Le Journal des Trois-Rivières, 15 juin 1882, jeudi 15 juin 1882
[" DIXHUITIEME ANNEE.aaile ty rie \u2018 à bi.o 8 tls GATHOLIQU \u201c0 .; \"REDIGE \u2018PAR UN *.LL FE re omité de Collaborateurs.} IN NECEBSARIIS, Feuillgton du -JOU KNAL\u201d LA FILLE SAUVAGE, \u2014 PREMIERE PARTIE.\u2014_\u2014 L'OMBRE DE SATAN.L'aventurier baisa pieusement le front de la potite fille.Il lui semblait que l'innocence de cet être chassait, dissipait les dernières fumées de ses rêves el chassait sans retour l'ombre de Satan.Puis, ayant soulevé d'une main le mouchoir renfermant Ja cassette de santal, il prit de l\u2019autre la fille du comte L umbert de Flessigny et se dirigea vevs Mézières.II L'AVEUGLE.La petite maison basse, croulante sous le poids de son toit de chauve, se distinguait à peine entre les grands sureaux qui lui formaient au printemps une ceintnre de fleurs neigenses.À l'intérieur, des meubles pauvres, mais brillants de propreté, occupaient ln même place que cent années auparavant.Un enclos chétif, dans lequel poussaient Jes Heurs du bon Dieu, servait à nourrir les abeilles dont le miel formait une partie du revenu de Marianou.Pendant les beaux jours d'été, la vieille femme so tenait du matin au soir sur le banc placé devant sa porte, À mesure que venail les froids d'automne, elle rentrait dans la masure, et l\u2019hiver la trouvait invisible, assise au coin de l'âtre demi-mort.Un enfant dy village, à qui ses inflrmités attiraient plus de dédain que de.compassion, se chargeail des soins, du ménage de Marianou.La vieille femme était avéugle et la petite Josic sourde-muette.Ces deux inforlunes s'étaient adoplées, Le vil regard de l'enfant devinail les soubails et les besoins de Marianou.Celle-ci, éprouvée par un venvage précoce, devint deux fois isolée quand son fils la quilta, ponseé par l\u2019amour des voyages, des aventures.Josie, battue par une belle mère qui Lui reprochait la croûts de pain elle verre d'eau suffisant à sa nourriture, se jeta dans les bras de l'avangle.Les caresses devinrent leur nnique langage.Marianou guidée par l'enfant allait cher cher le lin qu\u2019elle devait filer, puis reporter ses beunx échevenux blancs, Josie conrait chez les pratiques quand les temps durs retenaient Marianou chez elle.L'enfant prépa vait les vepas, frotlait les meubles de chène el cultivait les légumes d'un carré de jardin.Chaque matin, elle lissait la chevelure blanche de ln vieille femme, posait sur ses bau- deanx une coiffe de toile, lui metlait nne quenouille à la ceinlure, el la guidail vers le banc au soleil.Ensuite elle s'ass yait à ses pieds, où courait daus le village faire les com\u201d missions de Marianou.L'enfant glanait du blé, ramassait aux buissons des flocons de laine, récoltait tour à tour des châtaignes et des noix tombées, et nour- vissait une chèvre avec Pherbe du chemin communal.La pauvreté de ces deux êtres était grande, leurs privalions tombreuses : elles s'en consolaient en s'aimant.La seule joie vive que pit ressentir l'aveugle était de recevoir une lette marquée d\u2019estampilles loiniaines el passée au vinaigre dans tous les lazarets.Elle la reconnaissuit sans la voir, cotle loitre longtemps attendue, et qu'elle portait à ses lèvres faute de la pou voir lire.Ces jours-là, Josie négligeait le ménage, et la vieille femme s'appuyant sur l\u2019enfant se rendait chez le curé du village.Celni-ci recevait avec bonté Mariunou, décachetait la lettre et la lisait lentement, afin que chaque mol se gravèt dans la mémoire de l\u2019avougle.LU était parlé dans ces lettres de tant de choses ôtrauges que humble femme no comprenait pus Lout.ce que lui écrivait son enfant.Des descriptions de contrées loin- lointaines, des récifs d'aventures bizarres ou terribles la transportaient dans un monde complélement étranger ; alors elle ne se contenait plus de chérir son fils, elle l'admirait, Restée soulo à vingt aus, dans tout l'éclat d'une beauté incontestable, Marianou repoussait les riches fermiers qui la demaudèrent en mariage, afin de se vouer à son fils d'une façon exclusive, Ble possédait plusieurs chimps ot une maison.Ses récoltes la faisaionl vivre, el lo lin quelle filait omplissail ses armoires de Îlne toile.L'opfunt devint son dole, sa joie, sa foliv.Elle Paima comme les femmes s'attachent à l'enfant qui est à la fois l\u2019image vivante de l'époux pordu et l'espoir de l'avenir, Lo petit ange tenait de son père un regard plein d'intelligence, un teint clair; du sa mère, un \"; I } / charmant sourire et une admirablo cheyalu- l'Tè: Ta prétoce intelligence du Laurent con.érfbua à\u2018rendro Marfanou aussi fière qu'heureuse, Ille répétait dans le village les mois de son fils, elle aiguisait par l'orgueil l\u2019esprit alerte de l'enfant, Dès quo Laurent fuk en âge d'apprendre, elle pria le curé de lui enseigner ce qu'il savait lui-méme, 'ambition de Marianou étant de faire de sou fils un disciple dos autels.L'abbé Maucroix prodigua des trésors de patience et du tendresse pour former le cœur et l'esprit de son élève.Il réussit seulement à demi dans la tâche qu'il s'imposait.Une mémoire étendue, une imagination en éveil aidèrent aux progrès du fils de Marianou.Mais le cœur ne se développa point dans une proportion égale.Dès qu'il pit qagir suivant son impulsion, l'enfant témuigna des goûls d'indépendance dont s\u2019effraya plus d\u2019une fois soi protecteur.Les livros qui le charmaient davantage contonaient des relations des voyages.Laurent apprenait peu et sans goût les choses de la religion ; mais la géograpliie divisant le globe, lexpliguant, le rendant visible sur la surface plane d\u2019une carte, les livres d'histoire naturelle et de botanique le capti vaient.Tout l\u2019argent que lui donnait sa mêre s'en allait eu volumes.Sa joune Lele travaillait outre mesure.L'enfautse créait des chimères élranges el convait déjà des.pmbilions dangereuses.Plus d\u2019une fois il manifesta son dédain pour la modeste maison qu'il habitait et l'existence paisible de sa mère.- \u2014Je deviendrai riche, bien riche! disait- il ; je l\u2019achèterai un châleau, et Lu seras heu reuse | Tu te L'ompes, répondait Marianou ; je ne vivrai.contente qno si je te vois monter à l'autel et offrir sous mes yeux le saint sa crifice.\u2014Les prêtres ne font pas fortune.\u2014D'ovdinaire même ils s'apauvrissent à force d'aumônes.\u2026 .[ Quand on remplit de bonnes œuvres le greniers du Seigneur, qu'importe de pâtir un peu ?\u2014Alors je ne serai jamais prètre, car je veyk dépenser beaucoup d'argent.Marianou prenait ces phrases trop souvent répétées pour les divagations sans portée d'nn enfant, mais l'abbé Mancroix, connaissait mieux la nature humaine, s'en effrayait plus qu'il n'osait l'avouer à la pauvre mère.T1 espérait cependant que l'action persistante de la religion triompherail des inslincls dangereux manifestés par Laurent.L'époque de la première communion pouvail changer subitement la nature rebelle de l'élève.Il croyait à ce miracle, à force de la désirer.Mais plus l\u2019époque fixée pour ce grand acte approcha, plus l'abbé Maucroix ressentit de terreur, L'enfant ne s'amendait point d'u ue façon sensible.Il n'avait pas de vices, sans doule, mais ses défauts pouvaient prendre avec l'âge des proportions alarmanles.L'élève de l\u2019abbé Maucroix connaissait merveilleusement la lettre de Tinstruclion re ligiense.TI lui manquait l'humilité tendre, la charité affectueuse.Il croyait sans nul doute, mais la foi ne le consolait.Copendant le prêtre et Marianou constatèrent de l\u2019amélioration dans la conduite de l'enfant.Tous deux redoublèrent de zèle, de prières at d\u2019a mour, et le cœur de Laurent se fondil sous ces chaudes cffluves.Après avoir reçu son Dien, il reprit ses études avec un courage persistant, el cessa de témoignor de l\u2019aversion pour lo séminaire.Pendant un an, l'enfant resta sous l\u2019im pression reçue le jour de sa première coum- munion.Il apprenait le latin et lo grec sans résistance, ot paratssait résolu à remplir le souhait de sa mère, quand un événement inatlondn ramona brusquement Loutes ses pensées vers la vie d'aventures.Unie modeste châtellenie voisine de la maison de Marianou, et qui, depuis de longues années, restait inhabitée, fut ronverte à son propriélaire, ancien officior de marine de Sa Majesté Louis XIV.Le chevalier de Vorseilles n'avait jamais été maris ; il rovonail seul dans son potil castel ; il le répara durant nne année, clôtura son bois pour y chasser À son aise, puis il commença À trouver les journées longues.Le hasard de ses promenades lui fit ren contrer lo fils de Marianou.Co garçon do quatorzo ans, d'une figure admirablement balle, déjà doué d'érudition, raffiné dans ses goûls par instinet, lui plut tout do suite, Lanrent devint le compagnon dont il avait besoin.Nol mieux que l'élève de l'abbô Maucroix ne dovail écouter avec une curiosité admirative les récits de l\u2019ancien officier, Co fat un malheur pour Laurent de se (rouver rapproché d'un homme dont la foi s'était évanonio par lo mranque de prati que, qui parlait sans cesse de batailles et de des $, POLTET( TROIS REVIERES.JEUDL Lo JUIN ivoz ap \u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 UNITAS ; ME \u2014\u2014 ere ré rer re fee re Marianou la soif de voir et d'apprendre.L'enfant se garda bien de révéler à sa mè re quel charme l'attrait dans la couversalion du chevalier de Vorseilles.L'humble femue, flattée de voir son fils devenu lo compagnon de chasse et de promenades de l'ancien officier, ne dovina point le danger de ces relations, Elle encouragea Laurent À cultivercelte ami tié naissante, vb le jeune garcon ne larda point à signifier & su mère d'abord, ensuite à l'abbé Mancroix.qu\u2019iln\u2019entrerait jamais au séminaire.\u2014Que [eras-tn ?demanda Martanou alar- méu, \u2014Je voyagerai, \u2014Dans quel pays ?\u2014Parlout ! \u2014Comme c'est vaste ct comme c'est loin * \u2014Souviens-loi que je veux devenir riche.\u2014Oublies-tu que je suis seule, et que je vieillis ?Marianou pleura, pria ; l'eufant leignit de se laisser attendrir, mais à son tour il devint triste, et aux questions alarmées de sa mère Il se contenta de répondre : \u2014De quoi te plaiusla ?je reste.\u2014Tu te sacrifies.\u2014T'a satisfaction me récompense.\u2014Et puis-je savoir si lu conserves des regrets ?\u2014I Faudrait cependant nous entendre, dil un jour Laurent à Mrianon ; quand je tai parlé de quitter le village, de visiter de gran des villes, de courir Vers des plages loinlai- ues, Lu mas répondy que mon absence le tuerait\u2026 Je t'aime, je suis un fils respee- tueux, et je renonce pur Loi à mon rève le plus cher.Pourquoi (l'injuièles-tu maintenant quand tu me voig préoceupt ?Ne soffit il point gue je te cède;lon vouloir ?\u2014 Non, si tu soulffres.\u2014L'un de nous doit être malheureux.IL esl juste que ce soit mai.\u2014Non ! non ! l\u2019immolation cst le rôle des mères ; tu peux partir, Laurent, je ne Le re tiens plus.\u2014Tn me pleareras.\u2014Dieu senl le saura.\u2014Tu me maudiras pour mon abandon.\u2014Agenouille-toi\u2026 Gt Marianon avec solennité.Laurent se courba, et la veuve étrndant la main sur le front de son fils : \u2014Seigneur, dit-elle, que mes larmes lui soient complées en dénédictions | que mes prières obtiennent pour lui un constant bonheur ! Gardez-le honuète homme, et surtout bon chrétien ! Elle s'avrèta un moment ; les larmes l'è touffaient.À continuer CHARETTE IL.\u2014 Voici une page splendide empruntée an Paris Journal, que uos amis livont avec plaisir.Ce portrait de not Lieutenant-Colonel est un pelit-chel-d'@urre ; tous coux qui connaissent M.de Charette, même ceux «ui ne le connaissent pas personnellement, mais i qui les siens l'ont révélé, diront : c'est bien ui ! \u201c Charelte premier commarda les \u2018\u2018géants\u201d commu Napoléon les appelait.Chaleau briaud le surnomma \u201cle grand capitaine,\u201d et le vainqueur d'Ansterlilz ue trouva pas le sur nom exagéré, Charette élait Lrès entèlé.Quand on lo lusilla, il fallait bien qu\u2019il mou- rt, mais comme un dernier défi à la © nails le, le géant fusillé resta debout Il fallut qu'on le couchät par terre.« Charette second sait toutes ces choses; il les aurait ignorées, qu\u2019il les aurait senties.On no descend pas impunément des héros cl des vois.4 Si la fldélilé impose de durs sacrifices en ce monde, assurément c'est aux natures do soldat.Servir chez le duc de Modine quand on aurait êlé le compagnou d'armes de Gallifot et de d'Espeuilles.c'est dur, La Providence sul gra a Athanase de Charette de ce devoucment que chacun comprit.1 retrouva la France et les Français à Rome Au surplus, lo jeune offi cier était à la plus han- to école de l'houveur et du devoir, Fran: çois d'Autricl était un chevalier échappé du moyen-Age.tl offrit au Pape d'entrer comme simple soldat daus l'arméu pontilica- le.Lo Pape refusa : François lui envoya Charette.+ Ce siècle devait avoir l'honneur de la lus sainte, de la plus illustre des croisades.aus witle aus on criera au roman quand ou racontera la légende de M.de Charette et dus zouaves, La délivrance du Saint Sépulcre était une belle chose ; mais que les Sarrasins eussent ou n'eussent pas le tombeau du Christ, ls Christ n'en était pas moins res suscile, À Rome c'était a papauté et le Vicaire duo Jésus-Ghrist, en chair ct en os, que la France catholique avait défeudu jusqu'à la dernière heure.\u201cLes croisés de Godefroi de Bouillou vl les Voudèens de Charette premier ob le Gathelinean étaient les exéeuteurs testivmen taires de la foi ot de la Adélité de leur sie cle ; les croisés de Lamoricière ot de Ghavotte second faisaieut rèver de saint Louis et de IN DUBIS, LIBERTAS ; IN OMNIBUS, CHARITAS.i\" ' PA découvertes, d'ambition «* «1 fortune, ot dont | Bayard dats nu lemps de coulissiers êt de les récits pallymèrent dans l'aprst a nl dad CA de rouletle.; \u2019 : \u201c11 yn deux phases priftipaies dans In vie dn Darvon Athanase do Cluretle.A Rowe il m'apparalt comme un croisé doublé d\u2019an magnifique chef de mousquetaires, \u201c11 n'est que sumple capitaine, mais il est déjà le chef moral do toute celte noblu sse, de toute celte bourguoisie d'élite, qui vient chercher la mort \u2018pour Dieu et pour sa foi, mais qui vent qu'on l\u2019y_ couduise élégamment et gaillardement, La belle figure de Charette, aux ligues des Bourbons, aux are tes dos Coniés,en regard mobile, qui se change en éclairs ; cette haute stature qui dontine ses compagnons ; bref, cet ensemble de soldat et de grand seigneur, tout cela fas.cite el on se serre autour de lui.\u201cSur le front de bandière de Castelfidardo il leur pronva, sans plus tarder, quo le camarade élait sylide.\"| su battit au sabre, en combat singulier, avec un officier pié montais.$ Je n'ai pas le Lemps d'éenumérer Lous ses faits d'armes.11 a 61é le premier parlonl, partout il à payé de sa personne, Celle valeur singulière qui procède des anciens vhevaliers, ne l'a pus empêché d'exécuter une admirable retraite on 1870,de Monteflascone à Civil Vecchia et à Rome.\u201c Rome fut prise le jour de Sedan.Charelte accourub au secours de la France, Pen dant dix hnitans on avait hae el siflié les zouaves dans cinquante journaux : on les avoit trailés d'étrangers, de sbires, de jésuites ; ils ont oubliô les outrages, mais ils se souviennent de la patrie.\u201c La France poussa un cri d'allégresse.Nul no me contredira.Leur patriotisme fut une traînée de poudre, La Vendée militaire ne voulut pas que l\u2019on prit sa place.À côté de Gharette, les Cathelincac, les Stoillet, les Leseure cournrent au canon.\u201c Jêt ici il nous faut veudre justice à M.Gambetta.11 ne marchanda aux défenseurs de la France ni les fusils, ni les soldais, ni les commandements.Ce n\u2019est pas lui qui envoya le pharmacien Bordono chercher Garibaldi.\u201c Lorsque Charette Ini demanda de laisser à ses zouaves leur - uniforme, M.Gambetta lui dit : Gardez-le, colonel, il ruppelle de trop beaux souvenirs.\u201c Ceci n\u2019a jamais été démenti.Que se passe-l-il done, à cortaines heures, dans la conscience de ces hommes si prompts à mo- difler leurs sentiments et leurs opinions ?Ces souvemirs si beaux n'étaient ils pas l'épée de Castelfidardo et de Mentana couvrant la poitrine de la plus touchante et de la plus augnste des abandonnées : l'Eglise ?\u201cEt alors pourquoi, monsieur, laissiez vous fotter le drapeau rouge a Lyon, et avez vous pour ami celui quia écrit: Fusil lez-moi tous ces gens là ?M, de Charette, sur la terre de France, entra daus la seconde période de sa vie militaire.Il fut en tous lieux, en toutes circonstances, un chef militaire accompli.À peine réorganisés, les zouaves cournrent an éanon.On ne les ménagea pas.On n même reproché à M.do Charette d'avoir trop souvent exposé ses soldats, Ge reproche est une injure aux zouaves.Prodigue desa grande vie, de sa grande ame, de son grand nom, Charette savail bien que ses soldats l\u2019ai- aient pour cette prodigalité.Il était leur idole, parce qu'il lenr frayait une roule où ils marchaient tons de front.\u201cJe serai sobre de Getaits M de Charette a fait un récit à la manière de César, de son héroïque campagne, Je ne citorai que celle flere parole.Blessé grièvement à Loigny, il repoussa [es zouaves qui venaient le ramas- sur :\u2014** Votre colonel est perdu, allez rejoindre vos rangs!\u201d -Etils allèrent venger le glorieux blessé sous la bannière du Sacré- Cœur.\u201c Pendant co temps là, on assassinait le commandant Arnauld sous la bannière des sans-enlottes, et Garibaldi dévalisait les cou.veuts.\u201c En 1871, quand la paix fat signée, lu patrie ne fut pas ingrate : on offrit à Charette d'incorporer son végiment das l'armée fran- caise.Le héros de Mentaua cet de Loigny deeling cet honneur.L'histoire lui en sera reconiaissante, Les zouaves appartiennent au Pape avant tout.La France les trouvera toujours contre les ennemis de l'extérieur el de l'intérieur ; mais ils appartiennent à la chrétienté.\u201c C'est inspiré par le même sentimeal, par la mème profondeur de vnes politiques, par la même abnégalion, qu'il à refnsé le mandat de député que les électeurs des Bouches-du- Rhône lui avaient confié en 1871.Marseille, cette grande «singulière cité qui parlage son cœur entre le soleil et le mistral, après avoir élu Bevryer, avait acelamé Gambetta.Ello eut vu renouveau de bon sens et de gra- titade : le nom de Charelte sortit vainqueur de l'urue électorale, Charette resla soldat, resta zouave, resla chef politique, Charette refusa.« Haute leon, exemple d'austérité polili- que qui fit bondir les ambitieux ! \u201cUn député français que je rencontre quelque fois à Torquay m'a raconté l\u2019anec dote suivante: un de ses collègues, que Pon à baptisé le Calvaire à causo des dix hnit croix étrangères qu'il s'est fait donner, fut tellement émn du refus de M,de Charette qu'il rédigea l'interpellation suivante: + Los députés soussigués, considérant que \u201c1e refus du mandat de député est une offen- + so À la majestd du corps électoral, deman- dont des explications à M.le ministre de + l\u2019intérieur.\u201d Lo Caledire W'uyant pas trouvé de cost guataires retiri sou interpellation et, pour se consoter, se fit douner par les Esquimaux la croix de l'Ours blanc.w Athanase de Chavete n'est pas député des Bouches-du-Rhône ; ilest le député de (a France monarchique et-catholique, et 4 No.7 i 1 Qveup! LoITEO1N SG b .G.DESILETS \u201cRE Pere RE \u2014 me vingt (Mille épées sorliraient du fourreau à tn sigue de dois C'est une situation unique dans les aunhles ae l'histoire moderne.$ Le comte de Chambord a en depuis sa majorité quatre grands serviteurs ; le dno de Lévis, Berryer, Lanrentie ot Charette.C'est le dernier qu'il aappelé ** sou meillewr ami 3\u201d c'est eu ellol ni qui est la veritable incavna- Lion de son emur el de sa politique.Les ca tholiques et les légitimistes français ont la rive lortunu d'avoir au milien d'eux un portedirapeu qui leur indique une voie où Îls ne peuvent ségarer, M.de Charelte est en France le représentant le plus fidèle de là politique de Rome et de Frohsdorf.$ On peut inscrire sur sa bannière ce pre mier vers d'une hymne fameuse : $ VEXILLA REGIS PHODEUNT Ou val certain de ne pas se Lromper.+ Ou l\u2019a fait général : cela n\u2019y fait ni chaud ni froid.Qu'il soit capitaine, colonel on général, baron ou duc, il est mienx que celà : il est Cha elle; mieux que cela encore : il est Gharetle second.Les dynasties de vois courent le monde: les dynasties de héros, C'est plus rare.\u201d Légende du Bépnntir.11 y avait un homme pauvre, si panvre quit wavail pas de quoi vitie lo hiliemy enfaut qui allait naître, ni de quoi donner à Eger Aus sept autres, Uni jour, il sortit de sa maison, parce que le cane Ini lendait à les entendre plenrer el lui demander du pain.Il se mit à marcher sans savoir où il allait el après avoir marché tout le jour, il se trouva vers le soir, à l'entrée d'une caverre de voleurs.Le capitaine de la bande s'avança à sa rencontre et loi demanda ce qu'il vonlait.\u2014Scigneur, répondit le pauvre homme en se jetant à genoux, je suis un malheureux qui ue fait du mal à personne ; j'ai quitté Ma maison pour ne pas entendre mes pauvres enfants me demander du pain que je ne puis leur donner, et pour ne pits assister aux couches de ma femme, qui a pas de quoi envelopper celui qui va naître.Le capitaine ent pitié de ce pauvre homme le fit manger, lui donna une bourse pleine d'argent nt im cheval, et lui dit de l'avertir lorsque l'enfant serait ue.parce qu'il voudrait on être le parrait, Notre homme reprit le chemin de la maison ; il volait plulôt qu\u2019il ne marchait, el ta joie débordait de son cœur.L'oufant était déjà au moade lorsqu'il arriva, il remit À sa lemme l\u2019avgent qu\u2019il apportait, retoiraa immédiatement à la caverne el dit au chef de la bande co qui venait d'acri ver, Colni-ci répondit qu'il serail celle nuit là mème à l'église, et (qu'il accomplirait sa promesse, Asi itil.Il tint l'enfant sur les fonts de haptôme et ini fit cadean d\u2019une bonrse pleins d'or.Pou de temps après, l'enfant mouruk et s'en alla au ciel, Saint Pierre, qui était à la porte, ui dit d'entrer ; mais l'enfant répon dit \u2014Je wenive pas, si mon parrain n'entre pas avec moi.\u2014Et-qui ost ton parrain ?demanda le saint.\u2014Un capitaine de brigands, répondit l\u2019enfant.\u2014 Ih bien ! mon fils, reprit le saint, mon cher innocent, tn peux entrer, tei, Mais non pas ton parrain.La Vierge vint à passer par là, ot le voyant si ailligé, elle lui dit : \u2014 Pourquoi nenlres-tn pas, mon ange ?L'enfant répondit qu\u2019il ne voulait pas entrer si son parrain n\u2019entrait pas, eb saint Tiorro dit à lt Vierge ce qu'était le parrain de l'enfant, et comme quoi c'était chose impossible qu'il entrât dans la demeure des \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 justes.L'enfant se mit alors à genoux, joignit ses petites mains et pleura tant, que la Vierge, «qui est ln Mère de miséricorde, eut compassion de sa douleur.Elle s'éloigna, et revint peu après avec une coupe d\u2019or à la main.\u2014Tiens, dit-elle à l'enfant en la lui remettant, va l'en chercher ton parrain, el dis-lui qu'il remplisse cette coupe de larmes de con- trilion, et que, s'il la rapporte pleine ainsi, il pourra entrer avec loi au ciel.Prends ces ailes d'argent et vole.Lo bandit dormait sur une roche, le fusil dans une main, le poignard dans l\u2019autre.En s'éveillant, il vit eu face de lui, assis sur une touffe de lavande, un bel enfant avec des ailes d'argent qui reluisaient au soleil, et une coupe d'or dans sa petite main.Il se frotla les youx, croyant rèver; mais l'enfant lui dit : \u2014Non, tu ne rêves pas : je suis ton fillenl je viens Le chercher pour le conduire au cie et te rendre le bonheur que tu m'as procuré en me conduisant au baptême dus chrétien.fit il lui raconta ensuite tout ce qui lui était arrivé, Lo cœur du pécheur s'ouvrit alors comme une gronade, etses yeux devinrent deux sources de larmes, La douleur qu\u2019il ressentit de ses fautes fut si aiguë, et le regret de les avoir commises si vif et si profond, qu\u2019ils Iui traversèrent la poitrine comme deux poi- guards, et il mourut.Alors, l'enfant, qui avait recueilli ses larmes dans la coupe d'or, s'envola avec la conpe ct l\u2019Âme de son parrain au ciel, où ils entrèrent tons deux ; car Dieu veut non la perte, mais le salut de l'homme, el il Paccorde avec le pardon, douk nous avons tous besoin ; mais le Seigneur veut qu\u2019on Ini demande humblement ce pardon, et non pas qu'on lu méprise orgueilleusement, \u2014\u2014\u2014 E> Deux enfants de M.Elie Charlebois, de Glayton, N.-Y., Âgés respectivement de quatre el de quatorze aus, se sont noyés hier en se baignant. JES TROIS-RIVITRES.rt ER TROIS-RIVIERES.La population de cette ville a été aussi surprise qu\u2019indignée de l'injure toute gratuite que lui a faite hier notre petite clique libérale, en opposant, à Sir Hector Langevin, a la dernière heure, contre le sentiment unanime de tous les citoyens la candidature de M.Joseph V.Bureau.Rongés par le dépit de ne pouvoir trouver d'appui chez aucun homme influent, le cercle de la Concorde avait bien cherché dans les derniers rangs de la société un individu quelconque qui consentit à se laisser porter candidat dans le seul but de blesser les partisans de Sir Hector, mais personne, sans doute, n'avait voulu consentir à servir d\u2019instrument, pas même Jacques Larivière, l\u2019ancien messager de l'orateur Turcotte.M.Bureau, lui, à trouvé qu'il lui convenait d'accepter le rôle ; d'être le personnage de cette farce qui fait hausser les épaules à tout le monde aux libéraux qui ont le respect des convenances comme aux conservateurs.C'est son affaire.Il aura ce qu'il mérite, l'isolement et le ridicule.A la nouvelle inattendue decet embryon de candidature, les principaux citoyens des deux partis se sont empressés d'aller exprimer leurs regrets à Sir Hector au sujet de cet incident et dégager la responsabilité de la cité.Ils l'assurèrent de nouveau des sympathies de tout le corps électoral et l'invitèrent à les laisser eux-mêmes disposer de ce simulacre d\u2019opposition.Sir Hector est reparti dans l'après-midi pour Ottawa et ne reviendra que mardi prochain accepter le mandat que lu cité devait lui confier mardi, sans l'humiliante interposition de M.Bureau.CHAMPLAIN.La mise en nomination des candidats a eu lieu à Ste-Genéviève mardi : M.Montplaisir et M.Turcotte sont sur les rangs.Il y a eu une nombreuse assemblée à laquelle les deux candidats et plusieurs autres orateurs ont adressé la parole, Tout s\u2019est passé dans la tranquilité et led bon ordre.M.Montplaisir, qui a parlé le premier, a longuement.exposé sa conduite en Chambre ainsi-que la politique \u201cdg 1'ad-\" ministration actuelle.Il s\u2019est exprimé avec facilité et clarté et a fait sur l\u2019assemblée ane excellente impression car chacune de-sespargles avait le cachet de la sincérité et de l'honnêteté.Après avoir parlé pendant près d'une heure, il a cédé la parole à son adversaire.M.Turcotte, au lieu de parler de la politique fédérale, de blâmer les votes de M.Montplaisir et d'attaquer sa conduite parlementaire, s\u2019est tout simplement borné à faire de la sentimentalité et à quêter des sympathies.Les remords qu'il éprouve saus doute de son triste passage sur le siége d'orateur, le remènent sans cesse aux affaires provinciales et c'est de ces dernières qu'il a parlé, perdant complètement de vue que c'est de la politique fédérale dont il s'agit en ce moment.l s\u2019est répandu en compliments pour Yhon.J.J.Ross et pour M.Rob.Trudel, député local, et a presque.dit du bien de M.Montplaisir.Néanmoins, à travers toutes ces phrases creuses alignées les unes après les autres pendant près de deux heures pour tromper les électeurs, le bout de l'oreille a finit par percer ; et ce triste politicien qui a si audacieusement trompé ses anciens\u2019 électeurs des Tois-Riviè- res, s'est lait prendre lui-même en flagrant délit de mensonge, au beau milieu de son discours et en face des électeurs du comté de Champlain.M.Turcotte ayant mis en cause un des membres du clergé du comté au sujet d'une prétendue conversatien avec M.Montplaisir et de prétendues plaintes contre ce dernier, le digne curé invité par M.Montplaisir et l'assemblée à dire ce qui en était, a décla- té que l'assertion de M.Turcotte était fausse en tout point.Ceux des électeurs qui ne connaissaient pas encore parfaitement M.Turcotte en ont eu suffisamment de cet incident qui peignait bien l'homme, pour savoir à quoi s\u2019en tenir sur son compte.D'autres, en grand nombre, qui l'avaient enteudu déblatérer a St-Stanislas, deux jours auph- ravant, contre l'hon.J.J.Ross, en sont venus à la même conclusion en l\u2019entendant lui faire en face des éloges hypocrites.x Après M.Turcotte, M.Gérin fit un vigoureux discours sur Ja politique fédérale que M.Turcotte n'avait pas même abordé et démontra aux électeurs qu'ils sacrifie- raienf leurs propres intéréts en accordant leur confiance à un candidat qui, comme M.Turcotte se présentait à eux sans couleur et sans programme pour être plus libre de faire ce qu'il avait [ait aux Troisltivières si l'occasion s\u2019en présentait.M.Gérin parla avec son éloquence habituelle et fut chaleureusement apploudi, L'auditoire appela ensuite l\u2019hon.J.J.Ross qui, malgré le mauvais état de sa santé, s'était rendu à l'assemblée pour LE JOURNAL DES TROIS - RIVIBRES, 18 JUIN 1882.en faveur de M.Montplaisir et défendre l'honneur du comté contre la candidature de M.Turcotte.De l'aven de tous ceux qui étaient présents, l'Hon.Ross a fait un véritable discours de maître, un chef-d'œuvre oratoire qui a entrainé l'assemblée.Du commen- coment à la fin do son discours, il n été écouté par tout le monde, partisans comme adversaires, avec une attention extraordinaire qui n'a été interrompue que par des bravos enthousiastes.Inutile de dire wilen a douné pour son compte aM Parcotto et qu\u2019il a prossé ses amis de travailler pour M.Montplaisir de façon à grossir sa majorité, à tel point quo le pays sache que le comté de Champlain est aussi fier de son honneur que le collége électoral des Trois-Rivières qui a rejeté M.Turcotte.M.Robert Trudel, le député local ainsi que M.D.N.Martel ont également porté fortement en faveur de M.Montplaisir et contre la candidature de M.Turcotte.M.Trudel parle avec la sagesse, la maturité et le grand sens qu'on lui connait ; il porte la conviction.Quant à M.Martel qui parle si agréablement, tous reconnaissent qu'il promet.parmi nos jeunes orateurs, une des plus brillantes carrière.Bref la journée a été excellente pour M.Montplaisir qui a, du reste, pour lui toutes les fortes influences du comté ot lu masse des électeurs.M.Turcotte sait\u2018déjà qu\u2019il subira une humiliante défaite.To ._- NICOLET.M.Méthot n été élu par acclamation à Bécancour.Une assez nombreuse assemblée rehaussée par le corps de musique de Nicoletn fait les frais du triomphe de l\u2019heureux candidat.M.Méthot était en cette ville hier.Ses nombreux amis se sont empressé de joindre leurs félicitations à celles de ses partisans de Nicolet.ST-MAURICE.M.P.Lamy, un libéral de Montréal est venu aussi à la dernière heure pour sa candidature contre le Dtr Désaulniers qui devait être élu par acclamation.Puisque les libéraux de ce comté veulent encore essuyer une défaite, ils l'au- vont encore mieux conditionnée que par le passé.= + - Ke - MASKINONGE.On nous apprend que M.Fred.Houde a eu un grand succès à Louiserille, mardi, dans une assemblée de tout le comté.Son adversaire M.Caron qui, bien que conservateur, est supporté par tous les libéraux du comté, s'est montré très faible en face de son adversaire et a perdu beaucoup de partisans.L'élection de M.Houde ne paraît pas être douteuse.YAMASKA.On nous apprend qu\u2019il y a ena St François du Lac, le jour de la nomination une bagarre sérieuse pendant laquelle l\u2019hon.Wurtele a été violemment frappé.11 y a eu une dizaine d\u2019arrestations et en particulior celle de M.Gladu, l'adversaire de M.Vanasse.Les nouvelles que nous recevons du comté sont des plus favorables a M.Vanasse.Cotte bagarre que M.Gladu et ses amis sont soupçonnés d\u2019avoir organisée est de nature à donner à M.Vanasse les sympathies de tons les honnêtes gens du comté.A NOTER, Les censitaires des seigneuries des Jésuites, dans le comté de Champlain, n\u2019ont pas oublié sans doute les poursuites injustes et vexatoires qui ont été prises contre eux sous l'administration Joly de triste mémoire.Les victimes se comptaient par centaines, il y en avait dans presque tous les rangs.Combien de pauvres cultivateurs ont sué sang et eau, se sont presque ruinés pour payer les frais des avocats du gouvernement et les visites des huissiers.Mais ce qu'il ne faut pas oublier surtout dans le moment, c'est que pendant que sévissait contre les cultivateurs, cette persécution qui a extorqué au comté de Champlain huit ou dix mille piustres qui n\u2019ont jamais figuré dans les comptes publics, c'était MM.Turcotte qui, par son seul et unique vote maintenait M.Joly au pouvoir et lui permettait d\u2019engraisser ainsi ses amis de l'argent et des sueurs des censitaires de Champlain.M.Turcotte qui se vante d'aimer si fort aujourd'hui les électeurs de Champlain parce qu\u2019il veut les exploiter, les laissait bel et bien tondre alors par ses propres amis.Îl suffisait de son vote pour renverser le gouvernement Joly et arrêter la persécution qui s'exergait sous ses yeux et contre les vitoyens dont il sollicite au- jourd'hui les sulfrages.Qu'\u2019a fait M.Turcotte ?Il n tranquillement continué à maintenir le gouvernement de son vote prépondérant, à retirer son salaire d'orateur pendant que les cultivateurs qu'il cajole aujourd'hui, pay- exprimer publiquement ses sympathies aient les huissiers et les nvocats.Pa Voilà comment M.T'urcotte aime les cultivateurs ! Et les milliers de piastres perdues par I'administration libérale dins les scandales de ln ferme Gowan, des Nul-Locks, de l'amoublement de l'Ecole Normale de Montréal, etc., etc, pendant que M.Turcotte soutenait seul de son,vote cette administration, qui les payer finalement si ce n'est ce bon peuple que M.Turcotte dit tant aimer ?Est-ce que M.Türcotte raconte tous ces intéressants détails aux électeurs de Champlain pour faire mousser sa candidature ?ax T meer Des compagnies d\u2019Asurance modèles.La manufacture de M.Bradley de cette ville qui n été incendiée ces jours derniers était assurée pour $10,000 à La Queen et à la Guardian.Deux jours après que les papiers requis eurent \u2018été expédiés au Buren central par leur agent ici, M.Pentla 1d, M.Bradley recevait en bonne et due forme son cheque de $10,000.Nous avons bien raison de dire que ces Cies d'Assurance traitent royalèment leurs clients.La \u201c Queen\u201d avait fait la même chose il n\u2019y a pas très longtemps a sujet d'un incendie de traverses de chemin de fer appartenant à M.T, E.Normand.C'est une excellente gurantio pour les assurés.de ne pas donner assez de garanties de sa fldélité au parti conservateur.En un mot, en 1876, M.Turcotte se donnait comme un bleu de la plus belle eau.Il promettait.de ne Jornais dévier.in 1878, quelques jours avant le cou d'état M Turcotte vote deux ou trois for contre des projets de loi introduits par le ministère de Boucherville.Lorsque M.Letellier, oubliant que sa position lui commandait avant tout lu plus stricte neutralité entro les partis, s'avisa de renvoyer un ministère qui possédait une majorité de vingt à vingt-cinq votes dans la chambre, on vit que M.T'urcoita ne ressentait pas aussi vivement que ses collègues cet affront infligé à la réprésentation nationale.On ne tarda pas à découvrir le motif de ce refroidissement de son zèle conservateur.Dans la confusion et le chaos qui inaugurèrent la formation du ministère Joly un porteleuille fut offert à M.Turcotte.Déjà, M.Joly avait jugé qu'il était du bois dont ont fait les traîtres, M.Turcotte fut ébloui par cette offre.Il était alors à Québec.11 fit sonder l\u2019opinion de ses électeurs par sesamis, qui furent bien obligés de l'informer de ne pas accepter de portefenil- le parcequ'il ne pourraït jamais se faire réélire à Trois-Rivières.M.Turcotte refusa donc le portefeuille, non par principe, non faute d'attente avec M.Joly, mais par peur de ses électeurs.Et de ce moment jusqu'après son élec- OFFICIEL, (Du Bulletin de l'Union Allet) Aux ZOUAVEs.j Camarades,\u2014 La presse {vous a déjà annoncé l\u2019arrivée du Général Marquis de Charette en Amérique.{Une députation du Bureau de Régie cest rendue à New- York pour souhaiter la bienvenue à notre chef et s'est entendue avec le Général au sujet de notre assemblée annuelle.M.de Charette arrivera le 20 juin dans la soirée, p.ssern la journée du 214 Montréal et accompag *> a les Zouaves le 22 À leur assenblée go.1érae.Le Bureau de Régie.avant d'apprendre l'heureuse coïncidencedn voyage de Mde Charette avec notre réunion annuelle, avait acceptée l'invitation de ln ville de St.Hyscinthe pour lb 22 juin.C'est donc le 22, à St.Hyacinthe, que le Général passera la grande revue.Il a exprimé un vif désir de ne voir person- jme manquer à l'appel, et le Bureau de Régie est convaincu que co désir sera considéré comme un ordre._ - ontréal par le Le départ sega ge chemin de fer Uh Grantl-Tronc le 22 à six heures et demi du wiatin, et de St.Hyacinthe le même soir.Les Zouaves de Québec et des Trois- Rivières trouveront à Sorel un train d\u2019excursion qui les conduira à St.Hyacinthe par le South Eastern.Ainsi, que to 15 soient présents à l'appel de St.Hyacinthe, en uniforme, le 22 juin.De plus amples détails seront donnés par les journaux quot\u2018diens.LE BUREAU BE REGIE.it \u2014\u2014 etl ll +e \u2014\u2014 \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ORDINATIONS.\u2014 Mgr.des Trois-Rfvières a fait samedi et dimanche, 8 et 4 Juin, les ordinations suivantes dans la dhapelle de son semi- naire diocésain.TONSU RE.MM.James Wool pour le diocèse de St-Joseph, Missouri ; John \u2018Lockney, pour le diocèse de Portland.ORDRES MINEURS.MM.R.8.Burke, Th.Casgrove, du dio- cose de Boston ; Th.Oreilly, James Hickhey, du diocèse de Portland ; Peter Honeyman, du diocèse de Greenbaya, ACONAT.MM.R.S.Burke, P.B.Murphy, F.X.Burke, du diocèse de Boston ; @.H.Feeney, du diocèse de Portland ; P.Proulx, À.Blois, du diocèse des Trois-Rivières.DIACONAT.MM.P.Proulx, A.Blais, G.Feeney\u2014\u2014 a M.TURCOTTE.C'est le temps pour les électeurs du comté de Champlain dont M.Turcotte sollicite les suffrages en ce moment, de se remettre en aémoire l'histoire de ce triste politicien.Ils ont, un important devoir à remplir à son égard, j1 est nécessaire qu\u2019ils agissent en pleine connaissance de cause et qu'il sache bien quel est l'hommo qui fait en ce moment la lutte à leur digne représentant, M.Montplaisir.Afin que personne, dans le comté, no se laisse tromper par M.Turcotte et ses amis, nous reproduisons avec les pièces justificatives, l\u2019historique des faits qui lui ont mérité In reprobation de son collège électoral ct de l'opinion publique de tout le pays.Ce résumé a déjà paru dans le Journal en Décembre 1881, ot ni M.Turcotte, ni aucun de ses amis n\u2019ont osé en nier l\u2019exactitude.Le voici : En 1876, M.Turcotte se porte dandi- dat sous In bannière conservatrice la plus pure.ll reprochait à son adversaire d'u- lors, qui était un conservateur lui aussi tion, il se dit conservateur opposé au ministère Joly-Bachand et décidé à voter contre.On à pas oublié, les menées, les intrigues et les mensonges effrontés de M.Turcotte & cette époque.On se souvient de sa lettre an Journal des Trois-Rivières qui lui servait de programme, mais relisez-là encore une fois avant que d\u2019aller voter.Trois-Riviéres, 2 avril 1878.M.le Rédacieur, Je n'ai jamais autorisé qui que ce soit à publier ou annoncer dans les journaux ue je supportais le gouvernement Jolyachand ; je n'y ai pas même songé.Ï e veux et entends briguer les suffrages des électeurs comme conservateur, conséquemment je serai opposé au gouvernement Joly.Mes principes et mes opinions politiques ne sont pas changés.Ce sont ceux que j'avais en mars 1876 lorsque lu ville m'a fait l'honneur de m'élire.Je n\u2019ai donc pas un programme nouveau à présenter à mes électeurs.Mon passé politique est là comme garantie de ma conduite future en chambre.; Votre tout dévoué, .ARTHUR TURCOITE.Vous voyez cette lettre, elle est bien formelle, bien précise.Eh bien ! lorsque M Turcotte l'écrivait, il savait qu'il ne ferait pas ainsi qu\u2019il promettait, il avait donné à d'autres sa parole d'honneur qu'il ferait autrement.En écrivant cette lettre il mentait de propos délibéré, uniquement pour escamoter le mandat de député.En voulez-vous la preuve ?Demandez à son beau-frère M.Vallières qui le jour même de la publication de cette lettre faisait le tour des libéraux de la ville pour leur dire : \u201c Ne faites pas attention à cette lettre ce n\u2019est que pour berner les conservateurs\u201d 1t is only to blind them, c\u2019est pour jeter de la poudre aux yeux des conservateurs.\u201d Il y a mieux encore.L'autre jour, un libéral haut placé de cette ville disait : \u201c Je ne peux pasdire que Turcotte m\u2019a trompé.À vant de publier sa lettre dans le Journal, il est venu me préveniret m'avait dit de n\u2019en rien craindre \u201d Si vous en doutez, parlez en à son beau- frère Ernest Pacaud qui était venu ici expressément pour lui imposer la condition de promettre son appui à M.Joly ou de s\u2019exposer à une lutte électorale de la part des libéraux.C'est ainsi que M.Turcotte se fit élire en 1878; en donnant publiquement sa parole d'honneur aux conservateurs et en donnant secrètement des gages aux libéraux Il engageait sa foi à la même heure envers les uns et envers les autres.Mais ce n'était pas tout que d'être élu.M.Pacaud avait bien laissé entendre à son beau-frère qu'il serait bien récompensé, mais le parti conservateur était fort, peut-être le plus fort, ce qui déjouait les plans de M.Turcotte.C\u2019est pour cela que M.Turcotte après avoir promis son vote au diable, pardon à M.Pacaud, s'ucharna à se gagner les sympathies de M.Mathieu et de M.Caron.M.Turcotte voudrait \u2018toujours faire croire aux imbéciles que M.Mathieu et M.Caron avaiont promis de le soutenir uand même comme candidat au poste \u2018Orateur.La meilleure preuve que tel n'est pas le cas, c'est l'engagement par écrit que M.Mathieu a exigé de M.Turcotte.Cet engagement solennel qu'avait pris M.Turcotte, relisez le: Trois-Rivières, 30 mai 1878.Mon cher ami, Tu sais que je suis conservateur et que je prétends rester conservateur.J'ai ne- cepté la candidature du gouvernement Joly, parce que je sais qu'il a la majorité : minis s'il ne manquait que mon vole pour mme faire élire, je voterais contre moi, Tout a toi, Awrnur TurcoTTE.Pourquoi M.Mathieu aurait-il exigé cet écrit, s'il out été prêt à soutenir M, Tur colle quand même ?1e mme sa pates marre: ee ee \u2018 M.Turcotte, dans l'espoir d'amoindrir sa mauvaise foi, a soutenu que cette lettre avait éte écrite par M.Mathieu et que lui Turcotte n'avait fait que la signer à la hâte, presque sans la lire.\u2018A l'assemblée de la Banlieu, M.Turcotte ayant osé soutenir celu, M.Gérin a produit, au grand ébahissement de M.Turcotte, l'original même de cette lettre écrite d'un bout à l'autre de ln main de M.Turcotte.Non, M.Turcotte écrivait cette lettre pour tromper les députés conservateurs, comme il avait écrit son autre pour trom- r'les électeurs conservateurs des Troisivières.En écrivant cette dernière lettre, il mentait sciemment comme lorsqu'il éori- vait la première.Pouvez-vous désormais accepter la parole d'un pareil homme ?Pouvez-vous lui confier votre honneur, vos intérêts, le constituer votre mandataire ?Prenez des engagements solennels tant que vous voudrez, il les trahira quand il y verra son avantage.Le ministère J oly, malgré la corruption la plus effrénée ot les promesses les plus mensongères, avait été battu aux polls.La chosc est aujourd'hui parfaitement acquise.M.Joly était battu sur le premier vote, sans a honteuse défection de M.Price et de M.Turcotte.On dit que M.Price a été entraîné par quelques-uns de ses co-religionnaires qui ent fhit appel à ses préjugés protestants en faveur de M.Joly.Mais M.Turcotte, quel motif avait-il pour commettre une telle infamie ?Sa soif des honneurs, la sordide ambition d'arriver, même par les sentiers les plus boueux, les plus dégoutants.Il n\u2019était pas retenu par ses principes, il n'en avait pas.Qu'on le remarque bien, il ne s'agissait pas d'appuyer ou de repousser un projet de loi.Il ne s'agissait pas même de voter confiance on non-confiance dans un ministé- re ordinaire.Non, il s'agissait alors d\u2019une question vitale pour le parti conservateur, il s'agissait de savoir si la province serait laissée en proie aux incapables et aux fanatiques qui venaient de voler les rênes du gouvernement, ou bien si nos institutions reprendraient leur fonctionnement régulier sous la direction du vote populaire.M.Turcotte se proclame conservateur indépendant.Ln effet il a prouvé alors qu'il était bien indépendant des conservateurs, des principes et des intérêts du parti conservateur.Mais, dit M.Turcotte, si j'ai voté pop moi-même, c\u2019est parce que j'ayais hb ma parole à M.Joly et que je ne pôuvais y manquer.Mais M.Turcotte n'aviez-vous pas auparavant donné votre parole à vos électeurs ?N'aviez-vous pas auparavant donné votre parole à tous vos collègues conservateurs par l'intermédiaire de M.Mathieu ?N'aviez-vous pas auparavant douné votre parole à la province entière par vos déclarations publiques ?Est-ce donc que vous Joly qu'à l\u2019honneur, reste de l'univers ?Les circonstances sous lesquelles M.Turcotte a trahi son parti rendent cette trahison la plus infime dont il soit fait mention dans l'histoire parlementaire de tous les peuples.Pendant près de quatre ans M.Turcotte a senti qu\u2019il ne pouvait braver l'indignation publique.Il a travaillé dans l'ombre à se fanfiler, à se faire pardonner.1] implore la sympathie des libéraux et la pitié des conservateurs.Il se pléint d'être persécuté et injurié.CL Mais non, il n'est ni porsécuté ni injurié, à moins que le récit de ses uctes ne devienne pour lui une injure ; il n'est pas persécuté non plus.; Quelle persécution éprouve-t-il ?Il est dénoncé.Il demande des faveurs à un college électoral qu'il a indignement trompé, et nous le dénonçons comme Indigne de telles faveurs.Ses fautes, ou plutôt sa grande faute est une de celles qui ne se pardonnent pas en politique, excepté par ceux qui veulent s\u2019en faire les complices.ma DECES.A Champlain, le 3 du courant, Dame Marie Palmyre Alvina Rivard, âgée de 32 ans, épouse de M.François Léandre Marchildon, commis voyageur Donée des plus hen.reuses qualités, elle avait sû gagner l'estime el ln conflance de lous ceux gui l\u2019ont connu.Avec une résignalion vraiement chrétienne elle recueillit le dernier soupir dde son enfant quobpnes jours avant si mort qui l'avrachait à son tonr à l'affection d\u2019un époux inconsoln- bte auquel elle était unie que depuis 13 mois.Sus funérailles ont eu lieu le 5 à Batiscan, sa paroisse nalale, au milien d'un grand concours de parents et d'amis.Nous offrons nos sincères condoléances à l'époux si aflli- gé.tenez plus à Mquan respect du Jd Mères, sauvez vos enfants.Employez lo Sirop des Enfants du Dr Coderre préparé avec l'approbation des Professeurs de l'cole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, * F nculté de Médecine de l'Université du Collége Victorin.\u201d Ce Sirop pout être administré avec In plus grande confiance aux enfants, dans los cas de Coliques, Diarrhée, Dyssenterie, Dentition doulourouse, Insomnie, Toux, Rhume, ete, etc.ng i ! 7m a TS 3 wry LE JOURNAL DES TROIS-RI VIBRES«15 JUIN 1682 LISEZ CECI DEUX FOIS.\u2014\u2014 Une dose de cing i trente gouttes dv Hu LE FcLecTrigous de Thomas guérira le mal de gorge ordinaire.Il est infaillible pour le \u2018 Croup I güérira un rhum en vinglquours M ou quarante-huit heures.Une seul olen | rE rT } véri un cas de Bionchite qui durail depuis nit ans; des cas régen}s Be guérisson! on trois ou six jours.Il a rene a voix a es personnes , A wavaint fait gue chuchoter PROIS-RIVIERES.depuis cing ans.En appliquant $ l'oxtèries ° daus tous les cau de douleur, vien de parer - n\u2019a jamais été vu, Une fiole guérira n'im- AVIS PUBLIC orte quel mal de dos, où de Lombago.dPour | Est pur le prôsent donné que le rôle d'évaluation de s maladies de IEpine.on contrnetion des | 1883 est maintenant achevé et déposé au bureau Cu a i foal, Dans los ens de soussigné,, on PHôtel-de-Ville des Trois-Rividres, pour muscles, il est subs FE , : Io > li l'espace d'um mois de ln dato du présent avis.Toute ve ap) qu de Lou Page are plainte co te aie rte devra él Eu de ' as ! | gné p o y fe mal d'oreilles, et la douleur d\u2019unu brûlure, S OTLLET prochain.en trois minutes ; c'est la médecine la plus J.G.A.FRIGON, i iait]j is \u20ac urte Secrôtaire-Trésorier.économique qui ait jamais été offerte au pu- Hore-ne-Viius blic\u2014la plus économique en dé sons que là | mrois-Rivières, 13 ne 180%.} plus petile quantité vous fait du bien.11 est .composé de six des meilleures huiles connies et no contient rien autre chose que des huiles, Il vout son pesant il or.Pourquoi ne l'achetez-vous pus aujourd\u2019hun 1\u2014A.B.Des ROCHERS, assistant ma tre de Poste.Arthabas- ; kaville, P.Q écrit: \u201c11 ya trente ans, 8 j'étais victime d\u2019une sérieuse attaque du rhu ; \u2018 ° matisme à la tèle, qui m'a fait souffrir pres LOR WN 4 ex, Après avoir em playé du ue incessamment, YHuile Eclectrique de homas pendant nenf jours, comme lotion su} le fronl, j'aiété eom- DE LA OITE lètement guéri, el je n'avais dépensé qu'une ; .\u2026.Semi Hote.Je suis prêt si vons le désirez, à Des Trois-Rivières.appuyet ce fait de moi oriente Rov.d allory, de Wyomin \u2026 écrit: + L'hui- \u2014 le Eclecrique du Dr \u2018Thomas m'a guéri d\u2019une AVIS PUBLIC.broncéite en ue semaine.\u201d Les listes des électeurs da cette cité, qualifiés à voter Dériez vous DES symrramons \u2014 Demandez aux élections municipales qui se tiendront LUNDI, le l\u2019Hule Eclectrique du Dr.Thomas.TROIS de JUILLET prochain, sont maintenant prôpa- ; ce a aionatore de ay rées: tout électeur qui aurt À se plaindre des ditos Voyez à ce que la signature de N.S.Tho iste, ou d'aucune d'elles, devra, d'hui à JEUDI, le mas soit sur l\u2019enveloppe oxtérieure, et que des QUINZE JUIN courant nclusivement, produire sa noms de Northrop & Lymau soienb soi ès | plainto par écrit contre In ou les dites listes, entro les dans le verre, 6t n'en prenez pas d\u2019autres.En | Innins du Secrétaire-Trôsorier, soussigné, à son bureau, vente chez lous les vendeurs de médecines.| en l'Hôtel-de-Ville ; et les dites plaintes seront enten- 02 nant , MAN, | dues ct jugées par un comité nommé à cet eifut par le Prix 25 centins NURTHROP & LYMAN, | Gonvell
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