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Titre :
Le Journal des Trois-Rivières
Journal trifluvien d'allégeance conservatrice publié de 1865 à 1893. [...]

Le Journal des Trois-Rivières est lancé le 19 mai 1865 par Honoré-R. Dufresne, notaire et marchand-libraire de Trois-Rivières. En 1866, il s'associe à Arthur Dufresne et à Ephrem-R. Dufresne, qui est étudiant en droit. Après la mort d'Arthur, un autre parent, Nestor-R. Dufresne, se joint à l'équipe en 1870. The Trifluvian Trader, journal commercial, est publié par les Dufresne dès 1870 pour la communauté anglophone.

P.-N. Martel, avocat, achète peu après les deux journaux avec Magloire McLeod. Devenu seul propriétaire, il les revend en 1872 à Gédéon Desilets, un proche de Monseigneur Laflèche, qui s'adjoint deux membres de sa famille avec qui il travaille jusqu'en 1880. Cette année-là, il demeure seul à l'administration et à la rédaction du journal. Il quitte Le Journal des Trois-Rivières en 1891 pour occuper un poste de fonctionnaire, mettant ainsi fin à une carrière de journaliste longue de 19 ans.

L'équipe de collaborateurs du Journal des Trois-Rivières accueille plusieurs plumes fidèles à l'Église, dont H.-G. Mailhot et quelques ecclésiastiques. Le journal accorde son appui aux conservateurs et à la Politique nationale de 1879, et combat le mouvement national québécois de Mercier dans les années 1880.

Dès 1866, Le Journal des Trois-Rivières avait pour devise « In necessariis, unitas; in dubiis, libertas; in omnibus charitas », que l'on peut traduire par « dans le nécessaire l'unité, dans le doute la liberté, en toutes choses la charité ».

VALLÉE, Henri, Les journaux trifluviens de 1817 à 1933, Trois-Rivières, Les éditions du « Bien public », 1933, p. 28-35.

Éditeur :
  • Trois-Rivières,1865-1891 ; 1892-1893
Contenu spécifique :
lundi 2 janvier 1882
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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Références

Le Journal des Trois-Rivières, 1882-01-02, Collections de BAnQ.

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[" ï * DIXSEPTIEME ANNER.wi ER \u2019 rf REDIGE.PAR UN } Comité : de: Collaborateurs.| ; RATNATDOET SELINA Vv.En: posant le pied sur la terre de Palestine, -la dame inconnue dut être saisie d\u2019un amer souvenir.Car ses genoux fléchirent, et elle tomba presque mourante sur ce sol qu'elle avait sans doute beaucoup aimé.Ge fut dans cet état d'épuisement qu\u2019elle At le trajet de Jaffa à Jérusalem, portée dans un palanquin tendu de draperies noires, semées de larmes d'argent.Arrivée aux anciens remparts élevés par Godefroy, elle se redressa, plus forte et plus fière, en souvenir du magnanime hé ros.Mais lorsqu'elle éut jeté un coup d'œil sur les créneaux, et les machicoulis des donjons en ruines, qu\u2019elle apercevait au loin en tre les sinuggités des monts, son courage fail lit, elle inclina la tête sur son sein, et cacha ses pleurs.: La femme, timide colombe au milieu des joies de ce qu\u2019èlle'dime, est-forte danse dan- Bar par la foi, la prière, et l\u2018imdür.La pèlerine essuya ses pleurs, lorsqu'elle aperçut les péristyles de la royale demeure transformée en sérail, et s'avança avec calme et noblesse, \u2018 Dès qu'on eut appris l'arrivée d'une princesse européenne, les nombreuses portes du palais s'onvrirent devant elle, avec cet appareil lent et majestueux qui honore la grandeur.Elle passa, indignée, sous les porches et les arcs de cette architecture arabe qu'elle haïssait.Bur les [rises des galeries se li: saient, en reliefs délicals, des sentences dw Coran qui se mélangeaient monstrueusement avec les versets à demi-effacés de la Bible, versets dont le restanis se voyait encore.sur.les larges plédestaux des colonnes.L'étran- gbre apergut cet amalgame sacrilége.+ \u2014Et la chrétienté le souffre ! \u2018se dit-elle avec une amertume concentrée.L'inconnue fut conduite au divan.À l'aspect do Saladin, elle rougit légèrement, mais ne tomba point la face contre terre.Elle le salna d'un air de réserve et de dignité.Saladin répondit à ce noble salut avec une courtoisie tout à fait européenne.\u2014Madame, lui ditil, que votre arrivée dans uos murs soit bénie ! Qu'Aljah et sa saitite vérité vous gardent ! Dieu est) grand et Mahomet est son prophète ! u \u2014Seigneur, répondit-elle dans le dialecte arabe le plus harmouieux et le plus.pur, je ne révère point votre prophète, bien que je parle sa langue qui vous est chère, mais je, vous honore comme grand monarque, et in-\u2018 vincible guerrier, qnoique vous soyez mon ennemi.( \u2014Madame, repril Jé Sayrasin déconcerté de ce ton d'assurance, je vois que vous appar tenez à quelque famille des anciens maîtres de ce pays.Solyme est tombée entre mes mains : c'était.écrit ; la victoire est une perle suspendue au fil des décrets célestes.Mais j'en jure par la barbe du prophète, je ferai tout ce qui vous est agréable Parlez : il ne sera pas dit que Saladin ait refusé quelque chose à une princesse européenne, qui s'est noblement flée à son hospitalité.Qui êtes vous Ÿ dit-il en adoucissant par l\u2019intonation dè sa voix ce qu'il\u2018y évait d\u2019absolu dans cette demande.nt \"L'étrangère répoudit froidériient : =Mechtilde, princesse de \u2018Ghistélles, demoiselle du sang royal des moñarques chrétiens dp Solyme.= Saladin fut frappé.au cœur, ot ne voulut point le paraître.Mechtilde, sans chercher dans les regards du monarque l'impression que ce nom devait lui-causer, déroula devant lui de longs parchemins.Sa généalogie, ses dignités et ses titres y étaient dûment enregistrés, et, au bas, se trouvaient apposés les sceaux royaux de Baudouin de Flandre, de Jéan d'Angleterre, de Dandolo de Venise, et du pape Innocent IIL.Saladin jeta un coup d'œil sur ces piéces honorables, \u2014Madanie, dit-il avec respect, j'honore vo tre néissance, et je plains vos malheurs, Daï gnes n'apprendre en quoi je puis vous être utile, et, par Allah ! vous serez satisfaite.\u2014Beigneur, je demande de Votre Hautesse la liberlé d'aller adorer À son saint.sépulcre fe Dieu de mes pères ; de pleurer sur la tom- Bs abandonnée de mon époux, sur les ruines ds paldis de.mes ancôtres ; et d\u2019être libre dans'les murs de Jérusalem pendant trois lunes entières.Quatorze ans de deuil ne m'ont pas suffi pour déplorer vos victoires, et gémir sur nos défaites Chaque parole de cette apostrophe était faite pour offenser l'irascible Sarrasin.Mechtilde le savait, ot ne les modérait point.Aurait olle, pour un simple mortel, transigé avec le deuil et les regrets de son cœur ?non.Elle FeuillotondrFOUKNAL.\" .461s RTVIBRRS, LUNDI © JANVIER 1869 Laperçevait, d'ailleurs, qu'elle gagnait de, l'as cendant en re tremblant pas.Les nuances les\u2018\u2019plns imperceptibles des.sensations de l'homme n'échappent pag l'esprit.pénétænnt [Ye ferme que préoccupe un profond sen timent.Saladin se sentail monter la rougeur au front, et la colère enflammait le sang de ses veines.Mais, devant tant de dignité, il com prenait que l'emportement l\u2019eût grandement abaissé ; el que cette femme ne serait jamais plus grande, et plus libre que lorsqu'il la punirait injustement.\u2014Madame, dit-il enfin, vous êtes la seule femme, et il n\u2019y a pas un homme, fâtil né sur le trône, qui ort me parler ainsi, Je vous pardonne, et veux vous montrer que Saladin ne mérite pas votre mépris.\u2014Seigneur, si j'eusse parlé à un esclave couronné, j'aurais peut-être flatté sa puérile vanité.Mais j'ai parlé à un roi conquérant qui, ayant connu les nobles joies du triom: phe, peut mesiver les douleurs d\u2019une jerte à jamais irréparable.Ces paroles s\u2019insinuèrent doucement dans l'âme du sultan.Elles avaient un charme inexprimable dans la bouche de cette femme qui savait dire des vérités dures, sang.même qu'utie InflexiONs timorée dans le son de sa vqjx-Lrahit la mgindre émotion intérieure.\u201d Adintinuer \u201cy La modération et le libéralisme.Noüs empruntons à l\u2019Univers le discours suivant prononcé par M.Gendre quelques jours avant les élections qui ont eu lieu le 4 décembre dans le canton de Fribourg, Suisse.Cest une fameuse pièce qui contient une foule de vérités d\u2019une vive actualité.Voici : \u201c Le 4 décembre, le canton de Fribourg va être appelé À renouveler intégralement son Grand Conseil.Depuis 1857, jamais élec \u2018tions ne ge seront faites dans des circonstan- Ces aussi graves, aussi décisives, - \u201c Nous n'avons plus seulement affaire à des adversaires francs et sincères, qui ont déclaré la guerre à Loutes nos institutions catholiques ; aujourd\u2019hui nous avons affaire à des adversaires qui;-pour être plus modé- vés dans leurs allures extérieures, n'en sont que plus-dan ereux: '- : _ * Ils posent en hommes modérés; ils nous: crient sur tous les tons qu'il ne faut pas exagérer les principes, qu\u2019il faut éviter les partis extrêmes et s'allachez par tous les moyens à faire prévaloir.une palitique de modération, et en .méme temps ils proclament qu'entre eux et nous c'est: 1a guerre à outrance, la guerre d:morl.lls, parlent de \u2018modération, mais nous savons assez comment ils la pra tignent.Les hommes de bonne foi que le Bien public avait séduits par ses trompeuses fovmples, comproment ej voient combien peu il se moritre fdèlé À son programme et que, loin d\u2019être la moJération, il est la \u2018guerre, tantôt sous une forme brutale, tantôt sous un masque odieusement hypocrite.Ah | dé- flez-vous des hommes quidisent: Je suis modéré.Il en est de.la modération comme du courage.Plus un homme est conrageux, plus il se fait sur son courage ; de même plus up esprit est vraiment modéré, moins il parle de sa modération., \u201cEt que signifie \u2018cette : recoltitnandation d'éviter les partis extrêmes ?Comme si cha cup ne savait pas qu'à l'heure présente il n'y a que deux partis : le parti-du bien et le parti du mal, le parti catholique et le parti de 1h Révôlution.TI fant nécessairement 0 ter entre l'Eglise et la, franc-maçonnerie.Ÿ n\u2019y-a point de milieu.Tln'y à plus place pour tin tiers-parti.\u201c Nos pères ne coanaissaient que deux voies : celle du bien et du vrai, celle du mal el du faux.Nous avons changé tout cela.Notre époque, féconde en expédients, a trouvé une voie moyenne qui nous permet de flotter entre le oui et le non, entre le pour et le contre, entre l'erreur et Ja vérité, ehtre la justice et l\u2019iniquité.\u2018 \u201c Le libéralisme catholique est ce qui 6x- prime le mieux cette théorie des faux-fuyants, des demi-principes et des demi-croyan- ces.: Aussi, cette.théorie panachée est-elle très en faveur chez les hommes du Bien public ; ils aiment les entre-deux, ils cultivent les sülhtions\u2019mitoyennes.iN \u201c 11\" affactent de poser en bons catholiques.Ils disent hautement qu\u2019ils sont pour la religion, mais c'est à de telles condillons ue le radicalisme n\u2019en soit pas trop effrayé.ernièrement, le canton de Fribourg a té convié à un déle solennel de foi et de piété eiyvers le Bighheureux Canisius, 3 un acte ui pouvait dire une source de grandes gros pour tout lé pays.Qui est-ce qui s\u2019est ait remarquer par son attitude effacée jusqu'à la défaillance ?C\u2019est ce groupe d\u2019oppo sition qui'a ponr organes dans la presse le Bien public, l'Union el le Journal de Fribourg, Ce parti qui, catholique dans la vie privée, ne sait pas ou ne veul pas I'dtre dans la vie publique.\u201c Les hommes de l'école du Bien public veulent bien adorer Jésus-Christ dans le secret de leurs demeures, mais comme citoy- ons ils affectent d'ignorer l'Eglise ; ils re.ardent Dieu comme un étranger avec lequel a politique ne doit rien avoir de commun.C'est ainsi que, le dimanche, on les voit se rondre dévotement à la messe et voter après, la conscience Lranquille et le cœur léger, pour le candidat de la loge dont le but avoué est l'écrasement du catholicisme.Comme s'il y avait deux morales et deux évangiles | oneal a, cu Co a une et indivisible ! comme sielle pouvait être à denx compartiments, catholique en relie D, libarale an poisique?I pouvait y avoir jadis une certaine bonue foi dans celle attitude ; mais après les avertissements 80 lennels et réitérés des chefs de l'Eglise, elle n'est plus explicable que par les préjugés ou la mauvaise foi.! 11 \u201c Le radicalisme serait à jamais impuissant dans le canton de Fribourg s'il n'y avail que des radicaux dans son camp ; par leurs tendances anti religieuses et anti-sociales, ils inspirent ; une telle répulsion, qu'ils ne sé duisent guère que ceux qui leur ressemblent ; mas le radicalisme a-eu l'habileté de se chercher des auxiliaires et des complices jusque dans les rangs catholfues et conservateurs ; el c'est la condnilg, c'est la parole de ces nouveaux alliés qui trompe la jeunesse, et qui finirait par tromper les masses si l'on n'y prenait garde.\u201c Le dalicalisme à parfaitement compris qu'il avait besoin d'une avaht-garde qui lui rayt la voie et lui permis de luster \u2018avec quelque chance du succès ; une lelle habile- lé ne nous étonne nullement ; mais ce que nous comprenons moins, c'est d'aberration des gens honorables et bonorés qui se laissent prendre au piége.D'où vient cette aberration que l'on peut taxer.{'aveuglement ?I} n\u2019y a qu\u2019une seule réponse plausible à donner : C'est le libéralisme catholique qui trouble la tête de ces Gens Honors et qui fausse leur jugement sur les\u2018slotions les plus élémentaires.C'est qu'ils We veulent pas reconnaître dans le progratame du Bien pu- rbzic les funestes doctrines chtholico-libérales que les papes Grégoire XVI, Pie IX et Léon III ont tant de fois signalées à l'animadversion des catholiquos.; \u201c Est-il besoin de vous rappeler en quels termes Pie IX stigmatisait .ces doctrines ?« Ce que je crains le plus, digtit-il, ce ne sont pas ces forcenés de la Commune qui mena cent de tout égorger et da Lout brûler ; non, ce qui m'inspire les plus sériquses appréhen- siens, c'est le mélange des principes, c\u2019est le mélange des principes, c'est:le libéralisme catholique.Rien ne détourne plus d\u2019un peuple Ja bénédiction divine.s \u201c Ce qui revient à dire que les sacripants de la Commune sont moins-à craindre, sont moins dangereux que ces braves gens du juste-milieu catholique.On su défile des premiers, tandis qu\u2019on accepte sans déflance les principes du ceux que l'on sait être honnêtes et religieux, o * Se flgure-t on ce que dé iendrait la cause conservatrice et catholiqge imbue de ces doctrines ?i \u201c Nous verrions.les hoqunæ de celte école employer toutes les influences dn pouvoir, toutes les audaces de l'arbitraire à contrarier le sentiment réel et les traditions réligieuses du pays.Nous verrions les influences religieuses, les idées d'énergie et de résistance qui ont fait jusqu'ici la force et la puissance u parti couservatenr, s\u2019affaiblir peu à peu, puis disparaître au milieu de sabls mouvant de la dissolution.Nous verrions le pays jeté dans nn système de tracasseries misérables et de persécutions sourdes, où les âmes 8'6 nervent et se corrompent plus que dans un état de persécution déclarée.\u201c Je ne dis plus qu'un mot : \u201c Nos modérés parlent beaucoup d\u2019union et de paix.Nous aussi nous voulons la paix ; est-ce notre faute si l\u2019apaisement ne se fait pas Ÿ nous ne sommes pas les auteurs de la situation.Nous sommes forcés À rejeter la responsabilité des tristesse de la situation actuelle sur ceux qui se sont séparés du parti conservateur, sur \u2018ceux qui, dépuis quatorze mois, n\u2019ont cessé de harceler le gouvernement et-d\u2019attiser la haine contre le N° 13, une des citadelles du parti conservateur (i \u201c Parfois, les responsabilités sont difficiles à préciser ; ici elles sont éclatantes comme la lumière du jour.Les hommes du Bieu public pouvaient faire tout le bien ; ils ont fait tout le mal \u201c Le radicälisme qu\u2019ils avaient le devoir de combattre, ils l'ont déchatné.\u201c Ce sont eux qui ont sacrifié le parti conservateur À leurs petites rivalités, à leurs préférences.Au dieu de défendre courageu sement la place, ils n'ont cherché qu'à livrer les cidatelles du parti conservateur.Chacun d\u2019eux a sacrifié à son heure sa patrie et sa religion parce qu'il détestait encore plus le n° 13 que l'ennemi commun.\u201c Chaque fois que le radicalisme a eu bé- soin d\u2019un allié, un parti soi-disant conserva- voilà, .\u201c Dès le premier jour on les avertit du int où ils nous conduisaieuk On leur a it: Nous irous là, et à cette heure nous sommes la.\u201c Que In faudse situation od nous sommes ne nous décourage pas, mais qu\u2019elle nous trouve unis.Grâce à Dieu, les modérés, comme ils se nomment eux-mêmes, n'auront pas aussi vite qu'ils le pensent raison de la ténacité et du bon esprit de nos vieilles po ulations fribourgeoisgs.Conservatrices par instinct el par tradition, elles résisteront mieux que d'autres aux envahissements du libéralisme.En garde toutefois, \u201cSi nous laissions le mouvement libéral suivre son cours, bieutôt le canton de Fribourg n'aurait plus rien à envier au canton de Soloure, où fleuri le vieux-catholicisme, C'est contre ce courant d'idées malsaines que nous, élesteurs catholiques, nous avons à nous défendre avec une opiniâtre énergie.Il y va de notre foi, de nos inlérèts les plus chers, de l'avenir de notre canton.Il s'agit de savoir si nous voulons déehoir ou rester ce que nous sommes.(1) Maison oh se trouvent le cercle catholique et les bureaux do In Liberté.(N, de le R) ee rm rer 3 Cros ' 4 comme si la conscience humaine n\u2019était pas teur s\u2019est avancé et a dit : Je suis prôt, me | 4 IN NECESSARIIS, UNITAS ; IN DUBIIS, LIBERTAS ; IN OMNIBUS, CHARITAS.LA PRESSE CATHOLIQUE A KOME, (De l'Univers) Rome, 29 novembre.Un nouveau journal va paraître à Rome.[l sera imprimée en langue française et prendra le titre de Journal de Rome.Son service est largement assuré par la Société des publications internationales, qui a reçu les bénédictions et les oncouragements du souverain Pontife.Tout en ayant l'indépendance et les allures indispensables à un organe catho lique, ce journal cherchera à justifier en tou- ta chose la conflance de Sa Sainteté ot à suivre la politique du Saint-Siége.C'est pour cela qu'il ne sera ni un journal de combat, ni un journal de parti.aura le caractère universel de la cause du peuple chrétien.Aussi reçoit il, avant même de paraître, de nombreuses adhésions.Dans la situation où se place le Journal de Rome, il devra démontrer que, loin d'être l\u2019ennemi, 1e Pape est le père, l'ami, le soutien le défenseur, eau besoin le vengeur des peuples outragés el asservis Comment le disciple du Sauveur qui, pour rendre la liberté au genre humain mourut sur la croix, seraitif l'ennemi ?Ne se glovifle-Lil pas du titre de servus servorum Dei ?[l faut que les euples sachent que la liberté vient de Jésus hrist, et que les rois el les chefs d'Etats sachent que leur pouvoir vient-égñlentent-de Jésus-Christ, et qu'ils doivent exercer ce pouvoir au nom de Jésus-Christ ; de Jésus-Christ vivant dans son Vicaire et parlant par son Vicaire- La solution de la question romaine est là, comme aussi la solution de toutes les questions autour desquelles s'agile notre siècle.Au demeurant, le Journal de Rome, tout en restant sous la direction de M.le marquis de Baviera, ainsi que l'Ossersatore romano, recevra les inspirations et la conduite d'un comité présidé par un dignitaire ecclésiastique, et jl'évitera de la sorte les polémiques irritantes et les passions qui, si elles ont leur côté très noble dans la presse catholique en lutte pro aris et focis avec les gouvernements, seraient inutiles et dangereuses à l'ombre du Vatican.La société des publications internationales fera revivre l'ancienne Correspondance de Rome.Aux termes de la loi, celle revue hebdomadaire, d'un caractère essentiellement religieux, n'est plus une propriété particulière ; son titre d'ailleurs à élé pris en ces derniers temps par d'autres écrivains et pour des objets divers.La société a donc tout droit d'en user.Pour'le Saint Siège et ur les catholiques, il suffit qu'elle réponde Bla mission de faire counaltre &t aimer Rome et le Pape, de donner les nouvelles de la cour romaine, des congrégations, des instituts, de résumer le mouvement religieux, liturgique, académique.scientifique et artistique de la ville et de l'Italie.Mais la société poursuit en même temps un dessein plys vaste : celui de fonder une agence télég/Aphique nniversellè, c'est-à dire une agence libre, indépedante des gouvernements : elle a déjà sou personnel d'élite dans toutes les capitales, e: tout fait espérer v'elle surmontera les difieultés d'exécution.Nous attendrons le fonctionnement de l\u2019agence pour faire ressortir son utilité .et la mettre à profit.Contentons-nous d'afirmer qu\u2019elle répondra au vœu si souvent exprimé ar les catholiques dans leurs réunions et eurs comités, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Le Journal de Rome.Le \u201c Journal de Rome \" dont I'Univers parle, à paru le 5 de Décembre.Nous nous empressons de faire part à nos lecteurs des quelques extraits suivants de ce grand journal catholique.Ils donnent une idée exacte de ce que l'on pense à Rome du rôle de la pres se catholique et du point de vue auquel elle doit traiter les questions sociales.Rome, 5 Décembre.Le Journal de Rome vient combattre en faveur d\u2019une cause qui est supérieure aux luttes individuelles et aux querelles particulières des nations.Il vient défendre à Rome, capitale de l\u2019univers chrétien, et dans la langue la plus universellement parlée de nos jours, la cause universelle par excellence, la canse catholi- ue et l'indépendance de la Papauté.C'est là sa raison d\u2019être.Rome a été le berceau de notre civilisation.C'est de Rome que, grâce aux semences fécondes du Christianisme, sont parties les grandes idées de justice et de liberté qui ont refait le-monde.Aujourd\u2019hui ces principes sont partout attaqués.À Rome même la civilisation chré tienne est ménacée, C'est à Rome que nous, nos collaborateurs, nos correspondants, nos souscripteurs, nos adhérents de tous les points du monde, nous allons prendre notre part dans la lutte en défendant les vrais intérêts des peuples.Parmi ces intérêts il en est un qui prime tous les autres, c\u2019est l'intérêt de la plus gran de institution qui soit sur la terre, la Papauté.Cotte institution touche à tout ce qu'il y a de plus sacré dans l'âme humaine : la conscience ot la foi ; olle touche à tout ce qu\u2019il y a de plus intime, de plus profond dans la vie des peuples : le droit et la civilisation.Le Journal de Home inaugure son œuvre avec le calma et la résolution que donne la certitude de remplir un grand devoir et la conflance dans l'avenir, LE COMITÉ DE DIRECTION.=Bivieves PHORIQUE, POLITIQUE 37 LITTERAIR, - No.63 { EDITEUXS-PROPRIÉTAIRES G.DESILETS & FRERE (Du Journal de Rome, 6 Déc.1881.) LA LUTTE CONTRE L'ÉGLISE.\u2018Toutes les fois qu'un Gouvernement prétend à un pouvoir excessif, l\u2019histoire nous le montre occupé à asservir l'Eglise ou à l\u2019écraser.Jl ya là un symptôme caractéristique et qui ne trompe jamais.Qu'un César pré- tundre sauvegarder la dignité de l'Etat, ou qu\u2019un tribun prétende émanciper la liberté populaire, ce sont des prétexies différents qu'ils invoquent : mais en réalilé ils ne combattent l'Eglise que parce qu\u2019elle est toujours et partout la gardienne de l'indépendance de l'âme humaine, la protectrite des droits et des intérêts populaires et la modératrice na turelle du pouvoir.Les duspotes voient en elle la revendication vivante de la justice et du droit.Leur orgueilleuse tyrannie ne peut supporter cette autorilé morale inflexible qui résiste à la faveur ainsi qu'à la violence.On trouvera des époques où il à paru que tel souverain cherchait à confondre son au- Lorité propre avec celle de l'Eglise pour que cette confusion fût profiter à de mauvais desseins : c'était là une forme et non la moins perde d\u2019une véritable tentative d\u2019asservissement Parfois aussi des factions populaires out été ameutées par des meneurs habiles et les populations trompées perdaient précisément leur liberté, alors qu'elles croyaient la conquérir contre l\u2019Eglise.* \"> 2 : * De'hoë jours encore la litie contre l'Eglise est un procédé employé par les ambitieux pour arriver au pouvoir, pour s'y maintenir, pour esquiver certaines responsabilités, pour détourner les esprits de certaines vérités om ba- rassantes.C\u2019est un moyen commode qui com promet l'avenir d'un pays, mais ne fait courir immédiatement aucun danger à celui qui l\u2019emploie.Or des politiques éphémères s'inquiètent peu du pays, point du tout de l'ave- mir.Il suffit à ces hornmes de savoir qu'en dépit des sombres récits des romans dramati- ues les bombes des nihisliste, le poignard es sectaires et les assasinats d'ôlages sont des moyens de vengeance dont l'Eglise ne saurait se servir, Bien plus, en ce moment, elle n\u2019a aucun appui, aucune force matérielle pour se défendre ; on peut donc sans péril faire le brave contre elle.L'Eglise en un mot, pour nous servir d\u2019une parole vulgaire a si bou dos que ce serait une sottise, quand on y trouve son intérêt, de se priver de frapper sur elle à coups redoublés.Il y a cependant des hommes d'Etat qui, après avoir usé de ce procédé gouvernemental, semblent en avoir compris les fAcheuses conséquences et reviennent à une conduite plus équitable.Ce ne sont point des politiques à courte vue que ceux qni montrant cette sagesse.: FI > est fort probable qu'ils ont senti combien l'autorité morale de l'Eglise, tout en résistant quand leur pouvoir dépassait les bornes nécessaires, leur fournissait un merveilleux appui quand ils se renfermaient dans l\u2019exer cice légitime de l'aptorité.En effet, le sens de la jùstice peut seul opérer cet accord entre les gouvernements st les peuples qui consti tua o premier élément de la prospérité pu- ique.ih les gouvernements clairvoyants reconnaissant simplement que nulle autorité ne peut autant que celle de I'Eglise répandre le sens de la justice et en impréguer l'esprit pu- c.En Allemagne, déjà, nous voyons les hommes politiques revenir peu à peu À cetty saine appréciation des choses.retour n'est peut-être pas complet ; mais la tendance à ce retour est évidente, Les dernières déclarations du Princes du Bismark sont Lrès for melles sur ce point.Il y a des tendances alisfaisantes aussi en Angleterre er en Rusie.En d'autres Etats, les sentiment professés à l'égard de l\u2019Eglise sont plus ou moins luvorables.En France on voudrait, par un singulier mélange, faire croire à une certaine impartialité gouvernementale sans renoncer pour tant au procédé politique et aux avantages ue l\u2019on croit tronver dans la lutte contre Balise On veut soumettre le prêtre à toutes les obligations du citoyen, sans lui reconnaître tous les droits du citoyen.On dit que le prêtre doit être rigoureusement soumis à toutes les lois, mème à celles auxquelles il échappait jusqu'ici en vertu de sa position exceptionnelle, et on dit en même temps qu'on abolira les lois dont il pouvait profiter, On annonce, il est vrai, que l'on veut\u2014du moins provisoirement, \u2014respecter le concor dat ; mais pour apprécier le concordat on prétend se placer sur le terrain mème où le génie autoritaire du ler consul qui allait de veuir Napoléon I, maintenait son gouvernement victorieux, en face de l'abandou auquel l'Eglise était réduite.Il est donc impossible d'admettre jusqu\u2019à prouve contraire, ce mérite d\u2019impartialité ne l'oh voudrait attribuer à la politique rangaise.Sans s\u2019effrayer outre mesure, ce qui ne servirait à rien, il fant attendre-et juger, non sur les antécédents personnels, mais sur les actes positifs, le nouveau ministère.Malheureusement de telles expériences peuvent être très douloureuses ; mais le plus souvent les nations, comme les individus, n'apprennent qu'à leurs dépens.\u2014 = Le Télegram de New-York observe que la question d'augmenter matériellement la vi-.lesse des steamers océaniques excite maintenant beaucoup d\u2019intérêls dans le monde commercial.Nous devons au génie yankee les câbles atlantiques, la lumiéra électrique et lea téléphones.Frère Jonathan se propose présentement de transporter les passagers Amérique en Europe dans l'espace de qua tre el detnie À cinq jours.Deux entreprises onk été lancées pour construire aux Etats- Unis sur un plan entièrement nouveau, des steamers ocdaniques rapides qui seront au Servia et au Coptie ce que les trains express de chemin do fer sont aux coches de la poste. LE JOUKNAL DES TROIS - RIVIERES, 2 JANVIER 1881.LES TROIS-RIVIERES, LUNDI, 2 JANVIER 1882.EE À raison du Congé du jour de l'An que nous donnons à nos employés et de la fête des Rois, le Journal ne paraîtra que lundi prochain.\u2014_\u2014\u2014 Le nouvel An.Nous entrous-dans une nouvelle année.Comme toujours À pareille époque, la population est en réjouissance, Ceux qui ont le bonheur de conserver leurs parents, courent se jeter à leurs pieds pour obtenir d'eux In bénédiction que les patriarches donnaient autrefois à leurs enfants.Belle et pieuse coutume que les Canadiens conservent encore religieusement parmi le trésor des précieuses traditions de leurs nobles et vertueux ancètres.Les parents, les proches, les amis se visitent et se font mille souhaits de bonheur et de prospérité.C'est aussi et sur tout ln fête des petits enfants qui, ignorant les soucis de ln vie, s'abandonnent aux transports des joies pures que leur causent les présents du nouvel An, et jouissent d'un bonheur qui rayonne dans tout l'intérieur du foyer domestique.Cette journée est pour nous, canadiens- français, ce qu'est le jour de Noël pour les italiens, les allemahds et* nos concitoyens les anglais : c'est un jour de fête par excellence, jour aussi joyeux que celui de l'arrivée des voyageurs dans le port après une longue et périlleuse traversée.Ce n'est pus que nous soyions encore arrivés au terme du voyage, mais on éprouve la satisfiction d\u2019avoir-franchi une étape.Ce qu\u2019il nous reste de che- miu à parcourir, nous ne le savons pas ; Nous ne pouvons pas même prévoir les difficultés et les épreuves qui nous sont réservées.L'horizon s'étend devant nous embellissant ln route par des aspects auxquels le désir du bonheur sait toujours attacher des churmes, et nous nous lnis- sons aller volontiers à l'espérance.Ne demandons pas aujourd'hui à l\u2019expérience ses sévères enseignements sur le passé, mais faisons plutôt des vœux ardents au ciel pour que des jours meilleurs nous soient réservés, Aussi, nous nous contenterons de répéter à nos lecteurs les paroles que l'on se dit dans toutes les familles, paroles qui renferment tous les bons souhaits et qui sont une formule sacrée qui nous vient de nos pères et que nous devons toujours tenir en grand honneur :\u2014 ; * Bonne et heureuse anuée ; toute sorte \u201c de bonnes prospérités et le paradis À la \u201c fin de nos jours.\u201d .ernest La presse en continuant d'exprimer son opinion sur la vente du chemin de ferdu Nord, fait ressortir deux faits : \u2018Le premier, c\u2019est qu'en général, on préfère de beaucoup que le gouvernement ne se désaisisse de cette grande propriété ue dans le cas de nécessité financière absolue.Le deuxième, c'est que dans le cas de pareille nécessité, l'administration doit prendre le temps et les moyens de connaître toutes les offres qui peuvent lui être faites, exiger toutes les garanties possibles non seulement sous le rapport de la sécurité du capital, mais aussi sous le rapport des avantages commerciaux.En somme cette affaire de la vente du chemin de fer du Nord est excessivement grave et doit être entourée de \u2018outes les précautions que la prudence et l\u2019intelligence des grands intérêts de la province doivent inspirer, et c\u2019est le devoir de nos hommes publics de n'en négliger aucune.FAUSSE NOUVELLE.On lit dans le Cunadien : Il y a quelques semaines Mgr l\u2019Archevêque, au lendemain de la publication, par le Cunadien, d\u2019une dépêche de Rome, a écrit à la presse de Québec pour lui enjoindre de ne publier, sur les questions qui se discutent devant le St-Siége, d'autres renseignements que ceux que Na Grandeur elle-même nous transmettrait.Nous nous sommes scrupuleusement conformé à cet ordre.Et nous sommes bien déterminé à nous y soumettre dans l'avenir.\u2018Mais nous ne laisserons pas mettre en circulation par notre confrère de l'Electeur, sans les démentir, des nouvelles de Rome que nous savons fausses.Nous alfirmons donc tonir de la meilleure autorité que Su Nainteté Léon XIII a reçu, en audience privée, Mgr l'évêque des Trois-Rivières etluia témoigné la plus extrème bienveillance.Tous les autres dires de notre confrère au sujet des affaires de Rome, sont aussi dénués de fondement quo ceux de la Tr bune.La presse libérale à évidemment le mot d'ordre pour détruira l'autorité et le res- peot dus au St-Siége.\u2014mmenesemnns a M.Senécal a fait lundi, en cour, à Montréal, une déclaration qu'ila payé 81500 à M.Archambault, avocat ; cet argent devait être distribué entre la presse libérale afin d'avoir son appui pour A propos de notre chemin de fer provincial.Un lit dans le Monde : Nous croyons savoir qu'il est sérieuse-| ment question en ce moment, dans les\u2019 cercles officiels, de la vente du chemin de fer de Q.M.O.et O.avec ses embranchements: Nous ne connaissons point laba- se exacte sur laquelle roulent les négociations ; mais nous pensons qu'il serait bon de suivre le mode ci-dessous.D'abord, nous admettons, par hypothèse, que cette vente doit se faire parce que l'intérêt bien entendu de la province l'exige.Mais il ne faut pas oublier que cette nécessité devra être prouvée clairement par le ministère devant les chambres; plus qu'il n'a été possible ou opportun de Je faire d\u2019uno manière officielle dans les récentes élections générales.Il n'y a pas à se le dissimuler, plus d'un dépulé ne conseritira qu\u2019à cette condition à În vente projetée.Cela étant entendu, il convient, en second lien, de retirer le plus possible de cette vente, si elle doit se faire et d\u2019éviter tout reproche de favoritisme indu et contraire à l\u2019intérêt public.Or, le plus sûr moyen d'obtenir ce double résultat, nous semble être le suivant : fixer publiquement et officiellement le minimun du prix de vente, puis lnisser les capitalistes qui désireient acquérir ce chemin, se faire concurrence et offrir des prix différents.Naturellement, à partla question du prix, il y a encore celle des garanties pour l'exploitation du chemin, à considérer, et elle a bien son importance aussi.Le gouvernement ne doit laisser à ses adversaires aucun semblant de raison de lui reprocher d'avair favorisé une combinaison plutôt qu'une également recommandable, ni de s'être engagé trop tôt à accepter certaines offres.utrement, lorsque la question serait posée devant les chambres, si des capitalistes sérieux venaient faire des propositions plus avantageuses à la province que celles dont le Iministère serait obligé de demander l'ac ceptation, en s'appuyant sur le fait qu\u2019il n'aurait pas été fait d'offres parla voie de la publicité officielle, la position deviendrait alors assez embarrassente.C'est le danger qu'il s\u2019agit d'éviter, tout en pourvoyant le plus prudemment possible à la sauvegarde de l\u2019intérêts de la province, C'est duns ce but que nons avons cru devoir faire les courtes remarques qui précèdent.Le Banquet des Pauvres.Les Dames Charitables de cette ville donnaient, mercredi dernier, leur Banuet annuel aux pauvres de l'Asile de la rovidence.On eût dit que les élements étaient conjurés pour empêcher les dames d\u2019assister à ce banquet préparé par leur inépuisable charité : un traître verglas couvrait les trottoirs, et, juste à l'heure du repas, la pluie commença à tomber par torrents.Mais rien n'y put faire ; et dix- neuf des premières dames de la ville, pour servir de leurs mains leurs bien-aimés pauvres, étaient fidèlement rendues à leur poste à une heure et demie de l'après-midi.Il y avait vraiment banquet ; et si je connaissais un peu les termes de l'art culinaire, je surprendrais le public en lui donnant le menu de ce repas.Monsieur l'Administratenr Chs.Ol.Caron, accompagné de plusieurs prêtres de la ville, bénit solennellement la table ; il y eut un petit compliment dit avec une grâce parfaite, par l'une des orphelines, il y eut une réponse bien délicate et bien appropriée, par M.l'Administrateur, puis soixante-neuf pauvres se mirent en devoir de profiter des dons que la charité avait rassemblés pour eux en si prodigieuse abondance.Les dames servirent les tables avec cette délicatesse qui leur est particulière, et avec ce dévouement qu\u2019une chrétienne doit mettre à servir les pauvres de Jésus- Christ.Il était beau de voir ces vieillards, ces infirmes, ces orphelins, tous en si bonne tenus, réunis autour d'une même table, et servis par les mains de la richesse et de la charité.Le repas se termina vers trois heures.Les orphelines chantèrent alors, jous- rent même de petites pièces pour amuser leurs bienfaitrices, qui ne purent se décider à les quitter que vers cing heures.\u2014\u2014\u2014\u2014 re rs La Charité.La charité, à l'approche du nouvel an recommence ses merveilles.Un des riches marchands de cette ville, que la Providence connait depuis longtemps, est allé, cette année encore, répandre les trésors de sa main bienfaisante dans l'Asile des Pauvres et des Orphelins.Un autre citoyen, connu aussi par sa charité, a fait d\u2019autres largesses en faveur des pauvres ; car la main de Dieu est diverse duns ses dons.Plusiours autres personnes ont fait, 4 leur t ur, des aumônes énéreuses selon lours moyens ou selon ï penchant de leur cœur.Tous ont acquis la vive reconnaissance des Sours de la Charité ct des pauvres qu'elles soutiennent.Il faut bien que la charité soit grande, puisque les Sœurs de la Charité ne possède que leur maison, et sont obligées du nourrir ot de vêtir une centaine de per sonues, sans compter lus frais d'entretion \u2019adoption du bill du Tunnelde lour Oratoire public.Mois la Provi-| dence est un fonds qui ne manque jamais et tout annonce que les orphelins, les infirmes et les vieillards trouveront, cette :| année encore, le vêtement et la nourritu- Te sous le toit réent abrités.- UN AMI DES PAUVRES.béni qui les à généreuse- ACTUALITES.Sir Hector Langevin doit retourner demain à Ottawa, + Il se confirme que sir Hogh Allan a fait des offres au gonvernement pour le chemin de for du, Nord.On annonce la mart, à l'âge de 82 ans, de M.Che, T: Palegrave, bien connu dans le monde de la presse.La superficie du.Canada, d\u2019après le rapport du ministre de l'intérieur, se répartit comme suit : Ontario.109,480, milles carrés ; Québec 127,485 ; Nouveau-Brunswick, 37,822 ; Nouvelle-Ecosse, 21.781 ; Ile du Princ- Edouard, 2,184 ; Manitoba, 150,000 : Colombie Anglaise, y compris Vancouver et les autres iles, 895,884 ; territoire du | Nord-Ouest, 1,268,900 ; district de Keewatir., 809,077 ; iles dans l'Océan Arctique, 811,708 ; îles dans la Baie d'Hudson 24,400, Totol, 8, 461, 542 milles carrés.Le Crédit-foncier franco-canadion a pré- té à l\u2019heure qu'il est près d'un million.Les.opérations , dit la Minerve, vont continuer, et nous pouvons dire avec satisfaction que si les circonstances actuelles du marché monétaire français, ne peuvent pas être prises en France, elles trouveront, au moins en grande partie, un marché en Canada.\u201c Déjà plusieury demandes ont été faites à cet effet, et lé nombre en augmentera.Le bureau canadien a généreusement consenti à une réduction considérable dans les frais d'administration, pour faire face à la crise qui se produit en Europe, et qui affecte la plupart des actionnaires.ous sommes en position de croire que le Crédit-foncier, malgré les difficultés ou les embarras temporaires qui ont jeté un froid dans les opérations actuelles, n'est pas du tout en train de fermer ses bu- Teaux, comme \u2018quelques personnes mal disposées ont paru le croire où le faire croire.\u2014\u2014\u2014\u2014 Les pauvres - Entre le pauvre et vous, vous pren- dres Dieu pour juge.Racine.L'époque des fêtes n\u2019est pas un temps de réjouissencé£ pour tout le monde.Pendant que deslfavouisés du sort consa- crentles dernieraijours d'une année qui s'en va et les premiers de celle qui commence à la jouissance dés biens que la fortune leur a prodigués, il y a bien des malheureux qui sont sans pain dans des tandis sans feu et qui blasphèment peut-être ia Providence, que les riches ne songent pas même à remeréier.C'est dans ces jours surtout que le pauvre, comparant son état à celui du riche dont on le dit frère, se retire dans le fond de son cœur et fait les réflexions incendiaires auxquelles les fortes têtes du socialisme ont \u2018donné un corps et qui ont bouleversé le monde à différentes époques, depuis le commencement du siècle, et grondent encore sourdement partout.Cette année plus que jamais peut-être, il incombe un devoir sérieux à ceux dont les fortunes n'ont pas été ébranlées et à ceux que la période de crise que nous traversons a laissés dans un état d'aisance relative.Le nombre des pauvres a augmenté dans des proportions immenses.Il faut que la charité soit, parmi nous, à la hauteur de la situation.Que les riches se rappellent que les biens de la fortune ne leur ont pas été donnés pour qu'ils en jouissent avec égoi- me.Qu'ils songent qu'ils n'avaient pas plus que leurs.frères droit à ces faveurs du sort, et qu'ils ne s'en peuvent montrer dignes qu\u2019en soulageant à propos ceux ue la providence semble avoir oubliés dans la distribution des dons qu'elle a faits à l'humanité.Qu'il est doux le plaisir qu'éprouve celui qui donne au pauvre, et que malheu- veux sont ceux qui ne l\u2019ont jamais goûté ! Qu'il est doux de soulager ceux que des malheurs précoces ont sevrés de toute jouissance et de consoler ceux que des revers subits ont plongés du sommet de la fortune ou du faite moins élevé de l'aisance dans les bas fonds de la misère ! Et ceux-là sont nombreux cette année.Ce sont les pauvres *onteux.Plus difficiles à secourir que Jes autres, parce qu'on s\u2019expose à froisser de grandes susceptibilités, ils souffrent plus de leur état que ceux qui y sont habitués depuis longtemps ou qui n'en ont jamais connu d'autre.Il faut user avec\u2018eux de ménagement et de délicatesse et bdyrappeler le vers du poë- te : \u2018 La façon do donner vaut mieux que ce qu'on donne.Nous connaissons l'esprit de charité Qui anime nos concitoyens et nous savons que ce que nous écrivons ici est quasi superflu.Mais nous aurions cru manquer au plus important de nos devoirs si nous NH\u2019avions pas rappelé à la mémoire des riches l'existence de la classe pauvre dont la crise monétaire à tant grossi les rangs.11 sont peu nombreux parmi nous, mais il y en n de ces riches qui prennent leurs habits de fête lorsqu'on dit que les Puuvres sont sans vêtements et le pauvre souffre.Ils sont peu nombreux mais il y en à parmi nous des riches qui s'énivrent et regorgent de mets lorsque le auvre meurt de faim et de privations à eur porte.Il y en a qui chantent pour étouffer les cris de ceux qui pleurent et empêcher leurs gémissements de parvenir jusqu'à leurs oreilles.Nous voulons leur dire à ceux-là, que le compte qu\u2019ils auront à rendre des richesses dont ils se montrent indignes sera terrible, et que les souffrances du pauvre ne seront pas d'un poids léger dans la balance où sera pesé ce qu'ils auront fait, Terminons par ces lignes d'un profond penseur et d\u2019un grand écrivain : -* Je ne sais pas, Seigneur, et personne peut me dire, ce que je dois donner à vos pauvres.Mais ce que je sais, c'est que.dans le \u2018précepte de la charité est renfermée toute la loi ; c'est que si j'étais indigent, si je n'avals pas un morceau de pain à donner a mes enfants mourant de faim j'implorerais en leur faveur le ciel et la torre, et je fatiguerais les riches de mes plaintes et de mes supplications.\" \u2014\u2014\u2014\u2014 eee Ne vous endettes pas.Un écrivain américain d'une grande expérience, le distingué rédacteur du Massachusetts Ploughman, donne ce sage conseil dont chacun peut prendre sa part et tirer profit : \u201c La moitié de l'inquiétude, l'ennui et du trouble que l\u2019homme endure dans le monde, provient de ce qu'il se met dans les dettes.On dirait que certaines personnes sont nées pour acheter et s'engager outre mesure, aussi longtemps qu'elles ne sont pas tenues de payer comptant.Dounez-leur une occasion d'acheter à crédit, et la question du paiement ne les embarrasse aucunement.Mais qu\u2019elle moisson de troubles récolte celui qui sème des dettes! Combien de chevelures sont blanchies et de vies abrégées, que de suicides et de meurtres sont provoqués pur les dettes ! Et, cependant, comme il est facile d'éviter ce terrible monstre ! Tout jeune homme devrait, au commencement de sa carrière, se faire une règle sévère de ne jamais s'endetter pour aucune raison.N'achetez rien à moins d'avoir l'argent nécessaire pour payer Ne faites pas attention à \u201cl\u2019occasion favorable,\u201d à \u201cls chance rare,\u201d au \u201c bon marché, \u201d etc.: ce sont autant de pièges destinés à faire des victimes.Si vous voyez quelque chose qui vous plaise, commencez par regardor à votre bourse et trouvez-y votre décision.Payez toujours au fur et à mesure.Si vous manquez d'argent, restreignez vos besoins en conséquence.\u201d em wt >.NOUVELLES LOCALES.Les délégués français présidés par le énéral Boulanger et accompagné par \u2018hon.Chapleau et le colonel Ouimet sont arrêtés un instant en cette ville jeudi dernier, en route pour Québec.Son Honneur le Maire, M.Dumoulin accompagné d'un certain nombre des principaux citoyens sont allés les rencontrer à la gare pour les saluer au nom de la cité des Trois-Rivières.M.Dumoulin présents une adresse de cordiale bienvenue et de sympathies au chef de la délégation, M.le général Boulanger qui répondit en termes très délicats et très élogieux, expriment surtout le vif regret de ne pouvoir prolonger son séjour au Canada ou il rencontre partout un si fraternel accueil.Après avoir passé quelque temps à s'entretenir avec Son Honneur et les autres citoyens de la cité, les délégués reprirent le train pour Québec, laissant un très agréable souvenii de leur passage.Voici les noms des délégués: M.Boulanger général de brigadé chef de la mission militaire ; M.Bossan, colonel de dragons ; M.Bureaux de Pusy, chefde batillon du génie, attaché au ministére de la guerre.M.le baron Henri d'Aboville, capitaine d'infanterie ; M.le comte d\u2019Aboville ; M.Gaston de Sahume ; M.le vicomte Noailles ; M.de Gouvello.\u201c M.Boulanger est le commandant de la 14eme brigade de cavalerie, en garnison à Valence, et représentant à Yorktown le ministère de la guerre.C'est un officier qui s\u2019est couvert de gloire pendant la guerre franco-prussienne de 1870, \u201c Tous les autres officiers qui forment partie de cette délégation se sont distingués sur le champ de bataille et descendent d\u2019illustres familles française.\u201c La famille de Noailles, que représente M.le vicomte de Noailles, est une des plus nobles et des plus anciennes de France.Elle remonte au temps de la dynastie carlo-vingienne, et son nom est inscrit à chacune des pages de l'histoire de France.Elle s'est signalée dès l\u2019origine dans les fastes militaires et elle a figuré dès le seizième siècle dans la diplomatie.Elle a produit des hommes éminents dans l'Eglise, plusiers cardinaux et arche- vèques.File compte aussi des maréchaux des amiraux, des généraux, etc.Les ducs de Noailles étaient pairs de France.\u201cM.le vicomte de Noailles est le descendant du maréchal Philippe de Noailles, duc de Mouchy, défenseur de Louis XVI, guillotiné en 1794.Il est l'arrière petit-fils de Louis-Marie de Noailles, qui prit part à l'expédition française aux Etats-Unis en 1775.qui di- sont : jouissons lorsqu'on leur rappelle que | \u201cSon grand-père, le duc Paul de Noailles, pair de France sous in 1estau- ration et la monarchie de juillet, était membre de l'Académie, où il avait saccadé à Châteaubriand.C'était un écrivain et historien de renom.\u201d Vendredi soir a eu lien la soirée dramatique de la société Ste-Cécile.Il y avait un auditoire nombreux.Le drame intitulé © Homme de la forél noire qui était la pidce de résistance a été très bien joué et a fort intéressé l\u2019auditoire.La partie musicale à été tout à fait à la hauteur de la partie dramatique.avec la perfection classique qu'on Ini connait ; Mademoiselle Florette Genest a êté très admirée pour la douceur, la souplesse et la pureté de sa voix ; MM.F.X Rivard et Rousseau ont aussi été très ap- plus beaux morceaux de son répertoire, Bref la soirée à été des plus agréables.Samedi dernier, M.Dorais à déposé au Greffe de cette ville sa pétition contre l'élection de M.Houde.Les motifs allégués sont la corruption et l'illégalité de certaines listes électorales.M.Dorais ne demande pas le mandat.M.l'Echevin Vanasse & fait, à l'occasion du Jour de l'An, une abondante distribution de vivres aux pauvres du quartier Notre-Dame qui lui ont témoigné leurs plus vifs sentiments de reconnaissance pour cctte délicate et généreuse action.M.Boxer, caissier de la Banque Union de cette ville est transféré à Winnipeg dans les intérêts de l'institution qui établit une importante succursale au Manioba.Il est remplacé ici par M.Henshaw de Québec, Nos sincères remerciments à notre excellent concitoyen M.P, À.Gravel, Marchand de cigares et Manufacturier, pour l'envoie d\u2019une superbe boite de cigares canadiens à l\u2019occasion de la nouvelle année.Ces cigares que M.Gravel fabrique à son établissement sont d'un goût exquis et supérieurs par leur arôme à nombre de fines variétés étrangères.Cette fabrica- cation va sans doute rehausser beaucoup la réputation déjà excellente de notre tabac canadien.Nous apprenons qu\u2019un jeune homme du nom de Alfred Banneton, fils de M.Odilon Panneton, huissier s\u2019est horriblement brûlé les jambes avec de la fonte en ébulition.Il était employé à la fonderie de M.Remillard et s'est renversé sur les jambes un vase rempli de fonte sortant du fourneau.On craint que cette blessure ait des suites graves.Depuis deux ou trois jours il se prend du petit poisson en abondance dans le St Maurice.On espère que la pêche sera fructueuse vu qu'elle commence si bien.Après quinze jours de pluie et de temps doux, nous avons eu un pen de neige samedi.Des billets contrefaits de la banque Dominion sont en circulation.Pour peu won y fasse attention il est assez facile d s'en apercevoir à la gravure représentant Jacques-Cartier, laquelle est loin d'être aussi nette et aussi bien exécutée dans l'imitation que dans l'original ; la signature de M.Dinkinson n'est pas non plus très-bien réussie sinsi que la nuance et l'exécution générale du dessin.JURISPRUDENCE.Caur DE OIROUIT.Martel vs.Dontigny ; Panneton vs.Mahen\u2014ces deux causes sont identiques.Il e'agit en cette affaire d'un billet pro- missoire consenti par le défendeur à la Métropolitaine, Société Mutuelle de Bienfaisance comme paiement partiel du prix d'entrée et d'un certificat de membre de la dite Société Mutuelle de Bienfaisance, Le billet a été transporté après son échéance et le défendeur peut plaider, à l'encontre du porteur tout ce qu'il pourrait plaider contre la Métropolitaine, Le défendeur résiste à l'action et refuse de payer le billet, parce qu\u2019il aurait été consenti sans considération ; parce que la Métropolitaine est une compagnie d assurance sur la vie qui se déguise sous le nom de Société Mutuelle de Bienfaisance ; que le certificat de membre qu'elle a donné au défendeur n\u2019est rien autre chose qu\u2019une police d'assurauce ; que la prétendue transaction qui sert de bâse au billet est nulle et annulable, attendu ue la dite société vu compagnie, ne peut aire une transaction de la nature d\u2019une assurance sur la vie, sans avoir au préalable obtenu un permis du gouvernement et qu'elle n\u2019a jamais eu tel permis.Le demandeur invoque le ch.71 des S.R.C.en faveur des associations charitables, philanthropiques et prétend que la Métropolitaine est incorporée en vertu de ce Statut et qu\u2019elle n'a pas besoin d'un permis de l'autorité fédérale.Ces deux causes ont été plaidées devant l'honorable juge Bourgeois au terme de septembre, et après les avoir gardées en délibéré pendant plusieurs semaines, l\u2019honorabla juge a maintenu la défense du défendeur.Voivi l'analyse imparfaite des raisons données par l'honorable juge le 10 novembre en rendant jugement : Toute la question est de savoir si le Mademoiselle Morrison-Fiset a chanté plaudis.L'orchestre a fait entendre les Eos ol Jeg mena \u2014\u2014\u2014 vi x convention \u2018jui:sert de base au billet en cette cduse est fine\u2019 convention qui est de la compétence d'une association formée sous le ch.71 des 8.R.C.La Métropolitaine peut être une association régu- lièrement-constituée sous le ch.71, sans pour cela,\u2019 avoir le pouvair de Juire des; conventions de la nature de celle quiles alléguée.Le ch.71 a pour objet évident de favoriser les associations formées dans un but de charité, de philanthropie et de secours mutuels.2° 2° La Métropolitaine s'intitule société mutuelle de Bienfaisance, mais on ne peut découvrir où se trouve la mutualité.Les membres ne peuvent exercer aucune reclamation contre la société, quand même ils seraient maludes, infirmes ou brisés par la vieillesse.Il n'y a de reclamation contre la société qu\u2019en cas de mort.Et dans ce dernier cas, la somme est-elle destinée à la veuve ou aux orphelins ?Pas du tout La constitution dit que la reclamation sera payée aux hériliers légitimes.Quelle est cette reclamation ?Une piastre par chaque membre de la même classe ; ni plus ni moins, la règle est égale pour tous.Ainsi, à chaque membre qui décède, tous les membres sont tenus de payer une piastre.Mais ce n\u2019est pas la seule contribution.Pour être admis membre, il faut subir l'examen d'un médecin, absolument suivant les formules des assurances sur la vie ; il faut répondre à toutes les questions ordinaires sur la santé des parents et payer une prime qui varie, suivant l'âge, de $15 à $40.Deplus, les membres sont tenus de payer par année, une contribution supplémentaire qui ve- rie, suivant l\u2019âge, de $2 à $7.60.pour payer les salaires et défrayer les autres dépenses de le société.Où est la mutualité ?Quoiqu'il arrive à l'un des membres il ne peut espérer aucun secours, aucune faveur durant sa vie, et, après sa mort, ses héritiers légitimes, c'est-à-dire ses représentants Iégaux, recevront le montant dû.On a toujours considéré qu'il était de l'essence des sociétés de secours mutuels de venir en aide à leurs membres lorsqu'ils sont malades, infirmes ou trop vieux pour travailler.Voir Dalloz Rep.Jur.v° associations de secours mutuels.Y a-t-il entre la Métropolitaine et ses membres un contrat de bienfaisance ?Non, car le contrat de bienfaisance est essentiellement un contrat gratuit 5 Pothier Bugnet p.1.C.N.15605.Ici, il n\u2019y a rien de gratuit.Il n'y a pasun semblant de confraternité ou de secours mutuels.Il y a spéculation de la part de ceux qui assurent et qui s'assurent, mais il n'y a aucun des éléments auxquels on reconnait un lien de confraternité entre les membres d'une même société.Le statut fédéral, 40 Vict.ch.42 contient à ce sujet une prohibition bien formelle : * Sect.2.Il ne sera loisible à aucune compagnie d'assurance d'émettre aucune police d'assurance sur la vie, ni d'accorder aucune annuité sur des vies, ni de Tecevoir aucune prime, ni de faire aucune opération d'assurance sur la vie, en Canada, ni d'intenter ou maintenir aucune poursuite, action ou procédure en loi ou en équité, ni de produire aucune reclamation dans les cas de faillite se rattachant à ces affaires, bâsée sur une police émise en Canada, sans avoir préalable ment obtenu (tel que ci-après prescrit) un permis du ministre des finances l'autorisant à poursuivre ces opérations en Canada .\" Qu'est-ce qu'une compagnie d'assurance d'après ce statut ?La réponse se trouve an second paragraphe de la premiére sec- ion.\u201c \u201cCompagnie\u201d signifie et comprend toute corporation et toute société ou association, incorporée ou non incorporée et toute raison sociale, poursuivant des opérations d'assurance autres que celle de l'assurance maritime seulement Le billet qui fait la base de l'action avant été consenti en faveur de la Métropolitaine pour une convention de la nature d\u2019une opération d'assurance sur la vie, que la compagnie eut préalablement obtenu un permis du ministre des finances, la Métropolitaine non plus que son rw prête-nom, ne peut recouvrer du défen-|.deur le montant de ce billet.Après une étâde des règlements de la sociéte pro- duitsen cette cause, ma conviction est que l'opération n'est pas une affaire de secours mutuels, mais une affaire d\u2019assurance surla vie dont le seul bénéfice possible est pour les héritiers légaux.Nous devons constater qu'il y a erreur dans le résumé que nous avons publié de la décision de Major contre la Corporation des Trois-Rivières.La question sur laquelle portait le jugement de la Cour inférieure n'avait aucun rapport à la constitationalité de l\u2019acte du Québec.Le règlement en vertu duquel la poursuite était faite avait été passé en vertu de l'acte d'incorporation de la cité des \u2018Trois-Rivières de 1867 c'est-à-dire dix ans avant la confédération.Il n'y avait donc aucune question de conflit entre le pouvoir du lu législature de Québec et lu législature fédérale.Dans cette cause il s'agissait\u201d simplement de savoir si le défendeur Major qui était venu aux Trois-Rivières vendre des marchandises sur échantillons était aux termos du règlement do lu Corporation un colportour et petit marchanda LE 1s LE JOURNAL.DRS TROIS-RIVIERES, 2 JANVIER 1882 , le Calendrier du Diocese pour l'annee 1882 Nous avons transporté la propriété du calendrier du Diocèse pour l\u2019année 1882 à Mot .Carufel & Ayotte, libraires de cette ville;qui seuls sont chargés d'en faire la vente.Toute commande devra leur être adressée en conséquence, Le prix de la douzaine est de 80 cents.VENTE DE STOCK.MM.Lussier & Cie, grands marchands de chaussures de cette ville ont décidé de former leur magasin de cette ville pour ne s'occuper que de leur maison principale à Montréal.En conséquence tout leur stock de chaussures est actuellement en vente au prix contant et leur magasin est à louer Les acheteurs ne manqueront pas de profiter de cette excellente occasion pour aller visiter les articles et faire des achats à bas prix.: UNE BONNE CHOSE.Le sirop all-mand est une prescription particulière du De.A, Bioschec, célèbre Médecin Allemand, et est reconnu comme une*des plus précieuses découvertes mé- dicnles.11 guérit mpid ment les rhumos, les dérangements et les congestions du poumons les plus graves parce qu'il enlève la cause de la maladie ct laisse l\u2019orga ne dans un- condition de force et de santé, Ce n\u2019est pas un remède expérimental ; il à subi l\u2019oxpérience du temps, reussissant dans chaque cas, ce qui est confirmé var l'ingmentation rapide de la vente à chaque sui-on, 11 s'en vend deux millions de bouteilles chique année, Défiez-vous des médécines du même nom, lutroduites dernièr ment.Le syrop allemand de Borchec & été ré- p-ndu aux Etats-Unis en 1868, ct es muintenant en vente dans « baque ville ot village du monde civilisé Trois doses guérissent tout rhumu ordinaire quelconque «rix 75 cents.llouteille échautillon, tO cents.Wl«otricité ! HUILE ELECTRIQUE EXCELSIOR DE \u2018THOMAS.Valant dix fois sont pesant en or\u2014La douleur ne peut durer quand on en fait usage.C\u2019est la médecine ls meilleur marché qui ait jamais 6t6 faite.Une dose guéri le mal de gorge ordinaire.Une bouteille à guéri ls bronchite, Une valeur de cinquante centins à guéri un rhume de longue durée, Elle guérit positivement la catarrhe, l'asthme, et le croup Une valeur de cinquante centins » guéri le torticoli, des tumours, le rhumatisme, la névralgie, la contraction ds muscles, Ia rigidite des jointures, les difficultés de l'épine dorsale, et les douleurs et le mal dans aucune partie du corps, quel qu\u2019en soit le siége et quolle qu\u2019en soit la cause, elle fera toujours du bien, Une valcur d- vingt- cing centing a guéri de mauvais cas de dyssenterie chronique vt lo sang, Une cuillerée à thé guéri 1a co'ique en 15 minutes.Elle guérira tous les cas d\u2019hémorrhoides qu'ils est pos sibe do guérir Six où huit applications guériront cor 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d\u2019Ayer.C'est un composé des meilleurs végétaux combinés avec des iodures de potassivxm et de fer, et c'est le re- môde le plus eMeace contre les affections scrofuleuses et mercurielles.D'une action certaine et uniforme,ce remède procure une guérison r«pide et complète de Nerofne lew, des Ulcères, des Furoncles, des Hus meurs, des Pusiules, des Eruptions, des Muladies, de PEpiderme, ot de toutes les éruptions provenaut de I'impurcté du ssag.Parson action fortifiante, 1] soulage toujours et guérit souvent les affections du foie, la débilité et les\u2019 irrégularités chez les femmes, et est un puissant restaurateur de la vitalité.La Sulsepareille d\u2019Ayer n'a pas d'égal pour purifier le sang.Elle donne du ton au eystôme nerveux, rétablit et préserve la santé, et ramène la vigueur ot l\u2019énergie.L'usage en est répandu depuis quarante ans, et c\u2019est actuellement le médicament le plus précieux pour tous les ôtres souffrar ta.Proparé par lo Dr, 3.©.Ayer & Ole, Lo» well, Ma -e., ÆE.U.chimisses pratiques ot analytiques.En vente chez tous les Pharmaciens.Heerner & Williams Agents Threer-Rivers _ FLEURS D'AOUT DE GREEN.L'immenco vente et la grande popularité des Fleurs d'Aout de Green dans tontes los villes, et villages du mondeo civilisé, ont vngagé beaucoup d'imitateurs à adop ter les mêmes noms, espérons recueillir de projots pour « | eux-mêmes au dépens des malados.Optte médécine a fait son apparution en 1868, ot quand à ses effets pour la cure de la Dyspepsie, des maladies du foie et de leur effets tels que les acidités de l'estomac, les maux de tà- tes, les indigea-ions, les palpitations du cæur, le verdigo eto etc etc, il n'a jamais failli à notre connaissince, Trois doses soulag.nt un cas de Dysp \u2018pslo quelconque.Deux millions de bouteilles ont ête vendus l'année der- rnièe.Prix : 16 cents : bouteille échantillou, 10 centa, CORPORATION DE LA CITE Des Trois-Rivières.Avis est par lo présent donné que la Corporation de In Cité des Trois-Rivières r'Adrossera à ln Législature du le Province de Québoc, à sa prochaine session, pour demauder des amuulemen.s à sun acte d'iucorporation quant À la perception de ses taxes et autr & créances ; pour lui permettr de favoriser l'utablissement, duns la dite cité, d'industries ou mannfactures par l'octroi de bonus, allo ou exemption de taxes, ot pour d'autres ns.Horsc-e-Viute.Trois-Rivières, 28 Décembre 1881, J.G.A, FRIGON, Secrétaire-Trésorler- A Sieur Olivier Lacroix, cultivateur, ci- devant de la paroisse de Notre-Dame de la Visitat on de Chumplain et actuellement absent de la Province de Québec, AVIS vous est donné par les présentes que les créances que les personnes ci-après nommées, savoir : Nazaire Gagnon, Ecuier, marchand, Dame Anastasie Carpentier, veuve de feu Edouard Alphée Thibodeau, Dame Adeline Carignan, veuve de fen Godefroid Clermont, tous trois demeurant en la dito paroisse de Notre- Dame de la Visitation de Champlain, Messieurs Hyscinthe Cossette, cultivateur, Toussaint Toupin, cultivateur, tous deux de la paroisso de Ste Marie Magdeleine du Cap dela Magdeleine, Dame Dumitille Lahaye, veuve du feu Thiburce Delorme, son second éponx, de- mourant en la paroisse de Ste-Anne de lu Pérnde, possédaient contre vous on vertu des titres cl-après décrits savoir : Premièrement, le dit Nazairo Gagnon, Eculer, par et en vertu d'un auto d'obligation à lui consenti par vous et passé devant Mtre J.Ÿ Marchand, Ecuier, Notaire Public, en date du premier Juillet mil huit cent soixante et scize, Becondement, la dite Dame Anastasie Carpentier, comm legataire universelle du dit feu Edouard Alphé Thibodeau, son époux, par et en vertu du son testament solennel reçu devant Mtre Robert Trudel, Eculer, Notaire Public, «t témoins, en dato du dix novembre mil huit cent soixante et quatorse, saveir: lo paret en vertu d'un acte d'obligation consenti par feu Joseph Lacroix, votre père et donateur universel, cn faveur du dit feu doused \\1phé Thibodeau et passé devant feu Mtre À.J.Martineau, Ecuier, Notaire Public, et témoin, le dix-neuf octobre mil huit cent soixant.et dix, 20 par et en vertu d'un acte d'obligation consenti par vous en faveur de la dite Dame veuve Edouard Alphé Thibodeau, et passé devant Mtre J.E.Marchand, Eculer, Notaire Public, le vingt-neuf janvier mil huit cent soixante et dix-huit, \u2018Froisièmement, la dite Dame Adéline Carignan, comme légataire universelle du dit feu Godfroid Clermunt, son epoux, suivant son testament solennel, devant Mtre J.E.Marchand, Ecuier, Notaire Public, et témoins, le treize juin mil huit cent soixante et seize, par et en vertu d\u2019un acte d'obligation consenti par le dit feu Joseph Lacroix, votre père et Donateur univor- sel, en faveur du dit feu Godfroid Clermont, et passé duvant feu Mtre A.J.Murtinean, Ecr, Notaire Public, et témoin, lu quatre août mil huit cent soixante et dix.Quatrièmement, le dit Hyacinthe Cossotte, par et en vertu d'un acte d'obligation à lui consenti par vous et passé dsvant Mtre P.O, Guillet, Ecr., Notaire Public, io deux mars mil huit cent soixante dix-sept.= Cinquidmement, le dit Toussaint l'ouplu, par et en vertu d'un ucte de Renouvellement consenti en sa faveur par vous ct passé devant Mtre F.Loitinville, Ecr, Notaire Public, lu vingt-six s-ptembre mil huit cent soixante dix-huit.Sixièmement, la dite Dame Domitille Labaye, veuve du feu Thiburce Delorm\", tant en son nom personnel que comme légataire Usufruitière de feu Colbert Félix, son premier époux, suivant le testament solennel de ce dernier reçu devent feu Mtre A.J, Martineau, Ecr, Notairo Public, et témoins, le vingt-huit août mil huit cent soixante ot huit, par «t en vertu d'un acto d'obli- gution consenti par ledit feu Joseph Lacroix, votre père et Donateur universel, en faveur du dit feu Colbert Felix, et passé devant feu Mtre A.J.Martineau, Ecr,, Notaire Public, et temoin, le vingt-huit août mil huit cent soixunte et huit, Ont été vendno et transportées par les Sivurs et Dames Créanciers, ci-dessus nommés, À Sieur Ernest Clermont, cultivateur, garçon majeur, demeurant dans la dite paroisse de Notre-Dame de ls Visitation de Champlain, par et en vertu d'un acte de Transport fait et passé devant le dit Mtre JI E.Marchand, Fer, Notaire Public, cn date du trente-et un avril, mil huit cent quatre-vingt-un, et dont copie a êté enregistré au Bureau d'enregistrement du comté de Champlain sous le No, 20625 du Régt.B, Vol.30, page 652, le dix juin mil huit çent quatre-vingt-un J, E.MARCHAND, N.P.Notre-Dame de la Visitation } de Champlain, Déc, 1881, .Public Notice.Is hereby given that application shall be made by th - Louiseville Aqueduct Company to the Legislature of Quebec, at its next session, for an act to ratify and confirm the by law passed by the Municipality of Louiseville by which an exclusive privilege for fifty years was grahted to the said Company.LACOBTE, GLOBENSKY & BISAILLON, Solicitors for tho Applicants, Montreal, 9th December 1881.51 11ps.Servante demandée.M.Bennet, de la Société Bennet & Cie, Montréal, a besoin d\u2019une bonne servante sachant bien faire Lu cuisine.Un salaire libéral sera payé.On préfère unu servante canadienne française m'nie de bennes recommandations et reférences.B\u2019adresger à M.Benet, Bureau de Poste, boite 240 ou à son bureau 8t-Eloi Lane, Montréal, CHAUSSURES ! CHAUSSURES | Gironde vente au prix coutant.IMMENSE AVANTAGE \u2014 AUÜ\u2014 Montreal Branch Store \u2014 TENU PAR \u2014 L.N.LUSSIER & Cie.Ces Messi - 1rs ayant décidé de fermer leur magasin de l'rois-Rivières offrenten vente Au Prix Coutant leur immense assortiment de chaussures et autres articles de leur magasin.Tout le Stock doit être écoulé dans un court délai, #&rLe magasin est aussi à louer.S'adresser à L.N.LUSSIER & Cix.169, Rue Notre-Dame.Trois-Rivières, 20 Oct.1881.REPONSE AUX REMARQUES.DE M.ABBE VERREAU SUR LE « MEMOIRE APPUYANT LA DEMANDE D'UNE ECOLE NORMALE DANS LA VILLE DES TROIS-RIVIERES.PAR MGR.L.F.LAFLECHE.(Brochure de 84 pages\u20143dme édition.\u2014Prix: 10 cts) EN VENTE CHEZ CARUFEL & AYOTTE, LIBRAIRES Coin des Rues Notre Dame et du Platon, TROIS-RIVIERES.- Voici le temps arrivé LAN PRESENTS DE NOEL 5 OU JOIR D QUE YOUS TROUVERRZ AU MAGASIN POPULAIRE | DE BHOUTRREES No.29, Rue du Platon CONSISTANT EN MONTRES, BITOUTERIES en or et en argent solide, arlicles en plaqué, LUNETTES, CANNES, BIJOUTERIES en JAIS, articles de toilette, ORNEMENTS en BRONZE, JOUETS pour enfants et une foule d'autres articles dont l'énumération serait trop longue.WE Toute persons qui achdlera pour §1,00 et plus, au magasin de P.M.CONNER, recevra un cadeuu très utile.
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