Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Journal des Trois-Rivières
Journal trifluvien d'allégeance conservatrice publié de 1865 à 1893. [...]

Le Journal des Trois-Rivières est lancé le 19 mai 1865 par Honoré-R. Dufresne, notaire et marchand-libraire de Trois-Rivières. En 1866, il s'associe à Arthur Dufresne et à Ephrem-R. Dufresne, qui est étudiant en droit. Après la mort d'Arthur, un autre parent, Nestor-R. Dufresne, se joint à l'équipe en 1870. The Trifluvian Trader, journal commercial, est publié par les Dufresne dès 1870 pour la communauté anglophone.

P.-N. Martel, avocat, achète peu après les deux journaux avec Magloire McLeod. Devenu seul propriétaire, il les revend en 1872 à Gédéon Desilets, un proche de Monseigneur Laflèche, qui s'adjoint deux membres de sa famille avec qui il travaille jusqu'en 1880. Cette année-là, il demeure seul à l'administration et à la rédaction du journal. Il quitte Le Journal des Trois-Rivières en 1891 pour occuper un poste de fonctionnaire, mettant ainsi fin à une carrière de journaliste longue de 19 ans.

L'équipe de collaborateurs du Journal des Trois-Rivières accueille plusieurs plumes fidèles à l'Église, dont H.-G. Mailhot et quelques ecclésiastiques. Le journal accorde son appui aux conservateurs et à la Politique nationale de 1879, et combat le mouvement national québécois de Mercier dans les années 1880.

Dès 1866, Le Journal des Trois-Rivières avait pour devise « In necessariis, unitas; in dubiis, libertas; in omnibus charitas », que l'on peut traduire par « dans le nécessaire l'unité, dans le doute la liberté, en toutes choses la charité ».

VALLÉE, Henri, Les journaux trifluviens de 1817 à 1933, Trois-Rivières, Les éditions du « Bien public », 1933, p. 28-35.

Éditeur :
  • Trois-Rivières,1865-1891 ; 1892-1893
Contenu spécifique :
jeudi 10 juin 1880
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Journal des Trois-Rivières, 1880-06-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" SEIZLIÈME ANNÉE.No.6.$ itr x A \\ A ; \u2019 er Se | | | | olique, fay b.8 CATHOLIQUE, POLITIQUE, ET LTTTER AIRE, REDIGE PAR UN | IN NEGESSARIIS, UNITAS ; IN DUBLIS, LIBERTAS ; IN OMNIBUS, CHARITAS | HattonnePropeétaives UVomité de Collaborateurs Gédéon Desilets & Frères.Lu Question Agricole.« La force ef le bonheur d'un Etat consistent non à avoir heuue coup de proumnces mul cultivées, mais à tirer de lu terre qu'on possède tout ce qu'il faut pour nourrir un peuple nombreux.\u201d Pévenon, {BUITE ET FIN) Les juges bien qualifiés, constamment en rapporbavee\u2019 le surintendant, et donnant, dans leurs visites, des insbruclions ou, des conférences aux concurrents, aux directeurs el aux membres des sociétés, el visitant leurs comptes scraienk pour agriculture ce que les inspecleurs d'écoles sont à l'éducation élémentaire, .i Qu'on ne s'inquète pas de la praticabililé de ce système sous le rapport financier, on de ln capacité des juges : nous pourrôns l\u2019expliquer plus loin facilement.Le hon juges (il n\u2019en faut qu\u2019un pour chaque visite) dans sa visite d'été, examimera la orme et la confection des planches, des raies, des fossés ob leurs levéos, pour l'égoutlement du sol ; T1 examinera la façon donnée, par les la bours, lu liersage, le roulage, lo binage et le Dutage (rechaussage), pour Faneublissement du sol ; Il examinera la qualité des récoltes, le système de rotation suivi, on vue d'ameublir, de nettoyer et d\u2019enrichir le sol ; s'il est partout nel, et s\u2019il à reçu les amendements dont il a besoin ; Il examinera ln préparation et Pemploi des fumiers, la formation des composts, la quantité, la qualité, l\u2019état du bétail, la richesse ct la division dur pâturage, eb la nourritu- ro verte et lenue en réserve pour les vaches laitières : El examinera les cloture, l\u2019outillago, los batiments, les cours do la ferme, le jardin potager.\u20ac même juge aura fait l'hiver précédent une visite au même concurrent pour oxami- nor la préparation et la conservation des fuiiers, la nourriture, le logement cb le traitement du bétail.Le systèmu des points lui pormettra de conserver par écrit le résultat de ses observations à chaque visite, et du porter un jugement motivé.Que de' renseignement un juge capable pourrait donuer aux cultivateurs dans toutez ces visites !.: } Si un concurrent se trouvait lésé par la décision du juge, il pourrait en appeler au surintendant, me Moyen \u2014 Fermes-Modèles.Un excellent moyen d'instruction agricole, c'est la ferme-modèle, que lo cultivateur pout visiter facilement et sur laquelle il pent avoir tous les renseignements ralatifs à sa tenne : travaux exécules, animaux améliorés (comme les Lraiter) dépenses faites, revenus, etc, gle.folle leçon do\u2019 la ferme-modèle sera d'autant plus fructueuse que sou propriétaire tirora de meilleurs proills de son exploitation sur un pied moièle.C'est là que le visiteur verra les résullals combinés du choix des reproducteurs ebdu bon traitement du troupeau.: A a première ferme-modèlo de 60 arpents ou plus, \u2014 mais vraiment modèle, el sous tous les rapports, \u2014ayant bétail, onlilläge, tonstraction de ferme el culiure modèles, inisà eu oxploitation dans chacun des 20 districts de la province, un octroi annuel de 8400.00 pendant quatre ans, dovrait dure offert par le gonvernement, Le surintendant serait chargé d'office de visiter et de surveiller ces fermes modèles, et de distribuer ou de retenir ces octrois, Chaque propriétrire serait tenu de reçevoir les visileurs et de Teur donner les renseignements désivables pur son modo d'exploitation, Ou pourrait y prendre des élèves-cullivateurs.5me Moyen.\u2014Cours théorique dagricullure dans chacun des collèges classiques.Nous croyons que les directeurs de nos maisons d'éducation connaissent assez les besoins de lepr pays, et sont gsr SOuclous de son progrès, pour qu'il soit facile au gouvernement d'avoir uno enlenle avec eux à vet égard, en payant seuloment un modique salaire pour un professeur, à même les fonds de l\u2019éducation supérieure.; Par cet enseignement, les hommes desli- nés à diriger \u201cla sogiété dans les difffrentes oarrières libérales, seraient bientôt en état de contribuer puissamment à lavancemont de la cause agricole.Co serail le compléte.ment de toute lorganisalion.Gme Moyen.\u2014Trailé élémentaire d\u2019agriculture appris dans Loutes los écoles ou acadé- mios sous le contrôle An surintendant de l\u2019é- ilupation, Ge moyen ést déjà cn opération, Seulement l'abrégé du Dr.Larue, qu\u2019on y suit est brop maigre.Nous avons mieux, Ge petit Lrailé devrait en outre être illustré.Nons (levons léliciter M.le surintendant du zèle qu\u2019il met à répandre dans les écoles Tes livres d'agriculture, comme lo jardin potager, le verger, le jardinior-fleuriste de l\u2019ahhié Provancher.ot le lait d'agrioulture de M.Ç.P.R.Landry ; A.B.Ou devrait faire encore un pas.On demande la soumission au bureau d'éducation des plans des nouvelles maisons d'école, Pourquoi no pas oxiger un jardin attenant à l\u2019évole ?Et mème uni arpent où deux de Lorre à proximité sinon voisin de l\u2019école modèle où académie pour y montrer dux enfants une ferme on miniature divisée d'après un bon système de rotntion ot bien cultivée par le maitre d'école et ses élèves.Mais toul veu demande l'intervention du ln loi.Co serait un nouvean ct un excellent moyon de progrès agricole.Au moins l'école modéle de chaque paroisse devrait être tenue par un muitre connaissant l'agriculture, of ayant la direction d'une pareille petite ferme pour l\u2019inglruclion de ses élèves, Dans toule école rural ou devrait eneoi- i gner le catéehisme de l'habitant concurre- ment avec le ealéchisme do ln roligion, cum- me disait exeelloment l'abbé Holmes, Chaque convent rural devrait aussi enseigner l\u2019horticulture daus ses diverses branche, le soiu d'une laiteriz et d\u2019une basse-cour modèles ; eufln ce qu\u2019une femme à la campagne doit surveiller dans toute exploitation agricole bien dirigée.Or, comme cel ensui- gnement ne saurait se donner dans la famille, d\u2019une manière modèle, puisque partout ces branches sont en souffrance, il importe de demander ces lecons à nos bonnes géné- veuse institnbrices.îme Movex\u2014La publication du journal d'agriculture complète les moyons de répandre l\u2019instriction agricole, L'organisation que nous venons d'exposer est-elle praticable avec le budjel actuel de l'a- gricullure ?: Oui.Le bureau actoel du conseil dagriculture sulliil pour Ini el pour le surintendant de Pagrieulture.Ce surintendant remplace- rail le directenr actuel de l\u2019agriculture sans augmentation de salaire, Le secrélaire aeluel dm couseil d\u2019agriculture regoil un brailonient \u2018de 8160000, soumo suffisante pour les deux assistants du surintendant.lire de trois pour chaque concours, sout payés parles sociélés.Les mêmes sommes, allouées par celle-ci aux trois juges, reviendraient «ur juge mni- que du congoursel lui permettraient une meilleure surveillance cb un travail plus raisonné, Ajoutons que les assisstants du surintendant oxerceraient les fonctions de juges, le chemin de fer provincial devrait être à leur diposition, sans paiement.cs furmes-modèles, organisées aux frais des particuliers, prendraient des années avant leur mise en opération, Mais aussi, à mesnre «que le gouvernement pourrait disposer d\u2019un hudjet plus élevé pour l'agriculture, 1l de- vrail teudre à les multiplier, de manière que chaque paroisse ail le sienne.Les promicres rétribuées cessanb de recovoir l\u2019octroi, ne cesscraient pas pour celà d'être fermes lien lenus puisque co sont les profits additionnels réalisés par nue culture excoptionnellement bonne qui auraient mérité la prime offerte par le gouvernement, .Les écoles d'agriculture suspendant leurs cours, vu lo nombre trop restreinl de leurs lèves, que le gouvernement est encore obli- g de payer pour les y tonduire, laisseraient isponibles le 86000.00 qu\u2019elles reçoivent, et les $1800.00 destinées aux bourses, formant $7800.00, somme amplement suffisante pour rencontrer les octrois ollerts aux fermes-mo- dèles, Les fermes des écoles, remplissant loules conditions de fermes-modèles, pourraient, Évidemment, recevoir ui octroï proportionnel aux services rendus.Les professeurs d\u2019agriculbure des écoles actielles\u201d pourraient même en exerçant les fonolions de conférenciers et de juges dans les concours, rendre de plus grands services à la cause agricole en s'adressant à des auditeurs autrement nombreux que ceux qui fréquentent leurs classe aujourd'hui.Ajoulons que les meilleurs juges devraient recruter le conseil d'agriculture, Le syslème que nous avons exposé a été équivalement recommandé à différentes époques el pay les hommes Jes plus compôtents, \u201c Enlexposant nous avons blamé le système actiellemont guivi, ob nullement los personnes qui travaillent À son fonction ement, Signalons en terminant deux fails déplo- vables, , Le premier, résultant soil de notre sys ème d'éducation, goit de là farce du préjugé, nullement corrigb par l'éducation, c'est que parmi nous le jeune homme mstruit, et même celui qui est à demi-intruit, croit la carrière agricole indigne de Ini, on du moins incapable de le conduire à la fortune et aux hon- nours.Le second fait déplorable, c'est que les enfants, au sortir de l\u2019école, ne lisent, ni n\u2019écrivent plus.Ils oublient, Quélyjués-uns mème en vienne à ne pouvoir plus signer leur nom.Si notre éducation élémentaire était plus pratique, ou plus nationale ; si dans l\u2019école on faisait non seulement lire, non seulement apprendre par cœur un petit trailé d'agriculture : si on l\u2019oxpliquait ; si on lo faisait ap pliquer sur un jardin, sur uno pelite forme ; si l'on ensvignait l\u2019arithmétique nou seulement commerciale.mais encore agricole, et la comptabilité agricole; si l\u2019instrution portait sur l\u2019agriculture plutôt que sur l\u2019histoire et ln géographie ; les enfants n'auraient- ils pas plus de goût pour l'agriculture ?Ne soraienl-ils pas enclips À continuer les études somméèncées à l'école ?Ne rechercheraient- ils pas davantage le journal et les trajtés d'a- gricullure ?À plus fovle raison l'élève des collèges et Écoles supérieurs veut-il vivredes son éducation, IL ne confiera pas à l'agriculture les espérances de son avenir.Avant li grise, la jeunesse instruite dé- serlait los champs, Elle se lançait daus le commerce ot les professions libérales.Deld le trop plein de ces différentes carrières.Il nous semble qu'à aucun degré notre éducation n\u2019est une préparation à là carrière agricole comme aux autres carrières ; elle ne fait pus aimer l'ugrioulture ; elle n\u2019y forme pr les dlpves, Qn a travaillé beauconp (etc'est très-lona ble) au développoment de notre système d\u2019ù- ducation.La province y vonsaote annuellement an-deld de $230,000 (pour écoles normales, communes, inspoclion, consoil de l'instruction publique, pensions aux vieux institialenrs), Mais si la grande partie de la jeunesse instruite n'a pas une position meilleure que cello qui n'a pas d'instruction ; si la masse de La population (les cyllivateurs) ne lrouve pas duns you éducation un moyen d'améliorer sa ans le système actuel, les juges, an nom- \u2018qu\u2019en partie atteint, | La couche de terre avable qui donne des produits est un capital.Celle couche pré- mitivement très-viche dans notre pays, a été épuisée par unu exploitation tout à fait défectueuse, C'est donc un capitalqui a été dissipé.La culture améliovante peut ramener ce capital-sol ; elle peut y ajouter le eapital (que représente ; elle peut tripler le rendement de nos Lorres, Nest-il pas d'une sage administration de viser à ce but ?N'est-ce pas là que doit Lendre l'éducation donnée au peuple de la campagne.L'agriculture bien faite conduit à l'aisance sinon aux fortunes rapides.C\u2019ostdu resle la carrière sociale la plus sûre.[ est donc bieu désirable que tout le système de l\u2019édu- calion metire la jeunesse eu élat de l\u2019appré- vier vb de la suivre.L'homme instruit est celui qui, Loule cho- sc égale d'hilleurs, ira le plus loin dans la voie des améliorations agricoles.Comme d\u2019un autre colé, l'exemple «sk d'autant plus efflca- ce qu'il est plus général, el qu\u2019il part de plus haut, il serait à souhaiter que.l'agriculture fit enseignée dans toutes nos maisons d'édu- cabiun, .La question agricole est donc entièrement liée à la question de Pédncation ; et son importance sociale est majeure au triple point de vue des mœurs, de la population et de la richesse nationale, À la fln de son travail, M.Barnard exprime avec émotion ses regrets que les sages conseils contenus dans plusieurs documents publics, et surtout dans le rapport de M, J.» Taché n'aient pas été complètement suivis.Nous partageons ces regrets, Nons adhérons à son souhait qu'un plus sand nombre de nos hommes instruils se ivrent à l'agricuîture et que quelques-uns de nos hommes d'état sortent un jour des rangs des cullivateurs.\u2019 \u2019 L'agriculture fera surtout des progrès plus rapides et plus généraux si une bonne organisation agricole est crée.Et celle-ci sera créée s'il se trouve dans notre Parlement un pa- Lriole de lalent et d'énegie, initié à la théorie ct à la pratique de l\u2019agriculture qui se dévoue pour l'obtenir.L'hopyme d'état qui élèverati ce drapeau au milieu de ng éputés, serait soutenu par tout les Afñis dé eur pays; il inaugurerait la plus belle ère de notre politique et mériterait les honneurs de l\u2019histoire.' 8.Tass£, plre.Discours de 'Hon, Langevin, (surre Er FIN.) L'honorable monsieux à prétendu aussi que, pendant plusieurs années, l'honorable premier ministre n'a pas droit de s'attendre à ce que les émigrants qui s'établiront au Nord-Ouest contribuent pour une large parl an revenu du pays.Et quelles raisons don- ne-t-il à l\u2019appui de cette prédiction ?Ils auront, dit-il, À construire une maison et une grange, acheter du bétail, des chevaux et des Instruments aratoires, pourvoir à leur entretien et à celui de leurs familles, ge noui- rir et s'habiller, et pour fournir à tous ces besoins, il'leür faudra de l\u2019argent comptant, L'honorable monsieur s'efforce, je ne sais pourquoi, d\u2019éloigner les émigrants de notre ays.S'adressant à eux : « Ne venez pas ans ce pays, leur dit-il; il vous faudra payer comptant tout ce donl vous aurez besoin.» Or, monsieur LOrateur, j'ignore ave quoi ils Jalen, guy Etats-Unis; lés mêmes articles, dtements, nourrityre, instruments avatoires, bétail, chevaux, si ce n'est avec de l'argent comptant.Assurément, aux Etats- Unis, on ne leur donne pas pour rien, bétail, chevaux, instruments aratoires, nourriture et vêtements.N'ont-ils pas à payer tous ces objets aux litats-Unis comme en Canada ?C'est donc là un triste argument, lot à fait indigne de l'honarable député de Durham- Ouest.de suis surpris qu\u2019il y atlache tant d'importance.Mais il donne à l'émigrant une autre raison de ne pas venir ici, « Vous aurez, dlt-il, à faire la contrebande, et vous la ferez sur une graude échelle.» Telle est l\u2019acguysation qu'il rqrte cantre les émigrants auglais, contre es Irlandais, les Ecossais, les Anglais eb les Canadiens-français.Voici ses propres paroles : « Autaut que possible, l\u2019émigrant fera la contrebaude el il la fera sur une grande échelle.» Voilà comment l\u2019honorable monsieur explique que les émigrants ye çonwi- bucront pas ay revenu, Pour ma part, je trois que lo ministre des douanes n\u2019a pas he- soin de surveiller la contrebande dans cette direction.L'honorable monsieur nous parle ensuite de la valeur de la propriété foncière.11 prétend qu\u2019elle a baissé partout.Cela n\u2019a pag ompèché lo député de Vancouver de lui ré- paniqre que c'est toul le contraire àla Coombie britannique.Mais ce n'est pas la po litique fiscale du gouvernement actuel qui a fuit baisser la propriété foncière, Si la va leur de la propriélé foncière a graduolle- ment et énormément baissé pendant que los honorables messieurs do la gauche étaient au pouvoir, il est do.fait natoire que, depuis l'inauguration de la politique nadonalo, il y a eu amélioration ; ln valeur de la propriété foncière à augmenté d'un bout à l\u2019autre du pays.Parlant des banques et des actions de banques, l'honorable monsieur a dit quo plusieurs banques avaient disparu.Qu'il com- pure aujourd\u2019hui les cotes de la bourse avec es listes do deux ans passés, et il constatera, pour celle année et l'année dernière, une immense difference dans la valeur des ae- tions.Mais ila résolu do ne rien voir de hon daus notre pays ; il ne veut voir signa- ter que des ruines et des désastres.C'est .©, oT ç condition, il nous semble que son but n\u2019est l\u2019ancien système.A l\u2019époque où l'honorable monsieur était encore bien jeune, ses amis politiques parlaient aussi (le désastres ot de l'uines ; la manœuvre continue else perpé- aera de généralion en génération.Je suis même porsualé que ce mot d'ordre sera répè- té, à intervalles convenus, par tes descendants politiques de ces honorables messieurs, dans dix, quinze, vingt ot trente ans.Tant qu'ils ne siôgent pas sur les banquetles ministérielles, tant qu'ils ne sont pas au pouvoir, rion ne marche bien, l'avenir apparail sombre, nous ne pouvons espérer d'émigration.M.BLAKE : Vous répélez ce que vous disiez pendant les dernières élections, M.LANGEVIN : L'honorable monsieur dit que jo répète des paroles par moi pronon- | cées psudant les dernières élections.Mais, alors, nous avions de bonnes raisotis pour mvler ainsi.Les honorables messieurs de a gauche avaiont abaissé le pays au dernier degré ; leur politique fiscale nous avait amenés à la veille de la banqueroute nationale ; la population abandonnail le pays de toutes parts ; le revenu diminugit ; les doflcils s\u2019ae- cuymulaieut ; nons nous trouvions obligés de signaler au peuplu ce triste état do choses.Nos efforts ont itunené un changement, Appelés à la conduite des alfaires, nous avons Mauguré une sage politique pour améliorer l\u2019état du pays, et l'honorable monsieur doit s'apercevoir que nous avons assez bien réussi.Lo pays nous a conipris et nous a yappe- lés au pouvoit pour travailler à la prospérité du pays ; Jusqu'à présent, nous avons obtenu d'assez hous résultats, et nous comptons encore sur de meilleurs, l'année prochuine, En lerminaut, je me bornerai à dire que ce parlement à aujourd'hui, selon moi, la première occasion de régler celte grande (Juestion d'une manière définitive.C'est la remidre fois rue nous nous tronvons en nce de cet important problème : « Muintiendrons-nous la Confédération que nous travaillons depuis tant d'années à consolider, qu abandonnerons-nous ce grand travail ?» Aux Lonoralles messieurs de décider.J'en appelle à l'honorable député de Lambton qui doit être favorable à la Confédéralion, ainsi ue son honorable ami l'honorable George rown, dont la santé\u2014je l'ai appris avec re- gret\u2014est dans un état forL précaire.Rejetons cet amendement, No détruisons pas l\u2019œuvre de la Confédération ; c'est une bonne el grandd œuvre qui assiéra d\u2019une manière permanente les institutions anglaises sur ce continent ; une œuvre qui assure à jamais la liberté à nos onfants et qui fondera un grand empire sur le continent d'Amérique ; ct nous alteindrons cus résultats en nous occupant dn pays el pas seulement de nous-mêmes ; VARIETES, LE BALLON DE LILLE.CATASTROPHE.| Parti de Lille le G mai, à 6 h.13, lo ballon la « Ville de Roubaix, » dirigé par M.Emile Maquelin, et ayant à hord M.Paul Desmavetz, ingénieur-éleetvicien, s'est élevé de ln place de la République, avec une force ac- censivimelle de 40 kilogrannnes.Celle forte élail nécessaire pour surmonter les rafales de vent qui auraient pu les joter sur les maisons qui bordaient la place du rôté du départ 46 gaz du ballon, dilaté par l\u2019action solai- ve, les fi monter à la hauteur de 1,900 mètres, qu\u2019ils ont atleinte en uno demi-heure.La rapidité de la chute du ballon, dont le gaz était refroidi et contracté par le froid in- lense des nuages, fut excessivement grande.Los deux aéronautes durent jeter coup sur coup deux sacs do lest de 20 kilogrammes chaëun, pour éviter un choc qui aurait pu pure terrible, Malgré cela, il fut encore vio- ent Alors, par un vent furieux, le traïnage commença, Lu plaine de Lens s\u2019étendait de- vanteux, Peut-être auraient-ils pu s'arrôter si l'ancre ne s'était pas brisée dans cette conr- se [uribonde.Au milieu de celle plaine se trouvait un arbre, qui, dit-on, a abrité le grand Condé lors de la bataille de Lens.Le allon, entrainé par l'élément déchaîné, en alla frapper le tronc avec une extrème violence.M.Desmaretz fut, par ce choc terrible, précipité hors de la nacelle Mais, leureu- sement, il sc tenait forlement aux gabillots du cercle, sans cola il eût été lancé sur lo sol.La nacelle, projelée en arrière, lo laissa suspendu dans le vide, et le ballon reprenant son essor sous l'action du vent, le replaça conime il était auparavant, c'est à-dire à côté defM, Maquelin, projeté lui-même contre les parois de la nacelle, el-qui avait cru sou compagnon précipité sur le sol.Liancre, qui tralnait, volligeant comme une plume, s'accorcha dans les branches de l'arbre, ot se brisa comme du verre.Alors plus de moyen d'arrêt.Tout était perdu pour ces malheureux pionniers de l'air.Le tralnage, un effréné, conlinua avec plus d\u2019in- Lensité : les bonds el les chocs se succédaient avec rapidité, quand ils aperçurent une voie ferrée.Le train heureusement venait.de passer.Les fils télégraphiques étaient à craindre, ils auraienL pu couper les cordes de | suspention.\u2018Tout le Iest élait jeté, et personne dans la campagne pour leur porter secours, cb saisit un guide rope pour les arré ter.Un eoup de vent les raprit el les porta au- en nous occupant du pays et soylement de\u2019 nos propres intéréts comme roprésontants.Les honorybles messieurs de la gauche ne doivent pas oublier qu\u2019à l'époque où ce pro jet de Confédéralion fut mis en avant, les provinces, aujourd'hui coufédérées, n'étaient que de petites dépendances de l'Angleterre ; elles étaient isolées les unes des autres ; les hommes marquants d'une province ne connaissaient pas ceux des autres ; elles n'avaient point de rapport entre elles ; les institutions de chacune étaient inconnue aux autres ; elles étaient aussi étrangères les unes aux autres quo l'Irlande l'est à la Chine.Mais, aujourd'hui, nous formons \u2018une Confédération puissante dont le territoire est immense.Notre population n'est pas enco- se très nombreuse, un peu plus de 4,000,000.Mais, lorsque les Etats-Unis so séparèrent de l'Angleterre, leur population n\u2019était aussi ne de 4,000,000 ; aujourd'hui, elle est de 0,000,000, voire mame 45,000,000.En outre, monsieur l\u2019Orateur, lear pays ne vant pas mieux que lo nôtre ; à l'époque dont Joparle, leur perspective, les avantages dont ils pouvaient jouir ne valaient pas mieux que es nôtres.Ils ont eu des guerres sanglantes ; nous n\u2019en avons pas eu.La guerre de l'indépendance fut sanglante aussi et suivie d'uno autre guesre nan moins terrible, Enfin, ils ant eu une guerre fratvicide dvs plus sanglanles, Pavoilles calamités nous ont 6lô épargnées ; l'Angleterre a reconnu nos droits ; elle a compris que la meilleure politique à suivre élait de rendre ce pays lilwe, et, aujourd'hui, nous sommes (ellement libres qu'un seul soldat anglais ne stationne plus parmis nous, sauf un petit détachement Bisse à Halifax pour aider à la garde des côtes.Nous sommes libres d'exercer nos droits, el nous sommies tous loyaux à l\u2019empi- ve et à la Reine, parce que nous nous savons protégés en cas de guerre, protégés sur mer, protégés non-seulement sur notre territoire, maig à l'étranger ; car Lont Canadien qui voyage à l'étranger est protégé parle drapeau anglais.Encore une fois, monsieur l\u2019Orateur, ne détrnisons pas l'œuvre de la Confédération ; ne déchirons pas la charte de nos libertés ; soyons fidèles à nous-mêmes et contimions l'œuvre de progres commencée avec la Confédération j'sachons nous contouter, soyons fhleureux de notre destinée.Adopter cut amendement, c\u2019est, suivant les exprossions de l\u2019honorable de Durham-Ouest, dire à ln Colombie britannique : « Allez ! vous wots | pas raisounable !» Qr, C'est roux qui ne serions pus vaisomnables en nous séparant de la Colombie britaunique.Elle a montré de In patienco et de ln raison.Elle attendra des (emps meilleurs, alors que nous pourrons pousser plus activement les Lravaux du chemin de fer, Nons construirons ce che- muinÿ de fer d'année en année, et bienldt nous aurons ie voie ferrée reliant l'Atlantique au Pacifique.lt alors, j'en ai l\u2019espoir, nous pourrons voir, dans un char de première classe, les honorables députés de Lamblon et de Durham-Ouesl en route pour allur visiter leurs amis de la Golomiio britannique, A celte époque, ils soront les premiers à res rvetier d'avair lenlé de briser l'avenir du Canada en dépréciant leur propre pays et vantant les Etats-Unis d'Amériqueie dessus de la ligue télégraphique.Reslait l'ancre mais elle vint butler violemment sur le talus, fit un bond prodigieux d\u2019une vingt- laine do mètres, eb passa au-dessus des fils, qui, saus cela, eussent été Lranchées comme le plus faible il par le meilleur des ciseaux.à course désordonnée continuait toujours ct avec plus de violence- C'était terrible.Un bois s'approchail.C'étaitla mortoule sa- lu.Ce fut heureusement pour oux le salut mais après bien des luttes el des angrois- sus.Le ballon vint se butter sur la cime de hauts arbres et fut rejeté de l'un à l\u2019autre au milieu de tourbillions et de refales de vents qui faisaient craquer les plus fortes bran- cehes- Tout & coup un choc épouvantable se produisit ; le troucon de l'ancre venait de s'ac- orocher daus le haut d\u2019un chène séculaire.Alors, poussé par lo vent, l'aérostal se couchait sur les arbres voisins, quand un craquement formidable se fit entendre : c'était le ballon qui s'ouvrail en deux.M.Maque- {lin n\u2019eut que le temps de crier à son compagnon de bien se tenir ; les deux aéronautés étaient précipités dans le vide d'une hauteur d'une trentaine de mêtres.Par un honheur inespéré.la nacelle fut retenue dans sa chute & dix mètres environ du sol par la corde d'ancre accrochée à un arbre voisin.Les deux voyageurs eurent ainsi la chance de ne pas aller se briser sur le sal ; c\u2019eût été périr au port\u2026 La distance du trainage était d'une lieue et demie et avait été parcourue en moins de cinq minutes., Suspendus au milieu des branches, ils purent appeler au secours ; aprés un quart d'heure environ ils virent auriver des paysans effrayés, qui craignaient de trouver pluldt deux cadavres que deux personnes presque saines et sauves.Ils étaient tombés daus le clos du château de Farbus appartenant à M.Quarré de Boiry que l'onne sau- sait Lrop reméreier pour l\u2019amabilité et le de.trntéressement qu\u2019il mit à secourir les deux naufragés.era rsa.Le promier moin de persécution, Paris, 8 mai 1880.Le gouvernement s\u2019est donné trois mois pour ouvrir, par des actes extérieurs et Langi les la persécution qui s'était manifestée jusqu'ici par des menaces, des precédés inconveuauts, révélant des résolutions à la fois haineuses et inquiètes, tolles que les conçoit une mauvaise conscience troublée par la peur.Dans trois mois il faudra passer de la résolution à l'action.Le premier de ces Lrois mois expire aujourd'hui.Recucillons-nous à chacun de ces trois élapes, pour juger sainement les modifica tions quo lo temps apporte aux appréhensions el aux espérances qu'ont fait naitre les décrois du 29 mars., + Ge premier mois a affirmé l'admirable unité de l'Eglise catholique.Elle est debout, tout entière, depuis le souvorain Pontife jusqu'au dernier fidèle, attendant avec sang-froid les entreprises des persécutours, ; La diplomatie républicaine a tenté une Roca pin, | \u2014 \u2014\u2014 mm maine négociation dont notre ambassadenr n'a pas u achever de bégayer la formule.Léon XIII \"a regardé de son calme regard.L'envoyé de la République, , honteux de rôle qu\u2019on lui fait jouer, à rougi ets'ost Lu.; Les évèques de France se sont lous lévés.Pas un n\u2019a répondu aux espérances offen sanles du gouvernement, Derrière les Évèues, le clergé des paroisses a protesté de sa raternelle sympathie, de son affectucurs estime pour les religicux des commumnantés, Parmi ces communautés, les offres du gou- vernemént n\u2019ont pu faire naître aucune dissidence.Elles veulent toutes subir le même sort, être frappées du mème coup; elles repousseut avec dédain' les faveurs hypocrites et éphémères qui seraient le prix d\u2019une défection.; Les catholiques entourent leurs évèques, leurs prêtres et lours autels résolus à les de- fendre el considérant comme wil houncur de de subir avec eux les violences qui sappré- tent, Armée innombrable qui ne rend pas coup, mais qui regarde en face lus scclaires et less régnants exaspérés par une honte instinetive- furieux de l\u2019accueil fait à des entreprises qu'ils ne peuvent pas abandonner.+ en Le grand Condé dormait la veille de la ba taille.M.Jules Ferry ne peut dormir, et il se promène.Il passe la revue de sus soldats, il inspectes les loges maçonniques, el il recoil les acclamations des bandes dont il compose son armée, On vient de voir ces bandes prè- luder à l'œuvre pour laquelle elles excellent el, maltrailent dans les rues de Lille quel- qques citoyens inoffensifs, hurlant des chants sanguinaires ou obscènes ob vassant les vilres des écoles calholiques.Jamais les deux Frances, qui sont le cauchemar du ministre de l'instruction publique, n'ont apparu en traits plus saisissanls.La France de M.Jules Ferry était groupé autour de lui, parlant un langage qui n\u2019appartient À aucun idiome, [tant fos destructions annoncées eb acclamant d'avance les actes d'oppression arbitraire lardant trop à s'exécuter, .Notre France à nous entendait, à la même heure, un jeune et éloquent orateur, défendant la liberté de sa foi et l'honneur de sa patrie, exprimant noblement les sentiment de Lous sus auditeurs, encouragé et soutenu par une grande cause qui peut seule inspirer.En 1870, nous avions vu deux Frances: celle des préfectures et velle des champs de batailles.En 1880 nous retrouvons ces deux Frances, que personniflaient à Lille M.Ferry de M.Jacquier : la France des décrets du 79 mars en face de la France chrétienne défendant son droil.\u2014pa\u2014memens LES TROIS - RIVIERES.JEUDI 10 JUIN 1880.\u2014\u2014 ve \u2014 \u2014 Depuis plusieurs années on a souvent mis en, question lo valeur morale du parti conservateur et du parti libéral et l'on a fait bien des efforts pour démontrer que l'un était aussi chrétien que l'autre et méritait une confiance égale.À l\u2019époque de la création de l'Avenir et de la formation du parti ronge c'était tout le contraire qui avait lien.Des deux partis qui se trouvaient en face, l'un nf fectait du mépris pour tout ce qui se rattuchait aux idées chrétiennes et aux pratiques religieuses, tandis que l\u2019autre s\u2019appuyait sur ées mêmes idées et ces mêmes pratiques.La lutte ne fut pas égale, car notre peuple naturellement religieux avait autant d'horreur pour l\u2019impiété et que pour les impies, et les rouges durent cacher leur drapeau.C'est alors que naquit le libéralisme qui fait maintenant école.Sous des dehors trompeurs ct séduisants, il se répandit silencieusement dans toutes les classes de la société et y prit les mille formes que l'on connait.Sans nier en apparence à l\u2019Eglise l'autorité et le respect qui lui est du, il s\u2019efforça de montrer qu'il existe dans l'état un corps plus grand et mériant plus de respect et de soumission que l'église.lt pour que cette doctrine fit plus facilement son chemin il ressuscita toutes les discussions passées que l\u2019hérésie ou lu tendance à l'hérésie avait soulevées sur ln nature des deux pouvoirs afin de diviser si c'était possible le clergé sur ces questions et de ruiner son autorité.Les partis jusqu'alors si tranchés perdirent peu à peu leurs anciennes lignes de démarcation et l'on vit alors les Tihé- TAUX se divrer à tous les excès contre l'Eglise, tout en prétendant être de plus excellents catholiques que leurs adversaires.Toutes ces nouveautés ne pouvaient être condamnées à la fois et c'est ce quit fit que le libéralisme put pendant un temps prétendre qu'il avait droit de cité duns l\u2019Eglise catholique.Mais cet étut de chose ne pouvait durer et le temps arriva bientôt on l'ivraie dut être séparé du bon grain.Déjà plusieurs condamnations avaient atteint le libéralisme, mais il n'en est pas de plus frappante que celle que viennent de porter nos seigneurs les Evêques duns leur récent mendement.En effet de quel parti est ln doctrine de l'influence indue et de l'appel comme d'abus contre la liberté de la chaire et du confessionnal ?N'est-ce pas le parti libéral, exelusivement qui a inscrit sur son drapeau: pas d'influence indue, pas de cléricalisme ¢ \u2018 N'est-il pus évident que ce parti est mauvais puisque ses membres ne pou- vent travailler à réaliser son programme avoué sans être déclarés hors de l'Eglise ?Ni jusqu'à ce jour il a été difficile pour LE JOURNAL DES TROIS-RIVIERES, 10 JUIN 1850.Nous l\u2019espérons, le peuple canadien divisé jusqu\u2019à ses dernier temps ne tar- dern pas à rentrer dans un état plus calme car l'enseignement de nos seigneurs les Evèques vient de lui montrer du doigt ses plns mortels ennemis, coux qui le divisent et le mène à sarruine.tte oll Le Crédit Foncier français.Comme nous l'avons déjà annoncé, toutes les négociations relatif à cette nou- dant le séjour de MM.Wurtele et Carrier à Paris, Il ne reste plus que l'octroi de la Charte par le gouvernement, ve qui se fora pendant la session actuelle, puis cette institution pourra commencer immédiatement ses opérations.Voici les noms des MM.qui demandent cette charte : Le comte Raphaël Maximillien Cahu Dauvenr, chevalier de la légion d\u2019honneur, banquier, de Paris, Edonard-Jeun Jobert,- officier de la légion d'honneur et vice-président du conseil d'administration des banques, de-Paris, Charles L.Sautter, chevalier de la légion d'honneur et directeur de la banque de Paris, Etiennu Moranges, de Paris, l'honorable J.À.Chapleau, l'honorable FE.T.Paquet, Jor nathan S.C.Wurtele, C.R, M.P.P, et N.Carrier, de Lévis.Comme on le voit si l'honorabilité et le crédit des promoteurs d'une entreprise sont ne des con- favorablement de celle dont nous venons de parler.Comme son nom l'indique cette institution de crédit foncier qury à sa disposition des capitaux français qu\u2019elle placera ence pays eur garanties immobilière.On dit que ces capitaux s\u2019éleveront a 15 ou 20 millions.Lin tous cas se sera une affaire splendide pour la Province de Québec of cenx qui l'auront conduite à bonne fin mérite- vont les plus grands éloges.On ue saurait calculer d'avance tous les avantages qui résulteront de l\u2019importation de ces capitaux français ; majs il y \u201cy | en a trois d'une importance majeure et qui seront la conséquence immédiate de ce surcroît de numéraire dans le pays.Ce sera d'abord la diminution de l\u2019usure qui ruine le Commerce et l'agriculture.La mi0ilité d'emprunter à Gou 7 pour ho\u201d -
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.