Le Journal des Trois-Rivières, 29 mars 1886, lundi 29 mars 1886
[" VINGT-ET-UNIEME ANNEE .REDIGE PAR UN } UVomité de Collaborateurv.Feuileton du JOURNAL.COSTAL INDIE N CHAPITRE V.L'HACIENDA DE LAS PAT.MAS, Dix lazos viennent d'enlacer à la fois les racines et les branchages de l'arbre ; la fureur des eaux ne peut plus rien sur lui, il est comme un\u2019 radeau flottant.Le bean cavalier pourrait s'élancer sur son tronc, mais il ne veut abandonner ni le noble animal dont la vigueur l'a sauvé, ni l'homme qu'il tient dans ses bras, Le torrent gronde autour de lui, ses flots couvrent sa téte\u2026\u2026ll ne lâche pes pri- Be.\u2014Achéve, Marianita, ou je meurs ! murmura Gertrndis.\u2014Un bronilllard est sur mes yeux.reprit celle-ci, les eaux semblent des flots de foux\u2026BSous fière de celui que tu aimes, Gertrudis, le noble cavalier n'a plus rien à craindre\u2026Bcoute ces cri de triomphe ! Tous sont sauvés, les cavaliers et le cheval qu'ils montent.\u201d Une acclamation de joie dont retentit l'hacienda fit explosion à la fois sur les terrasses et le long du mur d'enceinte et vint confirmer les paroles de Marianita.Les denx sœurs se tinrent un moment embrassées ; puis Marianita, rassemblant dans sa main un soyeux faisceau des longs cheveux de Gertrudis et le pressant tendrement contre sea lèvres : * Oh ! dit-elle en ponssant un soupir de regrot, tes beaux cheveux qui valaient un royaume ! \u2014Ne vois-tu pas, reprit Gertrudis avec un radieux sonrire, que c\u2019est lai dumoins qui les coupera sur ma têle ?\u201d CHAPITRE VI.DON QUICHOTTE ET SANCHO PANGA.A un quart de lirue environ de la cascade dont il n été question, s'élevait.comme on en rencontre souvent au Mxique, une petite colline dont le sommet, soit par un jeu de la nature.soit plus proba.[ blement par la main de l'homme, avait été aplati et nivelé.Les antiqnaires de la province prétendaient que le cerro de la Mesa n'était qu\u2019un piédestal sur lequel on avait érigé jadis un temple à quelque divinité zapo- tèque.était pour cette raison sansdoute que Costal, fidèle au souvenir comme au col- te de res pères, tout chrétion qu'il était avait fait de cette endroit élevé l'un de ses rendez-vous de chasse.Il s\u2019y était construit une hutte à la fa çon du pays.c'est-à-dira dont les murs n'étaient qujume double claie de bambous, dont l'intérieur était garni de terre glaise.Le toit, assez incliné pour faciliter l'écon- lement des eaux pluviales, était couvert de ces larges écopes dont se compose le tronc du bannnier, disposées en rigoles, à l'instar des tuiles romaines.Dans ses chasses incsssantes aux ja- guurs, car ils sont si nombreux dans la province de Oajaca que chaque hacendero ontretient un ou deux tigreros pour les détruire et protéger ses jeunes bestinux errants dans les savanes : dans ses chas- 805, disons-nous, l'Indien passait souvent de longues heures au milieu de cette solitude.Costa! descendait en ligno directe, ainsi qu'il l'avait dit à Olara, des ancinns caciques de Tehuontapez, et le sujet de sea méditations était toujours la grandour éclipsée de son antique et puissante famille.Profondément indifférent anx querelles politiques des blancs, s'il avait accueilli avec enthousivame la nouvelle de l'insurrection d'Hidalgo, ce n'était que pour en profiter personnellement et es sayor, avec l'or dont il révait si follement la découverte, du foire revivre en aa personne et le titre de cacique et la domination qu'avnient exercée ses ancôtr a.Les croyancespaiennes dans lesquelles il avait #16 nourri, lea solicitudes dans losquelles il avait constamment vécu en exerçant son métier, la pratique et In vue de l'im- menso Océan, dont il avait exploré lee profondeurs quand il était plongaur, avaient contribué à donner Aun caractère déjà si bixsrro anroxaltation suporstition sv qui touchait à la manie, Le visionnaire indien avoit fini par prendre un tel asoond uit sur le nâgreOla- 13, quo lo don Quivhotte xapotèque ditté- rant en cola du gentilhomme manchogo, eut fait nussi fa'iloment prondre à son noir évuyer dus moulins À veut pour des géants, qu'un capitaine des dragous do la reine pour la Sirène aux cheveux tordus, C'est au sommet du corro de la Mon, où de lu Table, que nous retrouvons les deux aventuriers, uno houre environ pis lo départ de don Rafael Tres Vilus.reg Pa - Ze Honvnal [ CATHOLIQUE, POLE TROIS-RIVIÈRES LUNDI 29 MARS 1880 mnomens des @ mt mel QD ¢ I ee aro ABT i= 331 # 2 \u2014 EE \u2014\u2014 cc | iN NIECESSARIIS, UNITAS ; IN DUBIIS, LIBERTAS ; 1N OMNIBUS, CHARITAS Ts achevaient.de transporter sans trop de peine la légère pirogue de Costal sur la plate-forme de la colline et de la déposer, la quille en haut, le long des parois de la hutte dont nous venons de parler.* Ouf! dit le noir en s'asseyant sur l'embarcation, je crois que nous avons bien gagné un instant de repos Q'enpen- sez vous, Costal ?\u2014N'avez-vous pas longtemps parcouru la province de Vadolid ?demanda l'Indien sans faire do réponse i la ques tion oiseuse du négre, \u2014Sans doute, et celle d'Arapulco aussi et je les connais toutes deux et bien d'autres, depuis le moindre sentivr jusqu\u2019à la lus fréquentée des routes royales, pour es avoir parcournes en qualité de mozo d+ mulas, avec mon maitre don Valerio Trujano, que je n\u2019ai quitté que pour devenir propriétaire dans la province de Oajaca, \u201d ajouta-t-il en appuyant avec une certaine fatuité sur ce mot de propriétaire, Clara faisait allusion à un jacal enbam- bous, qu\u2019il avait bâti sur quelques pieds de terrain concédés par le propriétaire de l\u2019hacienda de las Palmas, auquel il se louait pour les récoltes de la covhenille, sive dont il jouissait une partie de l'année, \u201c Pourgnoi me faites-vous ces question ?reprit il, \u2014Parce qu'il ne me convient pas plus qui vous d'aller nous enrôler comme sol- ats dans l'armée du prêtre Hidalgo.Le | descendant des casiques d+ Tehuantepec \u2018 peut bien servir.en qualité de chassenr de tigres, un propriétairede son pays ; mais il ne consentirait jamais à porter l\u2019uniforme.\u2014C'est cependant bien beau d\u2019avoir des pompons rouges, des habits verts et des pantalons jaunes comme le plus beau jaacamayo de ces bois.Je doute, da res- d'Amérique, Hidalgo, ait assez d'unifor-! mes à sa disposition pour vous chercher | querelle à ce sujet.Mais, à moins denous enrôler comme capitaines, je ne vois pas! trop, si nous ne sommes soldats.- \u2014Ce que nous ferons ?interrompitCos- tal : nons nous présenterons comme gni- des, batteura d'estrade, puisque vous connaissez par cœur Une partie du royaume De cette façon, nous irons et viendrons! à notre guise, en quête de ln déesso des! \u2014Ln déesse des eaux est partout ?\u2014Sans donte ; elle peut apparaitre à ses fidèles serviteurs partout ou se tronve .vne flaque d\u2019eau pour ce mirer, nne ri- viére ou une cascade pour se baigner, ou la mer pour y chercher les perles qui ornent sa chevelure.\u2014Ne l'avez-vous jamais vne, quand vous faisiez la pèche des perles, sur les bords du golfs de Tehuantepec ?\" demanda Clara en jetant un regard de côté sur la plaine éclairée par la lune, tandis que le sourd et lointain murroure de l'inondation ajoutait A cet aspect solennel.Le nègre baissait involontairement la voix.: * Sans dont, répondit Costal ; plus d'une fois, la nuit, sur les rivages despla- cers de perles, j'ai vu la Sirène tordre, au clair de la lune, ses longs cheveux en chantant, et parer son cou des perles que nous cherchions en vain.Plus d'une fois aussi, sans que ma «hair tressaillit, sans que ma voix tremblèt, je l'ai appeléepour qu'elle te révélat les givements des riches banca de perles ; mais on a beau ne pas sentir son cœur av troubler à son aspect, il faut être doux pour que la diréne aux cheveux tordus viennent à vous.\u2014Cels se conçoit, dit Clara ; son mari est jaloux et no fai permet pas les têtu-à- tête.\u2014A vrai dire, ami Clara, continua Costal «aus féliciter le nègre de sa perapica cité, je n'espère guère réussir à la faire so montrer à nous avant que je n'aie atteint cinquante années révoluen, Si j'explique bien des traditions no peu obsoures que [ai reçues de mes pères, jamais Tlalou ni atlacuexo no se montreront pour révéler leurs secrets à l'homme qui n'a vécu un demi siècle.Le cial a voulu que, depuis les caviques jusqu'à moi, aucun de mes ancêtres ne vécut au delà de quaran- to ans.Soul jo les ai depusscs, et en moi soul de tous les membres de ma famille peut ee vérifier la tradition conservée chex uous do pore en file ; encore n'aurais ju pour cela qu\u2019un jour : celui de la ploi- ne lune qui suivra le solstics d'été de l'année où j'aurai complété mes cinquan- teans, Cependant je voux toujours tenter Ja fortune en attendant, et faire aussi aux Espagnols la guerre le plus acharnée.tout en ns réservant mon indépendance pour le grand jour du solstion d'été, \u2014AÂhb ! s'évria le nègre, je m'explique à présont pourquoi ce soir nous avons lait d'inutiles efforts pour voir lu déesso ; quand done aurex-vous utteint lu cinquantaine Ÿ \u2014D'ivi à vingt mois, répondit l'Indien et, quo.qu'il on soit, il ust convenu que nous nous servirons de la pirogue pour retourner 4 T'hacienda et prendre congé deux serviteors respectueux.\u2014C'est convenu ; mais nous oublions une chose essentielle, \u2014Laquelle ?\u2014Co pauvre diable d'étudiant que l'inondation va surprendre, et que cet officier a laissé près des tamarindos.\u2014Je ne l\u2019avais pas oublié ; nous irons le prendre, s'il vit encore, c'est-û-dire s'il a eu la présence d'esprit de monter sur un arbre pour se mettre à l'abri de l'inondation ; nous le conduirons à l'hacian- | da, où nous le laisserons.; \u2014 Oui, s'il vit encore Entendez-vous avec quelle fareur les eaux groudeut là- bas ?Qui sait si l'officier lui-même aura eu le temps d'y échapper ?\u2014Le fait est, répondit Costa], qu'il an- rait mieux fait de passer la nuit avec nous : mais il pareissait si pressé d\u2019arriver à las Palmas ! Peut-être avait-il ses raisons pour cela ; avesi ne lui ai-je pas proposé de roster.\u201411 est bon d'être en sureté ici, dit le \u2018noir.et si à propos de cela, vous aviez, ! dans votre hutte un morceau de tasajo ce qui explique l'état d'indépendance oi- | oublié en quelque coin, je m'en accommoderais assez avec un verre d'eau.\u2014Soyez tranquille, j'ai là ce qu'il faut pour vous satisfaire La réponse de l'Indien mit fin à la conversation 11 entra dans la hutte suivi de Clara.Un feu clair de broussailles ne tarda pas à pétillersurla pierre du foyer ; quand il neresta plus que des braises, \u2018ostal y jeta quelques lambéaux de viande sévhée an soleil,et bientôt, au milieu | profond profond de la sécurité qu'ils gour 0 taient sur le sommet dela colline, les deux associés se mirent]d savourer leu- frugal repas.Après, ils s'étendirent enr le sol et se te que le caré généralissime et capitaine | laissèrent bercer au bruit toujours plus rapproché de l'inondation.Ts dormaient déjà, et le grondement qui prévédaient les eaux, quan-! elles envahirent la plaine de leurs fougneux tourbil- long, n'eut pas le pouvoir de les arracher à leur sommeil.Clara s'agitait de temps en temps en croyant entendre le rugirso- ment des jagnars qui l'avaient si effrayé sv mêler aux mugissements des eaux dont il avait une perception confuse.(A contiuuer) LA MOTION LANDRY (Swite des Débats) L'HON M BLAKE.\u2014La question dont il s\u2019agit appartient au domuine de la haute jarisprudence.Le gouvernement est responsable envers le peuple et doit lui rendre un compte exact du toutes les circonstance de l'affaire Riel Il n'approuve pas la conduite du gouvernement en exigeant que le déput ait lieu immédiatement, mais puisqu'il l'oxi- il devra la discuter autant que ie le avec caltne, dignité et impatislité, Il remarque en passan que depuis le commencement de la session la chambre a eu un exemple frappant de lu domination française.L'Hon.député de Québec Est, non content de surpasser en éloquence ses collèges français a dominé ses collè- ques de langue anglaise en prononçant, en anglais, le plus bran discours parlementaire qu'il leur à été donné d'enten- dev depuis la formation de la Puissance.Comme chef dn parti libéral, il a déjà déclaré quelle aurait son aititude et cella le son partie en ce qui regarde la question Riel.Il repète maintenant ce qu'il a dit alors.Cutte question n'en est pas une de parti Chacun est libre de voter comme il l'entend, selon sa conscience et selon ce qu'il croit être l'ntérêt du péys après avoirentendu les arguments de part et d'autre.Il ne parle donc pas maintenant en sa qualité de chef de parti, mais simplement comme député.Ein co qui regarde la production des documents, la conduite du gouvernement est blamable au dernier point.11 n'a produit que veux qui pouvaient servir sa cause, et encoro con'est qu'au far et à mesure qu'il en avait besoin.es documents importante qui auraient parmi à la chambre de Juger avec connaissance du cause ont été refusés, Tout ce qui coucerne l'attitude du gou- vertivment onvers les sanvages et les métis et les colons avant la révolte et une importance capital Tous ces points ne peuvent être réglés d'uue manière définitive par 1a motion ui est maintenant devant la chambre.ps divers points doivent être discutés et approfoudis.tnais rien de tout cela peut we faire avant que toutes les informations nécessa res sofont mises à la disposition de la chambre, La ligne do conduite suivie par le gon.nous partirons demain pour Valadolid ; vernement cat 1llogique ot pou catiofai- ante.\u2014 de don Mariano, comme doivent le faire gouvernement a fait une démarche qui n'etail pas nécessaire, quant à lui (Blaks) il vo sernit opposé à touts les efforts qu'on aurait pu faire pour éviter la question.Mais comme il y a une foule d'autres questions égalemont importantes qui sont intimement liées à celle-ci, il voters contre la motion préalable.Il est certain cependant qu\u2019en cela il se trouvera dans la minorité, il discutera donc le mérite général de la question.D'après les remarques déjà faites on pourrait justifier la ligne de conduite d'un député qui s'abstiendrait - de voter abstention par ln \u2018ligne de conduite peu loyale suivie par le gouvernement.Telle n'est pas cependant la ligne de conduite qu'il a résolue de suivre.Il en est arrivé À une conclusion qui lui semble si claire et si bien fondée qu'il croit être de son devoir d\u2019enrégistrer son vote malgré tour les désaventages et toutes les difficultés qui l'entourent.Le dégré de culpabilité morale d\u2019un prisonnier est la première chose que l'on doit considérer lorsqu'il s'ugit de le punir.Selon la loi, 81 Riel jouissait de ses fa- cultér mentales, et quels qu\u2019aiont été ses griefs il était coupable du crime de haute trahison.La couronne a refusé d'entendre tous les témoignages tendant à prouver les griefs du prisonnier, en cela il a agi conformément aux rèrles de la procédure c.iminelle.Daus nue cour de justice on ne peut tenter de justifier la révolte.TI est malheureux cependant que ce soit un magistrat stipendiaire, officier inférieur par conséquent et des juges choiris dans le conseil du Nord-Ouest qui ait présidé au procès.Ils étaient tous les officiers du gouvernement.Bix heures sonnant la séanco est svs- pendue.\u2018 SEANCE DU SOIR, L'HON M, BLHKE reprend le débat sur la motion de censure.Il vite an grand nombre d'autorités anglaises à l'appui de ra prétention qu'un jugo no doit pas dépendre de l'exécutif ni faire partie d'an- cun corps politique.Dans le cas dont il s'agit surtout, le gouvernement était Je demandenr dans la cause.Le magistrat stipendiaire qui a jugé Riel dépendait du gouvernement de bien d'autres manières que celles déjà mentionnées.I} est l'avisenr légal du lieut- gouverneur et il occupe plusieurs autres emplois qui lui procurent un salaire considérable à même la caisse publique.Riel a subi son procès pour haute trahison tandis que la plupart des chefs ré voltées suhissaient leur procès pour trahison senlement.Ceci est contrère aux règles de l'administration de la justice, à moins que le gouvernement ait donné des instructions spéciales à cette effet Si tel eat le cas,pourquoi ces instrnctions n'ont pas été placées devant la charabre.Il est regrettable qu'on n'ait pas examiné comme témoin dans la cause le Dr Howard qui a eu Riel sous ses soins pendant neuf mois.Il est aussi important gue cette Cham: bre ait quelques preuves de la prétendna complicitéts dus colons blancs.Pourquoi deux d'sntr'eux ont-ils subi leur procès L'un, Jackson, a été déclaré atteintd'alié- nationmentale.l'auire, Scoit n étéacquitté.Il s'agit de découvrir si, oui ou non, Ruel était responsable de ses actes Il y » grande divergence d'opinions ontre les médecine sur la question d'aliénation mentale LeDrTuke dit qu'il a été sonvent consulté par des amis de personnes atteintes d\u2019aliénation mentale ot qui cependant continuaient à vaquer àleurs occupations ordinaires comme médecins, avocats, minis tres du culte ou hommes d'affaires; la plupart de ces prrsonnes pouvaient distinguer entre le bien et lo mal, et copen- dant elles étaient aliénées.Da 1876 à 1878 Riel érait fou, cela est clairement prouvé.On ne peut attacher trop d'importance à ce fait.Les allucina- tions qu'on à remarquées plus tard, chez lui sont de la même nature que sa folie antérieure.Il cito enguito des extraits de divers tômoignages rendus, pendant le procès et la conduite extraordinaire du prisonnier qui dans leue ensemble prouvent clairement qu'il était aliéné en ce qui regarde los questions politiques La conduite svu- le du prisonnier pendant le procès aurait di juetifer un verdict d'ucquittement ; mais commuées et ordinairement la peine capitale n'est iniligée quo dans les cas les plus claires et les mieux prouvés, même en admcttant qu la conduite du prison nier alors n'eut pas justifier un tel vardiot cela n'amoindrissait pas la responsabilité de l'exécutif, C'est ioi que l'on doit sure tont juger la conduite du gouvernement, Lo public en général cst sous la funsse impression quo le verdict et la sontenco daus les causrs capitales, doivont toujours être maintenus.Si un tel principo exis.tait réellement il sorait prosqu,impossiblo En proposant la question préalable, le la question, on pourrait motiver cette |! { ÉDITEURS-PROPRIÉPAIRE G DESILETS & FRERE de maintenir la peine do mort dans aucun pnys civilisé.Les statistiques d'Angleterre, de F;ance, d'Ontario et de Québec.prouvent qu'un grand nombre de sentences de mort ont été commué.Dans tous les cas de meurtre, le juge jouit d'une certaine discrétion ; dans ce eus ici, les ministres avaient à accomplir le devoir qui incombe ordinairement aux juges.Riel à été jugé pour haute \u2018trabison dont la punitionla plus sévère est In peine d« mort.Rien obligeait le gouvernement a infliger ln peine la plus sévère, surtout orsqu'on considère que dans ln pluspart dus cas elle est commuée Le Jury a recommandé le prisonnier à lu clémence de la cour, mais on ne Ini a jy-nais demandé pourquoi il faisait cette rerommandation.Le \u201c MAIL\u201d a publié tue lettre de son correspondant, disant que le jury ne voulait pas que Riel fat pendu parce que tout en n'étant pas complètement fou il l'était à moitié, Lui-mème (Blake) a reçu une lettre d'un des jurés déclarant que la recommanda- Lion avait été faite non pas à cause de l\u2019a liénation du prisonnier mais à cause des griefs sérieux qu'il avait contre le gouvernement.Il ressort de toutceci quo les intentions ds jurés n'ont pus été prises en considération.Passant à la question de l'offenee poli- Lique qui consiste à se mette à la tête d'an mouvement populaire comme dans I+ cas de Smith, Ô'Brien, Papineau etau- tres, l\u2019orateur dit que si l\u2019on consulte l'histoire on constatera gue leurs offenses sont jigées d'une manière bien différente maintenant qu'elles ne l'élaient alors, Les doctrines modernes telles que comprises et appliquées.par nous-mêmes ex- clnent presque complètement la possibilité de la peine capitale pour des offenses politiques.L'oratear ne vent pas justifier a révolte des métis mais on ne doit pas oublier que le droit sacré à la résistance à été ia pierre angulaire des libertés dont llimpiro Britannique jouit aujourd'hui.La bataille de % Boyne n'est-elle pas une preuve frappante du droit à lu résistance.L'existence actuelle de la couronne anglaise ne repose-t-elle pas sur ce droit glorieux.Dans ce cas-ci il était impossible pour le gouvernement de justifier ou d'excuser la révolte car g'ent été sa propre condamnation.\u2018 Il n'a pas changé d'opinion sur les évé- nunents de 1870 ; il croit que la mort de Bott est un meurtre cruel.On a déclaré que l'exécution de Riel était nécessaire pour empêcher des révoltes à l'avenir, mais Sir Alex Campbell a déclaré qu\u2019il v'y avait jamais en de révolte et que tout lv trouble avait éte causé par un seul homme.On a fait allusion à la lettre du (tén.Middleton à Riel lui promettant aa protection dans le camp, si une telle assurance a été donnée par le Général, elle n> fait pas grand honnear aux volontaires puisque Riel avait besoin d'être protégé contre eux.En terminant il déclare que dans son opinion un grand tort a été commis etune siteinte grave portée à la justice criminelle de co pays et que le gouvernement ct est responsable.Certaines gens differant d'opinion avec luià ce sujet, mais il ne peut s'empêcher d.s croire que veite exécution est un acte profoudément regrettable et telle étant suit opinion il doit voter en faveur de la :i0tion de censure actuellement dsvant la chambre, (Applaudissements prolongés.) L'hon M.THOMPSON propose l'a- , arnement de la Chambre.La Chambre s'ajourne à 1250 h.a.m.L'honorable M.THOMPSON, ministre le la Justice, reprend les débats saris motion de M.Landry concernant l'exé- \u2018ution de ltiel.Il comm nce par expri- «er la peins qu'il éprouve d\u2019avoir, ls pre.-dière fois qu'il ports la parole on cette \u2018hambre, à condamner ln manière dont tu discussion est conduite.On voudrait que le parlement siéget ommo Cour d'Appel.L'opposition pout- «lle citer un seul cas où une proposition de ce genre ait été aczneillie favorable.«dent par un parlement dans l'empire anglais.M, Gladstone pour un s'est élevé fortement dans le cas analogue contre une procédure qui permettrait aux plus grands criminels de comptur encore sur w politique pour échapper à lour sort.(Evoutez! Kcoutos !) Le parti politique qui, il ya quinze ans, a tenté d'escalader le pouvoir au moyen du meurtre de Scott tente aujour- d'hui la même manœuvre en se servant vette fois du nom du meurtrier même de Scott.Faire du parlement une espèce de «our d'Appel serait mettre on pôril 1'impartialité de l'exéoutif dans l'administration de la loi.(A suivre) LE JOURNAL DES TROIS- IERLS 29 MARS 1886 LES TROIS-RIVIERES.LUNDI 29 MARS 1886.La politique fédérale et la politique locale, Notre excellent confrère de l'Etendard attaque la position que nous avons prise dans l'élection de Drummond et Arthabaska au sujet de nos prétentions que c'est Une erreur grossière et un danger pou: l'avenir, de faire intervenir la politique fédérale dans les questions qui sont exclusivement du domaine provincial.Il allègue d'abord comme fortes présomptions contre nous les adhésions de certaines feuilles qui ont renié toute notion d'honnêteté ; purs il entre dans le mérite de la question et termine en prétendant refuter ce qu\u2019il appelle nos argn- ties sophistiques par des arguments appuyés sur une série de précédents qu\u2019il affirme être en contradiction avec notre manière de juger la question, 11 nous parait inutile de demontrerque dans les circonstances actuelles, les adhésions suspectes que nos articles ont pu provoquer ne compromettent en aucune façon la valeur de notre manière de voir sur la question.Quand précisément au sujet de laques- tion Riel qui est, une question de jus tice et de droit, l'Etendard n vu des journaux dela trempe dela Patrie et de l'Electeur lui accorder à profusion lear assentiment et leur Approbation, est-il venu à l\u2019esprit de notre confrère, ue ces adhésions constituaient matière d'inquiétude sur la justesse de son atti tude ?Pourquoi alors le confrère voudrait-il que nous concevions de si grands doutes, que nous jugions notre position mauvai se parce qu\u2019il a plu à la Minerve de nous citer incidemment, et encore avec des réserves à propos du blâme que nous ne Ménagions pas aux autorités fédérales, en traitant de l'immixtion des deux politiques.Sur ce point notre confrère plus que tout autre sera forcé d'admettre contrairement à ce qu'il a dit, que nous n'avons pas raison de nous alarmer.Quant an mérite de la question, les articles de notre confrère se résument dans les deux simples propositions suivantes dont la solution permettra à tout esprit impartial de juger facilement lequel de notre confrère ou de nous a la vérité de son côté : lo Est-il conforme au droit de mêler la politique fédérale ä la politique provinciale ?; 20 Est-il sage et avantageux de le fai re ?: Sur le premier point, l\u2019Etendard est d'accord avec nous.Nous le citons : \u201c La proposition qui précède ne soulè- \u201cve qu'une question d'opportunité.En \u201cthèse générale et parlant dans un sens \u201c restreint, il est désirable que l'on évite \u201c de soulever dans la politique locale, les \u201c questions fédérales et vire-versa.\" Daus un autre endroit, il réitère son adhésion : \u201c Qu'il ne faille point, dit-il, mêler les \u201c juridictions respectives des d.ux pou- \u201c voirs ; qu'il faille au contraire avoir \u201c bien soin de maintenir bien apparente \u201c et bien définie, la ligne de démarcation * qui divise la juridiction fédérale de la \u201c juridiction locale : voilà qui est certain.\u201c Mais cela s'entend des actes officiels des \u201c gouvernements et des Parlements ; cela s'entend aussi de l'action des électeurs \u201cen autant qu\u2019elle doit se raisonner et \u201c s'exercer distinctement et avec connais- \u201c sance de chacune des deux causes dis- \u201c tinctes ; mais cela ne doit nullement \u201c gêner l\u2019action des électeurs.\u201d Donc pas de différence entre notre confrère et nous sur le premier point, à savoir : qu'il n'est pas conforme au droit de mêler la politique fédérale à la politique provinciale.C'est sur le second point que nous sommes aux antipodes.Est-il sage de mettre ici le droit en pra tique ?: L'Etendard prétend que non ; il soulève une question d'opportunité contre l'application de la thèse qu'il a admise ; il veut que l'on mêle tout de même des choses que le droi: a séparées.Pour étayer ses dires, il assimila notre prétention qu'il faut réparer la politique fédérale de la politique locale, dans lefait comme elles le sont clans le droit, à la prétention fausse de ceux gui nieraient aux électeurs le devoir de s'assurer, dans une élection provinciels que le candidat a des idées saines touchant les intérêts primordiaux en tnatières fédérales, en matiê- re de morale et d'opinions roligieuses.L'argument de l'Etendard est simplement erronée.Ls devoir fondamental qui s'impose dans lu choix d\u2019un candidat à toute charge publique provinciale ou fédérale, c'est que ce candidat soit honnête, éclairé sur les matières qui foront \u2018e sujet de son action, quo ses idées religieuses soient droites et quo dans la pratique, 11 fasse voncordur sa conduite avec les dictées de sa conscience.La séparution de droit du la politique fédérale de la politique locale cat-ello contraire à ces conditions promiêres que l'on doit exiger da candidat ?Evidemment non, puisque co dernier est rigoureusement tenu et par la conscience et par la constitution d'être renseigné sur les matières qui exigeront, de droit, son action, son vote dans la législature ou il entre, tandis qu\u2019il ne peut l'être au même dégré relativement à ce qui se passe dans une législature étrangère.Avec ces qualifications fondamentales et de droit chez tout candidat, l'électeur est certain d\u2019avoir fait un choix judicioux, parce qu'il aura accompli ce que la loi exige de lui.Ce sont là du resto les garanties exigées par la raison, In loi et a religion, Les autres garanties particulières à telle ou telle question accidentelle sont secondaires et le sont d'autant plus qu\u2019elles touchent à une politique étrangère.Le prétendu nouveau crite ium lendurd veut substituer à celui là pour juger de la valeur des candidats provinciaux, et qui consiste à exiger avant tout de lui qu'il s'engage a travailler au renversement de tel ou tel ministère fédéral, a signer tel ou tel programme fut-il excellent concernant les lois et l'administration d\u2019une législature étrangère à celle où on l'envoie ; cette noavelle mesure, di- sons-nous est fausse, parce qu\u2019elle est trop courte et n'atteint que des accidents, des faits particuliers, au lieu d'embrasser ce n'il y a de durable et de nature à produire toujours de bons effets Comme exemple, supposons le cas d'un candidat provincial parfaitement qualifié au point de vue de l'honneteté, des connaissances nécessaires et de la droiture de conscience, qui, pour une raison on une autre, une absence ou le défaut de renseignements satisfoisants, ne serait pas parfaitement au fait de la question du Nord-Ouest et de Riel ; bref qui ne serait pas en état dire en conscience que l'exécution du 16 Novembre est une _iniquité et que le cabinet qui l\u2019a sanctionnée mérite d'être renversé.On arrive devant cet homme avec les résolutions du Champ de Mars ; on lui pose comme ultimatum de les signer parce qu\u2019il a plu à tel ou tel politicien ou Journaliste de faire de ces résolutions la mesure absolue de la valeur des candidats.Il refuse.On le combat et sa défaite assure l'élection d'un candidat, qui manque des qualifications fondamentales, on a pour résultat un député qui, à la vérité s'est engagé à combattre les ministres d'une législature ou il ne metira pas le pied, mais qui d'an autre côté, devient menibre d\u2019un parlement où 1l favorisera efficacement l\u2019agiotage, la spéculation, travaillera directement et efficacement à imposer de mauvaises lois.N'est-ce pas avec quelques varientes ce qui vient de se passer dans Drummond et Arthabaska On a laissée de côté les garanties de droit et fondamentales qui étaient en faveur de M.Préfontaine \u2018pour leur substituer une garantie particulière n'embrassent que In question Riel et l'on a eu pour résultat l'élection du candidat de la Patrie.Quelque reproche que l\u2019on puisse faite à M.Préfontaine il n'en est pas moins vrai que c'est l'intervention de la question fédérale qui a amené sa défaite au bénéfice d'un homme plus on moins sincèrement hostile au cabinet fédéral sur la question Riel, mais qui en tons cas, ira pratiquement faire de la politique libéral à Québec Que M.Beaugrand de la Patrie se présente anx prochaines élections provinciales.Il est d'accord avec l'Etendard sur la question Riel; il abonde dans son sens sur la question fédérale que notre confrère prétend être dans le moment le cri terium de la qualification d- tous les hora- mes publics tant fédéraux que provin- Ciaux par ce qu'elle est une question d'intérêt primordial.Pourtant l\u2019Ætendard re- fusera-t-il de le supporter ; il le combattra au contraire.Pourquoi?Parce que M.Beangrand d'accord avec lai sur un point secondaire est aux antipodes sur cent autres points fondamentaux.Force sera alors à notre confrère de mettre de côté la question fédérale qu'il veut imposer anjour- d\u2019hui comme condition essentelle à tous les candidats et électeurs provinciaux.Que vaut donc une théorie qu'on est obligé de lâcher dans la pratique.Il est hors de doute pour nous que les que l\u2019Efouvernements provinciaux separés de droit du gouvernement fédéral doivent l'être également dans ln pratique.Tous les hommes sages 01.4 toujours considéré que se serait un désastre social si ces ins.litutions entraient de plein pied sous la tutelle fédérale.C'est pour cette raison qu'ils ont combattu pour conserver l'au- tonornie de ces dernières, pour les placer à l'égord du ponvoir fédéral comme des gourvernements absolument étrangers dans le cercle de leur opérations.Après les impiètements déjà tentés et ceux qui Wons menacent dans l'avenir, est-il sage d'habituer les électeurs et la dépntation provinciale à mêler les deux politiques au point d\u2019en faire un programme général ?Nous ne le croyons pas.Mais à l'appui de ce dernier poiut il a une autorité d\u2019un poids considérable, C'est le témoignage solennel ot unanime de toute la nation, formulé par le résultat d'une lutte ardento do dix années à laquelle ont pris part, tant d'un côté rés.Ce témoignage c'est l'abolition du dou- blo mandat.Malgré toutes les raisons ulléguées ou favenr du maintien de ln loi permettant au même député de siégor dans les deux chambres, les arguments contraires, ont prévalu dans la nation qui pressentait \u2018annéantissement graduel de ses franchises provinciales pour l'action absorbante du pouvoir fédéral.ous trouvons ici particulièrement les libéraux qui eont, dans le moment actuel, les plus ardents partisans de I'immixtion, de la polltique fédérale à la politique provinciale,en face de la plus phénoménale contradiction qui se puisse imaginer.Ce serait le lieude citer ici, si nous en avions l'espace, tout ce que leurs chefs et leur journaux ont dit dans lo temps contre cette immixtion qu\u2019ils prônent aujourd'hui dans l'unique but de s'emparer d pouvoir à Québec, Venons maintenant au mérite de la question a un autre point de vue, Les-députés provinciaux penrent être de droit intéressés dans la politique fédéral, mais dans deux cas seulement : lo Quand il s\u2019agit de repousser une invasion, un empiètement.20 Quand ils ont à reclamer une chose due gui leur est refnsée.Les interventions qui ont eu lieu jusqu'à ce jour par lo passé ne sortent point de ces deux cas.En de hors de cela, nos diverses législatures comme les individus, du reste, peuvent user du droit de requêtes de suppliques s'adresser à la juridiction gracieuse des autres pouvoirs constitués, mais non entrer en jugement aveu eux au sujet de leurs actes.Ëlles restent donc dans la condition de puissanses étrangères.Et qui prétendra que ce n\u2019est pas là leur plus grande protection et que chercher faire disparaitre cette délimitation n'est pas ane grave impradence ?Quant à la question Riel, il «st évident qu'elle n'entre point dans les deux premières catégories.Si nous y sommes intéressés, ce n\u2019est pas parce qu\u2019elle consti- lue un empiétement, ni le refus de remplir une obligation à l'égard de notregou- vernement provincial.C'est par un motif d'humanité, lo même qui aurait pu faire agir tout autre gouvernement étranger.Co que nous pouvions faire pour le bénéfice de Riel et des métis par l'entremise de la législature provinciale, c'était par le moyen de requêtes faites au point de vue de l\u2019humanité et de la charité, ce qui est complètement en dehors du vonage des lois.Pour ne pas sortir du droit on pouvait donc en appeler aux sentiments d'humanité des élec eurs eur ce point mais non pas en faire une question fondamentale et exclusive comme on l'a fait dans Drummond et Arthabäska, L'Etendard cite triomphalement l'intervention de la Législature de Québec auprès du gouvernement fédéral en faveur das subsides de chemin de fer, et celui du gouvernement fédéral auprés des anton: tés britanniques en faveur d'an gouvernement autonome en Irlande.Il voit en cela des précédents qui sont un argument irré fatable en favenr du nouveau programme ui veut imposer les Résolutions du hamp de Mars à tous les candidats provinciaux ainsi qu\u2019à la législature de Québec elle-même.Malheureusement notre confrére n'a pas saisi la différence qu'il y à entre ces précédents et la question qu'il veut résoudre, différence essentielle qui dé- trait coroplètement sa longue argumentation C'est que dans le cas du gouvernement fédéral, ce dernier n'a jamais prétendu exercer un droit, mais a simple ment formulé un vœu, une prière : dans le cas du gouvernement local, celui-ci a reclamé comme un créancier ordinaire, se fondant sur des conventions expressus ou tacites ; ou de reclamation en vertu d'un droit tacite ou conventionnel, tandis que dans lo cas actuel, il s'agit d'un jugement.d'une condamnation d'actes parfaitement étrangers à la juridiction provinciale.Autre point faible On réclame au premier chef, l\u2019immixtion de la politique fédérale dans la politique provinciale en faveur du renversement du gouvernement d'Ottawa.D'un autre côté on bla me fortement quelques employés provinciaux ou autres qui, partant du même principe d'intervention, mélent eux aussi la politique fédérale à la politique provinciale, mais dans le but de déf-ndre le gouvernement attaqué.Si l'on s\u2019en tenait au mérite de la question dans sa sphère propre, on éviterait ces contradictions évidemment.L'Etendard termine en nous accusant d'être mu par des motifs d'égoisme.Nous Ne sentons pas le besoin de nous défan- dre contre cette imputation gratuite, autrement que par une simple négation.LA MOTION LANDRY Nous consacrons aujourd'hui la plus grande partie de notre espace à la reproduction des débats et à la publication du résultat du vote.Le gouvernement est resté victorieux devant les Chambres ; sa majorité a atteint le chiffre considérable de 94 voix Ceux qui ont couvert l'iniquité du 16 novembre dernier par leur vote et s'on sout rendus solidaires, se réjonissent de leur triomphe, mais ils n'ont pas allégé leur conscience ni privé la justice outru- géo de ses imprescriptibles droits qui ne dépendent en rien de l'aveuglemont des que de l'autre, les hommes les plus éclai- | passions, de l'intérêt où do l'ignorance.Pour nous, co qui nous afllige tout par- tioulièrement au sujet de ceîto solution injuste, c'est de voir rangés du mauvais coté dans la liste du vote, une foule de nows honorables qu'on uvait toujours vu Jusqu'ici parmi les défenseurs des bonues Causes, Nous avons le regret d'apprendre la mort de Madame Eliza S.Bean épouse de feu C.Gilson Ecr, arrivé samedi dernier en cette ville, chez l'hon.Juge Bourgeois son geudre.Madame Gilson s'est étointe à une âge très avancé, aprés une longue maladie, Elle emporte les profonds regrets d'un cercle d'amis nombreux et distingués, Nous offrons à l'hon.Juge Bourgeois et à sa famille l'expression de nos plus vifs sentiments de condoléauce.Les funérailles ont lieu cet après-midi à 3 4 heares.Et LA MOTION LANDRY (Swite des Débats.) Depuis le commencement de la ses sion, l'opposition n'a cessé de demander des documents, mais c'est une chose digne de remarque que plus le gouvernement en dépo-e et plus l'opposition en demande Evidemment elle trouve que les documents déposés ne sont pas favorables a sa cause au gré de ses désirs.À cu sujet il est bon d'observer qu\u2019il est contraire à la pratique parlementaire anglnise de déposer sur le bureau de la Chambre les dussiers des causes en matière, criminelle.M.Ashton Cross pour un, a déclaré une fois que les rapports concernant l'état mental d'un individu quelconque devaient être considérés comme confidentiels et ne pouvaient être déposés.Le député de Bellechasse (M.Amyot) a évidemment admis la difficulté qu'il y a de poser comme principe absolu que le parlement est une cour d'Appel en matière criminelle.Tl a sou.tenn en effet que le gonvernement était justifiable de s'occuper spécialement de la cause de Riel parce qu'elle avait pris naissance dans \u2018les territoires du Nord- Ouest.La loi ne fait pas d'exceptipn.Dons los causes enfrainant la peino capitale, au Nord Ouest, le magistrat stipendiaire est obligé de suspendre de temps en temps l'exécution de la sentence jusqu'à ce que la couronne lui ait donné son assentiment.Dans les autres provinces le juge n\u2019est pas tenn à cette formalité, bien qu'il puisse s'il le veut, accorder un sursis jusqu'à ce qu'il ait obtenu l'assentiment du gouverneur.On a prétendu en outre que le procès avait été fait d'une manière inique sous plusieurs rapports.On a préteudu que le président du tribunal n\u2019était qu\u2019un fonc tionnaire subalterne.Jusqu'en 1877 la juridiction du juge en chef et des autres juges du Manitoba s'étendait au territoires du Nord Ouest.C'est on cette an née là que le statut n été modifié de manière à donner juridiction à un magistrat stipendiaire et que le nombre des jurés a été réduit à six.Et non-seulement l'acte qui changeait ainsi les lois antérieures a été adopté par le gouvernement libéral de cette époque, mais au moment même l'honorable député de West Duham (M.Blake) était ministie de Ja justice.(Applaudisse ments.) Comment se fait-il qu'aujourd'hui le chef de l'opposition s'offence de ce que les accusés ne soient jugés que pur six jurés au Nord-Ouest ?On a également prétendu que les juges w'étaient que des fonctionnaires potiti- ques Mais il à été pourvu à leur nowmi- nation cependant, dahs l'acte de 1875 ; on a prétendu que dans uno certaine mesure ils étaient à la merci du gouvernement.Mais ils sont virtuvllement inarao- vibles et ce sont les libéraux eux mêmes ui ont délimité les attributions de leur charge Le choix du juge Richardson a soule- Vé des critiques, parce qu\u2019il remplissait du Nord Ouest les fonctions de procureur général.Mais il nu faut pas oublier qu'il était le doyon de la megistrature au Nord-Ouest et du reste ne remplissait d'autres fonctions auprès du Conseil du Nord-Ouest que colles d'aviseur légal.À part cela le juge Richardson tient sa nomination du gouvernement libéral, Faut-il que pour des considérations de parti on ébranle ainsi lu conliauce que lo peuple doit avoir duns l'administration de la justice.Le chef do l'opposition a soutenu que le gouvernement aurait dû, l'an passé, constituer un tribunal spécial pour entendre la cause de Riel.Quels cris l'êta- blissement de co tribunal n'aurait-il pas soulevés dans le pays.Et l'observation du chef de l'opposition est d'autant plus singulière qu\u2019il a déclaré naguère qu'il ne voyait pas comment on pouvait condamner le gouvernement pour avoir ins- trait la cause de Riel devant te tribunal désigné par la loi et constitué par le gon.vernement dont il faisait partie.(Ecoutez !) Il n'y a eu qu'un soul juré du réousé par la Couronne,'et ça n\u2019a pu être à cause de son titre de catholique, attenda qu'à cette époque l'avount de la Couronne no connaissait ni sa nationalité ni sa religion.Au reste, il a donné les raisons de cette récusation.Le chof de l'opposition a parlô d'une prétendue injustice commise pur le gouvernement en rofurant d'accorder un dé- Jai d'un mois.Je lui dirai quo jamais Jo tribunal n'u été saisi d'une demamde pour un délai d'un mois, (Lcontez! Econ tez !) Il est bien vrai que l'avocat de l'accusé u signifié d'abord son intention de demander un délui d'un mois, mais il s'est eusuito arrangé aveu l'avocnt du la Cons | ronne ut s'est contenté d'un délai d'une semnine, qui joint aux trois jours qui devaient être consacrés à l'audition des témoins de la poursuite, équivalait réellement à un délai do dix jours.Et encore une fois, ce délai n été jugé amplement suffisant par l'avocat de la\u2019 défense.(Applaudissements, ) Plus que cela, l'avocat de la conronne s'est engagé an nom du département dela justico de payer les dépenses des témoins et de les faire fesigner par les officiers du gouvernement.Il suffit de lire le compte rendu duGo- be du 80 juillet qui dit que cet arrange» ment convenait parfaitement à l'avocat de la défense.Si le Dr Vallée, de Québec, ne s'est pas rendu à Régina c'est que la maladie I's empêché d\u2019entreprendre le voyage.Il a été remplacé parle Dr Claroe, ds Toronto.Quant au Dr Howard il avait exigé pour se transporter a Régina la somme de $500.Sir Alexander Campbell, alors ministre de la justice fit demander à l'avocat du prisonnier, par dépêche télégraphique, s'il se contentorait d'an autre témoin-expeit on si le gouvernement devait payer les $500 et envoyer le Dr Howard ments.) Après s'être entendu avec l'avocat de In défense, l'avocat de ln couronne répondit au ministre de la justice : * La défensene demande pas à lu Couronne de payer une indemnité aussi considérable.Dites au Dr Howard que s'il ne veut pas venir moyennant les frais le témoin déterminé par la loi qu\u2019il n'a pas besoin de venir.\u201d (Appl.) Tous les outres témoins demandés exe cepté le R.P.Touse, qui était retenudans sa paroisse ; Gabriel Damont, Michel-Du- mas et Nap.Nault qui étaient aux Etats- Unis et pour lesquels on réclamait l'im- mnnité, ve qui ue pouvait être accordé : MM.Vankoughnet et Burgess, respectivement sous ministres du ministère de l'Intérieur et du département des affaires des sauvages, et de quion voulait obtenir des documents officiels concernant l'administration des affaires publiquesaz Nord-Ouest, preuve qui était inadmissi- ble\u2014tous les autres témoins, dis je, de- Imandé par lu défense ont été assignéspar la Couronne et transporter à leurs frais.Sous plusivurs rapports Riel se trouvait dans une position plus avantageuse que bien des accusés dans d'autres provinces Il lui à été permis de porter sa cause en appel devant la Cour du Banc de la Reine du Manitoba, tant sur la question do fait que de droit.Lors de ce second procès ses avocats ne se sont pas plaints de la prétendue Iniquité des procédures judiciaires à Régina.Bien plus, s\u2019il fant en croire le Régina Leader du 18 août, MM.Fiizpatrick Lemieux et Greenshields, avant de quittor Régina, sont al- 16s remercier le juge \u2018Richardson de sa bienveillance.L'honorable M.Thompson lit des extraits de plusieurs journaux grits pour prouver que que le procès de Riel a été jugé par l'opposition comme équitable en tout point.\u2019 À 6 heures, la séance est levée.SEANCE DU SOIR.L'honorablo M.Thompson reprend son discours et prouve que dans le cas de Riel comme dans celui de tous les autres prisonniers trouvés coupables aux asssi- ses criminelles, l'exécutif était justifinble avant d'exercer sa prérogative de pardon de consulter le dossier de l'accusé et de con siderer ses oflenses passées.Riel ne s'est pas rendu volontairement au général Middleton ainsi qu'on l'a prétendu, mais il n été cerné et fait prisonnier plusieurs jours après que le commandant des forces canadiennes ent négocié sa reddition avec Ini.On a prétendu que le crime de Riel était de nature politique et devrait pour celu raériter la clémence de la Couronne.Au point de vue technique la trahison a Régina.(Applaudisseest bien crime politique, mais elle nesau- * rait êlre pardonnée dans tous les cas ; dans lo cng, par exemple, d'un individu qui tuerait le chef de I'Etat Les troubles créés par Riel avaient pour but d'empe.cher une agitation coustitutionnelle.Ce qu'il voulait, suivant ses propres termes, c'était une guerre d'extermination.Sur la question d'insanité, l'opposition \u2018@ cité le cas do lord George Gordon, en Angleterre, pour prouver que Riel n\u2019au- Toit pas du être executé.Ii y a une léga.re différence entre les deux cus ; c'est que Rivl n été trouvé coupable par le jury, tandis que lord George Gordon avait été acquitté.[Appl.] ; a loi veut qu'un condamné ne soit exécuté s'il est frappé d'aliénation mentale aprés sa conviction.La commission de médecins nommés par le gouvernement a constaté qu\u2019il no s'était produit aucun changemont dans l'état mental du prisonnier après son procès.Pour ce qui cat de la recommandation à la miséricorde de ln cour et du témoi- {ritage donné sur ce point par un des jurés, rien au cours du procès n'a été ailé gué ni ne pouvait l'être pour prouverque les troubles étaient dus à la maladministration dn gouvernement.Ceux qui connaissent le droit criminel savent que l'ox- Goutif n'est pas obligé d'écouter l'appel fait à la miséricorde de la cour par le ju- ty.Ts divers sursis accordé au condamné ont Gté nécessités pour des appels sucoes- sifaux tribunaux de juridiction diverse L'exéoution de Riel s'imposait au gouvernement ait vom de ln loi, du la justice el lu tranquilleté l'ature du Nord-Ouest.ae gouvernement a 616 tenu de prouver à la nation qu\u2019il était assex fort pour fais CAPITAL - - 100,000.RECLAMATIONS PROMPTEMENT - - $10,000,000 DEPOT AVEO LE GOUVERNEMENT CANADIEN wd JOURNAL DES TROIS-RIVIERES, 1886 RY | BUREAU DE POSTE TROIS-RIVIERES.8 Novembre 1880.Yamuchiche ., ,.\"ee Rividre-du-Loup.u verre ene Maskinongé, Berthier & Sorel.PAR GRAND-TRONO, Rtats-Unis.\u2026.ss St, Grégoire Nicolet.Arthabaska,.,.Les Oantons de l'Est p.00 A,M,11,15 A.M.L.T.DESAULNIERS, Agent pour le District des Trois-Rivière FAR CHEMIN DY PACIEIQUR.Section Est \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 vo Québec er Est.\u2026.5,25 P.M| OA N Batisean vuuvens viva eronars ° e ® Champlain.sono D mini on Or an & 1200 0 Ste-Anne de la Pérade, etc.eto, 0 PAR TEBHR, Ero SLIP 0000 010,80 À.M.11,00 A, M r - ONUÎlly one 0000oc0 000 ore BOWMANVIILLE ON'T.St.Pierre les Becquets.,, .00 St- Jean D, O.et la rive sud.° \u2019 Bt.Maurice.\u2026.+.|12 Midi, [1,00 P.U Piano carré, droit et & queue, Harmonium de sulons |êt-Mauriens\u2026.\u2026-\u2026.\u2026.; 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