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Titre :
Le Journal des Trois-Rivières
Journal trifluvien d'allégeance conservatrice publié de 1865 à 1893. [...]

Le Journal des Trois-Rivières est lancé le 19 mai 1865 par Honoré-R. Dufresne, notaire et marchand-libraire de Trois-Rivières. En 1866, il s'associe à Arthur Dufresne et à Ephrem-R. Dufresne, qui est étudiant en droit. Après la mort d'Arthur, un autre parent, Nestor-R. Dufresne, se joint à l'équipe en 1870. The Trifluvian Trader, journal commercial, est publié par les Dufresne dès 1870 pour la communauté anglophone.

P.-N. Martel, avocat, achète peu après les deux journaux avec Magloire McLeod. Devenu seul propriétaire, il les revend en 1872 à Gédéon Desilets, un proche de Monseigneur Laflèche, qui s'adjoint deux membres de sa famille avec qui il travaille jusqu'en 1880. Cette année-là, il demeure seul à l'administration et à la rédaction du journal. Il quitte Le Journal des Trois-Rivières en 1891 pour occuper un poste de fonctionnaire, mettant ainsi fin à une carrière de journaliste longue de 19 ans.

L'équipe de collaborateurs du Journal des Trois-Rivières accueille plusieurs plumes fidèles à l'Église, dont H.-G. Mailhot et quelques ecclésiastiques. Le journal accorde son appui aux conservateurs et à la Politique nationale de 1879, et combat le mouvement national québécois de Mercier dans les années 1880.

Dès 1866, Le Journal des Trois-Rivières avait pour devise « In necessariis, unitas; in dubiis, libertas; in omnibus charitas », que l'on peut traduire par « dans le nécessaire l'unité, dans le doute la liberté, en toutes choses la charité ».

VALLÉE, Henri, Les journaux trifluviens de 1817 à 1933, Trois-Rivières, Les éditions du « Bien public », 1933, p. 28-35.

Éditeur :
  • Trois-Rivières,1865-1891 ; 1892-1893
Contenu spécifique :
jeudi 14 novembre 1878
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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Références

Le Journal des Trois-Rivières, 1878-11-14, Collections de BAnQ.

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[" > Quatorzième Année.Trois-Rivières, Jeudi 14 Novembre 1878 pre cataique tas 8-1 NO.50 CATHOLIQUE, POLITIQUE ET LITTERARE.INFNECESSARIIS, UNITAS ; IN DUBIIS, LIBERTAS ; IN OMNIBUS, CHARITAS, | REDIGE PAR UN omité de Collaborateursamen > Feuilleton di \u201cJournal PI EE SO A A COUREUR DES BOIS.( Suite.) VOLUME II CHAPITRE VIIL DEUX PIRATES DU DESERT.\u201c Prenez garde de nous tromper, s'écria le vieux Main-Rouge, d\u2019un air de sinietre menace, car je ne vous Irisserai passur le corps une seule lanièra do votre peau.\u2014Soyez sans crainte, répondit le Mexicain ; mais par quel côté voulez-vous alta- quer les gardiens du trésor, si ce n'est du haut de ces collines ?\u2014En effet, dit Sang-Mêlé ; quand le jour viendra et diseipera ces bronillards, nous plancrons sur eux comme l'aigle au-dessus de su prois.\u201d Toutu la troupe allait s'angager dans l\u2019étroit chemin indiqué par Barajs, quand l'un des Apaches, courbé sur la terre pour exa- mi rer des traces que le sable avait conservées, poussa une exclamation et appela deux de ces camarades prês de lui.| \u201c Quelle est cette empreinte ?dit- il.\u2014Colle de l\u2019Aigle des Montagnes-Nei- geusus, répondirent à la fois les deux Indiens, en désignant ainsi le chasseur caus.dien.\u2014Ët celles-ci ?\u2014Uelle de l'Oisen:1-Moqueur, et celle du jeune guerrier du Sud, \u201d C'étaient les noms donnés par les Indiens, pendant le siége de l'Îlot.à Pope et à Fubian, =\" Bon, dit l\u2019Apache.j'en étais sûr aussi, Puis, s'adressant à Sang-Mêlé : * El-Mestiso, poursuivit-il, garde pour Jui les cailloux d\u2019or ; les Apaches combattront pour les Ini conquérir, et à son tour il combattra pour ses frère.Le sang de nos guerriers crie vengence, Leurs meurtriers sont là-haut, et il nous faut leur chevelure.Onze guerriers ne se battront qu\u2019à cette condition.\u2014Q'est-ce qne cela ?répondit Main - Ronge avec unaffreux sourire ; les Apaches auront les chevelures qu'ils demau- dent,\u201d Üe marché conclu, les deux écameurs du désert firent signe à Baraja de les pré- chder, et commencèrent à gravir le sentier, tandis que les Indiens se répanduient daus Ja plaine pour surprendre les chasseurs, sile avaient l'impradence de quitter leur fort.resse, Nous sommes à présent en face de la pyramide; dit Baraja quand, après ane demi-heure de marche environ, ils furent arrivés à l'espèc*?de soupirait d'où s'élançait la casc de, \u201d , ; Mais dus flots de brouillard épais ca- chaiant l'asile des (rois chasseurs, et les yeux des Lndions, ain'si que cour du père et de son lls, firent de Yains efforts pour porcer ce nuage, \u201c La brume qui enveloppe ces monta- gnos ne se dissipe jamais, même de jour, Vous le savez comme moi, dit Main-Rouge à Sang- Mêlé, et du diable si dans une heure d'ici nous y voyons plus clair.Puis w'il faut des chevelures à ces chiens d'Inddiens., .4 \u2014Vieillard, interrompit le métis d'un ton de menace, n'oubliez pas que j'ai du sang indien dans les veines.\u2026car je vous an ferais ressouvenir.\u2014C'est bien, répondit brusquement le père sans so choquer autrement du ton de son digne lils, auquel il était accoutumé, Je dis que, puisqu'il laut des chevelures à ces Indiens, nous devons chercher un autre endroit pour les leur donner, \u201d ; Ce dialogue avait en lieu on anglais, langue maternelle de Muin-Rouge, natif d'Illinois, d'où ees crimes l'avaient forcé de fuir, et niles Indinns, ni Baraja n'en avaient compris un mot.# J'en trouverai un, roprit Sang-Mêlé : ayez seulement l'œil sur ce drôle, ajouta- t-il en désignant le Mexicain.\u2014Puis il gravit la voûte de la casca- nnd il fat à quelque distance, l'Américain, laissant tomber sa lourda main sur l'épaule de Baraja, lui dit en mauvais espa- ggnol : * Le Je fils d'ane louve indisnne va \\rouver sans douts un endroit plus favorable que celui-ci pour nous procurer l'or que vous nous proutettez, l'ami, Sn attendant nous allumerons du leu sur cette hauteur, st la clarté qu'il rôpandra, perçant à traver ce brouillard, indiquera aux trois renards que nous voulons traquer qu'il yalà un autre parti qui les surveille.\u201d Nans pordre de vue lu Mexicain, dont il s'écarta qu instant de lui pour faire allu- mor le feu près de la cascade, laissant Bara ja fort alarinb à l'idôo que lu mais pouvait choisir pour commencer l'attac uv les rochers qui dominninaient le val d'Or, 1 (Tel élait la cause du retard dont s'étonnaient les trois chusseurs, immobiles et silencieux au sommet de leur forteresse, Comms il arrive presque toujours, c'était au moment où lo péril grossissait autour lui et de ses deux compagnons que Bois Rosë se flattait le plus complaisamment de dissiper l'orage qui l'avait un instant el- rayé, J Au lieu de nons décider à capituler, dit Pepe en rompant le premier lo silence, il eût mioux valu fuir de suite on envoyer une balle dans la tête du chacun des deux Indiens cachés derrière la caresse du cheval.Cela tranchait la position, car les moyens termes sont toujours dangereux.\u2014Peut-on quitter un poste comme le nôtre pour se lancer au hasard au miliou des ténèbres dans an endroit où chaque pli de terrain, chaque buisson peut recéler un ennemi, où les Indiens semblent apportés sur jes ailes du vent ?répondit Bois-Rosé.C'eùt été courir à une perte certaine.Notre position n'en est que plus nelle.Ou nous capitulerons honorablement, on nous nous défendrons jusqu'à la mort; mais nous allons savoir bientôt à quoi nous en tenir ; les coquins ne songent plusà cacher leur présence; voyez ce feu la haut.\u201d Pepo suivit le doigt du Canadien ; au sommet de la cascade une pèle lueur sein- tillait dans le brouillard ; c'était le foyer que Main-Rouge venûit de faire allumer à là crête des rocher.\\ \u201c Oh! s'écria dédaigüeusement Pepe, quant à coux qui perchent là-haut, je m'en soucie comme d'une troupe de goëlancds sur une falaiso ; leurs flèches pas plus que leurs balles ne perceront le rempart flot tant que je leur si opposé.Pour ceux ci, continua l'Espagnol en rameuant ses regards dans la plaine, voilà des coquins persévérants et qui se rapprohent petit à petit.\u201d En disant ces mots, Pepe tournait le canon de sa carabine dans la direction du cheval mort, et montrait à Bois-Rosé, à quelque distance en daga de l'animal,deux corps noirs pelotonnés en bnale et immobiles comme des idoles indiennes.\u201c (es gens nous méprisent, et ils ont raison, sur mou âme ! Ah! Bois-Rosé, pourquoi faut-il ?\u2026 \" Pepe n'acheva pas ; un regard suppliant de son vieux compagnon fit expirer le reproche sur ses lèvres, * Qu'il me faille mourir pour loi vu pour vous, et vous verrez, Pepe,s'écria Bois-Rosé sé.-Je le sais, parbleu ! je le sais, murmura Pepe.Cela n'empêche pas que deux corps que nous voyons accroupis étaient derrière le chaval, et qu'ils sont a présent devant.Je ne puis cependant pas les laisser se morfondre ainsi ; mais soyez tranquille, je vais lour parler en ami pour ne pus les irriter.\u2014Vous feriez peut-être mieux de vous taire, dit le Canadien ; je me défie ds votre langue quand elle s'adresse à Un ennemi quel qu'il soit, et surtout à des Indiens \u2014Vous allez voir.\u201d Et Pepe, prenant le ton le plus conciliant qu'il luj fut possible, s'écria d'une voix de tentor \u201c 1/œil d'un guerrier blanc désirerait ne voir qu'une charogne dans la plaine, et 1l en voit trois ; ce sont deux de trop.\" Les phrases conciliatrices de l'Espagnol firent sur les deux guerriers indiens l'eftet d'uno flèche lancée sur eux.Tous deux se levèrent d'un bond sur leurs pieds, se dressèrent de toute leur hau tour et poussèrent ensemble un hurlement de bate feroce ; puis, en deux autres bonds ils diparurent derrière la chaine de rochers.\u201c Des diables aspergés d'eau bénite, dit l'ex-miquelet avec un éclat.de rire où le mépris se mélait à lu rage.~ A tout prendre, vous avez bien fait, s'écria Bois-Rosé, dont la vue de ses ennemis abhorrés foucttait le sang, et à qui l'approche de l'action rendait ce courage que sa tendresse pour Fabian pouvait seule dompter.\u2014Hourra ! je retrouve enfin mon vieux coureur des bois, s'écria Pape avec exaltation et en tendant les deux mains, l'une au Canadien, l'autre à Fabian, Allons, allons, nous n'avons ui clairons ni trompettes; eh bien, poussons notre cri de guerre comme jadis, comme il convient à trois guerriers sans pour en face de ces chiens.Faites comme nous, don Fabiun, vous qui avez déjà reçu le batême du feu.\u201d Et ces trois hommes intrépides, dobout, chacun la main dans la main de son ami, modulant avec celle qui leur restait libre los farouches intonations du cri de guerre judien, poussèrent à leur tour trois urle- ments terribles qui par leur force ot leur sauvage harmonte, no le cédaient en rien à ceux des fils du désert.Jomnis plus formidable cri de guerre ne fut jeté jadis aux échos de la Pulestine, lorsque nos vaillants chovaliers, la lance en arrêt, criaient ; À lu rescousse ! en chargeant les inlidèles.Du haut de la cascade et du sommet des rochers qui dominnient sur le val d'Or, les ouze guorriers indiens répondirent par des ÉDITEURS-PROPRISTAIRES GEDEON DESILETN «& Frèresà \u2014 \u2014 hurlements farouches à ceux de leurs frd- res ; l'écho de la plaine les répêta.Bientôt | comme la main d\u2019un ament jaloux qui voila voix de l'homme se tut, et le désert re-|le à tous les yeux lea trésors do beauté dont tomba dans son morne tuel.Une légère teinte dont commençait à se colorer l'orieut annonçait jour ne tarderait pas à paraître CHAPIVRE IX.Marn-RoudE ET SANG-MELE.Les trois assiégés ne perdirent pas de temps à faire leurs dernières dispositions de combats.Toute idée de capitulation était désormais abandonnée.\u201c Vaincre ou mourir ! Vous savez comme moi, Bois-Rosé, dit Pape en renouvelant I'amorce de sa carabine pendant que ses amis prenaient la même précaution, qu'il est bien plus dangereux de capituler avec ces bandits que de leur livrer bataille.On abandonne eur la foi des traités une excellente position ; nous descendrions dans la plaine, et là, au moment où nous nous y attendrions le moins, nous pourrions nous trouver entourés, égorgés et scalpés en un clin d'œil.\u2014 Au cas où le manque de vivres nons y forcerait, une sortie ! s'écria le Canadien.Mais que ce ne soit qu'après avoir si bien éclairei leur nombre, que du diable s'il en reste assez pour nous entourer.\u2014Il est vrai que nous avons peu de vi vres, dit Pope en {roncant stoiquement le sourcil, et Javoue que j'ai toujours trouvé attre toute unc journée sans avoir le soir une bouchée de chose quelconque 4 sa mettre sous la dent.Toutedur de se fois j'ai fait déjà au service de Sa Majesté \"| Catholique un rade apprentissage de lu faim, et depuis j'ai continué mes études à ce sujet, et vous aussi, Bois-Rosé, dun Fahian seul u'y est pas acentumé.\u2014J'en conrieus, dit vivement Bois-Rosé, toujours fidèle à sou système de faire aimer à son Fabian cette terrible vis des déserts auleré ses dangers ; mais il y a des jours l\u2019abondance aussi.pendant lesquels la tables des puissants de la torre n'est pas servie comme la notre, Ne nous cst il pas arrivé cent fois d'avoir à choisir depuis l'humble fretin des ruisseaux de la plaine jus qu'en monstrueux saumon des cataractes e la montagne ; depuis l\u2019alouette des champs jusqu'au grand coq d'Inde ; depuis le plus petit des quadrupè né à l'homme de manger, jusqu\u2019au bison des prairiries, le plus colosal d'entre eux ?Vous verrez.lorsque.\u201d Le Conadien tomba tout à coup du haut de son enthousiasme an sentiment de la réalité qui les pressait tous\u2026 * Lorsque Dieu aura détourné de nous ce nouveau danger, achova-t-il d'une voix émue.\u2014 Le dernier des Mediana, celui qui hier encore pouvait prendre ane si large part de ces trésors, a plus d'une fois, au sein de la misère qu'on lui avait faite, entendu les rondments de la faim dans ses entrailles.e n'ai pasfait de la vie un plus doux apprentissage que vous, dit Fabian.\u2014Pauvre garçon ! ajouta Bois-Rosé, \u2014Et Gayferos, s'écria Pepe, que va-t-il devenir pendant tout ce temps?\u2014Pour lui, comme pour nous, à la grâce de Dieu, raprit le Canadien ; à présent ne pensons qu'à nous.Pour peu que parmi ces Indiens il se trouve quelque parent, quelque ami, où même tout simplement quelque-uns des guerriers de l'Oiseau-Noir, le combat sera une lutte à mort.Dans cent ans les descendant de ceux-ci demanderaient encore aux nôtres compte du sang iudien que nous avons fait couler sur les bords du Rio-Gila ; il convient donc de w'omettre ualle précaution, Les trois chasseurs déposèrent, à l'abri des couvertures dont ils s'éteient fait un rempart, leurs cornes do buffte pleines de poudre, de peur qu'une bâlie, on les atteignant au corps, ne vint à leur ôter ce seul et précieux moyen de défense.Leurs saos de peau renfermant les balles et les Vivres furent placès au même endroit et recouverts de pierres.Ces dispositions faites, tout en jetant à chaque instant les youx sur le sommet des rochers qui faisaient face à la plate-lorme de la pyramide, le Canadien et Fabian se couchèrent derrière les pierres plates qu'ils avaient dressées devant eux, leur carabine à leur côté, et Pepe s'ugenouilla derrière le tronc des deux sapins; puis tous trois attendirent le commencemeut des hostilités.Ce moment était d'autant plus critique que les assiégés ne pouvaient encore sa- voit ni à quels ennemis ni a quel nombre ils allaient avoir affaire, Tout cu qu\u2019ils pouvaient confusément distinguer À travers lus meurtrières de rochers qui los abritaient, c'était un mouvement presque incessant des bouquets de buissons qui couronnaient l'espèce de rèmpart en face du leur.Ou devine quo le métis n'avait pas eu de peine à trouver ce poste si avantageux sour l'attaque, quoique moins élevé que a pyramide, Il ôtait done venu, au grand effroi de Buraja, dont l\u2019inquite sollicitude pour son trésor était toujours en éveil prendre position avant le jour audessus du vel d'Ores qu'il «st don- silence habi- |il est épris, uno main inconnue avait éteint sous un voile do brancheges les lueurs scintillantes que nagudre renvoyait le val- que l'aube du lon ! Baraja remercia de nouveau son bon ange de cette faveur signalée, et chercha dans son esprit le moyen de se glisser dans le val d'Or, afin d'en rapporter au tmétis le le prix convenu pour sa rançon, sans Cn trahir la source presque inépuisable.Main- Rouge et Sang-Mêlé, confiants dans laur force et leur adresse, avaient as sisté avec uno impatience mêlée de dédain à tous les préparatifs habituellement si lents d'une attaque indienne.Lorsqne enfin coux des Apaches qui connaissaient par une sanglante expérience lo sang-froid et le courage de leur redoutables adversaires crurent qu'ils pouvaient ouvrir le feu, se trouvant suffisamment en sûreté derrière les facines qu'ils avaient amoncelées et les buissons épais dunt les rochers étaient revêtus à leur sommet, Main-Rouge frappa le sol de sa carabine.\u201c Ah ça ! dit-il avec un énorme juron, il est temps d'en finir.Sans ces chiens.sans ces Indiens, veux-je dire, avec leur stapide amour pour les cheveluras qui ne rapportent rien, hous sommerions ces bri grands là haut de nous livrer leur magot, et en leur disant qui nous sommes, ce serait fini ; nous les verrions déguerpir comme les chiens des prairies dont on évent 3 le terrier.\u2014Ah ! vieux drôle, dit le métis avec un juron qui ne le céduit en rien pour l'éner- gic & celui deson odieux père, et en faisant allusion à un bruit qui courait sur Main- Rouge parmi les tribus indiennes, il vous fant à vous des chevelures lucratives, de celles que les gouverneurs des frontières vous payaient, dit on, jadis au poids de lor.Cas Indiens veulent trois chavelnres et ils les auront, entendez-vous?\u201d Le père et le fils se lancèrent un de ces regards sinistres qui avaient si souvent dégénéré, entre ces coquins sans frein ni loi, en sauglantes querelles, mais ils s'en tinrent là pour cette fois.Chacun d'eux scutit que le moment était mal choisi pour donner carrière à leurs hideuses passions, et le père reprit, en dévorant sa cold: re: * Eh bien, que faut-il faire aiors?\u2014Que faut-il faire répéta Sang-Mêle en #'adressant à celui des indiens qui paraissait le plus influent parmi eux.\u2014L'oiseau-Noir veut prendre ses ennemis tout vivante; le désir d'un chef tel que (ui est une loi pour ses gaor riers.\u2014Bon, s'écris Main-Ronge, voilà qui est encore plus difficile que d'arracher la chevelure à trois cadavres.\u201d Puis, jetant sur Baraja un regard qui le fit trémir: \u201c Coquin, lui dit-il, est-ce pour cela que tu nous as conduits jusqu'ici?\u2014N'aije pas dit à Votre Suigneurie, répondit Baraja, que le trésor était gardé par trois rudoutables chasseurs?\u2014Qu'importe?dit Main-Mêlé ; le Mericain donnera son or, où jusqu'au moitidre lambeau de sa pean, s'il nousa trompés;; Main-Rouge et Sing-Mèlé donneront aux Indiens les trois blancs vivants, on y perdront eux-mêmes la vie, Ils l'ont promis.ot tous deux sont esclaves de leur paro- o.Le perfidia métisavait prononcé ces mots moitié en espagnol, pour que Baraja l'entendit, et moitié en Indien, pour donner de sa fidèlité à sa parole une idée que ses allés ne-partageaient pas; et, s'adressant à l'indien : \u201c La nom de mon frère n'est-il pas le Chamois?\u2014Qui; il bondit comme lui sur les rochers.-Ët bien, le Chamois est-il résolu à sacrifier sa vie ot celle de ses guerriers pour s'emparer des blancs?\u2014Pourvu qu'il en reste {rois pour cou- duire les pricouniers a 'a lutte de l'Oiseau- Noir, le Chamois consent à être du nom- pre de ceux qui ne reverront plus leur vil- age.on, \u201c dit le métis.Puis se tournant vers Baraja : Et vous, drôle, quel rôle jouerez-vous pour tenir voire promesse ?\u201d Baraja fat fort embarrassé de répondre.Il ne savait qu'une chose, c'est qu'en fait de rôle, il jouait celui du chacal qui, pour chasser, s'associe avec une bande de tie gres.Ii fit cependant un eflort sur lui-même, en se rappelant qu'aux yeux du féroce Américain comme à ceux du métis, sa vie dovait avoir quelque prix, jusqu'au mo- mont du moins où il aurait payé son ran.gon, « Votre Seigneurie, dit-il, devra consid4- rer que, sachant seul où était entoui le trésor, ju ne dois pas légèrement exposor na vie.\u2014 Rwstez donc caché derrtère ces rochers dit ÉlMestizo en tournant dédaigneuse- mont le dou à Baraja, et il s'entratint pendant quelque minutes avec son père dans un chalecte que pursonne des assistant ne L'aventurier éperdn s'etait empreseé de | put comprendre.jetor ses regards au-dessous de lui, Quelle Uette courto conférence avait lieu sur un n'avait pas été sa surprise en voyaut que, | glacis en pente douce formé par les rochers.Couchér sur ce glacis terminé par une espêce de gradin tapissé de buissons, les Indiens étaient presque debout, la tête à la hauteur des premières pousses, et, bien que moins élevés que leurs adversaires, ils pouvaient eux-mêmes, étant à l'abri, profiter du plus léger mouvement qui les découvrait.\u201cBn leur promettant la vie, ils we rendront, dit le métis en fivissant, \u2014Bt nous leurs tiendrons parole, puisque nous devons les livrer vivants aux Indivns, \u201d ajoute le père avec un féroce sourire.En inème temps le père et le fils gravi- vent le talus à moitié et levèrent la main sans ve montrer eux-mêmes audussus du niveau des buissons.* Attention, dit l\u2019ape agenouilld derrière les deux sapius, les hostilités ou les pourparlers vont commencer, je vois deux mains qui dépassent la crôte des rochers et s'agitent en signe de paix.Eh mais!\u2026 ces mains ne tiennent pas le calumet.et les vêtements qui couvrent les bras ne sont pas ceax des Apaches.A qui done avous uous affuire?\u201d\u2019 Pepe avait prononcé ces garoles et fuit ces abservations avec unu cxtrême rapidité, uand une veix forte se fit entoure; \u201c Qui est célui, dit la voix, daens appellent l\u2019Aigle des Neiguuses ?\u2014Qu'est ceci?murmura Bois-Rosé surpris, et qui parle anglais parmi ces coquins?\u201d Êt, comme Bois-Rosé ne répondit pas, la voix reprit: \u201c Peut-être l'Aigle des Montêgnes-Nei- geuse ne comprend-il que la langae qu'on parle an Canada?\u201d Et la voix répéta sa question en français, Bois-Rosé tressaillit.\u2014C'est pire eucore que je ne pensais, continna le Canadien de manière que Pepe seul pût l'entendre; il y a là quelque renégat de notre couleur.\u2014Un de ces coquins passé da blanc au rouge, dit Pepe par_maniôre de soutence ; ce sont les plus enragés.\u2014Que veut-on à l'Aigle?demanda à son tour et également en français Bois-Rosé, en s0 rappelant le nom que lui avait donné l'Oiseau-Noir ~ \u2014Q'uil se montre, ou, s'il a peur de se montrer, qu'il écoute.\u2014Bt si je me montre, qui me répond que je n'aurais pas à m'en repentir.\u2014Nous lui donnerons l'exemple de la confiance, répondit la voix.\u2014Que dit-il?demanda Pepe\u2014 Que je me montre, et que je.\" Bois-Rosé demeura rnuet de suprise à le vue des deux Îlgures étrangères qui so lev: rent tout & coup sur le parapet en face do lui, il venait de reconnaître deux hommes dont la sanglante et terrible renommé était nonseulement arrivée jusqu'à lui mais que le hasard plaçait pour la seconde fois sur sou chemin.La première lui atait été déjà bien fatale.À l'aspect de ces deux homme, un sentiment étrange, inconnu, douloureux, traversa le cœur de l'intrépide coureur des bois; Fabien était là.et nour la promidre fois de sa vie.Boie-Rosé eul presque peur.Ses muscles d'acier s'émurent, comme Ces fortes lianes des forèts d\u2019Amériques, qui frémissent sous le esuffie de l'ouragan.* Mai 1- Rouge et Saung-Mêlé ! les recon- naissez-vous?dit-il à Pepe.Pepefit un geste d'affrmation.Il avait ressonti le même choc que Bois-Rosé.\u201c Nv vous montrez pes, s'écria-t-il ; c'est un jour de deuil pour tous ceux qui les rencontrent.\u2014Je me montrerai.reprit Bois-Rosé, car J'aurais l'air d'avoir peor ; seulement couvrez do l'œil chaque feuille des buissons, et ne perdez pas un seul geste de ces deux démons amphibies.\u201d En disant ces mets, le Canadien déploya sur la plate-forte sa haute taille, droite et forme comme le canon deas carabine, et son regard clair, limpide et calme prouve que la peur était un hôte que son cœur ne savait pas abriter longtemps.| L'aspect do Main-Ronge était repoussant C'était un grand vivillard sec, À la peau tannée et aux yeux hagards; ses prunelles de grandeur inégale et comme constollées de {aches de sang, son nez obliquement placé sur un visage anguleux, tous ses traits en un mot dénotaient en lui le scélérat accompli.Ses longs cheveux blancs, jadis d'un ronge ardent, étaient relevés au sommet de la têta à la mode indienne et maintenus par des courroies de peau de loutre.Une eepdce de blouse de chasse de peau de daim, relevée en broderies de diverses cou leurs, descundait jusqu'à ses genoux et laissait voir des guêtres do cuir ornées d\u2019une protusinns de franges et do grelots, Ses pieds étaient chaussés de mocassins couleur vort olive, garnie de verroterie du toutes nuances.ue les Iuontagnes- (A continuer ) LE JOURNAL DES Trois-Rivieris, 14 Novembre 1578.LES TROIS-RIVIÈRES.JEUDI 14 NOVEMBRE 1878, Aux élections générales du 17 septems bre, le parti conservateur est sorti victce rie: x de la lutte, mais non sans avoir souffert des perles siricuses comme cela arrive dans toutes les grandes batailles.C'est ainsi qu'au lendemain de la victoire Sir John A.McDonaid et l'Hon.Langevin ne purent répondre à l'appel ; ils étaient tombés au champ d'honneur.Les libéraux étaient vaincus, ils restaient avec la consolation d'avoir abattu les deux principaux chefs du parti adversaire.Les éléctions n'étant pas encore faites a la Colombie Anglaise, les électeurs de Victoria en profitèrent pour rappeler Sir John à la vie politique et pour lui remettre en main le commandement de l'élément cou- servatenr anglais, 11 restait ñ l\u2019élement conservateur cana- dien-français de ne pas rester en arrière el de ramener dans l'urêne celui qui avait conduit Ia lutte aux élections genérales, l\u2019Hon, Langevin, Plusieurs districts électoraux se disputaient l'hoïneur de lui offrir un sière dans les districts de Québec, des Trois-Ri- vières, de Richelieu et de Montréal, Mais aprés la grande démonstration du 30 septembre, la division des Trois Riviores devenait tout naturellement celle qui pourait offrir la Dius ample compensation de sa défaite au compagnon de Sir John, puisqu'elle avait été le lieu de préférence que les conservateurs avaient choisi pour y célébrer leur triomphe.M.McDougall, le député victorienx de Cuile division, a compris qu'il lui convenait'sous les circonstances de s'effacer, et dans les intèrêts du parti conservateur et de sa dirision, d'offrir son siège à I'Hon, Langevin.Samedi dernier il transmettait en conséquence sa résignation au gouvernement et dès lundi le writ pour une nouvelle éles- tion était lancé.M.McDougall en agissant ainsi a montré beaucoup de loyauté envers son parti et une grañde estime pour l'Hon.Langevin, Depuis au délà dedix ans que M.McDougall représente la division des Trois Rivières,il avait eu aux dernières élections une nouvelle preuve qu'il possédait la confiance entidre de ses électeurs et il pouvait bien garder son mandat pour poursuivre sa carrière politique ; mais en face des inté- réts de son parti il a préféré renoncer à tous les avantages que iui offrait sa place de député.Cet aete est aussi honorable pour M.MeDougall qu\u2019il est élogieux pour Hon, Langevin, - La population trifluvienne nous parait unanime à le comprendre ainsi.Conliante dans son député elle eut été heureuse do le posséder plus longtemps ; mais puisque les événements ont changé, alle s'est laissée facilement conduire du député au chef, L'attente de la ville ne saurait donc être trompée.L'hon.Langevin n'est jus un homme de la taille ordinaire.La part marquante qu'il a prise aux événements politiques avant et depuisla confédération et l'acharnement qu'ont mis ses adversaires à le combattre le prouvent amplement.Sir John après avoir eu l'occasion de la connaître intimement, peudant qu'ils étaient membres d'une même administration, n\u2019a pas jeté en vain les yeux surlui pour obtenir son aide dans la formation du nouveau cabinet.Clest qu'il sentait la force de son talent et la valeur de son expérience, Le parli conservateur et le pays en bénéficieront les premiers ; mais notre division ne peut que gagner d'avoir un tel protecteur.L'Hon.Langevin n\u2019est pas étranger à notre ville ; pendant qu'il était ministre des Travaux publics il nous a témoigné sa sol licitude en faisant accomplir les grands travaux qui ont donné à notre commerce de bois l'essor qu\u2019il a eu ces années dernières.Tout cela est vivace dans ln mémoire des électeurs et se traduisait par des app lau- dissements enthousiastes lorsque le 30 sep- tembrel\u2019Hon.Langevin tons racontait que se sentant battu dans le comté de Rimouski, il n'avait pas vonlu retraiter dans la crainte que le décoursgemant ne se mit dans les rangs conservateurs ; mais ne si son parti le croyait en état c lui rendre des services, il lui en fournirait l\u2019occasion prochainement.Ces paroles sont à la veille de recevoir ici leur accompliesement.La résignation de M.McDougall a 1ais les électeurs triflu- viens à même de témoigner à l'Hon.M.Langevin leur confiance la plus entière, Déjà la nouvelle que le Maitre-Géné- ral'dee Postes a accepté la résignation de M.McDougall a été acceuiltio avec plaisir par la population.Danstous les quartiers de la ville on s'empresso de signer son buletits de présentation et pas une voix discordante ne s'ost fait entendre.Chacun seat qu'une élection par acclamation permettra à l'Ion Ministre de donner plus entièrement et nlng promptement ~on attention anx grandes affaires du pays qui sont en sonflrance.O'est la première fuis que notro ville a l\u2019honneur, d'être représentée 1 Ottawa par un ministre cl ce n\u2019est pas sans raison du reste qu'elle doit s'einpressor de l'accepter.Pour notre part nous nous en réjouissons sincèrement et quoique lu Veliona! chercha déjà a y mettre dus ombres, nous n\u2019on tenons aucun compte.Ilya déja longtemps que, malgré certains dissentiments relatifs « des actes particuliers de date éloi- gnêée, noës nous snimiges trouvés sur le même terrain-que l'Hon.Langevin, prenant part, dans ln inesure de nos forces, aux mé- mes lutles et pour lu même cause, : \u2019 1 Quel libéral n'a pas accusé l\u2019IHon.M.Langevin depuis la contestation de Charlevoix entr'autres, d'èlre plus programmiste que nous et plus catholique que le Pape ?Les querelles que voudraient réveiller le National n'ont pas pius leur raison d'être que les jéréiniades quotidiennes du cette feuille.i Il est connu de tous que le libéralisme nous ruine et mène à un état voisin de la commune, et que si ce péril est écarté nous c'est grâce aux efforts au patriotisme etMà la capacité d'hommes dévoués parmi lesquels Pilon.M.Langevin se place en première ligne.C\u2019est pourquoi nos sympathies les plus chalenrenses sont acquises d'avance a l'Hon.Langeviner ee 24 Heures pour maudire son Juge, On lit dans la Minerve : Tout criminel on le sait à 24 heures pour maudire son juge : le National, au nom de ses amis, à usé comme suit de ce droit : les défendeurs étaient des libéraux, les \u201c poursuivants étaient des conservateurs.* Ces derniere se posant en défenseurs immaculés de la socièié oulragée se sont rués \u201cavec une fureur qui tenait plus de la ra- \u201c ge que de la dignité de la position qu'ils \u201c avaient usurpée, sur les victimes qu\u2019ils » avaient vouée à la perdition, Ils ont ré- «ussi- Ils avaient tout ce qu\u2019il failait pour « réussir ; des consciences élastiques, un «* jury complaisant, des témoins peu seru- * puleux et un JUGE PRÉJUGÉ.\u2026\u2026\u2026.cossseu0 \u201c Eu vain, M.CHRISTIN DANS UNE PLAIDOI- * RIE, la plus éloquente, la plus française, \u201c la mieux raisonnée, in plus belle qui ait, \u201c à notre connaissance, été prononcée dans \u201c le Palais et qui a placé celui qui l\u2019a débi- \u201ctée au premier rang des vrateurs crimi- \u201c nalistes de la province, démolit a coups \u2018d'arguments, à coup de massue, l\u2019écha- \u201c laudage de présomption élevé par la \u201c poursuite, rien n'y fait, et le juge haran- \u201c que les jurés comme si la défense des acen- \u201c sés n'existait pas et comme s'il n'y avat \u201c pas pour lui l'obligation d'expliquer à \u201cceux a qui il parle que le moindre doute * qui puisse exister dans leur esprit doit \u201c bénélicier aux défendeurs.Nous n\u2019avons pas la prétention de venger le juge Ramsay des injures du Nulional; un homme ne doit pas se plaindre des attaques d'un couteau de bois Mais l\u2019intention d\u2019insulter étant quelquefois repu- tée pour le fait, il faut toujoure signaler les tendances et les doctrines du parti que le National représente.Tls ne pouvaient sauver le chef qu'en volant des bull-tins de votation ; ils ne peuvent maintenantsauver ces voleurs de bulletins qu'en détruisant les premières notions sociales sur le caractère sacré de ls justice.Tout s'enchaine ; on a commencé par sacrifier les convenances on finit par sacrifier lo devoir.Nos libéraux se ressemblent tous : ni cœur ni patriotisme ; mais de la méchanceté à pleins bords, Le profit personnel est la mesure de leur enthousiasme\" Quelque soit l'obstacle qui gêne leur ambition, appe- lez-le loi, honneur ou patrie, ils en feront des ruines pour passer outre Prenez leurs discours et leurs écrits; lout y est mesquin, fielleux, anti-social et enti-chrétien.Lour seul mérito est de manquer de l'intesligen- ce voulue pour tant de malice.Ils restent ridicules ou ils veulent se montrer redoutables ; c'est ainsi que le reproche le plus amer au juge Ramsay est d\u2019avoir été insensible à l'éloquence de M, Christin.Quel est donc ce soleil soudain qu'aucune aurore n'annonçait ?Quel est cette vessie lumineuse qu'on veut faire passer pour un astre ?Di c'est là le grand orateur du partie libéral, eh bien ! nous ne sommes pas trop à plaindre.Faites vos grands hommes des matériaux dont vous disposez : Ce n\u2019est ni menaçant ni fatal.M.Christin parlerait bien pour nne représentation de petit sé- tinaire ; il ne sera toujours qu\u2019un jasour à pose devant un auditoire pratique.Il n'a ni le feu de l'orateur, ni l'imagination de l'homme d'esprit, ni les ressource du lugi- cien, O'est ampoulé, sonore, prétentieux, tout ce que vous voudrez ; mais ça doit dé- gouter sans coup férir un magistrat perepi- cace, pratique, observateur comme Son Honneur le Juge Ramsaysrvscosies vocsoss s0 1060 mr re Enorme déficit, Le Star et le Chronicle qui n'ont jamais êté des modèles de conservatisme, annoncent sur bonnes informations reçues d'Otlawa, que M.McKenzie et ses colldgues libéraux ont laissé pour l'année courante, l'énorme déficit de dix-sept millions de piastres.Cotte nouvelle est d'une nature trop gra- Ye pour donner lieu à des commentaires dès maintenant ; nous attendrons qu'elle\u2019 soit confirmée.OÙ La presse Catholique, Le 18 octobre dernier fut un jour qui laissera sa morque dans les glorieuses annales de la Belgique catholique.On célébrait ce jour là à Gand, par une grande démonstration religieuse, les combats et les 1riom- phes de la presse catholique, en célébrant le jubilé du journal lo Bien Public.la litte s'auvrit par une messe solennelle, à Jaquelle on remarquait Mgr.l\u2019'Éréque de Gand, les représentants des autres évêques, notamment M.le Chanoine Piergets, délégué de 8.Em, le Cardinal\u2019 Deschamps, et un très grand nombre de prêtres, des dignitaires de l'ordru civil et militaire, les re- présentans des Uercles catholique, et surtout ceux de la presse.Outre les rédac- teurs de la pluspart des journaux de la EE Co se Belgique, one »mptait aussi cour de l'Univers, de l'Union de l'aris, du Tublet de Londrez etc.* C'est un grand enseisnement, dit à ce sujet le Courrier de Bruzelle que do voir l'Eglise manifester comme elle I'a fait hivr, dans la personne du venérable évêque de Gaud et des autres représentées par leurs déléqués,le vifintérêt qu'elle prend aux travaux et aux destinées de la presse ?La presse, on l'a dit, n'vst pas un pouvoir dnus l'Eglise ; mais comme œuvre catholique, elle à sa place marquée parmi les plus méritoires et les plus nécessaires de notre temps ; la presse peut être élevée à la hauteur d\u2019un apostolat.C'est pr ce que nos amis du Bien Public l'ont ainsi pratiquer qu\u2019ils ont eu l'ins\u2019wno honneur de se voir fêter hier par nos premièrs pasteurs et par l'évêque des évêques lui-même ; c\u2019est parce qu'ils ont été avant tont des hommes de foi, d'ubéissance et de zèle, les plus vaillants et en même temps les plus soumis des champions du bon combat, qu\u2019ils ont été portés à l'ordre du jour de la grande armée catholique.\" La commission organisatrice de cette belle fête, ayant transmis au Saint Père les veux de l'assemblée, en a reçu séanco tenante, au Cercle catholique, la véponse bièn- veillante que voici : * Le Saint-Père voit avec une vive satis faction arriver le jubilé du Bien public et comptant eur la complète union de la vail lante feuille avec toute la presse catholique belge, pour la défense des vrais principes religieux et sociaux, remercie la com- Mission de ces hommes et concède du fond du cœur, la bénédiction \u2018qu'elle luia de- mahdée, \u201c LE CARD, Nina\u201d INFORMATIONS.M.Fortin a été élu par ane grande ma- jurité dans le comté de Gaspé, contre son adversaira Leboutillier; libéral.Il parait que M, Joly a offert le portefeuille du Trésor à M \"Irvine qui, en homme prudent, ne se presse point d'accepter.Les libéraux n'ont pas encore choisi leur candidat pour remplacer l'Hou.Bachand: On parle de l'Hon.Angers comme devant être le candidat des conservateurs de St.Hyacinthe.L'élection de M.Vallée M.P.pour Portneuf \u2018est contestée.Des lettres reçues dernièrement de l'Irlande, disent que Mgr.Gillody, nommé derniérement délégué apostolique au Canada et aux Etats-Unis, craint beauceup d'accepter les onéreuses responsabilités de la charge qui lui est confiée par le Saint- Siege.On dit qu\u2019il donne pour ruisons son âge avancé et les devoirs multiples qui incomberont à celui qui acceptera la charge.Samedi après-midi, MM Forget, Lamarche et Pilon ont payé l\u2019umonde à laquelle ils avaient été condamnés pour l'affaire de St.Anne et ont été libérés.M.Christin avait payé son amende, à la Cour, anssitôt après l'arrêt vendredi, L'hon.M, Tapper a acheté pour $16,000 la résidence de M, McKenzie à Ottuwa.Les mines d'or de la Beauce exploitées par M.St-Onge et Cis ont produit pendant l'espace de deux semaines deux cents onces d'or d'une valeur de 98,000.L'hou.M.Blske est arrivé d'Europe samedi par le Sardiniam.Sa santé parait tout à fait rétablie.L'hon, M.Tilley a traversé onze élections constestées qu'il a loules gagnées Il a été élu deux fois par acclamation, son élèction du 17 septembre a été la plus, contestée de celles qu'il a subies, Le juge-en-chef Richard sera de retour d'Europe pour lc terme de janvier de la Cour-Suprême, Plus de mille oarriers sont partis d\u2019Ottawa pour les chantiers de l\u2019Etat de Michigan.Les maîtres de chantiers de l\u2019Outaouaiséprouvent de la difficulté à trouver la main d'œuvre qu'il leur faut, On annonce de Dayton (Ohio) la mort da général Benjamin Larue.à l'âge de 99 ans et 6 mois.Ilétait d\u2019origine canadienne francaise.À Béjar, trois tailleurs s'¢tablissent dans la même rue.Celui qui, le prémier, eut fini son installation, prit pour enseigue ; \u2014Le meilleur tailleur de l\u2019endroit, _ Le second renchérit en mettant sur la sienne : \u2014Le meilleur tailleur du_ monde entiar.Le dernier alors mit modestement.au- dessus de son magasin, l'inscription snivan- e: \u2014La meilleur tailleur de la rue.Le discours de Lord Beaconsfield au banquet du Maire, samedi, a jeté beaucoup de lumière sur l'état des affaires et n contribué à augmenter lu confiance do ses partisans dans le triomphe final de sa politique concernant les affaires étrangères, Dans tous les cercles excepté dans ceux opposée directement au gouvernement, on ot maintenant d'opinion que la guerro sera vitée.la paroisse de St.Maurice en 1881.Per- Une fête de famille.Dimanche derniers, 3 Novembre, fur une siens de Stanfold, à l\u2019occasion delu fôte patronulu de leur bon et digne curé, le Révd, Messire Charles F.Baillargeon.C'est toujours un beau spuctacle de voir une population se ranger autour d'au père chéri, le jours de sa fôte, pour lui faire les tneilleurs souhaits de santé et de vrai bonheur.La joie qui rayonne sur tontes les fi- guUres, nous dit assez que tous les cœurs vibrent à l\u2019unison Une soirée dramatique et musicale, organisée pour lu circonstance, sous l'habile divection des Di lles Vigneault, institutrices du village, ne manqua pas de remporter au beureux succès ers six heures les paroissiens se rendirent en foule à la grande \u2018aile choisie pour ln lête On yremarquait de belles inscriptions, très bien appropriées et un joli théâtre, Les Revds.MM.A, L, Buisson, Ll.Bellemare et P.Fortier ont bien voulu par leur présence rehausser l'éclat de cette lête, Après l'ouverture,commença un dinlogue qui fat bien rendu par les plus petites des loves, Pour tout dire, en un mot, les pièces | dramatiques, le chant, la musique, tout fat\u2018 exécuté avec nne habileté et un naturel | qui ne laisse rien à désirer, et qui sonleva plus d'nne fois de chaleureux applaudissements.le discours terminé, les élèves présentèrent au véritable ami de la jeunesse, Un magnifique cadeau consistant en Un plateau en argent, avec l'expression de la plus vive tendresse, Vint ansuite la do.mande dv congé ; pondant que tous les regards so fixèrent sur ce premier cadeau, Mr, le Docteur Gravel était henreux lui aussi de fuire ses meilleurs souhaits au vénéré pastear.Daus une jolie adresse qu\u2019il lut au nom de tous, il sut se faire l'inter- prête des sentiments de tous les paroissiens et présenta en leur nom une magni.flque canne montée en or, qui fut acceptée avec un sensible plaisir.Le digne our répondit d'abord à l'adres- 8e des élèves.en termes très-heureux ; dans sa réponse à l'adresse des citoyens, il sut tirer parti de tout, et s'en acquitta admirablement bien, Après la soirée, chacun regagun sa demeure, content d\u2019avoir rendu à M.le Curé les marques de respect et d'estime qu'il mérite de tous à si juste titre.UN TÉMOIN.\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 Sucoursale de la Banque Ville-Marie.Nos lecteurs verront avec plaisir par l\u2019annonce publiée dans une autre colonne, que la dute officielle de l'ouverture des opera: lions de cette Institution aux Trois-lividres est fixée au vingt du courant.Sa Grandeur Mgr.des Trois-Rivières s'est rendu hier à la Pointe-lu-Lac pour la bénédiction d'u nouveau Couvent.Les personnes qui désirent assister au Banquet donné à l'Hon, Daby, à Joliette samedi prochain, pourront se proeurer des billets en s'adressant au bureau du Journal.Un pénible accident est arrivé à St.Narcisse mercredi dernier.Un pelit enfant ag de 18 mois de M.Pronovost est tombé datis un chaudron rempli d'eau bouillante et est mort après quatre jours de souffrance des suites de cet accident.La nomination pour la présente élection aura lieu jeudi prochain le 21.Joseph Grenier, Eor.Le premier colon de la paroisse St.Maurice, Une belle existence vient de s'éteinilre dans la paroisse.Le 10 du courant Jose ph Grenier, Ecuyer, Juge de Puix et capitaine de milice sédentaire, terminait par une mort sainte une vie chargée de inérites et de vertus.\u2018 ; Le premier avec Mr.Latreille il ouvrit sonne ne sait ce que \u201cces deux pionnivrs eu à souffrir dans ce premier défrichement, Lu courage et la constance de Mr, Grenier lui firent vamcre tous les obstacles, Possesseur d'une magnifique terre qu'il a défrichée il est mort dans une aisance relativement considérable pour un cultivateur.Combien de canadiens maintenant sur Une terre étrangère seraient aujourd'hui des habitants riches vt heureux s'ils avaiont eu le courage et l'industrie de celui dont nons pleurons la mort ?Le * Capitaine Grenier \u201d (c'est ainsi qu'il était connu dans la paroisse) n'ayait point d'enfants, il se fit le protecteur des orphelins et sut faire briller dans ses enfants adoptifs les belles qualités qui l'ont si singulièrement distingué.Il faut ajouter que sa digne épouse l'u tonjours sucondé dans ses œuvres de charité.Citoyen intègre, il fut attentif à s'instrni- ve de ses dévoirs,et à s'en acquitter avec jus- lice ot équité.i La paroisse reconnaissant son intelligen- co et sa probité lui à conlié toutes les places qui demandent des aptitudes pour les affaires.C'est ainsi qu'il fut nommé secrétaire pour la municipalité scolaire.Pendant trente ans son dévouvinent à la cause de l'instruction a beaucoup valu à nos enfants lu fleur et l\u2019espérance de nos familles, Si les nombrenses écoles de Saint Manrice sont sur un pied florissant, c'est grâce à son zèle et à lu esga direction qu'il a su donner à ln commission des écoles, Agent de lu fabrique davs des temps difficiles, sa douceuret sa modération ont sur vi À appaiser les esprits aigris par de lon- gues querelics.Coinme magistrat,il joiænit à une grande (stresse un grand esprit de justice, Les grands travaux do construction reli- véritablo tête de famille pour les purois- gicuse ut d'utilité publique trouvèrent toujours en lui un promoteur aussi empressé lque généreux.Son adinirable patience et sa résignation \u201cainsi que ses bonnes œuvres lui ont mérité à su dernière hure une felicitôé éternelle.UN AMI, i \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Faits Divers Un correspondant de Paris dit qua le Czar a répondu lui-même à une cironlaire du mimstre Waldington, déclarant qu'il ost dans son intention d\u2019adh\u2018rer fidèlement au traité de Barlm.Cette réponse est cone sidérée co.nme un signe de paix, et indique que le prince Gortschakoff pord son influence.On lit dansle Courrier du Canada : Ç Le printemps dernior, les ronges de Trois-Pistoles se dietinguèrent par des dé- moustrations violentes ef topageuses, en l'honueur du saceès du parti libéral, l\u2019en- dautleurs fusillades, un des leurs n été frappé d'un coup de bâtou, et a, après avoir reg:t Ce coup, Continué du se promener avec les amis, clu iuême trèdu fue sil, Arrivé chez lui après la soirée, il se couche paisiblement, et tout à coup se lève de dessus son lit.et dit à sa femme ; je vais tnourir, va chercher le prêtre, Le lendemain, cette homme mourait.Pendant sa maladié, alors qu'il avait peu de connaissance et que le cerveau était engourdi, il aurait dit : \u201c Eloi Lavoim'a donné un coup de bâton.La-dessus une accusation pour meurtro volontaire, prémidité, a été lancée contre Eloi Lavoie, Cette accusation dée, comme l'à démontré ia preuve.Eloi Lavoie a done été déclaré nou-coupable, RENCÔNTRE AVEC UN OURS.\u2014On mande de La Porte, comté de Plumas (Californie), que le dimanche, 27 octobre, un Irancais nommé T'ébeau s livré cémbat à un ours, dans les circonstances suivantes ; [| faisait la chasse au chevreuil, lorqu'il vit tout à coup déboucher d'un ravin un \u2018énorme grizely qui marchait droit à sa ren- conire.Le chasseur épaula sans hésiter, fit feu et atteignit l'animal en p'eine poitrine, Malheureusement, son fusil était chargé avec du gros plomb, et la blessure ne fit Qqu\u2019irrijer la bête sauvage qui, se dressant sur ses paltes s'apprétait a livrer bataille, lorsque Tébeau lui tira presque à bortant Un second coup de fusil qui sembia ne produire aucun effet, bien {que la charge eût pénétré en plein dans le cerps de l'animal.Comprenant le danger de la situation, lo chesseur abandonua son fusil devenu inutile et s'enfuit au pas de course, toujours suivi par son implacable ennemi.Puis, avisant un petit arbre, il sempressa d'y grimper.\" Mais l'ours, qui avait gagné du lerroin arriva juste à temps pour saisir avec ses griffes le bas de la jambe du malheureux chasseur.Celui-ci était néanmoins parvenu à se dégager, après de violents effets et une lerrible égratignure, il put continuor #91 ascension, Heureusement, l'arbre était trop faible pour que le rusé et prudent grizz y osût e'y aventurer, mais il avisa un autre arbre beaucoup plussoilde, dout les branches teuchaient au premier et d'où il espérait at- feindro sa victime.En moins d'un instant, il était arrivé au sommet, lorsque se [rouyant sans doute al- [hibli por sa blessure et la perte de sang, il s'empressa de descendre el su trama clopin clopant vers un épais fourré où il disparut, Notre chasseur descendit à son tour, reprit sou fusil, le chargea et fit feu dans la direction qu'avait suivie l'animal, mais il n\u2019osa pas pénétrer dans le fourré et jugea prudent d'abandonner la partie: Tébeau raconte à ce sujet que l'émotion qu'il a ressentie était loin d'être agréable et qu'à l'avenir il laissera À d\u2019autres le dangereux honneur d'une rencontre avec uu onrs, Ou lit dans le Courrier des Blals-Unis ; Le 29 juin dernier, deux pauvres mineurs.Ldwards et Powell se dirigeaient sur Rosista à travers la Wet Mountain Valley, Custer County, Colorado.Ils ¢tainnt arrivés 4 environ 25 milles au sud- ouest de Pueblo et de certains points éle.vès qu'ils atreignnient, ils découvraient les Spanish Peaks, Ils suivaient un chemin étroit et resserré entre des rocs jetés pole.mêle par la nature et ls cône de la Round Mountain.lies rocs étaient noirs et tachetés de manganèse, Des centaines de voyageur avaient pressé déjà auprés d\u2019eyx sans se douter des richesse inconnues qui pouvaient indiquer la présence d\u2019auoun métal précieux.Le temps était chaud, la route déjà par- courne était longue, nos deux hommes se reposèrent dans l'ombre des rochers.Tout en enusant, Edwards fit la remarque que lors de son dernier passage à cet endroit, il avait brisé un morceau de l'an des rocs surpendus nu-dessur d'eux et qu'il avait observé que l'intérieur était d'un vert pâle, Powell, que cela intéressait, lui proposa de monter aur le rocher et de refaire celle expérience nvant de continuer leur route.Aprés quelques recherches, Edwards re trouva le roc en question et l\u2019owell et brisa quelques morceaux à la plus grande hauteur qu'il put atteindre.Le grain de la pierre paraissait inoussu et présentait comme une espèce de végélation.Powell graith cette pierra aveoson cour teau et bientôt un brillant mélailtique d'u- ue couleur grise apparut, C'était de lar n'était nullement fon- enn 0e meet DM ACTE Sn ee EE Le JoursaL pes TRoIS-IVIEREs, 14 Novembre 1878.gent ! Ne sachant pas encore ce quo cela pouvait être, mais pensant que ce_minerui pouvait avoir quelque valeur, les deux mineurs examnindrent avec soit les rochers et posdrent des jalons, afin de pouvoir an besoin le reconnaître et leur faire constater lour claim.Ils remplirent ensuite leur sac des spécimens qu'ils avaient recueillis et reprirent le chemin vers Rosita.Les spécimens fondus dans un creuset donnèrent une vaieur dé 1,000 onces d'argent à la tonue.Ils ont fait fortune depuis.PROTECTION.\u2014 Malgré que les libres- échangistes prétendent que la pro eclion fera hausser le prix des marchundises, Ça n'empêche pas que la mis m COUTU & CIE, au No.245, Rue Notre-Dume, Montréal, vient de réduire encure tous ses anciens prix.Tous les Messieurs du Clergé sont invités d'aller visiter leur étublisse- Inent et se convaincre pir eux-mêmes des bas prix de leurs soutanvs, vin de messe, statues et ornements d'église en général, leurscfrais de voyage et leur trouble seront grandement récompensés par la modicité de leurs prix, | Huile d'Olive, 1ère qualité, $1.00 ie galon, Un avis gratuit, Mais précieux \u201c Les temps changent et nous changeons avec le temps \u201d est une assertion que presque tous connaissent.\u201c Lu température varie el notre état de santé en subit les variations \u201d est aussi une assertion plus fampi- litre d'uprés l'expérience générale, dans taus les cas, Plus la charpente humaine est lorte, plus aussi le système vital est par là mème plus robuste et plus vigoureux, et inoins sont nuisibles à la constitution, les effats de variations de la température des différents degrés de sécheresse el d'humidité et des changements soit dansles directions on la force du vent, Sices données sont exactes ut vraies, l'on comprend que le but principal d'un chacun doit être d'ob tenir cette vigueur et cette lorce qui le mettent en état de braver sans dunger la sévé rité de l'hiver tout comme les chaleurs écrasantes de l'été, et les transitions brusques et dangereuses des périodes du printemps et de l'automnu.Rien n\u2019est mmteux caleulé pour en arriver 13, que l'usage du fameux tonic connu sous le nom de * Vin de Quinine de Champbell.\u201d Il ranimera l'appétit qui fait si sou vent defaut à l'approche du printemps.Il détruira les émanations putrides et dangereuses provenant des détribus de nos rues, tant durant l'élé que durant l'hiver, Il donnera Une vigueur nouvelle, en même temps qu\u2019il ramênera la santé chez le dyspeptique affaibli et abattu.Aux malades et aux faibles, il apportera l'apparence et la réalité d'une sauté rétablie.\u2018Tels ont été d'aprés l'experience générale, les bienfaisants effets dans lo passé, da VIN DEQUININE DE CAMP- BEL, et il est opportun de les rappeler ici pour l'uvantage de ceux qui n'ont pas éprouvé les heureux résultats de cette médecine inappréciable.BNE WILLEN AVIS, - LA BANQUE VILLE-HARIE ouvrira À Trois-Rivià- res, duns les bâtisses appartenaut à T.B.Normaud Ecr, sur in rue Notre-Dame No.179, un bureau d'agence pour les opérations de commerce de Banque, Mercredi le vingt courant.Montréal 12 Novembre 1878, Por ordre P, A.FAUTEUX, Qalssigr EN VENTE.\u2014_\u2014\u2014 EMPLACEMENTS \u2014DE= ILLAGEN DE TERRE, \u2014\u2014010\u2014 Sera offert en vente aux Forges Radnor, MERCREDI, le VINGT-SEPTIÊME jour de NOVEMBRE 1878, au plus haut enchérisseur au dessus des prix mentionnés sur cedul, 100 EMPLACEMENTY DANS LA FUTURE CITE \u2014DE\u2014 DUFFERIN FALLS 0 \u2014 Qos aux Piles au terminus du Obemia de Fer des Piles au centre d'une nouvelle et riche contd des terres propres À l'agriculture, étant en communication avec les villes des Trois-Rivières er Québec ct l'année prochaine avec la ville de Montréal.Lin place promet de devenir avant peu très florissant et prospère, ot avaut quelques années un poste très important pour le commerce comme il cst en communication avec la Tugue par un vapeur GO milles de anviga- tion, ot sera avant peu cn communication avec lo grand Jing St.Jean, Los emplucements et les rues onl été divisés de manit- re à favorisee lo comuerce les terres environnantes sont couvertes de buis franc ot le sol cat bien Lou pour ln culture.ENVIRON 5.000 ACRES.Des terres envirounanieg ont £46 arpontées et divisées par lots d'environ 143 AUREN ohuque et serout pareillement offertesen veute le mème jour où au même lieu.Les plans dea emplacements ot des tertns et cedul des prix soront exposés au bureau du soussignd on wucuu tetipa avant ol au jour de lu vonte, MANASSEH SMITIL Agt.Raduor Forges.St, Maurice, P.Q.] LIBRAIRIE \u2014 J.B.ROLLAND & FILS, MONTRÉAL.Alman ich Agricole, commerciale et historique de J.B.ROLLAND & FILS pour 1879, c'est l'\u2019Almanach lo plus complet ey qui donue le plus de renseignements sur le Clerg4 et le gouvernement du Canada, les cours, le service pustäl, les lois de pêche et de chasse, ele, 5 centins,
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