Le Journal des Trois-Rivières, 6 novembre 1884, jeudi 6 novembre 1884
[" VINGTIEME ANNÉE \u2014 er 'TROIS-RIVIEKsS JEGDI 6 NOVEMBRE 1884, No 48 = REDIGE PAR UN } Comité de Collaborateurs.Feuilleton du JOURNAL.L'ETOILE DE TUNIS \u2014Voilà donc comment vous traitez vos enfants ?Théodule avait raison, lorsqu'il vous avertissait de ne pas vous rendre l\u2019esclave de Valida ! | Pourquoi m\u2019avez-vous si mal élevé ?Pourquoi avez-vous ménagé la correction à mon égard ?11 se disposait à sortir, après avoir prononcé ces paroles.Le vieillard lui demande ce qu'était devenu son médecin.\u2014Mon frèreest dans les flots, et le Spartiate cst sous terre! \u2014Malheureux! Eh bien! puissé-je te voir dans Jes flammes, misérable ! dit le Bey d'une voix mourante, en se soulevant à demi sur sa conche.C'était la malédiction du père sur le fils coupable et cruel.Un jour, le vieux prince, bien qu\u2019à demi consumé par lu fièvre, se leva et sortit en chancelant dans la campagne.Un seul esclave l'accompagnait.Il se dirigeait vers la rivage, quand il aperçut, à quelque distance, Muley, qui se plaisait à faire caracoler un magnifique coursier arabe, couvert des plus riches ornements.Le malheureux père, dont le cœur se brisait toutes ler fois qu'il pensait à la noi- ro ingratitude de ce misérable, dit au fils de Valida: \u2014Tu es léger ct perfide comme la gazelle du Sahars, mon fils; mais prends garde que l\u2019éclair de la justice éternelle ne soit encore plus rapide et plus impito- able que toi ! Livre-toi au plaisir, bril- ant cavalier ! Te ja vois, cette justice terrible, je la vois te surprendre, te terras- sér ; je In voix faire un prodige parmi les morts.Ils reviendront ceux que ln foules maintenant sous tes pieds ; oui, ils reparaîtront! Mais alors, malheur à toi! malheur à ta mère ! malheur, malhour à nous tous ! Il s'assit, pour se reposer, sur une borne du chemin; et ceux qui passaient avatôht peirit'à FééohiaitiT lent amuver! rain, tant ses vétements étaient négligés et sa longne barbe en désordre.Quand il fut arrivé sur le rivage, il s'assit sur le plus avancé d'un rocher, et jeta aux alentours un regard de tristesse.Ah! si les flots avaient ramené sur la grève le cadavre de son bien-aimé fils! Elles étaient alors calmes et nnies comme une glace ces vugues qui, la veille, avaient entrai- né la victime de la calomnie.Dans le port, au contraire, tout était animé, brayant.Mais le tamults et les cris des matelots joyeux ne faisaient qu'augmonter la douleur du veillard.L'esclave, qui s\u2019en apergat, le tirn doucement par la robe et lui dit: \u2014Retournons au palais, seigneur ! Avec la docilité d\u2019un onfant, le Bey tourna le dos a l'océan, et se remit en marche pour Tanis.\u2014Oui, se disait-il à lui-même, Dieu peut tout ce qu\u2019il veut ! Souveut il change les larmes en cris de joie.J'ai péché contre mon fils, je l'avoue ; je souffrirai donc en silence.Pourtant, j'aperçois une étoile dont la douce clarté brille dans l'obscure nuit de mon âme\u2026.Abdul a honoré son père, il a aimé sa mère ; il vivra donc de longs jours\u2026Non, non, mon fils n'est point mort !\u2026O toi, qui règnes dans les cieux, s\u2019écria-t-il, on tournant son visage vers l'Orient, toi qui pardonnes toujours à l'âme qui se repent, rends-moi, 6 grand Dieu, l\u2019objet de ma tendresse !\u2026 Comme il allait entrer dans son palais, il aperçut, assise À côté de la grande porte d'entrée, une femme très-Agée, à l\u2019extérieur sale et repoussant.Son attitude trahissait l\u2019affliction la plus profonde.La mère de Muley avait fait tous ses efforts pour congédier cette étrangère, qui s'obstinait à attendre là le retour du Bey.À eine l'eut-elle aperçu de loin, qu'elle al- à à su rencontre, et se prosterna la face contre terre.\u2014 Quelle est cette lemme?demanda le Bey à l'esclave qui le suivait.\u2014O'est une mendiunte, seigneur, répondit celui-ci.Lu considérant alors de plus près, le Bey dit à l'étrangère : \u2014Il me semble, à femme, que tu ne m'es pas inconnue; voyons, dis-moi le but de ta visite.\u2014Soigneur! répliqua lu mendiante sans oser lover les yeux, je vous ai indignement trompé.Votre épouse Valida, qui vient à l'instant même encore do me chasser de sa présence, mo donna une bourse romplie d'or pour mo faire jurer devant vous quo les prétendus songes, dont j'ai eilrayé votre imagination, m'é- taiont vonus du Ciel.Seigneur, une for- mmvnal des CATHOLIQUE, POLITIQUE ET LITTHRAIRS, = - \u2014 re \u2014\u2014 iN NECESSARIIS, UNITAS ; IN DUBIIS, JUIBERTAS ; IN OMNIBUS, CHARITAS que ces choses ne m'avaient point été ré- vêlées.Je ne fus, en cotte circonstance, que le misérable instrument du mensonge et de la calomnie.Je suis donc, hélas ! & complice du meurtre commis sur la personne de votre fils.Je n'ai pas cessé jus-quaujourd hui de pleurer mon crime.ardonnez à votre esclave, miséricordieux seignenr, afin qu\u2019elle puisse mourir tranquille.Qu'on se figure, s\u2019il est possible, la douleur qu'éprouva le Bey on entendant une semblable révélation.I] congédia avec bonté celle qui avait eu le courage de faire un tel aveu, et alla s'enfermer dans ses appartements.Il défendit d\u2019introduire auprès de lui qui que ce fût, et se li- vta tout entier à sa douteur etaux jeûnes commandés par la loi du prophète pour l'expiation des grands crimes.Le Ciel semblait avoir abandonné ces lieux de malédiction.Le fils et la mère devenaient tous les jours plus froids vis- à-vis l\u2019un de l\u2019autre.Tous deux se craignaient.Ce n\u2019était là que le prélude-d'une grande tragédie.Le juge suprême se disposait à châtier les coupables habitants du palais de Tunis.Muley, ne craignant plus ni son père, ni sa mère, donnait libre carrière à ses fantaisies, dissipait des sommes énormes, écrasait la ville d'impôts qu'il ordonnait au nom du Bey.bien que celui-ci n\u2019en eûf pas la moindre connaissance.Déjà la révolte fermentait sourdement dans tous les esprits.Muley serit de ceux qui crurent devoir l\u2019en avertir, et continua les horreurs de sa vie criminelle.Mais quand on lui apprit que les habitants se disposaient à le brâler vivant dans son palais, s'il ne l'abandonnait au plus tôt, il eut ln prudente pensée de s'enfuir secrètement pendant la nuit, et de s'embarquer pour une expédition.Le vent était favorable, la mer bonne, et la lune répandait, en nappes immenses.sur ln vills et les ondes, sa douce et bienfaisante lumière.\u2014Qu'on lève les ancres! s'écria-t-il en arrivant à bord de son vaisseau, les cimeterres sont aiguisés ! en route pour la Sicile ! Jo le jure, je ne reviendrai point en Afrique, avant : que je me sois mesuré avec le comte Méria.Il faut que je sache enfin si mon frère est mort ou vivant.En route donc, corsaires ! Rustau donna le signal du départ, et le navire de Muley, déployant ses nombreuses voiles au souffle d'un excellent vent du Sud, fendit les flots avec la rapidité de la flêche.XVI, \u2014 LE PHARE, Jamais vide si grand, tristesse si profonde, n'avaient régné dans la forteresse de Tunis.La disparition successive d'Abdule, de la pieuse Agla et de son esclave, préoccupait l'opinion publique.Valida était devenue comme une furie, tandis que son fils commettait les plus atroces forfaits.Le comte Méria et la jeune comtesse avaient-ils atteint, sur le navire du marchand d'Alep, les rivages enchanteurs de leur patrie ?Les vagues soulevées par la tempête avaient-elles englouti la frêle embarcation qui portait l'infortuné Ferdinand ?Un voile impénétrable enveloppait encore ce mystère.Valida, ce brandon de discorde et de malheur, eut alors ses moments d'iiquiétude.Parfois l\u2019énigmatique disparition de la sorvante d'Agla lui causait d'étranges soucis.Elle voyait re- paraitre de temps à autre le bourreau dont elle s'était servie pour l\u2019accomplissement de son œuvre infernale, bien qu\u2019elle le crût éloigné pour toujours.Cet homme évitait autant que possible de la rencontrer ; mais lorsque le hasard le contraignait de passer près d'elle, il savait donner aux traits de son visage une expression indéfinissable.Et Valida frémissait.Lorsqu'elle voulut lui remettre le prix de son sanglant office, il le refusa constamment \u2014Non, disait-il, je n'ai pas gagné cet or en tuant l'innocent ! Et quels que fussent les efforts de Valida pour le faire parler, il no répondait mot lorsqu'il s'agissait d'Agla.Valida s'était même décidée à faire déterrer le cadavre de lu défunte, pour s'assurer de son identité ; mais une horreur instinctive l'impêcha de violer l'asile des morts.C'était par une nuit sombre.On voyait du bord de la mer briller, au haut d'une tour, une flamme dont la clarté lumineuse répandait au loin sur les flots.On eût dit une étoile scintillants qui, du haut du firmament, envoie ses rayons consola- tours aux regards du nautonnier, pour lui permettre de s'ayenturer au milieu des ténèbres, et échapper an péril de voir son navire se briser contre quelque dan- goreux écuoil.Minuit allait sonner.Le vieux gardien, assis dans une modeste cabine, qui se trouvait dans ln partie supérieure du phare, ferma le livre dans lequel il cherchait d\u2019innocentes distracti- ce invincible me pousso à vous déclarer ons! et dit à la jeuno et belle personne assise à ses côtés, qu'elle pouvait aller prendre son repos, Il ouvrit la fenêtre, plongea son regard an loin sur l'océan, couvert partout d'ombres épaisses.Ancun navire n'avait fait ta frage ; il n'entendait aucune plainte, nul cri de détresse.A son grand contentement, tout était plongé dans le plus profond silence.\u2014Va te reposer, mon enfant ! dit le gardien du phareavec un aimable sérieux; tu n'as déja que trop souftert, mon amie.Laisse-moi veiller seul.Mais In jeune fille le regarda d\u2019un air presque suppliané.Elle semblait conjurer le vieillard de la laisser encore quel- \u201cques moments auprès de lui.\u2014Peut-être, reprit le vieillard, crains- tu de coucher seule dans le cabinet voisin ?Fille secoua légèrement la tête, mais ne se retira point.\u2014Mais pourquoi hésites-tu, alors ?\u2014Mon bon pére, certeins pressentiments m'annocent de prochains malheurs.Je ne puis m'en défendre.Soyez-en sûr, il faut nous attendre à quelque chose d'extraordinaire.Mes yeux se refusent aux douceurs du sommeil, et mon âme s6 trouve en se moment en butte à une incompréhensible perplexité, Ce n'est pas, certes, ln nouveauté de cette demeure où nous sommes entrés hier, qui est capable de produire cette impression sur moi.Il n'y a pas de revenants, je le sais- mois je crois que les anges sont en communication avec nous d'une manière invisible, et nous parlent souvent par le moyen des pressentiments.Croyez-moi, il s\u2019est passé sur la mer certains faits qui doivent, ce me semble, toucher nos cœurs de bien près.Elle cessait de parler, lorsqu'elle crat entendre soudain quelqu'un implorer du secours.Elle pria donc le veillard de regarder de nouveau par la lucarne.\u2014Sans doute, ajouta-elle, quelque navire se sera brisé contre les rochers.Hélus! puissent mes craintes n\u2019être pas fon- tos! Le gardien, toutefois, ne voyait et n\u2019entendait rien.nr \u2014Tu te trompes, mon enfant, et j'attri- buo ta méprise à la faiblesse de tes sens rampus de fatigue et accablés de sommeil ; comme je te l'ai déjà dit, le plus grand calme règne sur la mer, Quelques instants-fprés, nn bruit de pas se fit entendre dans l\u2019intérieur de la tour.Tous deux, respirant à peine, écoutèrent attentivement.La jenne fille se couvrit à la hâte d\u2019un manteau, et fixa les yeux, non sans quelque inquiétude, sur la petite porte de la chambre, qui, par bonheur, avait été soigneusement fermée, (A continuer) mr re pr rer rene DEUX FLEAUX.\u2014 (Suite et fin.) C'est de I'Asie que vient le choléra : il va de pays en pays, il envahit les continents ; où s\u2019arrêtera-t-il ?De même, la maçonnerie sortie de l'Italio, de l'Angleterre, a envahi la France, l'Allemagne.l'Europe tout entière.Elle est allée de rivage en rivage, colportée par ses commis-voyageurs, ses capitaines au long cours, ses armées, où s'arrêtera-t-elle ?\u201c Partout où passe le choléra, il y fait le désert.Les oiseaux du ciel, chassés par l'air empesté de ses miasmes, se hi- tent de fuir.\u201c Partout où règne la maçonnerie la discorde arrive avec son long cortège de maux, avec la ruine car \u201c tout royaume divisé en lui-même, a dit le Sauveur, périra.\u201d De cette terre ainsi désolée, bientôt sont chassées les congrégations religieuses, ces filles du ciel, et l'Eglise elle-mé- me y souffre, faute d'air puret libre; la maçonnerie est un choléra.* Le choléra jette l'effroi sur son pas- sagv, il glace, non-seulement le corps, mais aussi les cœurs.Les parents, les amis, les voisins s\u2019en vont, loin du foyer de ix maladie, l'égoïsme s'étend partout.* list-ce que la maçonnerie n'effraie pas aus i?Un maçon aime-t-il à être recon- uu comme tel ?Est-ce que les loges ne s'ellyrcent pas.de se cacher, de se dissi- mul: r, de se voiler, sachant bien qu\u2019elles foul peur aux honnêtes gens.* La magonnerie éloigne d'clle, par sa natare, ce qui est vrai chrétien, et sou- veat il a suffi qu'un homme fit connn co ne membre de la secte, pour voir ses p -r \u2018tits, ses amis, ses meilleures connais- Salit \u2018us, fuir sa demeure, comme si elle était uno maison contaminée, 4 \u201c Quand le choléra envahit une ville, les magasins se ferment, les cloches ces- seni de sonner pour les morts, on ne porte ;:lus les morte à l'église, il y a partout sur is fronts et sur les figures un air de trist: se et de découragement.* No voit-on pas pareils phénomènes là ou vommande la maçonnerie ?La com- mes yo devient difficile.Les raisons discréditées par la délation, par l'injustice, par l'égoïsme de ln secte, su ferment.Des hommes qui pouvaient aspirer à la fortune, à une fonction élevée, sont rejetés et ruinés par lo fait de la maçonnerie, eux et leurs familles.LÀ aussi cesse le son des cloches, là se voient ces enterrements civils, lugubres comme ceux des pestiférés ; là il n'y a de salut, de poi- £nées de innins, de sourires que pour les frères et amis.ln dehors, on est triste, et l'on se croirait en pays ennemi.\u201d Que fait-on pour se guérir du choléra ?On s'efforce de rétablir chez le malade la circulation du sang, au moyen d'un breuvage généreux ; autant que possible, par des frictions, par la marche, par le mouvement par In force morale.De même, pour guérir le franc-maçon, il faut le ramener à là communion eucharistique, où son âme sera nourrie du pain céleste et abreuvée du sang qui rend la force et la vie ; il faut lui faire reprendre la voio de lu maison de Dieu, la pratique religieuse, la confiance en Celui que les pharisiens, par dérision, appelaient \u201c l'ami des pécheurs \u201d et qui l'était réellement, parce qu'il est In miséricorde infinie.Consolons-nous en pensant que quand le choléra à cessé, bientôt le travail, l\u2019union, la joie, lu vie, reviennent avec la prospérité, et vite les maux sont oubliés et les malheurs réparés.Espérons que nous jouirons, dans un avenir que Dieu seul connaît, d'un pareil spectacle, alors que la secte maçonnique, frappée d'un coup mortel parl'Encyclique Humanum genus, aura perdu sa trop grande influence en France, en Ita lie, en Espagne, en Allemagne, en Russie, sans parler des autres pays qu'elle a en vahis, qu'elle travaille, qu\u2019elle tyrannise, en attendant qu\u2019on y récolte ce qu'elle y a semé : la division et la mort.Nous concluons, avec le Seuverainpontife, en disant : \u201c Il faut donc chercher un refuge auprès de Marie que l\u2019Eglise appelle à juste titre: la Vierge de Bon-Secours.Notre-Dame auxiliatrice, Refuge des chrétiens, afin que, sensible à nos prières, elle daigne nous obtenir le secours que nous implorons, et nous délivrer du danger que courent nos âmes et nos corps.Oui, nos très chers frères, prions en agissant, et agissons en priant.Il faut mettre en Dieu seul notre confiance, mais prier et agir, ainsi que Léon XIII nous l'a commandé, dans toutes Ses Lettres, où il se plaît à nous révéler le vrai et le juste, où il prend un soin tout paternell de nous tracer le chemin que nous devons suivre.O Marie, Vierge Immaculée, divine Mère du Christ Jésus, jetez vos regards sur l'Eglise, outragée par l'antique et cruel ennemi, qui s'exalte dans son triomphe d'aujourd'hui ; humiliez-le, et rendez à l'Eglise sa liberté par votre puissante médiation.Vous êtes notre Mère, notre A vocate, notre Reine ; faites, nous vous en supplions, que les fléaux dont nous sonffrons disparaissent, afin que J ésus règne sur nous et que son Eglise redevienne l'institutrice aimée et obéie de tous les peuples.(Suit le dispositif.) Donné à Evin-Malmaison (Pas-de-Calais), le 14 septembre 1884, en la fête de l'Exaltation dela Ste Croix.\u2019 t AMAND-JOSEPH, Evéque de Grenoble, \u2014 Un livre à se procurer.PENSÉES ET CONSEILS Offerts aux jeunes gens instruits et à tous ceux qni s'occupent de leur direction spirituelle PAR LE R.P, A, VAN DOSS, DE LA COMPAGNIE DK JESUS Traduit par Louis ScHoors, curé de Tilleur, (Lidge).Bean Vol.Ce livre peut être considéré comme un ange gerdien visible, donnant à chacun les meilleurs conseils dans les circonstances les plus graves de la vie.Il offre également les armes défensives les plus sûres contre les ennemis acharnés du chrétien : les sept péchée capitaux.L'extrait que nous en donnons montrera avec quel art, et surtout quel désir de sanver les âmes, l'auteur a su traiter son sujet.DIFFÉRENTES SORTES DE RÉSURRECTIONS, Ego sum rosurrectio et vita, Qui credit in me, etiam si mortuus fuerit, vivet.\u201cJe suis 1a rosurrection et #1n vie, Colui qui croit en « moi, quand même il serait « mott, vivra, (5.Jeun XI, 25,) Jeune homme, dans ce fils de la veuve de Naïm, ne reconnaissez-vous pas votre propre immage ?vois= ivi A Pr A har, pk 11 était jetine comme vous, et voilà qu\u2019on porte au tombeau son corps pâle, froid et rigide.La mère en pleurs ge traine à côté de le civière, et son affliction est d'autant plus profonde que, pour elle, la perte de son unique enfant est irréparable.L.Quo de jeunes gens sont mort spiritu- eljement, et sur lesquels pleure à son tour la plus tendre des mères, l'Eglise de Jé- sus-Christ ! Bux aussi sont emportés au tombeau ; mais non : ils s'y précipitent de leur propre gré, et le sépulcre où ils vont s'engloulir, c'est \u2026 l'éternité, c\u2019est l'enfer avec ses horreurs éternelles.Or, parmi ceux qui sont moris spirituel- ment, il faut compter tout d'abord ceux qui se trouvent en état de péché mortel :\u2014 ensuite ceux qui sont plongés dans une tiédeur où l'âme est comme ensevelie sous un amas de péchés véniels :\u2014enfin ceux chez qui la vie spirituelle est à peine perceptible, parce qu'il y a absence de progrès, immobilité dans le bien et indifférence pour le service de Dieu.Jeune homme, c'est de cet état de mort spirituelle, de cette léthargie de l'âme que le puissant Dominateur de la mort, ésus-Christ, veut vous réveiller afin de vous rendre à /« vie, à une complète et véritable, car il n'est pas le Dieu des morts mais le Dieu des vivants.IT.Donc, vous qui lormez du sommeil de le mort, levez-vous! Jésus-Christ veut devenir le phare de votre vie.Non senlement levez-vous, mais croissez de toutes manières en Jésus-Christ qui est votre chef.Le sentier du juste, dit l'Esprit-Saint.est semblable à la lumière qui brille doucement au crépuscule, et augmente sans cesse on splendeur jusqu\u2019à son midi, ; Oui Dien vent que vous viviez ; il veut qu'en vous il y ait une vie toujours plus abondunte.C'est pourquoi, jeune homme, souffrez qu'il vous réveille! Permettez à la force toute puissante de votre adorable Sauveur de produire ses effets sur votre Ame! Ecoutez l'appel vivifiant de sa grâce et veuillez y coopérer.\u2014Jeune homme, levez-vous ! Levez-vous, si vous êtes mort à la grâce par le péché.Hëlus! si jeune encore, et être déjà la victime de la mort ! Aussi l'Eglise pleure-t-elle à cause de vous, e* avec l'Eglise pleurent bien des Ames pieuses qui connaissent ou soupçonnent voire retour à la vie.\u2014Jeune homme, /evez-vous ! Oui, levez-vous, vous qui êtes plongé dans un dangereux ussoupissement, prélude d'une mort prochaine.Vous n'êtes ni chaud ni froid, et c\u2019est pourquoi vous êtes pour Dieu un objet de dégoût.Ah! redg- venez fervent et consolez de nouveau le cœur de celui qui est le maître et l'ami de votre âme.Vivez d'une vis nouvelle, agissez, travaillez comme celui qui vit ré ellement.\u2014Jeune homme, levez-vous ! .Vous qui êtes si faible, si lâche, pourquoi ne pas marcher plus courageusemenl en a- van! ?Pourquoi ne pas vous élance: plus haut ?Que craignez-vous ?Sachez-le bien: le bras de Dieu n\u2019est pas racconrci : il est toujours le Dieu infiniment riche et généreux envers tous cenx qui lui demandent ses grâces.Lui qui nous a engagés à être arfaits comme le Père céleste est parfait; ui, ce maitre fidèle qui, dans tout ce qu'il prescrit à l'homme, vient à son aide et le fortifie, opèrera en nous et «vec nous, afin que nous croissions sans cesse, jus qu'à ce que nous arrivions à ce degré de développement complet et de maturité chrétienne où l'on est comme entièrement rempli de Jésus-Christ.III.Courage! Lo Seigneur a dit: je suis la résurrection et la vie.Si vous oroye x ez en moi, si vous placez votre confiance en moi, vous vivrez, quand même vous seriez mort, complètement mort.Et si déjà vous vivez, je vous dis également : Croyez, ayez confiance ; attachez- vous à moi qui suis la vie, la voie, la vérité, et vous ne mourrez jamais, vous serez préservé en ce monde de la mort du péché, et vous échapperez dans l'autre à la mort éternelle.O Seigneur Jésus! Que dois-je faire pour entrer dans la vie, pour la recouvrir, la raffermir, la perfectionner, et la finir di- nement ?Réfléchissez et méditez.Faites appa- raitre successivement devant votre Ame les grandes vérités de la foi, qui non-seule- ment sont capables de secouer et d'éveil- lerde leur sommeil ceux qui dorment, mais aussi d'arracher à la mort ceux qui ont perdu la vie de la grâce.Et après que vous aurez réfléchi, que vous aurez reconnu ce qui vousest salutaire, prenez courage ; empressez-vous de mettre la main à l\u2019œuvre; arrachez, renversez, écartez, bâtissez, plantez, consere vez et entretenez.Dieu, sans aucun doute donnera la croissance aux fruits de votre justice, pourvu que vous commenciez et que vous ayez la sérieuse volonté de de» venir meilleur, 2e A A XM ME oe mL Mba maa cr rey er em I pms eb emi \u2014 LES TROIS-RIVIERES.JEUDI 6 NOVEMBRE 1884 Courrier.Les journaux de Québec annoncent que Mgr l\u2019Archevêque Taschereau a informé qu\u2019il laisserait Rome le 14 du courant.Au sujet de sa défaite dans la Beauce, l\u2019Electeur attaque violemment M.le curé de St Victor de Tring qu'il accuse d'in- flwence indue, C'est la note libérale obligée.Le Courrier se dit appuyé sur des renseignements authentiques qui lui permettent de nier catégoriquement toutes les accusations de l'Ælecteur contre ce di gne prètre.M.Landry, député de Montmagny, publie en ce moment dans le Nouvellisie une série do lettres très intéressantes à l'adresse de M.Tarte.Il malmène terriblement le rédacteur du Canadien au sujet des attaques qu'il a faites contre les asiles d\u2019aliénés, et pour accréditer les insanités publiées par le Dr Tuke, ce scientist haineux et ennemi de nos sœurs \u2018de charité.- M.Louis Lussier vient de prendre la rédaction du Canada d'Ottawa.Nos souhaits de succès.Sir A.T.Galt s'est embarqué samedi à Londres-pour revenir au Canada.Il y a tout lieu de croire que son voyage ici se rapporte an traité de commerce négocié entre le Canada et l'Espagne, par l'entremise de sir Charles Tupper.~~ L'honorable M.Masson prépare actuellement son installation à Spencer Wood.Il y aura le 14 Novembre à Rome un Consistoire pour la préconisation de nouveaux évêques et la nomination de plusieurs cardinaux.Les dépêches annonçant la prise de Kartoum sont contredites.Gordon est encore maitre de la ville mais il est assiegé par 150,009 rebelles.Les bateliers canadiens ont reussi à merveille à remonter les rapides, de Val- dy-Halfa qui étaient regardés comme presqu'infranchissables.Ils ont néanmoins perdu deux hommes.Un des chefs indiens de Lachine, le capt Louis, a été lancé pardessus bord dans un rapide et s'est noyé malgré les efforts de ses compagnons pour le sauver.Un autre canadien s'est aussi noyé dans des circonstances analogues le lendemain, Son nom est encore inconnu.D'après les dernières depêches, Wolsely est rendu a Dongola, a cent et quelques lieues de Kartoum.Il est donc probable que dans quinze jours ou trois semaines, la colonne anglaise sera en mesure d'échauger les premiers coups de feu avec les rebelles dans les environs de Kartoum.Une dépêche du Caire, datée le 81 octobre, mande ce qui suit : \u201cLes dernières nouvelles de Khartoura annoncent que les insurgés n\u2019avaient pas l'intention d'attaquer Gordon, mais qu'ils voulaient le prendre par la famine.La question est de savoir si Gordon a des vivres en quantité suffisante pour supporter un longsiège.\u201c Le 12 octobre, les marchands de Dongola rapportaient qu'il y avait des vivres en quantité à cet endroit.Vers ln même date, Osman Nareddin annonçait que la route de Khartoum à Sennaar, était libre et que les steamers de Gordon, après avoir bomdardé Berber, Dualyeen et Melommeh, étaient revenus à Khartoum.° * Au commencement d'octobre, le Mahdi était arrivé avec des renforts, à 6 jours de marche de Khartoum.De cet endroit, il a envoyé doux corps d\u2019armée\u2014l'un par la route dus caravances et l'autre par ean \u2014pour attaquer Dongola.Le cholera a cessé a Naples.Après avoir sévi durant 74 jours et avoir causé la mort de \u20187,025 personnes, le choléra à \u201c l'état épidémiique semble avoir disparu de cette ville.\u2014\u2014\u2014\"
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