Le Journal des Trois-Rivières, 5 février 1880, jeudi 5 février 1880
[" .wT a * ' z \u2018 f Quinzième Année.CATHOLIQUE, POLITIQUE, ET LITTERAIRE, a EDITRURS-PROPRIETAIRES CEDEON DESILETN & Freres REDIGE PAR UN Comité da Collaborateurs._ IN NECESSARIIS, UNITAS ; IN DUBIIS, LIBERTAS ; IN OMNIBUS, CHARITAS | \u2014 EE remettre Bardy soit nommé président de la S:- ciôté.' M.8.Marmette, proposa, secondé par M, Joseph Cauchon : Historique de la fondation de la Société Saint-Jean-Baptiste da Québecvent en résulter de plus grands avantages | de l\u2019année 1842, du dimanche au vondredi et surlont lu régénération du pays, suivant, on jetait les bases permanvntes de \u201c Déjà ia tempérance qui doit son essort.[a société, el l'on organisait In lête, la messes progrès, à notre vertueux clergé cans- \u2018se, ln procéesion et un banquet Do nos la boutonnière ln feuille d'érable et un castor sur ün ruban tricolore, Cette prozus- sion faisait le plus bol effèt, disent les journaux du temps.Les sociéles sont de grandes familles, Los membres qui les composent sentent qu'un lien invisible les unit les uns aux autres ; communauté d'idées, d'intérêts et d'aspirations, voilà cu qui constitue ce lien invisible, mais -possédant une puissance énorme.Comme les fumilles vertteuses 39, * Que M, N, Aubin soit nommé vice- président de la Société.\u201d M, W.Rowen proposa, secondé par M.P.Piamondon ; .49, * Que MM.Rhéanme et Huston suient nommés secrétaires du cette association.\u201d Après la messe, la procession se mit en marche par In rue St.Louis, ensuite par la rue d'Auteuil, passa sous la porte Saint Jean, suivit la rue du même nom puis la côte d'Abraham, tourna dans Ja rue de - la de la Conronne, prit ls rue des Fossés ot se rendit jusqu'à l'hôtel Maheux où-elle se dien produit des fruits recueillis par une éconotie généreuse.l'urtons-'a cette économie à un degré encore plus haut, et nous altaquerons et abattrons le monstre du luxe qui lève avec tant d'anduce sa tête al tière et porte la misère et la désolntion des jonrs, on prend souvent pins de temps, et l'on ne fait pas mieux assurément, Si l'on analyse un peu le discours vraiment patriotique du président, le Dr.Pierre Martial Bardy, on voit que la première pensée, à la base de lu société, est une pen- villes à la campagne.Nos produits pour- vont en partie suffire à nos bosoins pressants: consommons-les, fubriquons-les, Alors l'industrie vînsi encouragée étendra ! Si elle ne s'y tronvait pas, à quoi servirait partout ses établissements, ses boutiques.| la demonstration ?pourquoi alors ce dé- L'éducation et touts les sciences, se je | ploiement de drapeoux, de bannières, de ront partout honorés et accueillies, - Esfin verdures, d'arcs de triomphe dans nos rues, les art mécaniques, les arts libéraux pour pourquoi cet appel à tous les Canadiensste d'union de tous les canudiens français, C'est la même pensée quiestau font du grand mouvement national du 24 juiu 1880, ont une virilité qui ne saffaiblit pas, du même les sociétés dont la première pensée à été nne peusée de bien, Une mission de .; Le justice, nue œuvre de dévonement, out| 6° * Que M.D.Guenet soit nommé tré- chance de subsister et de croître, | sorier de la société, CM Ne peut-on pas dire aujeurd'hni que lu | ï M.S.Mathieu proposa, secondé par M.Société Saint-Jeau-Baptiste, c'est-à-dire la | Fournier : LL , ; société canadiennu-françnise, est une iltus-! 6% © Que la Société Saint Jean Baptiste dipersa aux cris du Vive la Reine, Vive la Suiut-Jean- Baptiste ! \u201cUne particularité qui no manque pas de de piquant, est que l'abbé Chiniquy donna le sermon à la messe et prit comme sujet lu tempérance, La fête n'était pas terminée.Restait ie M.Uauchon proposa, secondé par M.Ovide Paradis : tration éclatante de ce, fait ?La grande et noble pensée de son regretté fondateur et premier président, de faire du peuple ca- nadien-français une seule et méme famille, ussiste an saint sacrifice de la messe vendredi prochain, 24 juin courant, à 7 heures du matin, à la paroisse de Notre-Dame de Québec, et que les tnembres s'assemblent à banquet, la partie la plus substantielle du la démonstration, C'était jour maigre ; on l'observa rigoureusement, et qui mieux est, on ne servit aucune boisson alcoolique à table ; on les avait interdites officiellement lesquels la jeunesse canadienne montre tant de goût, tant d'aptitudes, mettront notre pays sur la même échelle sociale | que ceux du l\u2019ancien monde.français exilés aux Etats-Unis?Autant vaudrait alors organiser une mascarade, si ce n'est pas pour relever, proclamer et appliquer la noble pensée du fondateur, et de l'hôtel de tezapérance de Maheux, pour de là se rendre à l\u2019église \u201d M.Aubin proposa, secondé par M.F.M.Dérôme : T0\u201c Que, pour commencer l'œuvre de \u201c Je m'arrète ici, Messieurs, craignant d'affaiblir le tableau des biens innombrables que j'entrevois dans l'union constants et éclairée des canadiens, D'autres parmi vous pourront développer lu auj«t avec ses\u2019 collègues, du premier présidenl de la so-iété, l'union de tous les canadiens fran- çuis * Coux-ci formerout une union indissoluble qui sera l\u2019âme du progrès, dans tous les arts, c'est écrié le Dr.Bardy, dans de réunir cette famille une fois l'an, et de lui donner l'occasion non-seulement de s'alfirmer numériquement, mais aussi de déployer ses ressources, ses talents, ses Cnde ln carte du diner, mais ceux qui désiraient en nvoir étaient libres de s'en payar.Sur les sept heures et demi du soir, les souscriplenrs au diner, se rénnissaiont à pacités, s'est perpétuée depnis le 19 juin 1842, Plus que cela, le grain de senevé n ermé, fructifié.La modeste racine s'est développée, et aujourd'hui, elle est devonu un arbre élevé, anx branches nombreuses et touffues qui prétent leur ombrage à tous [és enfants du Canada français dans l'Amécetts sociélé sous dus auspices ngréahles et propre à réunir dès le premier abord le plus grand nombre possible de citoyens, il serait convenable de célébrer son \u201cétablissement par au hanquet auquel soraient invités les Canadiens de toutus les classes qui désiraient en faire partie, \" \u2018hotel de la Cité.Ils étaient au nombre de deux cents, La salle avait été décorée avec goût de verdure et de drapeaux.En arrière du fauteuil du président, on avait suspendu la bannière nationale, ot a l'antre extrémité de la salle an drapeau blanc avec plus d'intelligence et de lumières, \" M.le président termina en chantant une chanson qu'il avait composé pour l'uccasion et gu fui vivement applaudie.oici lus toasts qui suivirent le premier.2o À Sa Majesté la Reine Victoria; Is son discours, au banquet, \u201c le germe de la fécondité et de l'abondance de notre sol: donnera des règles à l\u2019agricnlture dont elle exploitera les richesses, les produits par les moyens d'une active et.productive indus- rie, la devise : \u201c Nos institutions, notre langue et nos lois, Le Dr Martial Bardy.en sa qualité de président, fut conduit au fauteuil du centre.M.N.Aubin, vice-président, siégua à l'autre extrémité de la salle, À la droite du Dr Bardy, se trouvait I'hon.R.E.Coron, maire de Québec; à gauche, l'hon, John Nelson, et J.C.Ayl- Win, écr, M, P.P, \u2019 L'assaut lat donné aax comestibles et aux friandises de toutes sortes qui encombraient les tabies, le Dr Pierre Martial Bardy se lova et proposa le premier toast : À lu Saint Jean-Baptiste ! \u201c Puisse-t-elle non-senlement consolider les liens qui existent déjà sous tant de rapports entre les canadiyns, munis encore ouvrir une dre bor te dans les relations qui doivent existur en eux désormais, et contribuer à faire naitre \u201cune noble et utile émalation entre les canâdiens-Français et leg autres classe de la population dans la voie de l'intelligence, do l\u2019industrie et des vertus publiques.\u201d La compagnie de musique Sauvagean, qui avait éguyé le dîner en exécutant les airs les plus choisis, joua l'air : À la claire fontaine, Puis le Dr Bardy prononça le discours suivant : pérous qu'elle veconnuîtra les bonnes dispositions des Jean-Baptistes ot leur rendra justice, Air : Gad Save the Queen, 30.Au royal époux de lu Reine, lo prince Albert, Air allemand : Buy a broom.do.À Son Excellence Sir Charles Bagot, qouverneur-général : nos meilleurs sou- hants l\u2019accompagnent dans la (ache difficile qu'il à entreprise, et nous faisons les vœux les plus sincères pour que sou administra tion tendo à resserrer los liens qui nous unissent à l'empire britannique.Air : Marche anglaise, 50.Au clergé canadien : Nous Ini de- vous nos plus belles institutions d\u2019sducati- on, de bienfaisance, et nous trouvens en lui an modèle de.toutes les vertus sociales.Air Prière de Moïse, C'est M.Joseph Cauchon, aujourd\u2019hui lieutenant-gouverneur de Manitoba, qui répondit à ce toast.60, À Son Honneur le maire, R.E.Caron, écr.: Il fait par sa position et ses ta lents honneur à ses compatriotes qui savent apprécier ses efforts pour l'avantage et l'intérêt de la cité Air: Od peut-on être mieux qu'au sein de sa famille ?To.Aux exilés politiques! Puisse l'expression de notre sympathie alléger pour eux les peines de l'exil, en attendant le jour de leur délivrauce que nous devrons bientôt, espérons-le, à la clémence de notre Souveraine.Air : mélodie plnnive, M.Bellean eut à répondre à cette santé et s'en acquitts avec un tact parfait.80.À la glorieuse minorité du parlement uni: Nous recounaissons avec gratitude ses services; sa constance lui assurera dans l'avenir le triomphe qui lui promettent l'approbation du peuple et la justice Souhnitons que le Dr Bardy ait été aussi prophétique, que lorsqu'il disait en parlant de la fête du 24 juin 1842, \u201c où l'on voit figure: notre intéressante jeunesse, l\u2019espoir flateur de l'avenir du pays Dans cette jeunesse on voyait alors figurer les Cauchun, les Chauveau, les Saulard, et sonhai- tons anssi que le patriotique fondateur de la Société St.-Jean-Baptiste ait été aussi prophétique dans ses paroles qu'il l'a été, lorsque comparant la nouvelle société 4 un jeune arbrisseau, il a dit * que l'arbrisseau croîtrait tous les ans, étendrait des rameaux prodigieux dans toutes les directions de la province et protégerait sous l'ombre de son feuillage touffa tous les canadiens unis, tous les vrais Baptistes.\u201d Le Dr Pierre-Martial Berdy insiste partie culièroment dansson discounts sur deux ressources à exploiter et qui feront la force du peuple canadiens-français uni.Deux pensées, union et travail; paix et bonne entente, agriculture et industrie.C'est l\u2019esprit qui animait les fondateurs de notre société, il faut en faire uno tradition et que de la grande conférence du 24 juiu, elle ressorte brillante, éclatante, absorbe tous les esprits el occupe ensuite tous les bras.Que cette pensée du fondateur soit inscrite en lettre d'or et de feu sur une ba-inière, et que cette bannière ouvra la procession des Canadiens-français le 24 juin prochain.Le Dr Pierre-Martial Bardy doit être certainement la figure la plus en relief de la démonstration natianale que l'on prépare.Avec son titra de vrai fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste, de vrai patriote, C'était aussi un des canadiens distingués, qui ont rendu modestement dans le simple but d'être utile, des services à leurs compa- rique Britannique du Nord vt dans la république américaine où ils sont aujourd'hur près d'un demi million.Dans lu république américaine, partout où il y n un centre canadien -français, il y a une sociôté Saint-Jean Baptiste ; et chaque annéu ces canadiens-frinçais, frères exilés, ne manquent pus de célébrer chez eux so lennellement le 24 juin.Cette année, à l'occasion des préparatifs considérables qui se font pour la réunion de la grande famille canadienne-française, le 24 juin prochain, il est bou de se reporter au berceau de la Société Saint-Jean.Baptiste de Québec, et de rafraichir des souvenirs toujours chers et qui réclament impérieusement d'étre mis plus que jamais en relief, à la faveur du Hambeau de l'histoire.a De mortuis nil nisi banum, dit certain proverbe auquel d'inatinet on obéit.Sion recommande de ne dire que du bien des morts, que doit-on dire des morts qui ont fait du bien ?La reconnuissance et lu jus- | tica qui leur sont dues doivent nlors pren- Monsivur R.Levêque propose secondé par M Grenier : 8°, \u201c Qu'an comité de sept membres soit nommé afin de prendre les arrangements néces vires et recevoir les souscriptions au banquet, avec pouvoir d'ajouter à leur nombre, et que les inonsieurs suivants composent ce comité ; MM.les officiers de la société, et MM.Fournier, Pretabuire, Dr.Tourangeau, Savard, H.Gingras, P.Gingras, O Fiset ot P.Corriveau, \u201d Le Dr Tourangeau proposa, sccondé par M.J.Bureau : do.\u201c* Que chacun des membres de cette réunion qui désirera prendre partau banquet, aura à payer cinq chelms.\u201d M.l\u2019.A.Gagnon proposs, secondé par M.Levêque : ee 100.\u201c Que la présente nssociation adopte la feuille d'érable pour son embléme dis- tinotif, \u201d M.Fiset proposa, secondé par M, E.Thivierge : 110.* Que les messieurs du comité soit chargés de soumettre à M.le Maire les procédés de celte assemblée et de le prier de se joindre à nous pour Ja célébration de la Saint-Jeau-Baptiste, \" M.Anbin ayant été appelé au fautenil, il fut proposé par le Dr.Tourangeau, secondé par M.8.Marmette : 120.* Que les remerciements de coîte assemblée svient votés à M.le l\u2019résident.\u201d Après quoi l'assemblée s'ajourne, (Signé) : RHEAUME et HusTon, - Secrétaire de la Société Saint-Jeun-Baptiste.La Société Saint-Jeau-Baptiste était fon- Ee Fs lem B dre une forme une forme tangible, solen- - nelle, eclutante.On honore leur mémoire | ar des souvenirs durables, témoignage de ours belles actions, exemple et stimulant pour la postérité Aux grands découvreurs, aux grands fondateurs, Jucques-Cartier, Champlain, el, dans un Autre ordre, Mgrde Laval, on a élevé des monuments.Si nous passons à un ordre plus intime, mais non moins noble, de combieu de foudatenrs d'œuvres littéraires, philantrophiques, n'ho- norong nous pas les noms ?| Sur le même plan, il fout aussi placer les œuvres patriotiques, Or, quelle est l\u2019œu- vre publique plus patriotique que la Socié- \u201c* Messieurs, \u201c La fête nationale qui nous réunit en ce jour, semble m'imposer l'agréable devoir de féliciter mes compatriotes pour la cordialité avec laquelle ils 50 sont empressés à venir la célébrer.Cette tâche honorable paraîtrait appeler d'autres talents que les miens, pour être remplie avec plus de di- Er AT = té Saint Jean Baptiste, et quel est le nom qui, dans les circonstances, ne doit pas dominer bien haut et être inscrit à côté des patriotes de notre race, si ce n'est celui du Dr.Pierre-Martial Bardy.l'an des fondateurs, en réalité le premier d\u2019entre eux, et le premier président de la Société Saint Jean Baptiste de Québec ! Notre ville allait l'oublier, lorsqu'un correspondant d'un journal anglais, le Quebec Mercury, le 21 janvier courant, est venue Ini rifraichic In mémoire, dune une lettre très intéressante, de forme très-soignée, et très-précieuse an point de vue historique, Voyons donc ce qu'ont été les débuts de la société qui va affirmer si solennellement le 24 juin 1880, l'existence de la race cana- divnne-française, ses progrès et ses ressour- Ces, Le dimanche, 19 juin 1842, on distribuait à la porte de l\u2019église Saint-Roch après la messe, des ciroulaires qui invituient les ca.nadiens-fiangais, à se rendre à une assemn- blée publique à l'hôtel de temperance Maheux, prés du Pare, afin -d'aviser aux mesures à prendre pour fonder unu société dans le but.de célébrer la fête de In Saint Jean Baptiste, patron adoptif des Canadiensfrançais, L'assemblée se fit après les vépres, Le Dr Pierre-Martial Bardy fut invité à présider la stance, et expliqua avec élo- pence et patriotisme le but de l'assum- te.dée et l\u2019idée patriotique de l'un de ses énergiques fondateurs, son premier président, le Dr Pierre Martial Bardy, prenait uue forme tangible, un corps; il s'agissait maintenant de lairs la consécration solennelle du mouvement.Il y eut des listes de souscription ouvertes au bureau du Cunadien, au bureau du Fantasque et n l'hôtel de Tempérance Maheux, pour le dîner; mais pendant que l'on organisait lo dîner qui devait avoir lieu à l'hôtel de la Uité, où en montait un autre à l'hôtel Albion.C'était du luxe, les sociétuires le comprirent et les organisateurs du dîner à l'Afbiou résolarent de se joindre à ceux qui montaient le dîner à) l'hôtel de la Cité.Les couleurs adoptées par la Société furent le ronge, le bleu et le vert.On n\u2019était arrivé à les adopter sans difficulté, La situation politique était alors pleine de dé- licutesses et le drapeau ruuge avait froissé des esprits susceptibles Il y eut même quelques récriminations dans les journaux anglais.On limit cependant par convam- cre les plus susceptiblos que la signilication attachée au drapeau rouge, bleu.et vert etait tout patriolique, nationale et pacifi- ue.I Orravait fixé d'abord lu lieu du rendezvous à l'hôtel Maheux, mais on le changea, et il fut entendu quo tous les sociétaires se réuniraient le mutin du 24 à l'hôtel de la Cité.Les journaux du temps donnent des gnité et mériter l'approbation de cette in- téressente et raopectable réunion.Cependant la sincérité de mes sentiments reucon- trera, j'ose humblement l\u2019espérer, dans nne société de canadiens amis, la généreuse ins dulgauce qui seule peut donner quelque mérite au peu de mots que j'ai l'honneur de vous adresser, \u201d \u201c Un vif et louable désir de former à Québec une as-ociation purement canadi- enue, avait (t- conçu depuis plasieurs an nées dans le cœur et l'esprit de plusieurs de nos concitoyens ; quelques tentatives mème uvaient été luites à cet érard, mais saus succès, La plas grande partie d\u2019entre nous considéraient notre in-action com- we humilante en jetant un regar | sur le progrès des associations des citoyens des autres origines qui out choisi chacune leur fête, leur patron, leurs insignes distinetifs, C'est donc aujourd'hui, messieurs, que nous avons la gloire, lu plaisir du chômer d\u2019une maniêre convenable notre propre fè- te où les rangs, les classes se mélont, se conlondent pour l'avantage et l'honneur du nom canadien ; où la vieillesse est accueilli avec le respect qui lui est dû, où l\u2019on | voit avec orgueil fyurer notre intéressante jeunesse, l\u2019expoir flatteur du pays.C'est ènfin la Ssint-Jean-Baptiste sous l'étendard duquel s'est enrôlée notre association, as- soctation qui ne fait, il est vrai, que de naître, mais que jo comparersi à un joune de la cause qu\u2019elle défend.M, P.J.O ghauveau fut invité à répondre à ce toast, ' 90.A I'hon, Peter Baldwin et autres représentants du Haut Canada: ~Qui ont maintenu on toutes circonstances lo principe de la justice égale envers toutes les classes des suj-ts de Sa Majesté dans cette province.Air: air anglais.L'hon.M.Aylwin répondit à cu toast, 100.À la suppression du luxe: Desirable partout, elle est une nécessité dans notre climat ; les citoyens y contribuant soit par leur exemple soit autrement, auraient bien mérité de la patrie, Air: Par derrière chez mon père.: Il y eut un discours par M.Etienne Parent, M.P.P,, eu réponse à ce toast, 1lo.À l'agrieniture et à l'industrie : Seules sources durables et assurées de prospé- Tité pour les pudples, Air: La danse du vil- luge.120.À la presse libérale: Les tyrans redoutent son influence, mais les peuples la révèrent.Air: Le Parisienne.La réponse à Cettu santé exigeait beaucoup de tact et de pradence daus le temps; M.Auguste Saulard s'en tira par une improvisation très-heureuse.180.A Josephte et au beau sexe canadien : Joseph, l'orgueil et la compagne de Jean-Baptiste, no le cède au femues d'aucun pays ni en grâces ni on vertus.Air: triotes, en travaillant à la cause de l\u2019éducation.publique, eten donnant le concours d\u2019une piume brillante, châtiée, toujours ins- pirèe, à toutes les bonnes causes, à tuutes les questions pratiques.On élève des monaments, des souvenirs de toutes sortes, aux hommes qui oni bien mérité de la patrie ou de leurs concitoyens Le citoyen dont le nom est Dr Pierre- Martial Bardy et est enrégistré, ponr l'histoire et l\u2019honueur de la socièté, comme fondateur principal de notre seciété nationale, mdrite au moins un modeste buste, ou tout autre hommage à sa mémoire, et il faut espérer que dans les circonstances, les Canadiens 1 Martial Bardy une preuve tangible de la reconnaissance éternelle qu'ils lui doivent, Ÿ rançais donnetontau Dr Pierre- UN CANADIEN FRANÇAIS.A \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Nous lisons dans l'Univers : Les journaux de Londres parlent d'une tentative d\u2019assaseinat qui a eu lieu samedi, dans cette ville, contre un prêtre catholique, Nous recevons à ce sujet Une correspondance dont les renseignements, accompagnés du que.ques détails que donne le journal catholique The Universe, nous per- insitent de raconter exactement ce qui s'est passé.Tl y a à Londres un religieux distingué, lo P.Bakanowsk, dont toas les amis do lu abrisseau, qui croïtra tous les ans, étendra Vive la canrdienne, cause polonaise connaissaient le Rom.Sa.medi dernier, la P.Bakanowski disait la messe de dix heures à l'église italicune de Saint-Pierre, à Londres, Halton Gardens ; il commençait le Credo, lorsqu'on entendit un conp de feu ; un cri de terreur retentit dans les rangs des fidèles : un homme avait pénétré dans le chœur, au pied de l'autel, M.T.M.Dérome, en galant homme, ré- poudi à ce toust Telle fut la série de toasts officials.Naturellement comine il arrive tonjous, il y cut nombre de santés volontaires, MM.P, Ghngras, O Fiset, Chs, Oliateauvert, OI.Grenier W.RR.Rowen et Jos, Sa- On proposa et l'on adopla une série de résolutions, qu\u2019il'est probablement préférable de publier in extenso, dans l'intérêt de l\u2019histoire : | M, O.Fiset proposa, secondé par M.I, comptes-rendus enthousiaste de lu procession et du banquet.En tête de la procession, figarait la \u201c compagnie de musique \u201d du M.Suavaeau qui, dit un journal d'alors, joua en route l'air canadion, Par derrière chez mon père.Venuit ensuito la bannière de la des rameaux prodigieux dans toutes les directions de notre province et protégera sous l'ombre de son feuillage touffu tous les canadiens unis, tous los vrais Baptistes, \u201c Qeux-ci formeront une union indisso- O.Guenet luble qui sera l\u2019Ame du progrès dans tous 1°, \u201c Qu'afin de consolider de plus en plus en plus les liens qui devraient unir entro eux les Oanadions de toutes les clas- rable et môme nécossaire du former une Sociôté St-Jean-Baptiste, ornée d'une figu- te représentant le patron des Canadiunsfrançais ot des armes du Canada sur un fond tricolore, rouge, blou ut vert.Un les arts ; le germe de la fécondité et de Iabundanco de notre sol ; donnera des règles à l\u2019agriculture dont elle exploitera les ri-| chossus, les produits, par les moyens d\u2019une ; vard étaient les comuiissaires du banquet.A onze heures, les convives laissaient lu salle du diner, enchantéo au plus haut de- et l'arme fumante qu'il tunait disait assez co qu'il était vonu faire à Saint-Pierre.Le P.Bukunowski, dont la balle avait active et productive Induotriegré de toute la fête.effleuré ane oreille, reconnaissant qu'il ses sous uno bannière nationale, il est clôsi avait affaire à un mourtrier déterminé ou à un fou, s'était dirigé vers la saoristio ; mais l'hormme le poursuivit : il tira trois autres coups eur lu prètre, heureusement sans atteindru sa victime.Une fois le I\".B.kanow ski onfermé dans la sucristie, lo malfaiteur rovint vers lautel, renverse, bries et (léchira\"toudt de qui était C'est ainsi que so termina la première cé- l6bration de notre fête nationale le 24 juin 1842, il y aura trente-hait ans le 24 juin prochain.On peut dire que la fondation de la Société Saiut-Juan-Baptiste ast le prodait d\u2019un premier élau.Mais telle était l'impulsion, la force du cet-élau, que du 19 su-24 juin peu en arrière s'élevait une autre bannière à fond blane, avec l'inscription : Nos institutions, notre langue ef nos lois ! Uette ban- uière venait au milieu de quatre drapeaux de la milice canadienne, ot quelques autres associntion pour célébrer In fête de la Saint Jean Baptiste, patron adoptif des Cunndions, et que cette association prenne dès ce jour lo nom de Socioté Suint Jean Bap- 1810, * Oui, l'agriculture et l'industrie sont ses objets indispensables vors lusquels nous devons diriger toute notre énergie pour effrotuer la prospérité commune, et elles duiveut être mises en opération par tous los moyens possibles, mému par des sacrifices les sucrilices no coûtent pas ou poupla ca- uadion, ot toi toit ôtre le cas, lorsquo doi- M, P, Flamondon proposa, secondé par |drapeanx étaient placs à certaines distatices M.Tacha : 2°.\u201c Que M.le Docteur Piorre Martiel dans la agua de la procession, Tous coux qui composaient ta procession portaient a | LE JOURNAL DES Trois-Rivieres, § Février 1880.pee me SES ici aur l\u2019autel, les linges sacrés, le calice et les chandeliers ; puis il ouvrit le tabernacle, porta ane main sacrilège sur les vases saints et les'hosties consacres qu'il répandil sur l'aatel.Cela fuit il voulut, au moyen des bougies alluinées, mettre le feu à l'autel qui était en partie enflammé.Les fidèles consternés n'avaient pas su faire un mouvement, et le srcrilège eut sans doute réu-si à font incendier, s1 tn prêtre de la parvisse, M, 'abbe Arkell, n\u2019était intervenu et ne l'avait, à l'aide d\u2019un Irlandais, arrêté et so.idement maintenu, Le sacrilège a été dûment remis à la police ; il s refusé de répondre lors de la pre mière enquêle en disant qu\u2019il ne savait pas assez bien l'anglais.C'est un ouvrier alle mand da nom de Alexandre Scossha, ot qui à l'âge de 25 ans est déjà un socialiste notoire.Notre correspondant, qui l'a vu, nous assure qu'il n'est pas fon.; Quant su P Bskanowoki, c'est un miracle qu'il ait échappé, saus blessure, à la fureur de l'assassin, qui a tiré de si près que la bourre du rovolver a mis le fea aux linges de l'autel.mp EE LES TROIS-RIVIERES.Jeudi 5 Février 1880.Léon XIII et la Belgique.Voici un article da l'Univers en réponse à l'écrit de Saint Réal, reproduit par Ia Patrie et dont nous avons déjà parlé : Un écrivain qui prend le nom do Saint- Réal, vient de publier, dans le Figaro un article auquel il a donné pour titre: Léon XIII el la société moderne.Le dessein de l'auteur est de tmontrer au lecteur que les constitutions modernes, même en tout ce qu'elles out d'absolument opposée aux principes catholiques, trouvent dans le souverain l\u2019ontifs un appréciateur si bienveillant qu'il ne serait permis à aucun ex tholique de sonhaiter nous ne disons la ruine, mac l'amélioration des dites constitutions.Prenant pour exemple lu Belgique, voici ce que ne craint pas d'affirmer l'écrivain Snint-Réal : \u201c Léon XIII a blâmé, désavoné litérati- vement, et de la façon la plus formelle, toutes les attaques dirigées dans le feu de la polémique contre la constitution belge, en déclarant que ce pacte, \u201c qui a donné cinquate ans de paix et de prospérité à la nation,\u201d doit être non soulement respecté mais défendu par tous les catholiques du ays.P de Pape va plus loin: il demande à ces mêmes catholiques de rester soaumie, * sans arrière pensée, \u201d à leur constitution libôra- le, et de s'ubstenir d'em poursuivre,\u201c d'en désirer\u201d même une modification, \u201cde quelle que nainre qu'elle soit.\u201d Ou remarquera que notre figariste a pris soin de mettre en guillemets les mots sur lesquels il désire surtout attirer l'attention.D'après ce procédé, il semble que l'intere diction aux entholiques de * désirer \u201d mênte une modification, queile qu\u2019alle soit portée textuellement par le Suiut-Père dans un acte officiel et publié.Or, sans parler du caractôre d'une pareille assertion qui se refute d'elle-même, il est bon de noter que, nun seulement les documents diplomatie ques mis récemment au jour à propos des affaires belges ne contiennent rien de semblable, mais qu\u2019ils fournissent la preuve formelle du coutsaire, Neus lisons en effet, dans une dépêche signée Georges Rusens, etoù se trouve Tappoitée une conversation de Sa Sainteté, que parlant de la conslitation belge, le ape aurait dit textnellement : \u201c Elle contient plusieurs principes que je ne saurais approuver comme Pape.\u201d Cela étant, il va \u2014\u2014 frégnen'es absences depuis 18 mois ?Nous ne voulons pas dire que la chosu soit spr- prenunte : les libéraux ont toujours eu le monopole des absences en politique.C'est pour eux un bien de famille.\u2014\u2014rrerr=\u2014f>=-\u2014 re La Boussole.L'inventeur de la boussole n'a pas laissé sou nom à la postérité.On n'est pas mème d'accord chrz quel peuple elle à êté le premier en usage Les bénédictinsduns leurs savantes recherches ont constaté que les premiers auteurs qui out parlé de In bou- sole sont français.Un autru fait fait sur lequel ils ss sont appuyés pour accorder la palme de cette découverte au peuple français, c'est que sur toutes les boussoles dont les autres nations de l\u2019Europe ont fait usage de temps immémorial on a toujours marqué le nord sur la rose dus vents par le moyen d'une fleur de lis.; L'appareil si simple que l'on emploie au- jourd\u2019hui pour faire mouvoir librement l'aiguille simantée n'est rien moins qu'une découvert assez moderne.An XII et XIIe siècle l'aiguille aimantée était placée sur deux brins de pails où sur un morceau de liéga qu'on faisait flotter dans un vase rempli d\u2019eau.Les expériences sur terre étaient assez satisfaisantes, mais c'tait sur un batiment battu par les vagues que les procédés ren- contraint des difficaités sérieuses.On y à obvié en donuant un pivot à l'aiguille aimantée et en faisant reposer ce pivot sur l'axe d'un cercle qui toi mème repose sur l'axe d'autres cercles, ,Ç L'aiguille aimantée est sujette à plusicars sortes de variations.Elle west pas toujours exactement dans la direction du nord.On \u2018a constaté qu'elles a un mouvement qui l'emporte pendant un certain nombre d'années du côté de l'occident après quoi elle revient du côté de l'orient.; À part cela elle a dvs variations diverses Ainsi on a constaté à Paris que le matin in pointe de l'aiguille s'avance vers l'occident jusque vers trois heures de l'après midi, qu'ellu reste stationaire dans cel état jusqu'à la nuit et que pendant la nuit elle reprend sa première position, i Cette déviation va quelquetois jusqu'à un demi degré près.; L'aiguille à encore an autre mouvement très reznarquable.Ello se tient parfuite- ment horisoutale a Péguatenr, mais 4 mesure qu'on se rapprocha des poles elle tend à prendre une pesition verticale, de telle sorte que dans les régions posaires il existe un point où l'aiguille doit cofucider exactement avec le fil d'anloub.\u2014\u2014r=\u2014ee ra CHEMIN DE FER SUR LA GLACE.Nous lisona dans les journaux de Montréal : En fuit de chemins de fer, nous avions cru jusqu'à présent que les ingénieurs ei- vils avaient épaisé les ressources fécondes de leur imagination, ayant vaincu a pen près tous les obstacles qu'ils ont rencontrés jusqu\u2019à co jour.Toutes les expériences unaginables ont été teutées, traverser la plaine, gravir les montagnes, traverser les rivières sûr des ponts tabalaires et suspendus, tout cela a été accompli souvent après dus travaux et des études qui ont occupé a vie de plusieurs hôtames éminents.A M.L.À, Sénécal était réservée la gloire de résoudre un problème compliqué et réputé presque impossible, colui de Iraverser au Canada des rivières sur Un lit de glace Aujourd'hui le lait est accompli à la grande satisfaction de tout le monde.Nous avons eu le plaisir de causer quelques instants avec M.Beauchaiap, l'intrépide in génieur, qui, le premier t'a pus craint d'exposer sou existence pour tenter une expérience toute nouvelle en ce pays M sommes si peu habitué que mous nous hâtons de signaler le lait lorsqu'il se présente, M, Coursol s\u2019e-t acquitté à merveille Les saurés de la «le son rôle da président.Nous lisons dans le Cunada : oo Depuis la construction du chemin de fer du Nord, un nouveau commerce à sur- Reine, celle du gouvernement local, celle | Si dans lu district de Buckingham.- Au de M.Sénécal, le promoteur de se, Calle de In cité de Montréal ei de la vil le de Longueuil furent suce présentés et hnvs avoc enthos
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.