Le Journal des Trois-Rivières, 15 mai 1884, jeudi 15 mai 1884
[" t DIX-NEUVIEME ANNÉE.= REDIGE PAR UN } \u2018omité de Collaborateurs i f= N CATHOLIQUE, POLII LES FRO ONT (Suite) XIII \u201c Il vint un peu plus de six cents hommes et cent trente-deux chevaux, sans compter quelques mulets, pour porter les vivres, canons et autres fardeaux.\u201cTous les officiers qui commandaient ces troupes, hommes nobles, était superbement habillés et équipés.La plupart d\u2019entre eux portaient ie casque à plume blanche, le hausse-col doré, ln cuirasse de cuir, de fer ou de cuivre, selou le goût de chacun, les brassards, les cuissard, ainsi que belles épées et poignards ; certains portaient en écharpe, d\u2019une épaule à la hanche, une ceinture blanche à franges d\u2019or, d\u2019autre l'avaient enroulée à leurs reins.* Les hommes d'armes bourgeois, venus dus petites villes et des bourgs des environs, gens ertimables, marchands honorables et aisés pour la plupart, étaient aussi équipés à souhait.\u201c Les uns portaient des piques ou des hallébardes, yuoique la mode s\u2019en perdit déjà ; des hallebardes à crochet pour désarçonner les cavaliers ennemis, quoiqu'il soit aujourd'hui difficile aux hallebardiers d'affronter la cavalerie, les mousquets tenant les hommes à distance.L\u2019autres portaient de bonnes arbulètes pouvant lan- .cer des flèches, des cailloux, des bals de fer ou de plomb.Presque tous avaient le \u2026 pot en têle, le cabarset, lu salade à capeline ou tel autre casque usrté.Parmi les hommes d'armes, on remarquait aussi quelques arquebusiers à cheval.Presque tous ces bourgeois étaient bien vêtus, portant le hoqueton comme justaucorps, .ét convenablement garantis contre les épées et les balles par des cuirasses de cuir ou de fer.* Quant aux paysans, ils étaient armés de pioches, de cognées, de cotrets bien garnis de pointes de fer; quelques-uns portaient des arbalètes, voire même des arquebuses ; comme les bourgeois, on leur donua à tous, pour au'il pussent se reconnaître, une petite croix de toile de lin, qu'ils se firent coudre au bras droit.Et alors il fit bon de voir ces six cents hommes, préts a défendre le pays el la ville contre tous mécréants et ennemis du vrai Dieu, et à découdre autant de huguenots quil se pourrait, avec l'assistance du jel.\u201c* Quelques jours aprês, il arriva de Toulouse des canons dont les catholiques avaient grand besoin : c'était un cadeau du comte de Commings au vicomte de Paulin, son bon ami.\u201c Les canons l'urent mis au grand soleil.sur la place, et chacun les vint voir.Il y avait une grosse bombarde pouvant envoyer un grand quartier de pierre à plus.de cinq cents pas.\u201cTrois fauconneawe, que quatre hommes pouvaient porter à bras ; on les fit ajuster sur quatre petites charettes, que trainè- rent des mulets.Chacun do ces canons pouvait bien jeter sur l'ennemi trois quarts de livre de ferraille, ou peu s'en aut.\u201cIl y avait aussi un petit joli canon, dit scorpion, à cause que ses deux anses figuraient des scorpions.Deux hommes furent chargés de le porter à bras avec des cordes passées en travers des dites anses.Mais le beau fat une pièce énorme et longue d'un poids considérable, dite couleuvrière, parce que les anses étaient.faites de couleuvres de fer, Il fallut la mettre sur un chariot traîné par deux mulets, et détacher une douzaine d'hommes pour la faire manmuvrer, \u201c Ces canons furent fort utiles aux catholiques, et leur arrivée leur causa gran- de-joie et grande confiance.\u201d sseuouse poncnusez es00t0400 vouasesDesoeu0 - Philippe n\u2019alla pas plus avant ce soir-là Tout ce qu\u2019il avait traduit du manuscrit ne le mettait pas encore sur les traces du mystère qu\u2019il voulait éclaicir.Le troisième jouf, sons que l\u2019énigme fût encore résoluo davantage par la traduction, son attention fut vivement excitée, une sorte de-fièvre s\u2019empara de lui, il se demanda s'il n'allait point se trouver .plps engagé qu\u2019il ne l'avait cru dans le diame e cette maison du Grand Veneur, qui Ini appartenait maintenant.Quand il cutra dans le salon de Mme do Spint-Yalvy, le soir venu, la mere dé Oyprienne ne put s'empêcher de remarquer l'émotion ot la pâleur de Philippe.\u2014Seriez-vous souffrant, mon cher Monsieur de Froidefont ?lui demanda-t-elle.\u2014Non.répondit-il, nou\u2026 Mais ce que j'ai déconvert aujourd'hui dans ma ira- duction, tourmente mon esprit; je ressens une sorte d'inquiétude, j'ai la fièvre : je crains que ma famille n'ait été mélée à ce drame de la citerne\u2026 La curiosité de Mme de Saint-Salvy ouemal iN NECESSARIIS, UNITAS ; IN DUBIIS, LIBERTAS ; tN OMNIBUS, CHARITAS fut vivement remué par ces paroles de Philippe : aussi s'empresse-t-elle de lui domander lecture du nouvean \u2018fragment tradnit par lui.Philippe lut done ce qui suit : \u201c Partout et toujours l\u2019homme est le même : son intérêt lui fait trahir le devoir, et pour la créature il abandonne Dieu.Plusieurs des seigneurs qui sortirent de la religion vrai pour entres daus la fausse et héritique, ne commirent cette haute trahison que pour dominer mieux à l'aise, pour avoir le commandoment des places ou des hommes d'arines, pour commettre des pilleries et s'enrichir sans vergogne, aux dépens des catholiques, dont ils confisquaient le bien.\u201c Tel fut, \u2014à n'en pas mentir \u2014le cas de Froidefont, en qui le roy avait mis sn confiance, et qui abandonna la foi catholique pour combattre la religion et le roy son maître.\u201c 11 réunit deux cents hommes, on peu s'en fallait, bourgeois, paysans.vagabonds jusqu\u2019à des faux-saulniers.Il les arma aux dépens de son nouveau parti, et il se mit à leur tête pour battre la -campagne et courir aux catholiques.\u201c Guillaume de Froidetont n\u2019était pas de ceux-là qui pratiquent avec ferveur la religion, étant au contraire de ces gens qui craignent, comme on dit, que la voûte de l\u2019église ne vienne à choire sur leur tête, et qui s'ubtiennent de paraître a'Ta sainte messe, sauf cinq ou six fois dans l\u2019année ; et l'on peut croire que ce n\u2019est point pour trouver une religion meilleure, que de catholique il se lit huguenot, bien au contraire, la prétendue religibn de calvin et de Luther étant commode à souhait pour les impies, et ne les faisañt pas, comme chacun sait, hle.ni sécher au prêche.\u201c Ce qui décida Guillaume de Froide-font, ce fut.selon toute apparance, l'envie de paraître en tête d'une compagnie en armes, et d\u2019avoir part au butin que he cessajent de faire les chefs huguenots, le pauvre fire étant aux deux tiers ruiné et sa pleine découfiture s'avançant chaque jour un peu plus.\u201cIl y avait toutefois une raison plus secrète et cachée, comme dé quelques-uns seulement, qui lui fit prendre le casque et la cuirasse et tourner bride à la foi de ses pères.\u201c Il était:amoureux d\u2019une veuve, toute jeune et belle à ravir, laquelle paraissait ne lui,vouloir donner sa main, mais favo riser au contraire l\u2019amour d\u2019un autre seigneur.Celui ci aussi avait pris aussi le casque et la cuirasse ; mais, fervent catholique, c'était; pour défendre notre sainte religion, et nôn pas la trahir.* Froidefont, selon toute appareuce, s'¢- \u2018tait mis en tête, en prenant les armes, de poursuivre son rival, de le tuer de sa main, ou de le faire tuer dans un combat, et de lui ravir celle qui tant au cœur lui tenait.* Celle ci était enfermée au château d'Alayrac, situé par les bois les plus tof- fus, sur le haut de la montagne.Elle y vivait seule avec cing on six serviteurs, et elle s'y croyait assurée contre toute entreprise, celui qu'elle aimait ayant jugé do la défendre ct mis vingt hommes près d\u2019elle afin de la protéger, si besoin élait.Là finissait le fragment traduit ce jour- là par Philippe.On conçoit son impation- ce, celle de Mme de Saint-Salvy et du sa fille, qui désiraient connaître l'aventure de Freidefond Cependant, le lendemain soir, Philippe n'alla pas chez Mme de Saint-Salvy.I] so fit exouser par son domestique.Celui-ci assura que M.de Foidefont, mandé 4 la campagne, avait dû partir sans rétard pour son château d'Amareas.Philippe était parti, en effet, mais il n'avait pas été mandé.Voici ce qui avait occasionné son brusque départ: - Aussitôt après avoir quitté le salon de ses locataires, il continua \u2018d\u2019une main fièvreuse la traduction du manuscrit; Dès les premières lignes il avait décon- du sire de Foidefond n\u2019était autre seigneur de Najac.À cette découverte, une sueur froide perla sur le visage de Philippe, un trem- que le -\u2014Ainsi, se disait-il, tout s\u2019enchaîne ici- bas, et le destin nous poursuit de père en fils.Ah! je no pressentais que trop, le 30 octobre, quand je perdis mon pauvre oncle, que cette fatale journée, qui m'est déjà si funeste, devait exercer encore sur moi son influence malfaisante ! Le 80 oc- tobrb produit en mon cœur, en mou âme, .un de ces événements qui bouleversent l'existence humaine, un catuclysme mo- rai, aussi profond, aussi redoutable qu\u2019un cataclysme matériel peut l'êtte pour tout l\u2019anivers\u2026 Oui, j'ai aimé, j'aime depuis ce jour fatal.mais non pas de cet amour, frivale et passager, flamme legère que le moindre vont éteint; non: j'aime d'un amour aident, sincêre, immense ; jaime de ltontes les forces de mon être; toutes pourrir au tem: | vert que, par une sorte de fatalité, le rival | blement nerveux agita tous ses membres.; THOIS-HIVIERES JEUDI 16 MAI de \u2014 Ty mes facultés, toutes m& forces se concentrent et sontabsorbéce dans cet amour !\u2026 Je ne m'appartions pas; je suis à elle tout entier, malgré moi, pour toujours !\u2026 Mais elle, à châtiment! dans ses regards,dans son attitude, dans sa voix, tout me dit qu'elle ne m'aime pas, qu'elle ne w'aimera ja mais.Ne I'ai;je pas surprise les yeux plongés dans ceux de Bernard de Najac ?W'ai-je pas vu qu\u2019elle l\u2019adore ?\u2026Et c'est là peut-être un supplice que le Ciel m'in- fllige pour punir les crimes de mon aieul ! Gumi] fuit ?Je l'ignore et je rédoute \u2018de l\u2019apprendre\u2026Renier la foi de ses pères, par suite d'un intérêt hurouin cè tout personnel, n\u2019est-ce pas une faute impardonnable, un crime qui devait le condui- ve à d\u2019autres crimes ?Quand on brave Dieu, ne doit-on pas braver les hommes ?Qui pouvait l'arrêter, ce Froidefond, sur la pente fatale ?Qu\u2019a-t-il pu faire ou tenter contre son rival ?.0 Dien! éloignez de moi ce svpplice d'apprendre qu\u2019un de mes uieux a trahi l'honneur et le devoir.Frappez-moi camme une riclime expiatoire, si telle vst votre volonté ; mais lais ses le bandean sur mes yeux, afin qu\u2019ils ne puissent découvrir d'affrenses vérités.(À continuer.) \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LETTRE ENCYCLIQUE.SA SALVIEIR LEON XII \u201cPAPE .PAR LA GRACE DE DIEU 201 : th Clty Aux Patriarches, Primats, Archevéques et Eveques 'doitht iiivers catholique en grice ef en communion avec le sidge apostolique.- À nos vénérables Frôÿés les Patriarches, Primais, Archevêques et.Evéques de lout l'univers catholique en grdce el en communion avec le Siège Apostolique.LEON XII PAPE VÉNÉRABLES FRÈRES, SALUT Er BÉNÉDIOTION APOSTOLIQUE.(Suite et fin) Quant à l'Eglise, si, par dessus toute chose, elle ordonne aux hommes.d\u2019obéir à Dieu souverain seigneur de l'univers, l'on porterait contre elle un jugement calomnieux, si on croyait qu'elle est jalouse de la puissance civile, ou qu'elle souge à entreprendre sur les droits des princes.Loin de 13.Elle met sous la sanction du devoir et de la conscience l'obligation de rendre à la puissadce civile ce qui lui est légitimement dû.Si elle tait découler de Dieu luimême le droit de commander, il en résulte pour l'antôrité wn surcroit considérable de dignité et une facilité plus grande de se concilier l\u2019obéissance, le respect et le bon vouloir des citoyens.D'ailleurs, tonjours amie de la paix, c'est elle qui nourrit la concorde.en embrassant tous les hommes dans la tendresse de sa charité maternelle.Uniquement attentive À procurer le bien des mortels, elle ne se lasse pas de rappeler qu\u2019il faut toujours tempérer la justice par la clémence, le commandement par l\u2019équité, les lois par la modération, que le droit est de chacun inviolable ; que c'est un devoir de travailler au maintien de l'ordre et de la tran- quilité générale et de venir en aide, dans toute la mesure du possible, par la charité privée et publique, aux souffrances des malheureux.Mais, pour employer assez à propos les paroles de Saint Augustin, Üs croient ou ils cherchent à faire crovre que la doctrine chrélienne est impraticable avec le bien de l'Etat, parce qu'ils veulent fonder l'Elat, non sur la solidité des vertus, mais sur l'impunité des vices.Si tout cela était mieux connu, princes st peuples feraient preuve de sagesse politique et agiraient conformément aux exigences du salut général, si, au lieu de s\u2019unir aux francs-maçons pour combattre l'Église, ils s\u2019unissaient à l'Église pour résister aux attaques des francs-maçons.Quoiqu'il en puisse advenir, Notre devoir est de Nous appliquer à trouver des remèdes proportionnés à un mal si intense et donl les ravages ne sont que trop étendus.Nous le savons: notre meilleur et et plus solide espoir de guérison est dans la vertu de cette religion divine que les francs-magons haissent d'autant plus qu\u2019il lu rodoutent d'avantage.Il importe donc souverainement de faire d'elle le point central de la résistance contre l'ennemi commun.Aussi, tous les decrets portés par les Pontifes Romains, Nos prédécesseurs, en vue de paralyser les efforts et les téntatives de la secte maçonnique ; toutes les sentences prononcés par enx pour détourner les hommes de s'affilier à fn TIQUE ET LIVVERAIES, 1884.) Y= ra EI \u2019 à cette/isecté, où pour-les détermisier à en sortir; Nous entendons led'ratiftér fé nouveau, tant en général qu\u2019en particulier.Pleins de conflance à cette égard dans lu bonne volonté des chrétiens, Nous les supplions, au nom de leur salut éternel, et Nous leur demandons de se faire une ubligation tacrée de conscience de ne jamais s'écarter, même d\u2019une seule ligne, des prescriptions promulguées à ce sujet par le Siège apostolique.Quant à vous, Vénérables Frères, Nous vous prions, Nous vous conjurons d'unir vos efforts aux Nôtres, et d'employer tout votre zèle à faire disparaitre l'impure contagion du poison qui ciscule dans les veines de lu société et l'infecie tout entière Il s'agit pour vous de procurer la gloire de Dieu et le salut du prochain.Combattant pour de si grande causes, ni le courage ni la force na vous feront défaut.11 vous appartient de déterminer dans votre sagesse par quels moyens plus elficaces vous pourrez avoir raison des difficultés et des obstacles qui se drusseront contre vons-\u2014Mais puisque l'autorité inhérente à Notre charge Nous impose le devoir de vous tracer Nous-mêmes la ligne de conduite que Nous estimons la meilleure, Nous vous dirons : En premier lieu, arrachez à la franc- maçonnerie le masque dont elle se couvre et faites la voir telle qu'elle est.Secoudement, par vos discours et par des Lettres pastorales spécialement consacrées à cetle question, instruisez vos peuples ; faites leur connaître les artifices employés par ces sectes pour séduire les hommes et les attirer dans leurs rangs\u2014 la perversité de leurs doctrines\u2014l\u2019infomie de leurs actes.Rappelez-leur qu\u2019en vertu des sentences plusiers fois portées par Nos Prédécesseurs, aucun catholique, 8'il veut Tester digne de ce nom et avoir de son sa- | 8 lut le souci qu\u2019il mérite, ne peut, sous aucun prétexte, s\u2019affilier à la secte des francs-magons.Que personne donc ne se laisse tromper par de fausses apparances d'honnêteté.Quelques personnes peuvent en eflet, croire que, dans les projets des francs-maçons, il n'y a rien de formellement contraire à la sainteté de la religion et des mœurs.Toutefois, le principe fondamental qui est comme I'dme da la secte étant condamné par la morale, il ne saurait être permis de se joindre à elle, ni de lui venir en aide d\u2019aucune façon.Il faut ensuite, à l'aide de fréquentes instructions et exhortations, faire en sorte que les masses acquièrent la connaissance de la religion.Dans ce but, nous conseillons très fort d'exposer, sôit par écrit, soit de vive voix et dans des \u2018disconrs ad hoc les éléments des principes sacrés qui constituent la philosophie chrétienne.Cette dernière recommandation a surtout pour but de guérir par une science de bon aloi les maladies intellectuelles des hommes ct de les prémunir tout a la fois contre les formes multiples de l'erreur et contre les nombreuses séductions du vice, surtout en un temps où la liconce des écrits va de pair avec une insatiable avidité d\u2019apprendre.L'œuvre est immiense ; pour l'accomplir, vous aurez avant tout l\u2019aide et la collaboration de votre clergé, si vous donnez tous vos soins à le bien former et à le maintenir dans la perfe-.- tion de la discipline ecclésiastique et dans la science des saintes lettres.Toutefois, une cause si belle et d\u2019une si haute importance appelle encore à son sccours le dévouement intelligent des lai- ques qui unissent les bonnes mœurs et l'instruction à l'amour de la religion et de la patrie.Mettez en commun, Vénérables Frères, les forces de ces deux ordres, et dounez tous vos soins à ce que les hommes connaissent à fond l'Eglise catholique et l\u2019aiment de tout leur cœur.Car, plus la connaissance et cet amour grandi- runt \u2018dans les âmes, plus on prendra en dégoût lès société secrètes, plus on sera empressé de les fuir.Nous profitons à dessein de la nquvelle occasion qui Nous est offerte d'insister sur ln recommandation \u2018déjà faite par Nous en faveur du Tiers-Ordre de Saint- François, à la dissipline duquel nous avons apporté de sages tempéraments.Il faut metire un grand zèle à le propager ct à l'äffermir, Tel, en effet, u\u2019il a été établi par son auteur, il consista tout entier en ceci : attirer les hommes à l'amour de Jésus-Christ, à l\u2019amour de l'Eglise, à la pratique des vertus chrétienhes.Il peut donc rendre de grands services aider à vaincre la contagion de ces sectes détestables.Que cette sainte association fasse donc tous les jours de nouveaux progrès.Parmi les nombrenx avantages que l'on peut attendre d'elle, il en est un qui prime tous les autres: cette association est une véritable école de liberté.de fraternité, d'égalité, non de l'absurde façon dont les francs- maçons entendent ces choses, mais telles que Jésus-Chrits à voulu en enrichir le genre humain et que Saint-François les a mises en pratique.Nous parlons donc ici de la liberté des enfants de Dieu, au nom de laquelle nous refusons d'obéir à ee ee tr Iivieres, No 98 ts A a Obey, © Vincele( Asile d'A 6 Lu QUEBE|\" è {\u20ac Enireuns-Propniër ne.DESILETS & ° PÈRE.ces maîtres juiques qni s'apg Satan et les mauvaises passions.Nous parlons de la fraternité qui nous rattache à Dieu, comme au créateur et père de tous les hommes.Nous parlons de l'égalité, qui, établie sur les fondements de la justice et de lu charité, ne rêve pas de suprimer tonte distinction entre les hommes, mais excelle à faire de la variété des conditions et des devoirs de la vie uno harmoule admirable, et une sorto de merveilleux concert dont profitent naturellement\u2019 les intérêts et la dignité de la vie civile.En troisième lieu, une institution due à la sagesse de nos pères et momentanément interrompue par le cours des temps pourrait, à l'époque où nons sommes, redevenir le typo et la forme de créations analogues.Nous voulous parler de ces corporations ouvrières destinées à protéger, sous la tutelle de la religion, les intérêts du travail et les n.œurs des travailleurs.Si ln pierre de touche d'une longue expérience avait fait apprécier à nos ancêtres l'utilité de ces associations, notre âge en retirerait peut être de plus grands fruits, tant elles offrent de précieuses ressources pour écraser la puissance des sectes : Ceux qui n\u2019échappent à la misère qu'aux prix du labeur de leurs mains, en même temps que, par leur condition, ils sont souverainement dignes de la charitable assistance du leurs semblables, sont aussi les plus exposés à être trompés par les séductions et les ruses des apôtres du mensonge.Il faut donc leur venir en aide avec une très grande bonté et leur ouvrir les raugs d'associations honnêtes pour les empêcher d'être enrôlés dans les mauvaises Nous souhaltons ardemment de voir se rétablir, sous les auspices et le patronage des évêques, ces corporations spptoprièes anx begoins du temps ipré- sont.Ce n\u2019est pas pour Nous une joie médiocre d'avoir vn déjà se continuer en plusieurs lieux des.associations de ce genre, ninsi qué'des soëiétés de patrons, le but des unes et des autres étant.de venir en aide à l'honor.ble classe des prolétaires, d'assurer à leurs familles et à leurs enfants le bienfait d'un patronage tutélaire, de leur fournir les moyens de garder, avec de bonne mœurs la counaissan- ce de lu religion et l'amour de la piété.\u2014 Nous ne saurions ici passer sous silence une société qui a donné tant d'exemples admirables et édifiants, et qui asi bien mérité des classes populaires : Nous voulons parler de celle qui a pris le nom de son père, St Vincent de Paul.On con- ait assez les œuvres accomplies par cet- cette société et le but qu'elle se propose.Les efforts de ses membres tendent wuni- quement à se porter par une charitable initative au secours des pauvres et des malheureux, ce qu'ils font avec une merveilleuse sagacité et une non moins admirable modestie.Mais plus cette société cache le bien qu'elle opère, plus elle est apte à pratiquer la charité chrétienne et à soulager les misères des hommes.Quatrièmement, afin d'atteindre plus aisément le but de Nos désirs, Nous recommandons avec une nouvelle instance à votre foi et à votre vigilence la jeunesse qui est l'espoir de la société \u2014Apliquez à sa formation la plus grande partie de vos sollicitudes pastorales.Quels qu'aient déjà pu être à cet égard votre zèle et votre croyance, croyez que vous n\u2019en ferez jamais assez pour soustraire la jeunesse aux écoles et aux maîtres près desquelles elle serait exposée à respirer le souffle empoisonné des sectes.Parmi les prescrip'ions de la doctrine chrétienne, il en est une sur la quelle devront insister les!parents, les pieux instituteurs, les curés, recevant l'impulsion de leurs évêques.Nous vous lons dire la nécessité de prémunir leurs enfants ou leurs élèves contre ces sociétés criminelles, en leur apprenant de bonne heure a se défier des artifices variés à l'aide desquels leurs prosélytes cherchent à onlacer les hommes.Ceux qui sont chargés de préparer les jeunes geus à recevoir les sacrements comme il faut, agi- raiont sagement s'ils amensient chacun d'eux à prendre la ferme résolution de ne s'agréger à aucune société à l'ingu de leurs parents, ou sans avoir consulté leur curé ou leur confesseur.Du reste, Nous savons très bien que nos communs labeurs pour arracher du champ du Seigneur ces semences pernicieuses seraient tout à-fait impuissantés, si, du haut du ciel, le Maître de la vigne ne secoudait nos efforts.Il est donc nécessaire d'implorer son assistance et son secours avec une grande ardeur et par des sollicitations réitérées, proportionnées à lu nécessité des circonstances et à l'in» tensité du péril.Fière] de ses précédents suecès, la secte des francs-maçons lève insolemment la tête, et son audace semble ne plus connaître aucunes bornes.Aattachés les uns aux autres par le lien d'une fédélation criminelle et de leurs projets occultes, ses adeptes se prêcent un mutuel appui et se provoquent n te eux à oser et à faire le mal.À une si violente attaque doit répondre une défense énergique.Que les gens de LE JOURNAL DES TROIS-RIVIERES 15 MAI 1884 ___ bien s'unissent donc, eux aussi, et forment une immence coalition de prières et d'efforts.En conséquence, Nous leur demandons de foire entre eux, par la concorde des esprits et des cœurs, une cohésion qui les rende invincibles contre les assauts des sectaires.En outre, qu'ils tendent vers Dieu des mains supliantes et que les gémissements persévérants s'efforcent d'optenir la prospérité et les progrès du christianisme, la paisible jouissance pour l'Eglise de la liberté né- cet saire, le retour des égarés au bien, le triomphe de la vérité sur l'erreur, de la vertu sur le vice.Demandons à la Vierge Marie Mère de Dieu, de se faire notro auxillaire et notre interprète.Victorieuse de Satan dès lepre- mier instont de sa Conception, qu\u2019elle déploie sa puissance contre les sectes reprou- Yées qui font siévidemment revivre parmi nous l'esprit de révolte, l'incorrigible perfidie et ln ruse du démon.\u2014Appelons à notre secours le prince des milices célestes S.Michel, qui a précipité dans les enfors les Ages révoltés ; puis S.Joseph, l'époux de la très S.Vierge, le céleste et tutélaire patron de l\u2019Eglise catholique ; et les grand apôtres S.Pierre et 8.Paul, ces infatigables semeurs et ces champions invincibles de la foi catholique.Grâce à leur pro'ec- tion et à la persévérance de tous les fidèles dans la prières, nous avons la confiance que Dieu daignera envoyer un secours opportun et miséricordieux au genre humain en proie à un si grand danger.D'ailleurs, en gage des dons célestes et comme témoignage de Notre bieuveillan- ce, Nous vous envoyons du fond du cœurs la Bénédiction axostolique, à vous, Vénérables Frères, au clergé et aux peuples confiés à votre sollicitude.Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 20 avril 1884, de Notre Poniificat la Te année.: LEON XIII PAPE.LiS TROIS-RIVIERES.JEUDI, 16 MAI 1884 OPINION DE LA PRESSE MACONNIQUE.Le f.Beaugrand de la Patrie vient à la rescousse\u2018de la'Minerde contre le Journal de Rome, Après avoir reproduit avecsatis- faction l'article de cette dernière, il renchérit encore daus son premier Montréal de mardi, et s'emporte d'indignation contre les pharisiens qui croient aux progrès de l'action maçonnique dans notre pays, et ont l'audace de les signaler ! ! Voyons, prude Minerve, est-ce que si le f.Beangrand n'avait pas flairé une excellente aubaine pour la secte dans la portée de votre article, il lui aurait fait un si sympathique accueil ?Expliquez-vous! Mn attendant le maçon Beaugrand qui n'est pas homme à laisser perdre les bonnes occasions, met à profit les assertions de la Miverve, et s'appuie sur le témoignage de cett> dernière pour justi fier le passé du parti libéral, de tous les griefs formulés contre ses tendances et ses acter par la Minerve elle-même, à certaines heures alors que ses besoins du moment l\u2019exigeaient, mais surtout par les catholiques éclairés et convaincus.M.Beaugrand tire encore un autre avantage de la ficelle qui lui est tendue par la Minerve, c'est de travailler à relier plus étroitement aux yeux du public, les intérêts de sa cause à ceux d'imstitutions patronnées par le Souverain Pontife et d'une portion du clergé, S'il n'y a pas de protestation, se dit-il sans doute, on finira par identifier, à force de l'entendre dire, ces institutions avec l'institution maçonnique de la Patrie.Le nivellement serait ainsi fait, la confusion accomplie et au-dessus de tout cela, M.Beaugrand resterait le seul défenseur autorisé des intérêts religieux du pays et le gardien de sa réputation, en collaboration avec la Minerve! Nous ne voulons pas priver nos lecteurs - de la prose de M.Beaugrand sur ce sujet.Nous l'avons déjà dit, elle est ploine d\u2019enseignement puisqu'elle est l'expression même des appréciations de la secte sur les personnes et les choses : (de la Patrie du 18 Mai) .Nous avons reproduit, la semaine dernière, un article de la Minerve dans le- .quel notre confrère se plaignait amère- .ment de la triste réputation que certaines feuilles sont en train de nous faire à l'étranger.La plupart des journaux libéraux conservateurs du pays joignent leurs protestations à celles de notre confrère, et dénoncent solennellement la conduite peu patriotique de ceux qui semblent s'être donné pour mission de dénigrer leur pays devant devant le monde entier.Qui aurait jamais cru que le Canada, si foncièrement catholique et dont la population a toujours été si fidèle à l\u2019enseignement de ses pasteurs, serait un jour signalé par un journal de Rome, l'un des organes de la papauté comme le scandale de l'univers ?C'est incroyale, et rien n\u2019est cependant plus vrai.Voilà ce qu'ont gagné nos pharisiens, - disent aujourd'hui nos confrères.Pour su- -tisfaire leur ambition, ils ont calomnié leurs compatriotes et perdu leur propre pays de réputation.Comprendront ils 2 maintenant le mal que peut produire cette déloyale manière de combattre des adversaires en les représentant systématiquement comme des impies et des ennemis de l'Eglise ?Nous sommes heureux de voir cette belle indignation se manifester chez nos adversaires ; mais ils nous permettront de leur faire remarquer\u2014sans aigreur aucu- ne\u2014qu\u2019elle arrive un peu tard.Ce n\u2019est pas d'hier que date cette manie de dénonciations religieuses dans notre presse cn- nadienne.Cette tactique déplorable n\u2019a pas été inventée par le rédacteur de l\u2019Elendard ou du Journal des Trois-Rivières.Ce singulier mode de faire de la politique n\u2019a pas été inaugurée le jour où il s'est fait une scission dans les rangs des conservateurs.Oh! non; il yen a beaucoup qui so plaignent aujourd\u2019hui, et qui pourraient sans se faire d'injustice se frapper la poitrine, et dire: mew culpa ! Il y a plus de trente ans que la presse conservatrice chante sur tous les modes connus et inconnus que la moitié de notre population, c'est-à dire tout le parti libéral, est un ra: massis d\u2019impies, d\u2019athées, d'excommuniés et de communards.On à même écrit des volumes pour développer cette étonnante proposition.Et non seulement on en a écrit, mais on a réimprimé ic: des ouvrages français écrits pour la France, qui n'avaient aucun rapport avec notre état de société à nous, mais qui, par la similitude des mots, pouvaient tromper une partie de notre population.Depuis plus d\u2019un quart de siècle\u2014personne ne peut contester cela\u2014ça été là le mot d'ordre de nos adversaires conservateurs, sur toute la ligne ; nous n\u2019exceptons personne; et il faudrait ne pas connaître un mot de l'histoiro contemporaine du pays, ou être un bien piètre observateur, pour attribuer à autre chose les succès presque constants qui ont couronné la politique, pourtant si désastreuse, des hommes qui nous gouvernent encore aujourd'hui.Or ce n\u2019est plus seule:nent les libéraux qu'on voue à l'animadversion publique, comme les ennemis de toute morale et de toute religion : l'immense majorité des conservateurs est aujourd'hui enveloppée dans l'anathème commun.Bien plus, une considérable portion du clergé, des institutions patronnées par le souverain pontife, les plus hants dignitaires ecclésiastiques de Ja province, ne sont pas épargnés.Dans, les idées d\u2019un certain nombre d\u2019exagérés, les vrais catholiques du pays sont réluits à un pe:igroupe monopolisant l'orthodoxie.Devons-nous être bien surpris do la chose ?et ceux quise plaignent aujour- d'hui du triste résultat que devaient nécessairement entrainer ces excès ont-ils bien le droit de s'indigner?Eh, parblen, la tactique avait été trouvée bonne contre nous; on s'est dit qu\u2019elle devait être bonne contre eux ; c'était naturel et logi- ue.1 En maintenant les journaux d'Europe nous traitent comme des mécréauts, et suivant les organes catholiques de Rome, l'impiété des Canadiens est un objet de Scandale pour le monde entier.Ilen découle un enseignement qui portera ses fruits, nous l\u2019espérons.Tous les hommes'de bonne volonté comprendront, qu'un devoir s'impose aujourd'hui, celui de réagir.Ces luttes religieuses nous ont fait assez de mal.Nos adversaires l'ad- metteut.Eh bien! qu'elles soient finies.\u201d Et voilà comment la feuille maçonnique de concert avec tous ses auxiliaires grands et petits, reclame encore une fois le silence sur l'action libérale.Il y a dix ans que ce mot d'ordre a été lâché fet appliqué avec rigueur.Et c'est trés habile.Qu'on laisse le libéralisme et Ja maçonnerie tranquilles et l\u2019on aura en effet pour un temps la paix, le caline, Mais pour la cause catholique, ce serait le calme qui suit la catastrophe, l\u2019engloutissement du navire, c'est-à-dire le triomphe de ses ennemis ! Nous n\u2019en sommes pas, et nous continuerons à troubler cette paix funèbre qu'on veut imposer.\u2014\u2014\u2014\u2014 eee eee.EDUCATION.Notre confrére de I' Etendard publie sous ce titre, à l\u2019occasion des affaires scolaires de Montréal, un article qui devrait être lu et médité par fous les politiciens, tant il frappe juste et résume avec clarté les vrais principes en fait d'éducation en même temps que les devoirs et les droits de chacun dans cette matière importante Nous le reproduisons avec le plus vif plaisir.\u201c On le dit souvent et c'est vrai: les pères de familles sont obligés de veiller et pourvoir à l'éducation et à l\u2019instruction de leurs enfants, tout comme ils doivent songer à les nourrir et à les habiller, C'est lu loi que le Créateur donna à notre premier père, et Il la donna pour être toujours et partout appliquée.Il n\u2019y a pas d'exception, et la ville de Montréa! tombe sous cette loi générale.En conséquence, et parmi nous, le père de famille a le droit de choisir le précep teur de ses fils: il en a le droit, il en a le devoir, il en a l'autorité.Ce droit, ce devoir, cette autorité sont inaliénables.\u201c Pourquoi les citoyens paisibles de Montréal, ces hommes a la foi vive, ces pères de fumilles si dévoués sont-ils- dépouillés de ce droit imprescriptibie ?Pourquoi les u-t-on mis en tutelle, pourquoi leur en at-on interdit à tous l'exercice le plus essentiel ?pourquoi l'a-t-on retiré PE \u2014\u2014 de fait à ceux à qui incombe l'obligation ?Pourquoi, par toute la ville de Montréal, t-on concentré ce soin important entre les mains de quelques individus, qui, demain, pourront être franc-maçons, libre- penseurs, matérialistes, et qui, avec cela demeureraient seuls autocrates en matière d'éducation, et alors-même que, par les réglementations, les livres, et les professeurs, ils défendraient à Dieu de faire articuler son nom dans l\u2019école, et qu'ils diraient aux enfants étonnés : \u201c Des singes bien formés furent jadis vos ancêtres.\u201d \u2018* L'expérience de notre siècle nous a déjà convaineu ot nous convaincra chaque jour d'avantage que le Dieu-Etat, une fois devellu seul premier maître d'école, en arnive bien vite à ce comble de civilissation.Nous respectons et nous aimons trop notre gouvernement provincial pour lui souhaiter une illustration pareille ; et, pour les mêmes motifs, nous ne désirons pas du tout que la corporation de Montréal devienne en ce point l'émule du conseil mnnicipal de Paris.Afin de prévenir ces excès, pendant qu'il en est temps, nous demandons qu\u2019on rétablisse à Montréal l\u2019ordre naturel des choses, tel qu'il s'est conservé dans toute la province et ailleurs, tel que la loi civile l'a reconuu, appuyé et fuit observer.Dieu, ayant confié aux parents l'éducation des'enfants, serait-il sensé de prélen- dre mieux faire, de chercher ct de s'arré- ter à d'autres expédients ?La main créatrice a profondément gravé dans le cœur du père le sentiment de ce qu'il doit à ses fils.Cette sollicitude paternelle exerce un tel empire, que le chef de famille dirige les siens dans le droit chemin, alors même qu'il s'en écarte lui- même ; c'est ce que l'on voit d'ordinaire.Aussi ! ledévoument des pères, leur consience, leur foi, leur curé, sont les meilleurs garanties possibles pour la no mination des commissaires d'écoles, Le nom du curé vient sous notre plume ; le représentant de Dieu, de son Christ et de son Eglise, est chargé d'office de veiller À ce que les enfants et les adultes soient instruits dans la foi, et vivent selon la loi chrétienne.Quel inconvénient ï at-il donc à ce qu\u2019il soit aussi, d'office, \u2018un des commissaires, leur président, levr chef.à peu près ce qu'il est pour les marguiller ?est-ce que les affaires d'éducation sont moins importantes que les affaires de la frique ?sont-elles plus en hehors des attributions essentielles du pasteur?lui sont-elles plus étragères ?mérite t-il en cela moins de confiance qu'en fait de finance ?Les catholiques veulent.tous élever chrétiennement leurs enfants ; anront-ils peur qu\u2019en cela l'imfluence de leur curé leur devienne funeste ?La conduite du curé n'est-elle pas soumise au contrôle de l'Evêque ?Poür ma part, ayant appris au cathéchisme que l'Eglise est la colonne et le soutien de la vérité, j'ai formé, depuis, la résolution inébranlable de m'en rapperter d'abord, en matière d'instruction, à cette même Eglise qu\u2019on m\u2019a habitué avec raison à appeler ma mère.JUSTIN.\u2014\u2014\u2014\u2014{# mm Le discours de M.Blake\u2014 (De la Férité) Le discours que M.Blake a prononcé, le 17- mars dernier, sur la question des orangistes, a fait du bruit.On acru y voir un déclaration de guerre contre le sociétés secrètes en général.Le chef de l'oposition, disait-on, c\u2019est l'homme de l'avenir, l\u2019homme autour duquel les catholiques doivent se rallier.Malheureusement, au cours du débat sur cette même affaire des orangistes M.Blake a fait un aveu qui gâte cemplète- ment son beau discours, Répondant à M.Woodworth, qui lui reprochait d'avoir attaqué les francs-maçons dans sa mise en accusation des orangistes, le chef de l'opposition s'est écrié : \u201c I repudiate entirely that the language 1 used to-night had any reference whatever to the masonic order\u2014Je nie absolument que dans le langage dont je me suis servi ce soir, il y eut Ja moindre allusion à la franc-maçonnerie * (Hansard 1884, page 960, version anglaise.) M.Blake n\u2019a attaqué les orangistes que par intérêt, et nullement par principe.C\u2019est une organisation politique qui lui est hostile, et il la combat, mais il désire qu'il soit bien compris qu\u2019il n\u2019a voulu, en auctne manière, atteindre la franc-maçonnerie.Or la franc-magonnerie est l'âme de toutes les sociétés secrètes.Les orangistes sont plus: tapageurs, plus violents, mais moins dangereux que les france-ma- ons.Par le bruit même qu\u2019ils font, ils donnent l'éveil.Au lien que les francs maçons travaillent dans l\u2019ombre et prennent un air de modération qui trompe un grand nombre, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014el «+ \u2014\u2014\u2014_.ACTUALTES.La Palrie, I'Electeur, le Chronicle viennent de terminer la récente compagne l'audative en faveur de l'Université Laval, dont nous avons déjà parlé dans un dernier no.Il ne faudrait pas croire toutefois que ces feuilles ont fait de la nouveuuté en agissant de la sorte ; au contraire.telles ont toujours été leurs dispositions en luveur du lu grande institution.Pour n'en donner qu\u2019une preuve entr'autres, voici que disaitla Patrie du f.' Beaugrand, le 29 Août 1888 dans un article intitulé \u201c Laval Victoria: \u201c Bien que nos sympathies aient tou- y jours été acquises à l'Université Laval, \u201c nous ne ferons pas un crime aux profes- \u201c seurs de l'Ecole de médecine de vouloir \u201c conserver une institution qui leur est \u201cchère.Qu'ils plaident énergiquement \u201cleur cause et que l'Ecole vive si son \u201c effacement n'est pas nécesegire pour \u201c permettre à Laval de répandre à Mont- \u201c réal les bienfaits du système universi- \u201c taire.\u201d Le Journal de Rome fait le magnifique éloge suivant d\u2019un article publié par notre confrère de la Vénté i}.y a quelques semaines.La Minerve va sans doute avoir une nouvelle crise de nerf.\u201c La presse catholique an Canada ne perd pas son temps.Sans s'sttarder aux difficultés, sans avoir souci des attaques des adversaires et du mauvais vouloir des libéraux, elle sait son chemin, bravement, combattant sans trève et sans acception de personnes tout ce qui est le contraire de la vérité.\u201c Cette attitude, que la nécessité rend parfois génante,\u2014le droit gêne assez sou- vent\u2014n'a pas élé sans suscier quelques pusillunimités.Dans ecclésiastiques craintifs se sont émus, et c'est de l'un d'eux qu'est venue à la Vérité de Québec, un gêneur intrépide, cette question étonnante : La presse catholique est-elle nécessaire ?\u201c Nous aurions aimé à publier la remarquable réglique de nos amis do la Vérité en première page de notre journal, car elle est d\u2019un intérêt général ; mais comme dans sa visée plus immédiate elle répond surtout à des préoccupations canadiennes, nous lui conservons sa place dans le Mouvement religieux.\u201d La discussion sur le budget provinciale a êté reprise mardi.On pensait que le vote serait donné hier.La session devrait se terminer, vers le milieu de juin prochain.M.Louis Fréchette, autreurent dit Cyprien, est devenu rédacteur de la Patrie à la place de M.Bienvenuedit-on, M.Bergeron, député de Chateauguay vient d'entrer à la rédaction du Monde, Un nouveau journal vient de paraître à Montréal ; il s\u2019appelle le Monde illustré.Le Parisian est arrivé mardi de Liverpool.Au nombre des passagers est M.le juge Routhier qui revient d'Europe.L\u2019assembléo trimestrielle du Conseil de l'Instruction publique a eu lieu à Québec Mardi.Tous nos Seigneurs les évêques de la province y assistaient.La Chine vient de signer avec la France le traité de paix qui met fin aux hosti- lites ; elle a concédés tout que demandait cette dernière puissance, \u2014\u2014\u2026\u2014\u2014 La visite episcopal du diocèse.Voici l'itinéraire fixé par Sa Grandeur Mgr.des Trois-Rivières, pour la visite épiscopal qui commencera le dimanche d'après l'Ascension.Le Cap de la Magdeleine 25 et 26 Mai Ste Angèle de Laval, 27et28B + Bécancourt, 28 et 29 80 © Ste Gertrude, 30 et 81 \u201c Gentilly, 81et1 2 Juin St Pierre les Becquets, 2et3 4.< Ste Sophie de Lévrard, 4et5 6 Ste.Marie de Blandford, 5 et 6 .St.Louis Get?\u201c Ste Eusèbe de Stanfold, 7et8 9 * St.Norbert d\u2019Arthabaska, 9 et 10 11 * Ste.Hélène de Chester, 11 et 12 6 St.Paul, 12 et 18 \u201c St.Rémi de Tingwick, 13 et 14 \u201c St.Patrice \u201c 14 et 16 \u201c St.Médard de Warwick, 15 et 16 \u201c St.Aiméde Kingsey, 16et 17 \u201c St.Christophe, 17et18 19 ¢ Ste.Victoire, 19 et 20 \u201c St.Grégoire, 26 ot 27 28 © St.Celestin, 28 et 29 \u201c St Wenceslas, 29 et 80 \u201c Ste.Eulalie, 80et 1 Juil St.Valère, let 2 \u201c St.Albert, 2et 8 \u201c Ste.Elizaberth, et 4 \u201c Ste.Clothlilde det 5 \u201c St.Léonard, bet 6 u Ste.Perpétue, Get 7 \u201c Ste Brigritte, Tet 8 \u201c Ste.Monique, 8et 9 \u201c Nicolet, 9et10 11 * St.Etienne des Grès, 14 et 15 \u201c St.Boniface, 15 et 16 té St.Mathieu, 16 et 17 \u201c Ste.Flore, 17 et 18 .\u2014\u2014#{-0> femme UNION ALLET Les zouaves de la section des Trois- Rivières sont priés de se réunirlundi soir à 7 hrs aux bureaux du Journal.NOUVELLES LOCALES, Lundi vers les 5 heures, trois jeunes enfants s'amusaient à jouer sur l'eau avec deux madriers flottants dans une large mare, sur le terrain de M.Vanasse, lorsque tout à cou, le radeau improvisé s'é- tant brisé, les jennes imprudents farent lancés à l\u2019eau.Le plus Agé.fils de M.W.L'Italien, réussit à se sauver, mais les deux autres la jeune Corine L'Italien, sa sœur, et St.Hilaire se noyèrent.On a ropêché les corps quelques instants aprés, mais les infortanés avaient déjà cessé de vivre, Les humeurs de l'estomac, de Salt Rheum, et toutes les maladies du sang sont radicalement guéries par la Salsepareille d'Ayer.M.Léon Hardy et MM.Remillard, manufacturiers de cette ville sont a construire près de leur établissement un moulin à farine mu par la vapeur.M.Frs.Désaulniers, M.P.P.vient de transmettre à la bibliothèque du Barreau de cette ville * les Débats de lu Législature de Québec \" par M.A.Dejardins, un très beau volume.Son Honneur le Juge Bourgeois est parti hier pour Sorel pour affaires judiciaires.Si votre sang vst vicié, purifiez-le sans délai en vous servant de la Salsepareille d'Ayer, Remèdeo sûr et efficace.LA BIBLIOTHÈQUE BLEUE DE MONSIEUR OUIMET.Troisième article Il LE coTÉ {POUR VIVRE.Le côté pour rire n\u2019est qu'accidentel, le côté pour vivre est essentiel.Ici, le de- partement de l'Instruction publique n\u2019est pas une réunion de fonctionnaires ni un cercle d'amis, c'est presque *n foyer domestique.Le \u201c Dépôt de livres\u201d est comme le pot-au-feu autour duquel se groupe toute la famille.On a déjà beaucoup écrit sur ce sujet, mais on n'a pas encore tout dit: on nous pormetira donc d'y revenir et d'éludier, sous des poinis de vue nouveaux, un sujet d\u2019importance capitale et sur lequel notre législature s\u2019est pent-étre trop laissé séduire par l'éloquence du Grand Homme.Le \u201c Dépôt de livres\u201d n'est ni une idés nouvelle, ni une conception chrétienne ; c'est une œuvre pédagogique de la convention natiouale, Comprenant l\u2019influence du livre dans les écoles, les Jacobins n\u2019eurent garde de négliger ce moyen de déchristianisation.\u201c L'éducation républicaine, disait F.Jacques do Ste Foi, est dans la nature, dane les mœurs publiques, dans les fêtes nationales et dans le livre élémentaire.\u201d De là ce décret du sénat sans-culoitte.\u201c Il sera ouvert un concours pour la composition des livres élémentaires destinés à l'ensei- nement national.\u201d Nous verrons dans notre dernier article ce qu'on entend ici par enseignement national, et quelle profanation le révolution fait de ce qu'il y à de plus sacré après la- religion, la patrie.Les livres composés étaient, au dire du {.Thibeaudeau, fort médiocres; néanmoins, on les adopta et on les impose aux écoles publiques et aux écoles libres.Afin d\u2019en faire bénéficier les enfants, on établit des bibliothèques scolaires, et pour fournir commodément à MM.les Crmmissaires, tous les ouvrages classio\u201cies on créa le \u201c Dépôt de livres \u201d, qui fv\u2019 alimenté par les publications sortant des presses de la Républig e et par celle dont on fit l'acquisition.F-.François do Neufchäteau, second ministre de l'instruction publique, écrivait aux ndministrateurs.\u201c Citoyens, je vous invite à répandre parmi vos adininistrés les annonces qui vous sont adressées par les auteurs, et soit pour étendre la publicité de l'ouvrage, soit pour eu faciliter l'acquisition, à Vous conformer aux instructions données dans les circulaires qui ont accompagné les précédents envois des auteurs élémentaires, \u201c Je vous dois aussi renouveler les observation relatives à une mesure qui est bien d'accord ävec l'esprit du gouvernement et qu\u2019il s'est empressé d'adopter ; c'est la distribution dans les départements, des oumages dont 1l dispose comme sortis de U Imprimerie de le République, ou dont il jure convenable de faire l'acquisitions pour géné pa, lisor les progrès des connaissances, Dans cette circulaire du frère maçon, on ne lit pas le mot, mais on trouve la chose ; le \u201c Dépôt de livres\u201d, Quand, en 1876, notre législature vota ce © Dépôt \u201d elle ne se doutait* guère qu\u2019elle n\u2019avait pas le mérite de l'invention : les Jacobins l'avaient devancée de 80 ans.Voilà done le \u201c Dépot \u201d debout.Ses débute font sourire l'honorable Surintondant, ca modestie l'oblige à la discrétion : \u201c Qu'il me soit permis de dire d'une manière générale que l'œuvre du dépot de livres, commencée, vers le milieu de juillet dernier, s'annonce sous les auspices les plus favorables.Je n'en veux d'autre preuve que le fait que le ler décembre courant le chiflre des ventes de :e dépôt s'élevait à $12,000.\u201d (Rapport 1876-77).Avouons-le, pour le nouveau-né, $12,- 600 c'était un pas de géant.Cependant, M.le Surintendant n\u2019est pas sans inquiétude.Des libraires crient au monopole, il les rassure en leur affirmant que plus il vendra, lui, plus ils gogneront: * J'ui, dit-il, raison de croire \u2018que certaines lis LE JOURNAL DES TROIS-Kxv.RRE>, MAI Jut4 brairies ont vendu plus cette année que les années passées ; redoutant la concuren- ce du Dépôt, ils ont fait plus de propagande que de coutume.\u201d N'allez pas croire, chers lecteurs, que, dans ce zèle financier, M.Ouimet songe à lui; s'ar- _ réter à une telle pensée serait singulière- merit se méprendre sur la pureté de ses intentions : \u201c Ce qui est plus important.déclare-t-il, c'est que cette activité, créée par le dépôt dans le commerce des li vres et de fournitures classiques aura our résultat de pourvoir un grand nom- te d'écoles ; par le Dépôt ou par les librairies, c\u2019est tout à fait secondaire au point de vue des intérêtr publics.\u201d Ainsi voilà une logique à renverser Aristote : plus on rase la barbe, plus elle est longue ! Pour établir le Dépôt de livres, M.lo Surintendant a dû louer des locaux, étabir une comptabilité spéciale, organiser tout un personnel de commis.Il a acheté des ouvrages, fait de véritables traités de commerce avec différents auteurs; de sorte qu'il a eu un vrai monopole et un monopole si absolu qu\u2019il est impossible de trouver certains livres ailleurs que dans son magasin, Les librairies n'ont pas que nous sn- chions, renvoyé un seul de leurs employés, la besogue a pu être un peu moins sorrée, mais lu dépense a pas diminué d'un centime.Bon nombre de Commissaires ou d'instituteurs, qui avaient à y aller ; ces maisons qui n'avaient pas les ouvrages demandés s'adressaient au Dépôt qui accordait une remise de 15 0,0.De sorte que les clients étaient rasés d'a bord chez M.le Surintendant, et ensuite chez MM.les libraires ; c'était là l\u2019essentiel\u201d \u201c au point de vue des intérêts publics.\u201d En 1879, M.le surintendant perdait un peu de sa confiance en la bienfaisance du Dépôt.\u201c Cette institution, avoue-t- il, avait un grand défaut; elle rognait le profit de certaiins électeurs : il fallait le faire disparaître.\u201d Nous pensons, nous, que leur besogne était singulièrement entravée par les commandes au Dépôt, mais que leur profit était le même.Celui qui était deux fois rasé, c'était le père de famille chargé de fournir des effets classiques à ses enfants, Sar co côté de la question, tout le monde\u2014M.Ouinet ex- cepté\u2014est de notre avis.L\u2019hon.Surintendant, dirait-on, a le pressentiment que son cher Dépôt n\u2019est pas né viable, et il se hâle de lui faire produire des fruits.Ses circulaires à MM.les Inspecteurs, pendant les.années 1877 et 1878\u2018sont moins une directibn \u2018pédagogique, que des prospectus destinés à écouler la marchandise et à stimuler le zèle de ses commis voyageurs.Ecoutons-le : AUX COMMISSAIRES D'ÉCOLE : * Le 29a article de la loi votée à la dernière session autorise la création, dans le départé- ment de l\u2019Instruction publique.d'un \u201c dépôl de livres, cartes, modèles, spécimens, appareils et autres fournitures\u201d ct un crédit provisoire de $16,000 a être ouvert pour cet objet.Cette mesure, messieurs, est une des plus importantes qui aient jamais été adoptés dans ce pays relativement à l'Instruction publique.\u201d M.Le Surintendant cherche ensuite à justifier cette \u201c plus importante mesure\u201d et, en homme d'affaires, il conclut :* Chaque année dans la cours des mois de juillet et d'août (art.20) vous devrez me faire la demande des livres et des fourmtures dont vous aurez besoin pour chacune de vos écoles.Je vous les expédierai sans délai.Toutes les fournitures seront du meilleur modèle (sic) et les plus économiques que je puisse trouver;les livres seront lesmeilleur d\u2019entre ceux que le conseil de l'Instruction publique aura approuvés, et vous seront vendus au prix coûlent, plus les frais de magasin et de transport.Vous devrez pourvoir à celte dépense en fixant le chiffre de vos cotisations.Enfin, vous serez tenue de vendre ces livres et ces fournitures aux enfants l* même prix que vous les Aurez payés, (art.29) Vous devrez me transmettre vos demandes dans .@ mois de juillet prochain, car dès lors il mu sera possiblo de vous fournir jeurs a ticles, entres autres, les\" li- plusiou lecteur :a graduée\u201d de M.Montpetit, le * Petit manuel d'agriculture \u201d de M.Larue, le \u201c Man el de dessin industriel \u201d à l'usage des mr ttres et, les\u201c Cartes-modalcs \u201d à l'usage d°8 Élèves, etc\u201d, (Qirc.20 mars 1877.) - AUX INSPECTEURS : \u201c Messi ours, la création d'un dépôt de livres et de fournitures classiques dans le département de l'instruction publique devra être le point de départ d'une réforme bien important ; je veux dire l'umformité d'ensegnement dans toute lu province.Comment pouvions- nous obtenir cetta uniformité lorsque le prix des livres était soumis à la concuren- ce des marchands, Le Conseil de l'instruction public avait à la vérité, le droit ne recommander les meillears livres, à mesure qu'ils se produisaient, mais il n'avait pas celui d'empêcher la vente des autres, et les secrétaires trésoriers ont toujours été libres d'acheter n'importes quel livre chez n'importe qui.\u201c Désormais, si la loi suit son cours, ils n'achèteront que des meilleurs.\u201c J'espère que vous vous appliqueroz à foire bien comprendre les avantages de cette loi et à persuader aux commissaires d'Ecoles qu'il est de leur intérêt, en mé- me temps que c'es/ leur devoir, de lui donner application immédiate.\u201d Plus viennent des détails sur * l'enseignement de l'agriculture\u201d auquel \u201c auquel on devra joindre celui de l'horticultu- © \u201d et de \u201c l'agriculture \u201d toujours, bien entendu, selon le \u201c Petit Manuel \u201d où l'enfant doit \u201c apprendre par cœur les règles de labour, des semaisles, de l'irrigation et tous les autres travaux do la ferme.\u201d Cir.15 juin 1877) (A continuer.) SITUATION DEMANDEE.Une personne, ayant plusieurs années d'expérience dans les affaires et connulssant les langues française ut anglaise, ainsi que lu tenue des livres, désire occuper uno situation, soit dans un bureau, ou dans une maison de commerce.S'adresser à Loite 21, bureau de post Trois-Rivières, 15 Mai 1884.AVIS Lao successtdn Olscamps ne sera responsable d'au- ounce detto contractée par qui que co soit sens une autorisation par écrit du tuteur soussigné.TELESPHORE PELLETIER, Tuteur de la dite Succession, Rivière St-Maurice, 18 avril 1884, \u2014Im CHALOUPES A LOUER TENUES PAR TriprLE DELAURIER Près de la Fonderie de MM.Bellefeuille & Cie RUE DU FLEUVE M.Deslaurlers tient à la disposition du public, à toute heuro, des chaloupes et des csquifs de toute dimension.Toutos ces embarcations sont de première cluse, ens excellent ordre et offrent aux amatenrs tout le confort désirable.Des csquifs neufs, sortant des meilleurs ateliors, très rapides ot très surs, ek propres aux courses vient d'être achetés par M.Deslauriers ot sont disponibles, f COURSES M.Deslnuriers o:ganisora do grandes courses à la ramo pour le mois de juin prochain.Avis aux amateusr, Bnovinos bE Quisxc District dex Trois-Rividres, Dans l'afuire de THOMAS LEMAY, navigateur do la parofsso de Ste Anno de Ln Pérads ot de CYRILLE FRIGON, cultivateur de la paroisse de St Prosper, } COUR SUPERIEURE, Requérants, Nous, sousslgnés, Protonotaire de la Cour Supérieure de la Province do Québeo dans et pour le District des \u2018Trois-Rivières, sur motion des Requésants ordonnons 3 toutes personnes qui peut ou pourrait avoir quelque droit à exercer contre Claude Doveau, ci-devant de Ia In paroisse de Ste Anno de La Pérsde ct actuellemont absent de celte province ou coutre ses biens de produire sa reclumation devant la Cour Supérieure, siégeant À Trois Rivières, sous deux mois de Ja deuxième publi-' cation des présentos cn lauguo française daus le Journab des Trois-Rivières ct on langue anglaise dans The \u2018Lumberman' savoir le ou avant le deuxième jour do Juillet prochain, attendu que leg ausdits Requérants présenteront le dit jour à la dite cour uns requête demandant à étre envoyéa en possession provisoire des biens du dit Claude Doveau, \u2018Trois-Rivières, ce dix-huntième jour d'avril mil huit cent quatre vingt quatre.(Signé) ALFRED DESILEYS, 8 p ALFRED DESILETS, Protonotaire Cour Superieure, District des \u2018Trois-Rivières, Certifié PROVINCE DE\u2019 QUEBEC » D-strict do Trois-Rivières.} COUR DE OIRCDIT, Le vingt-sixième jour d'Avril Mil huit cent quatre- vingt-quatre.Yo 361.} ; OSEPH ALPHÉ FRIGON, marchand, de la paroisse Bt, Prosper, v Demandeur, I TÉLESPHORE CROT'EAU, journalier ci-devant do la d'tu paroisse St Prosper, et actuellement résidant aux Etats-Unis d'Amérique, Défendeur.Sur Motlon'de ls part du Demandeur en autant qu'il appert par le rappport de Macaire Dénéchaud un des Huissiers jurés dans le District des Trols- Rivières de la Cour Supérieure pour la Province de Québec, an dos do la Sommation en cette Cause, et par affidavit produit, que le defendeur en cette vause u's pu ct ne pout être trouvé dans le dit District de Trois-Rivières, qu'il a quitté le domicile qu\u2019il avait Autrefois dans la Province «+ Québec et qu'il réside actuellement aux Etats-Unis d'Amérique, La Cour ordonne que le dit défeudeur soit notifié par un Avertissement à êtro publié deux fois en langue française dans lo papier nouvelles Je Journal des !roiseRie vières et deux fois cn lungue anglaise dans le papier Nouvelles 7he Lumberman tous deux publiés en Ja cits des Troié-Rivières de comparaître cn cette Causo et de répondre à la pourauits ou action on cetto, cansu dans lo délai de deux mois à dater de la dernière insertion du dit avertissement, et quo sur son refus ou négligence de comparaître en cette dito cause et do répondre à In dite poursuite ou action dans le dit délai, il sera permis au dit demandeur de procéder au procès et jugement comme dans uno «ause par défaut.6, ¥.X.GUILLET, Dép.6.C.C.VENDRE Les propriétés suivantes : No 1\u2014Lo lot de terre No.466, faisant front à la rue Notre-Dame, de 150 picds ; ayant aussi front sur la rue St-Philippo, de 250 pieds et d'environ 300 piods de profondeur situé à environ 250 pieds du Zaop-Line et 60 pieds du fleuve St-Laurent.No.2~Le lot de torre No.46, faisant front comme ci- dessus, ayant uno profondeur de 50 pieds sur 100, No.3\u2014La lot de terre situé sur lo Côteau St-Louis, contenant environ 20 ecrek aplendido situ pour résidences privées, etc.Domine la cité de Trois-Rivières, fleuve Sr-Laurent ctestà 10 minutes do marche du marché aux donrocs.No, 4\u2014Un quart de lot do rerro situé sur 1e Côteau St-Louls, connu sous le nom de Ferd Choval (Horse Shoe.) ayant frout sur la rivière St-Maurice, No.6\u2014Un Moulin à farine et à moulanges de pre- mfèro classe, avec un pouvorr d'eau intarissable possa- dant trois paires de moulanges, doux hatteurs, un amut, le tout neuf ct en parfait ordre avec maison, étable, hangar, etc., et environ sept acres do terres.No, 6\u2014Une splondide ferme connus sous lo nom do Elm Grove, situbo sur la rivière St-Maurice, à environ 13 milles do la Rivière-anx-Rats; centenant onviron 475 ncres dont 100 on culture avec maison, grange, ôta- ble, laiterie, puits, etc, cto.No.T.\u2014Aussi uno torre à foin et un lot de torro situé dans le township Turcotte, vis-à-vis la ferme Elm Grove ci-dessus désignee, contonnnt environ 670 acres de terre, No.8.\u2014Do plus, une splendide propriété bien boisée, duns la paroisse do St-Thèclo, com do Champlain, contenant environ 500 acres de terre, située À environ 13 milles du chemin de fer des Piles et fiu chemin de fer projetô du Lac St-Joun, la ligno passant sur cette propriété.No.9.\u2014Lo lac À Ia Peinture, bien connu des touristes, situé sur la propriôté ci-dessus, 5err vendu séparément avec la partis do torro suffisante pour bâtir.Pour les termes do conditions, s\u2019'adressor au proprié- toire, JAS.B.LUOKERROFE, No 22 ruo des Forges, Trois-Rivières LA VIGUEUR DES CHEVEUX D\u2019AYER rend jo brillant ot la fraicheur de Ia jeunesse aux cheveux gris ou fletris, en même tempa qu'elle leur doune une riche couleur châtain ounoir foncé, ainsi qu'on le désire, Eu s'en servant ou peut donner sux cheveux Llondsou roux, une teinte foncée, lus rendro plus épals, at presque toujours guérir la calvitie, Elle arrête la chûle des cheveux, stimule et rend la vigueur à une eroissance faible et tualadive.Elie empêche et guérit les croûtes et la toigne, ainsi que toutes les maladies du cuir chevelu.Comme article de Toilette pour Dames, la VIGUKUK est sans pareille ; elle ne contient ni hulle ni teinture, elle rend la chovelure douce, brillante, ot soyeuse, tout en l'Iuiprégnant d'an parfum suave et permanent.CP c e Kir , Jo ef
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