Le Canada, 2 juin 1904, jeudi 2 juin 1904
[" ! 0OOOt«rrciln»ai T MONTREAL, JEUDI J JUIN 1904 TEMPERATURE H .r : Max\t: Mil» .M!.rrobulilo : Aujourd'hui.Nauts I ill) 1 |UI0.I'KIX UN SOU [ [I LES RELIGIEUX am PHILIPPINES Les relations entre les deux pays sont tendues.\u2014 Les Allemands disent que Delcassé conduit la France à une guerre de revanche.La retraite de Von Bulow.Berlin, 1.\u2014 Los relutions entre la franco et rAllctuat^uo deviennent cliu-que semaine plus tendues.11 est malaisé de dire à qui incombe la responsabilité do cette hostilité regrettable quo so manifestent mutuellement les deux pays.A Paris, on l\u2019attribue aux discours agressifs du Kaiser.A Berlin on !«\u2022 met sur le compte «le certaines maladresse» politiques d«.- M.Delcassé.La prtisse allemande accuse nettement la presse fram.uise «le monter l'o- Çinion publique contre\tl'Allemagne.lusieurs journaux reconnaissent «pie l\u2019empereur a montré trop ouvertement son dépit de n avoir pu conquérir l'alliance de lu Grande république.Les grands quotidiens les plus pondérés déclarent que les accusations portées contre le Kaiser au sujet «l«*s affaires du Maroc sont entièrement dénuées de fondement.Guillaume II n u iamais fait faire do démarches auprès du sultan pour l'inciter à résister à l'influence Iran «.aise.D'autres estiment que 1>* gouverne*» numt français s'alarme des progrès que fait l'alliance projetée entre l\u2019Allemagne et la Kussi«\\ De !à une certaine animosité de la masse (pii serait é\\ i demment fort contrariée de perdre, au bénifice d\u2019un mauvais voisin, une amitié qui lui a déjà coûté si cher.Quoiqu\u2019il en soit la presse française no perd aucune occasion d\u2019attaquer et do blesser le gouvernement allemand.L«^s journaux de Paris reprennent, avec plus do vigueur'que jamais, lu campagne contre l«* sultan de Turquie.Sans doute les nffrrux massacres d«is dernières semaines justifient toutes li*s indignations, mais en attaquant Abdul Hamid on vise autant l\u2019ami du Kaiser que le bourreau des Arméniens.On dit ouvertement dans les cercles diplomatiques d'Allemagne, quo M.I Delcassé conduit délibérément la Fran-à une guerre d*- revanche contre l'Allemagne.Plusieurs politiciens influents souhaitent h* rappel de l\u2019ambassadeur actuel du gouvernement uMt-mnnd à Paria.On voudrait le remplacer par un homme énergique et quenjue peu \u201cbismnrkien\" qui saurait protester contre les attaques fuit«\u2018S à la politique du t\u2019zar.La grosse question d la politique intérh-ure allemande à l'heure actuelle est la démission ou plutôt la chute «lu «¦«iinti1 Von Hiilow, chancelier il«' 1 Km Comment le gouvernement des Etats-Unis règle une brûlante question, Entente entre le délégué papal et les représentants américains.\u2014 Mission délicate de Mgr Guidi.\u2014Plus de $7,000,000 pour des terres dont les Etats-Unis n\u2019ont nul besoin.m FIN DI El CELEBRE Lo grand duc Michel rentre en grace après treize ans de bannissement.\u2014Histoire romanesque de son mariage.pire.On considère la r«*traite du chance lier comme si probable qui* le parti consiTvuteur a cm devoir publier une proclamation «*n faveur du comte Von Hiilow.Un.se rappelle, en effet, «^ue deux députés conservateurs fort influents, le comte Von Wedel et le baron Von Mnnleuffid ont fait récemment au Keichstag de violentes attaques contre le chunei*lier.Les chefs du parti conservateur déclarent aujourd\u2019hui.qu«* l«*s paroles do ces deux députés out été dénaturées et mal comprises.A la vérité Von Bülow a trompé sur certains points l«*s espérances du parti.On s'attendait à 1«* voir sévir con-tre les socialistes.Il semble, au contraire, l«*ur «*tr«* sympathique.Mais, cette question ù part, les conservateurs approuvent hautement la politique du chancelier.Quelques publicistes affirment que Von Bülow serait le bouc émissaire chargé de toutes les fautes commises en ridicule cette assertion.Guillaume par les Allemands nu Sud-Africain.l^*s organes conservateurs tournent II.dit -on.est trop intelligent pour attribuer nu chancelier des responsabilités «pii incombent au ministère des colonies.( Spéciale au \u201cCanada\u201d 1 New-Vork, 1 \u2014 La question la plus épineuse «pii se soit élevée aux Philip pines depuis la conquête américaine, est sur le point d\u2019être mglée.l.a solution s'est opérée en achetant les terres possédivs, occupées «ni lé-« lnm«*«*s par les divers ordres religieux «*t.«pii plus est, par la déportation même d«*s religieux.Le gouvernement achètera les terres comptant, et un emprunt de ÿT.OOü.tKK) 'sera lancé sous peu, à cet effet.On espère que cette argent restera dans les îles, pour rncment «*t Mgr Ouiili, «lélégué apostoliqu»*,_ «pii n' nit été euvoyc de Rome.expr«»ssémi*nt pour régler c«*lli* question.Les Dominicains seuls s\u2019étaient «lt>ri-leniiuit soumis **t avaient remis 1 in vi*ntuir«* exact de leurs biens entre l«*s muius du dél-.coud us !h«t, lu |»it-i,nt« juurn«\u2018«* a étô ¦ roBorvre aux ili;|*ut«'*h.
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