La Gazette du Nord, 29 août 1930, vendredi 29 août 1930
[" u- LABITIBI GAZETTE DU NORD 1 LA TIOUE\tROUYN\tLE NOUVEL ONTARIO LE NOUVEL ONTARIO llième ANNEE \u2014 No 19 ADM1NI8TRETTON: AM08.P.Q VENDREDI, 29 AOUT 1930.LES TAUX DE TRANSPORT Cette question , DIX RECOMMANDATIONS RELATIVES DOIVENT DIMINUER d\u2019immiqration M.Hector Authier, députe du LETTRES ET DEMARCHES DU DEPUTE PROVINCIAL DE comté d\u2019Abitibi, adressait le 20 L'ABITIBI\t! août à M.George* Pelletier, ré- - 'dacteur au \u201cDevoir\u201d, de Mont-, Le député provincial de l\u2019Abiti- bois écorce aux commerçants à \u2019 real, une lettre touchant certaine bi n\u2019a pas abandonné l\u2019idée d'ob- .$8.50, $9.00 et au plus $10.00 la dépêche publiée dans ce journal au tenir une diminution des taux de corde, (F.O.B.Abitibi Pointe) J sujet de l\u2019immigration.En voici transport du bois expédié de notre région.Sur l'avis du vice-président des chemins de fer nationaux, il a porté la question devant la Canadian Freight Association, et il a été invité à se rendre à Toronto jeudi de cette semaine pour discuter l\u2019affaire h une séance générale de cette association.Voici la proposition qu\u2019il a soumise par écrit au président de l\u2019Association corcemant l\u2019expédition du bois à papier : \u2022 Amos, P.Q., ce 19 août 1930.M.G.-C.Ransom, Président, \u201cCanadian Freight Association\u201d MONTREAL, P.Q.Cher Monsieur, Ils ne peuvent certainement pas les principaux passages : livrer ce bois au chemin de fer \u201cCher Monsieur Pelletier, pour des prix moindres.Donc, si i Le Devoir de samedi dernier nous voulons que nos gens conti-1 publiait une dépêche d\u2019Ottawa du nuent à le faire transporter par!service de la Presse Canadienne les chemins de fer, il faut que!sur le communiqué de l\u2019honorable Pour faire suite à notre entrevue de vendredi dernier, le 15 août, nous avons l\u2019honneur de vous exposer par écrit notre demande d\u2019une diminution des taux de transport du bois à papier expédié de l\u2019Abitibi québécois, c\u2019est-à-dire des pointe entre La Reine et Senneterre, P.Q.Nous sollicitons cette diminution des taux de transport pour le bois expédié non seulement aux Etats-Unis, mais aussi au Canada.Depuis 1922, ce district a expédié annuellement par chemin de fer, 40,000 à 60,000 cordes de bois à papier, dont une partie aux manufacturiers américains et une partie aux manufacturiers canadiens.Les taux de transport sont élevés, mais le prix de vente aux diverses manufactures permettait cependant au commerce de subsister avec de faibles bénéfices.Mais cette année, il y a une baisse de 25 pour cent dans le prix du bois livré aux manufactures.Pour le bois que nous vendions $25.00 et $26.00 la corde, F.O.B.aux moulins américains, Pan dernier et les années précédentes, on ne nous offre maintenant que $19.00 la corde.Les manufacturiers canadiens basent leurs prix d\u2019achat sur les prix payés par les Américains.Nos .producteurs de bois à papier ne peuvent subir une telle Imisse dans les prix de vente.Ils ceux-ci diminuent assez leurs taux de transport pour permettre la livraison du bois aux manufactures aux nouveaux prix.Par exemple, lorsqu\u2019il s\u2019agit de bois expédié de notre district aux moulins de l\u2019Etat de New-York (Watertown District), il faut que le taux de transport ne soit pas plus élevé que $9.00 la corde, laissant au vendeur $10.00 la corde pour son bois.Les taux doivent aussi être ajustés pour les différente points d\u2019expédition de façon à laisser à nos producteurs un prix minimum de $9.50 à $10.00 la corde.Ce prix est très bas pour du bois écor-cé, mais nous tenons compte de la crise actuelle de l\u2019industrie du papier et des chemins de fer, c\u2019est pourquoi nous sommes si raisonnables dans nos demandes.M.Gordon touchant l\u2019immigration.Les autorités publiques admettent, n\u2019est-ce pas, que le travailleur a droit à un salaire minimum.Nous demandons la reconnaissance du même principe *pour nos colons qui produisent du bois à papier.Ils ne peuvent certainement pas vivre sans vendre leur bois écorcé dix dollars la corde.Les chemins de fer peuvent prendre la différence entre ce prix et le prix de vente aux manufactures pour payer les frais de transport, mais ils devraient se contenter de cette différence.S\u2019ils ne peuvent pas rajuster leurs taux de transport en conséquence, cela signifie l\u2019arrêt de la production et du commerce du bois à papier dans notre district et la dépopulation de nos colonies nouvelles.Pour toutes ces raisons, nous demandons que les taux de transport du bois à papier expédié de la région de l\u2019Abitibi québécois, tant aux manufactures canadiennes qu\u2019américaines, soient diminués de 35%.Nous soumettons qu\u2019il serait juste d'avoir un tarif maximum de transport pour tou- La déclaration de M.'Gordon a été rédigée de façon à faire croire à ceux qui l\u2019ont lue un peu rapidement que le gouvernement conservateur a mis fin à l\u2019immigration.Il n\u2019y a même pas que les naïfs qui s\u2019y sont laissés prendre, puisque le Devoir a intitulé cet arti cle : \u201cOttawa met fin à l\u2019Immigration.\u201d Permettez-moi de vous dire que je trouve que ce titre ne résume pas la substance de la déclaration de M.Gordon et qu\u2019il est de nature au contraire à créer une impression absolument fausse.En effet, puisque le gouvernement ne change rien au règlement relatif à l\u2019immigration de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis, celle qui nous fournit les deux-tiers de nos immigrants, et qu\u2019il laisse pénétrer au Canada comme auparavant les soi-disant fermiers de l\u2019Europe continentale, on n\u2019a certainement pas le droit de prétendre qu\u2019il a mis fin à l\u2019immigration.Comme je vous sais une compétence particulière en cette matière, j\u2019ai cru à propos d\u2019attirer votre attention sur cette déclaration de M.Gordon qui a été publiée dans les journaux de samedi dernier et sur le titre inexact sous lequel le Devoir l\u2019a présentée.Bien à vous, (Signé) Hector AUTHIER Ottawa, 29 (S.P.C.).\u2014 Un comité formé pour l\u2019étude de mesures propres à remédier au chômage a soumis dix recommandations à la conférence du conseil du service canadien du travail.Voici ces recommandations dans leurs grandes lignes.1.Comme moyen de remédier immédiatement au chômage, les autorités fédérales, provinciales et municipales, dans leurs sphères respectives, devraient commencer ou continuer les travaux permanents de leur nature, tels que la confection de grandes routes, la construction de quais, de ponts, de gares de chemins de fer, de métropolitains, de traverses de chemins de fer, d\u2019immeubles publics nécessaires, et devraient de même faire des améliorations et des réparations aux routes et aux immeubles publics et assurer l\u2019entretien de ces routes et immeubles.l\u2019emploi tout à fait à proximité des centres où sont établies les familles de ces hommes.6.\tLorsque les patrons sont forcés de recourir au travail à temps partiel, ils devraient partager l\u2019ouvrage équitablement entre tous les salariés qu\u2019ils emploieraient normalement, soit en diminuant les heures de travail, soit en faisant alterner let équipes.7.\tPour les cas qui exigent une aide directe, on recommande l\u2019observance des principes suivants : a)\tPartage égal des dépen* ses entre la municipalité, la province et le pays.b)\tQuand il s\u2019agit de districts non organisés et de munf« cipalités qui prouvent à la province qu\u2019elles ne peuvent p«t payer leur part, alors le gouvernement provincial et le fédéral se partageront également lo fardeau des dépenses.2.\tVu la situation présente, les autorités provinciales, municipales et fédérales partagent la responsabilité de contribuer au coût des travaux à entreprendre pour remédier au chômage.3.\tLes autorités fédérales, provinciales et municipales devraient user de leur influence auprès des corporations privées et des individus pour la réalisation des projets dé construction de ceux-ci et de leurs travaux d\u2019entretien, afin d\u2019atténuer le chômage.4.\tTous les corps dirigeants devraient, dans la mesure où c\u2019est possible, anticiper leurs commandes pour toute espèce de fournitures et d\u2019équipements, tels que les effets d\u2019habillement, les tentes, les couvertures, et ainsi de suite \u2014 exifeant des c) Si par suite de conditions spéciales une agence de charité particulière doit se charger d\u2019une frande partie des dépenses de secours immédiat, ces mêmes corps publics reconnaîtront le fait dans la distribution des mesures comportant des dépenses pour des travaux de secours urgents.8.\tCe conseil recommande U passation par le Parlement, à la session spéciale prochaine, d\u2019appropriations suffisantes pour assurer un remède au chômage par les méthodes recommandées et pour toutes les autres contingences qui peuvent se produira à l\u2019occasion de l\u2019octroi des travaux ou des secours.9.\tIl faudrait faire immédiatement une enquête sur les importations, puis effectuer les modifications législatives pouvant amener la production par le produits canadiens.5.Autant que possible, dans travail canadien des commodl-Trois jours plus tard, Le De- travaux qu\u2019on pourrait en- t*8 *.-.\u2022 .US>«4 Il ne s\u2019agit pas sur cette photo, de l\u2019hôtel qui pourrait orner le promontoire de Lévis, mais plutôt de l\u2019Hôtel Manger dont l\u2019inauguration sera faite, ces jours prochains, à Boston.Le troisième étage de ce gratte-ciel de 500 chambres possède un \u201cCanadian Room\u201d aménagé, décoré et fini de telle sorte qu\u2019en y entrant nos Canadiens se sentiront immédiatement chez eux.LES CHIENS ET LE TOURISME EUROPEEN \u201cL\u2019exclusion des chiens de poche étrangers par le gouverne-ment anglais, est, à mon avis, une des raisons les plus importantes pour la diminution du tourisme en Angleterre.La quarantaine à laquelle ces petits animaux, si chers aux représentants du sexe féminin, sont exposes, fait que les Américaines préfèrent aller directement en France plutôt que de séjourner dans le Royaume-Uni en se séparant de ces échantillons minuscules mais luxueux de la race canine\u201d, déclarait sans sourciller, ce matin, M.F.-tf.Beardame, à un rédacteur d\u2019un journal.U est facile de faire une fortune, il est difficile de la conserver.IffT-TWWK Par SABATIS Suit* Mo U \u2014C\u2019est une grande bonté de ,votn part et je vous suis très re-waiopant de ce aue vous faites pool npus, particulièrement pour qp fille malade.\u2014Eh bien, j\u2019envisage les choses 'jünéi.J\u2019ai toujours calculé que \u2022d\u2019être meequin n\u2019est jamais hono-cable et que d\u2019être généreux est Aooÿours avantageux» sinon aux jeux des hommes du moins aux jrenx de Bleu.La générosité ob-tient toujours sa récompense sinon en ce monde, du moins dans l\u2019autre, pendant que la mesquine-vie porte en elle-même sa puni-'thra : elle vous abaisse dans votre iptopre estime.\u201d ¦Be tournant vers le chauffeur d\u2019Ashton, il lui dit : \u201cConduises Tautoraôbile près de la mienne dans la remise et venez nous rejoindre ensuite.\u201d iLorsque Miss Bparks vit entrer le -chauffeur, elle se dirigea vers Andrew MacPherson et lui dit : \u2018\u2018'Carlo est lie ^chauffeur de M.regard kcPher- Ashton.\u2014Oh ! est-ce possible ?Et se tournant vers le chauffeur, il ajouta : \"Enchanté de voua connaître, M.Carlo, et soyei le bienvenu comme mon hôte.Veuillei vous asaeoiir.\u201d Miss Sparks lança un dédaigneux au fermier MacP son et murmura à Afhton : \u201cQue pensez-vous de cela, Ashton ?\u2014Je pense qu\u2019il veut nous laisser entendre qu\u2019il est maître en son logis.Pour l\u2019amour de Florence, Miss Sparks, veuillez ne pas le contrarier.\u2014Celui qui a traité les fermiers de rustauds avait raison\u201d, observa avec indignation Helen Sparks.Pendant ce temps, Mmy et sa mère apprêtaient un excellent repas pouf leurs visiteurs.Carlo, comme les autres, fut invité à se mettre à table où sa place était réservée près de Miss Sparks.Ashton qui se rendit compte immédiatement de cette malice de MacPherson, ne put s\u2019empêcher de rire sous cape.N\u2019est-il pas étrange, M.Aih-ton, dit le fermier MacPherson en lui faisant un clin d\u2019oeil, comment le malheur et la politique nous rendent tous humains.N\u2019eût été ce tournant de la route et la pluie, M.Carlo, Miss Sparks et vous-même n\u2019auriez jamais songé à vous asseoir à la même table avec un vieux campagnard oomme moi.Je vous assure que la présence d\u2019hôtes aussi distingués est un grand honneur pour moi.\u201d \"M.Carlo, continua \u2022MacPher-son, j\u2019espère que vous prenez bien soin de votre voipine.\u201cOù sont les garçons, demanda-t-il en s\u2019adressant à sa femme.\u2022\u2014Ils n\u2019ont pas encore fini leur travail et je leur servirai à sou per plus tard.\u201d \u2014Angus et John, mes deux fils, sont d\u2019excellents garçons qui devraient être mariés, mais ils sont très attachés à leur mère et n\u2019ont pu encore se décider à faire le grand pas.\u2014Encore deux rustauds, pensa Miss Sparks.Je ne serai pas fâchée de m\u2019éloigner^ d\u2019une telle société, surtout si les fils ressemblent au père.Je ne suis pas surprise qne les gens ridiculisent les fermiers.Après le souper, elle monta j voir Florence à sa cïïambre.Au .bout de quelques minutes, elle en descendit se donnant un air d\u2019importance.
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