Le Journal des Trois-Rivières, 19 février 1885, jeudi 19 février 1885
[" = VINGTIEME-ANNÉE © REDIGE PAR UN Comité de Collaborateurs.\u201ca le ; Es Tu ek TROÏS-RIVIÈRES- JEUDI 19 FEVRIER EE © Honemal d CATHOLIQUE, POLITIQUE EP LITYERAIRZ, iN NECESBARIIS, UNITAS ; 1885, IN DUBJS, LIBRRTAS ; IN OMNIBUS, CHARITAS Eniveuns-Provniér IRE G DESILETS & FRERE AVOCATS PAYSANS, as XII LE REPOSOIR.Quand elle sondait son cœur, elle y découvrait un abime d'une profondeur effrayante.L'avenir était morne pour Françoise ; célèbre et riche ou malheureux et ignoré, son fils s'était détaché delle, et jamais elle ne pourrait avoir en lui cette sainte confiance des mères qui est la louange des enfants, .Pendant lo séjour d'Hilaire à In forme, elle ne le vit gnère qu'aux houres des repas, et encoro, pendant leur durée, la raillerie ou la froideur de Guillanme et de son fils lui faisaient endurer une telle souffrance qu\u2019elle prétextait souvent une occupation pour ne pas subir ce supplice.Elle se savait de trop pour eux dans la maison On semblait la repousser de ce do- moine qui était sa dot et son bien, comme une mendiante à qui l\u2019on serait las de fuire l'aumône.Oh! que de fois la douleur étreignit la fête et le cœur de Françoise, au point de lui faire redouter la folie ! Elle se rendait à l\u2019égiise, alors elle priait avec des larmes elle demandait du courage ; ells s'aceu- suit de manguer de bonté at d'humilité ; elle se plaignait doucement à Dieu de se voir abandonnée de tous sur la terre ; elle eût voulu pouvoir se réfugier daus les bras de la mort et s'envelopper d'un oubli éternel.\u2018 Quand elle quittait le lien saint, l'âme rafraichie par la paix mystérieuse qui des ceud des voûtes, le cœur réchaufté par les rayons de charité divine qui partent du tubernacle, elle reprenait \u2018sa tâche avec plus de force, et pendant quelques jours portait plus aisément son fardeau.Hilaire partit.Alors commença pour elle une autre phase d'existence, Guillaume, dont les Mnuvaises passions n\u2019étnient apaisées et reli\u201cnées par aucan des sentiments chrétiens © a femme, lui fit de la vie commune un de ces enfers indéfinissables qui ont une douleur pour chaque fibre da cerveau et du Cœur.Il ne l'avait jactais aimée ; jamais il ne lui avait rendu justce ; mais il ne la\u2018tourmentait pas pendant Jos premières années de son mariage, La vie de Françoise n\u2019était pas heureuse,mais forte de sa vertu, renfer- mie dans le cercle de ses devoirs, elle les accomplissait avec une ponctualité si par faite qu'elle trouvait dans le témoignage de sa conscience la rémunération de ses peines.Si leur fils fût devenu un paysan com me eux, aucune des soites idées qui fermentaient daus la têtede Guillaume n\u2019au rait eu occasion de naître.Mais l'ambition du fermier n'était plus seulement paternelle ; il croyait que le mérite de son fils lui communiquait un mérite propre, et qu\u2019on lui devait quelque chose pour avoir donné à la société un semblable or- nemet.Il se disait souvent qu'une fois Hilaire reg avocat, rien ne l'empêcherait d'aller habiter la ville avec son fils: mais alors il se trouvait embarrassé de Françoise, et maudissait sa compagne, Jamais il ne consentirait à l'ernmener à la ville, où ses manières rustiques et son langage barba- te l'auraient humilié presquo autant que son fils.Françoise devenait donc un em- péchement aux projets du fermier ; car pour aller à Vannes, il faudrait vendre Rosefeuille, et Françoise se trouverait saus asilo et sans pain \u2014Je lui ferai une rente au village, pensait Guillaume.Bientôt il eut de nouveaux sujets de col frariétés qui retombèrent encore sur Ia pruvre martyre.Les outons farent atteints de ln clavelée et uu* bœuf mourut.O6 bœuf mort, ln paire était ordue, oo Quand le Tigre, ON nommait ainsi l'un des bœufs, flaira son Compagnon de labour, approcha do sa gosse iête moutonnée son large front orné «Uno étoile blanche, qu'il ne sentit plus son haleine, qu\u2019il he vit pas se lever sur lui sun grand œil bleu, frofond et doux, il devint \u2018tiste et oublia dans la crèche le foin embAumé qui pendait à travers les treillages, On emporta Rolland, .Le Tigre demeura pensif, la tête tournée du côté de la porte, poussant des mugissements plaintifs pour le rappeler et le demander à ceux qui l'a- Valent enlevé de l\u2019étable.A partir de oe moment, il refusa toute Hourriture, ne tarda pas à rejoindre le frère de fatigue qui avait porté avec lui la Moitie du jong et tracé de concert les sillons des champs de Rosefouille.\u2018Péuillefon du JOURNAL.| Les pommes ne donnèrent pas, et le cidre manqua.Pendant qu\u2019à la ferme on souffrait des privations qui augmentaient la mauvaise humeur de uilaume, Hilaire continuait de mener à Paris une vie désordonnée.- Tandis que Guilaume refusait à sa femme la glus faible somme, il jotait dans le gouffre dos débauches de son fils co qu'il avait amassé pendant vingt ans de travail: Françoise n'était plus en réalité qu'une servante.Ses forces, épuisées par le chagrin, diminuèrent sensiblement.Elle ne s'était jamais épargnée, et les labears d\u2019une grande ferme usent vite une ménagère active et vigilante.L'hiver fat des plus tristes.Le printemps rendit un peu de courage à Françoise ; elle aimait tant les prés, les champs, les eaules au bord de l'eau, les marguerites dans l'herbe, les primevères sur les talus des fossés.Elle rajeunissait et reprenait de la vie pendant les jours du renouveau de la nature, qui s'était endortale sous son manteau e neige, Son cœur se dilatait quand elle aspirait la fraîcheur de l'air et les parfums des haies d\u2019aubèpine.Alors ler chansons commençaient dans les nide, les abeilles quittaient la ruche.les hirondelles revenaient.Le nid, suspendu sous le chaume de la grange, était plein de mouvement et de vie ; le pôre le quittait pour chercher la nourriture de la famille ; ln mère couvait les œnfs brillants ; bientôt de petites têtes éveillées se montrèrent au-dessus des bords du nid ; les oisillons battirent des ailes et voletèrent, tandis que le père et la mère guidaient et soutenaient leur essor timide.On était au mois de juin : la terre ressemblait à un immense tapis bariolé de couleurs vives.Tont chantait, tout parfumait dans les prés comme dans les bois, L'humeur de (Guillaume était devenu insupportable, et malgré sa volonté et sa vertu, Françoise ne se seutait plus le courage de continuer à monter son calvaire ju lle pensa à s'éloigner de Rsofeuile.Dans les campagnes, quelque malheureuse que se trouve uno paysanne, elle ne songe pas à quitter son mari ni son ménage.La séparation n'existe pour elle que dans la mort ; elle accepte pour : toute sa vie une union qui devient souvent un martyre, sans avoir l'idée de déposer son anneau de noces et d'abandonner son- mari.Mais Françoise, en envisageant en y ajoutant quelque okiose qui va mieux à son cœur et lui parle d'une façon plus intime.Jamais Françoise n\u2019avait drapé avec tant de goût les rideaux de mousselino que lui avait prêtés la femme du receveur.Jamais elle n'avait moissonné plus de fleurs dans de plus élégantes corbeilles doublées de rose et de bleu, et garnies de volantsde dentolle.Jamais guirlandes plus légères ne s'étaient suspendues au dôme rustique et n'avaient plus graci- susement enlacé les piliers, Donnez dus fleurs, semez des roses, la Fête-Dieu est la fête du ciel ! La terre pareille à l'épouse des canti- ues, semble se lever et courir au-devant e son bien-aimé.Elle lui dit, comme la sulamite, qu'elle a revêtu sa plus riche parure, que les plus rares parfama s'exhalent de son souflle, qu'elle est fraiche et riante, qu\u2019elle l'attend, qu\u2019elle l'appelle et qu\u2019elle l\u2019aime ! .Donnez des fleurs, semez des roses, la Fête-Dieu est la fête du ciel | et le Dieu caché, le Dien du m stère, em, la maison d'exil en Egypte, le pauvre toit de Nazareth, le Dieu de l'anéantissement quitte lu solitude du tabernacle pour traverser, roi pacifique, les chemins fleuris des campagnes et se teposer sur un autel champêtre.Donnez des fleurs, semez des roses, la Fête-Dieu est la fête du ciel ! Tout est prêt.Le reposoir brille des feux de plus de vingt cierges : les serviteurs de Rosefeuille sont rangés autour do l'autel ; et, agenouillée sur la dernière marche, la tête Daisnée, les yeux remplis de pleurs, Françoise se dit que bientôt va sonner pour-elle l'heure du départ et des adieux.Elle veut que le Sauveur bénisse enco re sa maison, qu'il répande ses trésors de miséricorde sur ceux qu'elle y lnisse, et pour qui, désormais, elle n'est plus qu'un fardeau La cloche du village s'ébranle joyeusement dans le clocher,le sonneur se guspend a In corde, la procession se met en marche.' tain, ouvre la procession triomphale, puis, viennent les enfants que conduit Maclou d'un air grave, et les petites fillesde l'école qui suivent une sœur de charité.La bannière de la confrérie des Jeunes filles, tout éclatante de broderies et laissant flotter quatre larges banderoles de satin tenues par les plus sfges et les plus pieu- froidement la question de son départ, s'oceupait moins d'elle\u2018et du désir de mettre an terme à des souffrances journalières, que de l'idée.d'enlever à -Guillaume 16 poïds de le vie commune.Chaque jour elle s'apercevait d'une augmentation d'antipathie de la part de son mari; chaque jour elle se demandait où s\u2019arrêterait cette indifférence qui s'était transformée en aversion.Elle se rémémora les vingt années passées près de Guillaume et les jugea ce qu'elles avaient êté.\u2014Je m'en irai\u2026dit-elle, il en sera content, car ma vue l\u2019irrite, et il ne prend pas même la peine de me le cacher.Mais tout à coup elle songea que la Fête- Dieu arrivait dans huit jours, et que si elle quittait la ferme, le reposoir, qu'elle avait l'habitude d'élever, serait négligé.Et ce reposoir était la gloire du village et le dernier bonheur de Françoise.Elle devait remplir son devoir de chrétienne, et cette peusé lui rendit pour quelques jours la santé et énergie.La porte de la grange s\u2019ouvrait sur l'ai- ve ; on tendait les murs de draps blancs, auxquels on attachait des bonquets de roses; on dressait une charpente arrondie en dôme; on la drapait de rideaux: les poteaux disparaissaiont sous des guirlandes de feuilluge ; le devant de l'autel était formé de marguerites, sur lo fond blanc desquelles on écrivait en lettres d'azur, formées de bluets, des chiffres mystérieux et symboliques.Des corbeilles de jonc, pleines de Years effeuillées, des cordons de buis, des couronnes artistement tressées, des vases remplis d\u2019églantines sauvages, des peupliers \u2018plantés en longues allées, faisaient du reposoir de Françoise ses du bourg.précède des villageoises vêtues de blanc.Un groupe charmant s'avance entre ces deux lignes.| CE (A continuer).gee Tet La Ligne pour les droits du Pape\u2014 (Du Journai de Rome) La Ligue naissante a donc déjà subi l'épreuve et la contre-épreuve, celle de l\u2019adhésion, celle de la persécution, colle du dépit.Elle porte le caractère des œuvres fortes et vivaces.Copendant, elle est à peine nommée et à peine définie, On sait qu\u2019il s'agit de constituer parmi les catholiques de tout pays une vaste association destinee à défendre et à revendiquer, par tous les moyens légitimes et même légaux, l'intégrité des droits du Souverain-Pontife.Dans la plupart des Etats d'Europe, les droits de I\u2019liglise sont méconnus ou op: primés.Les catholiques se sont groupés dans chacun de ces Litats pour les proté.gerou les reconquérir, en mêmes temps qu'une inlinité d\u2019œuvres salutaires se sont créées pour suppléer à la malvail- lance ou à l'iniquité des gouvernements, et opérer par la libre initiative l'application des principes et des devoirs chrétiens, C'est ainsi que partont il y a des comités catholiques, des conférences de Saint- Vincent-de Paul, des cercles d'ouvriers ; en Belgique, il y a la Ligne pour le redressement des griefs, qui a présidé, on l'oublie trop, aux dernières élections.En France, une pieuse merveille.Pendant une ol maine, les garçons et les filles de Rosefeuille enlaçaient le houx aux fenilles lui sautes ; c'était Une vie, une agitation, une joie! it le jour de la Fête-Dieu, :1 fallait voir avec quelle piété angélique et recueil- ,Ç lie les petits onfants vidaient leurs corbeilles devant l'autel, cachant par intervalle sous un nuage de fleurs parfumées le dais de moire blanche, de I'ostensoir.Dans les campagnes on a ardé, vieux souvenir sans doute des anciens mystères, L'babitude de représenter à la Fête-Dien u-lques-uns des personnages de l'Evanile ., ladeleine avec son vase de parfums, e petit saint Jean-Baptiste, vêtu d\u2019une peau d'agno£u, des chérubins et des anges servant de thuriféraires, donnent à ces solennités un° pompe touchante qni n\u2019entraîne aucune u:ssipation, et alimen- grandit la Ligne de la contre-Révolutwon, destinée à faire échec à toute influence maçonnique, qu\u2019elle s'exerce par le gouvernement républicain, tout eutier a- connique, on sur le gonvernement futur, dont la mission doit être, non de couronner la Révolution, mais de la détruire.Cependant, occupées à leurs œuvres locales ou nationnales.les catholiques ne doivent oublier ni un jour, ni une heure que leur Chef n'est pas libre, que tous les droits les plus essentiels et les plus augustes de l'Eglise sont opprimés chaque jour en Sa Personne, que les coups frappés à la tête par une puissance imgie font souffrir et languir tous les membres du Corps divin.Des nécessités politiques obligent ou paraissent obliger les gouvernements, même les mieux intentionnés, à certains te la piété naive de 'howme des champs ménagements envers Liniqnité triom- qui aima les froides murailles de Bethlé-J La croix argentée, portée par le sacris-!Ro phante à Rome.On vient de le voir même en Espagne.Le fait de l'usurpation sur les domaines de l'Eglise et sur les droits aussi bien spirituels que temporels du Pape, n\u2019a été consacré jamais ni par une formelle reconnaissance, ni par une convention internationale.Cependant, c'est un fait avec lequel les gouvernements se croient obligés de compter.On enregistre les protestotions dn Pape et on les role.gue aux archives.Comme la puissance Vre suprême a été accomplie à Rome, on Pense qu\u2019il faut traiter avec elle, et on en à peur.On cherche à partager comme on peut, le respect dû au droit du Pape avec les égards qu\u2019impose la franc-maçonnerie dont on s'exagère d\u2019ailleurs non la malice mais la solidité et la force.Les peuples catholiques ne sout pas obligés à la même diplomatie.Mais, il faut avouor que beaucoup de fidèles, parmi eux, se laissent distraire par les préoccupations plus prochaines ou tromper par les apparences.qu'y passer en pèlerin ou en touristes ne peut se faire aucune idéo de combien cette captivité est dommageable à l'Eglise universelle.11 a done parn utile de constituer une Ligne universelle qui rappelât sans cesse aux peuples que la question romaine est la question vitale pour l'Eglise, qu'elle réclame plus impérieusement, que jamais la prière le sacrifice l'action des catholique, ef.qui en diriged le mode, suivant les intentions du Saint-Père.Pour répondre à l'Encyclique Humanum genus, de fortes sociétés se constituent en chaque pays contre ln franc-maçonnerie.À côté des encycliques, il y a les discours du Pape, il y a ses enseignements écrits et parlés, il y a cette voix du Maître et du Pontifes qui ne cesse de revendiquer pour le Saint-Siège les droits foulés aux pieds, les traditions d'institution providentielle.Il n'est pas nn de ces discours, pas un de ces enseignements, y compris celui récemment adressé aux élèves des séminaires romains, qui ne contienne une protestation contre l'état de choses établi à me.C'est à cette plainte du Saint-Père que doit répondre ln La Ligne pour les droits du Pape.Nous avons entendu quelques timides élever contre cette Ligne une sigulière objection:\u2014Vous allez exciter contre NOUS, clergé italien, un redoublement de persé- cution, Vous allez accroître la rage de nos ennemis\u2014lit qu'attendez-vous done de leur part?En attendez-vous la paix ¢ Etes-vous contents de la situation faite au Pape ct à vous-même?Vous en ac- comodez-vous ?Voulez-vous qu\u2019elle dure ?Pensez-vous que l'Eglise universelle doit être satisfaite parce que la Révolution vous a Inissé quelque canonicat, quelque prébende et que la conservation de ce qui vons reste de bien-ètre doit paralyser l'élan de ceux qui se préparent à votre délivrance ?N'avez-vous pas entendu le Pape vous dire qu'en votre ministère vous aviez à \u201c attendre plus de souffrances que do ioies, \u201d vous exciter à prendre \u201cune Âme prête aux grandes actions et aux grands sacrifices\u201d ?Alors, c'est vrai, vous n'avez pes compris la portée politique de son dernier discours ; vous n'avez pas compris la graude leçon qu'il vous adressait à tous avec une souveraine délicatesse ! Au temps où nous sommes, les ministre du culte forment une milice, mais une milice de combattants, non pas de mercenaires ! Vous raisonnez comme ces voyag-urs d\u2019une diligence attaquée naguère aux environs de Rome, qui jetèrent aux brigands celui d\u2019entre eux qui prenait une arme pour les défendre, et sacrifièrent ce brave à leur lâcheté.Les missionnaires ne font pas ainsi, quand ils appellent, de leurs prières et saluent de leurs bénédictions les armées de la civilisation qui descendent sur ln terre barbare, quand méme ils doivent payer da leur sang l'heure de la délivrance! Non, non ; ce n'est pas en vain que le Saint-Père proteste chaque jour.Les catholiques doivent travailler, comme ils peavent, à traduire on actes ses conseils.Un champ vaste est ouvert à leur activité sas violence, sans illégalité, pour améliorer la condition faite au Saint-Siège, tenir ses ennemis en respect, et leur persuader que la question romaine est universelle comme l'Eglise, comme la puissance du Pape, et qu\u2019il ne dépend pas d'eux de la trancher ni de la clore.real + GD le eee.HISTOIRE DE LA MISSION DE GORDON.L'histoire de la mission du Général Gordon à Khartoum peut se résumer brièvement comme suit : En mai 1881.Mahomet Achmet, de Dongola, su déclara le Mahdi, l'envoyé de Diou, dont la mission était de réformor l'islam, étabir l'égalité maçonnique cst grande, et que son œu-|t Qui n\u2019a jamais été à Rome, qui n'a fait | S universelle, le règne de la loi, de la religion et ln communauté des biens.Il ap- pertient à une association religieuse qui à ses quartiers généraux à Bagdad et des Tamifications dans tout l'islam Les musulmans du Kordofan et tout le Soudan Occidental Accoururent se ranger S0Mls sa bannière :des troupes égyptiennes SoUs le commandement de Hicks Pacha furent entiérement annihilées, et le Mahdi avec ses troupes mnenaçaientalors Kharoum.La garnison égyptienne en cette ville et les autres garnisons échelonnées sur la route de la mer rouge, étaient plongées dans lu terrours.Huit mille soldats so trouvaient entre Khartoum et Assonan 6,000 à Khartoum et 20,000 au sud de cet- to dernière ville.La questions qui s'imposait aux gouvernements anglais et égyptiens était celle-ci : \u201c Doit-on laisser tout ce monde exposé uu sort de l'armée de Hicke Pacha.( Le gouvernement égyptien était incapable de rien entreprendre, et les Anglais désiraient abandonner entièrement le Soudan, mais il ne voyait pas quels moyens prendre pour sauver les garnisons.Les aflaires en étaient dans cet état de confusion lorsque le général Gordon arriva à Londres, le 7 janvier 1884, et dons Une entrevue avecun journaliste, il déclarait quo le mot évacuation équivalait à celui de massacre.Les six mille hommes fidèles du colonel Coœtlogon à Khartoum seraient taillés en pièces s'ils tentaient de B'échapper par la route de la Mer Rouge.Les journaux anglais demandèrent alors à grands cris que Gordon fut envoyé û Kartoum, avec pleins pouvoirs de traiter avec le Mahdi et de détourner un désastre.Cette demando fut accordée, et Gordon fut appelé au secours du gouvernement anglais.Le 18 janvier, 1884, il partit de Londres pour I\u2019 igyple avec carte blanche et le pouvoir le plus absolu de prendre les mesnres qu'il jugerait à propos pour retirer les troupes du Sondan- et restaurer le gouvernement indigène.En se rendant en Egypte, il écrivait: \u201c Le Mahdi devrait être laissé entièrement hors de question.On devrait décidé si les sultants des royaumes rétablis devaient accepter sn suprématie ou non.\" Je m'efforcerai d'effectuer l'évacuation aussi rapidement qua possibleet en évitant toute rencontre.Le général Gordon arriva au Caire le 24 janvier et télégraphia immédiatement à Kartoum ce qui suit : \u201c Vous êtes des hommeset non pas des femmes, n'ayez pas peur J'y vois.Il croyait pouvoir organiser une arméo à Khartoum et il disait.\u201cSi Ton m'y envoie, j'y irai seul.\u201d ; Les instructions qu\u2019il avait reçues de sir Eveline Baring étaient comme suit : \u201c Vous vous rappollerez que le but prine cipal de votre mission est} 'évacuatian du, soudan.\u201d À vant de partir du Caire il'dés clara que son plan était de rétablir sur-le trône le fils de l'ancien sultan de Darfour de donner Kordofan au Muhdi, et de'laisser Fashoda et Bahr Gazelle & leurs chefs indigènes, Il s\u2019aperçat que la première partie de son plain étsit impraticable parce que le jeune sultan de Darfour était ivrogne.Gordon devait suivre la route de la Ya]- léedu Nil par le train d'Assint, par var.peur jusqu'à Wady Halfa et de là à Korosko.Un voyage de quatre jours a dos de dromadaire le conduirait ensuite a Abu Hamar.En arrivant à Berber, il télégraphie : | \u201c Ne vous occupez pas de nous.J \"espdre que le Soudan sera bientôt en bon ordre.\u201d Tout lo long du Nil, durant son trajet, Gordon invitait les chefs à se rendro à Kartoum pour y assister à une assemblée: des notables, où l'on discuteraif la ques-.tiou de l'indépendance du Soudan.Le 14 février il télégraphiait de Berber : \u201c\u201c Je pars à l'instant pour Khartoum, Ne voue inquiétez plus de cette partie du, Soudan.La.population de tout Age.af de \u201d tout sexe, sont heureüx \u2018d'être délivrés d'une union qui ne leur a causé que des regrets.\u201d Quatre jours plus tard, le 18 février | 1884, il arriva à Khartoum et y était requ avec enthousiasme par la population, qui, se réjouissait de sa proclamation, leur faisant remise de la moitié des îmi as, leur promettant qu'il n'interviendrait pas\u2019 dans la traite des esclaves et qu\u2019il recon.\u201d uaîtraitle Mahdi comme le subtan de\u2019.Kotdofan.Les livres daus lesquels on.\u201d tenait les comptes des taxes furent brûlés publiquemnnt.Il ouvritles portes des dongeons où une foule malheureux pourrissaient dans des cachots infects et donna la liberté\u2018 aux prisonniers.Une conseil des notables fut organisé el Gordon fut reconäu coms me le sauveur du peuple. Ÿ nr - t 4 + LE JOURNAL DES TROIS-RIVIERE 15-FEVRIER 1885 \u2014 ° RA ¥ Pr TEUDI, 19 FEVRIER 1885.IMPORTANTE REVOCATION.On se rappelle tout le brait cansé en ce pays par le mandement de Mgr Taschereau, Archevêyne de Québec publié le 1er jnin 1888 au sujet de ln Franc-maçonnerie, : Aujourd'hui les journaux de Québec nous apportent un nouveau mandement dans lequel Mgr l'Archevêque révoque le dispositif qui était la partie la plus im- \u2018portante de ce document de 1888, lequel a cansé tant de malaise parmi la population catholique ot provoqué des plaintes devant les Congrégations Romaines, | Voici le texte de ceite révocation faite par Mgr Taschereau, tel que nous le trouvons dans le Nouvelliste du 16 courant : arovtn snONOt A HORSOUAE LAUSO00AAENCO060 SON CEASLA CHOSEOUOS 11 (Cas réservé aboli.) \u201c Dans mon mandement No 121, ler \u201c juin 1888, j'ai réservé les fautes suivan- \u201cten: \u201clo Répandre on répéter de vive \u201c voix où par écrit une accusation -gra \u201c tuite de franc-maçonnerie contre un ca- \u201c tholique quelconque, même étranger \u201c au diocèse : 2o faire connaître de vive * voix ou par écrit, à d'autres qu'à l'ordi- * paire de l'accusé, ou à son official, cette * accusation, quand on la croit bien fon- Li dée.\u201d Cette réserve ne me paraissant plus opportune, je la révogue par la présente, dont vous donnerez lecture au prône le premier dimanche après 1éception, L'accusation de franc-maçonnerie con tre un catholique est assez grave par elle- même pour que celvi qui veut la porter ou la répéter prenne bien garde, de peur de manquer à la charité et à la justice qui sont toujours dues au prochain.vusconecs 00060 Vé oarrenentananene 65 verots esrccoure D Vl (Sociétés secrètes.) tnouratsoso0na sont serons n00008 L'instruction du 10 mai 1884, distin- Que trois espèces de sociétés défendues par l'Eglise.La première est la franc-maçonnaerie, proprement dite dans toutes ses ramitica- tions, dont le but ostensible ou secret est de renverser l'Eglise ou les pouvoirs lé gitimes, soit qu'on y exige un serment de garder le secret.soit que l'on se cou tente d\u2019une simple promesse.Elleest défendue sous peine d'excommunication late sentenliae réservée au souverain Pontife, par la bulle de Pie IX, Apostolicæ Seappartiennent à l\u2019une ou l\u2019autre des so- ciêtes secrettes, mais .que ce soient les loges qui lui imposent ces nominations, c'est ce que nous regarderions comme une abdication couplable de l'autorité qu'il a en main, ; .Si donc le Canadien est dans l\u2019impossibilité de prétendro que c'est an nom de l'orangisme ou do la franc-maçonnerie que nous devons être gouvernés, il doit trouver nos remarques très correctes au sujet do l'injure que les loges d'Ontario ont faite au gouvernement et au pouple canadien.Voici du reste le dooument que nous avons stigmatisé et qui merite de l'être quoi qu\u2019en dise le Canadten : C'est une résolution des loges orangistes dn comté de Carleton, Ontario publiée dans\u201dle Citizen d'Ottawa.\u201c Cette loge, ayant appris avec beau- * coup de plaisir et de satisfaction l'hon- * neur conféré à celui qui était autrefois \u201c grand maitre de cette loge, qui cst lu * loge matropolitaine du Dominion, par \u2018sa nomination an sénat, profitent de \u201c cette occasion pour remercier le gouver- \u201c nement qui reconnait les justes litres \u201c de leur frère et de l'Ordre qu'il a prési- \u201c dé pendant tant d'années, avec hon- \u201c neur pour lui-même et pour l'organisa- \u201ction.Cette loge profite de l'occasion * pour féliciter l'hon.Francis Claimow * sur son élévation à cette haute et hono- \u201c rable position et espère qu'il vivra long- \u2018temps pour occuper le position distin- \u201ctinguée qui vient de lui être conlë- \u201c rée.\u201d Maintenant quant au fait auquel le Canudien fait encore allusion, que les protestants du Dominion nous ont donné dans les administrations conservatrices ou libérales des dépulés affiliés aux loges, nous n'y pouvous rien absolument puisque ce sont eux qui font leur choix, indépendamment d'aucun contrôle.D'un autre côté, que le Gouverneur Général qui représente ici la protestant: Angleterre dont nous sommes les sujets, choisisse comme chef d'administration un protestant franc-maçon de préférence à un catholique, c\u2019est encore à s2 responsabilité et non à la nôtre.Ce qui étoit le devoir des catholiques, et ils l'ont fait, c'était de proposer au choix du Représentant de la Couronne, des catholiques aussi bien qualifiés,tant par leur allégeance à l'Angleterre que par leurs capacités que ceux proposés par nos frères séparés les protestants, afin que le manque de candidats de notre coté ne pût être allégué.C'est ce que nous avons fait an sujet de la présente administratisn comme pour celles qui l\u2019ont précédée.Le Canadien est-il prêt à affirmer que des hommes d'état comme Sir Hector Langevin, l'hon RR.Masson et d\u2019autres n'auraient pas été accueillis par les catholiques avec plus de sympathies que Sir John, comme chef de cabinet ?Les protestants ont subi dans le temps Sir Geo.Ft.Cartier, bien qu'ils eussent dis.De ce nombre sont les féñiens, les |sans doute préféré un chel'de leur croy- odd-fellows, &c.ance, parce qu\u2019il avait plu an Gouver q La seconde est défendue sous peine de | neur de le choisir et qu'il était libre dans péché grave ; et, quelque soil le but que |son choix.Aujourd'hui nous sommes dans l'on s\u2019y propose autre que/celtido renve- p q la même posiffon'qu'ils étaient il y n 16 ser l'Église et les pouvoirs légitimes, son | ans, ct nous subissons un chef de cnbi- caractère distinctif est d'exiger de ces | net protestant et franc-maçon parce qu\u2019il adeptes, parsermont, un secret inviola- [n\u2019a pas dépendu de nous que le Gouverble et une obéissance aveugle à des chefs |neur Général agit autrement,attendu que inconnus.De ce nombre est la société des | des catholiques qualifiés était proposés à vhevaliers du travail, Knights of labor.Les | son choix par les collèges électoraux.membres ne sont sous le coup d'aucune réserve, mais ils ne peuvent être absous s'ils persistent à faire partie de cette société.La troisième, qu\u2019on ne peut classer avec certitude dans l'une des deux premières, est celle des sociétés douteuses el pleines de danger (dubiae el pariculi plenae), tant à cause des doctrines qu'elles professent, que de la manière d'agir des chefs qui les ont formées et qui les régissent.Les confesseurs et les pasteurs des âmes doivent en détourner ceux dont ils ont la conduite, avec d'autant plus de soin que ces sociétés ont une apparence trompouse d'honnêtelé que les hommes simples et les jeunes gens ne peuvent découvrir et éviter difficilement.Telles sont les sociétés des Opéraleurs de létégraphe, des ship laborers, des ingénieurs des conducteurs de chemins de fer, des mouleurs de fer, des fabricants de verre, des Foresters, etc, etc.\u2014\u2014\u2014 re pese Le Canadien nous parle d\u2019hypocrisie a l\u2019ocasion de nos remarques sur la nomination du sénateur Claimow.Cette feuille parler d'hypocrisie, elle qui s'est fait tour à tour comme qui dirait juive, chrétienne ou mahometane chaque fois que l'intéret du moment l'a exigé ! Mais c'est un vrai comble.\u201cPour se donner un semblant de raison, le Canadien dit que le gouvernement à donné un siége au sénat à M.Claimow, non per ce qu'il est orangiste mais parce wi a {joujours.été un partisaut fide.o Or les loges orangistes ont affirmé dans un document officiel sans que le Canadien ni ses pareils n'ait reclamé dans le temps, que c'était pour reconnaitre les longs services de M.Claimow comme grand-mai- tre orangiste, que le gouvernement l'avait nommé sénateur.Jet ce fait que nousavons désapprouve.Nous comprenons qu'il est difficiles pour ün gouvernement d\u2019évitor les affiliés dans ses nominations, pour uns province comme cello d'Ontario, ou la presquo totalité des hommes publics sont protestants et Il serait parfaitement ridicule de prétendre que le choix de Sir John comme chef du cabinet est lo fait des députés et de journalistes catholiques, et le Canadien ne le prétendra jamais ni pour son propre compte ni pour celui de ses omis.T1 sait trop bien tout ce qu'une pareille assertion aurait d'injurieux pour les mandataires comme pour les chefs catholiques.Ou est maintenant, M du Canadien, la fausse position et l'hypocrisie ?Le rôle des journalistes comme des députés catholiques, et le Canadien le snit bien, n'est pas, du moment que les hommes sont revêtus de l'autorité\u201d indépendamment de leur contrôle, de chercher à s'en défaire, mais-de les empêcher de s\u2019écarter des voies de ln justice.L'Eglise elle-même n'exige pas des cu- tholiques qu'ils détruisent les g ouverne- ments protestants sous lespuels ils vivent comme en Angleterre, en Prusse, aux Etats-Unis, mais ce qu'elle défend, c'est de préter leur concours aux actes antisociaux ou anti-religieux qu'ils peuvent accomplir : ce qu'elle veut, c\u2019est qu\u2019ils exorcent leuraction dans le but d'aider le pouvoir à servir les intérêts de ln soci\u201cté et de la religion.Courrier.Le gouvernement fédéral a décidé de maintenir son acte de Licence on force jusqu'à ce que la question ait été décidé par le Conseil Privé, Le plus important des nouveaux projets de loi presentés ces jours derniers, est un acte de faillité par M.Beaty a l'effet que non seulement les hommes de commerce mais mêmes les cultivateurs et les hommes de profession pourront se mettre en faillite et payer leurs créanciers en monaie de singe quand bon leur semblera.Il n'est pas probable que ce projet se rende à maturité L'ex gouverneur Dorshenier, de New- York, vientid'écrire à Sir John pour.lui | offrir de or le Chemin:de fer.da Manitoba et Sud Ouest \u201d de trois cents milles de parcours, à raison d\u2019un actroi de 6,400 acres de terre par mille.; Le Pacifique qui est obligé de construire ce chemin; se trouvent dans l'mpossi- bilité de le faire, il n\u2019est pus improbable que le gouvornement prenno en \u2018copside- ration cette demande.11 ost fortgmeit SR lover quel: ques régiménfsedr;- plontairés, conddiens pour aller réyforogr£Farmée de Weolsely au Soudan: 4%5;} JS Te Le Star qui est toujours a 'affut de toutes les nouvelles, annonce quo Mgr Fabre a défendu aux membres du barreau de Montréal de demander à la législature locale uno charte pour une Ecole de Droit.Les promoteurs de l\u2019entreprise.d\u2019après le Star nuraient décidé de demander à Mgr de Montréal copie des instructions de In Propagande en vertu des quels il a laissé entendre qu\u2019il agissait et d'en appeler au St Siége pour demontrer qu'en voulant fonder une Ecole de droit ils n'ont nullement l'intention de blesser en quoi que ce soit les droits de l'Église, mais simplement d'exercer suivant ses enseignements un droit que l'Eglise elle mêmo à toujours reconnu aux fidèles, celui de prouvoir eux mêmes sous su direction à la formation de leurs enfants pour les professions libérales, en la manière qu'ils le jugent plus convenable.Il n\u2019y à rieu-de changé daus la position des anglais au Soudan\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 = A I es La Franc-Maçonnerie.M.ANDRIEUX DÉMASQUE CETTE SOCIÉTÉ, Lu cérémonie de l'initiation, Détails, \u2014Les Mémoires de M.Andrieux, publiés dans la Ligue, font sensation à Pa ris.Dans la préambnle de son ouvrage, M Andrieux apprend au publie que le gouvernement a un système d'espionnage qui est en pleine vigueur.Des espions partout.Dek espions duns l\u2019église, des espions au théâtre, des espions dans les salons, des espions dans !a personne de nos secrétaires particuliers, de nos domestiques, de nos proches et de nos ais.M, Andrieuxrappelle qu\u2019il a été autre- lois franc-maçon mais qu\u2019il a dû déserter le Grand-Orient de France parce qu\u2019il ne pouvait servir deux maîtres à la fois.Voici en quels termes M, Andrieux raconte comment il fut inicié à lo franc- maçonneries Je sollicitai la permission d'entrer dans la loge du Silence\u2014 ainsi appelée, sans doute, parce que la plupart de ses membres sont des avocats, Le président de la logo était M.le Royer le président actuel du®Séuat.Un frère incopnu s'empara de moi me jeta un béndeau'\u2018sur les yeux et m'\u2019en- traina dans uu lieux souterrain.Ici mon mière vacillante je vois sur les murs nus des têtes de morts et des ossements humains.On me demande ensuite de redi- ger mon testameut, ce que je fais comme suit: * Je laisse mes dettes à ma famille et le reste aux pauvres.J'étais alors seulement âgé de 28 ans\u2014ct c'est mon excuse, Je suis ensuite introduit dons l'intérieur du sanctuaire où des flammes rouges, vertes et jaunes s\u2019élevèrent sous mes pas tout comme si c'étaient les flammes de l'enfer.On me présente un calice qui contient ce que les franc-maçons appellent \u201c la boisson d'amertume\u201d.Ce n'est n\u2019est autre chose qu'une liqueur spéritive où il entre du-vesmouth et de l'absinthe .Prenant enfin dans ma main un compus, dout l'une des pointes est diri- @ée sur ma poitfine, on me fuit promettre de ne point divulguer les secrets do lu franc-maçonuerie sous peine d'avoir la tête tranchée, la langue conpée, mon corps jelé dans l'océan et d'être éternellement baliotté par le flux et lo reflux de la mer.MENAacES Ces révélations de M.Andrieux ont emu les loges francaises.Ila reçu ces jours dernières, d'aprés les dépêches, une communication\u2019 de lu loge dans laquelle il avait été imtié, l'accusant de violer son serment et lui demandant s'il avait une excuse a donner pour le crime dont il était accué.La lettre disait, que s'il_ne faisait pas une réponse avant le 17 février, le comité déviderait quel châtimeet devrait lui être appliqué.M.Andrieux a dit dans sa réponse; * Vous prétendez que j'ai violé le texte du serment qui est le suivant : Jo jure solonnellement de ne jamais révéler les secrets'do\u2019la franc-maçonnerie sous peine d\u2019avoir la tête coupée, la langue arrachée, et qua mon corps soit jeté à la mer où il seru-roulé par les {lots de la marrée montanto at descendante, Permettez-moi de faire observer qu'un serment comuie une, confession est indivisible, Si lo première partie est sérieuse, il faut que la deuxième le soit aussi.Vous parlez du flux et du reflux de la marée, sans doute pour plaisunter.Quoi d étonnant alors que ju plaisante de vos mys- 0108, \u2019 Je n\u2019ai rien révélé, mais au cas où je le = rman in AE are XL bandeautest-enievé et à la Jueut d'une ln ferais vons devriez, pour être logi 1388 me gonmetire aux tortures que vous avez décrites.- Etes-vous prêt à cela ! Les francs-maçons considèrent cette lettre comme un>défi.Leur; indignation est granda, NOUVELLES LOCALES.\u2014 AvermssEMENT-Dimanche dernier aux prônes dans les églises de cette ville, on a recommandé de ne plus faire de rendez vous aux glissades, à cause de certains désordres que réprouvent la morale et la doctrine Ohrétienne.SURPRISE \u2014Le lendemain matin de l'incendie de la manufacture de cigars de M.Beaudy, des jeunes filles arrivant pour travailler, furent tellement surprises devoir le désastre que leieu y avait fait durant la nuit qu'elles ne purent retenir lours larmes.C'était surtout triste pour elles parceque ne pouvant plus travailler, elles se voyaient privées des gages qu'elles apportaient à leurs parents\u2019 pour le soutien de la famille.Lo temps de In communion paschale dans le diocèse est commencé avec le mercredi des cendres pour se terminer au dimanche de ln Quasimado.\u2018 L'ouverture a été annoncée hier soir, après l'Angelus par la sonnerie solennelle de toutes les cloches aux deux églises de cetto ville.La cérémonie de la bénédiction des cendres a été faite hier par Monseigneur Laflèche à la cathédrale de cette ville.Sa Grandeur donna aussi à la messe une instruction sur la mort en preuant pour texte ces paroles : Souviens-toi o homme, que tu es poussière et que tu retour neras en poussière.- ASSOCIATION CATHOLIQUE \u2014Messieurs les membres de cette association sont priés de ce rendre ce soir à leur salle, à 8 heures, pour répétition desmorceaux de chant Nous avons encore en mardi nne tempête des mieux conditionnées, Il est tombé une forte couche de neige et le vent de nord-est a soufflé avec rage.Les trains de Québec de lundi soir ne sont arrivés en cette ville que mercredi matin.La voie était encombrée sur tout le parcours.Hier Mercredi des Cendres était fête 16- gale.La cour n\u2019a pas siégé, Nous apprenons avec regret la mort de M.Antoine Hébert arrivée à.SL Grégoire dimanche dernier.M, Hébert était l'un des plus anciens et des plus honorables ci oyens de cette paroisse : il était le frère du liévd Mess.N.Hébert, curé de Kamouraska, Ses funérailles ont eu lion ce matin à St-Grégoire.[Te NOS ÉCOLES D'AGRICULTURE- TS Bite) ™ A mon avis, ce qui a également beaucoup nui aux écoles de Sainte-Anne et de l'Assomption c'est g' e les ecclésinstiques qui ont été les directeurs et les sous-directeurs de ces écoles n'ont jamais fait, au préalable, un cours théorique et pratique d'agronomie, mais que, au contraire, jusqu\u2019au jour do leurs nouvelles fonctions ils connaissaient généralement fort pen de chose en agriculture, Le supérieur du collège classique auquel l\u2019école d'agriculture est greffée est de droit le directeur de l\u2019école.Je crois pouvoir dire, sans injustice, qu'il ne s'occupe guère d'agriculture.L'assistant directeur est un ecclésiastique chargé, apparement, de la morale des élèves et s'occupant peu de l'agriculture proprement dite.Il suit de là que ces écoles n'ont pas, à proprement parler, de chefs véritables, et qu'il existe peu ou point de cohésion entre les directeurs de ces Écoles et les professeurs d'agriculture, chefs de pratique, ete.Et pourtant, il est de toute évidence que, pour vaincre les préjugés populaires dans ce pays contre l'agronomie ou, si l'on préfère, l'agrienl- ture raisonnée, il laut donner à nos éco les d'agriculture des chefs très habiles et très expérimentés en agronomie, capables de démoatrer, par les plus utiles et les plus profitables pratiques en agricu'ture qu\u2019un homme bien instruit dans tout ce qui regarde cet mt fait beaucoup mieux payer les terres sous son contrôle que ne qu la masse des cultivateurs du pays 1 Mais que l'on me comprenne Bien : loin d'objecter à ce que les prêtres dirigent ces écolus établies en faveur de la jeunesse catholique, je suis persuadé que les plus grands services à rendre dans nos écoles françaises d'agriculture peuvent venir du d-vouement entier d\u2019ecclésiastiques, ou de religieux, qui feront pour l\u2019agriculture ce que votre clorgé a fait pour l'ensei- nement classique.Cependant, comme nul ne peut enseigner utilement ce qu'il n\u2019a pas appris à fond, il faudrait que nos directeurs d'écoles d'agriculture s\u2019ocous passent, pour ainsi dire, oxolusivement d'agriculture, après avoir fait un apprentissage spécial dons la pratique, aussi bien que de profondes études do l'agriculture sciontifique.Notons, en passant, que je ne demalide pus, pour anjourd'hui même, des directenrs aussi habiles en agricultu- Te que nous aurons le droit d'en demon- ct i \\ Las der après quelquês années d'expérience.Mais, ce sur-quoi-je me\u201cpermets d'insister c\u2019est que nos écoles soient au plus tôt confiées aux ecclésiastiques, les pins compétents possible, qui voudront bien ac- copter, pour leur vie entière s'il le faut, la mission de faire réussir nos écoles .d'agriculture.Il va sans dire que cette mission, toute spéciale, ne pourrait leur être donnée qu'avec l'entière approbation de leurs supérieurs ecclésiastiques.Je n'hésite pas à dire quo je viens d'indiquer le oint faible dans l'organisation de nos éco es de l'Assomption et de Sainte-Anne, savoir : uno direction constante ct énergique donnée par des spécialistes dévoués, s'occupant exclusivernent de leur\u201c École ; tandis qu\u2019au contraire, ce qui mo donne de l'espoir pour l\u2019école de Richmond, c\u2019ost que lo directeur actuel de cette institution esten inosure de tout diriger dans cet établissement : la culture et l'un- seignement, aussi bien quo l\u2019économie interne ct externe.Voi à, en un mot, le genre de direction que je crois iudispensa- bl- dans toutes nos écoles.Un autre défaut, assez grave à mon avis à l'Assomption ct & Sainte Anne, c'est que les élèves ne pensionnent pas dans l'établissement.Il leur fant aller av dehors pour leurs repas, ce qui nécessite une perte de temps, des frais de toilette, des distractions dans leurs études, etc, De plus, à mon avis, lez élèves ne prennent pas une part assez active et assez marquée dans l'ensemble des travaux de la culture.On objecle que ces élèves n'ont pas: assez d'expérience ni d'intérêt,et que leur travail est, sinon nuisible, au moins fort peu utile.Il me semble que les elè- ves soutenus par l'argent publie devrai ent être, à l'école d'agriculture, ve qu'est un fils intelligent, actif et dévoué chez le cultivateur : l'exécuteur de tous les travaux qui se présentent.Il faut ane bonne direction, sons doute Mais l'élève qui, sous une bonne direction, n'exécute pas, d\u2019une manière profitable, les travaux qui lui sont confiés, manque ou d'intelligence ou ln bonne volonté.Dans les deux cas, il ne mérite pas de recevoir sa pension et son éducation gratuitement, aux dépens de l'Etat.Il me semble qu\u2019on na devrait admettre, à titre de boursiers, dans nos écoles d'agriculture que les élèves qui ont pratiqué bone fide l'agriculture pendant au moins trois ans.De semblables élèves feraient mieux les travaux sur la terre de l'école, et ils seraient mieux préparés à l'étude, des problèmes qui composent l'agronomie.MARIAGES Au Cap da la Magdeleine, le 17 courant Jean Lacourse Ecr, conseiller, à Mademoiselle Marie Belletenille, La bénédiction nuptinle a été donnée par lo Rrd.Mess Duguay, curé de la paroisse, Nos meilleurs souhaits de bonheur, À Montréal, le 17 courant Mr Joseph, Louis, O.Bruneau, fils de Mr Lonis_ Bruneau de cette ville, conduisait à l'autel, mademoiselle Marie, Auré, Célina Robitaille, fille de Mr Charles Robitaille.La bénédiction nuptiale a été donnée à l'Eglise St-Jauques, - os souhaits de bonheur à l'heureux couple.mn per printer Lara.| LUNETTES i J3G0N Les seuls articles réellement Anglais su le Marché Canadien! DE PURES CRYSTAUX SONT GARDES COMME ÉCHANTILLONS DONNES AUX ACHETEURS POUR DÉMONTRER LEUR NATURE ! Elles sont reeomma «bes par certificats du Président, Vice-Président ds l'Association du Canada; du Prôsident du Colldg de Médecins et de Chirugiens de Qué b 0; du Doyen d- la Faculté de Medecine de l'Univer= sit: Laval ; du Prési tent ot Ex-Présidunt du Conseil de Medecine do In No wvelle-Eeosse.Nous donnons deux ¢chuntillons ; M.B.Lauranc«, Chor Monsi-ur.J'ai fuit usugo des exrollontos lunettes qe vous avez choisles pour moi avec un «i wand soin pour convenir À ma vue.Je les tronve supérieures & nucune dy colles dont jo me xis sorvi pendant un grand n mbro d'annues, Plusjours de mecs amis ont visité votro bureau ct ont admiré comme moi lu grande variété et la perfection de, VOS VUITCH, Voiro oùt, sorvitenr, J.B.% BOLDUO, Aro.Archeväché, 11 Août 1883, .7 B.Laurance, Ect.Cher Mon icur.Madame F , well ot moi avons fait l'essai dos lunuttes que vour, avez éténssez bon do choisir pour nous, cb jo suis\u2019 1 Jo aeursux do dire qu\u2019elles nous vont admire loment lion Je vous recommande avec emprossoment como un opuicion habllo et digo done couragoment, JAS, A.BEWELL, Doyon du la Faculté do Médecine i du l\u2019Université Laval.Québec, 8 Août 1883, P.V.AYOTTR & Or Libraires, Trois-Rivièros.AVIS.\u2018Trois-Rivières, 16 février-1885 Un dividonda de trois pour cent sur lu capital action de la Compagnio du Gaz dus Trois-ltiviorus n éta déclaré, payable uu bureau dv G, B.Hauliston Ecr, loeb Après lo lundi 16 238 courant, .J.GODWIN, Secrétaire. LSAT Sey LE JOURNAL DES THOIS-RIVIERES FEVRIER 1886.CRAND AVANTACE.Reduction sur toutes les marchandises.Vu le mauvais état du commerce, et un Stock considérable de marchandises en mains, j'ai décidé d'organiser une grande vento à BON MAROHE \\ Le prix des marchandises est extréme- ment réduit.L, LL, J'invite le public à venir visiter ces : hé.lots à si bon march D, BUISSON.HOTEL A LOUER La vaste et confortable maison ci-devant occupés sous le nom *d'Hotel St Louis\u201d et située, rue du Fleuve, coin de la rue St Antoine.L'établissement est pourvn de bonnes dépendances.Possession nu 1 Mai prochain.; .S'adresser sur les lieux à PIERRE DECOTEAU, | Propriétaire AVIS.Avis publie est par le prôssnt don 6 que je ne serai responsable d'uueun* dutte contractée en mon nom, par qui quo Co soit, uns une nutorisution écrite ct siguée par moi, J.0.DESILETS.\u2018Trois-ltivières, 0 Fêv.1885, AVIS Un projet de loi sera soumis à lu Légistatare de la Proviuce de Québec, à n prochaine session, pour constituer en C poration le Chapitre de In Cathédrale des Prois-Rividres.; ] Prois-Rividres, 2 Février 1885.Avis aux Faiseurs de Sucre 100,000 Chaudières à Sucre, En entendaut qu'on éecule notre immenso Stock do Ferblunterie et tout autre objets, concernant cett- bran- cho de commerce, je suis maintenant prêt à entrepreu- dro par ordre d'ici nu 28 Février, audela de 10 ,000 Chausicres à Sucre à des prix plus bus que jamais on les n euo dans In ville des Trois-Iivières, BAVOIR : 1} GALLON .u2n 0201000 0oroononsec care 100000 88,25 1°GALLON TIMPERTALE.\u2026.\u2026.00corvorceovooe 726 3 PINTES 0 serosu vrroovo0e, sessnsnresess 6.50 Fastes solldement et éprouvées avant de sortir du magasin.Vendu pour argent comptant où cinquante cents par 1' 0 de plus pour des Pois on Sarazin de pre- midre qualité, an prix du marché des Trois-Mivières, J'ai dix hommes prêts à exveuter cut ouvrage.Envoyez vos ordrés sans delai, de 50 en montant à 100,000 En sollicitant vos ordres, JAS.B.LUCKERHOFF, Ancien magasin Luckrnnorr & Frère.N B\u2014On .© fabrique pus une seule Chaudière à Sucre d'avanoe rans qu\u2019on reçoive des ord es pour en faire d'ici au 20 de Jan\u201ci
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