Le Colon, 12 juin 1919, jeudi 12 juin 1919
[" Vol.II J.KOBERVAL, 12 JUIN 1919 ABONNEZ-VOUS au \u201c COLON \u201d Seul journal imprimé dans lè Comté Un An.$ 1.00 Pays Etrangers.$2.00 !?) T ?i Itj I No 1S Tarif des Annonces V Wt- .j! Première insertion, Deuxième .15 ,10c !t :|; Tarif spécial pour annonces A longs termes.t » ü! L,£t Cic de Publieïté de Roberval : Editeur-Propriétaire.Organe du Comté du Lac-Saint-Jean Rédigé en Collaboration.Notre region a l\u2019honneur O\u2019csl lo comté (lu La-.-Saini-Jean et celui de Chicoutimi qui auront, cette année, les honneurs du Mérite Agricole.Le concours, on of]et,se fera, pondant le mois de juillet, dans la Cinquième division qui comprend le Lac Saint-Jean, Chicoutimi, Charlevoix, Portnuui\u2019ct Montmorency.Il est de toute importance pour nous que la région du Lac Saint-Jean fasse bonne ligure dans cette manifestation agraire qui prend maintenant, d'année on année, plus d importance.Le Mérite Agricole, dans l\u2019esprit de son fondateur, feu Honoré Mercier, à été créé pour encourager les cultivateurs à bien entretenir leur terre et à lui faire rendre le plus qu\u2019elle peut par les moyens les plus modernes et les plus rationnels.C\u2019est le soul ordre de ce genre qui existe en Amérique et c\u2019est un grand honneur pour les cultivateurs que d\u2019y partiei-ciper.Les décorations du Mérite Agricole sont aujourd'hui des mieux appréciées par les autorités du pays et par les grands commerçants ; on peut dire que les diverses médailles qui ornent la poitrine des heureux concurrents sont pour l\u2019agriculture ce que sont pour l\u2019armée les décorations militaires des braves.Elles sont une garantie de force, de valeur et de prestige.Depuis quelques années, la Commission de l\u2019Exposition a fait des fêtes de la distribution des médailles et des diplômes du Mérite Agricole, le principal article de son programme.Elle organise, chaque année, une belle fête exclusivement à l'honneur et à la gloire de l\u2019agriculture et à laquelle sont conviés tous les cultivateurs de la province.C\u2019est, plus particulièrement, chaque année, la fête de la région oh s\u2019est tenu, dans le cours des derniers douze mois, le concours du Mérite Agricole.Ce sera donc, cette automne, la fête des cultivateurs du Lac St-Jean.Ils \\ feront bonne figure, nous n\u2019en doutons pas.Notre rêgiun est actuellement la région agricole la plus en évidence dans la province.Nos terres ont atteint une valeur qui étonne, en certains milieux, et qui est pleinement justifiable ; nos produits sont des plus appréciés sur les marchés étrangers et locaux.Le Concours du Mérite Agricole, à cause de la réclame qu\u2019il constitue pour notre région, soulèvera encore plus d'intérêt pour l\u2019agriculture de notre contrée.Aux cultivateurs d\u2019en profiler le plus qu\u2019ils pourront.Plus ils sauront conserver leur bon renom, plus en profiteront le commerce et l\u2019industrie de chez nous et plus deviendra facile la réalisation des grandes entreprises de communications avec les grands centres.C\u2019est au mois de juillet que les juges du Concours du Mérite Agricole parcoureront notre région visitant les fermes dont les propriétaires se seront inscrits pendant juin.Que l\u2019on ne néglige pas cette inscription d\u2019ici à la fin du mois.souvent qu\u2019il leur force qui est celle du bœuf qui écrase tout, même la bonne herbe qui deviendrait, pins tard, du beau et bon grain.Quoiqu\u2019il en soit, dans les circonstances, ce qu\u2019il faudrait, ce que notre pays demande avec instances, ce seraient des candidats indépendants qui, débarrassés enfin, du funeste bandeau de l\u2019esprit de parti, n\u2019auraient pas peur de voter contre des mesures du gouvernement qu\u2019ils croiraient mauvaises, qui pourraient, à leur aise et au besoin, conter leur fait aux partisans trop acharnés du pouvoir, qui n\u2019auraient pas peur du fouet du maître, qui se tiendraient debout : des hommes enfin ! De ce côté, il nous semble que le Lac St-Jean vient, de donner un bel et salutaire exemple en choisissant l\u2019un de ses candidats dans la personne de M.Ths-Louis Perge-ron, avocat, qui briguera avec-succès, nous n\u2019en doutons pas, les suffrages dos électeurs de notre division.La nouvelle de la candkla- Les bons chemins faciliteront le transport économique des produits, et c'est pourquoi, il faut encourager les municipalités à persévérer dans la voie où la plupart se sont engagées.Il resterai! à s\u2019assurer sur ce point si les routes ne coûtent pas plus qu'elles ne valent et si l\u2019on se soucie de leur entretien comme do choses dispendieuses.Mais comme tout progrès matériel a peu do prix sans nul porter à passé.Il faudrait créer des écoles spéciales que pourraient fré- quenter les garçons de 12.13, 14 et 15 ans.Il faudrait entreprendre une campagne de persuasion et de propagande Aux électeurs du comté du Lac-St-Jean.MESSIEURS : Le peuple'de celte province, qui, en mai 1916, s\u2019était choisi des représentants pour une période de cinq années, est ! les bienfaits du développement intellectuel, il appelé encore, àprès trois ans à peine, à déterminer quels l'instruction populaire un plus vif intérêt que par ie sont ceux qui présideront à ses destinées pour les prochaines années à venir.; Nous voulons croire que cet appel prématuré au peuple est nécessité palj la gravité des circonstances que nous traver- pour encourager la fréquentation scolaire, primer davantage sons et l\u2019imminence de la crise économique qui menace notre ! renseignement, afin de convaincre le peuple que le bien 'le province, comme elle menace le monde entier.\tiplus précieux, celui qu\u2019il faut avant tout acquérir pour soi L\u2019heure est grosse d\u2019équiétantes incertitudes.Personne Jet assurer A, ses enfants, c\u2019est l\u2019instruction.ne sait ce que demain nous réserve.Des réformes urgentesj Nous sommes en butte au dénigrement, à la calomnie s imposent impérieusement.Et c est pourquoi le gouverne-|aumaiu.ais vouloir Quüifiue nou9 ll)avons rien - (.nviei, \u2019 ment sollicite du peuple un nouveau mandat, un \u201cmandat jqui quo ccsoilj n laut nous nous ;\u201e*orcion de paix\u201d, afin dp travailler à l\u2019œuvre, de reconstruction.; monler piug )uul{, sur ies sommeta Peut-être, qu\u2019à la faveur de la tourmente électorale, à ! nous atteindre la faveur des passions qui naissent de la partisannerie politi-j que, certains personnages vont-ils travailler à la reconstruc-i *'e l>eui\u2019^e 11 .V pourra monter seul, il lui faut l\u2019aide de ceux tion des partis.Mais le souci du peuple doit être mieux in s- J'lu' se se1'11 Cü|ifie.L\u2019avenir nous est aujourd\u2019hui caché piré ; plus haut doivent monter les aspirations de tous les ci-P1 * l|01'izon.Le choix des représentants du peuple doit donc pro-1''110 *>'en inspire.U doit tomber sur des hommes de trempe, (des hommes libres, des hommes d\u2019expérience, des hommes a envier a toujours de injure ne pourra partout honorable figure.toyens qui ont à coeur l\u2019avenir de notre province, son grès économique, sa paix sociale.Tous les efforts dépensés aux luttes de partis sont sté- cnPahl(;.s de fair riles pour la société.La province a besoin de l\u2019énergie, do1 l'intelligence ]i{>re, du dévouement de tous.Tous doivent les lui donner.C\u2019est en invoquant ces considérations que certains ci- ; accorde ses conseils en dehors de toute considération de toyens dévoués au comté m\u2019ont décidé à briguer les suffrages ! partis, et notre province, notre comté pourront envisager des électeurs du Lac-St-Jcan.Je présume ni de mes forces, tavec confiance l\u2019avenir, lure de M.Bergeron a causé nj t|e nies aptitudes, mais j\u2019ai confiance de connaître un peul les besoins de; mon comté et de ma province, et j\u2019ai à leur L La situation politique.Cette situation présente de la politique est, en vérité, bien calme ; la présente campagne électorale semble évidemment une campagne de paix, si ces deux mots ne se contredisent pas.Gardera-t-ellc ce caractère jusqu\u2019à la fin ?11 serait * j p|ut°ôt\"vngue.Ce souhaiter que non.il peut fort bien se faire que ranimation s\u2019accentue plus qu\u2019on no saurait présentement le croire au commencement delà semaine prochaine.Pour le présent, la lutte se eon-senlre surtout dans Montréal, mais l\u2019on s\u2019occupe, dans la Métropole, bien moins des questions provinciales que des chicanes municipales dont elle fut toujours le foyer ; et, cet état dechoscs, exclusif à Mont- donner satisfaction à la masse des électeurs de la province.De ns un grand nombre de divisions de notre district on ne parle pas encore d\u2019opposition aux candidats du gouvernement et, partant, les électeurs de ces comtés ne seront pas plus éclairés sur les affaires de la province après ces élections qu\u2019ils ne l\u2019étaient avant.C\u2019est une situation franche- ment regrettable.Le fétichisme de nos hommes politiques trop longtemps nous conduirait-il, vraiment, à cette apathie dent nous sommes les témoins attristés et qui est la source des plus grandes calamités ?Tel qu\u2019il est, le programme du gouvernement Gouin est plutôt vague.Ce programme, dit de Reconstruction, esquissé à grands traits et assez naïvement par Sir Lomer Gouin, une joie profonde dans les paroisses de notre comté et il n\u2019y a pas de doutes que la grande majorité de notre population se ralliera sous le drapeau aux couleurs fort engageantes de M.Bergeron.M.Bergeron est un jeune lomme de la nouvelle génération qui a déjà fait sa marque dans le monde économique.Son talent, son éloquence, son esprit d\u2019initiative, ses jolies qualités de coeur et d\u2019esprit, enfin son indépendance dont il a donné maintes fois des preuves non équi-yogues, l\u2019appellent non scu-ement aux honneurs mais à a gloire qui attend ceux qui auront contribué à réaliser les grandes destinées de notre petite patrie.Tout dernièrement à Québec, M.Bergeron a conquis est plutôt regardé comme la plaisonterie d\u2019un homme de bonne humeur qui vient de faire un bon diner et qui est sûr d\u2019ingurgiter un excellent souper, le soir.D\u2019un autre coté, le programme de l\u2019opposition est digne d\u2019intérêt ; il mériterait que l\u2019on s\u2019y arrêtât, du moins dans la durée très courte de la cam-rtol, no saunnt prooentomo.it\té|eotoTOie.n m6rite- , .mit la discussion dans toutes les divisions de la province.Le gouvernement a fait beaucoup depuis quelques années, il faut en convenir; mais il ne faut pas perdre de vue qu\u2019il reste, dans notre province beaucoup de choses a faire et qui ne pourraient être faites que par un autre gouverne ment.Les gouvernements trop forts ne pensent tropj entretenu Jri sympathie et l\u2019appui de-tous les hommes d\u2019affaires delà vieille capitale en faisant voir à leurs yeux, d\u2019un seul coup, d\u2019une façon claire, logique, et avec des arguments solides, les avantages et l\u2019utilité d\u2019une grande route caros-sable de Québec au Lac §t-Jean.On a pu voir tout de suite, dans l\u2019exposition de ce vaste et intéressant projet, tout l\u2019esprit d\u2019initiative qui mes 11 doit tomber sur des hommes qui connaissent le peuple et «pii sont toujours prêts à aller vers lui en amis.A ces hommes, que lo peuple donne sa confiance, qu\u2019il leur donne son appui, qu\u2019il THS-LOUIS BERGERON les graminées et les trèfles pour en faire du foirj.offrir le dévouement le plus entier, le travail le plus désinté-1 fiiinnrl rln^-nn onnnor ressé, tout l\u2019efffrt de mon intelligence.\tü0,t 011 C0UPer Mon désir n\u2019est pas de trouver dans la vie publique desi avantages personnels, mais de servir mes concitoyens dans la ; mesure de mesiforces, s\u2019ils me croient quelque peu digne de leur confiance.Guidé par ces motifs, il est clair que je ne veux semer dernière moi, pendant la campagne qui s\u2019ouvre, rien d\u2019amer, rien de désagréable, rien de regrettable.Si.dans l\u2019ardeur de la discussion, il m\u2019échappe quelques paroles blessantes, je les désavoue à l\u2019avance, et je donne l\u2019assurance que le coeur n\u2019y sera pour rien.Certains de mes amis, et de mes meilleurs, seront peut-être forcés, pour des considérations qui ne se discutent pas, de me combattre.A ceux-lâ, je dis simplement : \u201cSoyez fidèles à vos convictions, que je respecte, mais gardez-inoi vos bons sentiments ; faisons une lutte de gentilshommes afin que nous puissions, quand la poussière du combat se sera apaisée, nous tendre loyalement, comme aujourd'hui, une main loyale.\u201d\t.Mon attitude reste la définition do ce que j\u2019ai toujours j11,10 r''co!to Plus forteen vel:u\" !neos 11 -v a> dîlns le développe-été : indépendant.Pour défendre des principes, j\u2019ai combattu jdant la coupe ; les autres, par- ment du mil, un moment où des puissants de toutes les couleurs et de tous les partis.Je ce clu\u2019ds s\u2019imaginent obtenir il atteint sa plus grande va-n\u2019abdique rien ; je ne renie rien.Je suis prêt, et sans effort, junc meilleure qualité de foin , ]eur alimentaire, et où le foin sans arrière-pensée, à appuyer n\u2019importe quelle administra-jclue s\u2018'a coupe était faite plus J\ti^ ^ f0lu.njL j .tion, pourvu qu\u2019elle soit honnête et dans la mesure où elle Uôt.Quelques recommandât!-.\t\u2018 \u2018 1 sera honnête.D\u2019autre part, c\u2019est sans la moindre hésitation ions hasêes sur l\u2019expérience 11 de matière nutritive par que je combattrai les mesures que je croirai mauvaises, d\u2019où !Pour lcs cultivateurs de 1 Est \u2018K ie.C est au moment de la rail le désirer, pour la raison que le trèfle est la plante la plus precieuse des deux.Eu coupant de bon heure, on don-au trèfle une chance de reprendre et de donner un regain avantageux ce qu\u2019il ne Notes des fermes experimentales j ^ra\u2018t peut.être pas si Ton at-r i u- t\t! tendait pour faire la coupe quo Iron de cultivateurs cana- , .\u2022\t, \u2022.i .i-\t; œ mil soit parfaitement déve- diens ont Thabilude de laisser \u2022,\t\u201e\t1\t\u201c¦utuc'c .\t.\t,\t, loppe.rherbe beaucoup trop long-! .\t, temps sur pied avant de la ,\u2022 '01;'llu J-1111 foi me la par- couper pour en faire du foin.!fl lm\"\"l>;>l= do lu récolle do eteosl très\tregrettable.\tC\u2019esl ! 0\"!'c';sVa';l'r'!8«»(-rale>nent - i i\t\u2022 i\t*\t\\\t; îiu bout (lo (.16ux ou trois a tel\tpoint\tmeme\tque\tbeau- ;\tUlb \u2018u,b »?\t.\t.i .jftpi'es les semailles de era i no coupa entre eux y perdent\t.\t.\tol|eV ^ contrats qu\u2019ils avaient signés ri times, les semences ont 6té |cher 1^ beuue, p us chei avec leurs patrons.La grève faites dans des conditions nor- ( \u201c^rae qU 1 116 Se 'eiU Cn An' de sympathie a peut-être quel-males.En Ontario les fermiers ! ^ 6 erre\u2019 j\tX X X ont souffert de la pluie.Le mi- T\t\u2018 \u2018 .,\t.1 , .,\tLa question des fermes ex- nistrc a félicité spécialement I ^ \u2022\t4 i 4\t-\t\u2022 1\tj penmentales est venue cgale- teurs, aux consommateurs on{ certainement ignoré les quefois sa raison d\u2019être, mais la reconnaitre comme le seul moyen de régler les différents la province de Québec d\u2019avoir, en ces dernières années, faitjje tous ses efforts pour augmen ' ! ment sur le tapis.Le nombre ouvriers serait dangereux dans son application comme ter la production agricole, Le* ministre a re
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