Le Journal des Trois-Rivières, 23 avril 1885, jeudi 23 avril 1885
[" VINGRIEMH ANNÉE TROIS-RIVIÈRAS JEUDI 28 AVRIL 1885.CATHOLY REDIGE PAR UN Comité de Collaborateurs.Feuilleton du JOURNAL.AVOCATS ET PAYSANS.XXI LA MISÈRE L'œil perdu dans les profondenrs du ciel, une de ses mains appuyée sur le bord de la fenêtre, de l'autre serrant un petit crucifix sur sa poitrine, elle oubliait les heures qui passaient, et voyant les feux du jour s'éteindre dans les voiles gris du soir, elle songeait à l'instant où son âme ardente, sublime parcelle d'un foyer divin, irait se confondre avec la lumière incréée de la science et le feu consumant de l'amour éternel.\u2014Françoise ! Françoise ! appela Guillaume, d'une voix à peine distincte, lu es morte avant moi\u2026 c'est ton esprit qui me visite.ne me maudis pas, ne me punis pas.Au son de la voix de Guillaume, Françoise s'avança vers le lit, et se penchant près du malade : \u2014Ne vous inquiétez pas, mon cher mari, lui dit-elle, je ne suis point Un esprit, et grâce à Dieu, je puis vivre encore pour vous soigner, \u2014Me soigner\u2026répéta Guilaume, mais quand je serai guéri.\u2014Quand vous serez guéri, nous travail- lerous ensemble pour gagner le pain quotidien.Le malade se souleva gur sa couche.\u2014Ja vais mieux.reprit-il, la fièvre s'en est allée\u2026Je ne me trompe pas ! c\u2019est bien Françoise\u2026mais comment peut-elle dire que nous {ravailleronsen semble quand je l'ai\u2026 \u2014Ne pensez pas à ces choses, cher Guillaume, elles vous feraient mal.ne vous inquiétez ni de noi, qui vous aime, ni de l'avenir, qui appartient à Dieu.Guillaume guérit, mais l'un de ses bras demeura paralysé! Quand il acquit la certitude que jamais il ne pourrait se livrer à un travail capable de le faire vivre, quand il \u201cse vit non-senlement inutile, mais embarrassant pour tous, il fut pris d'un accès de désespoir approchant de la folie furieuse ; et comme Françoise tentait de le consoler : \u2014Mais tu ne sais donc pas que je suis presque un inendiant ] s'écria-t-il.\u2014Non, lui répondit-elle, tant que mes bras ponrront servir ma volonté et mon désir, Guillaume Bourvard ne mangera le pain de personne.Lo vieitlard chancela, et, pour la première fois, cet homme fait de vanité et de pussions mauvaises, eut l'âme envahie pour soudaine émotion de tendresse, Du bras qui lui restait libre il pressa sur su poitrine celle dont il avait changé la vie en martyre.Dès que Guillaume put se passer des soins de sn femme, celle-ci demande de l'occupation dans le village.Ce fut à qui cherchorait à adoncir ce que sa position avait de douloureux et lui témoignerait plus de sympathie.Malheureusement, dans les campagnes le prix des journées n\u2019est pas élevé.Magloire insista pour que Françoise et son mari continuassent à demeurer chez lui ; mais le paysan, que le malheur ne pouvait dompter d'une fa- gon absolue, refusa obstinément, et Françoise lona une maison bien humble, mais exposée au soleil et bâtie au milieu d'un petit jardin.Elle lui coûtait dix écus par an.Ses voirius et ses amis vinrent à son aide pour le mobilier, Le peu d'argent qu\u2019elle avait rapporté de chez M.Michon y fut consacré, et\u2019 uinze jours après le rétablissement de | uillaume, le pauvre ménage s'y instal: 8.Frunçoise so levait à quatre heures, faisait la soupe pour le déjeuner de son ma- 1i, mettait tout en ordre, et, a cing heures, elle partait pour sa journée.Pendant les premiers temps, Guillaume demeurait seul, n'osant dépasser l'enclos de son courtil, humilié de sa misère, plus honteux encore de voir que la femme dédaignée, méprisée, chassée par lui, était sa seule consolation et son nnique amie.Françoise comprit qu\u2019il fallait occuper Guillaume.Bien que paralysé il pouvait encore se livrer à quelque travail; elle lui procura des instraments de jardinage.des houtu- res et des graines, et Guillaume mit à entretenir le petit parterre avec un soin et un plaisir tels, qu\u2019il dut à Françoise d'être guéri pour jamais de cette terrible et mortelle maladie qui s'appelle l'ennui.Quel ques voisins lui confièrent des bestiaux à garder, et quoique le salaire do cet em.QUE, POLITE es Eee EE IN NECESSARIIS, UNITAS ; IN DURIIS, LIBERTAS ; IN OMNIBUS, CHARITAS ploi fût bien modique et consistât seulement en quelques boisseaux de pommes de terre et en quelques mesures de froment, le fermier accepta avec reconnaissance.Guillaume était bien changé depuis sa maladie.Ses cheveux étaient devenus blancs, sa taille s'était voûtée, ses yeux avaient perdu leur expression de dureté, sa voix s\u2019était adoucie, et quelque chose d'humble et de craintifrégnait maintenant dans toute sa personna.Autant le fermier de Rosefeuille avait été fier de sa fortune et de son fils, quand ce fils, à l'âge de seize ans, paraissait devoir justifier de ses espérances, autant au- jourd\u2019ui il se courbait sous le malheur ; il se méprisait en proportion de l'opinion exagérée qu'il avait eue de sa force et de son influence.C'est alors que Françoise se montrait admirable.Blle relevait son courage, palliait les fautes passées, adoucirsait l\u2019amertume des souvenirs et faisait briller une Ineur d'espérance.Cette femme, qu\u2019il avait crue stupide et incapable de tout raisonnement, trouvait dans la charité de su tendresse une éloquence pénétrante qui l'apaisait par degrés, le calmait com- plétement, puis le relevait peu à peu, le soulevait, l'arrachait à son désespoir, ranimait devant lui un flambeau céleste et le laissait comme ébloui de la lumière qu'elle avait fait luire dans son me.Sa guérison morale fut plus lente que sa guérison physique ; mais elle fut radicale, complète, et, pour la fêter, Françoise dit à Guillaume : \u2014Si nous invitions M.le curé, Magloire et Claudie à diner chez nous ?Le paysan sourit avec amertume.\u2014Jit pour cela, dit-il, nous emprunte- vous la grande saile de Rosefouille, les touailles à {ranges que nous mettions sur la table, la belle vaisselle d'étain, les quartiers de lard salé et le cidre doux que nous avions par tonnes.\u2014Non, répondit Françoise, il ne sera besoin de rien emprunter.Nous servi- rous aux choux la côte de porc frais que j'ai mise au saloir ; je tuerai une de mes oies ; les salades que tu cultives sont magnifiques ; il nous reste une bouteille de vin vieux ; grâces à Dieu, pendant les veillées de l'hiver dernier, j'ai filé des nappes et des serviettes qui ne nous feront pas honte.Il y a du mivl dans ler raches, des fruits sur les arbres; nous dresserons le couvert sous la tonnelle, et ce ne sera ni M.le curé, ni Magloire, ni Claudie, qui se trouveront mal reçue.\u2014Fais comme tu voudrais, femnme, répondit Guillaume L'idée de ce diner fut souveraine pour achever de rétablir le malade.La pensée de Françoise était un de ces traits de génie que le cœur des femmes sait trouver.Ce repas, quelque modeste qu\u2019il fût, rapprochait Guillaume de ce qu'il avait été.La fermière arriva un matin chez Nicole ; elle portat un gros paquet.\u2014 Voisin, dit elle, voici une redingote que vous avez faite autrefois.\u2014Et je puis me vanter qu\u2019elle m'a fait honneur \u2014Elle ne nous a pas porté chance, à nous ; coupez-là, et trouvez dans les pans de quoi fane une veste ronde bien ample et bien commode, bonne enfin pour un paysan et pour un malade.\u2014Et vrai comme je m'appelle Nicole, dit le petit homme dont les yonx se monillèrent, vous ne me paierez pas de façon.\u2014Je n'ai point honte d'accepter, voisin ; vous yarderez la garmture des boutons d'acier.Et le matin du jour du diner, Guillaume trouva sur son lit cette veste chaude et cossue qui rappelait tant de souvenirs, et prouvait une fois de plus avec quel art Françoise savait guérir les blessures du passé.L'abbé Lambert accepta l'invitation du pauvre ménage ; Mwgloire arriva avec sa meilleure humeur ; Claudie atmena l'ainé de ses fils.Grand-Louis était un beau et fier garçon, au teint clair, aux bras athlétiques, à l'expression bienveillante, I] personnifiait le travailleur des campagnes, simple et franc, vaillant et doux.Il était l\u2019orgueil de sa mère.Nul mieux que lui, dans tout le village, ne soulevait un poids énorme, nul ne rendait plus volontiers service à un enfant.En le voyant, la pensée de Guillaume se reporta vers ILilaire, qui, s'il l'avait laissé grandir au village, serait maintenant un bon ladoureur, soutien de sa vieillesse.Nes paupières rougies s'humectèrent de larmes; il chercha la main de Magloire et la serra vivement.Grâce à Françoise, Guillaume eut raison d'être fier de ce diner, dont la pensée, la composition et l'ordonnance avait pendant trois mois été l'idée constante de l'excellente créature.Un dimanche Guillaume et sa femme devaient sonper au moulin de Claudie.Françoise avait mis sa jupe de drap brun une coiffe d\u2019un blanc de neige était étaléo sur le lit ; Guillaume entra, tenant dans sa main un mouchoir de Chollet à grands carreux jaunes el rouges.\u2014Françoise, dit-il d'une voix teemblan- te, j'ai aidé à Benoit à rentrer son blé et j'ai fait des économies\u2026veux-tu accepter ce mouchoir.et le porter pour l'amour de moi.Oh ! jamais fiancée voyant étaler devant elle les merveilles d'une corbeille de noces, jamais jeune fille choisissant selon ses caprices les étoffes, les fleurs et les dentelles de sa fantaisie, n\u2019épouva une joie semblable à celle que ressentit cette femme, vivillie avant l\u2019âge, quand elle reçut des mains ds son mari en che- voux blancs ce pauvre mouchoir de Cholet.Elleavait donc fondu la froideur de cette Âme ; ses larmes avaient creusé le roc; sa persévérance avaient triomphé d'une indifférence qui avait pesé sur toute sa vie.Ille avait ignoréles joies de la jeune épouse ; mais elle recueillait enfin cette grave tendresse, cette recon naissance profonde, cette confiance sans limites qui est le trésor des ménages.Le bonheur Ini venair tard ! C'était un automne paisible qu\u2019elle sa vourait sans avoir connu le printemps et ses fleurs, l'été et ses fruits.Est-ce à dire que tous deux jouissaient d\u2019un bonheur complet ?Non,, l'image d\u2019Hilaire les poursuivait.Aucun d'eux n'osait en parler, dans la crainte de rou vrir une cicatrice mal fermée; mais ni Françoise au sein de son existence paisible, ni Guillaume au milien du calme bienfaisant qui succédait pour lui à des années de luttes morales et de cruelle misère, ne parvenaient à oublier celui qui ne s'était montré leur fils que pour recevoir leurs bienfaits.C'était la plaie vive de leur âme, l\u2019ombre de leur félicité ; et aucun d'eux n'osait dire à l'autre ce mot qui résumait toute leur vie: \u2014Hilaire! (A continuer.) \u2014_\u2014\u2014\u2014- INSURRECTION DU NORD OUEST.Winnipeg, 21\u2014Une dépêche reçue aun- jourd\u2019hui ici par les autorités de la compagnie de la Baie d\u2019Hubson de Calgary, vid E*monton, déclare fausse la nouvelle du massacre du lac aux Grenouilles.Ceci confirme l'idée qu'a toujours entretenue Su Grandeur Mgr l'Archevêque Taché, qui a toujours eu des doutes sur In véracité du rapport de ces atrocités.L'on continue de croire cependant à l'authenticité de la première nouvelle.LE GENERAL, MIDDLETON.Otlawa, 21\u2014Des télégrammes du général Middleton mandent que la traverse est maintenant sire, et qu'un certain nombre des hommes ont traversé.Il aen- voyé un parti d'éclaireurs sous les ordres de lord Melgund et ils se sont emparé de trois éclaireurs de Riel, appartenant à la bande des T'enons Sioux, dont le chef est le Casque Blnc a été forcée de se joindre à Riel.Le général Mddleton en a obtenu deux prisonniers et a envoyé le troisième dire aux Casque Blanc et à tous les Sauvages, que le Canada ne fait pas la guerre aux bons Sauvages, et qu\u2019il ne leur sera fait aucun imal s'ils restaiént dans leurs réserves.Le général a dit qu'ils avaient franchi une distance de 198 milles en onze jours, ce qui, vu le mauvais état des chemins, équivant à un tour de force pour des soldats qui vont pour la première fois en guerre.Le 90ème bataillon de Winnipeg a franchi les coulées ayant de l'ean jusqu'à la ceinture, mais personne ne s\u2019est plaint.Il a de nouveau changé son plan de campagne, parce que le colonel Irvine devait être à Tatoche le 18 et que le manque de munitions et de moyens de transports l'ont empéché d\u2019arrlver a temps.Les troupes ne pourront traverser la Saskatchewan que lundi, parce que la corde qui sert à la traverse du bateau est usée, Trois canons seront envogés par cette route pour protéger 1es traverses de Gahriel et de Batoche.MOUVEMENTS DES TROUPES.Le 90ème bataillon et le reste des troupes sont arrivés à la traverse de Clarke hier soir.Lo 12ème York Rangers et le 91ème des Grenadiers de Manitoba serviront de réserve et garderont la ligne de commv- nication, Il n\u2019y avait pas d'avoine pour les chevaux et il n'y avait des provisions que pour denx jours hier soir, au camp da la traverse de Clarke.On en attend d'autres dans nno couple de jours.Le Dr Orton n été nommé médecin de | brigade et le capt Hague fait partie du corps.Laurie et du colonel Von Straubenziecommandement près-midi et vont garder le bateau.jusqu\u2019à Battlefordet du bataillon de Miblaudporte qu\u2019elle direction.LES \"ÉGLAIREURS DE RIEL.les montagnes environnantes.aperçus dans les environs.NOUVELLES DE SASKATOON.traverse Batoche.NOUVELLES DE BATTLEFORD.fient leurs propres villages.DISEITE DU FOIN, des vivres que pour deux jours.UN AVERTISSEMENT DE RIET.cun mouvement de ce côté, cependant.MOYEN DE TRANSPORT.d\u2019hui sur la Saskatchewan, ici, LA MARCHE DE VENDREDI.le transport rapide des peu de temps.envoyé de provisions pour elles.LA POSTE ET LES VOLONTAIRES, fournissant les timbres poste.TEMOIGNAGE DE M.WALSH, situation a un membre de la presse.Une dépèche de Swift Current annonce l'arrivée on cet endroit, hier, du général Les compagnies 1 et 2 du 35ème bataillon sont parties hier matin pour la traverse de la Saskatchewan du Sud, sons le du colonel Tyrwhitt.Elles sont arrivées à la traverse celte a- Le colonel Otter continue sa marche Le général Laurie ne sait pas encore ce qu'ils vont faire du reste du 35e bataillon Traverse de Clarke, 2l\u2014Au moment où on commençait à assvoir le camp ici hier on à aperçu des signeaux donnés sur Plusieurs éclaireurs de Riel ont été Traverse de Clarke, 21\u2014Un messager arrivé de Saskatoon.situé A 18 milles d'ici annonce que cette place est continuellement menacée par les Métis campé à la Traverse de Clarke, 21.\u2014Les nouvelles reçues de Batleford annoncent que les sauvages s0 sont retirés ct qu'ils forti- Traverse de Clarke, 21.\u2014Les chevaux de l'expédition n\u2019a pas eu de foin a manger depuis hier soir.Ce matin on a réussi à trouver quelque peu.Les troupes n\u2019ont Traverse de Clarke, 21\u2014Riel a averti les populations de la Saskatchewan de se préparer à la mort.Il n\u2019a encore fait au- Traverse de Clarke, 20.\u2014Les moyens de tronsport doivent être établis aujour- Traverse de Clarke, 20-\u2014Tout considéré la marche d'hier a été des plus remarquables et a prouvé que si le général Middleton avait tout ce qui lui faut pour approvisionnements il mettrait fin aux troubles en très Le temps était froid et il a neigé une partie de l\u2019'avant-midi.Les chovaux manquaient de foin depuis 24 heures ; les tronpes n\u2019ont guère été mieux partagées Par suite d\u2019un malentendu on n'avait pas Ottawa, 20.\u2014Le directeur général des postes, l\u2019honorable M.Carling, son attention ayant été attirée sur le sujet a décidé et le gouvernement à approuvé sa déci- son, que les lettres des membres de la police active en campagne, seraient tran- mises franco à leur destination.Les soldats écriront leurs lettres, le général ou les officiers commandant du corps y opposeront leurs initiales, elles seront ensuite liées par paquets et adressées au maître de poste de Winnipeg qui les dirigera sur le bureau de poste le plus rap: proché.Lorsque les lettres arriveront à Winnipeg elles seront timbrées et trans- misesa leur adresse,le gouvernement Ottawa.20\u2014Le major Walsh.ex-chef de police a cheval, qui a acquis beaucoup d\u2019exqérience sur les plaines du Nord- Ouest, au milieu des Sauvages ect.des Métis, vient de donner son opinion sur la \u2014Il ne me parait pas probable dit-il, QUE ET LITTERAIRE, -\u2014 Epirguns-Pnornifraing G] DESILETS & FRERE | \u2014 Comment pensez-vous qu'on devrait traiter les indiens ?ç \u2014Comune le général Miles a traité ses Sauvages en combattant ces mêmes Sioux Il ne s'arrêtait pas à des éclaireurs, les hommes qui faisaient le plus fort de la besogne, y compris les combate, Gtaient Sauvages.J'ai été dans son camp plusieurs fois et j'ai appris ce qui était encore.Si vous êtes pour vous battre sur la prairie, il faut que vous ayez des hommes qui sachent co que signifie un combat dans les plaines, c'est-à-dire a ce qui regarde les Sauvages.Je ne parle pas des Métis, parce que je ne crois pas qu'ils désirent la guer- On croit que des troupes seront station- | re.\u201d nées à différents endroits à l\u2019ouest de Calgary, afin qu\u2019elles soient prêtes à un moment donné, à se transporter dans n\u2019im- LE LIEUTENANT:COLONET.Toronto, 20 \u2014Le lieutenant colonel Ouimet, du 65e bataillon, actuellement à Calgary, est passé par Toronto ce soir en route pour Montréal.Son bataillon est commandé temporairement par le lieutenant colonel Hughes.Ce sont des affaires urgentes qui ont donné lieu au retour subit de M.Ouimet à Montréal.Le lieutenant-colonel du 65e bataillon retournera dans quelques jours.Il nie de lamanière la plus formelle la nouvelle publiée par certains jouruaux a savoir : que le 6eme bataillon aurait refusé de se rendre à Edmonton.Comme question de fait il n'a été reçu aucun ordre prescrivant ce mouvement.M.Ouimet déclare que le 65e est prêt, sur un ordre, à aller à Edmonton ou à n'importe quel autre ondroit, et qu\u2019il est prêt, de même, à su rencontrer avec l'ennemi, n'importe quand.Fort Arthur, 20\u2014Le bataillon de Halifax, est parti de Jackflsh Baie ce matin, il warrivera & Winnipeg que samedi soir.RIEL DESERTE PAR SES TROUPES Winnipeg,20\u2014Des nouvelles de la tra- verso de Clarke Crossing, nous apprennent que Riel a été déserté par ses partisans à l'approche des troupes.On s'attend à une débâcle de la Rivière Rouge lundi au plus tard.Tout semble annoncer l'approche du printemps.AUCUNES NOUVELLES DU FORT PITT.On a regu aucune nouvelles du Fort Pitt, on esl porté à croire que la situation est la même.On a envoyé deux courriers hier, on espère qu\u2019ils pourront parvenir jusqu'au fort.RIEL LANCE UN MANIFESTE.Riel vient do lancer un manifeste dans lequel il explique au long la cause de la révolte des Métis.Il commence par dire que l'une des premières députations au gouvernement était conduite par le Rév.Père Laduo, en 1884.Elle avait pour but de soumettre au ouvernement les griels des Métis de St.Albert et du district de la Saskatchewan.Riel dit que le gouvernement a avoué son tort, du moment qu\u2019il a nommé une commission pour redresser les griefs des Métis.Il dit ensuite que les ministres ont plusieurs fois promis de s'occuper des droits des Métis, mais qu qu'ils n'en ont rien fait.Mgr l\u2019Archevêque Taché, M Royal, M.P., ainsi que plusieurs membres du Bas- Canada, ont plusieurs fois demandé que l'on fasse justice rux Métis et aux Peaux- Rouge.L'éternelle réponse était \u201c on s'ucoupe- ra bientôt de la chose.\u201d Ceci s'est continué de 1872 à 1876 époque vers lnquelle le gouverneur Laird prit la chose en main, et demanda instamment de faire justice, mais sa demande fut ignorée.En 1876-77-79 on se plaignait aux officiers du gouvernement, ceux-ci firent la sourde oreille.En 1878, lorsque sir John A.Maedonald vint au pouvoir de nouvelles députations lui furent envoyées.Riel est d'opinion quo M.Dewdney a dû tromper le gouvernement, il est donc responsable pour tous ces troubles.GABRIEL DUMONT, LE PLUS AOTIF DES que les Métis aient l'intention de se battre mais si on n'agit pas rigoureusement en cette circonstance avec les Sauvages, ces REBELLES derniers se souleverent toujours.tre qui était présent.\u2014Mais Pied de Corbeau le chef des Pieds Noirs, vient d'envoyer au gouvernement un message des plus loyaux et des plus rassurants, observa un ex-minis- \u2014Oh ! vous pouvez avoir autant de ces messages que vous désirez, un de chaque tribu, mais il ne signifient rien.Cela ne dépend pas des chefs, voyez-vous, on Il est dit que Gabriel Dumont.le frère de celui qui a été tué au Lac aux Canards est l'homme le plus actif du camp des res belles.Il force les métis a s'enroler, bon gré, mal gré.On l'accuse d\u2019avoir soulevé les Sauvages mais il se défend de cette accusation en disant que les Sauvages se sont soulevés d'eux-mêmes pour venger leur morts dans différentes circonstances ot pour forcer le pourrait leur faire garder la paix, mais il ÿ a toujours nombre d'autres, qui dans une occasion comme celle-ci, se joignent à un parti ou l'autre.\u2014Les Pieds Noirs ?\u2014Oui, n'importe lequel parmi eux, ils sont tous pareils sous ce rapport.gouvernement à leur rendre juatce. we vus D D Le amer a par tin il mm LR JOURNAL DHS TROIS-RIVIÈRE 28 AVRIL 1885 «© polo LFS TROIS-RIVIERES JEUDI, 23 AVRIL 1886 Courrier.Le général Midleton et ses troupes ont dû arrivée hier à ln Traverse a Batoche où Riel doit être retranché avec ses hommes s'il veut livrer bataille.Les troupes de Midleton ont fait 198 milles en 11 jours ce quiest considéré comme une marche très rapide vn l'état du pays à la fonte de neiges.Des nouvelles importantes sont attendues d'un moment à l'autre.Les sauvages n\u2019ont pas encore attaqués Battleford, ni Prince Albert.Les provisions ne foni pas encore défaut dans ces deux endroits et l'on attend avec confiance l\u2019arrivée des troupes.Prince Albert est a environ 40 milles au Nord de Batoche sur Ja branche Nord de la Sascatchewan et Battleford à environ 100 milles à l'ouest sur la même rivière.La brigade du col.Otter, destinée à ravitailler Battleford s'avance toujours.On a réussi a obtenir des moyens de transport pour les troupes.La distance qui le sépare de Battleford sera probablement franchie dans cinq jours.Le détachement est accompagné d'une mitrailleuse Gatling qui restern avec la colonne du général Middleton & Clatke's Crossing.Samedi il a neigé abondamment ce qui a grandement incommodé les troupes.Des stations ceront établies à vingt-deux milles de distance l\u2019une de l'autre pour assurer des communications.Samedi les tronpes ont fait quinze milles et environ vingt-cinq hier.Le terrain était détrempé et les voilures enfonçaient profondément dans la boue.Tous les soirs on fortifie le campement comme précaution contre une attaque nocturne.Un corps de troupes de \u201800 hommes sous le commandement du Col.Strange et composé du Goème Bataillon de Mont réal, Lt Col.G.Hughes, et de ln police montée est parti pour Emondton.Des nouvelles recues de Battleford annoncent qu'un courrier du fort Pitt, informe qu'il a trouvé le fort abandonné et que les cadavres de deux soldats de la Police gisaient à l'extérieur.I croit que le fort aura été pris par les sauvages et qu'une partie des habitants se sera enfuie en bateau vers Battlelord par la rivie- re.Le fait qu'ils ne sont pus encore arrivés après 5 jours quand lo trajet peut se faire en 48 heures, laisse craindre qu'ils auront élé massacrés ou fait prisonniers por les Cris.Les habitants de fort Pitt étaient au nombre d'une cinquantaine environ.Une dépêche adressée de Winnipeg à la Minerve et venant de bonne source contredit la nouvelle du massacre du lac aux Grenouilles et dit que les R.R.Faffard et Lemarchand n'ont pas été tués.En général, on est d'opinion à Winnipeg que toutes ces nouvelles à sensation homme on femme, âgé de 21 ans, proprié- mar men rem qe Cependant l'opposition continue plus taire, locataire on occupant un immeuble | vive que jamais, et bientôt l'arrêt fatal est de $300 dans les villes et $150 dans les | prononcé ; le Dépôt, poursuivi par les li- comtés ou payant un loyer de $20 par an- | braires, succombe sous un vote du la Lénée.20 Les fils de cultivateurs, et d'ouvriers| M.la Surintendant gislature.Coup trois fois douieureux pour qui s'écrie, l'âme dont la propriété peut-être subdiviséo ont | plongée dans la douleur : \u201c Le Dépôt n'a aussi droit de vote, même malgré leurs pé- | {ail aucun mal, et il à fait beaucoup de res, ainsi que les personnes ayant un re | bien ; à dire vrai, il a hâté de 10 ans des venu annuel de $400.rélormes d\u2019une utilité de premier ordre.80 La nouvelle loi pourvoit à ce que | Je prends acte du fait qu\u2019en abolissant le les listes électorales soient failes par des | Dépôt de livres, on m'a enlevé le moyen Reviseurs, ou officiers publics, qui seront | le plus eflectif que je possédais pour ac- juge sans appel des question de faits.complir des réformes, et je dégage nelte- Chaque fois qu'il a été question de ce| ment ma responsabilité des conséquences projet de loi nous avons avons protesté |de cetto malheureuse détermination contre son adoption, car nous sommes | (Rap.de 1879-80.) convaincu qu'il est anti-social el aura des conséquences désastreuses.* Pour conjurer le mal et rem placer, dans une certaine imesure, Je Dépôt de livres, La reconnaissance des droits de la lem-| je demandorais que ln Législature votht me en politique est une des errenrs pro-| une loi ainsi conçue : nées par les revolutionnaires les plus avancés.Le fait d\u2019arracher * Les municipalités scolaires sont obli- la femme | gées de pourvoir leurs écoles des fourni- aux devoirs dela famille pouren faire | tures classiques nécessaires, et de distri- le victime des cabales et des menées éleo-| buer gratuitement aux enfants inscrits torales est une cruauté et une injustice.[sur le journal de classe les fivres, les ar- Une des plus nobles gloires du christiu- | duises, les cahies, les cragons, l'encre el.tou- nisme à été la réhabititation de la com-|tes autres choses nécessaires ou utiles à pagne de l'homme, el personne n\u2019osera | l'enseignement ; et les dites municipalités nier que cette rehabitation est encore le| devront acheter le tout avec leurs propres cachet de la civilisation chez les peuples.| fonds et augmenter en conséquonce les Faire sortir In femme du rôle que lui | cotisations, s'il y a lien.\u201d (Rap.de 1880- assigne la modestie, la décence et les de- | 81.) voirs sacrés qu'ellea à remplir, pour Idée vraiment lumineuse ! Le Dépôt est l'entrainer dans les luttes passionnées de | mort, vive le Dépôt ! Si je ne puis l'avoir partis et l'exposer n perdre ainsi le respect | chez moi,se dit M.Ouimet, du moins qui l'entoure, c'est à notre sens poser on | l'aurai-je chez MM.les Commissaires d'é- principe l\u2019œuvre de sa dégradation.coles.MM.les Inspecteurs y auront l\u2019œil De plus dans l'application de ce pro-| et ln main; ce mode, quoique moins lu jet de loi qui veut que ln femme s'ocou- | cratif, me permettra d'introduire dans les pe elle même de ses droits politiques, qui | écoles les ouvrages pour lesquels \u201c les au- va oser prétendre que cet être faible etltorités \u201d manilestent de la préférence, et timide aura les mêmes avantages et les|ainsi d'opérer la révision qui doit nous mêmes moyens que l'homme pour defen- | conduire à l'uniformité d'enseignement.dre ses intérêts et faire prevaloir ses opi- Sous ce feu roulant de circulaires et de nions?11 y a donc injustice flagrante à [rapports du Surintendant on conçoit quel- son égard.C'est du reste une le activité déployaient MM.les Inspecmaxime de notre teurs pour éliminer des écoles \u201c les onvra- droit et, en général, du droit de tous les | ges anciens \" et y introduire ceux \u201c pour peuples chrétiens, que le femme est inha- lesquels l'autorilé témoigne quelque pré- bile à remplir les fonctions publiques.Lt c'est un motif de justice autant que de charité qui a déterminé le législateur à | dernier, dit l\u2019un des deux, j'ai recommandé entourer la femme de cette protection.férence.\u201d \u2014 * Conformément aux instruc- lion que j'ai reçues de votre Département l'an partout l\u2019introdnclion et l'usage du livre Voilà pour un des articles de ce projet | do lecture graduée de Montpetit.\u201d\u2014J'ai de loi.Quand aux autres articles qui pourvoient a étendre le droit de vote a une foule de gens qui ne sont pas réellement attachés à la propriété, ce sont des armes que l'on met en reserve pour les ennemis de la propriété elle même, du capital et de l'autorité paternelle.En effet, donner la qualification électorale sur la propriété paternelle aux enfants, sans le consentement du père de famille et même malgré lui, c'est mépriser l'autorité de ce dernier et commencer pouiller; c'est metire les enfants sur un pied d'égalité avec le père, ct même, à raison de leur nombre, leuF assurer ln préponderance sur les volontés du chel| Bt voici la sanction : Si les instilutrices de la famille.r Bref, c'est porter la guerte dans l'asile sacré du foyer paternel.Maintenant au point de vue £cocial, quand les non propriétaires qui, dans les villes, surtout forment une partie si considérable de la population et parmi les quels se recrutent les gons turbulents et avides de ces prétendues améliorations ou travaux publics ou les deniers du trésor sont dépensés en salaires sans utilité réelle : quand ces hommes, disons nous, auront voix au chapitre et feront la loi concernant de prétendus massacres, ne sont que des inventions pour exploiter la curiosité publique.Le col.Ouimet, commendant le 65ème Bataillon a Calgary et qui est revenu à Montréal pour uiluires privées laissant le commandement an Col.Hughes, est tombé gravement malade chez lui par suite de In fatigue.LE CONFIT ANGLO-RUSSE.Les nouvelles sont toujours à ln guerre du coté de l'Afghanistan.Les negociati- ons diplomatiques continuent, mais les armements et les mouvements de troupes également.Tout cela n'est que lo présen- bule obligatoire avant les premiers coups de canon, LE CHOLERA EN FRANCE ET ESPAGNE.Le chéléra a fait, dit on, sa réapparition à Toulon, Il parait que le choléra existe à Paris depuis le 16 janvier, et qu\u2019il a fait sa réapparition à Toulon et éclaté dans la Russie septententrionale.Dans les premiers jour jours de mars, il a apparu daus la province de Valence (Espagne.) et il faut craindre son introduction dans le Levant par les vaisseaux de Bombay.Ces renseignements proviennent de sources privées, car malgré leur importance ils n'ont pas été signales, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014mme LE DROIT DE VOTE Le projet de loi fédérale destiné à nous imposer le suffrage universel ou quelque chose d'équivalent el présenté par Sir John a subi sa deuxième lecture ces jours derniers à la chambre des communes.Ce projet de loi redigé il y a dejà plusieurs aunées a été corrigé et amendé à maintes reprises, et a toujours été si mal vu de la députation qu'il a fallu, à chaque session, le renvoyer iu panier.Il re.connait en substance : lo le droit de vote à toute personne, aux députés par leur vote, les sages et prudentes économies seront-elles possibles ?Qui pourra faire comprendre à ces masses qu'elles doivent s'appliquer à des travaux de production plutôt qu\u2019a imposer deg depenses stériles, quand il n\u2019y aura que leur vote qui les séparera du trésor public.It le trésor public, a qui incombe en dernier ressort la lourde charge de le remplir quand il est vide ?N'est-ce pas à la propriété ?N'est-ce pas elle qui est la dernière garantie qui reste toujours pour payer les extravagances, Un autre vice de cette loi, c'est.de placer lesoilicier Réviseur des listes électorales, dans une position supérieure à celle de tous les autres officiers publics et leur accorder l'immunité pour les actes de tyrannie qu\u2019ils voudraient commettre.Tous les officiers publics sont sujets a être controlés par les autorités supérivu- res; il n'y a pas jusqu'aux décisions des ministres eux-mêmes qui soient sujet à appel, tandis que les décisions des Reviseurs, si iniques quelles pourraient être, seront irrélormables sur toutes les questions de faits.écrit, dit un autre, aux Commissaires d'écoles de chaque municipalité, leur recom- mandunt fortement de voir à ce que les élèves soient pourvus des livres de Montpetit dès la prochaine réouverture des classes.\u201d \u201d\u2014On s'attend bientôt, ajoute un troisième, que le Département fera pour tous les livres en usage dans les écoles prunai- res ce qu\u2019il a fait pour la série de Montpetit.\u201d\u201d\u2014 \u201c Aujourd'hui, fait observer un quatrième, on se familiatise un peu avec li dée qu\u2019il faut céder devant les faits de l'autorité.Pouf en arriver là, il faut contraindre les enfants à se servir de ces deux mêmes livres, comme livres de lecture \u201d.et les municipalités ne cèdent pas devant l'autorité, elles s'exposent, les premières, \u201cà perdre leur position\u201d, et les secondes, \u201cà perdre l'octroi\u201d Tandis que ces projets de détail s\u2019étalaient et s'exécutaient en plein jour, un projet plus vaste et bien autrement sé rieux s'élaborait dans l'ombre.Nous l\u2019avons déjà dit, devant les libraires ligués contre le Dépôt de livres du Département.M.le surintendant dut céder.Un Bill fut donc rédigé pour abolir l'œuvre si chère à son cœur.Or, c'est dans ce Billlà même qui devait tuer le Dépôt, que M.Ouimet, grâce à la naiveté avec laquelle les membres du gouvernement et des deux Chambres croyaient encore à son honnêteté tant vantée par une certaine école, put glisser, sens faire semblant de rien, qnelques petites clauses, destinées à rendre aussitôt la vie au défunt.Ce tour à la Jules Ferry se jouait pendant ln session parlementaire de 1880 ; on sait comment, plusieurs personnes, heureusement pour le public, le savent, et peuvent déclarer sous la foi du serment que M.Ouimet frompaît, oui frompait IMPUDEMMENT, lorsque, quelques mois plus tard, 11 osait affirmer en plein congrès pédagogique, à Montréal, qu'il ignorait complètement les clauses en question.Voici le texte même Jes clauses frauduleuses, vrai chef-d'œuvre en son genre: admirons ensemble :\u2014 * Avt 8, Après la mise en vigueur du présent acte, le Conseil de l'Instruction publique, c'est-à dire le comité catholique ou le comité protestant du dit conseil s\u20ac- lon le cas, devra d'ici au premier jour de Ce dernier article est contraire à l\u2019idée | Mai 1881, revicer In liste des ouvrages \u2014\u2014\u2014 ap mm mm Esprit et tendances funestes en éducation.(Suite) fondamentale de notre système de gouver- | classiques, livres, cartes, globes, modèles nement lui même où tout repose sur la | OU objets quelconques qu'il a approuvés responsabilité.Voilà en peu de mots el sans entrer|, \u201c À a dans tous les détails, ce que nous pensons | inscrit qu'un ouvrage par matière d'en- de ce projet de loi concernant le cens | téignernent,-ou deux dans le cas où l'un électoral.jusqu'à ce jours.\u201d \u201c Art.9.Sur cette liste, il ne devra être serait élémentaire et l'antre plus complet pour les classes avancées, et nul autre ouvrage où livre ne sern en usage dans les écoles.\u201d * Art.10.La dite liste des livres approuvés me sera revuo que tous les quatre ans, et tout livre d'école qui serait exclu de In dite liste ne pourra être exclu de Sa joie, toutefois, fat de courte durée : | l'enseignement avant une année a comp- le dépôt était à peine établi qu\u2019un point | ter de la date de la révision de la dite liste noir apparaissait à l'horizon.M.le Surin- | et les nouveaux livres approuvés ne de- tendant exprime son appréhension en ces | Vront êlre mis en vente qu'après une an- termes : \u201c Je serais vraiment peiné si lu même opposition se manilestait à l'avenir contre | subvention de toute municipalité qui, née à compter de lu même date.\u201c Art 11, Le surintendant retiendra la une œuvre que je considère comme la | après le premier jour de septembre 1882, l'ensemble de notre organisation scolai- non porlés sur la dite liste aiusi ré- re.\u201d (Rap, de 1878.79.) visée, \u201d __- à « Art.12.Non obstant toute loi à ce contraire.tous les livres ou tous les ouvrages portés sur la dite liste deviendront la propriété du Conseil de Instruction publique, moyennant indemnité aux propriétaires, laquelle sera fixée par le Licunant Gouverneur en conseil, et s'il a y contestation sur le chiffre de cette indemnité, la contetion sera reférée à trois arbitres nommés, l\u2019un par le Surintendant l'autre par le propriétaire de l'ouvrage, le troisième par ces deux arbitres, et la décision de ces arbitres sera finale.\u201d ; Nous n\u2019essairons pas de faire ressortir ce qu\u2019il ya d'odieux et de tyranique dans une telle loi.C'est uns loi que signeraient à deux mains Paul Bert et Jules Ferry.Co NN.SS.les Evêques furent indignés d'une telle andace et à la prochaine session du Consvil de l'Instruction publique Mgr de Rimouski proposa, secondé par Mgr de Montréal : \u201c Considérant qu\u2019à sa dernière session, la Législature de cette province a passé un acte pour l'abolition du Dépôt de livres.dans lequel ont été introduites les clauses concernant ce Conseil et l\u2019approbation des livres à l'usage des écoles ; * Considérant que ces clauses ont été introduites sans que le Surintendant ni les membres de ce Conseil aient été con- syltés on aient eu occasion de faire connaître leurs objections ; * Qu'il soit résolu que le Comité catholique de ce conseil présente une humble requête à la dite Législature, à sa prochaine session, lui représentant : \u201c 10 Que, dans l'opinion de ce Conseil l'adoption d'un seul ouvrage pour chaque branche d'étude dans toutes les écoles de même degré présente des difficultés insurmontables dans ln pratique ; * 20 Qu'elle tend à froisser surtout les communautés religieuses, dont plusieurs ont d'excellents ouvrages qui sont déjà approuvés, anssi bien qu'aux libraires qui en ont beaucoup à vendre, et qui, d'ici à un an, sont exposés à des pertes considérables et immenses par la défense d'employer dorénavant ces livres dans les écoles de la province ; à étoulfer la louable émulation qui devrait exister entre les diverse institutions d'éducation pour le choix des meilleurs ouvrages ; à arrêter les efforts des auteurs vers le progrès et l'amélioration des livres et des méthodes ; \u201c 30 Qu'une mesure d'une telle sévérité n\u2019a encore été adoptée dans aucun autre pays, à ce que croit ce comité.En France en Belgique, en Prusse, ete, il est laissé une pleine liberté de choisir entre les divers ouvrages approuvés pour chaque matière ; \u201cQue, si latrop grande multiplicité d'ouvrages approuvés peut offrir peut-être des inconvénients, il est encore plus dangereux de tomber dans l'excès contraire en restreignant le nombre à un seul pour chaque branche; * 50 Que ce comité a déjà passé des règlements obligeant à ne se servir dans chaque école que d\u2019un seul et même livre pour chaque classe d'élèves ; \u201c Go Qu'il est à propos de tenir compte de préférence que l'on peut avoir, dans la les différentes parties de la province, pour certain ouvrage plutôt que pour tel autre, l'appréciation des livres étant une chose bien délicate, qui dépend de beaucoup de circonstances de lieux et de personnes ; \u201c To Que l'adoption d'un seul auvroge pour chaque matière donnerait naissance à un monopole odieux, et peut-être à des spéculations scandaleuses ; \u201c 8 Que, pour toutes ces raisons, ce comité prie respctueusement la Législature d'abroger toutes les clauses de la dite loi qui concernent 'app: obation des livres.\u201d Adopté.Ces considérants signalent tous les caractères odieux du Bill, moins deux: la note maçonnique que nous Tetrouvons en plus d\u2019une mesure proposée par M.le Surintendant et l'expropriation littéraire, nouveau genre de vol inventé par les auteurs du fameux Bill.Depuis cinq ans, où en est le vœu du Comité catholique ?Qu'en a fait M.le surintendant qui comme M.Mousseau \u201c proteste de son désir d'accepter les propositions qui lui seraient faites avec tout le respect dû à des hommes de grande expérience et revêtu d\u2019un caractère sacré ?\u201d Depuis cinq ans, le Bill pour le fonds de retraite apparaît presque à chaque session ; combien de fois, depuis cinq ans, M.Ouimet a-t-il tenté de répondre au vœu du comité catholique ?Depuis plusieurs années, le Gouvernes, ment avait promis des réformes dans nos lois scolaires; le Département de l\u2019Instruction publique avait présenté deux projets de loi que l\u2019Episcopat juges prudent d\u2019écarter.Ce que nos lniciseurs n'avaient pu oblenir en bloc par leur pro jets de loi, ils tentèrent de l\u2019extorquer en détail par des Bills partiels: ainsi parurent les Bills de 1880, 1881 et 1882, (A continuer).LE BUREAU DE POSTE On se dispose à tranporter le bureau de Poste dans la nouvelle bâtisse d'ici a quelques jours.Ça n\u2019est pas troptôt Evie demment.À ce sujet, on a, parait-il, y à déjà une dizaine de jours, accusé M.l'Inspecteur G.À Bourgeois d\u2019être l\u2019auteurdes re- + lards dont on s'est plaint.Plus utile de toutes celles qui couronnent | permettra dans ses écoles l'usage de livres Nous ne savons pas ou l'on à pu prendre cette nouvelle absurde, mais ce que nous savons, c\u2019est que les ouvriers n'ont Tm À laissé la bâtisse que depuis une couple de jours, qu'il n'y a encore ni trottoirs ni perrons convenable pour y avoir accès.Nous admettons bien qu'avec les onze mille et quelques cents piastres généreusement accordés par l'hon.Ministre des Travaux Publics et dépensés pour radon- ber cette construction d'une élégance plus que problematique, il y avait suffisamment pour faire vite et bien; mais rejeter les rotards sur M.l'Inspecteur des Postes qui n'avait aucune autorité sur la direction des travaux, c'est un peu tiop fort.MARIAGE En cette ville, à ln Cathédrale le 21 courant par le Révérend Messire Duprez curé de Sorel, E.À.D.Morgan Ecr Avocat à Delle Horlense Flore Balcer, fille ainée de Mr Henri M.Balcer.: Nous offrons nos meilleurs souhaits à l'heureux couple.NOUVELLES LOCALES La glace s'est miso en mouvement mardi devant cette ville et est descendu jusqu'au Cap, laissant le fleuve libre sur un espace de deux mille.La traversée se fait facilement en canot.Nous apprenons avec plaisir que M, O'Brien qui avait entrepris de terminer le quai de la Com.du Havre, vient de livrer son ouvrage qui a été reçue comme très satisfaisant par M.Berlinguet, l\u2019ingénieur fédéral.M.O'Brien, a conduit l'ouvrage avec une grande célerité et une grande habilité.Après la crue des eaux du printemps, il ne restera plus qu'a remplir l'espace qui reste entre ln rive et les caissons pour donner un accès facile et commode au quai.INCENDIE A STE FLorE\u2014Dimanche dernier, vers l'heure de midi, un feu dé sastreux a complétement détruit la demeure de Mr Alexis Beaulieu, cultivatenr de Ste-Flore.Des personnes du voisinage apparcevant la fumée qui s\u2019échappait du toit coururent donner l'alarme et avertir la famille ; mais déjà l\u2019incendie avait fait de tels progrès dans le haut de la maison, que l'on comprit de suite l'inutilité des efforts que l'on pourrait faire pour la sauver.' ' Comme c'é¢tait I\u2019heure on l'on revenait de l'Eglise, tout le monde volât au secours; et grd \u20ac à cetle circonstanee providentielle tous les meubles et effets que contenait la maison purent être sauvés.\u2014 Les pertes n\u2019en sont pas moins considérables néanmoins, et il n'y aaucune assurance.Mr Beaulieu a la sympathie genérale.L'aménité de son caractère, son amour du travail et les progrès dont-il a été favorisé lui avaient depuislongtempsacquis l'estime et la considération de tout le monde.L'on s'empresse déjà de lui prêter main forte, et il n'y n qu\u2019une voix dans la paroisse pour travailler d'un commun accord à relever de ses cendres, l'élégante, demeure qu\u2019il avait sa acquérir par son travail.Honneur à cette brave population.À la dernière assemblée mensuelle des membres de l\u2019Union Musicale, une résolution a été unanimement passée, remer- çiant les messieurs du Collège, d'avoir bien voulu prêter leur concours à la Société, pour l'exécution de la musique et- du chant, donnés i la cathédrale le jour de Pâques.Tous les membres Je la fanfare de l'\u201cUnion Musicale \u201d, sont priés de se rendre à leur salle d'exercice tous les Mercredi et Vendredis soir à 74 hrs.Par ordre du Directeur\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Correspondance Parlementaire.Québec le 21.La chambre s'est ocoupée de nouveau, hier, des résolutions de M.Turcotte sur les troubles du Nord-Ouest.Comme je le donnais à entendre, l'autre jour, ces résolutions ont été rejetées par une grande majorité.MM.Joly, Stephens et Cameron ont momentanément laissé leur chef M.Mercier, sur cette question, et se sont ralliés au parti ministériel.La vote n'a été pris qu\u2019à deux heure ce matin.La mort de M Oscar Dum a créé une vacance pour lo département de l'instruction publique, Cette vacance sera remplie sur la recommandation du conseil de l'instruction publique, Deux candidats sont sur les rangs MM.Faucher de Saint-Maurice et Paul de Caze.Les députés suivants ont signé une requête demandant la nomination du député de Bellechasse {Hon Wurtsle, P.E.Leblanc, Chs.Marcotte, Art Casavant, EB.Saint- Hilaire, Rob.Trudel, Dr P.V.Lavallée, Dr S.Martel, G.A Martel, Dr Duhamal.Fé-ix Carbray, W.G.Poupore, Jacques Picard, E.Spencer, L.Leduc, William Saywer J.Thornton.G.H.Deschesnes, L.N.Asselin, Dr J.Martin, F.L.Désanlniers, O.Gauthier, C.Bergevin, J.Marion N.Duckett, Lt, Poulin, B.Beauchamp, L.L Dorais, L.B A.Charlebois, N.Audet.Ed Caron.A.Lapomte, J.B J.Richard.N.Owens.À l'heure où je forme ma lettre M.Desjurdins, député de Montmosancy, est À parler sur los finances aux npplaudissements repétés des députés cons rvateurs.Tout le monde s'occorde à dire que c'est le plus fort discours de la session. =
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