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Titre :
Le Journal des Trois-Rivières
Journal trifluvien d'allégeance conservatrice publié de 1865 à 1893. [...]

Le Journal des Trois-Rivières est lancé le 19 mai 1865 par Honoré-R. Dufresne, notaire et marchand-libraire de Trois-Rivières. En 1866, il s'associe à Arthur Dufresne et à Ephrem-R. Dufresne, qui est étudiant en droit. Après la mort d'Arthur, un autre parent, Nestor-R. Dufresne, se joint à l'équipe en 1870. The Trifluvian Trader, journal commercial, est publié par les Dufresne dès 1870 pour la communauté anglophone.

P.-N. Martel, avocat, achète peu après les deux journaux avec Magloire McLeod. Devenu seul propriétaire, il les revend en 1872 à Gédéon Desilets, un proche de Monseigneur Laflèche, qui s'adjoint deux membres de sa famille avec qui il travaille jusqu'en 1880. Cette année-là, il demeure seul à l'administration et à la rédaction du journal. Il quitte Le Journal des Trois-Rivières en 1891 pour occuper un poste de fonctionnaire, mettant ainsi fin à une carrière de journaliste longue de 19 ans.

L'équipe de collaborateurs du Journal des Trois-Rivières accueille plusieurs plumes fidèles à l'Église, dont H.-G. Mailhot et quelques ecclésiastiques. Le journal accorde son appui aux conservateurs et à la Politique nationale de 1879, et combat le mouvement national québécois de Mercier dans les années 1880.

Dès 1866, Le Journal des Trois-Rivières avait pour devise « In necessariis, unitas; in dubiis, libertas; in omnibus charitas », que l'on peut traduire par « dans le nécessaire l'unité, dans le doute la liberté, en toutes choses la charité ».

VALLÉE, Henri, Les journaux trifluviens de 1817 à 1933, Trois-Rivières, Les éditions du « Bien public », 1933, p. 28-35.

Éditeur :
  • Trois-Rivières,1865-1891 ; 1892-1893
Contenu spécifique :
lundi 23 mars 1885
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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Références

Le Journal des Trois-Rivières, 1885-03-23, Collections de BAnQ.

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[" VINGTIEME ANNÉE \u2014 CATHOLIQUE, POLIT REDIGE PAR UN } Comité de Collaborateurv.Feuilleton du JOURNAL.AVOCATS PAYSANS.XVII LA THÈSE.Un jour, Guillaume reçut du facteur un cahier imprimé, couvert d'une feuille violette et portant sursa première page une dédicace pompeuse énumérant les bontés paternelles du fermier.C'était la thèse d'Hilaire.Enfin, Guillapme avait atteint son but : son lils était avocat.Il porta la thèse chez Maclou, qui se frottn les mains en répétant : -\u2014Je savais bien, moi, quil arnve- rait ! Quand il la montra à Magloire, celni- ci hanssa les épaules ct dit seulemnet : \u2014 Après ?\u2014Eh bien ! après; mais il a un titre, une position.\u2014Vous laisse-t-il du pain! \u2014Vous n'avez jamais eu confiance, Magloire ! \u2014Je vous ai dit .N'élevez pas votre lils au-dessus de vous, dans la crainte qu\u2019il vous méprise ; ne l\u2019envoyez pas à Paris, de peur qu'il se perde.\u2014I} est avocat ! \u2014À quel prix ?\u2014Eh' sans Goute, on ne fait pas des avocats, des savant, sans écus et sans peine.\u2014 Heureux quand ce n\u2019est pas sans crime, Guillaume\u2014 Maintenant Hilaire va revenir, 1l plaidera.\u2014Îtes-vous sûr qu'il revienue ?\u2014Puisqu'il est avocat maintenant.\u2014Ce n\u2019est pas une raison.Paris séduit, tire, fascine et garde ceux qu'il tient.Ty Vuand bien même il reviendrait, pen- sez-vo# que les causes vont pleuvoir dans le cac\u2018 Utet d'un garçon qui n'a nulle expérience (les affaires, et qui s'installe dans un ville OÙ les places sont paisiblement occupées, 0} Chacun est parent, allié ou ami?Lo président protége M.Gustave do Breuil, le procureur pousse son neveu ; ln préfète.son gendre ; le bû- tonnier, sou petit cousin.Les villes de province ne sont pas des terrains neutres, où chacun est libre de s'établir et de dresser sa tente.Billes sont composées de fumilles patriarcales, assises sur la chaise curule de leur vieille bourgeoisie.Ces puissances de chef-lieu que rien ne saurait détrôner, ces idoles départementales exigent des respects infinis, et n'accordent rien sans Leaucoup de temps ; Hilaire est trop fier pour jouer lo rôle de solliciteur, et trop vaniteux pour se ménager des protections.\u2014Mais, dit Guillanine, les gens de Iosefeuille lui donneront un coup d'épaule.\u2014Vous vous trompez, Guillaume; je vous dis, moi, la vérité, quelque dure qu'elle puisse être, Vous n'avez pas un ami ici.\u2014Mais le notaire, M.Millan\u2026 \u2014 Quand vous ne ferez plus grossoyer d'actes dans son étude, vous verrez ! \u2014Monsieur le recteur\u2026 ___ l actend vainement des nouvelles de \u2018qe, Frango.gs du moulin .Co \u2014 Vous les Vez humillés sans motif ni ~ts de Claudie pour Sylviraison.Les prop \"5 Co nette out été renv, VEES Par votre amour- propre.\u2014Mais vous, qui vous dites paysan, qui\" bit, qui en faites les travana, êtes pas moins lié avec les gens huppés de Vannes, et tous les sont vos amis., \u2014Parce que je ne leur demande TI en.\u2014Pour vous, je comprends, mais pour | moi.\u2014I\\ me semble, Gnillaume, que votre dit en, Guillaume, vous * vn portez l'hu- .vous n'en Jos plus richards affection s'est bien refroidie depuis que TROIG-RIVIERES LUNDY 22 MARS 1885.v EE +\u2014Sme\u2014 toux ar IN NECESSARIIS, UNITAS ; IN DUBIIS, LIBERTAS ; 1N OMNIBUS, CHARITAS lui ai dit de fsortir, un soir\u2026Elle avait fait des dépenses\u2026l'argent me manquait \u2026l en demandait à Paris.\u2014Vous en avez envoyé ?\u2014Beancoup.\u2014Bt Françoise a été sacrifiée ?\u2014 Hilaire revient, dit Guillaume, tout est sauvé.\u2014Dieu le veuille, répondit Magloire.Ce qui arrriva, ce fut d'abord une nouvelle demande de fonds.Le fermier ordonna à son fils de quitter Paris, lui promettant de régler les comptes de ses fournisseurs quand il se- Trait près de lui.Hilaire revint.Guillaume s\u2019aperçut du changement que la paresse et la débauche avait opé- pé sur cette forte constitution.Hilaire était devenu pâle, le globe de l'æil avait perdu cet éclair limpido qui est ln grâce innocente du regard.L'accueil de Gnillaume fut un peu froid ; I'abord d'Hilai re fut contraint L'un se demandait avec frayeur combien il faudrait donner encore pour éteindre les dettes contractées, l'autre quel mensonge ingénieux il emploierait pour obtenir quelques milliers de francs.La ferme avail changé d'aspect.Les murs étaient brunis et lézardés ; le toit de chaume de la grange n'avait pas été renouvelé ; l'incurie se trahissait par mille détails.La vigilante Françoise n\u2019était plus 14 pour stimuler le zèle des travailleurs et leur indiquer la besogne urgente, L'intérieur de la salle présentait les mêmes signes de désordre, Les menbles perdaient leur éclat, la vaisselle s'entase sait dans le dressoir où Françoise avait coutume de l\u2019étaler avec goût.Les vaisseaux de cuivre n'avaient plus leurs tons d'or.La per-onne du fermier annonçait le manque.de soins, sa blouse était déchi rée, son linge moins blanc \u2014 Ah ça ! garçon, dit Guillaume à son fils, te voilà savant, avocat, de force à dégotter le maire d'ici, Magloire et la procureur de Vannes.Que comptes-tu faire ?\u2014 Mais je pen-ais, mon père, qu'ayant fait mes études à Paris, y laissant des amis influents.,.\u2014Ces counaissances Id te coitent de l'argent\u2026interrompit le fermier.\u2014Je pensais, dis je, faire mon stage à Paris et m'y fixer.\u2014Ouais ! dit Guillaume ; mais sais-tu ce que j'ai dépensé pendant ton séjour là- has ?.quarante-cing.mille francs.J'a vais pour quatre-vingt mille francs de bien, environ, j'en ai sacrifié la moitié pour ton avenir.Jo garde le reste ! It puis, filiot, tu oublies une chuse ; j'ai fait de toi un monsieur, un avocat, je veux jouir à ma manière de ta science et de ta position dans le monde.Tu assi bien matœuvré que Nosefeuille est grevé d'hypothéques.Je songe à vendre, et nous irons tous deux nous installerà Vaunes.\u2014À Vannes, mon père ! \u2014À Vannes ; ce n\u2019est qu'à quelques lieues : je ramènerai à moi le maire qui t'en veut, le notaire qui est jaloux, les Olaudin qui croient que tu les méprises, rapport à Sylvinette que in as refusé d'épouser ; et quoique Magloire soit rude d'allures, il est franc de collier et de hon conseil, et nous sera encore utile.Les gens du payst e confieront leurs procès tu te feras petit à petit une réputation et tu soutiendras ton père dans sa vielles- se, Hilaire ne pouvait pas s'opposer ouvertement.à ce projet ; il feignit de I'adopter et accompagna sou père à la ville pour choisir la maison qu'ils devaient habiter.Ils en louèreut une habitation, basse, co- mode, une vraie maison anglaise, avec une cour pavéo et des fleurs en corbzille, et un jardin.Guillaume laissa son fils so charger de l\u2019achat du mobilier.Il lui permit de mettre du luxe dans son bureau ; quant à sa chambre personnelle, le fermier n\u2019y voulut qu'uu lit do noyer et une armoire, ne désirant rien charger à ses habitudes, et se disant, d\u2019ailleurs, qu'ils aurait bien plus de plaisir à s'asseoir dans le salon do son fils, sur les moevlleux fauteuils dont il était garni, qu'à goûter seul ce délasseraent de paresse égoiste.Roscleuille avait été vendu à un pro- mes conseils se sont trouvés opposés à Vos: priétaire de Vannesprojet._ \u2014Pour un voisin.( \u2014Vous ne me recherchez guère, depuis que les sottises de votre fils donnent raison aux craintes j'ai exprimées, D'ailleurs pour que je vous rende mon amitié, mon estime et mes services, il faut\u2026 \u2014Quoi donc ?\u2014Que vous me disiez coque vous avez fait de Françoise.\u2014Est-co que vous me croyez capables ?\u2026.\u2014D'un crime violent, non\u2026.mais d'une cruauté froide ; et la pauvre chère âme ue se plaindrait jamais.; \u2014Fin bien ! j'ai été vif, je l'avoue, je Les dettes-d'Iilaire farent psyées jusqu'au dernier franc, el quand le fermier passa le seuil du sa nouvelle demeure, il te pouvait passe prometlre d'y vivre paisifilement pendant plus de deux sue ues.Mais son orgueil mis en jeu s'épanouit au milieu de cette aisance sur laquelle il faisait tache.Il regarda l'avenir à travers les illusions d'Hilaire.Son fils était joli garçon, causeur amusant, il passait à Vannes pour très-spirituel, Par ane sorte de convention tacite, le nom de Françoise n'avait pas été prononcé entre eux.Hilaire lit quelques visit s.On l'accueillit bien, eton lui promit comme on promet toujours aux gens à qui on ne fait pas l\u2019honneur de les craindre : de brillants succès dans le barreau.Magloire alla voir Guillaume.\u2014Eh bien ! demanda le fermier, que fe- ras-tu pour moi ?\u2014Je verrai ; il me semble que ton fils est d'âge à marcher seul.Malgué cette froide réponse, il se rendit chez M.Michon.\u2014ÎTilaire est ici! s'écria Françoise en le voyant.\u2014Comment le savez-vous ?\u2014Je l'ai vu passez.l est grand et beau garçon\u2026Je me suis cachée pour le voir.list-ce qu'il va demeurer à Vannes ?\u2014Oui, Françoise, -\u2014Mois alors, Rosefeuille ?\u2026 \u2014 Vous aviez Inissé votre procuration à votre mari, Rosefeuille est vendu.La pauvre femme baissn lu tête; elle n'avait plus de demeure maintenant, la servitude devait peser sur elle jusqu\u2019à la mort.\u2014Mais, dit-elle timidement, ILilaire va gagner de l'argent ?\u2014Ce n'est malheureusement pas sûr\u2026 Je dis malheureusement, pas pour lui, ca: il n'aurait que ce qu'il mérite s\u2019il mourait de faim ; mais pour cet imbécile de Guillaume qui ra maintenant faire le bourgeois à côté de monsieur son fils.\u2014Ah !je vous en prie, Magloire, occu- pez-vous d'Hilaire, aidez-lni; qu'il compense les sacrifices que son père à fails pour lui, qu'il trouve une place, qu'il réalise enfin ce que Guillaume attend.\u2014Soit, Françoise ; mais retenez-le bien : Hilaire, j'en suis convaineu depuis que j'ai causé un heure avec lui, Hilaire ne pren lra pas er province.Il est vanitenx, cassant, il alfecte de grands airs et des manières parisiennes.Il s'est meublé avee luxe.Tout cela fera un mauvais effet dans la ville, et si l\u2019on apprenait que vous, sa mere.\u2014Ah!nul nele saura, Magloire ! Il faut le taire, voyez-vous, car enfin ce n\u2019est pas ln faute de cet enfant si Guillaume m'a dit des paroles un peu dures\u2026D'ailleurs, je suis vive, vous le savez, j'ai sans doute eu tort de m'en aller\u2026J'aurais dù revenir le lendemain.\u2014Pour vous faire assommer, n'est-ce tout cela par amitié et par respect pour vous, mais n'\u2019essayez par de me faire prendre le change ; ceux que je juge sont bien bien jugés.Soyez trau- quille, je m'oceuperai d'Hilaire.(A coutinuer) ROME.(Du Journal de Rome du 4 mars) Ce matin, à 11 heure, le septième anniversaire du couronnement da Sa Sninteté Léon XIII a été célébré par une brillante cérémonie dans la chapelle de Sixtine.Le Saint-Père à revêtis Ses ornements pontificaux dans la salle des Parements, puis.coilfé de la tiare et assis sur la sedia gestotoru.Il s'est rendu à la Sixtine, précédé de Sa noble maison, des procureurs généraux des Ordres réguliers qui ont rang dans la chapelle papale ; des Collèges de la prélature romaine: du prince luspoli, maître de l'Hôpital-Sacré ; de la Croix pontificale poitée par un auditeur de Rote ; du Sacré-Collège des cardinaux; de S.t£x.Philippe Orsini, prince assistant au trône, et de Mgr le vice camerlingue de la Sainte Eglise, De la salle Ducale à la salle Royale le Pape etait précêde des commandants et des officiers de ia garde suisse ct de la garde palotine d'honneur, escorté du com- maudant et de l'état-major des gardes nobles; des flabelli, ainsi que des six épées traditionnelles de la garde suisse, représentant les six cantons catholiques, et des massiers.À la suite marchaient : Mgr le préfet des Sacrés Palais Apostoliques, Mgr le majordomr de Sa Sainteté, les patriarches les archevêques et évêques assistants ou non au trône, les protonotaires apostoliques et Mgr le maître de chambre et les autres généraux des Ordres religieux.C'est duns cet ordre que le Squverain- Pontife fait son entrée triomphale dans la chapelle.Du haut de Son trône, Il aas- s.sté à la messe, solonnelle accompagnée par le chœur des chantres-chapelains, ct célébrée par 'Eme cardinal Lodovico Jacobini, comme élant le plus ancien des cardinaux présents à lu Cour créés par le Pape régnant.Dans les stalles réservées avaient pris place le prince grand-maître de l'Ordre souverain de Malte en uniforme et deux chevaliers de l'Ordre ; les représentants du corps diplomatique et le patriciat romain.La cérémonie terminée, le Saint Père est rutourné dans ses appartements, dans le même ordre qu\u2019à l'arrivée, donnant In pas ?Tenez, Françoise, je me tairai sur, Bénédiction apostolique'à une foule immense pieusement agenouillée, | Voici le discours que le St-Père a adressé an Sacré-Collège eu réponse à l\u2019adresse qui lui a été faite à cette occasion : \u201c C'est avec le sentiments de la plus vive gratitude que Nous accepions les lélicitn- tions et les vœux qu'au nom de tout le Sacré-Collège vous nous avez adressés, Monsieur le cardinal; en échange, Nous aimons à vous exprimer & tous, en cet anniversaire, Notre pleine satisfaction pour l\u2019œuvre assidue et sage que vous Nous avez prétée dans le gouvernement dilli- cilo de I'Eglise.\u2014Vriment, ce gouvernement est un poids tellement formidable pour Nos pauvres forces, que Nous sentons le besoin très vif des secours célestes et humains, pour n\u2019y pas succomber, Après sept ans de Pontifical, en considérant la grandeur et les devoirs si graves etsi épineux qu'il porte avec lui, Notre âme tremble encore comme au pre- inierjour où Nous avons di aseumer cetle charge élevée.\u2014A proprement parler, ce ne sont pas les sollicitudes quotidiennes.ni les incessantes occupations qui Nous donnent tant de tourments; le but très noble qui les inspire, et l'aide que sûrement Nous pouvons Nous promettre de Celui de qui, malgré Notre indignité, Nous tenons la place ont ln vertu de rendre ce poids léger et agréable \u2014Ce ne sont pas non plus les colères, les insultes, les menaces qu'on lance sans cesse contre Nous, par l'œuvre d'une presse licencien- se et malfiisante : Nous Nous rappelons la manière dont fut traité ici, sur ln terre le divin Maitre, et, à ce souvenir, toutes les voix qui se font entendre pour oflen- ser Notre personne Nous deviennent tolé- rab'es et même glorieuses.\u2014 Mais ce qui Nous afllige profondément, c\u2019est de voir en braucoup de royaumes et de nations méconnue l'Eglise, calomniées ses plus | bienveillantes et saintes intentions, atta- | quée sa pacifique mission, enchainé son | pouvoir, détruites ses plus salutaires ins- | litutions, rejetés ses bienfaits ; en un siè- ! cle comme le nôtre, où si l'on peut espé- !rerun salut véritable pour ln société, c'est principalement de l\u2019Egiiso qu'on le doit attendre.Puis, ce qui met le comble à Notre amertume, c'est la condition faite, ici, à Rome, au Vizaire de Jésus-Christ ; plus colle se prolonge, plus elle devient difficile et dure.II est vrai qu'il ne manque pas d'hommes qui ne doutent pas d\u2019afiir- mer qua le Pontife Romain pourrait s'accommoder de bon gré.et ge déclarer satisfait de Ja liberté qui Luireste.Mais cela est ajouter la raillerie et l\u2019insulte au dommage ; puisque c'est un fait qui tombe sous les yeux de tous que Nous, dans les conditions présentes, Nous ne sommes pas en Notre propre pouvoir, mais en celui des autres, lequel, Nous tenant à sa discrétion, peut à tout moment, selon son bon plaisir aggraver son inimitié contre Nous ; empêcher, sous de spécieux prétexte, tous Nos actes, et.dans les vicissitudes possibles des hommes et des chsses, renouveler contre Notre personne même les hostilités dont, à d\u2019autres égoques furent victimes beaucoup de Nos l\u2019redécesseurs \u2014Ne le feront il pas ?Mais ceux qui, contre tout droit, n'ont pas hésité à envahir les Etats de l\u2019Eglise, à s'emparer par violence de Rome, à se pousser jusqu\u2019zux portes de Notre demeure pontificale, qu'elle assurance peuvent-ils donner qu'ils ne voudront pas violer cette demeure même ?N'a-t-on pas vu déjà, en des circonstances peu éloignées, se manifester d'au lacieux desseins, lancer de farouches menaces contre Notre pacifique asile ?Mais encore, si rien de tout cela n'arrive, où en est la pleine liberté du Pontife dans le gouvernement de I'Eulise ?On a le souvenir récent de ce qui s\u2019est fait contre l'indépendance du pouvoiret du ministère apostolique, en ce qui touche de {lus près et dans tout le monde les intérêts de la foi et desfAmes.\u2014Que dire des nominations que Nous faisons pour pouvoir aux sièges vacants : nominations dont les unes subissent des retards injustifiés d'autres restent suus effet par suite de droits qu'on s'arroge sans aucun fonde- meni solide sur de nombreuses églises d'Italie ?\u2014Enlin, il n'est pas en Notre pouvoir de fermer, même seulement dans Notre Rome les portes au débordement de l'hérésie ; il n'est pas en Notre pouvoir d'empêcher la diffusion de doctrines perverses et impies, ni les lois ouvertement contraires aux verités de la foi et aux enseignements de l'Ilzlise\u2014Est-ce qu\u2019au jugement de tout homme honnête, telle peut être la condition durable et régulière qui convient au Tas teur Suprême de tout le monde catholique, au pouvoir sublime qu\u2019il tient du Christ, a la dignité du Siège Apostolique ?Non, certainement.Nous pourrons la subir ; mais ta.t qu\u2019elle dure, ni Nous ni aucun de Nos successeurs ne pourra jamais, au prix de n'importe quel sacrifice, Nu 84 { EniTeuns-Propniéramne G} DESILETS & FRERE l\u2019accepter et la contre-signer, Il s'axit de co qui forme la vie et la force de l'Eglise de l'indépendance, voulons-Nons dire, et de la liberté de son pouvoir suprême par Inquelle les Pontife Romains, confiants on Dieu et forts du courage quinspire la | conscience du devoir, ont toujoars combattu, même contre les plus formidables puissances de la terre, et ont vainon\u2014 C'est pourquoi, Nous, résignés, comme nu premier jour de Notre Pontificat, aux dispositions de la Province, avec l'aide spéciale que Nous implorons et que toute la catholicité implore pour Nous du Ciel, Nous continuerons sans défaillance l'âpre et difficile chemin qui Nous reste encore à parcourir : au monde qui court à la ruine Nous continuerons d'apporter, du mieux que Nous pourrons les précieux avantages de cette religion divine, que non seulement il n'apprécie pas, mais qu'il combat avec ingratitude et sottiso.L'œuvre du Sacré-Collège, sur laquelle Nous comptons, Nous sera d'une grande aide et d'un grand secours, oncors dans l'avenir.En cette confianée et en gage de Notro particulière affection, Nous dou- nons à vous, Monsieur le cardinal, eta tous les membres dn Sacré-Collége, comme à tous ici présents, ln Bénédiction ae postolique, ANGLETERRE.LA FREQUENTATION DES UNIVERSI- TES PROTESTANTES PAR LES JEUNES CATHOLIQUES.(Du Journal de Rome) Voici un document important qui résout une fois de plus une question grave, C'est un extrait d'une lettre que Son Em.le cardinal Manning a regue do Son Em.le cardinal Simeoni, préfet de Ia Propagande : Rome 30 janvier 1885.Monsieur le cardinal, \u201c I'ai regu votre lettre du 20 décembre dernier et y ai appris avec peine que quelques familles font pen de cas des avertissements du Saint-Siège concernant l'on- voi de leurs fils aux universités protestantes.Vous me di'es que cos familles agissent pluiôt parce qu'elles croient que cet usage est toléré par le Saint Siège que par mauvaise volonté.Je vous prie.en conséquence, afin de protéger l'éducation supérieure do la jeunesse catholique contre les périls qui menacent la foi, de faire savoir aux fidèles que rien n\u2019est changé aux instructions transmises à co sujet à l'épiseopat anglais par le cardinal Barnabo, mon prédécesseur, en dute du G août 1867, et insérées dans les actes du synodes provinciaux de Wesminster.Dans ce but jo crois qu'il serait opportun de do mander aux évêques de cette province de rappeler à la mémoire de leurs fidèles ces instructions.\u201d Dans ces instructions, il était dit en substance que ln fréquentation des universités non catholiques par les jeunes gens catholiques constituait un danger intrinsèque et très grave, non seulement pour la pureté de la morale, mais encore pour la foi.Cette décision de nouveau notifiée, est significative : elle se justifie surabondamment pour peu qu'on considère les droit qui appartiennent à l'Eglise par suite de sa maternité très réelle vis-àvis tous les baptisés.Cette maternité entraîne les droits d\u2019éducation que comporte toute maternité.l'Eglise a simplement usé de ces droits, chaque fois que, comme dans la circonstance présente, elle a déclaré que ses enfants ne pouvaient fréquenter que des maisons d'éducation dirigées suivant son inspiration et sous son autorité.Ce qui s'adresse ici aux jeunes catholiques anglais s'applique de la même manière à la jeunesse catholique de tous les pays.\u2014e On mande de Bruxelles : Lundi a été expérimenté à la gare du Nord le nouveau microphone dit a l'invention d'un lieutenant su ler rérimont de lanciers.Ces expériences ont eu lieu d'abord entre Bruxelles et Liège, avec bouclage à Liège, de sorte que la parole pour arriver à son but devait faire un trajet de 400 kilomètres.Ce qui est surprenant dans ce nouvean microphone, dit l'Æcole du Parlement, c'est qu'il transmet la parole naturelle à grande distance et que la parole à 400 kilomètres était encore plus claire que dans les expériences faites l'après-midi entre Bruxelles et Anvers.On entendait parfaitement, à 400 kilomètres, uno boîte à musique, ainsi que lu conversation de deux personnes se trouvait dans la chambre à deux mètres de distance de l'appareil.AE 1 AFORE = TE ree Tris Toe POE LE JOURNAL DES TROIS-RIVIÈRE 28 MARS 1885 STALE LUNDI, 25 MARS 1886.LA RECLAMATION PROVINCIALE La députation provinciale prend les moyens d'appuyer énergiquement les re- clamations du cabinet, au sujet de la balance des $6000, qui restent dues sur le subside fédéral aux chemins de fer faisant partie du Pacifique, pour la section est du chemin du Nord.Cette altitude sera excessivement bien vue par les populations qui commencent à être fatignées de voir les millions du trésor tédéral prendre chaque année le chemin de l'ouest, tandisque, malgré tous les lourds sacrifices qu\u2019elle a faits, la Province de Québec est encore à attendre le payement d\u2019une légère imdemnité dont le principe n été reconnu sans conteste.Le fait que des compagnies de chemins de fer comme le Grand Trone et le Pacifique, qui peuvent bien servir l'intérêt général d'une manière indirecte mais qui après {tout recherchent leur intérêt propre, ont tiré avec succès eur le trésor fédéral, alors que le gouvernement d\u2019une des provinces les plus importantes de la confédération, en est encore, après trois ou qua - tre ans, dans la région des délais pour l'obtention dv droits incontestables,ce fait, disons nous, lasse la patience des contribuables et impose de plus en plus rigoureusement une solution juste et définitive, À une des deruières séances ce la Chambre provinciale, M.le député Assclin a propose une série de résolutions à l'effet d'affrmer la justice de la demande du Cabinet au sujet des $6,000 par mille pour la section est du chemin du Nord.MM.Flynn, Prcard, Owens, Rinfret ont parlé en faveur de la motion et ont démontré que le gouvernement fédéral ne pouvait sans injustice refuser ce subside qu'il a accordé à tous les autres chainons du Pacifique.On a égal-ment argumenté que la vente du chemin du Nord ne devait pas priver la province du droit à ce subside, puisque la province, ayant construit le chemin de ses propres deniers, c'est à elle gne la prime revient de droit, et non aux propriétaires de seconde-main qui n\u2019ont fait ancun sacrifice, L'intention de la législature fédérale a êté d'encourager et de récompenser lvs géuéreux efforts des promoteurs de la vaste entreprise, mais non pas ceux qui pourraient dans le futur, devenir accidentellement possesseurs de travanx qu\u2019ils n'ont voulu ni entreprendre ni exécuter.L'hon Flym a même prétendu que si le cabin: t {édéral voulait se mettre complètement d'accord avec la politique qu'il a suivi dans l'Ouest à l'égard du Pacifique, il devrait en équité, rembourser le gouvernement de Québec du surplus énorme qu'il a dépensé pour ouvrir sur son territoire, la Voie au commerce transcontinentale.La motion de M.Asselin a été emportée sur division.Le cabinet provincial aura donc maintenant devant les autorités fédérales, l'appui officiel de ln Chambre en addition à la force de son droit et aux sympathies de tout le peuple.- >.\u2014\u2014 Correspondance Parlementaire.Québec, 20 mars 1885 Contrairement à ce que je donnais à entendre dans ma dernière lettre, la séance d'hier n'a pas été plus longue que les précédentes et la chambre n'a pas siégé pendant la soirée.Cela n\u2019empêcho pas que le travail de la session, n\u2019en déplaise aux vantardises de la presse rouge, est dé- ja assez avancé.Les députés semblent décidés à moins parler pour travailler plus.C'est un progrès important sur les années passées et qui pourrait abréger considérablement la durée de la session.Au moment où je vous écris il y aune longue discussion au sujet de l'enquête accordée par le gouvernement, à la dernière session, au sujet de la construction, de Val: ministration des comptes et de la vente du chemin de fer du nord.Je ne puis parler longuement de ce débat, parce qu'il n'est pas encore très avancé et qu'il est difficile d'en prévoir le dénouement.Jusqu'à cette heure, neuf heures du soir, l'opposition n\u2019a pas encore présenté d'amendement à la seconde lecture du bill présenté par le gouvernement.Cependant je suis convaincu que toute la députation conservatrice va appuyer le cabinet Ross.L'enquête ayant été accordée l'an dernier, le gouvernement a suivi les instructions de In Chambre en nommant une commis: sion royale.Le choix du commissaire l'hon.Juge Routhier, est excellent.L'hon.M.Mercier, en chef d'opposition, joue son rôle suivant l\u2019habitude en pareil cas.Si le gouvernement avait choisi une commission parlementaire, cinq députés eussent été choisis dont deux libéraux et trois conservateurs.Si le cabinet Ross avait adopté ce mode d'un comité de la Chambrs, M.Mercier eut tonné bien fort, sous le prétexte que la majorité du comité étant conservatrice, ne pouvait faire autrement que de protéger les chefs conser- vaieurs impliqués dans les fameuses accusations.L'hon.M.Ross ayant choisi l'autre mode, M.Mercier trouve naturellement à redire pour le plaisir évident ot fort inoffensif de faire de l'opposition.Dans ma prochaine lettre je reviendrai sur ce sujet qui va se continuer toute la soIrée.J'ai remarqué.aujourd\u2019hni, dans les galleries de la Chambre M.le garde-fores- tier J.B.Gérin-Lajoie, maire de Ste Flore, qui, après une visite de deux mois, dans son district d'inspection, est venu rendre compte de son travail au département.M.Lajole a eu une entrevue avec l\u2019hon.M.Lynch.F4 J'ai une bonne nouvelle à annoncer au- jourd\u2019hui.lin face du mouvement considérable qui se fait dans la province et surtout dans notre district des Trois-Ri- vières, en faveur de l\u2019industrie laitière, le chef du gouvernement a informé plusieurs députés qu\u2019il allait donner ordre à l'imprimeur chargé du rapport des travaux publics, de tirer un certain nombre de copies extras de cette partie du rapport qui a trait à l'avant dernière réunion de la société de l'industrie laitière.Les députés pourront donc en envoyer à leurs électeurs.Ces pamphlets seront plus intéressants pour nos électeurs que les brochures sur Ja Gaspésie.L'industrie laitière menace d'opérer une véritable révolution dans le sens du progrès agricole en cette province.Québec, 21 mars 1885 La chambre a siégé, hier, jusqu\u2019à onze heures du soir.Cette séance a été fort intéressante et plusieurs députés ont prononcé d'excellents discours.L'hon M Taillon, qui était en veine, a été impitoyable ponr les libéraux M.Gagnon ayant affirmé que dans le cabinet il y avait des partisans et des adversaires de la vente du chemin de fer du nord, M.Tuilton lui a repliqué de regarder son voisin, l'hon, M.Mercier.pour savoir si l\u2019opposition avait bi n raison de ressuci- ter ces vieilles chansons.La dessus M.Mercier s'est levé furieux et a voulu empêcher les conservateurs de rouvrir des plaies saignantes pour les libéraux.Le bill établissant la Commission royale sur l'enquête du chemin de fer du nord a été voté, en seconde lecture, unanimement.Ce n\u2019était pas lu peine, pour les libéraux de susciter un aussi long débat pour en arriver à ne pouvoir même demander un vote sur ceite question.La mauvaise humeur de M.Mercier, pendant le débat, a convainen la chambre que la raison ne se trouvait pas du côté des libéraux puisque à défaut de raisonnement ils se fâchaient.En parlant des divisions du parti conservateur ces bons libéraux oublient done qu'un jour leur chef était tei lement ahuri des idées qu\u2019il patronise maintenant, qu\u2019il avait quasi promis de ne plus se mêler de politique.Depuis ce temps, il a cherché a écraser la clique de la Patrie et aujourd'hui, par un singulier revirement d\u2019opinion ilen est arrivé à donner le baiser de paix à M.Beaugrand.Voilà un chef politique qui a du toupet en voulant porler de tergiversation Chez les conserrateurs ! Jungs T'IVERT, \u2014\u2014\u2014 \u2014- \u2014 mme eee ROMANS IMMORAUX Notre excellent confrère de la Vérité vient de publier au sujet des romans immoraux, un article des plus vigoureux et qui devra ouvrir les yeux d'un grand nombre de catholiques qui laissent de pareilles immondices pénétrer dans leurs familles, sans paraître même se douter qu'ils en conrent une responsabilité terrible devant Dieu.Après avoir démontré éloquemment que les écrits immoraux, romans ou an tres, qui portent la mort à l'âme, doivent être surveillés et repoussés du loyer domestique avec plus de rigueur encore que les poisons violents qui tuent le corps, il descend dans lu pratique et démontre que dans le moment actuel, des romans saturés d'immoralités circulent largement dans notre public.Notre confrère signale tout particulièrement un de ces romans, Intitulé * Le Crime d\u2019un autre,\u201d et qui est un honteux étalage de crimes, d\u2019impudicité et d\u2019immondices Ce roman est publié eu feuilleton par l'Evènement et la Liberté depuis le mois de novembre dernier.Nous laissons, sur le sujet, la parole à noire confrère que nous remercions vivement d\u2019avoir si vigoureusement démasqué ce moyen diabolique employé pour pervertir les idées en souillant les incurs.Nos lecteurs ne doivent pas manquer de «ire cet extrait, il leur sera on ne peut plus profitable pour les mettre sur leurs gardes : \u201c Faut-il analyser cette œuvre satanique ?Nous ne saurions le faire sans souiller nos colonnes Analyser done uu tas de fumier sans vous salir ! Cependant, il faut donner à nos lecteurs une idée de cette infamie afin qu\u2019ils sachent où certains journaux en sont reu- dus.Le crime d'un autre est la peinture \u201c réaliste \u201d de la vie dévergondée des mondains, des mou daines et demi-mondaines de Paris.L'affreuse corruption de la graude ville s\u2019y étale honteusement : des mariages sans amours des amours sans mariage, vanité, orgueil, haine, vengeance, tous les vices, tous les crimes s\u2019y coudoient.Si au moins l\u2019auteur présentait ces tableaux révoltants de façun à en faire saisir ln lai- deur! Mais lemalheureux cherche à nous faire aimer lo vice ct admirer les vicieux.Dans tout ce triste roman, pas un rayon pas une penrée du cel ou de l'enfer, pas un principe vrai, pas un sentiment noble, élevé, pas une vertu même naturelle ; tout y cst bas, ignoble, sordide, mondain, ou positivement criminel.Il y à un peu de reconnaissance, mais quelle reconnaissance, grand Dien ! L'héroïne, une femme adulière, fait preuve de reconnaissance envers le héros, un jeune homme qui l\u2019a nidée à cacher son crime! Une forte partie de l'intrigue se noue autour de cette reconnaissance née dans la turpitude! Comme nous venons de dire, l'héroïne est une femme adultère.Le héros, est un jeune homme dont le mobile est la vengeance ; c'est an point que l'auteur lui prête les sentiments que voici : \u201c Tl écoutait, sentant ses vieilles blessures se cicatriser peu à peu en savourant ve nectar délicieux de toutes ses rancunes payées, de toutes ses haines assouvies.\u201d C'est ce jeune homme, qui ne vit que pour se venger, qu'il faut admirer! C'est le moins mauvais de Ja banie.Jugez des autres! **x \u201c Le suicide est ouvertement prôné dans ce roman infime: Un des personnages, représenté comms fort estimable, le baron Octave de Puaymirol, riche banquier, tombe dans de mauvaises affaires et se brûle la cervelle.Non seulement l'auteur n\u2019a pas un mot de blâme à son adresse, mais il fait faire l'éloge de son crime par un autre personnage, également estimable, le marquis de Sallaunes.Le fils du suicidé, Olivier de Pnymirol, le héros du roman.est le secrétaire du marquis de Sallannes.Un jour le marquis, voulant avoir des renseignements sur le compte d'un jeune homme, tient le langage suivant à son secrétaire : * Mais comprends-moi bien; je ne te demande pas si Gratien est incapable de tricher au jeu ou de volerun porte monnaie dans In foule ; je te demande s\u2019il a cette loyauté farouche qui a armé la main de ton père, lorsque ce pauvre Oztave a cru que son honneur serait, peut-être pas compromis, mais seulement soupçonné ; s\u2019il est honnête à sa façon enfin.\u201d La volonté de se suicider est donc, d'après ce marquis, le criterium do l'honnè- teté! #*x \u201c Voilà pour les principes.Quant aux mœurs, c\u2019ert encore pis, si c'est possible.Il nous est interdit d'entrer duns les détails.De nombrenx passages Font propres à souiller l'imagination à tout jamais.L'affreux démon de l'impureté rugit d'un bout à l'autre de cet horrible roman.Tons Ces personnages ne sont que des paiens, ne vivant que pour les plaisirs sensuels : les bals masqués, le théâtre, toutes les frivolités do la vie parisienne sont décrits avec un luxe extraordinaire de détails ; et ce sont là les descriptions les moins repré- hensibles ! \u201cEn lisant ces pages tout imprégnées du souffle de l'enfer, nous nous sommes sentis pris d'une immense pitié pour les milliers de jeunes âmes qui s'empoisonnent depuis des mois dans ce hideux cloaque.Mais à la pitié se mêle une legitime colère, colère contre les parents qui laissent lire de telles saletés à leurs enfants, colère contre les journalistes qui les publient.Nous faisons appel, non à M.Tarte, car le malheureux est tombé tellement bas qu'aucun appel ne peut l\u2019atteindre, mais au propriétaire de l'Evènement, M.L J.Demers M.Demers est père de famille, il a été élevé chrétiennement ; nous ne le croyons pays méchant, mais léger.Nous le supplions, pur tout ce qu\u2019ily a de sacré, de faire cesser cette abominable œuvre de corruption que son journal exerce auprès de nos compatriotes.Qu'il songe aux leçons reçues de sa pieuse mère, qu'il songe surtout à la terrible responsabilité qu'il assume devant Dieu !\u201d ENCORE M.SAVARY Le fameux Savary, tient toujours la plume au Curadien et à l'Evènement.L'Electeur et la Patrie, de leur côté, lui prodi- que des éloges.Toutes ces {feuilles annoncent, avec grand renfort de reclâme, une série de Conférences par ce triste personnage et invitent tout Québec à y assister ! Cet engouement pour un homme qui, déshonoré dans son pays par une condamnation judiciaire pour adultère en même temps que pour fraude, vient promener avec audace ses fiétrissures dans une ville comme Québec, est une véritable honte, el les gens qui l'entretiennent et l'applaudissent se déshonorent en se ravalant à son niveau.Outre le Cunadien, 1 Evénement, et la Liberté qui écoulent la prose de Savary, il y a encore la Presse de Montréal qui l'a nommé son correspondant à Québec pour la session.Comme il y a unité d'instinct chez les sénécaleux ! A propos d'un diner donné par l'hon.Lynch à Québec et auquel Savary a assisté, la presse radicale ayant profité de l'oc- cuslon pour faire mousser son repris de justice, le Nouvelliste lait les remarques SuIVantes : M, Lynch est assez soucienx de sa di Gnité personnelle et de celle du gouvernement qu\u2019il représente pour se réfuser à commettre l'inconvenance qu'on lui reproche.11 a dû adresser aux reporters du Canadien comme 2 tous les autres Journalistes un billet d'invitation mais ce serait lui faire injure que de croire qu'il ait tenu plus particulièrement à M.Savary qu'à tout autre.M Lyncha dû mème être étouné de voir à sa table le héros de la défunte ban ue de Lyon et de la Loire.La présence de co dernier ne peut guère s'expliquer que par une nouvelle impudence des propriétaires du Caxadien qui ont voulu mettre leur homme en évidence.L'Elerteur veut bien laisser entendre\u2014 par la même occasion\u2014que l'honorable M, Taillon a applaudi M.Savary.L'Electeur sail bien qu'il serait tout à fait indécent pour un procureur général de faire la cour à un repris de justice.Ce serait une infamie ot M, Taillon n\u2019a pu la commettre.Les autres allégués de l'Ælecteur sont également faux.- Lo premier ministre n\u2019a point prodigué ses applaudissements à M.Savary.Nous sommes même informés qu\u2019apres avoir constaté la présence dece personnage dans la salle du banquet, l'honorable M.Ross s'est retiré.Nous l'en félicitons sincèrement.Uno leçon de convenance partant de si haut ne peut que produire d\u2019utiles effets.STATUETTE DE SIR HECTOR LANGEVIN.M.Ph.Hebert, le célèbre sculpteur canadien de Montréal, continue à enrichir nos galeries de sculpture, de morceaux d'art.Un des derniers sujets qu\u2019il a traités apres sir Geo.Jitienne Cartier, est celui qui lui a succédé comme chef du parti conservateur dans la province, son ancien lieutenant et son ami, Sir Hector L.Langevin.La statuette de l\u2019hon.Ministre des Travaux Publics est un véritable chef d'œu- vre dans son genre et reproduit avec vérité frappante et une grande noblesse d'attitude, l\u2019homme d'état bas-canadien ; elle a 30 pouces de hauteur c'est-à-dire la mê me dimension que celle de Sir George Etienne.La pose est nisée et digne, les traits qui ont conservé leur distinction sous le ciseau de l'artiste, ont une ressemblance parfaite ; dans les détails il n\u2019y a rien de negligé non plus.Bref c'est une œuvre d'art qui accompagne dignement celle qui représente le vieux chef.Nous offrons à M Hebert nos meilleurs félicitations.Nous sommes convaincu que cette statuette de Sir Hector sera aussi populaire que celle de Sir George, car tons ceux qui ont la première voudront sans doute aus si avoir la seconde, eee Courrier.La députation composée des citoyens de Québec et des Trois-Rivières chargés d'aller exposer au gouvernement fédéral les reclamations de la rive Nord au sujet du choix de Québec comme Terminus d'été du Pacifique, et de la coustrnction d'un pont ou Cap Ronge, a en une entre vue avec le premier ministre Sir John A.McDonald, vendredi dernier, L'hon Malhiot de cette ville, l\u2019hon John Hearn et M.Shehyn M, P, P.de Québec ont porté la parole.Sir John a répondu, eu subtance, qu\u2019il reconnaissait l'importance du caractère de la députation et de sa demande, mais que d'un autre côté les contre-pétitions des Cantons de l'Est qui- reclament le tracé chez eux et sur le territoire americain étaient aussi très nombreuses.Qu\u2019en tous cas, le gouvernement donnerait toute son attention au règlement de cette questi- tion.Une tempête épouvantable asévi à Halifax et dans le golfe vendredi dernier.À certains endroits, la neige s\u2019est amoncelée jusqu\u2019à huit pieds de houteur.Les communication ont été conplètement in- terrumpues.Des dépêches d'Ottawa nous apprennent que M, Athanase Gaudet député de Nicolet a été victime d\u2019un accident assez grave : il glissa sur le trottoir et se fractura un bras dans sa chute.Il est rumeur que les tronpes russes se sont emparées de.Penjdeh sur la frontière de l'Afghanistan et que ce fait, connu, à Londres a été caché rar les autorités anglaises.On dit aussi que Lord Dnfferin, vice- roi des Indes offre sa résignation à moins que ne Ini donne carte, blanche au sujet de l\u2019organisation de la défense de l'Afghanistan contre l'invasion russe.Les troupes françaises victorieuses au Tongnin vont avoir à réprimer une révolte considérable qui vient d'éclater en Cochinchine.Le Nouvelliste pose les questions suivan- les à M.François Langelier maire de Québec et député libéral du comté de Mégantic à la chambre des Communes : lo Est-il bien vrai que M.L.À.Senécal à généreusement souscrit, après le règlement du milion de la cité, quelque chore comme $600 pour le grrrrand bal donné par M.Langelier, le 24 jauvier 1888 ?.20 Est-il vrai que $1500 an moins \u2018ont ue souscrites pour payer ce bal sans pré- cédent.8o Est-il vrai que M.François Langelier a, dans l'année 1888, consenti un billet de $6000 payable a M.Benjamin Trydel, à demande, pour valeur reçue?et que ce billet n\u2019a lé consenti que pour donner une apparence légale à uno transaction inavouable ?4o Est-il vrai que M.Langelier a eu des rencontres avec M.Walbank à Montréal, au St-Laurence Hall ?pouquoi alors ?SS ORE Cony Lo Revd Messire Guillemette (Isaac) curé de St-Stanislas, décédé ce matin, appartenait à la société divsésaine et provinciale d'une messe.Il était aussi membre de la caisse St.Thomas- J.F.BéLAND, Ptre Chancelier.Evéché des Trois-Rivières, * 18 Mars 1885.\u2014 SN ae Et NOUVELLES LOCALES La fête de l\u2019Annonciation de la Ste Vierge qui sera célébrée mercredi prochain est d'obligation.A raison da cette fête le Journal ne paraîtra que lundi prochain.Les funérailles du Rvd.Mess, Guillemette ont livu ce matin à St Stanistas.La manufacture d'allumettes organisée par M.O.Frechette, au Cap de la Magdeleine, est en pleine operation depuis quelques temps.Elle occupe 60 à 80 personnes et produit un article de première class0 qui ne tardera pas à avoir une bonne place sur le marché canadien.La cour criminelle s'ouvre aujourd'hui en cette ville.M.NL.Denoncourt est le substitut de l'hon.Procureur Général pour la conduite des causes de la Couronne.La Commission du Havre est, en ce moment, à faire remplir le nouveau quai qu'elle a construit, pour le protéger contre l\u2019effort des glaces.Les froids longs et intenses que nous avons eu jusqu\u2019à ces jours derniers, paraissent devoir retarder considérablement la fabrication du sucre d'érable qui d'ordinaire commence vers le 25 Mars, Il n'y a encore aucune apparence prochaine a ce sujet ; les corneilles qui sont les messa- géres du printemps, n'ont pas même encore fait leur apparition dans ces cantons.AVIS.Un jeune hommi: écrivant correctermont lo français et anglais, nvco uno bonne écriture rapide, trouvorn de l'emploi en s'adressant au soussigné, Trois-Bivières, 21 Murs 1885.L.U.A.GENEST, -+#Mvis Public.EST por lo présent donné que Ja liste des électeurs parlementaires do la cité des \u2018l'rois-Rivières à été préparée suivant laloi, et qu'un double en est déposé à mon burcau, en l'Hôtel-de-Ville, à la disposition et pour l'information de toute personne intéressée.\u2018Toutes plaintes contre In dite lst - devront être produites par écrit dans les quinzo jours de cotto date.J.G.A.FRIGON, Becrétaire Trésorier du Conseil, HoTEL-DE-VILLE, \u2018Trois-Rivières, 16 mars 1885, LA CORPORATION DE LA CITE DES TROIS-RIVIERES Les personnes qui dé-irent obtenir dea licences d'auberges, restaurants, hôte'a do tempérance ou magasins pour-lu vento des Îiqueurs, sont requises de trasmettre leurs certificats au bureau du soussigné, lo ou avant LUNDI, lo trentième jour de Mars courant.J.G.A.E\"IGON, Secrôtaire-Trésorier.FIOTEL-DE-VILLE, \u2018Trois-Rivières, 17 Mars 1885.Glace! Glace!! MOISE LABRANCHE TROIS-RIVIERES.Le soussignt a fait Pacquisiti-n de lo glacidre de M.Jelinas aur le St Maurice ot ont un état de prendre dea engagements pour fournir la glace à domicile l'été prochain en cette ville à d'excollentes conditions, Les plus grandes précautions seront nriges pour s8- surer aux consommateurs de glace un article de quali- tô superieure Il est du reste généralement admis quo la glace dn St Maurice est plus limpide, plus durabl- et supéri ure à oelle du fleuve ; elle particip dus excellento qualités de l'enu forrûgineuso qui alimonte notre quedo Toutes ies guranties nécessaires seront données pour l'efficacité et In r gularité du In distribution de façon à donner complète satisfaction.A On reçoit clès muiutonant los ordres pour la prochaine saison.MOISE LABRANOHE. Distriot des Trois-Rivières.Bureau des commissaires do licences du comté de Nicolet : LE JOURNAL DES TROIS-R\\VIERES MARS 2885.provin ee, Joux SUPERTEURE.TEINTURERIE HOTEL A LOUER | Acte des licences pour la vente des liqueurs, (883 et amendements, FT No 73 DAME DELIA LAMIRANDE, do In paroisse «lo St Maurice, épouse dv Pierro Houlu, hôtelier, du même 0 tor cn justice, .lieu, et diment autorisée i estor.cn j Dorinnderesse v8 E Le dit PIERRE HOULE, rn Uno action on séparation do Liens a-6té instituéo en cotto cause, co Jour, mars 1985 Li .Trois-Rivières, HOULD & GRENIER, Procureurs de la Demandercage, CHAS.DION, MARCHAND-TAILLEUR 175 Rue Notre-Dage 175 THE JNO J.MITCHELL Co.CUTTING SCHOOL.OF THE OITY OF NEW-YORE.THIS IS TO CERTIFY.That M.Chas.Dion of Three-Rivers Que., Canada, has received a thorough Course of Instruction in Garment Cutting, and having passed a satisfactory examination is awarded this DIPLOMA.In Testimony whereof we have affixed the afficial Signature and seal of The Jno J.Mitchell Co, this 17th day of February 1885.J.V.FOOKS, Jxo J.MITCHELL.: Instructor.President The Ino J.Mitchell company seal.NTT I LOR Les seuls articles réellement Anglais sm le Marché Canadien! DE PURESORYSTAUX SONT GARDÉS COMME ÉCHANTILLONS DONNES AUX ACHETEURS POUR DÉMONTRER LEUR NATURE ! Elles sont recommaudées par certificats du Président, Vice-Président de l'Association du Canada ; du Président du Collèg- do Médecins et de Chirurgiens.cde Québee ; du Doyen do la Faculté de Medecine do l'Universit5 Laval ; du Président et Ex-Présideat du Conseil de Médecine de la Nouvelle-Ecosso.Nous donnons deux échantillons : M.B.Laurance, Chor Monsieur.J'ai fait usage des excollentes lunettes que vous avez choisies pour moi avec un li Lrand soin pour convenir à ma vue, Je les trouve supérieures & aucune de celles dont je mo suis servi pendant un grand n mbre d'annues, Plusieurs de mes amis ont visité votre bureau ct ont admiré commo moi la grande variété et la perfection de VOB verres, Votre obt, serviteur, J.D.% BOLDUC, Ptre.Archovéché, 11 Août 1883.: B.Laurance, Ecr.Cher Monsieur.Madame Sewell et moi avons fait l'essai des lunettes quo vous avoz été assez bon do chol.sir pour nous, e$ jo suis heureux de dire qu'elles nous vout admira lement bien Je vous recommande avec einpressement comme un opaicien habile et digne d\u2019encouragement.JAS.A.SEWELL Doyen de la Faculté de Médecine de l'Université Laval.Québoo, 8 Aofit 1883, P.V.AYOTTE & Cr Libraires, Proig-Rivières, PUS ISIN SANS NES NASA M SNA ena Glace! Glace!! GARANTIE DU ST-MAURICE \u2014\u2014 Le soussigné a l'honneur d'informer lo public qu'il fournira de la glaco durant la prochaine saison d'été.Croyant avoir donné satisfaction à ses pratiques, il es- Pro qu'on voidra bien lui continuer l'encouragem nt: Il garantit fournir à ses pratiques * DR LA GLACB DE PREMIERE QUALITE, PRIX 1885 Doguis lo lor mal Jusqu'au lor octohrs régulidrement tous les jours : 30 1bs par jour (pour In saison) .,,,, cee $8.00 50 à 60 Ibs par jour (pour In snison) 10.00 76 à 80 lbs par jour (pour la saison), , oy 15,00 30 lbs par jour (pour 1 mois).,., vsocesc000e 1,95 La moitié de chacun de ces Prix sora payable durant 1a promière semaine do mal ot la balance durant Ia pro.midro semaine d'aoil.Le soussigné, comme lo publie verra por les conditions ci-dessus, conserve log prix du passé, Dans le cas ou que:qu'un chorcherait à lui disputor le Lénélice de son néguco, il s'engage à vendre en glace aussi bon marché que qui que ce soit, T.LEMAY, \u2018Trois-Rivières, 16 mars 1885.AY Vente par le Shéiif, U.C.No 074 La Banque Union du Bas Canada va J.B.0.Dumont, partio sud du No 847 du cadastre avec une maison ct dépendances desaux construites.Voute, à mon bureau, en la cité des Trois-Kivières, Jo 20 Mara oonrunt A 10 A, M.' , URRAU DD Snpiuv CHARLES DUMOU Trois-Rivières 11 Murs 1885.} per 174 RUE NOTRE-DAME 174 Buanderie a Vapeur \u2014AU\u2014 } No 216, Rue Notre-Dame TROIS-RIVIERES.La vaste ct confortable maison ci-devant occupée sous le nom \u201cd'Ilotel St.Louis\u201d et située, rue du Fleuve, coin de la rue St Antoine.L'établissement est pourvu de bonnes dépendances.Possession au 1 Mai prochain.S'adresser sur les lieux à PIERRE DECOTEAU, Propriétaire IMVENSES AAVTAGES POUR TOUS Lu soussigné, tont on continuant à teindre, nettoyer, «opaséer, etc, ctc, tous les articles d'hnbillements «\u20ac autres, comme il l'a fait par le passé, iuforme te public en général, qu\u2019à raison du besoin urgent qui se fait sentir et des nombreuses demandes qui Ini ont été faites, a| ajouté à son établissement UNE NOUVELLE INDUSTRIE DE LA PLUS GRANDE TTILITE AVIS PUBLIC Une société a été f rmGo entzo George Nenson Mall et William Charles J in Hall, tous deux de lu Banlieue de Québec, ct Norman R.Nellson,les l'rois-Rivières, fous les nom et raison de Mall, Neilson & Co pour l'exploitation du commerco do bois dan.lo district des Trois- Rivières et lo siégo principal des affaires do In dite société est à l'endroit appelé Les Grandes l'iles, \u2018Trois-Rivières 14 mars 1885.UNE BUANDERIE A VAPEUR Cette Runndorie sera ouverte vers le 18 du mois con.rant of Von sora prêt, à cette Gpoque, À recevoir toutes les commandes pour lo blanchissage ct le repassage du Jingo.3 REPASSAGE A LA CHINOISE.\u201cL'établissement s'est assuré les services d'un véritable artiste pour la spécin.ité du repassage du linge.Tous les articles destinés au reprssago recevront lo por apAcË à In façon de Chino et si recherclié comme si du- able pour les articles de toilettes: chemises, fanx cols, fichus &c, &e, ke, IMPORTANT A NOTER PROTECTION DU LINGE.Le lavago du lingo se fera de façon à éviter strictement toutes les dutériorntions qui sont, quelquefois, un sujet d\u2019objection pour les clients des Buanderie, A mon établissement le blanchissage se fera rigoureusement à lu vapeur, à la main, avee lo savon le meilleur et exempt do tout ingrédient de nature à affecter 108 tissus ou les bruler, Enfin toutes les précautions ont été prises pour dunner pete ct entière satisfiction sur l'exécution des commundes ct In protection des articles, Nous n'avons rien négligé pour donuer aux trifluviens en mémo temps qu\u2019une T'einturerio de première classe uno véritable \u2018 Buanderie de famille.\u201d Toutes les commandes pour chemises, faux cols ct autre.articles du genre pourront être oxécutés dans l\u2019espace de 20 minutes.Tout cn offrant au publie nos remerciments pour le passé, nous sollicitons de nouveau pour l'avenir son bienveillant patronnage.J.GONTHIER.Trois-Rivières, 5 mars 1885., NOUVELLE BOUTIQUE A L'ENSEIGNE DES GROS CISEAUX Le soussigné a le plaisir d'annoncer à ses anciennes pratiques et au public en général qu\u2019il vient d'ouvrir un nouvel établissement de tailleur au-dessus du magasin do 10 CTS TROIS-RIVIERES.Il espère par sn longue expérience dans lu ligne de tailleur avoir une part du patronage du public trifluvien ct des campagnes envivonnantes.Les pratiques auront l'avantage d'acheter leurs étoffes ou ils voudront.Il se chargern aussi de Ia confection et dn taillage que l'on voudra bivn lui confier, «t promet de donner pleine et entière satisfaction au public.R@FCoupe d'après les trons les plus nouveaux, H.Z.LORD, 2 XT 5-05 4 AVIS PUBLIC Avis est par le présent donné que la société commer.| ciale ssus les nom et raison de Panneton ct Sauvageau est dissoute de consentement mutuel à dter de ce jour, PANNETON & SAUVAGEAU.Trois-Rivières, 10 février 1883, FROMAGER.| Ceux qui désireraient avoir un bon Fromager, peuvent s'aresser à M.lusèbe Murt-1, Dauville, P.Q.Il possède toute l'expérience requise, nains} que des certificats de ceux qui l'ont employé en 1882, et deplus deux diplômes du premiers prix aux exhibitions de 1583 ct 1884.YUSEBE MARTEL Danville I.Q.LAJOIE & FRERE, Marchandises-Sèches.En Gros et en Détail.ENSEIGNE DU MOUTON L'OR N©, 138 RUE NOTRE-DAME, TROISRIVIFRES.Ils invitent epociailement les ramilles à venir visitor leur in avant d\u2019 aillepra.od ont dachoter VB issemont.Des modistes sont sttacices & 24 Octohre 1878.Avis aux amis MESSIEURS LS VOITERIEE Messicurs, iw Tailleur, 0 plaisir de vous informer que je + nn, RAT de oir un char de bois préparè pour la cons \u2018Trols-livières, 5 Mars 1885.| tlon des voitures do touto sorte, à der prix très as geux.AUSSI, un lot de soufllets de voitures, da patrons les plus n veaux et les plus élégants.Je sollicite de vous une visite qui vous sera t 1 I.A GOUIN Rue du Platonavantageuse.Trois-Rivières 12 Janvier 1885, al 8 char do Cassonade et Sirop prix nu détail 5e bje ec.par quart.Place d'uffriro Nos 10 ct 11 marché aux Denrées et Nos 31, 33, 35 ct 37 Rue St Antoine.FARINE, SUCRE, SIROP & POISSON Voyez nos prix de détuils: Bonne farine de Blé 100 lbs $1,75, 1,90, 2.0) et 2.25.Par quart $3.75, 4.) Regue direct do Chirngo un char de farine forte amér cnlnv + Atlus\u201d quotations spéciales aux boulangers of ux marchunds.Direct de la Rafnerio de Halifax un ucre Blanc 7e par 25 lbs.Moruo No 1, 23e par Ibs 4.50 Une réduction importante sera faite au commerce.L.T.CORMIER.Trois-Rivières 9 Mars 1885.PRESENTS D£ N EN ABONDANCE PENDANT LES PROCHAINS 60 JOURS.Pour lu saison du printemps, toulo espèce d'articles nouveaux ot fushionable consistant en MONTRES ET CHAINLS D'OR ET D'ARGENT Bijoulerie en argont, jay ot escarboncles; Sets en or et en argent, boutons, nnneaus, colliers; en nrgent soli- do ou plaqué.Orfdverio : pendules francaises ot autres articles trop longs à énumérer, 1 t argent acheté «n échange.On n'emploie quo des ouvriors de première capacité.P.8.\u2014Seul agent pour les lunettes de Lagsrus et Morlss, counucs par tous ppur étro les meills ures pour ceux qui souffrent de la vuo.Elles sont en wage d puis 85 ans, I Respectuonsement, P M, CONNER Importateur de montres, bijoux &e, &c.20 Bue du Platon « Habillement reçues jusqu\u2019à mid do Vendredi, le 27 mars 1885.tous les renseignements voulus quant aux articles ot les quantités requises, seront fournies par lo roussigné, sur ces formules imprfmées.On pourra voir dea échan- que acceptés par uno Lanquo canadienne, pour une som- Bijoux faits ou reparés à l'établissement.Vivil or et | mo egale à dix pour cent dn total de 1a soumission, chèque sera conflsqué si lu soumissionnaire refus: do signer lo contrat sur demanda do co fairo, ou s'il négligo de completer lo survico entrepris.cette annonce sans y avoir été d'abord autorisés, DES soumissions cachutées, portant lu souscription pour la Police à cheval, \u201d ot adressées à \"Honorable President du Conseil Frivé, Ottawa, seront Des furmules iv.primôes de soumission, contenant On no recevra quo tes soumissions qui seroi t faites illcns de tons los articles au bureau du soussigné.Chiiquo soumission devra être accompagnée d'un chè- lequel St Ia soumission n\u2019est pas accoptée lo chèque eura remis.Il ne gere rien paye aux joumaux qui publietont PRED.WHITE, Contrôleur, PAC.du N.-0, Ottawn, G Mara 1885.\u201c| Bécnncourt 2 Mars 1883, les personnes dont les noms sont el-après ont demandé des licences à uces prochaine rnvoir : Jo soussigné, donne avis publie que les ce Bureau nour l\u2019année de lice Nom Nature Endioit et site de l'établissement Onésimo Bochellc.| Motel Ville de Nicolet, quartier No 2, Now, 270 of 371 0 Natoisse Jutras,.du do INTE pe it ed or \u2018Théophile Chaurette.| Magasin do \u201c s 3 Rue des quarante William Conrchême\u2026 do do 5 \u201c 1 No 251 cad, off, Mathins Tonsignant\u2026 do do u 4\u201c 2 Suldiv.vot.No 2, A.O.DESILETS Inspecteur en chet, RESET ee TT = css 9 | Bureau du Conseil Mi œnicipal | DU COMTE DE NICOLET Bécancourt le 7 Janvier 1885, ssi de comté, donue par les présentes avis publie que te terres ei après désignées seront vendues par encan public à liécancourt, dans In salle pullique, tien ordinaire des sessions du dit conscil, MERCREDI le QUATRLI'ME jour de Mars prochain à DIX heures de l'avant midi, à defant de paiement des taxes ci-après mentionnées dues sur iculles et ales frais encourus, Je, soussigné, secrétaire trésorier du dit congeil Eteudue Municipalité et puroisse, lropriétaire, | Rang.|No, du culastre oficlel, arpon sn Mont.dû Ma.Ste-Hopliie de Lévrard.jPhilénse Gendron.vs fi HED] Sle 08 : do Philippe Jacques, ., Je 4 5.0,7h6 1x30 305 | Ble-Perpétue, St-Josepli 18 15 53 Ste-Brigitte des Sanlts.[John Artigan,.,.sees | Hartville on Olurp, sup 18 39 do Théodore Sth, St-David Lil 150 do 4 0ù ; Bte-Monique.Inconnu.456 G0 do = 14 do do 503 G0 do 6 12 ! .sy .i A.O.DESILETS, | ST, C.MC,N, EMPLATRES ! ! \u20ac { À Z \u2014 ESS SSD Nous avons recu une grande quantité d\u2019emplâtres (ciroines) direct de ls mannfaeture, el nous sommes certain qu'els sont freiches, Emplitres Fortifiantes, Emplitres INéchauffantes, Emplitres au Fer, Emplâtres à la gomme de Pruche, .Emplitres au Poix de Bourgogne, Empliitres à lu Delladonne, Emplitres à la Moutarde, Ete., Ete., è Notre assortiment de BANDAGLS HERMIAIRE est complet, ainsi que celui de | Rretelles pour épaules cousbus etc, etc, Assortiment complet de portefenilles, de portemonnaies de bourses, ete, ete Marfums de tout genre el de tout prix importés de l'étranger, Pour une purgation douce ct certaine faites usage des Pilules de Bowman, qui son aussi un spécifique pour Indigestion cl Constipation.Prix : 2 cts la hoîte.' Le Remide Saint-Cyr est le remède par excellence pour le Rhume, la tony, ote etc.\u201425 cls la bouteille.\u2019 ' Poudres Epizootignes (de condition) pour donner en usage et soyez convaincu.; aux chevaux et bêtes à cornes Faites - Assortiment complot de médecines potentées et propriétaires, Toutes commandes par la malle reçoivent une attonlion ot diligence paruculière; HŒRNER & WILLIAMS bi I E des const du Loi To Se la maiso?La ferme Sk située sur lo 2èn mewiu ct des de] un lot de terru tout AD Uno belle fermu sitnéo 8% Bnint-Maurice, vis-à-vis l'Isle 100 arpents do terre dont près à 9 avec maison ct grange.CONDITIONS ; \\n tiers du prix comptant ; In balance bs sera en 5 annee de 6 par cent.J.K.WA} Mona Saw Mills Mon! Ou à R.KIERNAN ltégistrateur Trois-Rivic oO 30 1884.NS SN ES NN NE SE an av wren AVIS.Avis public est par lo présent donné que je ne serai | recevrr responsablo d'aucuno dette contractée on mon nom, par qui quo co soit, enns nne nutori
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