Le Journal des Trois-Rivières, 3 février 1890, lundi 3 février 1890
[" ps CATHOLIQUE, POLLEZQUE ET LLTTERANEZ, REDIGE PAR UN Uomité de Collaborateurs.| map \u2014\u2014\u2014 ane l'KOIS-RIVIERENS TUNDI 8 FEVRIER 1200 _ aurna les tt P+ Ire mn iN NECESSARIIS, UNITAS ; IN DUSLiS JLIBERTAS ; IN OMNIBUS, CHARITAS \\ ÉUrFEURS-lROPRIÉTAIRE ir \u2018 DESILETS & FRERE POLITIQUE CATHOLIQUE (De L'Univers) Parti catholique ! L'association de ces deux mots affaronche besncoup de braves gens.L'idée que ces mots exprimont est cependant excellente ; elle indique simplement l'organisation d\u2019une ligne du bien public, l'union active d'homues résolus à combattre les athées et les sectaires conlisés contre la société «hnétienne.Te programme de ce parti rehgirux avant tout est universel, applicable à tous les temps v{ à tous les pays ; il conssiste n défendre le Pape et l'Eglise, à obtenir où à garantir partout au clergé la liberté de l'apostolat et de l'enseignement.C'est le programme de Ja politique sociale recommandée par le Saint Siège ot imposée aux catholiques par ln conzcien- ce et ln foi.ils vivent sous des régimes wonarchi.ques ou républicains, ils appartiennent à différentes nations, se classent en divers partis politiques ; wais ils doivent partout s'avir pour la protection de l'Eglise et de la société, S1 la plupart d'entre eux manquent à ce devoir dans des pays gravement at- teinis par la révolution, l'Egliee est opprimée par ls partis et les rectes révoltés contre Jes lois divines, Telle ext la situation en France, la grande majorité du peuple eet encore croyante ; mais lu plupart des hommes influent, divisés par des opinions politiques, munquent à l'obligation supérieure qui comuunde avent tour l'union jour Ja défvnze des intérêts religieux Les fondateurs de nore premier poiti | catholique et de l'Univrs essnyèrent d'or ganiré celle union avant 1548, Nous tions combative par le gouvernement de Louis Philippe, gui, lui aussi s'appuyoit eur l'ensesgnement exclumf des libres penseurs universitaires, et cou- sidérait le clergé comme acquis à l'oppu- sition légitimiste.Nous étions attaquéspar les légitimirtes intrancigeants, qui nous représentaient comnme des révolutiontsires, cherchant à enlever à la royauté légitime l'appui du clergé.Encore faibles en anparence, nous étions déjà nombreux et forts avant 1845.Nous obtinines des succès aux élections de 1849 en *évordant l'appoint décisif de nos voix à des ~andidats qui avaient pris visa vis do nous Ju¥ engagements.Nous warions, au l'arlement qu\u2019un éminent orateur, tt, dons la presse, qu'un seul grand journ litte mals déja les vorx de Montalembert et do Louis Veuillot retentisssient au loi ; de presque tous les peys civilisés, des homtnes considéra- blee nous témoignaient leurs syinpathies Déjà la possibilué d'une action catholi que universelle se wanifvstait à Nos yeux déjà sv révélait aussi dans toute l'Europe le danger de In Révolution athée ot dea destruction rwaçonniques : déji des uto- pirtes et dos anarchistes préchatent le so: culisme aux ouviiers La Révolution de 1848 bouleve:sa l'Harope el révélant le pénl social.inspira ULE «rsinte ralutuite aux gouvernements ébraulés, aux classes eupérieures mena- corn .On compntalore, en France commo ailleurs, in nécereité du frein religieux.Les républicaies anodétée et les librraux orléanietes recherchèrent l'udhésion du chagé; 11 décide des élections daus lu wojeure patte de HOuvrt et lu Conetituante ne svn ploguit pos : nos républi- cotne h'avatent pus cheure découvert un prétexte d'iuvoudution dune l'ingérence cléricale.Le nombre des catholique 8 s'acerut en cote à l'Arseublre législative, et le pré- stdent Louis Napoléon appela au manie tere M de Fallong comme réprésentant de votre ports, Montulembert m'écrivrt alera, avec quelque mélancolie Num op portet vrescère me autem muni.; Thiers, qui avant glorilié l'université et attaque les jésuite en 1817, se montrait partison résoin de l'éducation cléricale et de l'enscignetent jéouitique, Si la loi de 1850 ne fut pus complètement libératrice et conservatrice, elle permit au moine la construction de l'instruction religieuse.L'action du parti catholique avait donc été très utile ( Le prévident manifostait de bonnes dispositions ot recherchaient l'appui des va- tholiques.J'eus avec lui la conversation suivante, en 1851 : \u2014 Vous êtes ami de Louis Veuillot c'est un écrivain de grand talent : il n'est pas toujours nimable pour mot: je tiendrais à ce qu'il ne méconnüt pas mes intent ons et tie 60 prononçÂt pus contre nol.list oe un hamne do conscience ¢ Ne pour- reiesja as m'nssurer du son appui Ÿ \u2014Lours Veuil;ot appartient par su couscionve à À Egliro et à eu foi ; il cal juw ovraible aux considérations de l'intérêt personuel ; pour lui, les hommes et l'argent n'ont pas de valeur.Mais il rend | vernementsl aVail ore voter selon son la justice à tout gouvernement qui 1es- ectera la liberté religiense et protégera \u2018Bglise Si vous gouvernez de cette manière vous n'aurez pas à craindre l'opposition do Louis Veuillot ni du parti catholique.\u2014Pourquoi celte qualification ?eile ne me,psait pas, Un parti c'est un groupe restreint el sonvent mauvais ; le ca- thalieisme, c'est l'ossociation la plus excellente, et il embrasse le mondo\u2026 On voit que l'objection opposée aujour- d'hui à cetle dénomination n'est pas nouvelle mais qu'impotre le titre d\u2019une œuvre si elle est utile et belle ?À cetle époque, Monialembert, émerveillé du nos succès, me disvit * \u201cSi les catholiques restent sages, s'ils sont actifs et unis, avant trente ans ils gouverneront la France mais il favt qu'ils se délivrent de l'alliance o bligatoire du trône et de l'autel ; le régime est bon partout où la religion domine.M faut encore qu'ils se tiennent °n garde contre les utopies qua- hiliées de progrès social ; tout lu vrai progrès émane du ln Croix.de l'Evangile et de Jésus-Christ.\u201d Les catholiques ne se montrèrent pas tous sages et unis, à commencer par leur brillant orateur.Son esprit impressionnable, son ardente imagination le rendaient excessif et par fois outré.Les sommités de notre parti se séparérent après le coup d'État ; on se divisa en parlementaires et en autoritaires ; les nus firent à {limpire une guerre systématique ; les autres l\u2019acceplèrent en témnoins indépendante, approuvant et critiquant les actes du pouvoir selon la conseienre et l'équité ; telle fut l'attitude de l'Univers, suivi par la majorité du clergé.Louis-Nupoléon désirait tetmoigner sa gratitude à Louis Veuillot, en 1852 et celui-ci pouvait alors prétendre à de hautes fouctions bien rétribués ; il ne demanda jamais qu'une faveur, la grâce dun républicain déporté, sollicitée par mon entremise : le prince e'empressa de l\u2019accorder.Je conservai avec l'empereur, jusqu'en 1850, des relations particalières qui me permirent de rendre de modeste service à l'Eglise et à des œuvres de charité.La vivlation du traité de Zurich fut.malh-ureusement tolérée par l'empereur.Aprés le bnigandage qui acquit à la Sardaigue la majeure partie de l'Etat ponti- fival, le centre et le sud de l'Italie, les ca tholiques devaient protester ; le groupe de l'Uaivers n'y manqua pas : le gourver- tément, nous traitant en révoités, supprima l'Univers, et aussi mon journal la bre.lagune.La résistance des catholiques n\u2019en fut pas arrêtée ; le Monde suivit avec lermeté la même ligne que l'Uaivers, Le tiers du Corps Légielatif protesta deux fois contre la spoliation du l\u2019ape : vingt-cinq des protestataires furent altaqués par le gou- veruetuent, aux Clections de 1563, quoique le duc de de Morny les cit défendus cng d'entre eux seulewent lurent réélus : mwuis d'autres circonscriptions nous che voyirent des reulorts, el et le centre gou- Ein dehors do ces denx politiques, les agissements divers des groupes de droite ou de gauche n'ont qu'une importance secondaire et relative.La question se pose dans le monde entier, entre l'athéisme et le christianisme.L'athéisme aboutit au socialisme universel, sans patric comme sans limites.Le christianisme puise sa force capitale dans l'unité catholique.À la coalition des enuemis de la civi- Hisation rhrétienne, auxquels s'offre l'arme terrible du soflrage universel, il de- vien urgent d'opposer partont, sous vue | domination quelcouque, l'action unifiée | et eimultanéa des catholiques.Partout les barbares se multiplient et s'organisent, dans la Russie absolutiste et dans ln victorieuse Allemagne commeaux Litats- Unis et dans la France révolution- | naire, Si l'union sociale et catholique ne se forme pas a temps, l'avenir sera sombre, et, duns notre vieille Europe, il faudra bientôt répéter le triste aveu de snint Augustin, qui, voyant crouler le monde 10- main song les coups des barbares, écrivait : Mérito sub flagetlo ! tr.ar 1A Torr, - - UN COURAGEUX CHRÉTIEN | On écrit de V.\u2026.au Bulletin des conférences de Svint Vincent de Paul : Dans une urine deo cette ville, au fond de la salle d'atelier, était fixé un crucifix toujours rrspecté, Hecemment, un des ouvrirrs l'arracha violemment et le jeta; à terre en le brisant et l'insultant.Un des chefs ouvriers de l'atelier.douloureuse-! ment ému de cette profanation, s'élança à ; la muraille où avait été le crucifix et traça à la race avec un pinceau, une gran-! de croix rouge, en disant à haute voix \u2018 Au moins, celui ci on ne l\u2019urrachera pas.\u201d \u2014Ce généreux chrétien eat membre de la Couférence de V.Quelques jous après a une révnion d'hoinmes tenue dans N grande salle de l'évêché, il l'at publiques; ment félicité par Mgr l'évêque pour ce trait de soldat fidèle de Jésus-Christ.Mais voir qu'il ya pen de jours une: famiile pauvre ayant élé recommandée à| la conférence et admise par elle, le dit membre fut chargé par le président d'al- | lor visiter cette faille.Quel fat son, étonnement en y arrivant de se trouver en face de l'ouvrier qui avait arraché le crucifix ! Trouble profond d- celvivi, qui se met à balbutier, à s'excuser et finalement à pleurer, en exprimant son repentir et sa reconnaissace envers jes chrétiens | qui secourai-nt sa pauvre «! nombreuse, famille car il était pere de quatre enfants : Notre fière le réconforta, l'embrassa, lui dit les paroles chrétiennes 1ppropriées à la circonstance, et voilà le malheureux rendu à de meilleurs sentiments et dont l'Atne s'ouvre aux pensées et aux espérances chrétiennes.N'y at-il pas dans cette rencontre fortmite une manutfrstation évidente de lu providence | opinion.la majorité du Parlement vut ré-1 elude la reconstitution intégrale Ju roy-: sume pontiflenl.l'Unirers reparmssant: parla de techef avec talent et vigeur.Lem péreur voulait au moins conserver au Pape Rome et les territoires adjacents uccupés par nos troupes.La convention conclue avec Victor Emmanuel, la décla ration de Ruuher au parlement, les souvenirs et les documents publiés sur cette question prouvent que Napoléon 1H per- ants dans cette résolution quequ'à nos, premiers reves Avant la din de £on ré- que, il regrettait, l regrettait d'avoir laissé eréer BE grande puissance eur notre frontière et eur la Méditerrannée : auset accepta-t-1l, dans le mimietere du 27 décembre 1858, M.de l'arieu, qui lui avait écrit deux leltce éme tgiques en faveur du Pape «4 M, J'Hehon, qui avait prononcé, en 1850, un Vaillant discours, désapprou- ; vant la guerre d'Italie.Pendant la guerre de 1870, les hommes | jeunes et validrs de famitles royaliste ot cathasiques couilritirent avee un dévoue- went absolu , le pays reconuap-sant clu en 1871 une wajonté de droite Elle déti-\u2018 vra le pays, poya lu rançon, restaura les finauces ametida fa tégi-lution de l'iustrue- tion publique ; wais elle av eut pus cou- battre les républicain et vlle n'osa pas] restaurer la royauté, L'Inivers signala ces fautes, ot Be montra mieux royaliste que les parlementaires qui emwpécherent la restauration du roi.A Depuis que la gauche gouvernr, il ne reste dlopte qu'entre ces politiques oppo 2008 a La politique ds délensente de l'Eglise de veu droits ot de ses libertés : ; La politique anti religieuse, inaugurée \u2014\u2014 Lead 04 re jus et oe ue ru Las Acents demandes çartour i » NR not pert pas tre rende © wn Coole ein te Nurmgase,: Urovinee de Québre, ' District des Trois-Iivières.à col\u2019 it bE CIRCUIT Na 0 Jatin Verret, mauchand, oo Bocaneaart, La puto sse de Divavoken A Oetave Verville de Li paroisse de Becancourt Durksneun ilest ordonue an befendear de comparals tre dans les deux dois, Trois-Hivières, 26 Décenhre (SNA, par Gambetta et par Jules Ferry ; poure suivie par tous leurs sucevrseurs, elle atta: que l'Eylise dans lu liberté du rocrute- ment, d'assoctation, d'enseignement el de prédication ; etlo tend à détruire In rolis gion cathohque LOTTINVILLE x DESILLES treflivr de lu Cour de Crreuit, Dretrie Lales Trois-Bivières.Anrirn OLIVER, Ta L'Expérience du Reverend PERE WILDS.Le Riv, Pere Z, P.Wilds, misslonatre trés connu de la ville de Now York, et frère de feu l'éminent Jugo Wilds, de ia suprême Cour du Massachusetts, écrit ce qui suit: \u201cT8 ESAh St, Nue York, 16 Mai, 1582, MESsHA, J, C, AYER & Cu: ; de fus, l'hiver dernier, en proie à uno hi.{ meur qui torturatt mes membres de déman- ' genisons Intolerables ; In nuit surtout meas soullrances alent terribles, outre tes déman- gealsons, wn feu intense na constunait, it ta 'wtalt impossible de supporter ta plus legère couverture.,Jo soulfrais en mémo temp d'un violent eatarrhe, et d'une toux entae- rheuse ; Javats perdu I'appetit, et non rys- time était au plus bas, Counatssaut ba valeur da la BALSEFARLILLE D'AVER, soit par obsorvation dans plusleurs cns de muaiuelle, soit pur l'usage que j'eu avidt Suit moi-même quelques années auparavant, je comineueal à m'en servir, pour mettre, 617 était possilele, un termeh unes Lorriuies souffrances, Mon ! Appetit commença à revenir presque à La pre- ; nüere dose.Après un temps trés-court la | tivvre et les démangeaisons se catmérent, \u20ac ! tout signe d'irritation de la peau disparut.Mon catarrhe ot on toux dixparurent aussi, et ind sauts aunéliorant graduellement est devenus exrellente.Je me sens cent pour cent plus fort, et ce resultant Je Le dois à la SALSEPARKILLE, que jo recommande en toulo conflanee comine Ja seitleure mcdeeine pour purifier lu sang, d'en peenals troie petites doses par jour, et avant que la den.aldrue flacon FOL lui, min santé étuit cotaplets- ment rétablie.Je mets ces faits à votre «ixpasition, vous © vriez les publier dans l'interét de nos semblables, 2.0 Winns A Yous, avec respect, La cas clté ci
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