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Titre :
Le Journal des Trois-Rivières
Journal trifluvien d'allégeance conservatrice publié de 1865 à 1893. [...]

Le Journal des Trois-Rivières est lancé le 19 mai 1865 par Honoré-R. Dufresne, notaire et marchand-libraire de Trois-Rivières. En 1866, il s'associe à Arthur Dufresne et à Ephrem-R. Dufresne, qui est étudiant en droit. Après la mort d'Arthur, un autre parent, Nestor-R. Dufresne, se joint à l'équipe en 1870. The Trifluvian Trader, journal commercial, est publié par les Dufresne dès 1870 pour la communauté anglophone.

P.-N. Martel, avocat, achète peu après les deux journaux avec Magloire McLeod. Devenu seul propriétaire, il les revend en 1872 à Gédéon Desilets, un proche de Monseigneur Laflèche, qui s'adjoint deux membres de sa famille avec qui il travaille jusqu'en 1880. Cette année-là, il demeure seul à l'administration et à la rédaction du journal. Il quitte Le Journal des Trois-Rivières en 1891 pour occuper un poste de fonctionnaire, mettant ainsi fin à une carrière de journaliste longue de 19 ans.

L'équipe de collaborateurs du Journal des Trois-Rivières accueille plusieurs plumes fidèles à l'Église, dont H.-G. Mailhot et quelques ecclésiastiques. Le journal accorde son appui aux conservateurs et à la Politique nationale de 1879, et combat le mouvement national québécois de Mercier dans les années 1880.

Dès 1866, Le Journal des Trois-Rivières avait pour devise « In necessariis, unitas; in dubiis, libertas; in omnibus charitas », que l'on peut traduire par « dans le nécessaire l'unité, dans le doute la liberté, en toutes choses la charité ».

VALLÉE, Henri, Les journaux trifluviens de 1817 à 1933, Trois-Rivières, Les éditions du « Bien public », 1933, p. 28-35.

Éditeur :
  • Trois-Rivières,1865-1891 ; 1892-1893
Contenu spécifique :
lundi 19 janvier 1880
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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Références

Le Journal des Trois-Rivières, 1880-01-19, Collections de BAnQ.

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[" PONTS chaos sur la grove.Quinzième Année.Txo1s-Rivières, Lundi-19 Janvier 1880.CATHOLIQUE POLITIQ REDIGE PAR UN Comité de Collaborateurs.} \u2014_\u2014\u2014\u2014 ee IN NECESSARIIS, UNITAS ; IN DUBIIS, LIBERTAS § IN OMNIBUS, CHARITAS! VE, BT LITTERAIRR, h, EDITEURS-PROPRIÉTAIRES CEDEON DENILETS & Freres Ezy Feuilleton du \u201cJOURNAL.\u201d JEAN LIVOIRIER.PAR RAOUL DE NAVERY \u2014\u2014 XII, TESTAMENT DE CORENTIN, Pour le marin habitvé aux courses vagabondes, la Bretagne ne saurait être sans charmes ; il y trouve la nature sous les aspects les plus variés, depuis lu laude à perte de vue jusqu'à la colline couverte de rares bruyères, jusqu'à In mer qui écume sur les rochers de Penmarc'h.Du reste, pour juger la Cornouaille telle qu'elle est, il faut la voir à l\u2019époque où Noêl la traverse le sac sur le dos, Les longues routes blanches de \u2018poussière, les champs d\u2019ajonc d'or, les pâtres immobiles gardant des troupeaux de monfons braus, les re- freins des pastoures dans l'air; au loin la clochette d'argent des vaches, et le son de l'angelus ; sous les ramées une chétive maisonnette ; partout l'aridité, l'abandon, mais la pauvreté fière, qui se drape avec grâce dans son haillon, se couronne de ses genêts flearis ot parle la langue celle des vieux Bardes Quimper n'offre pas de caractère bion tranché, elle perd pen à peu de son cachet breton, et les beautés abruptes, mâles ot sauvages de la Cornouaille, ne se révèlent qu'en gagnant la côte, Quand on à monté pendant de longues heures, si on lève enfin les yeux, on aperçoit l'Océan bleu, profond, limpide, pareil à un beau lac dans les montagnes.Sa baie est grande, le silence profond, un monde de pensées s'empare dans notre: Ame, el devant celte immensité du désert on peut entièrement oublier le monde, ses petitesses, ses angoisses et ses journalières déceptions, On pourrait demeurer des mois entiers sur cette côte sans apercevoir autre chose que le goëland qui fend la nue, la voile qui blanchit À l'horizon pour dispa- Taître dans la brume, le soleil se coacha superbe et radieux dans un lit de nuages d'or Quels rêves peuvent se lever du haut de cette côte solitaire, quelle poésie peut déborder de l'âme, quels chants nouveaux peuvent jaillir du cœur ! .Ne se trouva-t-il point un jour un homme qui, épris passionnément des vagues des nuées, des récifs et des orages, jette son inspiration dans des marines de pos sis comme Vernet et Gudin ont fait pour leur toile ?La vie du pêcheur n'est-elle pas |.plus accidentée, plus poétique, plus brave que colle du laboureur ?Ne peut-on pas chanter l'épopée de l'équipage comme on chante la marche de nos troupes ?et les batailles navales, lorsque les bordées se ré- ondent, que les boulets déchirant les voies, brisent les mits, font d\u2019horribles trouées dans la coque, et sèment la mort dans les rangs des marins, ne sont-elles pus empreintes d'un caractère plus grandiose que les combats de terre ?Dans ld marine tout est poésie: le lieu de la scène, le caractère des hommes qui luttent, les dangers que double l'Océan, les rencontres d'abordage, la langue de bord, les voiles enllées par le vent, les cordages qui flottent, les manœu- vres commandées, l'aniforme, la flamme qui so déploie à la cime du mât et le pavillon qui porte l'honneur de la patrie.Que de poèmes ont été faits sur nos batailles, combien peu sur les croisières de nos escadres ! D'où cela provient-il ?sans doute, de ce que lu plupart des romanciers et des poèles sont nés dans l'intérieur, Ils ont vu la mer, mais en étrangers qui saluent une merveille sans se donner la peine de l\u2019analyser, de l\u2019admirer, de l\u2019approfondir ! Ils ont dit qu'elle était belie parce que d\u2019autres l'ont dit avant eux, et, qu'aprds tout, cet aspect imposant ost fait pour impressionner l'homme, Mais la voix de la mer n\u2019est pas celle de leur berceau : les noms de leur famille ne sont pas ceux des Jean Bart ni des Dugay-Trouin ; ils n'ont point passé une partie do leur vie ballottés dans une barque, debout sur lo pont d'un vaisseau où paresseusement cou Bagène Sue, BB.Corbière ct surtout Gde la Landelle nous ont fait counaître un côté du roman maritime ; Autran a écrit les Puèmes de lu mer ; ce sont des volumes élégants que lisent les femmes et que ne feuflletors point le matelot, Ces livres auront les honneurs du salon, mais les passavants et le gaillard d'arrière ne les con- , naîtront jamais, Il sont faits pour los gens qui, ignorant la mer, sont bien aises d'y trouver quelques mots d\u2019un vocabulaire neuf; il fut bien une époque où l\u2019on étudia lu langue des bagues ! Lo romancier de lu mer, du marin, du matelot, du mousse, colui qui prendra tour à tour ces types honnêtes et courageux, rieurs et fuibles, est encoro à venir, Lu fantuisista de l'Océan està nuître! Shaskspaero a réalisé nn coin du tableau, mnis ue d'a point trouvé le grand Shakspaere ! On écrit tous les jours des volumes sur lo soldat; les contes du bivouac et les ré- oits de la tente sont Gdités daus tous les a TTT co ot le zonavo ! et powg(ant, à terre, n\u2019ont- ils pas mille distractions ?Des sociétés spé- | ciales leur ouvrent des salles d'étude, varient leurs jeux, lenr monteut des théâtres, Mais en mer.que lait le marin ?Combien longs sont lus quarts et longues les heures ! Quelles pages lira-t-il pendant ce temps ?Suspendu sur l\u2019abîme, placé sur la limite de la mort, quelle pensée travurse- ra l'espace pour aller lui dire : * Ta patrie est là-haut, matelot ! prie le Dieu que priait ta mère\u2026les* dangers qui t'entonrent doivent doubler en toi le sentiment de la foi et do l\u2019espérance ?\u201d Quelles Nouvelles lui rappelleront la vie de famille, les petits frères, lu sœur aînée, la mére vigilante?Où retrouvera-l-il les traditions du foyer et les instructions de l'Evangile?Pauvre matelot ! pauvre mousse! le mer est grande el lu barque est petite! comme dit Ia chanson bretonne ; il te faut un gouvernail, une voile ct ans boussole, Ce n'est pas l\u2019astra populaire qui te guidera comme l'étoile mystique et un vœu fervent vaudra mieux que de jouer do l\u2019écope on de ln poinpe dans un moment de péril ! Ta aurais besoin de contes nouveaux, de récits faits pour loi, de chansons de bord, de paroles consolantes ! Les histoirus du contear n'en seraient pas moins attrayantes pour rouler sur d'autres sujets que le Grand-Chasse-Foudré etlo Volligeur Huflandais, Que Dieu suscite ce poèt-+, ami de la mer, ami du matelot, révenr qui comprend l'immensité, homme qui les aime les hommes et sartout ceux-là ! La côte de Quimper n\u2019est pas également paisible.Près d'un site qui rappelle les nappes bleues baignant l'Île de Corse, se présente Peumarc'h contre laquelle les flots hurlent pendant les jours d'orage avec un tamulte si affreux, que l\u2019effroi saisit les plus braves, On dirait [à grande voix des an- ciuns habitants de la ville d'Is ensevetie sous los flots comme Herculanum sous les laves et Sodome sous les torrents de bitume du lac Asphaitite.Is est la Pompéira bretonne ; que pouvait-il manquer à cette terre où la poésie germe avec lès fleurs à l'ombre des grands chênes ?Les pilotes montrent encore, à quinze ou vingt peids sous l\u2019eau, les pierres druidiques submer- géos ; il n'y a pas un demi-siêcle que, sur le sommet de ces étranges monuments d'une autre ore, la population des environs se dirigeait en barque de ce côté ; des prêtres offraient le saint sacrifice sur les dolmens du paganisme, et la chrétienne cité do-Quimper prisit sur le cadavre de la ville d'Is dont elle occupe presque la place, LorsqueNoël entra dans la ville deQuirm- per, on sonnait l\u2019Angelus du soir : la nuit allait venir.Le matelot se fit désigner le presbytère, entra dans un jardin tout fleuri de roses ot aperçat le recteur qui, comme sninte Catherine do Sienne, semblait remercier Dieu d'avoir créé pour lui do si belles fleurs.in apercevant le matelot il fit quelques pas au-devant de lui, \u2014Vous êtes bien le curé de Quimper, Monsieur ?demanda Noël.\u2014Oui, mon ami.\u2014Je viens vous trouver dela part de Corentin\u2026 le fils de la veuve Trogof, une vioille femme, me disait mon matelot.tous deux nous étions à bord de la Syrène\u2026 \u2014Je me souviens de Corentin, répondit le pasteur ; c'était un hon garçon et un bon chrétien; vous dites qu'il vous a chargé d'une commission pour moi.\u2014La dernière, M.le curé.\u2014list-ce que ?.\u2014II est mort dans mes bras.c'est sa volonté que je viens accomplir.\u2014Sa puurvre mère ! murmura le curé.\u2014Pour ce qui est d'elle, vous saurez plus tard le désir du Curentin : je dois commen- Cé par le plus pressé.Si cela vous était égal, M.le curé, j'aimerais mieux vous confier le reste ailleurs que dans le jardin.Ces belles fleurs, les arbres, tout cela distrait, j'aurais peur d'oublier quelque chose.\u2014Îl s'agit d\u2019une chose grave ?\u2014De la confession de Corentin \u2026 Le curé fit entrer Noël dans son mades- te salon, aussi simple qu'un parloir de couvent, et montrant une chaise à Noë, il s'assit lui-mème.Le matelot demoura debout.\u2014al.le curé, dit-il, je ne sais pas si nous avons bien fuit, Corentin et moi : mais ln sainte Viorge connaissait nos intentions, elles étaient droites comme un mât, ju vous l'issure, Corentin allait mourir.il était étendu dans son cadre.\u201c Matelot, qu'il me dit, si le recteur de Quimper etait là, je Tne conlusserais à lui ; c'est lui qui m'a fait laire ma première communion.je vais l'avouer mes péchés comme si je lui parlais dans la sincérité de mon cœur ; tu iras loi dire mes fautes : il l'en absoudra pour moj, ot mon Ame sera délivrée.Comme cela j'ospérerai aller tout droit en paradis.\u201d Corentin est mort, et je suis venu., \u2014l'our mo confesser les fautes de votre ami ?.\u2026 \u2014Oni, Monsieur le recteur.\u2014DW'où venez-vous ainsi ?\u2014Do Diuppe ; j'ai ait la route à pied comme un pèlerin ; écoutez-moi, mninte- nant, pour que jo tienne la promesso faite à mon matelot.\u2014Maie, mon ami, cooi est imposeible ! formats.On écrit des chansons pour le tur-| chés pour que je Sous les redise.\u2014Ue n'est pas la même chose, mon ami\u2026.-\u2014Ah: ! s'écria Noël avec douleur, l'âme de mon matelot n'ira jamais en paradis s! vous me refusez ; il maudira le lâche qui n\u2019a pas lenu sa promesse, Wile promesse faj- te à l\u2019agonie ! Le curé vit bien qu\u2019il n'y avait rien à gaguer avec un homme naïf et consciencieusement entèté comme Noël ; il le laissa se mettre à genoux et rappeler les fautes du pauvre Corentin, à qui Dieu, sans doute, avait déjà pardonné ! Quand le marin eut fini il se leva, \u2014Mon enfant, dit le pasteur avec une douce autorité, si Corentin se fût trouvé heureux à ses derniers moments d\u2019avoir le secours d'un prêtre, 1l serait bien réjouit là-haut, si, au nom de son âme, vons puri- liez aussi la vôtre ! Allons, enfant de la mer, vous avez bien aussi des erreurs à vous reprocher; vous n'avez pas prié souvent, et vous vous serez mis en colère ; devant Dieu qui vous entend, devant Corentin qui vous regarde et vous bénit pour avoir religiense- ment observé votre parole, confessez-vous à votre tour au vieux prêtre.Noël tomba aux pieds du pasteur.Son cœur gonflé s\u2019épancha dans le cœur de l'apôtre, il lui conlia ses regrets, ses douleurs ; il le montra saignant ef brisé par la perto des seules affections de sa vie.Le prêtre l'apaisa, le consola, pria, pleura avec lui, puis l\u2019emmena encore dans l'enclos fleuri de roses, et enfin le guida chez la mère Corentin Trogof.La vieille femine filait sn quenouille à la lueur d'une méchante résine fichée dans un éclat de bois fendu en deux et enfoncé dans an trou do la cheminée.Il n\u2019y avait point de feu de l'âtre, car le temps était doux, La pauvre vieille chantait en filant ; elle chantait le cantique da Paradis, si beau dans la langue bretonne : \u2014Jésus! disait-elle, combien sera grand le bonheur du ciel, lorsque nous serons dans la gloire et dans l'amonr de Dieu ! \u201c Je rouve le temps court, je n'ai plus de souffrance de cœur, en songeant nuit et jour à la gloire du paradis.\u201c Quand je regarde le ciel, je me dis : c'est là mon pays! et je voudrais y voler comme une tourterelle blanche, \u201d La vieille femme n\u2019avait point entendu i \u2014Puisque Corgntin m'n contessé ses pé- | | rière elle, \u2014Jeanne Corentin, dit le curé d'une voix douce, le paradis est le pays de tous ceux qui souffrent, ct vous avez beaucoup souffert.\u2014Oui, dit-elle, mais le Seigneur m'a assistée\u2026 je ne mo plains pns, j'ai encore un enfant, de neuf qu'il m'avait donnés.et tant que Corentin.\u2014Jcanne, reprit le recteur, et si Corentin avait dit comme vous : le ciel est mon pays ! et qu\u2019il fût remonté vers Dieu qui l'appelsit.\u2026 \u2019 La vieille femme leva ses yeux sur le curé, les reporta sur un crucilix de bois sculpté grossièrement, puis se levant droite, forte comme une martyre : \u2014Dieu me l'avait donné, Dieu me Va ôté, que son saint nom soit béni, dit-elle, Elle ne versa pas une larme et ne poussa pas un soupir, mais elle fixa ses yeux sgrandis par la doulenr sur le Fils crncifié de lu Mère affligée, \u2014 Voilà votre fils, dit le enré à Jeanne en désignant Noël.Puis se tournant vers Noël : : \u2014Voilà votre mère.Au regard étonné que lui jetait Jeanne, il répondit simplement : \u2014II était le matelot de Corentin\u2026 et c'est la volonté de Corentin que je vous transmets: .\u2026 Alors seulement la veuve retrouva des larmes, car Noël la prenant dans ses bras l'avait serrée sur son cœur dans une filiale êtreinte, et la vieille femme sanglotait sur re Lorsque Noël entra dans la chéfive maison du Pollet.il prit la main de la veuve et la mitflans celle de Crracieuse : \u2014O'étoit la mêre de son matelot ! dit-il simplement.Branoir lui lit place au foyer, * \u2014Bien ! bien, mon garçon, dit-il à Noël la pauvre nffligée sera ici chez elle.Entre cos braves gens, l'adoption ne souffrit pas d'autre difficulté, La pitié tendait Ce contrat de miséricorde, toutes les mains le signaient.Gracienso se sontit attirée vers la vieille Bretonne, Ce que le pauvre enfant n'aurait osé dire à Noël ni à son père, elle l\u2019avouait à Jeanne, femme comme elle, ef Mmulheureuse.Aussi, avec une maternelle sollicitude, le veuve s'oceupa de cette jou.ne fille si triste, si pâle, si resignée et si pieuse pourtant, À vant de lui demander sa confiance, elle l\u2019avait conquise par les mys- téricuses lois de cette sympatnie que rien ne commande et qu\u2019un regret détermine, Donc, tandis que Noël et Brunoir, accoudés sur une table de chêne, s'entretenait de Gracieuse, la fille hontense et craintive cachait son front de vingt ans dans le sein de la pauvre Bretonne.Branoir alla prendre dans l'armoire un vieux portefeuille dont il tira une lettre.\u2014Lis, dit-il à Noël.Le matelot lu parcourat, changea de couleur, et la rendant à Brunoir : -\u2014Âssez causé, dit-il, changeons nos amures el virons de bord.\u2014Non.parlons encore, dit le vieillard, car tu dois, toi le {rère, l'ami de Gracieuse, remplacer le vieillard presque avengle qui ne sait plus que pleurer sur le chagrin de son enfant.Le front de Noël s'assombril.\u2014Je n'ai pas besoin de te dire que ma fille est pure et sage, tu le sais, Noël ; seulement, lorsque Jean l'Ivoirier la demanda en mariage par la leltre que je viens de te montrer, la petite bitit sans doute gualques projets d'avenir là-dessus.Un an s'est passé, point de nouvelles ! Elle ne s'est\u201d pas plainte, elle n'a point acousé l'ambitieux à qui des Parisiens persuadèrent que l'on faisait toujours fortune là-bas ; mais moi qui l'aime, j'ai deviné pourquoi souvent elle avait les yeux rouges.Je l'attendais, mon fils, pour te confier le soin du bonheur de ina fille.Tu iras à Paris.\u2014À Paris ! répéta Noël, en faisant un venir Noël et le pastour qui se tenaient der- ; bond sur son siére, \u2014À Paris ; voici un journal dans lequel on parle bien ou long de Jean l'Ivoirier Ils appellent cela dévenir célèbre, quand on met votre nom sur toutes les gazettes,\u2026 À Paris, tn l'informeras, tu chercheras, tu demanderas, tu trouveras Jean ; tu loi rappelleras la lettre qu\u2019il écrivit le jour de son départ ; s\u2019il l'a oubliée.tais-toi ! resto fier par respect pour mes cheveux blancs, et pour l'honneur de Gracieuse, S'il s'en souvenait, dis-lui, ce que je crois, quo le bon Dieu me laisse juste assez de vie pour donner un protecteur à mon enfant ! \u2014Père, comptez sur moi, dit Noël, \u2014Ah ! fit Branoir, celui qni tient conme tu l'as fait la parole donnée à con matelot, celui-là est un homme de cœur ! \u2014Merci, dit Noël, \u2014Tu partiras demain mon enfant.\u2014Oui, mon père, \u2014Prond tout le lemps nécessaire pour arriver au résultat ; mais songe que j\u2019attends, et qu'elle souffre.\u2014Lui direz-vous.\u2014Rien ; elle scrait humiliée\u2026les jeunes filles ne doivent rougir que devant leur mère.Les deux hommes se sépardrent; Noël prit la lettre et le journal et monta se coucher.Gracieuse baisa Joanne au front avec des câlineries d'enfant qui chérit son aïeule.Noël leur dit bonsoir d'un air triste, et le lendemain, avant le jour, il courait sur la route de Paris, \u2014 XIII l'épaule de Roulis, en répétant entre chaque soubresaut doulourenx : \u201c Mon en- laut ! mon pauvre enfant ! \u201d Quand il descendit à la gare de la rue Saint Lazare, étourdi d\u2019un bruit si nouveau pour ses oreilles, hourté, pressé, refonlé, il se laissa pousser dans un omnibus qui le jeta à la porte du premier hôlel venu, Noël ne prit le temps de rien voir ; seulement, dès le matin, il se rasa, mit sa chemise au collet le plus bleu et le plus large, rejetu NOEL À PARIS.\u2014Du courage ! Noël, dit Brunoir en ser- raut la main de son fils d'adoption,tu vastout apprendre et tu souffriras ; mais je connais assez ton cœur pour savoir qu'à la pensée de mo consoler un peu tu oublieras bien vite tes propres douleurs.La vie est lourde, à mon âge, Noël ! les années qui ont fuit de toi un jeune homme, me disent de songer au cimetière.Saubade est morte, elle m'attend, elle m'appello ; j'irais la rejoindre sans regret, si je n'avais une Lille, et c\u2019est de Gracicuse quo je veux te parler, mon enfant, Le matelot s'atteudait à quelque confidence, ll était revenu depuis trois jours de son pélerinage à Brest; la pauvre Jeanne Corentin, sachant qu'il s'agissait d'un vœu fait par son enfant au milieu de l'incendie, avait voulu l'accompagner avec le meilleur ami de son fils, Fatisués tons les deux, tristes à mourir, ils revinrent à Dieppe où lu famille Brunoit les attendaient avec une in- quiétude augmentée par chaque jour de retard, Noëlcrânement son chapean en arrière et commença, comme il le disait, à courir ses bordées dans la capitale.Noël avait fait trop de voyages et raisonnait trop pour ne pas savoir à peu près de quel côté se diriger.\u2014 Metions le oap sur le bureau du journal où on a parlé de ce M.Jean, dit-il ; sù- 1ement, là on me dira où il demeure.Pour un matelot il ne résonnait pas mal ; malheureusement il marchait moins bien au milieu du dédale des rues parisiennes que sur le pont d'un navire.Avisant un soldat, quoique la marine n'aime guère l'infanterie, il lui demanda quelle ligne suivre pour aller au bureau du Pays.Une fois le boulevard Montmartre indiqué, Noël reprit sa course et arriva au moment de l'ouverture du bureau.Ce fat à un garçon qu'il s'adressa.\u2014Venez-vous pour la rédaction on pour la caisso ?demanda-t-il.\u2014Je viens pour une adresse, répondit Connaistez-vous Jean l'Ivoirier ?Le garçon de bureau secouu la tête.\u2014Tonez, dit lo matelot, c'est pourtant bien ici quo se fait le journal.voyez vous- même, deux grandes colonnes sur un Dieppois ! ut c'est lui que vous cherchez ?\u2014Ouai, \u2014Pour affaires de journal ?\u2014Pour affaires de famille, Le garçon do bureau était bon enfant, il parcourt les deux colonnes, arrive à Ja si- gnalure et dit : \u2014 L'article est de M, Raymond, il doit ie connaître, \u2014lt où demeure M, Raymond ?\u2014Rue Labruytre, 38, \u2014Le chemin ?\u2014Tout droit devant vous jusqu'à une église, encore tout droit ; trois rues encors et tournez à gauche, \u2014Merci, dit Noël, j'y vais.Pour reconnaître la complaisance du gar- gon de bureau, il Ini tendit son sac à tabac, du bon tabac arrosé d'eau-de-vie, \u2014lin nsez-vous ?demanda-t-il.Mais la chique maritime est inconnue a Paris, le garçon refusa, el Noël se mit à chercher In rue Labruyère, Il était onze heures du matin.Roulis sonna comme pour annoncer l'heure du déjeuner du bord ; un domestique en livrée vint ouvrir, \u2014- M, Raymond demeure ici ?demanda lc matelot un peu interdit en voyant un laquais couvert de plus de galons et d\u2019aiguillettes qu'une enseigne de vaisseau.\u2014 Oui, que lui voulez-vous ?\u2014 J'ai à lui parler, \u2014 Monsieur n'est pas levé.\u2014 Quel quart ! dit Noël, Puis il ajouta : \u2014 J'attendrai.\u2014 Monsieur ne m'appelle guère avant midi,reprit le domestique, ot vous aurez besoin de patience.\u2014 J'en aurai, dit Noël en s'assoyant.Le valet n\u2019osa pas trop renvoyer Noël ; accoutumé aux bizarres idées de son maître, il ne savait point si cot homme n\u2019arrivait pas porteur d\u2019an objet précieux, ou chargé d'une commission importante.\u2014 Vous venez de loin ?dit-il pour renouer ln conversation et tâcher de savoir quelque chose, \u2014 De Calcutta, Batavia, Java et autres! \u2014 Lit vous êtes à Paris pour votre agrément ?\u2014 En congé ! \u2014 Jolie vie, dit lu valet, je changerais bien pour la votre.\u2014 Vous n'êtes pas dégoñlé, dit Noël ; l'existencu du marin est comme celle de l'oiseau dans la main de Dieu : mais quand le matelot perd ses amis.En ce moment la sonnette de Raymond fit courir le domestique dans !a chambre du journaliste.\u2014Mes lettres, mes brochures, les feuilles et le déjeuner, dit celui-ci.\u2014Je servirai même nn mateloi à Monsieur, si cela peut lui faire plaisir, \u2014Un matelot ! \u2014Arrivé de Dieppe.\u2014Failes-le entrer, dit Raymond\u2014 Pardon, Monsieur, dit le marin, je ne savais pas qu'à Paris la journée comwen- gait ei tard ; sans cela j'aurais attendu pour vous demander un service.Auriez-vous l'adresse de Jean l'Ivoirier ?\u2014Sans «doute, mon brave ; vous le connaissez ?\u2014Non, Monsieur, je viens de la part d'un de mes amis.\u2014Marin comme vous ?\u2014Non.Monsieur.pêcheur autrefois, et maintenant bien vieux, dans l'âge où on se repose, \u2014Ah ! ça, il ne donne donc pas de ses nouvelles dans le pays, maitre Jean ?\u2014Non, Monsieur ; pour lors, comme il y a des gens qui lisent les feuilles et qu\u2019on voit qu\u2019il est devenu riche, on croit aussi qu\u2019il est devenu fier ; et jo viens lui remettre de vieux noms en mémoire.\u2014Zh bien ! dit Raymond, s'il oublie ses amis de Dieppe, il ne se souvient guère mieux de ceux qui l'ont ponssé à Paris, Il me doit ses premiers articles, le commencement de sa réputation ; je l\u2019ai créé, fait, inventé ! bah ! il duigne à poine mettre le pied chez moi, exceplé quand il a besoin d'une reclame, où qu'il donne une soirée et un dîner dont il veut qu'on parle.Juan est un vaniteux ! mais bah! reprit Raymond, jo m'y attendais, j'avais toisé l'homme ct soudé le cœur dans la mansarde de Dieppe.Ilestde ceux qu'un verre de Champagne griso et qu\u2019une louange rend aussi fier qu'un homme de génie ! Il n'a pas encore sa mesure, mais le public se chargera bien de la lni donner un jour ! Maintenant, il jouit de son triomphe, il gagne de l'argent, il achève sa statue ! Mais l'heure du concours n\u2019est pas venue ! Tout cela, mon brave, est pour vous dire que M.Jean n\u2019est p18 loin de devenir un fat.\u2014S'il est déjà ingrat, dit Noël, c'est pire.\u2014Vous avez du bon sens, marin ; cela vaut mieux que de l'esprit.\u2014On dit que l\u2019esprit no sert pas A être heureux ! \u2014 Non, mais on analyse ce qu\u2019on souffre.\u2014Tonez, Monsieur, je ne suis qu\u2019un matelot sans éducation ; quand j'ai de la peine, il ne m'importe pas de m\u2019en rendre compte ; je souffre, cula suffit ; mais s'il ma fale lait être ingrut ! nulle soupapes d'enfer ! À continuer.) L r - - t6 commence à se faire respecter.\u201c LES TROIS-RIVIERES.LUNDI 19 JANVIER 1880.\u2014 Le Chemin de Fer de @.M.0.et 0.La prise de possession du chemin de ler du Nord par le gouvernement est maintenant un fait accompli.L'Hon.Commissaire des Travaux l'u- blics de In Province s'est rendu le 16 à la Gare de Québec accompagné de l'Hon.| The.McGreevy qui lui à alors fait remise \u201cdu chemin, Nous constatons avec plaisir que le gouvernement conservateur n'a pas lait com- Me son prédécesseur le gouvernement Joly, c'est-à-dire qu'il n\u2019a pas eu recours aux troupes ni à la violence pour reprendre lu chemin.Oette nouvelle sera accueillie avec plaisir d'un bout de la province à l'antre puisque la province va commencer à retirer les revenus des grands travaux qu\u2019elle a fait accomplir.Sous peu le gouvernemeut nommera une ou plusieurs personnes pour avoir la ges tion du chemin.C\u2019est ici le lien de constater que les contrats pour la construction de tout le chemin depuis Québec jusqu\u2019à Aylmer, ont été ne- cordés à deux personnes d'origine étrangère : à M.M, McDonald & MetGrevy.Et ce n'est assurément faire ancune exagréation de dire, que sur les dix millions dépensés dans cette entreprise, la part de contribution des canadiens français a été de neuf millions, tandis qu\u2019ils ont été exelus à peu près complètement de la confection de ces travaux, C\u2019est une injustice à réparer et nous comptons que le gouvernement soura accorder aux canadiens français, dans la gestion de cette entreprise la prépondérance qui leur appartient, Il ne manque pas plus de canadiens habiles à gérer co chemin, qu'il en manquait pour le confectionner.Au reste il est temps que notre nationali- \u2014\u2014\u2014\u2014 Le Courrier de Montréal a entrepris de défendre une belle cause.II revendique au nom de la nationalité cansdienne-tran- çaise lu part de patronage public qui lai appartient et qui lui à été presque toujours systématiquement refusée par les gouvernements précédents.Nons sommes un tiers de ls population de touto In Conféderation ut il démontre que nous ne retirons pas un vingtième du patronage public.| Il constate que sur {rois millions cent dix-sept mille pinstres de dépenses faites au Nord-Ouest c'est a puine si des cana- diens-français ont retiré soixante un mille piastres, Notre confrère a entrepris de faire une investigation générale dans les comptes publics pour mettre au grand jour l'injas- tice dont notre population souffre et nous l'encourageons chaleureusement à poursuivre sa tâche.rm re tr Neus avons reçu une correspondance Anonyme sur les monyens à prendre pour encourager la bonne presse, L'auteur se plaint que la mauvaise presse se répand silencieu-ernent dans les villes parmi la classe ouvrière et aussi dans les campagnes parmi les cultivateurs honnêtes mais sans défiance.[i s'attache à démontrer qu'elle dénature l'idée du pouvoir chez ces personnes qu\u2019elle leur inculque une fausse idée de la politique, ce qui est la cause que notre peuple est si troublé et si agité en temps d'élection.Mais là où notre correspondant trouvera: le plus de contradiction, c'est dans les moyens qu\u2019il indique pour le soutien de la bonne presse.Nous aurions volontier consenti à publier son travail, mais comine il est sans nom respon-able et qu'il peut prêter à discus.tion, nous suivons la règle que nous nous sommes imposé, ere Vol de lettres chargées.Il y a quelques jours on recevait au bureau de l'Inspecteur des Postus de la Division des Trois-Rivières, l'information assez sérieuse que deux lettres enrégistrées étaient disparues dans le parcours de la malle entre St, Gabriel de Brandon et B.1- thier.De suite, M Chillasdu bureau de l'Inspecteur des Trois-ltivières, fut envoyé sur les lieux, pour s'enquérir dus faits \u2018et découvrir, s'il était possible, comment ces lettres étaient disparues, Dès les premières imformations prises, Mr.Chillas coneut de graves sonpçons contre un jeune hommes du nom de Siméon Conmtois, employé comme courrier entre Berthier et St, Norbert.Le fait qua dé- convrit ensuite M.Chillas, savoir, que dans un bureau de Posts intermédiaire, on permettait au courrier de prendre lui-nème la la clef, d'onvrir et de fermer lo sac, acer les soupçons raisonnables qu'on avait déja conçus contre le jeune Comlois, qui d'ail- lenrs était en charge de la malle le jour où les lettres enrégistrées étaient disparues, M, Chillas se livra alors à une recherche minutieuse ct en règle du tous les incidents propresä compromettre Comtois ct à éla- biir ea cu'pabilité.Le 14 au soir, à une houre avancée de ia nuit, M.Chillas était à Berthier, avait complété ses re\u2018herches et conclu à fure arrêt-r Coutois dès le matin suivant.Mais Comto 8, qui s'était sans doute apperça qu'on l'observait de près depuis quelques jours, crut bon de ne pas attundre le dénouement de l'affiire, ot ayant sorti ses of- fets par une fenêtre, alin de ue pas donner LE JOURNAL DES TRoIs-RivIERES, 19 Janvier 1880, dit à la station du chemin de fer où après avoir acheté un billet pour Montréal, iljprit le train divers qui passe à Berthier le ma tin à bonne heure.M.Chillus qui découvrit de suite la fuite de son homme, lit informer immédiatement par le télégrapho le Chef de Police et aussi l'Inspecteur des Postes de Montréal.On parvint facilement à arrêter Comtois qui était logé au Portland Hotel et avait déjà acheté un billet de passage pour Nashus N.H, Déconcerté de se voir ainsi pincé, Comtois fit des aveux complets.Il avona avoir ouvert le sac de la malle quatre fois depuis le mois d'Octubre, el en avoir extrait des letlres contenant $01.77 en argent et timbres poste, à part quelques billets promissoires qu'il dit avoir détruits, ne les considérant d'aucune valeur pour lui, Il avait aussi eu le soin de détruire les livrets de lettre (letter bill) afin de ne pas donner l'éveil aux bureaux d'acheminement sur lesquels étaient chargées les lettres onrégistrées i ; Le moyen que prenait Comtois pour pé- nêtrer dans le sac do In malle est bien simple.Lorsque dans certuin bureau de poste on lui permettait, comme il a été mentionné plus hant, d'ourrir le suc, il avait le soin, en le fermant, do né pas barrer le cadenas, et une lois en route, il se livrait à su inanœurre avec tonte facilité, On trouva sur sa personne un billet américain de 853), quelques timbres-poste, un billet de passage pour Nashua N.H.| Comtois subira son proces aux prochaines assises qui s'ouvriront à Sorel le 20 du courant.\u2019 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Remerciments.Les Sœurs de la Providence désirent exprimer leur plus vive reconnaissance envers loutes les personnes qui ont contribué au bazar annuel en faveur de leur Asile, dont le haan résullal de 81,081 doit être partagé encore celle année entre leurs pauvres et la so- ciclo de Saint Vincent de Paul.Elles doivent des remerciments toul particuliers aux Dames de l'Association Charitable, et spécialement aux Dames du Comité de l'Association dont le généreux dévouement leur est si nécessaire pour réaliser le pou de bien qu\u2019elles osent attribuer à leur Institut, Elles remercient également la Société Ste.Cécile elson habile Directeur, et les Messieurs de ln Bande Trifluvienne pour leur bienveillant concours durant les soirées ainsi que les autres personnes qui ont partieu- lièrement contribué au succés du bazar, Elles priènt, en même temps, les Dames de l'Association Charitable de vonloir bien agreer leurs remerciments pour ls magnif- que diner offert dernièrement à leurs pauvres cb par lequel ces Dames, en venant eltes-mé- mes servir ce festin des pauvres, font revivre chaque année un des beaux traits des l'anti que chatité chrétienne.Les Sœurs ne sauraient oublier non plus celte autre générosité particutière, bien connue du public, qui, chaque anuée, à l\u2019approche des froids, à bien voulu pourvoir leurs enfants de beaux habits d\u2019étoife et de riches fourrnres.La divino Providence, qui inspire lant de générosité, ne saurait manquer de lui accorder la récompense méritée.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014_>ee-e Discours de L\u2019Hon.M.Chapleau.(Suite) Notre programme est celui-ci : Nous désirons aider au développement das ressources de notre province, nous voulons favo- risor l'avancement de nos industries et elles sout en grund nombre, L'agriculture n'a pus considérablement progressé.Il est vrai que les vastes plaines de l'Ouest fourniront bientôt d'immenses quantités de blé au marché européen, iauls si notre province Re peut en faire autant, elle peut nourrir une population vingt fois plus nombreuse que celle qu'il habite aujourd'hui Nos industries agricoles et manufecturières n'ont pas encore dit leur dernier mot.Mais prenons nos ressouces, autre que celles-là ; elles ne font que commencer à croître et saus vouloir me poser en prophéte, je dirai que probablement avant le mois de juin prochain, cinq ou six mille mineurs exploiteront les mines d'or du district de la Beuuce Nous avons dans la vallée de l\u2019Ottawa une vaste région à coloniser elà penpler œuvre que le gouvernement actuel ne peut s'empêcher de favoriser, Nos mines de phosphate demeurées inexploitées depuis quelque mois, reprendront bientôt, je t'en doute pas, une nouvelle activité qu'encouragera le gouvorneinent, On parlu depuis quelque temps de la fabaication du sucre de betterave, Je puis dire aujour- d'hui, M.le président, que non seulement une compagnie est établie, mais qu'elle aura bientôt une rivale, et qu'avant Jongtemps de nouvelles fabriques viendront dévelop per cette industric naissante, Ce vaste champ ou pourront se déployer les efforts de notre législature et de notre gouvernement, s'ouvre aujourd'hui devant hous, Nous avons déji fait beaucoup pour l'avancement de I'éducasion, et cela par esprit de conciliation.On n'a jamais autant parlé d'un homme en Canada qu'on ne l'a fait pour mon collègue d'uutrefois, l'Hon M.de Boucherville.Je prononce son non avec orgueil, et devant cette assemblée, compo- sto on grande partie de protestants, je dirai qu\u2019il a lait pour vous, protestants de celte province, plus qu'aucun gouverne- libéral n\u2019a jumuis osé faire on vous nccor- dant la faculté de disposer vous-mêmes des fonds nécessaires à l'éducation de vos enfants.(Appl.) Dois-je attaquer d'uutres questions brü- lantes ?l\u2019arlerai-je de notre chemin de fer provincial, qui, au dire de certaines per sonnes, à êté nn fardeau trop lourd pour nous, chosa que je n'admets pas d'ailleurs car je considère que notre province n'est pus surchargée.La province de Québec l'évoil, il l'esquiva pendant la unit, se ren- est Ia moins taxée du Canada, de l'Amérique du Nord, oserai-je dire Ontario puiv pour l'administration de la justice, pour pé- nitoncier, pour ses prisons, pour ses cours et ses asiles d'aliénés au moyen de taxes municipales, tandis que Québec est la seule province qui ne pais rien directement pour ces services, lesquels sont payés à méme le trésor public, Si la dette du chemin de for est tellement grande que lus ro- venus de la province sont insifisants à payer l'intérêt, il faut y apporter remède.Ia été dit par la voix do certains journaux ue j'étais en faveur de la vente du chemin de fer au gouvernement fédéral, Telle n'\u2019était pas mu pensée, mais j'ai dit que le temps viendra où le gouvernement fénéral s\u2019apercevra que pour protéger les intérêts du Canada il lui sera nôceseaire de s'ussu rer l'usage de ce chaînon destiné à rolier l\u2019Intercolonial au Pacifique.(Appl) Je puis dire cuti, ot je do dis sans crainte que In province de Quebec, en autant qu\u2019elle pourra s\u2019en exempter, n'est pas disposée à céder ce chomin de fer à aucune compa nie étrangère.[Appl.] La province de Québec dépensera jusqu'à la dernière ressource et le dernier de ses millions pour le conserver à sa population Nous devrons peut-être \u2014 et si cette nécessité existe, je n'hésiterai pas à m\u2019y soumettre \u2014 conlier le chemin de ler à quelpue compagnie ou compagnies pour l'administrer et l'exploiter, tunis s'il nous est possible de l'ex ploie- nous-mêmes, nous le garderons jusqu\u2019au jour qui, je l'espère, n\u2019est pas éloigné, où l'on trouvera nécessaire de rolier co chemin à la grande vois ferrée de la Puissance du Canada [App!] Nous nous efforcerens de bien remplir nos obligations et nous ne ferons rien qui puisse embarraser la politique de nos amis Ottawa.Il n'y a aucune nécessité pour moi de traiter les questions d'indépendance et d\u2019au- nexion.Ces questions sont actuellement diseutées dans certuins cercles, et los arguments dont ou so sert aujourd'hui sont encore les mémes dont on se servait il y a des années.On dit: Quel avantage y at-il pour le Cunada et l'Angleterre de conserver le lien qui unit ces deux pays ?Que pen- serait-on d'un enfant qui, ayant atleint sa majorité, voudrait obstinément demuurer sous le toit puternel, contre le gré de ses parents, et en dépit de l'occasion qui se présente de prendre place parmi les peuples de la terre ?Le Canada estil un enfant ?Le Canada est-il dans une position tallet que cette comparaison puisse lui être appliqués ?Que somme nous en Canada Les fils de ces braves et vaillants pionniers qui, il y a 200 ans, ont traversé l'océan pour donner à leur roi, à Dieu, un empire qui formait alors an délà des deux tiers du continent américain, Les enfants du Canada appartiennent aux familles des invincibles soldats Montcalm, Amherst et Wolle, C'étaient des guerriers ; ils se sont combattus ; ils ont appris à se respecter réciproquement dans les luttes politiques ; ils sont les fils du Canada ; ils ont dressé leurs tentes sur co territoire, ils ont soruté ensemble los traditions de lear passé, et ils ont truus 6 dans l'histoire de leur pays assez de gloire pour en orner le drapaux.Ils ne demandent pas à l'Angleterre cette rotection paternelle due à l'enfant ; ils ui demandent senlement une part d\u2019influence bienfuisante du grand soleil politique que je puis appeler la constitution anglaise afin de vivre comme des citoyens libres et comme des alliés dans leur propre patrie.{Appl.) Ils ne sollicitent de protection spéciale do la mère-patrie que pour lui offrir leur aide en cas de danger pour l'empire, ot lui offrir les services de cette noble milice mentionnée dans la santé à laquelle ont si habiliment répondu les deux braves co- lonele dont nous avons entendu la voix ce soir.Le Canada demande seulement qu'on lul accorde la liberté de défendro l'Empire, si l\u2019Empire était attaché, et d'être défendu par l\u2019Empire s'il était lui-même attaqué, Ce n'est pas du tout l'enfant qui veut se 16fugier sous le toit paternel.Le Canada pourra nourrir toute la population de I'Europe entière dès que son grand Nord-Ouest sera colonisé, grice à la protection de l\u2019Angleterre.Nous voulons être les représentants de l\u2019idéce conservatrice, de l\u2019idée monarchique sur ce continent.(Appl) Nous n'apirons pas à être an sujet de crainte pour nus voisins Non, nous voulons sympathiser avec eux, et je suis certain que la partie intelligente de la population politique des Etats-Unis partage l'idée que j'exprime en ce moment, Nous voulons vivre en bonne intelligence avec eux, mais nous ne voulous pas être politiquement Incorpés avec eux, pas plus qu'ils ne voudraient être incorporés avec nous.(Appl.) Nous leur avons demandé la réciprocité de avons été satisfait, parce que les deux pays en ont retiré des avantages.Après que le traité fût rompa, ils ont élevé une muraille de Chine entre eux et nous, et il ne nous blament nullement de les avoir imités lorsqu'il était de notre intérêt de le faire.Nous voulons être leurs amis, et nous serons pour eux les meilleurs des amis aussi longtemps que nous demeurerons sujets loyaux de Sa Majesté la Reine Victoria, (Appl) Messieurs du Junior Conservalive Club, daus vos actions politiques, rappelez-vous ceci : cousidérez le passé, sachez en tirer des enseignements prolitables cl ayez pour vos chefs qui ont construit le grand édifice de la Confédération, une grande vénération et un grand respect.Mugardez-les el voyez combien ils out travaillé et combien ils ont souffert ; voyez quelle faible rému- uération ils ont reçu de leurs peines ; veyez do quelle manière ils ont [rayaillé, et si parfois vous êtes tentés de vous laissur aller au découragement et au mécontentement, rappellez-vous ét rôpôtez ces nos patriotiques du poñte : Sail on, 0 slip of state! Sail on, O unlon strong and great | Humanity, with all its fears, With all the hopes of future years, Is hanging breathless on thy fate | We koow what Mustor laid thy keel, What Workman wrought thy ribs of steel, Who modo vach wast, sud ssil aud rupe, commerce ; nous l'avons obtenue, et nous What anvils rang, what hammers}beat, In what a forge and what n heat Were shaped the nuchors of thy hope ! Fear not ench sudden sound und shock, Tis of thé wave and not the rock ; Tis but the flapping of the suil, And not n rout ude by the gals! In spite of rock nud tewpest's Hoar, In spite of false lights on the shore, Sail on, uor fear to breast the seu | Our hearts, our hopes aro all win shee, Our hearts, our hopes, our prayers, our tears Our fulth triumphant o'er our fears, Aro all with thee, aro all with theo ! M.Ohapleau reprit son siége au milieu d'applaudissements prolongés et enthousiastes, DISCOURS DE L\u2019HON.M.LORANGER.Monsieur le Président, Messieurs, Je sens que ma première parole doit être pour vous remercier de l'accueil sympathique que vous venez de faire à la sauté du gouvernement de Québec.De tous les gouvernements sous la Puissance, il est certainement celui qui dans le moment a le plus besoin de santé, en raison des temps durs qu'il a à traverser (rires).11 n'existe que depuis deux mois et il a vu le jour au commencement de la saison rigoureuse ; ef, fautil lo dire, monsieur le l\u2019résident, nos prédécesseurs nous ont laissé sans combustibles ; ils ont tout brûlé avant de pare tir.Je me trompe ; ils nous ont laissé des notes à payer etil y on a assez, ju crois, pour chauffer les départements jusqu\u2019au retour de la belle saison (rires) Je viens de vous le dive, nous avons des temps dif ficiles à traverser et pour cela, il nons faut du courage et de lu force.Le courage, vous en avez la persounilication dans la personne de notre digne chef ; la force, nous l'attendons de vous, messieurs, et de tous les hommes de bonne volonté duns celte province, qui, je l'espère, nous nccorderont le support franc et généreux sans lequel il serait impossible de résister sous le far deau.(Applaudissementsy.Je crois pouvoir dire, monsieur je Président et messieurs, que, abstraction faite des individualités sur lesquelles il est permis de penser et de dive le plus de mal possible, l'avènement au pouvoir du gon- veruement actuel tiendra une place distin guée dans les plus belles pages de notre histoire.Cet événement n'est pas le fruit capricieux et fortuné d'une commotion politique ordinaire ; mais il est la\u2019consécration d\u2019un principe qui est l'essence de toutes nos libertés publiques et populaires.Oe principe, c'est ceini du la volonté du peupla dans la Chambre de la nation, c\u2019est l'ai- lirmation, saus restriction de tous les droits du sujet anglais, gous le gouvernement constitutionnel, N'allez pas croire, Messieurs, que je veuille vons menacur d\u2019un discours sur k question constitutionnelle ; le public est maintonant, je crois, suffisamment éclairé sur cette question et amplement rassuré contre tout nouvel attentat de la nature de celui du 2 mers, Kevonir sur ce sujet dans la présente occasion, serait fastidieux.Si j'y fais allusion c\u2019est parce que le résultat obtenu a pont notre province une signification toute particulière et est rempli d'enseignements dont il est désirable que le peuple comprenne la portée, aus le moment actuel, où dans certaines parties de la puissance, quelques esprits inquiets et déçus, s'éverluent à rèver un nouveau régime, il est peut-être à propos de se demander si le résultat de la lutte dont la province vient d'être le théâtre ne doit pas être propre à décourager les tontatives d'une nouvelle agitation el si en réalité il y a lieu à un changement de constitution.Sans donner aux manifestations de ces esprits turbulents, plus d'importance qu\u2019elles n\u2019en méritent, 1! ne faut pas su dissimuler qu'èlles sont propres à créer du malaise dans la population et à nuire à l'unité d'action dont nous avons besoin pour le bon functionnoment de la Conlédération.Il arrive souvent qu'au renversement d'an gouvernement, les maitres de lu veille, devenus les impuissants dy lendemain, cherchent leur salut ou celui de leur parti dans un changement de régime ; c'eat le sort de toute opposition de rêver d'utopies.Mais comme dans notre province surtout, il est bon que le peuple sache quo sa cons- tilotion ne doit pas être troublée par le cu- price des évènements, je voudrais pouvoir demontrer le peu de sagesse qu\u2019il y aurait à contenancer celte agitation inepportune et inutile, Lorsque l'Acte de l'Amérique Britannique du Nord fut soumis aux chawubres, chaque province, représentés par ses hommes les plus distingnés, fit valoir ses droits, L'Union législative, l'Union fédérale et l\u2019Indépoudance, tels étaient les régimes pol- tiques qui leur étujent soumis, ot chacune d'elles avait à trouver dans ces nouveaux régimes, celui qui devait être le plus pro- pru au maintien de son autonomie, tout on conciliant les intérêts généraux de la puissance.La province de Québec qui, en raison de su position toute particulière, était la plus intéressée au maintien de cette autonomie, conçut du justes alarmes, et l'on vit des houmnmes distingués dans les deux partis, combattre le projet, H faut recon- naitre aujourd'hui, M.le Président et Messiours, ævec la très grande majorité, que leurs craintes étaient vaines et que les pô rils redoutés ont été évités, (Appl) Les auteurs de la Confédération, et parmi oux Sir George litionne Cartier, au génis politique duquel les deux partis s'entondent pour rendre pu hommuge mérité, ont cru que le régimo le plus propre à maintonir notre aulonomis, était l\u2019uniou fédérale, et leurs provisions ont êté rénliséos.Au moyen du Purlament Local, nous avous lo contrôle le plus entier et le plus absolu sur toutes les lois qup régissant no- jorilé de lu population de lu Provinéo de Québec est religicusoment attachée aux lois ot institutions qu'elle tiont do s08 pères æœæe cw __ \u2014 = ZX \u2014 tre condition sociale ot poliliguo.La ma-! et sans ces lois el ces iustitutions, il In sc- vit difficile, sans doute, de consurver l\u2019attn- chement et l'admiration qu'elle profusse pour In constitution britannique.Les au- tours de ln Conlédération l'ont compris ; aussi, ont-ils écarté notre Province de la disposition de la nouvelle constitution qui anttoriso l'assimilation des lois dans toute In Puissance.En d'uutes termes, nous avons la gurantiv sous celte constitution que nous aurons tonjours le droit de nous régir nous mêmes, de faire nos proprez lois et de maintenir notre existence nationale, On parle d'indépendance ot d'une union législative! Sait-on, bien quelle serait la position de la Provinee de Québee sous l'un où l'autre de ces régimes ?Que serait- elle ot que deviendrait-elle dans un Parlemont où elle n'aurait pour faire respecter Ses droits que la faible représentation qu'elle pourraity envoyer ?Quelle serait son influence, uv miliea des éléments divers et peut-être hostiles, contre lesquels elle aurait à fuiter ?Le premier pas ne serait- il pas précisément vers le danger que l'on nous à évité en soustrayant notre province à l'obligation d'assimiler ses lois à celles des autres provinces sœurs, (Appl) Lon n'a pas perdu le souvenir, je l'espère, des appréhensions de la population du Bas-Ca- nada, lorsque sous l'Union il s'est gi d'assimiler les lois de la preuve en certaines matières commerciales.On y a vu de suite an danger etune menucà pour l'avenir.Cette assimilation qui, jo dois le dire, n'a pas, sous plus d'un rapport, produit des résultats toujours heureux, pouvait être in- terprêtée comme un commencement d'em.pittement.Les évènements heurense- ment ont prouvé que la penséo des législa- tours, daus l\u2019introduction de leur mesure n\u2019a pas été dépassée : et si j'évoque ce souvenir, Monsieur le Président, ce n\u2019vst quo comme une preuvo additionuelle du {ait que la province de Québec ne peut pas et ne veut pas, sous ancun prétexte, accepter aucun régime qui aurait pour effet de la priver de ses loiset de ses institutions, (Appl) Je parle à mon aise de cette protection que nous reclamons, parceque je snis que tous les Anglais bien pensants loin de trouver une menace dans notre langue, notre religion et notre fois, y voient la plus forte sonvexarde contre l\u2019envohissement des américains.La différence du lengage ot des croyances n\u2019eat-elle pas le plus puissant rempart contre les tentatives de la répuplique voisine.JI n'y a entre Jo Canada Français et les litats-Unis aucun 6l6 ment assimilable et c'est le sentiment qui a déterininé le plus fortement nos ancôtres, dans leur loyanté, à prêter main forte an gouvoraement anglais contre I'invasion des Etats-Unis, Si l\u2019histoire ne suffit pas à me donner clairement raison je vous engageral à jeter un coup d\u2019œul sur co qui se passe dans les lütats-Unis mêmes.Tandis que ie flot d\u2019immigrants onglais écossuis, irlandais, allemands se confond, au bout de quelques années, à lu masse de la population américaine, tandis qu\u2019ile deviennent peu à pou purs yaukves, vous voyez les ÜOanadiens- Francais, établis de l\u2019autre côté des lignes, former un peuple à part et demeurer Cae | nadiens au milieu des Ainéricains, Nous savons où ils sont, nous pouvons les voir d'ici en groupes épars mais fidèles et nous pourrions en vingt-quatre hoûres les retrouver lous et los redonner à leur patrie, qu\u2019ils aiment toujours, si les circonstances s'y pré- taient on l'exigoaient.Quelle preavre puis- je donner de la sagesse do l'Angleterre de nous avoir conservé notre antonomie ?Elle a détruit dans les esprits lo germe de l'annexion et je puis vous dire que ceux qui font semblant aujourd'hui de jeter les yeux vers ln répaplique voisine ne' forment pus même nne poignée d\u2019électeurs et qu'ils sont tout à fuit isolés dans ce mouvement irréfléchi.Je sais que dans cetto ville, comme dans quelques autres parties de la province, cer- tas homes croient que l'on devrait so dispenser des gouvernements locaux.Leur rouage, dit-on, est trop dispendieux et sous ce plaidoyer de mesquine économie, on voudrait les supprimer.Que ces hommes s6 donnent le trouble de réfléchir un peu ; à ruelque partiet à quelque nationalité qu'ils appartiennent, qu'ils fassent appel à lear jugoment, à leur raison et à la connaissance des mœurs, de l'éducation et des ins- tinets de la population de la province de Québec, et ils admettront avec tnoi, que les | Parlements locaux sont le boulevard de toutes nos libertés ; qu'il ÿ a dañs ls pouvoir illimité qui leur est donné de contro- ler les rapports sociaux, les droits civils et religieux de lu population, la garantie que les droits dv chacun seront respectés, Ainsi, M.le président et mossicurs, s'il m'était permis de citer un cos, je ferais allusion aux lois d'éducation.Bstil un pays o l'éducation soit plus libre quo la nôtre- 3 Où chacun puieso avec autant do liberté élever et instruire leurs enfants dans sa croyance religieuse ?Nous avons un sys- tdme par lequal les protestants contrôlent à leur gré l'enseignement de leurs enfants el reçoivent pour cola da l\u2019État lour part iGgitime do subsides.Les catholiques ont la raérac libertô et lu même protection.Los enfants grandissent dune l'esprit du tolérance qu\u2019un systôme semblable doit nûcessui- roment enseigner, et rien n'est propre a maintonir l'harmonie ot la paix qui doit régner entre nous, commo ce système.S'il fallait des prouves additionnoiles do (importance des parloments locaux, surtout en ce qui concerne ln province de Québec, je vous inviturais Monsieur le pré- aident o£ Mossiours, à vous demander go qu'elle était sons l\u2019Union eL ca qu\u2019elle est maintenant su point de vie dy bvoloppe- ment do ges ressources matérielles ot indus- triclles, Qu'il ne suffiso do diro que proli- tant dus pouvoirs illimgitéos de son parlement, en co qui Goncerne ses iutérèts lo: oaux, la province a pu faire une Ggislation qui lui a pormis de se doter elle-môme do - 5 = res al \u2014- Ar \u2014\u2014\u2014\u2014-.mI © mess or ?ep oe mim + FT Pr er mme: LE JOURNAL Drs \u2018Trois-fivirnes, 19 Janvier 1880.me mT Grands Cercucils ; imitation noyer noir avec garniture en argont: $4 00 Petits Oercueils; imitation noyer noir avec garniture en argent : $0.75 Potlts Oercueils noirs: $0.25 On vend aussi à gronde ré luctlon des cercucils de promièro classe, aux poignées patentées.L'établissement ayant obtenu une patente\u2019 pour ces nonvelles poignées, il est en mesure do les détailler au publie irifluvien u meme prix qu'on ley achitent en gros dans les grands centres, pour la rai 'e mannfucturées à ote blisscument mw, qu'elles sont Ou espère que le public tiendra à encourager une )n- dustric locale, tout en y gugnant sur lea prix, Ils ont uuss des corbillurds de première classe qu\u2019ils pourront louer aux prix suivants ; Grand Corbillard : $2.00 \u2014 Petit Qorbillard ; $1.50 F.LARIVIERE & 0.GIRARD.Trois-Rivières, 19 Juillet 1877, OCTAVE GIRARD, 220222 RUE NOTRE-DAME DORLUR, ARGENTEUR LT MANUFAOTU- RIER DE GARN!TURE DE CERQUEILS, &c &e., So, On reçoit toute espece de vieil argent ot de vi nu plomb au plus haut prix du marche, 8 ou 0.GIRARD, Trois-Rivières, 10 Juillet 1877.\u2014 DÉPARTEMENT D'ÉPARGNE DES TROIS-RIVIÈRES, La Banque recevra des dépôts, sur lesquels sera payé unintérôt À raison de QUATLE PAR OENT pur an.Les dépôts pourront être retirés sans \u2018avis Préaluble, l'intérêt Gant toujours payable de ln date des depots jusqu\u2019au temps ou les dépôts seront rotirés, F.G.WOTHERSPOON, , ,; ; Gérant.Trois-Rivières, 20 juin 1876, OLIVIER TRUDEL LIBRAIRE & IMPORTATEUR VINS DB MESSR ET AUTRES No, 48 RUE DU PLATON, TROIS-RIVIERES.A toujours cn mains le meilleur Assorthmont de Librairie et Papeteries, articles religieux ot do fan- tain.\u2014 Mn, TRUDEL désire attirer spécialement l'attention du public sur l\u2019imporlation considérable de vins et autres ligneurs qu'il vient de recovoir, ct oso espérer qu'on voudra bien Ini cont racer l'enconragement dout on n bien vouln l'honorer par Je pnasé, étant en pogition de donner autant d'asantage, tentrous le mpport des prix que de In qualité, que les importateurs de Moutréaat Québec, où les agents à commissior VENTE EN GROS ET EN DETAIL "]
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