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Titre :
Le Journal des Trois-Rivières
Journal trifluvien d'allégeance conservatrice publié de 1865 à 1893. [...]

Le Journal des Trois-Rivières est lancé le 19 mai 1865 par Honoré-R. Dufresne, notaire et marchand-libraire de Trois-Rivières. En 1866, il s'associe à Arthur Dufresne et à Ephrem-R. Dufresne, qui est étudiant en droit. Après la mort d'Arthur, un autre parent, Nestor-R. Dufresne, se joint à l'équipe en 1870. The Trifluvian Trader, journal commercial, est publié par les Dufresne dès 1870 pour la communauté anglophone.

P.-N. Martel, avocat, achète peu après les deux journaux avec Magloire McLeod. Devenu seul propriétaire, il les revend en 1872 à Gédéon Desilets, un proche de Monseigneur Laflèche, qui s'adjoint deux membres de sa famille avec qui il travaille jusqu'en 1880. Cette année-là, il demeure seul à l'administration et à la rédaction du journal. Il quitte Le Journal des Trois-Rivières en 1891 pour occuper un poste de fonctionnaire, mettant ainsi fin à une carrière de journaliste longue de 19 ans.

L'équipe de collaborateurs du Journal des Trois-Rivières accueille plusieurs plumes fidèles à l'Église, dont H.-G. Mailhot et quelques ecclésiastiques. Le journal accorde son appui aux conservateurs et à la Politique nationale de 1879, et combat le mouvement national québécois de Mercier dans les années 1880.

Dès 1866, Le Journal des Trois-Rivières avait pour devise « In necessariis, unitas; in dubiis, libertas; in omnibus charitas », que l'on peut traduire par « dans le nécessaire l'unité, dans le doute la liberté, en toutes choses la charité ».

VALLÉE, Henri, Les journaux trifluviens de 1817 à 1933, Trois-Rivières, Les éditions du « Bien public », 1933, p. 28-35.

Éditeur :
  • Trois-Rivières,1865-1891 ; 1892-1893
Contenu spécifique :
lundi 13 avril 1885
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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Références

Le Journal des Trois-Rivières, 1885-04-13, Collections de BAnQ.

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[" best a VINGTIEME ANNÉE REDIGE PAR ON } Comité de Collaborateurs.Feuilleton du JOURNAL.AVOCATS ET PAYSANS.XIX LES ANCIENS CONDISCIPLES Quand il quitta ln maison de Vannes, il suspendit son paquet au bout d'un bâton et s'achemina vers Roseleuille, Il marchait d'un pas lent, régulier, automatique.Il passa devant cette belle et riche ferme que Françoise lui avait apportée en dot.Il vit les charrettes bien rangées, ies garçons dételant les couples de bœufs, la ménagère tenant dans ses bras son dernier enfant.Tous les détails de la vie rustique, cette vie de bonheur, d'aisance et de prospérité, se présentèrent à lui.Les meules que l'on élève, les moissons que l'on rentre, les longs mugissements des troupenux qui regagnent l'étable, les cris aigus de la basse-cour, la chanson de la nourrice, le relrain perdu du bouvier qui charme la longueur de la route par_une mélodie ploine de vague tristesse, l'appel des chèvres que le pastour réunit, tous ces bruits, qui sonl l'harmonie de la vie des champs et l'orchestre du soir, remus rent profondément son cœur.Rasetvuille avait été son bien, sa propriété Un jour, en sortant de l'église du village, il y avait conduit une jeune fille de dix-sept ans, qu\u2019il venait de promettre de rendre henreuse\u2026Deux ans après, il était père; mais l'enfant était malingre, chétif et pale, et il ne s'en était souvenu que lv jour où su mère lui ayant communiqué sa vie, il avait entendu dire: * Le bel enfant I\" Les tableaux qui se déroulèrent devant lui devinrent tristes, ncca- blants, lugubres ; il se voila le visage et deracnra nomobile, w'entendant mênie plus les bruits de Rose[euill> ni ln chanson du bouvier La nuit venait.Guillanme reprit son bâton.Arrivé devant la porte d\u2019une grande métairie, il frappa d\u2019une main tremblante.Un Paysaus lui ouvrit.\u2014 Magloire, dit Guillaume d'une voix sourde, je suis sans pain et sans abri ; je viens te demander à souper etd coucher \u2014Bien, dit Magloire, voici une chambre.la nappe est mise, assieds-toi ct dine.Quand le repas fut terminé, les deux paysans demeurèrent silencieux.\u2014Tu ne me demaudes rien ?dit Guillaume.\u2014Si tu crois devoir me confier quelque chose, parle ; mais que ce soit seulement pour soulager ton cœur.Je n'ai pas besoin du tes confidences.Je sais tout ce que tu pourrais me racouter ! \u2014Non, tu ne sais pas tout, Magloire, il mh.~\u2014Lcoule, Guillaume.Quels que soi- net les torts des enlunts, ils sont nés de nous et tiennent à notre cœnr\u2026Pardonne, crois moi, et tâche d'oublier.\u2014Onblier .répéta le paysan.\u2014Pour garder la paix, ajouta Magloire.Guillaume passa ane nuit paisible sou- le toit de son ami, et, dès le leudemain, il lui dit : ~Connaitrais tn une forme dans lu- quelle ju pusse être employé ?\u2014Toi ! duvenir mercenaire.\u2014Je n\u2019ai pus su rester maitre.\u2014Tu ne comptes «donc pus sur woi?\u2014Je suis fier, Magloire ; ce que tu m'offres, c'est de bon cœur, mais jo ne puis l'accepter.J'ai mal agi ; je me suis laissé abuser par l'orgueil, j'expierai ma lau- te.\u2014Ët, counne il l'avait dit, Guillaume =\u2014 GI -\u2014 CA) IN NECESSARIIS, UNITAS ; IN DUBIIS, LIBERTAS ; iN OMNIBUS, CHARITAS res de la journée ; il apprenait à régler sa vie, et la modicité de ses désirs était devenue d'autant plus méritoire qu\u2019il avait abusé de toute chose.La seule récompenso de son travail et de sn peine, la seule distraction qu\u2019il souhaitait, était la visite qu'il rendait chaque dimanche à Madamo Vannier.Arcade et Hermann s'y trouvaient toujours: On faisait de la musique, on prenait una tasse de thé, on se quittait, et on reprenait la tâche de la semaine.C'étaient les seules joies de la vie solitaire du jeune homme.Il ne se livrait avec zèle à ses occupations que pour sé rendro à lui-même le témoi- nage qu\u2019il méritait les éloges de Madame Vannier.Rosalie y joignait parfois un mot aimable, et Hilaire remportait du courage pour huit jours.C'est qu\u2019Hilaire éprouvait maintenaut une affection qu\u2019il gardait mystérieuse au fond de sou cœur; Hilaire unissait un nom à celui de sa mère; il (rouvait sa plus douce joie à associer dnns l'avenir une destinée à la sienne.Il attendait, pour réclamer la récompense à laquelle il aspirait, qu'il eût réparé le passé et offert une garantie de honheur à celle qui partagerait sa vie.C'est dans cette espérance, c'est avec ce but devant les yeux qu'il avait marché sans dévier dans une voie nouvelle.Un matin, Arcade entra dans la petite cellule d'Hilaireci, où vas-tu donc ?\u2014Je fais des virites, répondit le jeune homme, el j» commence par toi.\u2014Une visite de cérémonie ; est-ce que tu pars ?\u2014Pas le moins du monde, je viens t'annoncer une nouvelle qui te fera plaisir, j'en suis sûr ; car tu portes un intérêt véritable à ma famille, \u2014 Eh bien ?demanda Hilaire\u2014lisalie se marie, \u2014Tn sœur se marie! \u2014Blle épouse Hermann dans huit jours.\u2014Hermann ! répéta encore Hilaire.\u2014C'est un garçon raisonnable, sage.paisible, travailleur ; ta le connais depuis sept ans; sa position est honorable, je ne souhaitais pur un autre époux à ma sœur.Hilaire était devenu fort pâle ; il se le- Va et se contenta de répondre avec un sourire : \u2014 Qu'elle soit heureuse ! oh ! oui, bien Leureuse ! \u2014Elle le mérite.dit Arcade, ce n'est pas mon amitié de frère qui m'abuse, mais elle est accomplie, Souffres-tu ?de- manda-t-il tout à coup en voyant le trouble d'Hilaire.\u2014Ce n'est rien.j'ai besoin d\u2019un peu d'air.Ne dirait-on pas que je suis nerveux comme une petite maiivesse.\u2014Tu viendras à «à messe de mariage, au diner ! À ln messe, oui.je prierai pour elle.au diner, non.\u2014 Et pourquoi ?\u2014Ne suis-tn pas que je me suis interdit toute espèce de lête\u2026 \u2014Je croyais que chez nous tu to trouvais en famille.\u2014Ou1, vous m'avez bien traité, dit Hi laire ln ami généreux, tu m'as lendu la main.et ton appui me sanva de l'abi- me.ta mère me faisait souvenir de la mienne\u2026Je te nommais mon frère au fond du cœur\u2026au miliru de vous je me seutais meilleur, j'avais encore assez de courage et de jeunesse pour me créer un avenir\u2026'y aspirais, j'allais l'atteindre\u2026 Ah ! si tu ravais, Arcade, quel ange j'avais vu me sourire dans ma route.mais j'oubliais que certaines folies pèsent sur la vie entière, et que Dieu ne nous fait at- ter.dre le châtiment de nos faules que pour le rendre plus sévère.\u2014Je ne l'ai jamais vu ainsi depuis une année, Hilaire: qu'as tu ?pourquoi déses pérer de l'avenir et de Dieu ?Ne peux-tu être heureux à ton tour, te créer une famille.\u2014Jamais, oh ! januis.laisse-moi, cher Arcade; que ma tristesse ne jetle pas de nuages sur ta joie.Vous méritez tons un bonheur dont je suis indigne.\u201d entra au service de petits fermiers.Quand il reçut la lettre d'Hilane il re- fasu de In lire, ne voulant rien raviver du ce souvenir cuisaut.Êt cep-udant, pour la première fois de su vie, Hilaire cédait à un sentiment vrai, à une émotion violente.Son Ame se pu- rifiuil et tentait de sortir de sa fauge ; lo sens Moral s'éveillait eu lui, mais 11 n'ap- Arcade essaya vainement de le consoler, Hilaire su laissa envahir par la douleur dès qu\u2019il fut abandonné à lui même.Comme il l'avait promis, 11 assista au mariage de Rosalie.Mais a partir de ce jour, il cessa d'aller chez Mme Vannier.Arcade lo gronda doucement, lui ft des reproches affectueux de la part de sa mére; ce fut inutile : lo jeune howrae ne pelait pus encore les croyances chrétion-: put se résoudre à retourner duns une nes.La for de son village s'était vue waison qui avait été lo san tuaire de ses nouie ; il s'appuyait sur lui seul pour; plus beaux reves trouver le courage ut la patience, Depuis un an qu'il était à Paris, il avait gagné de quoi sullire à ses dépenses, ul un jour, mû par le besoin de prouver son repentir, il renvoya à son père les trois cents francs qu'il avait pris la veille de son départ.Uilatre donnait régulièrement ses le: çous, il écrivait peudant les autres hum Arcade dovina-t-il une partie de la vérité ?nous le croyons , car il vint souvent visiter Hiluire, ot il essaya de lui rendre l'énergie et la confiance, létus ! ce Cut inntile.Hilaire, abattu par un chagrin violent, ne trouva plus de lorees pour la lutte.Ii tomba malud« ; au bout d'an mois, quand \u2014Comme te voilà beau ! s'écria celui-|l la place occupée, son découragement ne connut plus de bornes.Cette nature fati- gute, usée par la paresse et la corruption parisiennes, avait pu, sous l'influence d'un sentiment vrai, se laver de ses souillures et reprendre la voie droite ; mais, l'étoile éteinte dans la nuit, le nom eflacé l\u2019image envolée, elle devait retomber d'autant plus bas qu'elle avaitplus fait d'effort pour remonter.Alban et Valérien qu'Hilaire avait né gligés redevinrent ses intimes.Il sentit le besoin de s'étourdir pour secouer le fardvau de sa douleur Mais les plaisirs d'autrefois lui causaient maintenant un insurmountable dégoût.Il se rejeta sur le travail littéraire; mais ses productions devaient aussi se ressentir de la situation de sou cœur.D'après les conseils de Valérien et de l\u2019étudiant, sa plume, qui avait écrit sous l'inspiration d\u2019Arcade des pages touchantes et morales, produisit des tableaux repoussants, prétexte de faire du réalisme et de renchérir sur l\u2019école du laid.Hilaire se lança de nouveau dans lu vie de bohême.Pendant qu'il gaspillait l\u2019argent de son père, il avec gardé au mi- lien de ses désordres une apparence de bon ton ; maintenant ses habits montraient la corde, il peignait ma! ses longs cheveux, ne portait plus de gants et fumait d'ignobies pipes; il perdait chaque jour le sentiment de la dignité personnel- ell écrivit sous ce titre : le Roi des Erorcheurs, un roman impossible, épouvantable, suant le crime à chaque page, un de ces livres qui donnent la fièvre au dessinateur qui les illustre et au publie qui les lit.Arcade le blâma ; Hilaire reçut mal ses conseils.\u2014Tu te nuis à toi même, lui dit son ami.\u2014Je suis de mon temps! \u2014Par le mauvais côté; crois-moi, Hilaire, il en est temps encore, renonce à des habitudes de vie qui te perdent, reviens aux productions délicates et touchantes, tu auras pour toi tous les hommes de goût et tour les honnêtes gens.\u2014 Arcade, j'ai voulu, j'ai sincèrement souhaité devenir bon, j'ai voulu écrire de belles et nobles choses.tout ce qu'un homme peut faire, je Iai fait! \u2014L'homme ne peut rien.\u2014Et qui donc peut pour lui ?demanda Hilaire.Dieu ! \u201d répondit Arcade d\u2019une voix grave.(A continuer.) M.BARRE ET L'INDUSTRIE LAITIERE.(Suite et fin).Mais M.Barré avait voulu monter trop vite sur les épaules de M.Jocelyn! Le diable américain eut bvau se livrer à toutes les diableries imaginables, après quatre années d'efforts il n\u2019a pas empêché M Jocelyn d'inspirer confiance dans son procédé à tous reux qui l'ont étudié.M.Jocelyn a formé des jeunes gens, en bon nombre, qui sont aujourd'hui reconnus parmi les meilleures autorités sur les question diverses d'industrie laitière.Les fabriques montées d'après les instructions de M.Jocelyn ont invariablement donné les meilleurs résultats, ou point de faire rager les nombreux fabricants qui, faute de connaissances, fout encore aujourd'hui du fromage avec du lait gras qui n'obtient pas un plus haut prix que le fromage écrémé fait par les élèves de M.Jocelyn.Les fabriques établies d'après le système Jocelyn donnent uniformément à leurs pa trons de 12 a 10 ojo de plus que ne donnent la grande masse des fabriques de fromaga gras de la province ! Si nos fabriques ordinaires ne donnent pas davantage, cela est dû au défaut de connaissance chez les fabricants, car il est indubitable que le fromag- gras bien fait est plus riche que les meilleurs fromages écrémés.Personue n'a mienx prouvé cette vérité que les élèves de M.Jocelyn : M.Skuife, à la Baie du Febre, qui a fabriqué le ineilleur fromage gras qui ne se soit produit dans l'excellente fromagerie de M.Louis Bondin.et M.Pinchaud, qui a étonné sou monde à Louiseuille, tant dans la fubrication du fromage gras, que du beurre et du fromage écrémés, à divers degrés.En voilà assez long je crois sur M Barré, qui ne s'est guère fait d'adeptes que je sache.Aussi.il n'ose plus se montrer aux réunions de ln société d'industrie laitière, et pour cause, Ju lui prédis que s\u2019il ne se débarrasse pas, au plus tôt, de son jeune diable américain, cela lui jouera tant de tours, et de si mauvais, que personne ne réposera plus la moindre coufiance en lui.Je regrette cette mise en scène, particulièrement désagréable pour moi.Elle il voulut repreudre ses leçons, it trouva était nécussaire Dans un prochain arti- je traiterai, au mérite, la question très intéressante de la fabrication du beurre et du fromage écrémé, comparée à la produce tion du fromage gras.Lp.A.BARNARD, \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 NOTRE INDUSTRIE LAITIERE: SES DEFAUTS, SES BESOINS.Notons, en passant seulement, qu'on a accusé le directeur de l'agriculture de cette province de préconiser la fabrication du fromage écrémé, À lire lee kyrielles qui ont eu si grand cours récemment dans nus journaux, on croirait que ce fonctionnaire a résumé tous ses enscignements, au sujet de l'industrie laitière, dans la recommandation de ne fabriquer que ce genre de fromage.En réponse, je citerai un extrait du dernier rapport officiel de la société d'in- MIVIQU CATHOLIQUE, POLITIQUE £T LITTERAIRS, { EptrEuns-Propniéraine G} DESILETS & FRERE dans quelque manque de connaissances chez le fabricant.Il est établi qu'une seule visite d\u2019un inspecteur habile suffit le plus souvent, pour améliorer la fabrication fotale de la fabrique, de manière à obtenir un el même deux centins de plus par livre de fromage fabriqué, ce qui, à un centin lu livre seulement, présente, Journellement, on profit net de dix piastres, là où l'on reçoit dix mille livres de lait par jour, soit un profit net de $1,500 3 $8,000 pour une saison de fabrication dans une fabrique ordinaire ! Lo directeur de l'agriculture constale avec plaisir que lu société d'industie lai- titre de cette province (sinon M, Barré) est tout à [nil d'accord avec lui pour proposer el insister sur ce mode compatative- ment facile d'amélioration dans notre pro vince.Disons ici que ces inspections seront d'autant plus utiles chez nous que nos fabricants n\u2019ont pas ou les mêmes avanta- dustrie laitière de cette province.On lit à la page 175, dans un appendice du rapport du commissaire de l'agriculture pour la présente année 1884-85, ce qui suit : M E Barnard dit:\u201c La fabrication combinée (du fromage et du beurre) demande des connaissances et des aptitudes bien plus étendues que la \u2018fabrication simple.Sur cent des bons fabricants ordinaires, vous trouverez peut-être un ou deux fabricents capables de conduire convenablement uue fabrique de beurre et de fromage.Les conditions d\u2019outillagr et d'installation sont de première importance, le capital requis est bien plus considérable.Ainsi, je suis loin de conseiller à tout le monde d'adopter ce système ; et même je ne le conseille à personne, si les conditions que j'ai mentionnées ne sont pas remplies.\u201d Ces paroles, prononcées à Saint-Hya- cinthe, lors de la dernière convention tenue là.sont, quoiqu'on en dise, le résumé de ce que le directeur de l'agriculture ne cesse de répêter depuis plusieurs années, et il n\u2019a jamais dit autrement.Cela sullit pour faire connaître la valeur de l\u2019accasa- tion portée ! Les experts, surtout les acheteurs, s'accordent à dire : lo Que notre fromage non écrémé vst trop souvent.de qualité très inférieure et, qu'en général, il ne dépasse pus les qualités moyennes ou inconnues; 20 Qu'il est à peu près impossible de s6 procurer dans notre province une quantité sulfi- sante de bon fromage pour remplir les meilleures commaudes; 30 Que, pour remplir ces commandes des meilleurs fromages, \u2014aujourd'hui les plus fréquentes et celles qui payent le mieux, \u2014il laut de tonte né s-ité s'adresser a Ontario; 4o Que le no nbre des frabriques ot, sa1R le momdre écrémage, on ne produit qu\u2019un fromage commun est, à peu près de(900/0) quatre-vingt dix pour cent du nombre total de nos fromageries ; 50 Que nos [romages non écrémés de Québre se vendent, on moyenne, 14e par Ib de moins que le fromage d'Onturio ouest, soit une perte sèche, pour les patrons de nos fromageries, d'un demi million de piastres par année Si ces faits sont exacts et, malhvureu- sement, tout me porle à croire qu'ils le sont, on voit de ruite combien il importe de chercher et de combattre le mal là où il existe, an lien de [aire des guerres que rien ne justifie Quand on aura pris les moyens d'améliorer les neuf fabriques sur dix qui, sans écrémer, font un frotnuge inférieur, il sera temps, ce me semble, de voir quel mal il peut y avoir, s'il en existe du tout, à faire de bon fromage écrémé avec de lait qui à servi à la confection du meilleur beurre! La province d'Ontario n'a obtenu que tout récemment l'excellente réputution que commande aujourd'hui une partie dubitable que cette bonne fabrication est due, presque unanimement, à l'inspection fréquente qui a été faite dans ces dernières années par des fabricants-instructeurs habiles dans les fromageries appartenint aux membres des sociéiés d'industrie laitière d'Ontario.On comprendra facilement le bien qui découle du ces inspections.En effet l'inspecteur, membre lui-nème de l'association, visite en ami les fubri- ques de sa société, Il constate les progrès acquis, et il conseille les améliorations qui restent à faire pour enrichir davantage lo fabricant et les patrons.Tout ceci ne prend le plus souvent, que quelques heures.L'inspecteur constate d'abord la qualité du lait fourni.S'il y à défaut, il fait venir le patron, lui fait comprendre.le tort que celui-ci peut faire subir à tous les iu- téressts dans la fabrique.Sans que le fu- bricant intervienne, on arrête de cette manière, les dépréciations souvent considérables qui résultent de l'envoi d'un seul canistre de mauvais lait, sur qua- ges gud Ontario, ne parlant généralement que le lrançais et nos premiers instructeurs, ne coinprenant pas un mot de notre langue.De plus, la rapidité avec laquelle vette industrie du fromage s'est répandue dans noire province a lait que l\u2019on enga- guient comme fro.agers des apprentis qui n'avaient le plus souvent que fort peu du connaissances.Il en a été bien autrement dans Ontario où l'on n'avait qu'à traverser la Saint-Laurent pour trouver, par centaines, les meilleures * fabriques et les meilleurs fubricants,el tous parlant la langue en usage à Ontario.Malgré tout cela, el je le constate avec plusir, à ln louange de nos fabricants, il nous en coûterait pen, comparatiment, tant en argent qu'en eflorts, pour arriver à faire, dans nos fabriques de cette province, tout anssi bien que dans Ontario.À l'œuvre donc, avec conrage et union, et le plus tôt possible, car notre position actuelle n'est pas sans danger.Les progrès étonnants de la fabrication du fromuge nu Canada, fabrication qui n'étnit que d'environ un million de lbs en 1867 et qui dénasse aujourd'hui soixante- notable de ses fromugeries.Et il est in-|A | et-quinze millions de lbs par année, me | paraissent faire surgir un danger même éminent.L'Amérique qui n'exportait presque pas de [romage en Angleterre ily a vingt-cinq ans, lui fournit aujourd'hui les trois quarts de ses importations, dont moitié environ par 'e Canada, et moitié par les Etats-Unis.Et cette énorme exportation consiste eu deux espèces seulement, le chebidar et le cheshirs ; tandis que les va- riélés de fromages européens importées en Angleterre pour la balance, sont très nombreuses Les cultivateurs de l'Europe ont nécessairement ressenti le contrecoup de cette énorme production américaine, En Angleterre même le pays par excellence des cleddars et des cheshires.l'indus- {rio laitière cn à été fortement ébranlée, Mais voilà partout ce qui a trait à la question, en un mot on se prépare à faire à nos produits une rade concurrence.De plus, la progression toujours croissante de*la fabrication du fromage en Amérique finira bientôt par inonder les marchés anglais, ot alors, gare aux fromages de qualité inférieure.Il y aura ruine pour bien des fabriques ; et In province de Québec sers la promièro à souffrir si, d'ici là, elle n'a pas amél'o \u20ac la production, dans 900jo de ses fabriques autuelles ! Venons-en inaintenant à l'exportation des benrees canadiens.Il est malhrareux d\u2019avoir à constater combien nos ~xportations de beurre diminuent, Dans les deux dernières années, la Oonlédération canadienne a exporté moins de beurre que le Haut et le Bas Canada seuls on exportaient en \u20181862! C'est-à-dire que Cepuis vingt-deux ans, jamais notre commerce de beurre n\u2019était tombé si bas.Que l'on ne nous dise pas ue co sont les marchés qui nous ont fait défaut.L'Angleterre importe une qnantité croissante de beurre chaque année.Elle paye plus cher son beurre artificiel qu\u2019elle ne paie nos beurres ordinaires, C'est dire combivn nus beurres communs ent au jourd'hui peu de valeur, à cause de la perfection donuée aux produits artificiels, que tout le monde accepte aumaintenant d'assez bonne grâce.Lu Canada ne fournit qu'environ 30/0 du beurre importé dans le Royaume-Uni, tandis que nous fournissons environ 880/0 de tout le fromage que le même pays importe ! Il est indubitable que nos fabriques de beurre de cette province font générale.meut un bon beurre et donnent même un beurre excellent.Malheureusement nos bvurries canadiennes sout fort peu nombreuses.Nous ne faions pas assez de beurre de fabrique pour en fournir régulièrement et constamment sur les marchés anglais, en quantité appréciable.Aussi les exportateurs so contentent-ils généralement de conserver ces beurres ou maga- tante ou cinquante de bonne qualité L'inspecteur procède de la même manière pour tous les délauts, qu'ils soient dans la construction de lu fromagerie, daus les appareils ou les matériaux employés, ou sin peudant l'été, de les venire avec gros profit l'automne, Les C2ur: du bourre, mê- we des meisleures fabriques, sont Jono presque toujours trop bus en étu pour qua les beurreries f'assent une compétion suifi- ~ LE JOURNAL DES TROIS-RIVIÈRE 18 AVRIL 1885 sante aux fromageries.Quelques chiffres feront saisir plus facilement cette question.(A continuer).LES TROIS-RIVIERES.MS os a 4 LUNDI, 13 AVRIL 1885 LES TROUBLES DU NORD-OUEST.Le général Midleton a reçu à peu près tous Îes renforts de troupes qu'il attendait, et il a commencé sn marche vers Battlefordll a environ 3,000 hommes sous ses ordres avec plusieurs canons ct des mitrailleuses.Les troupes ont grandement souffert du froid en route, mais les hommes ont supporté courageusement ces misères et sont tous très bien disposés.On ne connait rien des plans de Riel, mais on croit que ses hommes dispule- ront aux troupes le passage de chacune des nombreuses rivières qui arosent le pays.Des nouvelles rapportées par un messager de Battleford, annongent que la ville est encore entourée par un millier de sauvages.Néanmoins la population retranchée dans les casernes et bien armée ne redoute pas une attaque.Ln commission envoyée au Nord-fuest par le gouvornement fédéral pour régler les reclamations des métis, et composée de MM.Goulet.Street et Forget, cst rendue à Qu\u2019Appelle et a déjà rencontré un certain nombre des plaignants.Cette commission est nutorisée à signer séance teuante les titres que les Métis re- clament pour les terres qu'ils ocenpent.À son passage à Saint-Boniface, M.Strect, le président, à obtenu de Mgr Taché une lettre de recommandation pour les membres du clergé et les Métis du Nord-Onest.LE COMBAT DU LAC AUX CANARDS D'apres la versoion publie par le \u201cManiteba\" de St-Bonifuce qu'il y a tout lien de croire authentique, c'est le major Crozier et la police montée qui ont été les agresseurs dans le combat du Lac aux Canards.Ce n\u2019est qu'après qu\u2019un des métis ent été blessé que ses compagnons, qui u'Ctaient qu'au nombre de 20 et nou de 200 comme on l'a d\u2019abord affirmé, out riposté et anis 27 hommes hors de combat.Voici ce que dit en resumé le Hanitoba: « Une couple de jours avant ce combat, les Métis eurent une assemblée dans laquelle on discusta si on devait prendre l'offensive où non.Il fut décidé que l'on n'attaquerait pas, mais que l'on s'opposerait & ce que Crozier s'emparât des provisions au lac aux Canards.On attendait son arrivée.Les rebelles se postèrent sur les deux côtés du chemin où devait passer Crozier ; celui-ci arrivé pres des rebelles, aperçut qu'il y avait des hommes armés des denx côtés du chemin ; il crut qu\u2019on voulait l'entourer.1! commanda alors à ses soldats de faire feu.Un rebelle fut blessé ; l'action de Crozier échaullh les métis, qui tirèrent à leur tour: il y eut un combat acharné pendant quelques instant, muis Crozier ordonnu la retraite, emportant les blessés, mais laissant treize morts sur le champs de bataille.Les métis se sont emparé de deux paires de chevaux qui étaient attelés à deux traînaux, ils prirent aussi deux canons.Les morts du côté des métis sont Augustin Laframboise et Isidore Dumont, deux autres ont été blessés légèrement.Le major Crozier avait sous son com- mandemant 140 hommes tant de la police à cheval, que volontaires.Les Métis étaient au nombre de 20, bien armés et tous à cheval \" Massacre au Lac aux Grenouifles.D'après les dépêchet reçues vendredi soir, un terriblo massacre a eulieu au Lac aux Grenouilles à 30 milles à l\u2019ouest du Fort Pitt, à 120 milles environ de Battleford.Il ya eu donze personnes tuées parmi lesquelles deux missionnaires, les Révds PP.Faffard et Lemarchan] Oblats.Les auteurs de ce massacre sont les Cris, sauvages qui habitent le voisinage du lac aux Grenouilles.Les douze victimes sont tous des blancs.La nouvelle a été apportée à Dattleford par un M.Quinn, le seul du petit poste qui ait échappé à la fureur des sauvages.Il n'a pu donner beancoup do délails, mais il croit que Madame Delauey, la femme de l'instructeur agricol des sauvages au lac aux Grenouille a été emmenéo prisonnière par les sauvages.La nouvelle de ce massacre a été confirmée en chambre par Sir John A.Me- Donald.Le gouvernement américain a envoyé cinq mille hommes sur la frontière du Nord-Ouest pour oumpêcher les sauvages de la traverser et d'aller porter secours à | hostilités, bien que la Russie affirme en-|c Riel.Cette demarche du gouvernement américain est fort louable.accidentelle qui ne signifie pas une dé- lait.cria: * Qui appelle.\u201d claration de guerre.- Sir Hector Langevin n annoncé aux Communee que le rapport sur \u201c La ligne courte \u201d du Pacifique serait soumis dans quelques jours.pette et que les troupes de Graham et de canadiens-Français de ce poste.Wolsely vont être envoyés dans l'Afghanistan.f 0 ( le principal officier de ln compagnie cr RTC YY endant la rivière en canot, entendit un core que Komaroff n'était pas autorisé à | écho repercuter le bruit causé par son combattre et que ce n'est qu'un conflit | aviron ct croyant que quelqu'un l\u2019appe- Sur la rivière Qu\u2019Appelle, pas loin de On dit que l\u2019expédition du Soudan va|en 1794 et les Métis de la vallée sont les être abandonnée sans tambonr ni trom- | descendants des voyageurs et des commis Le fort Lacorne, situé à l\u2019est de Prince- Albert, fut bâti en 1758 par de la Corne, u Nord-Ouest, quoique premièrement le \u2019 L'Anglel omme si l'ennemi |l\u2019endroit où est situé le camp du général A était à es D com Midleton, M.Poitras un employé de la Cou rrier.\u2014__ compagnie du Nord-Ouest fouda un poste | q Le Rvd Père Fafard qui n été assassiné par les Cris aux lac aux Grenouilles ces jours derniers avait été ordonné prête il y n quelques années par Mgr Duhamel OBI'TUANRE, \u2014\u2014 Lundi dermier avait lien à Bécancourt fort porta le nom de Nipawee qui veut dire endroit humide Là où se trouve maintenant Battleford était autrefois le fort Brâlé.En 1790, les Gros Ventres firent une guerre matériellement en apparence du Métis français qui est plus basané ot plus agile ; mnis tous deux appartiennent à une race supérieure au point de vue physique, et ils possèdent plus d'intelligence et d'audace que le Sauvage pur sang.Pour le Métis, la prairie est un livre n'il lit aussi couramment que le soldat anglais lit son livre rouge.La route lui dit ce qui se passe chez ses voisins i} sait quand celui-ci est parti, quand cet autre est revenu, et comment chacun était monté et équipé.Il connait les moindres recois de chaque conlée ; l'abri que pent lui fournir chaque repaire ; la rapidité de chaque courant; la position de chaque roc ou autre obstacle dans le courant.La ciel lui fournit les pronostics de température d'une manière beaucoup plus préci- d'Ottawa.nue cérémonie funèbre du caractère le plus imposant.Une foulè nombreuse ef sympathique se pressait à l\u2019église paroissiale pour accompagner à lenr dernière demoure les restes mortels de Sévère Leduc, ler, marchand de Bécancourt, décédé le 2 du courant.Jamais la vieille nef de l\u2019église de Bécancourt n'avait revêtu un caractère plus en harmonie avec les sévères pensées qui noissent habituellement au pied d'un cercueil.D'immenses tentures se déroulaient tout autour, tandis qu\u2019au centre, au-dessus d'un catafalque splendidement 1lluminé, et se rattachant aux murs latéraux du chœur et à des colonnes disposées à cet effet.des banderolles jaunes, noires et blanches allaient se réunir pour servir de pendentifs à une immense couronne à mort aux afficiers de la compagnie Le fameux Savary a donné une conférence dans les ralles de la Pulrie ces jours derniers à Montréal, 1 ena donné une autre à Québec sous les auspices du Cunadien.Les gens de In Patrie et du Cunadien- Evènement vouleut à tout prix imposer au public cet importé scandalenx qui à promené publiquement l'insulte aux lois les plus sacrées du mariage.Les colonnes de leurs feuilles sont remplies d'éloges à son adresse.Une aussi impudente glorification du crime ne s\u2019est encore jamais vue dans notre bonne province; il appartenait a MM.Beaugrand, Tarte, Demers et cou- sorte de ln tenter.Mais cr qui nous étonne, c\u2019est que le Monde de Montréal qui de vrait être un journal sérieux et honnête a gnie du Nord-Ouest, mais ils furent ces de ces Métis aventureux.le pays, sont les endroits florissantes la Baie d'Hubson et tentèrent de s'emparer du Fort Brnlé, un poste de la compa- poussés avec des grandes pertes.Allez où vous voudrez dans cet immense Nord- Ouest et vong.êtes sûr d'y trouver les trade Tese que nous en fournissent les observatoi- tes; et lo petit gibier comme les grosses pièces sont son infaillible commissariat.Calgary est bâti sur le site du vieux fort Jonquière ; Carleton était autrefois le fort Quesnel et ainsi de suite.Plusieurs de ces anciens postes sont détruits.Les établissements Métis qui ont grandi avec sur la Saskatchewan du Sud ou Riel a rassemblé ses adhérents.Les noms des forts de la compagnie de la Baie d'Hubson dans cette purtie du pays sont naturellement des noms anglais ou écossais tel que fait chorus avec la radicaille pour applaudir.M.Savary, C'est une humiliation.Notre excellent confrère de la Vérité continue la gnerre aux feuilletons immoraux qui pervertissent notre population.Il signale entr'autres celui que la Presse publie en ce moment et qui ontrage tout à la fois le dogme et In morale de la manière la plus grave.Cela devient une véritable plaie sociale que cette sale littérature qui est jetée journellement en piture au public et va porter la honte avec impunité dans tant de familles, La Vérité constate que M.le Jugo Routhier en est rendu à ne rien trouver de mieux, pour faire connaître au public les nouvelles que lui donne son fils qui est en route pour le Nord-Ouest avec le Vème Bataillen, que de demander l'hospitalité à I'Evénement ln feuille dans laquelle écrit le famaux Savary !\"! Cette préférence de M.le Juge Routhier pour la femlle à Savary n\u2019est pas de nature, croyons-nous, à rehausser beaucoup son crédit ni ici.nien Europe, auprès de nombre de ses amis distingués qui connaiesent parfaitement le séductenr de Madame Lamy, et sont loin de professer pour lui l'engouement qu\u2019il provoque parmi un certain public à Québec.Nous sommes forcé de remettre au prochain no.la suite de la correspondance sur l'Education, faute d'espace.Nous remettons au prochain No faute d'espace, les nouvelles parlementaires qui du reste ne contiennent rien de très important.Nos meilleurs remerciments à notre confrère de l'Ffendard pour l'envoi de la jolie brochure, le Chien d'Or, roman historique qu'il a publié dernièrement er feuilleton.\u2014\u2014\u2014-\u2014 mortuaire.l'œuvre des amis du défunt.chambault.vaire des Trois-Rivières.(Communiqué.) LES METIS FRANÇAIS suit : Lo derni-jour qui régnait dans l\u2019église faisait d'autant mieux ressortir le \u201c Miseremini de Job\u201d inscrit en lettres blanches sur fond noir, et qu\u2019on ne peut jamais lire sans une émotion vive.Toute cette imposante et artistique décoration était La levée du corps eut lien à la demeure du défant et fut faite par M.le curé de Ste Angèle de Laval, M.Joseph Rheault portait la croix, aux coins du poêle figuraient l'Hon, H.G.Malhiot, MM.J.B.Scott, A.O.Desilets, U.Arcand, D.Ar- Le conducteur du deuil était M.Achille Leduc, fils du regretté défunt, accompagné d'ane nombreuse suits de parents et d'amis au nombre desquels on remar quait : Z.Leduc, D.Leduc, G.Leduc, T Leduc, H.Leduc, G.A Bourgeois, J.Bourgeois, A.Bourgeois, H.Bourgeois, J.Lamothe, 8.Lamothe, Hon.F X.0 Méthot, L.T.Dorais, D.Lubarre, J.Jutrus, J.Beanuchesne.À.Carignan, IL Hébert.F.Munseau, N.Doucette, J.Rheault, S.Tourigny, L.F Desaulniers, À.Gouin,ete.Monsieur le Chanoine Rheault chanta le service assisté de M.le c -ré du Cap et de M Léon Lamothe, professeur au Sémi- La partie musicale sous l\u2019habile direction de À.Blondin, Ecr, a été rendue avec un talent vraiment remarquable ; le Pre Jesu par Monsienr Blondin a surtout impressionné l'assistance.Enfin ce fut M.le Chanome Richard qui fit l\u2019absuute.Le correspondant spécial du Mai à Saint Boniface lui communique ce qui Il n\u2019est pas généralement connu que le sang ie plus pur de France coule dans les veines des hommes qui sont sous le Carleton, Manchester, Edmonton, l'or George, Cumberland, etc.LA CHASSE AU BUFFLE.Le grand évènement dans la vio d'un métis à venir à l'année 1870, alors que le buffle commença à se faire rare, était la chasse du printemps et celle de l'automne.J'ai vu uue expédition de 15,000 Métis, y compris les femmes et les enfants, partir du district de Saint-Laurent pour aller chasser le buflle dans le Sud.Les hommes bien montés sur de hardis ponies sauvages, faisaient lu chasse, pendant que les femmes apprétaient la chair du buffle abattu et en nettoyaient la peau.Ils ap- rettes tous leurs effets mobiliers.Dès l'au rore les chasseurs s\u2019élançaient à la pour suite de l'animal sauvage, et les femmes, avec tout leur bagage.allaient les rejoindre vers la fin de l'après-midi, alors que la chasse du jour tirait à sa fin.Ces expéditions de chasse sont décrites dans tous les livres d'histoires.el je n\u2019insisterai pas là dessus.Qu'il ma suffice de dire que dans ces expéditions le Métis devint un escarmoucheur et un franc tireur accompli.Il luifallait tirer sans être vu, le buffle étant aussi soupçonneux que l'antilope Le chassenr de daim écossais a tous les abris voulus dans ses ravines et ses mon tagnes hantées par son gibior, mais pour le métis, il lui faut traquer, le buflle sur une vaste plaine qui s'étend à perte de vue, où l'œil pénétrant du buffle toujours aux agnets dépistre immédiatement le plus léger faux pas de ln part du chas- suur.L'habileté du métis au maniement de la carabine est sans égale.Je pourrais dire que quelques volontaires canadiens pourraient bien tirer avec autant de précision qu'eux à la cible, mais pour juger des distances qui ront aussi étrangement trompeuses que sur l'au, pour la précision mortelle cet la rapidité aveu laquelle ils manœuvrent leurs Winchesters et leurs Remingtons, les Métis ne sont pas seulement insurpassables, mais il ne peuvent portaient exec eux dans de petites char- AVANT LA RÉBELLION Ces dernières années, les Métis, quoique n'abandonnant pas absoiument leur ancien régime de vie, se sont vus forcés, par suite de la disparition du buffle et les empiètements de la civilisation sur les repaires du petit gibier, do se livrer à la culture ; de sorte qu'il est maintenant et cultivateur, et pécheur et chasseur.Dans la région de la Saskatchewan, où la révolte vient d'éclater, les Métis ont trouvé un débouché tout prêt et très profitable pour leurs grains qu'ils vendent aux colons qui arrivent des anciennes provinces ou des vieux pays mais les récoltes sont toujours très incertaines.Un champ qui promet beaucoup est souvent détruit par uno heure de gelée en juillet ou août, ou brûle par la sécheresse.Dans les paroisses de la Rivière-Rouge, les Métis cultivent le foin et des jardinages qu'ils vendent sur les marchés de Winnipeg et ils transportent dans cette grande ville naissante de grande quantités de poisson, de beurre, dœufset de fruits sauvages dans leurs charrettes de la ltiviège Rouge, véhicules grossiers dans la construction desquels il n\u2019entre pas le moindre morceau de fer, les seuls matériaux qui entrent dans leur construction n'étant que du bois et des lanières de peaux vertes.Un grand nombre de Métis, gagnent très bien leur vie de cette manière ; mais ils sont loin d\u2019être économes et ils n'amassent guère.Leurs noces et leurs bals de noces, dont la dance principale est la gigue de la Rivière Rouge, occupent la plus grande partie de leur temps durant les longs et ennuyeux hivers et, je puis ajouter.absorbent une très grande partis de leur argent, Le Métis est un politicien très subtil, et il serait bon de dite qu\u2019il ne s\u2019est jamais soumis volontiers au régime de vivre des Canadiens.Après que le père de Riel eut abandonnée son commerce des lourures en 1849, comme je l'ai dit dans une lettre précédente, et alors que chacun élait libre de faire la traite pour son propre compte, les relations entre les Métis et la Ucwpagnie de la Baie d'Hudson devinrent très intimes et très amicales.La compagnie achetait les produits récoltés dans les paroisses, donnait de l'emploi à nn très grand nombre de personnes, et aidait à la construction des églises et des Geoes.La compagnie était de fait pour les Métis un gouvernement vraiment paternel.Un droit ad volorem de quatre pour cent sur toutes les marchandises en général importées dans le pays et une taxe d'accise d'un chelin par gallon sur les liqueurs spiritueuses, étaient les seules taxes que commandement de Riel.Tout le monde sait que des cadets des meilleures familles de France sont venus au Canada en quête d'aventures et qu'ils sont allés grossir le nombre de ceux qui sous le nom de cou reurs des buis ont été les pionniers de la civilisation dans cette partie du pays.Cus hommes hardis formaient des bandes, se donnaient un chef et pénétraient dans les forêts et les plaines, faisant la chasse aux animaux à fourrures, tout en faisant la traite avec les Sauvages.Le baron de Saint-Castin, que Longfel low mentionne était un bon échantillon de ces gentilshommes qui à la formation de la compagnie du Nord-Ouest, cette organisation Montréalaise établie en vue de foire concurence à celle de la Baie d'Hubson, prirent charge des postes au nord de la Saskatchewan.Les noms de Le Camarade de Mandeville, de Saint-Georges, de Laporte, de Saint-Luc, de Lépinais, (Lépine) de Chaumont-Racette et de Charlais que l\u2019on retrouve portés par des Métis prouvent qu'ils descendent des meilleures fuunilles françaises qui s'établireut au Ca- |et tuait son animal à cent verges.nada.CERCLE ST LOUIS même pas être approchés.On nous a fait tenir la communication suivante : © À une assemblée générale des membres du Cercle St Louis, tenue le 11 avril 1885, la résolution suivante a été adoptée à l'unanimité : \u201c Que les membres de ce Cercle regrettent beauconp les rapports injurieux aux autorités religieuses de cette localité, que certains journaux à l'étranger se sont permis do faire concernant les délibérations de l'assemblée générale tenue le 21 du mois de mars dernier, attendu qu'ils sont inexacis et tendent à fnire croire que ce Cercle est insubordonné aux dites nutori- tés religieuses.\u201d re d'une journée de printemps.SUR LES PLAINS.\u2014 met 0 2 mme \u2014_ Nouvelles d'Europe Les bases du traité de paix entre la France et la Chine paraissent acceptées de part ct d'autres.Les opérations militaires françaisesau Tonquin cesseront aussitôt que la Chine aura évacué ce pays ainsi qu'il a été convenu dans les propositions de paix.bots et leurs enfants nés de femmes sauvages n'avaient pas d\u2019établissements fixes ls parcouraient cet immense pays, mille _ Lu guerre entre l'Angleterre, et la Russie parait être virtuellement commencée bien que les relstions diplomatiques ne soient pas encore interrompues.Lo général tusse Komarof s\u2019est avancé le 7 avec une forte troupe sur Penjdeh et à attaqué un corps d'armée afghane qui so trouvait à Puli-Khisti.Les Afghans, al- lliés des anglsis ont résisté courageusement, mais les russes ont fini par tmom- pher et se sont emparé du cump ennemi après avoir tué 500 hommes.a Après sn victoire lo général Komaroif au lieu marcher sur Penjdeh comme ont le croyait s'est retiré eur lo territoire russe \u2018 La nouvelle de cette première batailie a crée une grande sensation eu larope ; on crui oe : ; ; moi istoi is qui i vit que c'est le commoncoment dos} on mémoire l'histoire d'un Métis qui des- | paggie de la pensaient dans une débauche de quelques [| vec un fusil de chasse.Jours lo fruit d'années do voyages et de commencérent à former des face, Suint-Vital, Saint-Norbert, Sainte- | pas aussi grand que lo Agate, Sainte-Anne, Saint-lrançois-Xavier | Cris, mais tout.Les Cris et les Pieds Noirds se sont battus pendant des années dans la région de la rivière Bataille, où &e trouve maintenant bâti Battleford, et il est rapporté par Finlater, l'un des officiers de la compagnie de la Baie d'Hudson, qu\u2019une fois, en 1852, un Métis, Louis-Brunean, qui se battait pour les Cris, ses alliés (il était marié à une Crise), défendit à lui seul une traverse.Il avait cinq carabines, que les femmes chargeaient pour lui, et il entretint un feu si bien nourri et si mortel, que, dans l'espace de trente minutes.Bruneau tua soixantecing Pieds Noirs qui essayaient de traverser la rivière, à l'aura- La nécessité force les Métis d'acheter les armes les plus efficaces.Autrefoie, lorsque le gibier était si abondant, qu\u2019on pouvait le tuer à coups de bâton ou de flèches, il se contentait de son simple fusil de chasse qui ne portait qu'une balle | d'Ontario et qui ont réussi à obtenir ln les Métis avaient à payer.Le conseil d'Assiniboia n\u2019était pas, comme on l\u2019a souvent affirmé, la pure créature de la compagnie; au contraire, pendant que la compagnie exerçail une puissaante influence sur les membres choisis par le peuple, et que, par conséquent, elle contrôlait ceux de ses employés qui étaient élus conseillers, les droits populaires, pendant toute la période qui s'est écoulée entre 1849 et 1869, n'ont jamais cessé un instant d'être res pctés.Les tribunaux établis par le conseil agissaient comme arbitres plutôt que comme véritables cours de loi, et le peuple vivait heureux et en paix.Sila vie était courte, du moins elle était heureuse : et le bonheur est tout ce que la plus hau- to civilisation promet aux hommes.LES MÉTIS ET LE CANADA Les Métis vous diront que c'est le \u201c Parti Canadien \u201d qui a détruit l'harmonie de leur petite colonie.Ce nom fut donné au Dr Schultz et aux autres pionniors venus cession du pays des Métis à ln Confédéra- Lorsque les troupeaux commencèrent à | tion canadienne.Je n\u2019ai pas l'intention Pendant longtemps ces cowreurs des | éclaircir leurs rangs, il fallut alors se mu- | cependant, d'aborder co pénible sujet.Il nir de carabines, et il fallait toujours se | suffira de dire, que le parti canadien avait procurer à tout prix la meilleure carabine y possible, pour la simple raison que la ré-|en.Son adhésion à M.MeDougall jeta le milles étant considérés comme un court | colte récompensait toujours pour l'argent | peuple contre lui dès avant son départ voyage ; ils visitaient rarement les on-|déponsé en munitions, les chances de tu- | d'Ottawa ; et lorsqu'il lança sa proclaina- droits civilisés excepté quand il s'agissait | er un animal avec un Winchester, disons, | tion autorieaut le colonel Dennis \u201c d\u2019aita- de vendre leurs fourrures.Alors ils dé-|étant plus d'une fois plus grandes qu'a-| quer arrêter, désarmer \u201d et * d\u2019ussaillir ot tout d'abord discrédité le régime canadi- fusiller \u201d les colons, qui n'avaient jamais : ¢ Lord Wolseley et autres soldats anglais | été consultés sur ce changement le mai- périls.Mais on augmentant en nombre ils | qui ont connu le Nord-Ouest, ont déclaré | tres, la résistance s'en suivit comme ma- brent i i _ Cablisse- | que les Métis Ctaient sans riveaux comme | tisre de fait, les Métis écossais à Kildouents qui bientôt devinrent importants.| solduts d'infanterio légère.Régle généra- | an étant aussi soulevés que les Métis fran- Des paroissesgiurent établies sur les bords | le, son physique est meilleur quo celui | çais.de la Saskatchewan et de la Riviore-Rou- | du Sauvage et il peut endurer autant de ge, où l\u2019on trouve maintenant Daint-Boni- [fatigues et de privations que lui.Il n\u2019est [session du Nord-Ouest ne s\u2019est pas eflacée Lu manière dont le Canada a pris pos- 8 re ied Noir ou le|dula mémoire des Métis.M.Medougall ne, il possède leur souplosse de | qui a été la victime d'une foule de quoli- peint Laurent, Saint-George et la baie | membres et leur force de vision, tandis | bots, tient encoro l'une des premières pla- aint-l'aul.Leurs traces sont visibles par- | que la charpente est plus forte et plus | ces dans les complaintes que chantent les var exe] çÇ robuste.Lo Métis écossais descend des of- ! Métis au coin du fou.L'une de ces com- exemple, Qu'Appelle, nous remet | ficiers Montaguards et Orkney do la com- | plaintes, intitulée: Les tribulations d'un voi nie d'Hudson, ot il diffère | malheurewx, est presque devenue la Mar- seillaise des paroisses Métisses, Elle commence par ce couplet : Est-il rien sur la terre De plns intéressant | Que la tragiquo histoire De McDougall et ses gens Je vous la conteral, Veuillez bien m'écouter.Elle contient quinze autres couplets.Le dernier, qui est toujours accueilli par des applaudissements enthousiastes, lance un défi a la domination canadienne: Aujourd'hui que va dire Monsieur le gouvernement Sera-t-il noir de rire Quand il verra ses plans Déjà tous culbutés Par tous les Bois-Brulés ?Riel vst l'incarnation et la prreonnifica- tion de ce sentiment de défiance, et 11 semble y avoir fait appel avec succès parmi les Métis de Saint-Laurent, qui se plaignaient depuis longtemps dv griefs provenant du système d'arpentage en bloc, et du relus de la part du gouvernement de les faire participer à l'octroi de terres accordé en vertu de l'acte de 1870, aux Métis du Manitoba.DECES Nous avons le regret d'apprendre la mort de William French Ber M.D, ci-devant de St Hyacinthe arrivée le 28 mars dernier.M, le Dr Franch était agé de Tb aus ; il emporte les regreis d'un grand nombre de parents et d'amis.II était le beau-père de M.Ol.Dostalaire de St Maurice.Avis aux Cultivateurs.Ble Llane de Russie $1.30, Laurent 1.45, Graine mil 2.16, Trètle rouge 11e, Atsike 14e, Plitre $1.1 le quart, Maux SI.7 + Ia borrique, Farine «n poches S1.75, 1.90, 200 et 225, cn quart $3.75 er 4.5), Farin- Atlus $3.60 par 140 ta, Thé (be, 200, 250, 3 \u2018\u20ac, 40 et 5 ©, Cassonade 5e 5Jc Ge, Suere blnne 7«, Nous prenons le graiu au prix dum rehé en échange pour nos effete.Une réduction importante sem faite au commerce.Place d'uffaire Nos 10 et 11 marché aux Denrées et Nos 81, 33, 35 ct 37 Rue St Antoine.L.T.CORMIER.Teois-Rivitres 9 Mars 1885.120; Ventes par le Shérif C.5.No 244 La Bunque Union B.G.vs Bureau, Trois-Rivières, Nos 1672 et 442 - nu cudas re, avec les bâtissus, circonstances et dépendances, Vente au Lurean du Shérif, à Trois-Riviè.cs, lv avril courant à 10 à m.C.#.No 116.Lacroix va Lacroix, Champl in, Nos 350 et 290 du cadastre.Vente à la porte de l'églis- de Champlain, le 16 av il courant, à 1+ mu.C.8.No 26 Champagne vs Goulet, St Stanislas, Nos 301 ct 273 du cadastre, avec bâtisses, circonstances et dépendances.Vente à la porte de l'église de St Stanis'as, le 23 avril courant, à 10 à.mm, CHARLES DUMOULIN, Sharif 16 BUREAU DU SHERIF Trois-Rivières 7 avril 1885.heriff's Sales 8.C No 240.\u2018The Union Bauk I, C., Three Rivers, Nos 1672 and 442 of the cadustre, with buildings, circumstances and dependencies Sale at the Sheriffs office, at Three-Rivers, on the 16th April instant at 1+ A.M.5.C.No 116 Lacroix vs Lacroix, Champlain, No 350 and 280 of the endastre.Sale at Church door of Champlain, on the I6th April inst, at 10 A.M, 8.C.No 26 Champagne ve Goulet, St-Stanislas, 301 and 223 of the cudastre, with buldings, circumtanecs ond dependencies Sule at Church door of the St-Stanislas, on the 23th April inst, at 10 A.M.CHARLES DUMOULIN, Sheriff's.SHERIFF'8 OFFICE Three Rivers Tth April 1885.AVIS.Un jeune homm - écrivant correcteisent le fmnçais ot l'anglais, avce une bonue écriture rapide, trouvera de l'emploi en s'adressant au soussigné, Trois-Rivières, 21 Mars 1885.L.U, A.GENEST, LA CORPORATION DE LA CITE DES TROIS-RIVIERES.Les personne: qui dé-irent obtenir des licences d'auberges, restaurants, hôte 8 de tempérance ou magnains pour la vente des liqueurs, sont requises de traamettre leurs cortifientsau bureau du sonssigné, lo où avant LUNDI, le trentidme jour do Mars courant.J.G.A.BE IGON, Secrôtaire-Trosorier.AVIS.Ln société ci
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