à un parti, dépourvu d'imagination et peut-être de moyens financiers, il commence à décliner. Il perd des lecteurs, qui lui préfèrent des journaux plus populaires et d'apparence plus neutre dans le domaine politique. Malgré l'intervention de certains libéraux, qui tentent de lui insuffler une nouvelle vigueur et d'en faire un journal de combat contre la puissante machine de l'Union nationale, le journal se saborde le 7 novembre 1954.

Le Canada est tiré à 9 803 exemplaires en 1903, à 18 000 en 1905 et à 15 242 en 1940.

Parmi les collaborateurs les plus connus, mentionnons Jules Fournier (auteur notamment de la fameuse Anthologie des poètes canadiens, publiée en 1933), Olivar Asselin, Valdombre (pseudonyme de Claude-Henri Grignon), Robert Élie, Charles Hamel, Fernand Rinfret, Adolphe Nantel et Adjutor Savard.

Mentionnons l’existence de deux éditions pour le journal Le Canada, une édition hebdomadaire de 1903 à 1925 et une édition quotidienne de 1903 à 1954. 

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, vol. 4, 1979, p. 166-168.

DUTIL, Patrice A., « LANGLOIS, GODFROY », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 15, Université Laval/University of Toronto, 2003 [en ligne].

TANGUAY, Anne-Marie, La pensée d'Edmond Turcotte, éditorialiste au journal Le Canada (1931-1937), mémoire de maîtrise (histoire), Université de Montréal, 2007, vii, 98 p.

 

 

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
jeudi 4 octobre 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Canada, 1917-10-04, Collections de BAnQ.

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[" EDITION HEBDOMADAIRE S 1.00 par année.Et ajjaàa Le Canada d'abord.Le Canada toujours, Rien que le Canada.(Laurier).VOL.XV \u2014 No 28 MONTREAL, JEUDI 4 OCTOBRE 1917 PRIX : DEUX SOUS.démission de Sir Wilfrid Laurier\u201d, derr manœuvre grossière de la clique tory VOTANT ECHOUER TOUTES SES COMBINAISONS, LA BANDE \u201cJINGO\u201d REPREND SA TACTIQUE DE \u201cDIVISER POUR REGNER\u201d ET REPAND LA RUMEUR DEJA CONTROUVEE DE LA RETRAITE DU CHEF DU PARTI LIBERAL ^ a ' a de plus en plus mal chez le parti militaire et les députés libéraux qui s\u2019en étaient fait les partisans sont répudiés ou reviennent de leur erreur CE ' .QU\u2019IL FAUT PENSER DE M.C.C.BALLANTYNE QU\u2019ON DESIGNE COMME DEVANT FAIRE PARTIE DU CABINET DE COALITION LE PAPE ET LES ALLIES Benoit XV, en transmettant la réponse des Puissances du Centre aux Alliés, leur demandera de faire connaître leurs conditions.(IJJibl/ de In Prenne Annotlle) Paris.20.\u2014 l'ne dépêche au \u201cTemps\u201d, venant de Genève, PENDANT QUE L\u2019ANGLETERRE^PERIISTE^A^DEMANDER^DES.\\TVREE ET DES NAVIRES, M.BORDEN ET TOU- ÎESX isK.SS&S L\u2019OPINION ANGLAISE DANS TOUT LE PAYS DEMANDE U TETE DE SIR JOSEPH FLAVELLE LE SPHINX D\u2019ECHO BEACH VA-T-IL ENFIN PARLER ?\u2014 M.BORDEN VA MAINTENANT LAISSER LA CANNE A PECHE POUR LE JEU D\u2019ECHECS de paix, exposera, dans une note accompagnant cette transmission, que l'Allemagne et l\u2019Autriche ont accepté une base de négociations, satisfaisante aux Alliés et leur demandera de lui faire connaître leurs conditions..Ottawa, 30.\u2014 On s\u2019amuse beaucoup, ici, dans les milieux libéraux des dernières rumeurs mises en circulation par la presse à gage de Lord Northcliffe et de Lord Southcliffe (M.Hugh Graham, pour le commun des mortels).Ces deux fameux lords font annoncer depuis quelques jours par leurs journaux, que fatigué des travaux de la longue session qui vient de se terriiner, que découragé par la désertion d\u2019un grand nombre de libéraux, qu\u2019épouvanté par les tribulations d\u2019une campagne d\u2019hiver et que ployant sous le poids des ans.sir Wilfrid Laurier, à la veille des élections songerait à prendre sa retraite.Est-il besoin de dire que tout cela est de la bouillie pour les chats.La tory respecte toujours la devise de ses chefs : \u201c Diviser pour régner presse pour régner Depuis des mois les scribes à la dévotion du parti militaire s'ingénie à machiner des petites combinaisons pour détacher de sir Wilfrid Laurier la masse de l\u2019élec- ONZE PERSONNES TREES, (¦ÜATRE-VINGT-DEUX BLESSEES TEL EST LE BILAN DU DERNIER RAID ALLEMAND SUR L\u2019ANOLE-TERKE.\u2014 ESSEX ET KENT ONT ETE BOMBARDES.torat.Toute l\u2019affaire de la conscription n\u2019a pas eu d\u2019autre but : c\u2019est avant tout \u20141U:\u2014\tOn\t\u2014 - \u2014- ^ J;\u2014*-îA \u2019- \u2014,îl?- 1 il s\u2019est amusé à pêcher; tous les jours là-bas, en compagnie de ses inséparables, il partait brandissant sa canne à pêche; mais dans la capitale, ce n\u2019est plus la place pour s\u2019adonner à ce sport, alors c\u2019est au jeu d\u2019échecs que maintenant M.Borden devra donner ses préférences.Dès son arrivée on va le voir se mettre à l\u2019échiquier et mettre la dernière main aux combinaisons que là-bas dans la solitude d\u2019Echo Beach il a mûries.Il va s\u2019agir pour lui de faire marcher ses pièces pour gagner la partie.Seulement le jeu d\u2019échecs comporte bien des roueries et comme son nom l\u2019indique, il réserve parfois bien des déboires à ceux qui s\u2019y adonnent.M.Borden a une bien grosse partie à jouer L\u2019absence du premier ministre n\u2019a pas été pour améliorer la situation dans différentes plac'es à Kent et Ksse* On croit que les pertes sont légères.Le le parti ministériel.Bien au contraire, ceux qui ont eu la garde de la mais™, ;.Im.lu-n ont lait que gâcher les choses, et quand M.Borden \\a se remettre à 1 échiquier née a été faite par trois groupes d\u2019aéroplanes.C est une bien grosse partie qu\u2019il va avoir à jouer.\tI \u2022\u2022Chacun de ces groupes qui venaient de directions différentes, fut repoua (CAhle de In l'rr.,* A««««*lf*».I.ondres.10 \u2014 Il a été annoncé officiellement qu\u2019onze personnes ont été tuées et 82 blessées.Les dommages matériels ne sont pas considérables.Quatre groupes d\u2019aéroplanes allemands tentèrent d\u2019atteindre Londres, au cours du raid de la nuit dernière, mais plus d\u2019une machine furent abattues.Des bombes furent jetées dans les districts nord-est et sud-est de Londres et à Pour triompher, le chef du gouvernement doit arriver à combiner les cho- sé par nor.5anons et «Jeux machines seulement ou tout au plus trois atteignirent les defenses et des bombes furent jetee» dans les districts nord-est et quatrième groupe d'aéroplanes qui essaya d\u2019atteindre Londres plus tard fut repoussé, aucun aviateur ne put pénétrer dans les défenses extérieures de la capitale.\u2019\u2019Des bombes furent aussi jetées à différentes places à Essex et Kent.Les rapports complets des pertes et dommages n'ont pas été reçus encore mais on une affaire politique.On s\u2019est dit que ce projet diviserait le parti libéral, ses de façon à se faire un jeu que son adversaire ne pourra pas défaire.Réussi- ^d'-tlr f n et qu\u2019ainsi, sir Wilfrid Laurier, se voyant abandonné finirait par démissionner, ra-t-il ?Tout le monde en doute.La fameuse coalition est de moins en moins as- plus tard fn Et ce n\u2019est pas sir Wilfrid Laurier qui a démissionné, ce sont ceux qui surée du succès, et les pièces qui la composeront ne sont pas celles qui feront l'avaient laissé qui sont revenus à lui.\téchec à l\u2019adversaire.Puis ce fut le fameux projet de coalition lancé en mai dernier par sir '\tLe parti militaire, je vous l\u2019ai dit.ne voit son salut que dans cette coali- cïo/Talf-iU Tonï^rès^ié^Vr?Robert Borden, apres avois annoncé son projet de conscription.Le premier tion, et voilà que les libéraux qu\u2019on désignaient pour en faire partie, ont refusé j H\tK ' ministre s\u2019était dit qu\u2019au cas où sir Wilfrid Laurier refuserait cette proposition, plusieurs de ses partisans s\u2019empresseraient de l'accepter et qu\u2019ainsi on verrait encore sir Wilfrid Laurier dans l\u2019obligation de démissionner.Et c\u2019est sir Robert Borden qui passe encore le chapeau et qui l'offre ou sont répudiés par leurs électeurs.A l\u2019origine du projet on parlait comme coalitionnistes de M.Carvell, de che en coeur aux partisans libéraux pour se les allier; la coalition est encore àîtique.Et tous ces vaillants députés libéraux, on l\u2019a vu depuis la conscription l\u2019état de projet ot sir Wilfrid Laurier n\u2019a pas encore démissionner.\t(loin de passer à M.Borden, se stfat ralliés à Sir Wilfrid Laurier et sont oins nue Alors, a la suite de ces deux échecs les écrivailleurs torys, sous la dictée de jamais attachés au parti libéral.M.MacLean, de M.Graham, de M.Pardee, de M.Neely; or, aujourd\u2019hui aucun'îï.Y AURAIT DANS NOTRR fait labou-[deux ne veut accepter l\u2019offre du premier ministre, dont ils on4 découvert la tac-\tisiiaju aiv aaiaj PROVINCE 98,000 HOMMES POUR D\u2019autre part, M.Borden a inscrit sur sa \u201cslate\u201d, pour la prochaine réorga-sation les noms du Dr Clarke, de M.Guthrie, de M.Turriff, et ces députés sont aujourd\u2019hui répudiés par leurs électeurs.Le cas du Dr Clarke, le plus connu des i transfuges, est typique.Pas plus tard qu\u2019il y a quelques jours les libéraux dei un m Rod-Doer lui ont donné son congé; ce qui plus est, ils ne lui ont même pas voté une résolution de sympathie.M.Guthrie commit lui aussi le sentiment des libéraux de Wellington-Sud.qui ont décidé de lui opposer un concurrent franchement libéral.Le sort de M.Turriff est aussi scellé.Puisqu\u2019il a voulu choisir entre Sifton et Sir Wilfrid Laurier qu\u2019il en subisse à son tour les conséquences, et les électeurs d\u2019Assiniboia ne lui ont pas caché leur façon de penser de son attitude.Comme on le voit, si M.Borden compte gagner la partie avec des pièces de ce genre, il est évident qu\u2019il ne sait pas jouer.M.C.C.Ballantyne dans le cabinet de coalition leurs maîtres, ont tout bonnement pris le parti le plus court, celui d\u2019annoncer la retraite de sir Wilfrid Laurier.Sir Wilfrid Laurier ne démissionnera pas Voilà encore le gouvernement et tous ses sbires en déroute : sir W Laurier ne démissionnera pas; et plus que cela il est parti aujourd\u2019hui même d\u2019Ottawa pour aller rencontrer les chefs du parti à Montréal.Quand les correspondants de la presse anglaise annonçent que le chef du parti lil>éral est fatigué, et que certains journaux français colportent cette nouvelle, tous savent bien qu\u2019ils mentent.Tous les jours, ici, à Ottawa, tout le cours de la session et tous les jours depuis la prorogation, on voit passer régulièrement sir Wilfrid Laurier qui s\u2019en va à son bureau; et les milliers de personnes qui lui écrivent tous les jours peuvent constater aussi le fait par le peu de temps que M.Laurier met à répondre à leurs lettres; cela ne parait pas être le fait d\u2019un homme si fatigué.\tj\tLa dernière trouvaille des \u201ccabinet makers\u201d des journaux anglais est.M C Et puis, s\u2019il eut eu si besoin de se reposer, rien\tn\u2019empêchait sir Wilfrid\tC.Ballantyne.Ce monsieur vaut la peine qu\u2019on parle de lui.Ce M Ballantvne est au\tlendemain de la session de s en aller lui\taussi dans\tquelque buono retiro pour\tl\u2019ancien commissaire du port ; il est de plus le gérant de la Sherwin-Williams \u2022 c\u2019est refaire ses forces épuisées à l\u2019instar du premier ministre.\t'un manufacturier de peinture et de vernis: n\u2019est-ce pas l\u2019homme tout trouvé nour Les journaux ministeriels, pour faire triompher le gouvernement, met- badigeonner le replâtrage de Sir Robert Barden7 tent leur dernière ressource dans l\u2019âge avancé de sir Wilfrid Laurier.Quelle1 Mais le nom de M.Ballantyne nous fait\u2018penser que c\u2019est ce monsieur oui erreur profonde! Sur le point d atteindre ses 76 ans (le 21 novembre) le chef du , dès le début de la guerre, courait les usines pour menacer les célibataires de là I ion.'Chiffres qui équivalent à ceux parti liberal est aussi alerte que sir Robert Borden.A peine voûte le chef du .conscription s\u2019ils ne s\u2019enrôlaient pas\tùe i!U7, si l\u2019on v met ceux qui sont parti libéral marche d\u2019un pas allègre et sa belle stature domine encore toutes les\tM.Ballantyne n\u2019est pas seulement un manufacturier de peinture et de ver- tetes.Grace aux bons soins d une épousé admirable de dévouement notre Old nis; c\u2019est aussi un colonel sorti de la cuisse de notre Jupiter Sam Hughes Oui ;\"an P ™, vigoureux que jamais, et on se méprend fort si on pense d epouvnn- m.Ballantyne a organisé un régiment, puis il l\u2019a mené sur le front, seulement ter\tsir Wilfnd Laurier avec une campagne\télectorale.\toui seulement, lui, n\u2019y est pas resté; il est revenu pour grossir le nombre déjà _\t.D\u201ear,\u201cel?,;\u2019sIlos \u2022!ounmuX 8e trompent fort s ils croient, que pour son tnom-! graml rie noa \u201c8afety colonels\u201d.C\u2019est ce M.Ballantyne dont le \u201cStar\u201d de Lord phe sir Wilfrid Laurier sera force de se soumettre a toutes les exigences d une j Àtholstan disait samedi-lutte comme celle qui s\u2019en vient.Quand on parle du triomphe de Sir Wilfrid Laurier, c\u2019est aussi du triomphe du peuple que l\u2019on parle, et pour porter le chef du parti libéral au pouvoir le peuple n\u2019attend pas qu\u2019il aille parcourir tout le pays pour quémander les suffrages.Depuis longtemps déjà la grande majorité du peuple se porte vers sir Wil-I\tn \u2022\t-i- M\t,.\t.\t.\t.frid Laurier, et pas n\u2019est besoin que Sir Wilfrid Laurier aille à lui.\t^\tl a 1 ' Ballantjne désigné pour faire un ministre: Si non t» vero e On n\u2019en douterait pas si on savait les témoignages d\u2019admiration et dei\tj \u2022 ^ a ^\t.\t, ,\t,\t.\t,\tr confiance qui arrivent tous les jours par centaines et par centaines au chef du,0\tlanufactuiier de peinture et de venus c est absolument ce qu il faut parti libéral; témoignages qui viennent encore en plus grand nombre des provin-1 ces anglaises.Que toute la presse des \u201cjunkers\u201d et des \u201cwar-mongers \u201d en fasse son deuil; Sir Wilfrid Laurier ne démissionnera pas.i iT™ies CmS i1*uîp0,n Si ^P|)a ail(>\tJ'aur*or S(,mt.fan88?8* i président de la commission impériale des munitions il n\u2019y a pas lieu de s\u2019éton- Cest le News de Toronto, I organe de Northcliffe.qui lance ces ballons afin ,11er; mais il est plus significatif de voir maintenant des organisations conserva-d énerver 1 opinion pnbuque.\t.\t,\t,\t; trices dénoncer le triste \u201csir\" et j\u2019apprends qu\u2019une des premières questions que The wish «s father of the thought.Les lingoes ne souhaitent, qu une chose,Sir Robert Borden aura à étudier c\u2019est celle de l\u2019expulsion de Sir Joseph Flavelle \u2014Ia retraite de Sir Wilfrid.Ils croient, que son depart serait pour eux le signal comme président de la commission des munitions.Les révélations stupéfiantes REPONDRE AU PREMIER APPEL C\u2019est ce que les statistiques du recensement de 1911 établissent, mais il faut calculer qu\u2019il y aura beaucoup d\u2019exemptions.f\t- On compte que 08.000 hommes, de 20 à 85 ans, .seront aptes au service militaire, après que les bureaux médicaux auront décrété pour savoir ceux qui tombent sous le coup de la cla .se E., c\u2019est-à-dire ceux qui sont absolument inaptes nu service.On compte aussi de 05,000 hommes de la classe A et 22,000 de la classe B.seront aptes nu service.Mais combien d\u2019entre eux seront exemptes?Voilà le mystère.Il faut songer aussi que ces chiffres sont pris d\u2019après le recensement de \u201cAs a captain of Canadian industry he would be regarded as a tower of strength to the Cabinet in one of the business departments to which, in the event of his entry, he will be assigned\u201d.nu cabinet décrépit de M.Borden, qui a besoin d\u2019une bonne couche d\u2019\"enamel\u201d pour cacher toutes les lézardes.Sir Joseph vendu par ses frères Que l\u2019opinion publique demande la lête de Sir Joseph Flavelle comme de la victoire do l\u2019impérialisme.Autrefois \u2014 à deux reprises \u2014Chamberlain a offert la pairie au Chef Canadien.Les deux refus catégoriques de Sir Wilfrid ont fait changer de tactiques aux disciples de Chamberlain.De Londres et, de Toronto, le mot d\u2019ordre fut d\u2019injurier Sir Wilfrid, de mettre en suspicion su loyauté.En 1911, des fonds considérables furent souscrits par les jingoes de Londres pour vaincre la réciprocité et renverser Sir Wilfrid.Malgré tout cela, Sir Wilfrid est encore l\u2019idole du Canada.Alors, l\u2019on s\u2019apitoie sur son grand âge \u2014 oubliant que Gladstone fut premier ministre à 80- Sir Wilfrid n\u2019a jamais été plus vigoureux \u2014 ni plus populaire.Il est le suprême espoir du Canada.Et le Sphynx d\u2019Echo Beach va-t-il enfin parler ?Occupons-nous donc maintenant de Sir Robert Borden, qu\u2019on attend ici ce soir ou demain.Sans vouloir, peut-être, le fable nous des énigmes aux passants ei qu 11 ui-vurau, ceux qui ne pouv main.\t, re .s vouloir, peut-être, le premier ministre joue un peu au sphynx.La * Ho la part du \u201cStar\u201d ce n\u2019est plus une tuili is dit que le sphynx habitait sur un mont élevé, qu\u2019il proposait!\tVoilà que nos conscriptionnistes s\u2019achai es aux passants et qu\u2019il dévorait ceux qui ne pouvaient les deviner.! tion pour sauver les alliés et voici le \u201cStar\u201d qui 4 A\touffront plus vite.La effetit j* me ,ui, mi» k en prendre.Au bout de quelque» aemaine» J« femme qui travaille, dans n\u2019importe trouvai, déjà plu» fort et j\u2019avai* moin* de maux de rein*.Le» Pilule» Moro quelle ligne, a besoin que son sang ont parfaitemcnt rétabli ma »?nté; j\u2019en ni fait mon remede f*vo'\u2019, Je , soit revivifié fréquemment.H lui l\u2019emploie aussitôt que je ne me ken» plu» la vigueur accoutumée.Je.AN o.faut du sang nouveau et riche afin DESROSIERS, 399 Alden, Fall River, Ma»».que «a santé puisse résister aux du- CONSULTATIONS GRATUITES au No 272 rue Saint-Denis, tous les reS exigences de la vie commerciale, jourSi excepté le dimanche, de 9 heures du matin a 6 heures «lu soir, le sam**-et pour fortifier son organisme con- dj jusqu\u2019à 8 heures.Les hommes qui ne peuvent venir voir notre médecin sont tre les effets du surmenage.Ce«:i invités à lui écrire.s'applique aussi à la femme à la mai- Nous attirons spécialement l\u2019attention des hommes «jui souffrent «les son.qui, peut-être, a plus d«; soucis rcjt1 ettre, le se- pape exprime le désir «jue le terri t ire français soit, immédiatement et complètement évacué.II «lit ensuite que le pape ne propose pas de solution et ne pouvait le faire, to.:-chan; !'Alsace-Lo a ine.Il ajoute que le pape exprime l\u2019espoir que la Erance et l\u2019Allemagne examineront dans un esprit conciliant les aspirations des peuples, prenant en con sidération ce «.u: est juste et Possible.Finalement, la lettre affirme «lue la note «'opale fav*,rise la France, «n différents points et m i\u2019of- Paris, 1 lettre du cardinal Gasparri, secretaire d\u2019Etat papal, à Mgr Gibergue, évêque «le Valence, au sujet «1«1 l'accueil que la note du paix a reçu.Dans cette crétnirc d\u2019Etat panai exprime la satisfaction dc Benoit XV touchant les sentiments du clergé de France, lesquels, dit-il, \u201csont d\u2019autant plus agréables à Sa Saintt'ti* que l\u2019aclmn contraire du public français est en général explicable S\u2019il est «les nations particulièrement favorisées dans la note papale, ce sont la bran ce et la Belgique\u201d.La lettre qui est datée du lU septembre.dit que la France ne peut «\u2022ertainement trouver à redire aux deux premiers points dc la note pu- i fense en aucun, pale touchant le désarmement et l\u2019arbitrage obligatoire ?t ajoute : \"Quant aux dommages à réparer et aux dépenses de guerre, l«\u2018 Saint-Père propose en troisième li*Mi, en principe général, la rémission réciproque.Il ajoute, toutefois, que si des raisons particuliè- dant a Amsterdam «le* l\u2019Mxchnnge Telegraph, la rareté «lu pu pier «l\u2019imprimerie se fait sentir à uni tel point à Berlin, que beaucoup «le journaux importants considéré que c\u2019est le meilleur dont une me m puisse se servir\u201d.\u2014 dîne I L\u2019I.IX UOMEAU, Ui5 avenue Gnulin, Woonsocket, K.-l.Ml , ; B s, it; i: tcz niipics rie votre mnrchaml pour qu\u2019il vous rionnn I ;.()[* du Dr ( U DEBRE et n'en acceptez jamais d\u2019autre.Evitez les rr.ifîitioîïs.Le SIROP du Dr CODKKRK est vendu n?*** tou?les inarchunri« do remèdes, Irlx 26c U bouteiUt, i EPmON m-RDOMADAIRE.\u2014 VOL.XV \u2014 No 28 LE CANADA-MONTREAL, JEUDI 4 OCTOBRE 1917 Contrôleur et accapareur U: GOUVERNEMENT BORDEN EST LEUR COMPLICE.LA GUERRE SUR MER Une nouvelle arme maritime: \u201cLes Monitors\u2019 Paris, 5, (par courrier).\u2014Les combats engagés depuis le début de la camptigne, en même temps qu\u2019ils mettent nettement en relief les avanta- torpillcurs et de bateaux antisuhmer-1 sibles s\u2019apprête à protéger les monitors.Tous ouvrent le feu contre les j avions ennemis qui, repousses, doi-1 LES FRERES DU CANADA La découverte d\u2019un vieux document révèle l\u2019existence, au XVIIIe siècle, d\u2019une société secrète canadienne.Sir Joseph Flavelle et M.Hanna sont devenus, non sans juste ÎJîa-maîin iSient^faiïe dës^™-i bc\u201d Tetlrer (,éfinitivemont \u201c I'au*| (Ecrit pour le \u201cCanada'\u2019.) cause, les boues émissaires sur lesquels se concentrent les rancu- *rès très grands dans l\u2019art do lutter I LES monitors en action va^tTs é°S^ nos.les malédictions du peuple écorché et affamé.\ti\tMu?BCs°i, Tlërdeux\"côtés!1'la ïcfênce I\t.oscadrilles d\u2019aviateura de la \u2022 produisent hous nos yeux.« chercher M.Hanna se défend en faisant dans les journaux un cours offensiv progrès guerre fensive italienne trer surabondamment__________ .té, en dépit de ses détracteurs, des i\tchasse-sous-marins partent;.\u2014 -\u2014\t.\t.\u201cmonitors\u2019\u2019 comme aides aux armées fn croisière.Ils cherchent vainement s agit d\u2019évé .«mente qui ont des coude terre\t1 les bateaux ennemis caches dans les ! ses occultes.L influence des sociétés On peut même présager que l\u2019a- PorVi fortifiés.\ti secrètes est alors immédiatement mi- près-guerre verra toutes les marines de guerre donner peu à peu naissan- d économie politique qui, s\u2019il peut avoir quelque plausibilité en temps normal, est complètement il côté des faits en temps de guerre.où l\u2019on a a faire face a des conditions et non à des théories.La faiblesse de sa défense n\u2019échappe pas à ceux qui l\u2019ont nomme et qui lui ont circonscrit son champ d\u2019opérations; la preuve c est que l\u2019on a fait publier, dans certains organes conservateurs une menace non déguisée de poursuites contre ceux qui oseraient commettre ce crime de lèse majesté, de critiquer l\u2019inertie, l'incompétence ou la servilité de M.Hanna.Mais le public ne perdra pas de vue que, derrière M.Hanna et Sir Joseph Flavelle, il y a tout le ministère Borden.Nous avons relevé le fait que la compagnie de Sir Joseph Flavelle (William Davies, Limited) s\u2019est rendue clairement coupable d'une infraction grave à la loi de la taxe sur les profits d\u2019affaires, infraction que l\u2019article 12 de la loi punit par une amende île $1,000.et six mois de prison.Or il existe au dossier de cette affaire une lettre de Sir Thomas White approuvant cette infraction.Sir Thomas White, le mi-r>.tre des Finances, est donc \u201cprima facie\u201d coupable de complicité avec Sir Joseph Flavelle.Et il n\u2019y a pas lieu de s\u2019étonner que le département de la justice n\u2019ait pas encore sévi contre le principal inculpé.puisqu\u2019il devrait en même temps sévir contre le ministre des- Finances.Et voilà où nous en sommes rendus, avec un gouvernement fester le\tinsensible des com- .\t.\t.\t.\t- i\t,.\t.bats terrestres ou aeriens, qui a jete aux orties toutes pretentions a la democratic; qui viole is si de- deux côtés lii science ' \u201cEc8 escadrilles d\u2019aviateurs de In i produisent sous nos yeux, a chercher sive\u2019ot défensive fit faire des niarine italienne entrent en action et j des rupprochemente entre eux- de fa- ès\ttrès\tgrands u la marine de\t!\tvon; bombarder IHerrr.oda et\tles\t«,-on a leur prêter les memes\tcauses ou e\tles\tderniers combats de l\u2019of-\ti\tcentres de resistance du Carso, puis\tdu moins, a leur supposer\tdes rnmi- viennînt de démon-\t!\treviennent garder les monitors et\tré-.\tfications mystérieuses qui\tles cxpli- mont l\u2019énorme utili-\tF*pr 'oura tirs- Ees torpilleurs, e\u2018.\tles\tquent.A plus forte raison\tcette ma- ies détracteurs (i0= ; bateaux chasse-sous-marins partent ! nie trouve-t-elle à s\u2019exercer, lorsqu il \u201cIl fait jour, les monitors anglais | se en cause après un fugitif travail arrivés en face de Muggia pendant la i d\u2019imagination.ce à une \u201cvéritable flotte\u2019\u2019 indépen- ! ™,il s00'; Prf.Ls » ouvrir le feu contre ! Est-il bien opportun et bien «âge dante, autonome, de monitors, d\u2019un ^ 1 ,I.e.rn}\u2018\"!a: N\tquand le soleil de se livrer à ce travail dimngina- aussi faible tirant d\u2019eau que possi-i ft d,8S.,/J° la brume, le spectacle est i tion, tout fugitif qu U soit.Pourquoi très bas sur l\u2019eau, oour être 1 r\"?rveiIIeux- un signal, tous les ar-lpas! puisque ce faisant, nous aidons ble, très bas sur l\u2019eau, pour être 1 fv,,rveilloux: *> un signal, tous les ar- pas moins visibles, offrir moins de surfa- tilleurs sont a leurs pieces.Les tirs j peut-ctre a jeter un peu oc iunin-ic ce aux obus, et doués de machines «°\"1 d u\"c Pension remarquable; les | sur un coin sombre do histoire en \"muettes\u2019\u2019 d\u2019ure grande force.\tI ?°^.u,ont 8Ur Hermada dns ravages provoquant des cX.P.l'0ac f,\u201d Disons aussi (|ue l\u2019avenir est aux monitors aussi petits que possibles, tout en étant construits pour bien tenir la mer et lutter contre les marées et courante sans rien perdre de leur maniabilité.LES MONITORS A L\u2019AFFUT Un témoin oculaire daco 1.la coopération des monitors anglais à la bataille du Carso, dans la terrible lutte engagée pour la conquête des massifs de l'Hermada.qui haïrent la route de Trieste.\u2014Nous lui laissons la parole : \u201cTandis que la bataille était commencée, le golfe de Trieste avec ses mines flottantes, semblait destiné à sans vergogne les principes les plus sacrés de notre régime cons- \u201cPendant la journée, les hydroplanes ennemis exploraient la mer et, .i *\t\u2022 r - i\t-\t.j\t,\t.i pendant la nuit, les projecteurs inon- titutionnel et qui, force de se preparer a rendre ses comptes a ses j daient sans cesse l\u2019eau sombre de l\u2019Adriatique.Lu vigilance autrichienne terribles.\tfaisant jaillir de nouvelles sources de \"L\u2019ennemi ne bouge pas, scs avions renseignemente.restent prudemment dans leurs ban gars et ses torpilleurs dans le port.Seul, le pavillon italien flotte sur la mer.Les tirs «les monitors anglais et italiens continuent, réguliers et avec un succès remarquable.Les monitors anglais qui ont des canons de moins Les journaux de la semaine dernière publiaient une dépêche de \\\\ ash-ington qui créa une profonde sensation.On y énumérait les découvertes faites par le comité spécial chargé de s\u2019enquérir des complots organisés par commettants, s\u2019est fait autoriser par un parlement sans mandat a choisir lui-même ses juges! Il ne manquerait plus, pour que la mesure déborde, que des poursuites soient intentées en vertu de la législation spéciale d\u2019août 1914, pour fermer la bouche à ceux qui dénoncent M.Hanna, Sir Joseph Flavelle, Sir Thomas White et leur chef à tous, Sir Robert Borden ! (\u2019e n\u2019est pas, alors, dan-j les Flandres que se livrerait le combat de la démocratie contre l\u2019autocratie, mais en plein territoire canadien ! fut vaine, car soudain apparurent dans la nuit des formes \u201cvague»\u201d, sortes de forteresses flottantes -'«an» cheminée et sans pon.\u201d \u201cCes masses sombres effrayèrent le commandement autrichien, qui bien vite lança ses hydravions pour reconnaître le nouvel ennemi.\u201cDerrière un môle, une flottille de longue portée que les nouvelles pièces | i0H Allemands chez nos voisins.On italiennes reçoivent des projectiles s\u2019aperçut, entre autres choses, «(ue le envoyés par les batteries côtières de gouvernement de Berlin, par l\u2019inter-Sistiann.Les obus tombent à quelques médinire de ses représentante, était centaines de mètres des bateaux, sou- j mèié à une foule d\u2019attentats plus levant de véritables geysers d\u2019eau.! graves les uns que les autres.A bord, les marins impassibles, acti- i lc pian conçu et partiellement mis -ent leurs tirs, et, jusqu\u2019au soir, le j à excution, comprenait: combat acharné continue sans que les I\tviolation des lois des Etats- Autrichiens réusskjent à atteindre et!uni8; la destruction de la propriété, a ™y,er j\" *?.bateau fllie.\tjgg vjos et jes navires marchands, l n radiotelegramrne donne 1 ordre \u2022 naviguant sur les mers; la révolution aux monitors anglais de regagner , ir]an(]ais;e contne l\u2019Angleterre; la fo-leurs bases, et les monitors italiens, ; mentation de sentiments hostiles aux qui tirent a kilometr s de distan-1 Etats-Unis, au Mexique; le suborna- ce, lancent al .des projectiles de :*80 sur la zone industrielle de Trieste.Les dépôts militaires prennent feu et couvrent d\u2019une fumée sombre la ville blanche\u201d.Qui aurait pu prédire que cette i.ou-velîe arme de mer, que l\u2019on avait appelée le \u201ccabotage de» flottes de guerre\u201d, non sans une dédaigneuse ironie, pourrait décider du sort do la victoire des armées terrestres et aériennes?ge des conférenciers et écrivains américains; la finance des propagandes; le maintien d\u2019un système d\u2019espionnage sous la forme d'un bureau de renseignements; l'organisation riour créer des troubles ouvriers dans es usines à munitions; la fabrication des bombes.L\u2019opinion libérale d\u2019Ontario ELLE ECHAPPE A CEUX QUI VOULAIENT LA DETACHER DE LAURIER CE QUE LES ANGLAIS PENSENT DE LA FRANCE Les impressions d\u2019un major anglais sur la Somme.Chaque jour le \"Globe\u201d de Toronto est forcé de publier des lettres «le ses abonnés déplorant l\u2019attitude qu\u2019il a prise sur la question de conscription et surtout sa répudiation de Sir Wilfrid Laurier comme chef.L'ex-organe libéral lui-même est forcé de dénoncer chaque .jour quelque nouvelle iniquité «lu gouvernement Borden: tantôt < \u2019est l'achat du (\u2019.N.R.; tantôt c\u2019est la loi des élections en temps de guerre; tantôt c\u2019est l\u2019inertie de M.Hanna, les accaparements de Sir Joseph Flavelle, et la complicité de Sir Thomas White; tantôt encore l\u2019injustice commise envers le souffrage féminin en ne donnant droit de vote qu\u2019à certaines catégories seulement.Et tandis, que, hypnotisé par la question de conscription il persiste à refuser de revenir à Sir Wilfrid Laurier, tout en condamnant Sir Robert Borden et ses oeuvres, il publie l'éloge du grand chef libéral dans les correspondances île ses lecteurs.Tout récemment encore il publiait une lettre d\u2019un M.John Robertson, de Brantford Ont.ou on peut lire le paragraphe suivant : \u201cSir Wilfrid Laurier rejette la loi martiale; il repousse la «\u2022onscription qui n\u2019est pas nécessaire, et qui répugné à la mentalité britannique.11 veut que le peuple soit consulté et non pas seulement les propriétaires de journaux, les industriels, les nouveaux nobles canadiens, et les rois des chemins de fer et de la fianance.En conséquence, il est en faveur des élections et contre la loi martiale; mais, comme tous les Canadiens, il croit qu\u2019une armée britannique do volontaires peut battre et battra le Kaiser.\u201c.C\u2019est pourquoi nous les libéraux, devons suivre notre chef qui ne veut pas diviser la nation ni briser la confédération\u201d.Le \u201cGlobe\u201d lui-même a admis que la loi des élections en temps de Ruorrc avait ruiné toute chance possible d'un gouvernement unioniste.Il n\u2019a pas hésité à condamner M.Hanna, Sir Joseph Flavelle, Sir Thomas White; mais il reste encore, désemparé, sans gouvernail, ne sachant plus de quel coté orienter ses voiles.U a voulu se faire guide de l\u2019opinion de ses lecteurs et il s\u2019aperçoit que ses lecteurs refusent de le suivre dans une apenture où lui-mème ne sait plus où il va.S\u2019il persiste, il verra que malgré lui sa clientèle est retournée (Mi bloc à Sir Wilfrid Laurier et au lieu de la guider il finira bien par la suivre! Paris, 5 (par courrier).\u2014 L\u2019excellente Revue hebdomadaire, «le Paris, publie un document charmant, excellemment traduit de l\u2019anglais, tout plein d\u2019humour et d\u2019observations délicates, do malice et d\u2019esprit, document qui servira, en marge de la grande histoire de la guerre, à renseigner l\u2019opinion sur le séjour des soldats anglais en France.Ce sont des extraite de la correspondance d\u2019un Anglais sur le front.Tout fut dévoilé, comme on sait, par la saisie des papiers de N on Igtîl, l\u2019émissaire allemand et l\u2019âme damnée ; de l\u2019ambassadeur Bernstorff.Les révélations faites au cours de ; l'enquête impliquent des personnages fort élevés,du.; la politique et la magistrature des Etats-Unis, lesquels | se seraient fourvoyés dans cette aventure et y seraient gravement J compromis.On cite plusieurs noms aui\tfurent mêlés à des complots \u2019inspiration allemande, en Europe et ia pluie.\u201cElle est même arrivée a aux Etats-Unis.les eonnaitre si bien qu\u2019ils font par-i On a découvert, de plus, que le Ca-tie de sa vie.Elle suit exactement! nada .\"\u2019était pas etranger aux nreoc-où est chaque batterie, peut toujours 1 c,uPat''ons du cabinet allemand.Les reconnaitre celle qui se fait enten-i documents \u2022sais,s cbo^ y\u2019°J} ht.dL\u2018* dre et la désigne familièrement par _____de Von Bernstorff s intéressait dune .«F inTt\tP ^ faÇon toute particulière, à notre pays nt accomplir les ordres de Ber lin.quels u\u2019ils soi.nt et quoi qu\u2019il leur «'n coûte pour s'y conformer, «lussent Us pour eda trahir «les amit.c chères.Aird t\u2019o., et W.L.Uogg, de \\V.L.Il«*gg Flour an«l Feiul «le Montréal.L'ASTHME ME FAISAIT UNE La fumiuno fabrique «le (rouage at VIE MALHEUREUSE.\u2014 Ecrit un attire spécialement l\u2019attention des es \u2018 homme qui.après di années
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