Le Canada, 20 mars 1912, mercredi 20 mars 1912
[" Température VENTS DE L'OUEST, PLUS FROID.Marchés et Finances Marché toujours tranquille \u2014Steel à 57 \u2014 Power à 195.\u2014 Sliawi-nigan à 131.VOL.IX.\u2014 No.294.Un texte à retenir LA REQUETE DES CATHOLIQUES DU MANITOBA.\u2014LA POSTURE DE M BOURASSA.MONTH K AL, MKKl HLIH 20 M\\liS 1912 - \u2014\u2022\u2014-\t¦ ¦ Portefeuilles trop lourds pour l\u2019honneur D\u2019OUTRAGEANTS SOUPÇONS QUI SE PRECISENT.l\u2019rix : l - U.Nous avons sous les yeux le texte officiel des résolutions adoptées A Winnipeg, le 13 mars courant, à l\u2019unanimité de 1300 ct.tholiques de tou tes les nationalités, assemblés pour protester contre 'l'omission de toute clause scolaire dans le bill des frontières du Manitoba.Nous y lisons In résolution suivante : \u201c 5o.Nous demandons au moius des droits 4\u2019gaux à ceux de nos coreligionnaires de l\u2019Alberta et de la Saskatchev an.Ce sont, les catholiques du Manitoba qui s\u2019expriment ainsi.Ils sont actuellement, nu point de vue scolaire, sous le régime du règlement Tarte - Grecnway, conclu eu 1897.Avec le bill tel que la Chambre des Communes l\u2019a adopté, les catholiques du Keowatin vont ftre placés sous le même régime.Et ils réclament des droits égaux A ceux qui furent, assurés à leurs coréligionnaires de l\u2019Alberta et de In Saskatchewan, par les clauses scolaires, que Sir Wilfrid Laurier fit insérer dans les bills organisant ces deux provinces.Voyons un peu dans quelle posture ils mettent ainsi M.Bourassa.Klu en 1896 comme libéral.M.Bourassa a approuvé le règlement Tar-te-Greenway, non-seulement, par son adhésion au parti libéral, mais explicitement dans ses discours.Mais, en 1905, il s\u2019est séparé du parti libéral, sous le prétexte que Sir Wilfrid Laurier ne rendait pas pleine justice aux droits des catholiques de l\u2019Alberta et de la Saskatchewan.Et il a toujours, depuis, violemment condamné dir -Wilfrid, l a représenté comme un lâche, un traître, un jouisseur, â raison même de ces clauses scolaires, QUE LES CATHOLIQUES PU MANITOBA RECLAMENT AUJOURD\u2019HUI.M.Bourassa a approuvé Sir W\u2019ilfrid Laurier en 1897, lorsqu il faisait MOINS pour les catholiques du Manitoba.Il l\u2019a dénoncé et le dénonce encore parce qu\u2019il a fait PLUS pour les catholiques de l\u2019Alberta et de la Saskatchewan.Singulière logique ! On prétend que les catholiques du Manitoba auraient l\u2019intention d\u2019offrir à M.Bourassa de se mettre ô leur tête, et de lui procurer un siège à la Chambre des Communes.Comment M.Bourassa qui, en fin de compte, n\u2019est pas aussi habitué aux voltefacea et aux contradictions avec lui-même que M.Pelletier, pourrait-il accepter ces offres ?Il lui faudrait condamner un règlement qu\u2019il a accepté, et réclamer une législation qu\u2019il a condamnée.Non, M.Bourassa n\u2019acceptera pa s.Il est intéressant de relire le passage suivant d\u2019uu article que publiait le \u201cÜevidr\u201d le 19 février dernier, sur la question du Keewatin: k \u2019\u2018Les ministres fram.-ais.particuliè rement, ont un passé, ils ont posé des acte» qui les défendent contre d aussi OUTRAGEANTS SOUP CONS.M.Monk a fait, en 190.r», la lutte pour le maintien du premier article 16 ; M.Pelletier, qui s\u2019est pré tenté l\u2019an dernier comme candidat indépendant, u\u2019a jamais manqué de flétrir 1rs reculades de M.Laurier.Chez eux donc, les raisons d\u2019ordre général qui commandent le respect de la loi de 1875.se doublent du souci DE RESPECTER, AVEC LEUR PROPRE PASSE, LES SENTIMENTS QU! LEUR TIENNENT DAVANTAGE AU COEUR.Nous ne voulons pas croire non plus que, s\u2019il y a crise \u2014 SI LES TROIS MINISTRES FRANÇAIS SONT CONTRAINTS D\u2019ABANDONNER DES PORTEFEUILLES DEVENUS TROP LOURDS POUR LEUR HONNEUR\u2014 il sc trouvera un eeul député, nationaliste ou conservateur, pour ramas ser ces portefeuilles.\u2022SI PAR IMPOSSIBLE, CET HOMME EXISTAIT, il lui faudrt.it immédiatement aller demander au peuple une approbation de son acte.\u201d Or, MM.Monk et Pelletier ont jus tifié ces \"outrageants soupçons\u201d; ils n\u2019ont respecté ni \"leur propre passé\" ni leur \"sentiments\" les plus intimes.Et \"par impossible\", ils ont gardé \"les portefeuilles devenus trop lourds pour leur honneur.\u201d Mais c\u2019est â nous, semble-t-il qu\u2019il importe de rappeler au \"Devoir\" ses propres expressions.La commission du tarif \u201c LET WELL ENOUGH ALONE,\u2019 La devise des conservateurs, aux J monopoles, et qui est placé entre dernières élections, c\u2019était: \"Let l\u2019intérêt général du pays, qui est de well enough alone.\" (Ne dérangeons , ne rien déranger à la politique Lau-pas ce qui est bien.)\t:ricr:\tet l\u2019intérêt particulier des ,\t.\t.m .\tp iis ! trusts et dos monopoles, qui deman- Et.de fait, arrivés au pouvoir, n» |\t* .\tx t -w,.» m whit#» ; dent plus de protection, n\u2019ont rien dérangé.L bon.M.wnitc.i leur ministre des Finances, a même promis que rien ne serait dérangé,\t.»vn\u201et n.* ta commission du Uril I H'» n rocher, cependant que les petits castors, tout alentour, font jaillir l'eau en frappant la mare de leur queue.QRAINDQRQB.L',,E\\èDfinent\u201d compare Laurier, au sujet du bill du Keewatin, à Voltaire et à Machiavel.Mais il est entendu que Monk et Pelletier sont de petits saints.A une des dernières séances de la Chambre.M.MacDonald a demandé A M.Borden quand il entendait nommer un solliciteur-général, et le pre-l ruter-ministre a répondu par un faux-; fuyant.Quelle peut-être la raison qui pousse M.Borden, ou M.Doherty, à re-ijArder indéfiniment cette nomination TAPISSERIES.POLES, MOULURES Nous avons le plu» grand choix de cette ville en fait de TAPISSERIES à des prix équitables, pouvant convenir à toutes les bourses.PAPIERS PEINTS Ang sis et A Irmands.r'oat-à-tlire nue nous pouvons satisfaire tou» lc< goûts.Nous von\u2018or aussi toute* marchandises se rattachant A cc commerce et.servant ft l oi ncniontat tou .1rs demeures comme moulures, toiles à.\\nurs.burlaps, perches ft rideaux (pôles! 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contuslouu.«.¦.zétnn, bénnirrholde.i < t le-.1 ma'adles «le la peau, tien ii«; taut Zum | Buk (\"est .,\u2022\u2022#, l'opinion du niéde«m lus gigantesques possibles, le gouveime-xnent a pris toutes les précautions possibles et a agi après avoir consulté la commission d\u2019experts, em la matière.On connaît l\u2019histoire de la catastrophe du pont de Québec, et le gouvernement a nommé une commission d\u2019enquête afin de se rendre compte des causes de l\u2019accident.En 1908, une commission comjtosée de MM.Vautelet de Montréal, Mad-jeska, de New-York et Fitzmaurire, d Angleterre, fut nommé et on proposa des plans pour la reconsf.Tuc-tion du pont de Québec.En 1909, la commission invita les entrepreneurs en perspective de se rendre A Montréal afin d\u2019étudier les plans.Un différend a alors surgi antre les commissaires, après quoi on en vint A un compromis en 1910.a ce moment, M.Fitzmaurice donna sa démission, et fut remplacé par M.tnacDonald, de Gan,-moque, Ont.En octobre 1910, on ouvrit les six sournisaions qui avaient été rec/ucs quatre du Canada, une d'Allemagne et une d\u2019Angleterre.Les sounissLons furent étndiées et on décida que la plus avantageuse était celle de la Ht Lawrence Bridge Co, dont le chiffre de soumission était de $11 040 .000.Le chiffre de la Compagnie*\u201d anglaise était de $11,320,000.On déci- dü.Plli8 V^d de codifier les plans, adin de faire une économie de trois millions de dollars, tout en hâtant la construction du pont.A la suite de cette modification, la St Lavren- Anidf\u2019e
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