Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Journal des Trois-Rivières
Journal trifluvien d'allégeance conservatrice publié de 1865 à 1893. [...]

Le Journal des Trois-Rivières est lancé le 19 mai 1865 par Honoré-R. Dufresne, notaire et marchand-libraire de Trois-Rivières. En 1866, il s'associe à Arthur Dufresne et à Ephrem-R. Dufresne, qui est étudiant en droit. Après la mort d'Arthur, un autre parent, Nestor-R. Dufresne, se joint à l'équipe en 1870. The Trifluvian Trader, journal commercial, est publié par les Dufresne dès 1870 pour la communauté anglophone.

P.-N. Martel, avocat, achète peu après les deux journaux avec Magloire McLeod. Devenu seul propriétaire, il les revend en 1872 à Gédéon Desilets, un proche de Monseigneur Laflèche, qui s'adjoint deux membres de sa famille avec qui il travaille jusqu'en 1880. Cette année-là, il demeure seul à l'administration et à la rédaction du journal. Il quitte Le Journal des Trois-Rivières en 1891 pour occuper un poste de fonctionnaire, mettant ainsi fin à une carrière de journaliste longue de 19 ans.

L'équipe de collaborateurs du Journal des Trois-Rivières accueille plusieurs plumes fidèles à l'Église, dont H.-G. Mailhot et quelques ecclésiastiques. Le journal accorde son appui aux conservateurs et à la Politique nationale de 1879, et combat le mouvement national québécois de Mercier dans les années 1880.

Dès 1866, Le Journal des Trois-Rivières avait pour devise « In necessariis, unitas; in dubiis, libertas; in omnibus charitas », que l'on peut traduire par « dans le nécessaire l'unité, dans le doute la liberté, en toutes choses la charité ».

VALLÉE, Henri, Les journaux trifluviens de 1817 à 1933, Trois-Rivières, Les éditions du « Bien public », 1933, p. 28-35.

Éditeur :
  • Trois-Rivières,1865-1891 ; 1892-1893
Contenu spécifique :
lundi 12 janvier 1885
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Journal des Trois-Rivières, 1885-01-12, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" ft D \u201c < YINGTIEME ANNEE TROIÏS-RIVIÈRES LUNDI 12 JANVIER 1885.No 64 nr ere grrr gra er rer REDIGE PAR UN Comité de Collaboratourv.} - SE CATHOLIQUE, POLITIQUE ST LITE re om amare ED 00m - \u2014 rn mt IN NECESSARIIS, UNITAS ; IN DUBIIS, LIBERTAS ; IN OMNIBUS, CHARITAS a RIAL A Eorrgins-P ior Hag {6 DESILFTS & F Feuilleton du JOURNAL.- AVOCATS - PAYSANS.end em ee mm mn mmr + te mn Nicole achevait une chanson en quatorze couplets, quand Guillaume franchit le seuil de sa porte.) Bonjour, bien le bonjour ! dit le petit tailleur en remontant ses lunettes sur son nez.Jene vous fais pas de reproches, mais vons venez voisiner bien rarement.On vous dirait fier, da ! si l'on ne savait que nés dans le mê ne bourg, quasi porte à porte, parlant tous deux le patois du pays, nous sommes égaux comme les brebis du bon Diev, à ce que dit M.le caré.Vrai, je suis aise de vous voir.\u2014Essayons, répondit audocieusement Nicole.Le fermier se débarrassa une veste aisée et simple, qui faisait valoir sa taille robuste et cetto noblesse de pose innée que possèdent les paysans, et qu'augmente leur gravité silencieuse, Il mit d'abord un gilel jaune, broché de rosaces rouges, et qui, carrément et bru-quement coupé.permettait de voir, suprême élégance villageoise, les pattes de ses bretelles grises à filets roses.Guillaume éprouva un peu du peine à entrer ses bras dans leg man- surtout, ces quatre volumes! Je n'ose pas dire qu'on les a trouvés trop bons, ce serait de la méchanceté ; mais je \u2018crois qu'on ne les a pas compris.- Je ne sais sima mémoireest fidèle, snais il me semble que l'examen des nouveaux ouvrages classiques est soumis à un homme du métier qui fait rapport au Conseil.Dans le cas qui nous occupe, je crains que Je Conseil n'ait pas eu la main heureuse et qu\u2019il ait soumis ce travail à un vieux pédagogue routinier ou à un jenne maître encore novice en méthodo- ce qui les concerne, il faut s'attacherau fond du langage, commencer par le commencement, aller pas à pas, du simple au composé, et apprendre aux enfants à penser, pour leur apprendre à comprendre et à parler lu langue de l'homme.\u201d it le célèbre Coradelier parlait d'expérienre, Je termine les citations sur.ce point par le téinoiguage d'un pédagogue éminent que la mort vient de ravir à l\u2019enseignement.\u201c La Conjugaison, dit-il, est l'h- me des Langues.Sur le rerbe roule tout ce que nous pensons et disons dus per- III \u2014 Bt moi aussi, répondit Guillaume, ches de la redingote ; quand il voulut les logie, En effet, d'après le Journal de Québec, | sounes et des choses.Ce mot par excellen- LE LYCÉE que les idées égalitaires de Nicole flattai- détirer, il s'aperçut que le vêtement bri- le critique a signalé vingl-trois fautes : | ce réclame donc une étude tout a fait .ent médiocrement.dait beaucoup entre les épaules et génait vingt-trois fautes dans deux volumes, | spéciale et continue.À quel moment doit- \u2014Bien ! répondit Guillaume, occupe- toi de cs détails, je vais faire une course dans le village.Le fermier se diriges vers la maison de Nicole.\u2018 .Cette maison \u2018basse, et dont les murs semblaient écrasés par le chyume, était égayéo de châque côté de la porte par un magnifique, rosier qui jetait follemement ses branc'ues et ses fleurs sur le toit, après avoir é'ucadré une fenêtre qui laissait Voir D travers ses vitres vertes et un pen nouenses In face la plus drôle et ln plus réjouissante.: Des refrains s'entendaient presque toujours dans la maison.On eûtdit à voir cette bonne humeur habituelle qne quel - que fée se cachait sous les touffes de roses, car aucune maison du village n'avait plus de fleurs aux fenêtres, et d'aucune ne sortaient tant de bruits doux, joyeux et frais.Nicole était donc riche ?Non, Nicole vivant de son travail ; mais il avait pour Lrésor une bonne humeur inaltérable, et les gens les plus soncieux lnisaient leur tristesse sur le seuil de la porte du pauvre tailleur.Nicole était le tailleur du village.Et ne croyez pas que cesoit peu de chose, dans ces petits pays, où les nouvelles et les distractions sont si rares.S'il y avait un habit de fiançailles à faire, Nt-j cole lo savuit le premier, et il fallait voir | comme son aiguille volait entre ses doigts.! Ses fantaisies les plus bizarres se tradui- suienten broderies en arabesques Les Jnines jaanes, rouges et bleues, enjolivaient les contours et faisaient épanouir des bouquets impossibles sur les poignets, les parements et les poches.À dix lienes à la ronde, on reconnaissait nme veste, Un paletot faits par Nicole.Nul ne savait comme lui créer d'étroites entournures qui ne permettaient pas aux mains de se Tejoindre.Aucun de ses rivaux ne faisait des gilets aussi courts ni des basques plus longues.Et comme il vous prenait gaillardement lu mesure, en sautillant autour de vous, car il avait les jambes d'une longueur inégale.Comme il fredonnait une chanson à boire, si sa pratique étaif fin vieux paysan habitné à mnl- tiplier les stations devant les maisons ornées d'un bouquet du gui ! Comme il imitait le bourdonnement des cloches et le ronflement du serpent de la paroisse, s\u2019il attendait des dragées du parrain qui se faisait habiller de nenf pour la circonstance! Avec quel entrain il entonnait un air de bal, s'il s'agissait d'accordailles! Mais ce n'est pas tout.Nicole était la gazette vivante, le journal du village, le cabinut de lecture du pays.Le garde-champêtre, le fâcteur, ne manquaient pas chaque rua- tin de lui faire une visite ; les marcb ands $ \u2018 \u2014Allons, vons voulez quelque chose, dit le tailleur ; si c'est relatif à mon aiguille, comptez que vous aurez l'ouvrage le plus finement fait, le plus soigneusement brodé que jamais fermier ait.porté un jour de fête, Cela ne faisait pas positivement le compte de Guillaume\u2014 Voisin, dit-il, vous avez de l'esprit.\u2014Vous me flattez, compère.\u2014Je veux de vous, non pas une houppelande à fleurs, non pas un habit à basques, non pas une veste courte, mais un vêteinent ample, chaud, cossu et distingué.\u2014Une redingote ! Je tiens ce qu\u2019il vous faut.c\u2019est une redingote ! \u2014Une redingote, soit.\u2014À la propriétaire.\u2014À la propriétaire, cela ne fera pas mal.\u2014 Mais, dit Nicole en hésitant, ça coûtera gros.\u2014J'y mettrai vingt écus.\u2014Ah ! si vous y allez de la sorte, voisin, c'est différent.Ah çà ! je ne suis pas carieux, 10wis vous êtes donc de la noce à Jeanne-Murie ?\u2014Non.\u2014Je devine, vous serez le parrain du petit de Catherine ?\u2014Non.\u2014Mais, Jésus ! qu\u2019arrive-t-il donc à Rosefeuille ! \u2014II arrive, il arrive.mon fils.\u2014Ah ! Hilaire revient ?\u2014Oni, mais pas seul.\u2014 Vraiment, et il aînène ?\u2026demanda Nicole, si intrigué qu\u2019il demeura un instant le bras tendu de toute la longueur de son fil, \u2014Un vicomte de ses amis.répondit Guillanme d'un air dégagé.Allons, Nicole, je suis pressé, prenez-moi mesu- Te.\u2014Ah! ah ! ah ! c\u2019est cela !\u2026O'est pour le vicomte\u2026Je vous mettrai du drap vert bronze.,,C'est un grand .honneur pour vous.Je crois qu'un collet de velours est indispensable.Le welours est hors de prix, les versa soie manquent\u2026Inais vous ne regardez pas à la dépense\u2026Qui aurait dit cela, il y à cinq ans, que le petit Hilaire, qui gardait ses oies et ses moutons sur le communal comme les pastours du pays, deviendrait un savant, et recevrait chez lui des vicomtes.!.Il.ne faudra pas moins de six aunes de drap, Guillaume ! .Allons, Nicole, prends ta meilleure aiguille, et qu\u2019il soit un jour parlé de la redingote que tu vas faire\u2026 Voyez-vous, voisin, une redingote à couper, à nssem- bler, à piquer, à confectienner, c'était mon réve, mon ambition, ma toquade.Ou est le bongran pour doubler le col 2.Le vor- ci\u2026chacun à sa manie, voyez-vous.on forains qui lui vendaient du drap et du velours, les colporteurs qui'le fou rnissai- ent de rubans striés d'argent, lv\u2019; apprenaient les événements du.dépa\u2019 tement et los complaintes nouvelles.Lw ; commères posaient leur panier sur le br,rd de sa fo- nétre en revenant du me,rctié, et lui contaient ce qui se faisait, et ce qui se disait à la ville.En outre, comrae chacune médisait de sa voisir,e, et que Nicole donnait toujours r9\u2019,gon à celle qui lui parlait la dernière, jl en résultait que suns courir au-dé\u201d yant des nouvelles, sans quémander le 3 rapports, sans paraître s'inquiéter de ce qui se passait chez les au- frres, \u2018 était le mieux instruit de In commune, Avec une prudence qui jamais ne S'était démentie, il affectait une aversion profonde pour les cancans, et n'ucceptait les confidences que pour jouer lo rôle d'arbitre ou de consolateur.Aussi, sans quitter l'établi sur lequel il demeurait tout le jour, les jambes croisées, le buste courbé, tantôt armé deciseaux énormes et plus lourds qu'un sécateur, tantôt maniant un fer mal dégrossi à la forge, on passant son fils sur un morceau du cire jaune, il avait l'air d'un automata finement travaillé et à ressorts merveillense- ment souples.Sa figure parcheminée, ses yeux gris sous des sourcils en touffes, ses cheveux épanouis on deux masses sur les tempus et absents sur le crâne, ses mains osseuses, son échine déviée, sa voix grêle, son rire strident, en faisaient un être quasi fantastique, et près de qui l'on nett pag aimé passer dans un chemin creux avant que la lune fût levée, vise à s'élever\u2026]e tailleur de village ne se contente plus de créer et d'hieforier des: paletots du pays; il veut faire des redingotes de bourgeois\u2026Et pourquoi pas ?Quand les fils de paysaus deviennent des messiours !\u2026 Allez, voisin, cette redingote est ie plus beau jour de ma vie! Le persiflage du.tailleur n'échappait pas complétement à Guillaume, mais ily voyait plus de joyeuseté que de malice, et il était si bien admis dans le pays que Nicole avait droit d\u2019insolence, qu'il ne vint pas à l'esprit du fermier de s'en of- fonser.Il quitta donc le petit homme sans rancune, lui recommandant seulement d'être exact à lui livrer sa redingo- to dans trois jours, afin qu'il pût la met- tro pour recevoir l'ami de son fils.Il chargea en outre le tailleur de lui fournir un gilet et une cravate au dernier goût.Le lendemain, grâce au bavardage de Nicole, tout lo pays savait que le pavil- lon-chalet d'Hilaire attendait un hôte de plus.Pendant la voillés du troisième jour, Nicole, exact comme un créancier à qui l'on a promis de solder son compte, se présents à Rosefeuille.Il apportait son chef-d'œuvre.Quand il l'étala sur le lit du fermier, celui-ci demeura un moment ébloui.Des boutons d'acier guilloché jetaient des feux miroitants sur la nuance sombre du drap.Un col de velours, couleur de mous: se jaunâtre, trauchait vigoureusemeut avec la teinte foncée du vêtement.\u2014Ue n\u2019esk pas tout, dit Guillaume, comment cela m'ira-t-il ?considérablement ses mouvements.Mais Nicole Ini ayant affirmé que les redingotes des bourgeois ne faisaient jamais autrement, le fermier se résigna à garder son attitude de pigeon embroché.Les pans longs, étouffés, battaient les talons des boites qu'il avait uchotées, afin que rien ne manquât à l'élégance de sa toilette, Quand ce vêtement étrange fut passé, le tailleur plia une volumineuse cravate de mousseline lilas, ln fit bouffer et s'épanouir en une gigantesque rosette, puis sautelant de la table à la cheminée, il y prit un petit miroir et le présenta à Guillaume, en lui disant: \u2014 Voilà ! Guilleume, gêné par la redingote, étouffé par la cravate, mis à la lorture par les bottes, répondit en faisant une grimace \u2014Je m'y ferai.\u2014Eh bien! qu\u2019en pensez-vous, Françoise ?demanda Nicole\u2014 Mais il me semble que j'aime mieux Guillaume avec son habit de tous les jours \u2014Xist-ce que vous vous y entendez! grommeln le fermier.\u2014D'aillenrs, dit Françoise, qu'est-il besoin do faire tant de façons pour l'ami d'Hiluire ?S'il à dol\u2019esprit, et surtont bon cœur, il ne regardera pas au costume mais à la manière atnicale dont nous le recevrons.Je ne in'habillerai point en dame pour lui faire honneur, tout mon accueil sera dans la joie que j'aurai à voir et à aimer celui qui est l'ami de mon Hi- Jnire\u2026 \u2014Mon Dieu! quel esprit borné ont les femmes ! s'écria Guillaume.Françoise baissa la tête sur son ouvrage et ne regarda plus du côté de Guillaume, car, malgré l'affection qu'elle lui portait elle le trouvait ridicule dans ses prétentions, et son cœur comme sa conscience Ini faisaient uu reproche de blâmer son mari et\u2019maître.: (A cantinuer).\u2014 LI BUREAU DE L\u2019'INSTRUCTION PUBLIQUE CONTRE LES FRÈRES DES ECOLES'CHRETIENNES.A L'HONORABLE F.X, À.TRUDEL, Rédacteur en chef de 1'Etendard, Monsieur le Rédacteur, Je prends un vif intérêt à tout ce qui touche a la question d\u2019éducation.On pardonnera ce faible à un homme qui, suns renoncer à l'espoir de, revenir un jour au Canada comme instiluteur, n° enseigné une dizaine d'années aux Etats- Unis.Je continue à suivre attentivement tout ce qui s'écrit dans les journaux du pays sur un sujet si vital.Îl y à quelques mois qu'un ami me passait un numéro du Journal de Québec, relevant dans un compte-rendu du Conseil de-J'Instruction publique, un certain nombre de fautes recueillies dans un ouvrage que les Frères de la Doctrine chrétienne ont, parait-il, présenté à l'approbation du Conseil.Ces mêmes fautes, je les ai vues reproduites plus tard par nos deux journaux pédagogiques: l'Instruction primaire et le Journal del Instruction pu blique.Jette forme inusitée, de jeter aux quatre vents de la presse les fautes d'un oùu- vrage soumis à l'approbation du Conseil, excita naturellement ma curiosité.Comment, me disais-je, les disciples du vénérable de la Salle dont les méthodes sont universellement adoptées dans les deux mondes, dont les ouvrages sont généralement suivis dans toutes les Écoles, dont les travaux viennent d'être honorés d'un si éclatant témoignage pour le jury de l'Exposition de Londres; comment, en Canada, nous donneraient-ils des ouvrages émaillés de fuutes et d'erreurs ?Pour avoir le cœur net sur cette affaire, Monsieur le Rédacteur, - je me suis donc procuré l'ouvrage en question et je l'ai étudié avec un soin minutieux.Ma première impression a été vite dissipée, ct, à chuque page d'cette étude, j'étais en admiration devant ce travail gigantesque dont je me propose de donner un jour à vos lecteurs une succincte analyse.Mon Dieu, qu'ils sont beaux, \u2018qu\u2019ils sont bons l'un de 179, l\u2019autre de 458 pages ; et quelles fautes ! Exeminons-les avec soin, selon les divers titres sous lesquels on les n groupées lo Fautes d'impression.Page 7.1ère ligne (ox «) au lieu de (du c).on sborder le verbe ?Faut-il attendre qu'on ait vu le nom, l'article, l'adjectif, le pronom ?Revenons à notre modèle, ln mère.Après maman Voici: maman.promener: mu- man, boire, coucher, dormir.Les actions Page 88.Poiviére pour poivrière.Page 79 Chevalesque, pour chevaleresque.Page 90.Mode infinitif pour mode indi- calif.Quatre coquilles en six cents pages el plus, dans une première édition, ne paraissent point un péché bien grave.Si l'on appliquait au critique lu loi du talion.on trouversit, dans ses remarques mêmes, de plus lourdes fautes à sa charge.Deux coquilles en moins de trente lignes: pape 21, pour page 21; robes pour rôles.Une énorme distraction : vingt fois le mot page pour le mot leçon! Une confusion regrettable : rien, dans les notes, qui indique à quel volume se trouve telle ou telle faute.20 Des lacunes et des définitions.\u201c Page 2, voyelles composées.Rien sur cette question.\u201d C'est tout simple; sa place naturelle n'est-elle pas au syllabai- re! \u201c Pas de définition d\u2019une voyelle ni d'une consonne.\u201d Le critique a sans doute oublié cet avis: \u201cLo maître ne luissera passer aucune expression sans s'assurer que les élèves en ont l'intelligence,\u201d (Cours élémentaire, livre du maitre, avis, page 2.) Page 4, Lisez page 8.© Pas de diphtongue dans le cours élémentaire.\u201d Wst-ce chose si importante pour un enfant qui débute ?Question de lecture plus que d\u2019orthographe.\u201cIl faut épargner aux jeunes enfants les définitions,\u201d dit M.Bréal.Même observation an sujet de ln remarque indiquée page 87 ; lisez page 108.Page 18.Lisez page 15.\u201c l'as de définition ni du mascrlin ni du féminin.\u201d Ici, le critique devrait féliciter les chers Frères du soin avec lequel ils écartent toute expression capable do chatouiller l'imagination des enfants et provoquer peut-être, de leur part, des questions naïves et fort embarrassantes.Admettons cependant, la remarque du critique, et que les Frères insèrent dans leurs \u201c Leçons de langue française \u201d ces deux définitions : Masculin, qui appartient au genre mâle [Littré].Féminin, qui appartient aux femmes ou leur est propre [Ibid].Y at-il, dans ces deux définitions, grand avantage pour l'intelligence de l'enfant ?Lit n'y a-t-il pas danger pour le cœur ?Les deux autres lacunes soulignées con - cernent les titres des différentes purlies du discours et l'omission de vela et ceci Les titres ne sont pas omis; mais à notre avis, ils sont mal \u2018placés.Nous nime- rions les voir en caractères saillants et sur une seule ligne.Cela et ceci sont oubliés, ainsi que leur père ce, que le critique a oublié Ini-même.Dans une prochaine édition, les chers Frères répareront, nous l'espérons, ces deux oublis qui, après tout, ne méritent pas l'ostracisme dont on frappe leurs ouvrages excellents à tous égarde.80 Disposition des matières.Dans cette partie de ces notes, le critique, quoique peut-être élève d'une école normale, annonce qu\u2019il unrait grand besoin de suivre un bon cours pédagogique.On ne saurait, en effet, trouver des remarques plus en opposition avec les prinei- pes de la méthodologie que celles qu'il a soumises au Conseil.Je vais le démontrer par quelques autorités irrécusables.Page 1 \u201c Conjugaison avant les verbes.\u201d Cette méthode, que les lrères tiennent de leur Fondateur, est une preuve de l'habileté et du maître et des disciples dans l'art de l'enseignement.Tous les lexicologues ot les grammairiens on renom, des ministres mêmes, donnent gain de cause aux Frères sur ce sujet.\u201c Il faut apprendre la grammaire par la langue, et non la langue par la grammaire \u201d dit Herder.\u201c Comme la grammaire n été faite après lu langue, dit aussi Spencer, elle doit-être enseignée après la langue.\u201d k Q'est À la parole, continue le P, Grégoire rix aux exercices de conjugaison.Ainsi, oin de faire des recueils sur le nom, l'adjectif, le verbe, et de réunir sur cos parties Girard, que sont remises les leçons du cours de langue.Nous attachons un grand accompagnent les noms.lit.quand l'éfi- funt nous arrive, il conjugue.Sans retard, et toute l'année, exerçons donc les élèves à In conjugaison\u2014orale avec les enfants qui ne savent pas écrire, \u2014orale et quelques fois écrite avec les enfants plus avancés, \u201d .Page 8.Lisez p.9.* Définition d'une proposition eL du verbe trop tot (Déjà anoly- se logique ) \u201c Th ! oni, mon cher monsieur, et celte analyse logique-là est, pour les enfants, beaucoup plus simple que les voyelles composées et les diphtongues que vous réclamez pour les premières leçons.\u201c Chez sa mère, dit M.Trouillet, l'en- font parlait.\u201d Bt en parlant, que faisait- il?Des propositions : je suis sage, le temps est bean, les pres sont fleuris, ete.L'école, pour l'enfant, s'ouvre sut les genonx maternels ; au maître de continuer l'œuvre ébauchée par la mère.\u201d En 1857, Doruy écrivait : \u201d Tout enfant qui vient s'asseoir sur les bancs d'une école apporte avec lui, sans en avoir conscience, ln connaissance pratique des principes du langage, j'usage (plus ou moins défécrueux) des genres, des nombres, des conjugaisons, sans qu'il s'en rende compte, il distingue les différentes espèces de mots.Quy t-il donc à faire ?Non pas à à l'effrayer par l'étalage d\u2019une science qui déguise sa stérillité sous la fantusmagorie des mots, mais lout simplement à l'amener à se rendre un compte rationnel de ce qu\u2019il sait par routine et répôte machinalement.\u201d M.Bréal parlo de même .\u201c Quand l'enfant entre à l'école, dit-il, il apporte son vocabulaire déjà formé, sn langue déjà toute faite .Mais à peine est-il assis sur les bames de la classe qu'on le traite comune s'il avait la française à apvrendre et comme s'il avait été sourd et muet jusqu\u2019au jour de son entrée à l\u2019école Soyez donc surpris que cette étude 1e laisse froid! Ah 'si le maître, au lien de tout glacer, au lieu de faire tourner aux enfants.en aveugles, quelques manivelles enseignement du français que les creuses susceptibilités qu'on a décorées Jde ce nom!\" L'enfant, si jeune qu'il soit, dit M.Gréard, est capable de créer lui même les exemples sur lesquels on lui fait reconnai- tre la nature et l'usage des mots de la langue: il a dans l'esprit des propositions su ples toutes faites ; il les possède fort inconsciemment, sans doute, mais il les possèdo : ses jeux, les objets qui l'entourent lui on fournissent incessamment ln matière ; il ne demande qu'à les exprimer.La seule chose nécessaire alors, c\u2019est, en stimulant cette faculté naturelle d'invention, da tenir la main à ce qu\u2019il exprime correctement tout ce qu'il iuvente.\u201d Encore un mot, un mot d'ur que j'offre aux méditations de monsieur le critique : * Si done, dit M.Trouillet, c'est par le contact avec des personnes qui parlent et si l'école à pour but d'apprendre à parler, comme à écrire correclement, notre role n'est il pas tout tracé ?attendrons-nous qu'ils puissent écrire leurs petites phrases ?\u2018est avant la composition écrite, il y a lu com- osition orale ; avant le travail de plume, e travail de tête, En sorte que pour nous lus exercices, \u2014non de style et de rédaction, mais d'invention et de composition, doivent commencer le jour même où le petit enfant de cing ou six ans met le pied à l\u2019école.\u201d Page 10.\u201c Comment les enfants peu- vent-ils écrire ces dictées avant d\u2019avoir étudié les parles du-discours.\u201d Ici encore le critique a été distrait.Je le prie d'ouvrir le Vivre de lélève, page 7, et il y trouvera réponse a sa question.Mais, comme il me paraît étranger aux divers procédés d'en- seignemont, jo vais lui dire, pour cotto fois, comme on y procéde: i Tous les élèves du cours élémentaire savont lire.Ils prennent leur livre, l'ou- yrent à la page 7 ot lisent cette dités trop précoce qui a pour titre: Le respect filiale \u2018(A continuer.) \u2014\u2014\u2014 là l'erreur que nous voulions -signalers-\u2014 A i it Eu gramunationles voyait autre chose-dans\u2014\u2014\u2014\u2014- + , 2 EE \u2014 LES TROIS-RIVIERES.LUNDI, 12 JANVIER 1885.Courrier\u2014 La grande démonstration offerte à Sir John MeDonald par les conservateurs de Montréal commencera ce soir par une procession au flambeau, des feux d\u2019artifices, et la présentation de l'adresse de bienvenue.Demain soir anra lien le banquet.La Cie du Chemin du Nord offre une réduction de prix de passage à l'occasion de cette fête politique.Le gouvernement vient de nommer, sur la recommandation de Mgr.l'Archevêque de Québec, M.l'Abbé Begin comme Principal de l'Ecole Normale Laval avec le même salaire que son prédécesseur.L'expédition anglaise dans le Soudan avance rapidement depuis quelques jours.Les troupes sont rendues actue lement à Korti, à 200 mille environ de Kartoum.Le général Wolsely a expédié au Ministre de la guerre à Londres la dépêche suivante en date du 7 Janvier : \u201c Un fort détachement quite ce camp pour Gadkul.Demain, lo général Stewart conduira un autre à Metamueh, poste ue nous espérons occuper vers le 15.1 y aun vapeur âcet endroit, nous pourrons communiquer immédiatement avec le général Gordon.\u201d Non content d\u2019injurier Son Excellence le Commissaire Apostolique par les articles de sa propre rédaction, l'Efecteur reproduit les mensonges et les insanités du Star à l'adresse de ce dégnitaire.Et tout cela en même temps qu'il se fait le défenseur du chevalier d'industrie français qui a fui la justice de son pays et est venn se réfugier dans les bureaux du Canadien.Cela caractérise bien la valeur morale des écrivains de la feuille libérale.Le Nouvelliste pose les questions suivantes à M.Chas.Langelier, un des propriétaires de l'Electeur : \u201c M.Charles Langelier est prié de nous dire\u2014sous la responsabilité de sa signa- ture\u2014lo si, oui ou non, il n contribué à la rédaction du pamphlet intitulé: Les ultramontés démontés veulent se remonter, réponse à Castor ?; \u201c 20 S'il n'y à point quelque chose d\u2019écrit de .sa propre main dans ce pamphlet ?* 80 S'il n'a pas chargé quelqu'un de vendre ce pamphlet à M.Damase Dansereap ?\" Le même jourual demande encore à M.Langelier s'il n'est j'as vrai qu'il a accordé, moyennant finance, son appui à M.Beemer, coustractour da l'Aqueduc de Québec pour lui faire obtenir cette entreprise de la Corparation.M.Langelier est muet devant ces interpellations.Des télégrammes de Chine parlent des difficultés qu'éprouvent les l'rançais par la maladie et le manque de facilités de transport.La Chine continue à recruter et à fortifier les points exposés.La Chine espère que l'Allemagne attaquera la France, quand celle-ci sera occupée dans la guerre avec la Chine.Les officiers allemands continuent à arriver en Chine et s'occupent activement de l'exercice militaire des Chinois.Le Pape, répondant a une adresse des sociétés de jeunes gens catholiques, a dit que d'imminents dangers me\"laçaient la société.Il appuya sur la nécessité qu'il y avait de mettre les masses en garde contre les doctrines insidieuses du socielis me.Les paroles du St-Père étaient empreintes de la plus profonde tristesse, On écrit.de Washington an Sun de TE LE JOURNAL DES TROIS-RIVIERES 12 JANVIER 1885 RR Une dépéche de Washington au Heruld dit qu'il ne parait pas y avoir de doute que le traité de Nicaragua sera ratifié.Le Journal de l'Instruction publique a cessé de paraitre.Les tremblements de terre continuent en Espgane et jettent l'épouvante parmi 1a population.; Quinze mille personnes ont déjà quitté Grenade.Les habitants sont d'opinion que la fin du monde est proche, Le village de Guevejar glisse lentement vers la vallée Il s'est produit une ouverture dans la montagne à Olevar par laquelle se dégage une fumée épaisse.\u2018n entend des bruits sourds et souterrains.On émet différentes opinions scientifiques sur la cause de cette ouverture, que quelques uns attribuent à l'offaissement de la surface du sol par suite de grands vides qui existent dans l\u2019intérieur de la terre ; d'autres l'attribuent à l'action volcanique.Le Bureau de l'instruction Publique contre les Frèresdes Ecoles Chretiennes.(De l'Etendard) \u201c Depuis plusieurs années, des amis de la saine éducation chrétienne, en cette province, se sont fait un devoir de dénoncer l'hostilité regrettable qui paraît régner dans le département de l'éducation, contre les RR.Frères dos Ecoles Chrétiennes, leurs écoles et leur méthode d'enseignement.; \u201c D'après certains documents déjà livrés au public, cette hostilité irait souvent jusqu'à la perséention.\u201cOr, si on lit attentivement la correspondance qui suit, et qui nous vient d'un homme qui, malgré sa modeste position dans le monde, est pour nous une autorité en pareille matière, cette persécution est systématique.* La letire \u201c d'un instituteur canadien\u201d et surtout les faits qu'il cite témoignent d'une partialité révoltante de la part des officiers du département.Nous recommandons cet écrit au public, surtout la dernière partie.\u201c Le public intelligent commence à être fatigué de ces vilenies, commises en son nom contre les véritables enfants du bienheureux de la Salle.Cette persécution ingnare et niaise est surtout disgracieuse, lorsqu'elle se produit dans an temps où les juges les plus compétents dans tout le monde civilisé, reconnaissent la supériorité de l'enseignement dit congréganiste et surtout lorsque la protestante Angleterre elle-même la proclame, comme l'établissent les documents cités par notre correspondant.\u201c Les choses en sont arrivées à ce point ue le public dira avec nous: IL FAUT UE CELA FINISSE!\" Nous nous faisons un devoiret un plaisir de reproduire de notre confrère la Lettre \u201c d'un instituteur canadien\u201d, et nous invitons tout spécialement nos lecteurs à en faire laJecture sur notre première page.son On y verra comme le dit I'Etendard à quels viles moyens on a recours pour mener l'odieuse compagne entreprise par une certaine clique contre les Frères des lcu- les Chrétiennes et combien les œuvres de ces religieax savants et dévoués sont au- audessus des hisses attaques de lear dé tracteurs.Du reste \u201cun Instituteur Canadien \u201d venge magistralement les bons Frères, en administrant au critique d'occasion de M.Ouimet, le laïque Président du conseil, une raclée dont il gardera longtemps le souvenir.L'INCIDENT SAVARY.Cet incident continue a défrayer la presse Le fameux correspondant français du Canadien déniché par I'Etendard a joté bas son faux nom de ** Chs Quenault et Gale sa prose dans les journaux de M.Tarte.Les articles publiés par le Figaro, le Gau- New-York, que les partisans du canal do | jois de Paris et le Courrier des Etats-Unis Nicaragua commencent à déployer une très grande activité.Ils se réuniront dans quelques jours pour former leur plan d'action.Quelques représentants de l'ouest et du sud disent que les Etats Unis doivent avoir une politique agressive.M.Ryan, du Kansas, aurait dit qu'il est en faveur du canal, mème au prix d\u2019une guerre avec l'Angleterre quia desi grands incérèts dans le Canal % Panama dont le Canal de Nicaragua sera la ruine.\u2018* Quoiqu'il arrive\u201d a-t-il ajouté \u201c une guerre ne peut que nous être avantageuse.C'est le seul moyen de faire cesser la stagnation des affaires dont on souftre partout.\u201d cette extravangance de langage nue saurait avoir beaucoup d'effet sur les représentants conservateurs et ceux-ci se proposent de faire une enquête minitreu- se sur cette affaire avant d'autoriser le gouvernement à construire le canal.On croit de plus en plus que derrière ce projet se cache une gigantesque spéculation de terrain.On s'informera d'abord à qu § appartient le territoire entre le lac Nicaragua et le Pacifique avant de sanctionner le traité.On est aussi curieux de sa voir pourquoi le département d'état désirerait ardemment la ratification du traité.sur les faits et gestes de ce déballé français auquel M.Tarte a donné l'hospitalité dans les colonnes de ses gazettes, donnent la même note que l'esquisse faite par le correspondaut de l'Efemdard que nous avons reproduite.Si les gens du Canadien se respectent bien peu pour louer les services d'un pareil sire, ils respectent encore moins leurs lecteurs.Naturellement toute la presse sénéca- leuse s'est levée pour prendre la défence de ce M.Savary.La Patrie, l'Electeur, le Canadien on font un héres qui a eu ses petites faiblesses, mais qui n\u2019en a pas moins droits aux sympathies du public.Le niveau moral de ces feuilles est donc encore plus bas qu'on pouvait se l\u2019imaginer ?, Après avoir élalé récemment avec satisfaction les prouesses de l'assassine parisienne, la femme.Clovis Hughes, les voilà qui cherchent à accréditer dans la presse canadienne des étrangers forcés de fuir leur pays à raison de condamnations infàraantes Evidemment s\u2019il y a des gens à plaindre ca sont bien leurs lecteurs qui se nourrissent journellement de produits aussi malsains.Voici quelques appréciations qui dé- _ \u2014 montrent que la presse sénécaleuse est seule à faire sa triste besogne : Du Courrier du Canada : \u201c Notre confrère de l'Elendard a mis devant le public, dans son numéro de samedi, un fait assez singulier.Tn homme public français, impliqué dans plusieurs affaires relevant du code pénal, est devenu journaliste au Canada, et écrit dans un de nos journaux de langue française.\u201c Le correspondant parisien de l'Efendard qui lui communique cette nouvelle, connue à Québec d'un certain nombre de personnes dupuis quelques temps, fait une appréciation très sévère des actes qui ont forcé le personnage en question À quitter la Fraîice .\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026eriecererness auovearet lasrrdoonoase0an0s 0000020000 H0000U cop 206 00 * Le Canadien de lundi wiatin a répondu à cette question en avouant que ce journal, c'était Ini-même, et quela personne désignée par le correspondant de l'Etendard est M.Savary, ancien sous-secrétaire d'Etat au ministère de la justice, sons M.Dufaure.Cc monseur publie, depuis quelque temps, dans le Canadien, des articles signés : Chs Quenault.\u201c Le Canadien soutient que la conduite do M.Savary dans le désastre de \u201cls Banque de Lyon et-de la Loire \u201d est beaucoup moins coupable qu'on let prétend.\u201c Mais ê ant à, l\u2019affaire Lamy, nous avons en ¢é moment sous les yeux un compte-rendu du procès qui en est résulté, où M.Savary apparait sous un jour très odieux.Ce compte-rendu, emprunté au Gaulois, contient-entre autres choses, un fragment de lettre particulièrement ré- présensible.\u201d Du Nouvelliste : \u2018\u201c M.Israël Tarte, rédacteur du canadien Evénement, a eu l'ignoble effronterie de présenter\u2014en décembre dernier\u2014à Sa Grandeur Mgr l'Archevêque de Québec et à son Honneur le lieutenant gouverneur, un étranger qui a subi dans son pays les condamnations les plus infimantes, un étranger condamné, a cing ans de prison pour constitution frandulense d'une société financière, un étranger condamné à six mois de-prison et à mille francs d'amende pour crime d'adultère public, un étranger auquel les tribunaux ont enlevé l'exercice de ses droits civils et politiques pour dix anuées, un étranger quia da s'affubler d'un nom d'emprunt pour laisser ignorer ses antécédents ! \u201c Cette double présentation faite par Ieraël, c'est simplement du béfartrate de cau- chonnerie.\u201c Car il n'y a pas a en douter, M.Tarte sait depuis longtemps quelle espêce de gibier est ce M.Savary\u2026voilà pourquoi i ge sent obligé de le défendre aujour- \u2018hui.\u201c Honte, deux fois honte à Israël ! De l'Efendard : \u201c Les organes libéraux-senécalistes s'apitoient sur le sort de cet excellent M.Savary, un homme échappé à la prison, dont les crimes, parait-il, ont semé autour de lui des morts et des ruines et qui s'est enfui au Canada sous un faux nom, avec la femme d'un honnête employé, qu'il a séduite.\u201c Ile s'apitoient ! et sur quel fort ?Cèlui de voir que sans le nommer, sans même dire en quelle ville il s'est réfugié, on signale la présence au Canada d'un homme de ce calibre.\u201cIls s'entendent pour déplorer qu'on ait mis les citoyens de notre pays en garde contre un aussi honnéle homme, et qu'on ait par là interrompu ses visites chez Mgr l'Archevêque, chez le Li-Gouverneur, dans les principales familles canadiennes où, dit-on, l'introduisait Mtre Cauchon-Tar- te.Ils sont unanimes, les tendres agneaux à dénoncer une certaine presse qui viole l'asile sacré de la vie privée où leur nouvel allié vit avec la femme ainsi pervertie et en- lévée à son mari, enlevée à ses malheureux enfants, dont l'an en est mort à la peine ! \u201c Ils ne font autre chose, depuis des mois, que de colporter, avec une entente diabolique, les plas infames calomnies contre la vie privée de citoyens intègres dont le seul tort a été d'avoir subi, sans qu'il y ait eu faute de leur part, des malheurs sans nom ! Et ils choisissent, pour le faire bénéficier de leur ardeur improviste à défendre le sanctuaire sacré de la vie privée, un repris de justice stigmatisé publiquement à la face de l'Europe, pour des crimes sociaux scandaleux, lout en continuant leur œuvre de dénigrement et de calomnie contre les honnêtes gens ! \u201c Voici en quels termes larmoyants l'Ælecteur invoque les grandes principes en faveur de son protégé : UNE MANIE REGRETTABLE.\u201c La presse française au Canada a une singulière manie: colla de fouiller dans les bureaux de rédaction afin d'y découvrir les écrivains, de leur tomber dessus au lieu de chercher à répondre à leurs écrits, * Nous empruntons ce genre querclleur au journalisme frangais.\u201c Ne croit-on pas qu'il serait beaucou plus digue, plus relevé et plus instructif d'adopter plutôt à ce sujet lo genre de la presse anglaise! Ou sait, en effet, quo les journaux an- Blais se font un scrupule de mentiouner les noms même des personnalités les plus marquan- les de lu presse.Quand il s'angago des discussions ontre lo Globe ut ls Gazette de Montréal, il n\u2019est \u2018jamais question ni de l'hon M.Anglin, ni de M.Cameron, ni de M.White.C'est le Globe et la Gazet- \u2026\u2026|eurs reprises stigmatisées par le te qui discutent, et cet exemple est suivi par le reste de la presse anglaise.Ce genre a l'avantage de satisfaire lo public éclairé qui s'intéresse bien plus aux débats de ces questions sérienses qu\u2019à la personnalité des écrivains.\u2014(Electeur, du 5 janvier 1885, 1ère colonne).\u201c C\u2019est bien beau !\u2026 Mais cela ne dure pas même l'espace d'une colonne.\u201c Car dès la colonne suivante, l'organe rouge de Québec, prend à partie person- nolfement M.Tardivel et \u201cau lieu de chercher à répoudre à ses écrits\u201d l'injurie grossièrement parcequ'il défend les principes sociaux qui sont la base des sociétés ; parce qu'il dénonce les erreurs s0- ciales condamnées par l'Eglise, à plusi- Pape, comme pies que la peste, comme la cause principales de tous nos maux.\u201c% Voici la sortie de la deuxième colonne: DE NOUVEAU EN CAMPAGNE.Nous remarquons que lu Vérité a commencé toute une nouvelle
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.