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Le Canada
Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents. [...]

Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents.

Le Canada est un quotidien de langue française fondé par François-Ligori Béique et qui paraît pour la première fois à Montréal le 9 avril 1903.

Il est né d'un mouvement de révolte de l'aile gauche du Parti libéral contre Israël Tarte. En 1902, celui-ci, propriétaire de La Patrie, alors le seul organe officiel des libéraux à Montréal, entreprend à l'insu du premier ministre libéral Wilfrid Laurier une campagne de presse en faveur du protectionnisme. Cette prise de position lui coûte son poste de ministre des Travaux publics, mais ne lui enlève pas La Patrie. Les libéraux ne peuvent rester sans tribune officielle, d'où la fondation du Canada.

Godfroy Langlois, ancien rédacteur de La Patrie et figure notoire de la gauche libérale, en est le premier rédacteur en chef.

Le Canada se veut l'organe qui expose les vues et les idées du Parti libéral et qui dirige l'opinion dans le sens des réformes que celui-ci entend opérer. Les libéraux ne manquent pas de moyens financiers. Ils regroupent autour de Langlois des journalistes d'expérience. Les éditoriaux du Canada vantent les vertus de l'entreprise privée, d'un sain nationalisme et de la démocratie parlementaire. L'une des premières campagnes de presse est menée en faveur de l'instruction gratuite.

Dès sa fondation, Le Canada a toutes les caractéristiques du journal populaire moderne. La publicité occupe le tiers de la surface du journal. De nombreuses chroniques sportives, féminines et culturelles visent à rejoindre tous les membres de la famille et diverses catégories de lecteurs. Son information nationale et internationale rivalise avec celle de ses concurrents. Comme eux, d'ailleurs, il n'hésite pas à recourir aux nouvelles à sensation pour aguicher le lecteur.

Langlois est limogé en 1910 sous la pression du clergé, notamment de Mgr Bruchési, qui redoute ses prises de position sur l'enseignement et les libertés individuelles ainsi que son affiliation à une loge maçonnique. Langlois fonde alors un hebdomadaire progressiste, Le Pays (1910-1921). Sous la direction de son successeur, Fernand Rinfret, plus souple, Le Canada se fait moins combatif. Il exprime l'opinion des libéraux modérés et défend la politique officielle du parti.

Sous la férule d'Olivar Asselin (1930-1934), le journal va de nouveau connaître des heures trépidantes. Asselin utilise son poste et son talent d'écrivain pour former une génération de journalistes à qui il inculque l'amour de la profession et le goût du travail bien fait. Asselin parti, Le Canada, qui pourtant ne manque pas de bons journalistes, s'assoupit quelque peu. Edmond Turcotte, son nouveau rédacteur, est moins frondeur qu'Asselin, mais assure la position libérale et progressiste du journal contre la montée du nationalisme conservateur du milieu des années 1930.

Dans les années 1940, la couverture thématique du Canada est variée. On remarque la place appréciable accordée au cinéma, la « chronique judiciaire » de l'auteur Adolphe Nantel et la « chronique universitaire » tenue par Pierre Laporte en 1943 et 1944, chronique qu'il  poursuivra au Devoir à partir de mars 1944.

Au début des années 1950, le quotidien éprouve des difficultés. Trop inféodé à un parti, dépourvu d'imagination et peut-être de moyens financiers, il commence à décliner. Il perd des lecteurs, qui lui préfèrent des journaux plus populaires et d'apparence plus neutre dans le domaine politique. Malgré l'intervention de certains libéraux, qui tentent de lui insuffler une nouvelle vigueur et d'en faire un journal de combat contre la puissante machine de l'Union nationale, le journal se saborde le 7 novembre 1954.

Le Canada est tiré à 9 803 exemplaires en 1903, à 18 000 en 1905 et à 15 242 en 1940.

Parmi les collaborateurs les plus connus, mentionnons Jules Fournier (auteur notamment de la fameuse Anthologie des poètes canadiens, publiée en 1933), Olivar Asselin, Valdombre (pseudonyme de Claude-Henri Grignon), Robert Élie, Charles Hamel, Fernand Rinfret, Adolphe Nantel et Adjutor Savard.

Mentionnons l’existence de deux éditions pour le journal Le Canada, une édition hebdomadaire de 1903 à 1925 et une édition quotidienne de 1903 à 1954. 

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, vol. 4, 1979, p. 166-168.

DUTIL, Patrice A., « LANGLOIS, GODFROY », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 15, Université Laval/University of Toronto, 2003 [en ligne].

TANGUAY, Anne-Marie, La pensée d'Edmond Turcotte, éditorialiste au journal Le Canada (1931-1937), mémoire de maîtrise (histoire), Université de Montréal, 2007, vii, 98 p.

 

 

Éditeur :
  • Montréal,1903-1953; 1954
Contenu spécifique :
mercredi 13 septembre 1933
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Canada nouveau
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Références

Le Canada, 1933-09-13, Collections de BAnQ.

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[" \u201cM.Houde\u201d par Oliver AsmIIii (\u2022¦ 4«UKiin« m««) VOL XXXI \u2014No 135 Tout.les toirt à 11 heures » Xi.I IM 1 tAMCUI Kl UIMANCHK) Les nouvelles du ^^ANADA\" :fcf - TernP* probfblt : Btau \u2022» frais MONTREAL.MERCREDI! 3 SEPTEMBRE 1933 Mssimum hiar: 60 \u2014 Minimum hitr: 42\t5 5\u201d c-v PRIX TROIS SOUS .\t- \u2014¦\t¦ \u2014\t.-\t.________________ .\t___________ft ® \u2022\u2022 La mort de Phon.sénateur F.-L.Ifflque Le sénateur Béique nffustre patrirrche décédé h.er à l ige de 88 ans avait tjit partie de I aroente jeunesse libérale qui vit les débuts de Laurier Pt il avait connu, sans en partager les égarements, la génération de Institut Canadien.A ces circonstances il devait une expérience des hommes et des choses qui.alliée à une rare pondération naturelle.aura fait de lui un des conseillers les plus précieux de son parti et le membre le plus écouté peut-être du Sénat canadien.Admis au barreau il y a soixante-cinq ans, sa longue pratique du droit commercial et financier lui avait donné une connaissance oes affaires peu commune, qui en retour avait fait de lui un des maitres de sa profession.Un jour que je demandais i un avocat de mes connaissances, bon juge en I espèce, son opinion sur la valeur comparative de quelques-uns des maitres reconnus du barreau montréalais: Il en est un , dit-il, que vous n'avez pas nommé et qui par la science juridique, la pratique des hommes, l'intelligence des affaires.I équilibre de I esprit, est peut-être leur maître à tous, du moms dans sa spécialité: c est M Béique.D'autres avocats é qui je fis part de ce jugement le trouvèrent, à tout prendre, fort juste.Sa double connaissance du droit et de la finance l'avaient marqué pour les postes les plus élevés dans le monde des affaires Il avait, comme président du conseil d'administration, puissamment contribué à la solide prospérité de la Banque Canadienne Nationale.Nous tenons de bonne source qu'au conseil du Canadien-Pacifique son avis pesait d'un grand poids Au Sénat, nulle délibération sur les questions bancaires ou les questions ferroviaires n'était tenue pour complète tant qu\u2019il ne s'était pas prononcé.Et cet homme d affaires qui avait toujours entretenu des rela-t-ons si étroites avec ses concitoyens anglais avait gardé pour l'inté èt cônadien-français un attachement qui n'avait fait que croître avec l'age Pendant de nombreuses années il s'était dépensé pour la Société montréalaise de Saint Jean-Baptiste, qu\u2019il avait largement contribué à doter de ses deux organes matériels les plus utiles: la Caisse nationale d économie et la Société nationale de fiducie.C\u2019est par un sentiment de solidarité nationale qu'il avait, à une heure difficile accepté la présidence du conseil d'administration de l\u2019Université de Montréal où il serait à souhaiter qu'on eût davantage prêté l'oreille à ses conseils de prudence.Nulle question d'enseignement public ne le laissait indifférent; lui dont la jeunesse s\u2019était écoulée dans une d*mosphère qui n'avait rien de proprement intellectuel, on le vit pendant les trente ou quarante dernières années de sa vie assister religieusement, avec les membres de sa famille, aux conférences de 1 Alliance française, aux séances de clôture des carêmes de Notre-Dame.à tous les fastes de l'esprit français en notre ville.Réputé riche.\u2014 car les affaires lui avaient réussi, i l'exception d'une où il était entré par patriotisme et où sa probité naturelle fut abusee.\u2014 M Béique mettait une sorte de coquetterie à subir, au chapitre de la chanté, la calomnie.Il donnait beaucoup, mais toujours à bon escient et discrètement.Il assurait personnellement ! existence de plusieurs familles, et tout mendiant valide qui se présentait chez lui.à sa maison de Ville-LaSalle, était assuré d'y trouver, avec le boire et le manger, du travail à un salaire raisonnable.Je l ai vu gravir quatre étages avec Madame Béique pour visiter de fond en comble un asile de vieillards pouilleux, et s'assurer ainsi ou'il aiderait l'institution en connaissance de cause.Mais le grand exemple que cet homme donna à ses fils, à ses compatriotes, ce fut celui du travail et de la simplicité.Il ne se icsigna jamais au repos.Il y a deux mois à peine, il consacrait encore toutes ses matinées aux affaires de la Banque Canadienne Nationale et ses après-midi à ia gestion de sa ferme.Ses proches me pardonneront de rappeler \u2014 car c\u2019est un des traits qui lui font le plus honneur \u2014 qu'il ne consentit qu'en ces dernières années à i outer en auto: cet homme qui avait donné $50,000 à l\u2019Université se contentait du tramway.Voilà ce que je crois connaître du sénateur Béique.Il suffira d ajouter qu'il fut un des fondateurs du Canada et que.tout au cours ae son existence, il eut pour le soutenir une femme d\u2019intelligence, de tact et de coeur.Nous nous joignons à la famille du défunt pour déplorer une perte qui frappe avec elle tout le Canada français.Olivar ASSCLIN Un grand Canadien-Français disparaît IMi y Les témoignages de sympathie affluent par centaines à la demeure de l\u2019honorable Sénateur Béique L\u2019HONORABLE SENATEUR FREDERIC-LICUORI BEIQUE.décédé à Montréal à 5 heures hier matin, dans sa quatre-vingt-neuvième année.Une perte pour le Canada français Tous ceux qui ont connu le sénateur Béique sont unanimes à vanter ses hautes qualités d\u2019homme.de juriste, de financier et de philanthrope ¦At.S Le grand financier cenedien-français a succombé hier matin à ta demeure de Ville Latelle.dans sa quatre-vingt-neuvième année.\u2014 Il avait pratiqué le droit pendent soixante-cinq ans CARRIERE REMARQUABLEMENT FECONDE M le sénateur Frédéric-L Béique.qui est décédé chez lui à Ville LaSalle dans la nuit du I I au 12 septembre, était né le 20 mai 1845 du mariage de Louis Béique cultivateur a Sairt-Mathias et d Elizabeth L\u2019Homme dit Artois, dont il était le dixième enfant Il avait épousé, le 15 avril 1875.Caroline Dessaulles.fille de Thon L.-A Dessaulles.dont il avait eu dix enfants: Louis-J.avocat, c.r.; HennA .avocat, décédé; Freddy A , avocat, cr; Paul-A ingénieur civil, membre de la Commission des Tramways de Mont réal : Eugène-R .ingénieur civil et industriel.Caroline femme do M.Beaudry Leman; Victor, avocat.Georges, décédé: Alice *emme de M.Pierre Charton; Jean-E .ingénieur civil II laisse vingt-so petits-enfants et cinq arreres-petits-enfants M Béique.qui a pratiqué le droit pendant 65 ans.était doy^n d\u2019âge des avocats et ancien Bâtonnier de I Ordre des avocats M avait été fait Conseiller Privé de Sa Majesté en 1925 II était Officier de la Légion d Honneur.Au cours de sa longue carrlcrr, il a été appelé à plaider des causes très importantes La plupart de-, grandes entreprises de Montréal ont utilisé ses services On comote parmi ses associés Sir Louis-A Jefté.feu le juge Robidoux.I hrn juge F.-X Choquet.l'hon juge Lafontaine, feu M J -U Emard.M D.-C.Robertson, M.C.Dessaulles.M L - j Béique et M F A Béique.La carrière politique de Thon.F -L Béique ne fut pas mo.r.v remarquable que sa carrière d'avocat En 1871 il contribua avec un groupe de ses amis à la fondation du Parti national II était tres lié avec Sir Wilfrid Laurier, dont il devint ( exécuteur testamentaire avec Sir Louis-A Jetté, I hon Honoré Mercier, l'hon Gabriel Mar chand.l'hon S.-N Parent.Sir Lomer Gouin, I hon Edward Blake l'hon.L.-O David.I hon L -P.Brodeur.Thon C -A Gecffnon et ia plupart de nos grandes figures politiques Appelé au Sénat en 19C2 il collabora très activement aux lois promulguées par la Chambra Haute au cours des trente dernières années On le tient généraie ment pour le principal auteur de la Loi des chemins de fer de 1903 il consacra aussi beaucoup de temps à la refonte de la Loi des com pagnies et de la Loi des banques, de nombreux amendements au Code civil sont aussi le résultat de son initiative En 1891, il représenta le gouvernement de la Province d-Québec dans l affaire de la Baie des Chaleurs En 1896.il fut chargé, avec Thon.M Peters, alors premier-ministre de l'Ile du Prince Edouard, de représenter le Dominion devant la Commission des pêcheries de la Mer de Behring En plusieurs occasions il fi t consulté par le gouvernement fédéral et le gouvernement provincir sur des questions importantes.L\u2019hon M.Béique mit, pendant un grand nombre d années snr incomparable activité au service de la Société Saint-Jean-Baptiste dont il a été président, et fut I un des fondateurs de la Caisse Nationale d Economie.Il était president de l Université de Mon: réal.administrateur et membre du Conseil exécutif du Canadien Pacifique, vice-président des Canadian Cottons Limited et présidem de la Banque Canadienne Nationale L un des auteurs de la consu tution de la Banque d Hoehelaga.il assistait à la premiere réunici des administrateurs de cette institution, le 30 jum 1873 Le 2S septembre 1910 \u201e fajt parvenir des offrandes de ur; j'eprouve giande admiration.| f]aur> à U demeure du défunt a*i, '¦\u2019ou?prie acceptor expression de me?-\u2014- ¦ \u2014- profonde?et rrè?smeeres r.ym-\t(Suite page 3)\tl L'HON MACKENZIE KING C her Un parti literal Ottawa, 12.\u2014 Le très hon.W.-L.Mackenzie King, chef du parti libérai, dit en apprenant !a mort du M-nateur Béique, que c\u2019est une perte nationale.Cette mort enlève à la vie publique aussi bien dans le domaine Ityai, éducationnel et financier, que dans les cercles politiques, un homme dont l\u2019intégrité et les connaissances dans les affaires nationales et internr.tionale^ en faisaient un conseiller d'une competence exceptionnelle, de même que d'une grande influence.La mort-du sénateur Béique est particuliérement une perte pour le parlement canadien, surtout poui le parti liberal.Il était un des rare?survivants formant le lien entre le libéralisme de sir Wilfrid Laurier «t le nôtre.Le sénateur Beique possédait lu .-firactépatimi# de rester jeun* en d».pit des année?.Sa grande experience de l'humanité augmentait chez lui la largeur de vue.La mort du sénateur Béique sera une très grande perte pour se?amis intimes.Pour moi, personnellement, ajoute M.King, comme chef du parti libéral, elle signifie lu disparition d\u2019un homme qui, dan?les relation* personnelles et politiques, a toujours été d\u2019une grande loyauté et dont les conseils ainri que lu cooperation ont toujours été généreux et constants.Le très hon.W.-L.Mackenzie King offre ses sympathie?à la fumille du distingué défunt.L'HON L -A.TASCHEREAU PrvMler-alalatre ér la prwvl«r* \u201cLa mort du sénateur Beique marque la disparition d'un grand libéral, d\u2019un homme d\u2019état remarquable, d'un avocat brillant et d\u2019un financier averti.Depuis plusieurs années, j\u2019ai connu le sénateur et Mme Béique, et durant tuute sa vie j'ai vu le disparu contri-buer beaucoup au progrès et au développement de la province de Quebec dans tout le rayonnement de?activités humaines.Il était un liberal convaincu.appréciant justement les principes du parti.Membre du Sénat canadien.il ?e montra un homme d'etat précieux et il eut l'admiration de-groupes parlementaires représentant chaque partie au Parlement.Pendant 6b au* membra du Barreau de la pro- vince de Quebec, il s'e nous con-siderons heureux cependant d'avoir joui durant tant d\u2019annte.s du pnv:.\\g' de son amitié et de se- conseils précieux.\u201d FUNERAILLES DEMAIN A LA BASILIQUE Les funérailles de l'honorable sénateur Frédéric-Liguo: Beique auront lieu demain matin a la Cathédrale, a 9 h.15.\tL« u%re deja analysée dan* le t an Mads-nmi.M lie \\nnette LaSalle), r,.alité apr.* et dramatique, une ,-e junker brutal a su.du moment de son arrivée au pouvoir, échafauder peu à peu.avec obstination, un empire.par une peu d« douloiireu*e et pathétique A * cc\tInvitation a\tla valte, Rosa mond\t1 «ehmann e*l\trevenue au theme\tde la jeuii*'-e,\tpour dépeiridn' le* de\tbut «le deux\tjeune provit»* «- itle«\tdan.* le monde\tOlivia Curtiss vient i\til av.ur dix-Mt\u2019p\tl ans.Le icCit Pour découvrir les ressort» secret* «le cette àme orgueilleuse et violente, il fallait pénétrer dans l'intimité d'un être demeuré difficilement accessible.Krnil Ludwig, nous montre, dan* un prestigieux portrait brosse a large* coups ds; pinceau, un Bismarck humain, avec se* passion*, son courage, -es haine*.Ce n\u2019e*t plus un conqué-mutique | raIlt impU|j,if mais un politiqus qui «¦da p0(r,t l'Kurope avec patience.Noua le voyons former peu « peu.avec une diabolique habüete, le* liens «jui.au détriment de l\u2019Autriche puis de la France, vont amener la proclamation de l\u2019Empire allemand.- Jwle» AURIC.Les réflexions de l\u2019Oncle Anthime PECHE ET PECHEURS Aitntx-vous la picket Pour ma part, ti jt a\u2019ni ai» pat attire ekote à faire ftour pogner ma vi», passerait mon | tempe a pratiquer ce sport.Uns foule d'amateurs sont dans le mime cas pue moi, île te contentent de songer aux pntet mtit/yfiques qu'il, fsraien* t'ilt pouvaient quitter le bureau ou l\u2019atelier et s\u2019en aller à leur aise pi* cher tur les bords d\u2019uns rieiire ou sur un pmtihle lue entouri do bais ombreux.Peu importe qu\u2019on prenne des poissent ou qu'on revienne bredouille, le plaisir de nicher est io\\>)Ourt là.On t'attied cornmodemtnt dans une chaloupe, on jette la ligne et on attend.En attendant, on rive, non pat au poitton, mais a toute» sortes d< choses et les rives diurnes \u2014 pour moi du moine \u2014 sont plu» agréable» et semblent plu» jirCrit que Ut rev>» qui, souvent, troublent notre sommeil.San» bouger de sa place, on jiareourt le monde, revoyant de» chose» vuet, et en en découvrant de nouvelle».On regie le» situation» le» plu» compliquée», on dénoué de» intngjte», on reçoit la Fortune en la traitant de haut e* tout non» aourit.H »e peut qu\u2019un poisaon vienne troubler ce songe agréable en mordant A l\u2019appât; on se dérange un instant pour /« gortir de l\u2019eau, \u2014 »\u2018tl a bien mordu, - mai» le rêve reprend ensuite yuquais moment où le soleil s'est caché derrière le» bot» et ou l'eau, devenue noirâtre, change la couleur de no» rêves.Alors on retourne à la maison ou au camp et on a pasté un» heureuse journée, puisqu'on a oublié.Souvent je me sxti» dit: \u201cSi j'étais puissant et riche, je passerai» tnc partie de ma vie a la jiiche et, de eetla manière, je ne connaîtrai» que la moitié de» souci» de l'existence.En bien, je me sui» trompt, car 1er gens puissants qui vont à la pêche ne doivent pat $\u2019y amuser.Une dAjiéche de Washington noue raconte une juirtie de pèche du préei-drnt RooHcvelt et, franchement, je m lui envie pas sa journée.M.Roosevelt était n bord du yacht de son ami Vinrent Aator.U s\u2019en fut pécher avec un groupe d\u2019ami», y compris M.Astor, sur le bateau de.pêche du capitaine Herman Umy, qui avait prédit un temps favorable pour la pèche du pois-»nn-épec, du thon et du coryphëne (poisson bleu).Voilà précisément comment je n\u2019aimerai» pas pécher.A bord du yacht de M.Aetor, on ne doit pa» pouvoir porter de vieillet culottée, une ancienne chemise de flanelle, det botte» éculiee et un chapeasi déteint, minable, brûlé par tou» lee soleile et lavé par toutee les pluies.C\u2019est seulement dan» ce costume qu\u2019on eet à l'aise pour pécher et.réver.La pèche du Prieident américain intéreeeait vivement tout le paye; c\u2019eet pourquoi un de» membre» de IVtat-major a expédié par sane-fil la dcpéehe suivante: A neuf heure» du matin, le bateau de pèche \"Orca\u201d est venu »e ranger sous le vent du yacht \"Nourtnahal\u201d et le president eut monté à bord.L\u2019Orca \u2022'est ensuite dirige vers la haute mer escorté du yacht et dea deux contre-torpilleurs \"Manley\u201d et \u2019Twigg»\u201d, de la marine des Etata-Unis.Je comprend» parfaitement qu\u2019on doit aseurer la sécurité d\u2019un chef d\u2019état, maie je ne m\u2019imagine pas du tout péchant dan» ces conditions.Un des grands charmes de la pèche eet la solitude, et vous ne pouvez vous sentir seul quand vou» avez à vhs trousse» deux contre-torpilleurs et un yacht gros comme un petit transatlan tique.De plue, quand on ri ut pécher tout de bon, on ne part pas à neuf heures du matin, mai» au motn» trois heure» plus tit.M.Roossx'olt peut avoir des conseillers économiques et financière extraordinaires, mais ceux gui lui donnent de» coneeils au eujet de la pêche n\u2019y entendent rien.Cela exprimé avec le plus grand respect.Au milieu de 1 après-midi, continue la dépêché, le bateau de pêche se trouvait assez au large pour ne plus voir U** cbtes.Le yacht et les contre-torpilleurs le suivaient à une distance \u201dre»pectueu»«\u201d, environ douse milles des côtes.Le président s\u2019est beaucoup amusé du roulis et regardait la vigie qui.au haut du mat, décrivait des quarts de cercle fantastique*.LA VIE LITTERAIRE Essai sur le mensonge des mots par Jaan d\u2019Elpué (Collaboration particulière du CANADA) Le* oses du temps «Murer «m Pmi see *i«nu# ufc««Wr U r«rt««a T (RAHKI.AI»! Notre siècle a distrait l\u2019esprit fran I M.Paul Valery expliquait recem-çai* de son application traditionnelle: ment l\u2019infériorité du genre romain recherche de l\u2019homme.Le premier ( nesque par rapport k la poésie : souci d\u2019un novice qui prétend la re- \u2018\u2018Le roman e»t une manière de lire; nommee, c\u2019est d\u2019écrire à contre-nature, la poésie en est une autre; mais in*e-Paul Morand est le plu* illustre de parable d'une manière de dire.On ccs ornemaniste* qu'on a préférés aux peut altérer presque toute* les phra.s.s créateur», je veux dire h ceux qui d\u2019un roman sans altérer le principal tirant de leur fonds l'essence et U de *on efficace.Le sort du roman matière d» leur» oeuvre*.Je crois quo ; n\u2019est pas suspendu au choix d'un mot, le XXe siècle pomperait à l\u2019histoire des \u2014ce qui n\u2019est pas vrai d'un poème, idée» comme une période de contre- 1 On peut done traduire un roman et le faqon, n\u2019étaient quelques intelligence* résumer.On ne peut qu\u2019imiter un supérieure» par lesquelle» se main- j poeme dan* une langue; et «*n ne peut prendre part au voyage.Le train par tira le matin et reviendra le soir.Tous renseignements aux bureaux du chemin de fer Delaware & Hudson.\u2014Ol.A.i«rvict militaire.\u201cIl y a quelque temps\u201d, écrit un monsieur G.H.De» Monta à un journal du soir, \u201cles journaux nou» annoncèrent que l\u2019enseignement obligatoire de la milice était aboli dan» le» école».Cette nouvelle réjouit beaucoup de gen», et en particular ceux qui La steno-ductylugmphic est une ont le souci de la liberté.(Il en carrière agiruble pour h» jeune» i i-xiste encore.) La métier de chômeur.D'un confrère frauda s: // y a.eu ce Moment, Î0,000 in g* meurs français sans emploi; l.iOt /\u2022 cenciet sans emploi; lu gratuite d renseignement secondaire eu inulti plier a l\u2019infini ce» horde» dj diplôme» a.n» emploi qui prétendent que le diplôme leur confère mu droit et qui * parfaite.L Invitatioa | rf.ortff|f rf(, .Quelques sept\tmaison- située\t>t,nt: Guerre.José\tF ranchy I;\tcha maisons avoisinantes\tjetaient sans\tdevoir, il aida cette institution bien\tles fondations étaient meme ternir-\ta différent* endroits\tdu village ont\tintérieur.Martinez\tBarrio*, E\tlu a cesse des sceaux d'eau sur les maisons,\tavant l'époque où\tla\tconstruction\tnée- lorsqu'il\tabandonna cette haute\tatteinte- par les flamme*.\tbon.Domingo Barnes; Finance-, G< A dix heures ce soir, les pompiers (\tde» nouveaux bâtimenta\tsur\tla\tmon-\tcharge pour\tdevenir président.\tm.Indoux a explique qu\u2019il\tétait\ttuez Lara; Travaux publics, Giierru setaient rendus maîtres du sinistre,1\tiRgne fut décidée.\tautorités de l\u2019Université s'in-| dans sa grange quand le feu a\tcorn-\tqe] Rio; Commerce, Gomez Farapcha, mais plusieurs d\u2019entre\teux devaient\t\u201cDans le domaine de* affaires, il i clinent\tavec\tvénération\tet\treconnais-\tmencé.\talors\tqu'il\tmaniait\tune\tmachi-\tJustice, Juan\tA-en-'i;\tT'avail\tRicha\td passer la nuit sur les\tlieux a in de\tfut un\tp onnier.11 travailla à mettre\tsance\tsur\tsa\ttombe\tet\tprient\tle»\tmem-\tne\télectrique.\tL*'\tvent\temportait\tpar-| Samrer- Communication*.\tMichel prévenir toute reprise\tde» flammes,\tau service du développement de sa\tbres de la famille Beique d\u2019accepter\ttout des flammèche*,\tet l'on ne fù\u2019\tSantalo\u2019 Etat Sanchez Albôrne/.\tr.Au moment ou l\u2019incendie s\u2019est dé-|\tville, et particulièrement des quar-\tleurs vive* condoléance*\u2019\u2019.\tpas lent à craindre pour tout I* viH»-\tteur de l\u2019universite\tde Madrid\u2022\t\\gi claré, deux femmes et un homme sej tiers excentrique-, « nergie electri-\t\u2014\tL'- - \u2019 trouvaient au second étage de la bis- que et les transporta nécessaires, A ci\u2019iterie, tandis que trois hommes tra-1 la direction de nos plus grandes ins-vaillaient au premier étage.L\u2019alerte ; titubions bancaire» il se manifesta un leur fut aussitôt donnée et ils purent homme éclaire, d\u2019une vision très tous se sauver .-ans la moindre égra- sûre.tignure.La biscuiterie\tdétruite était\t\"Le\tSénateur Béique fut le con- un édifice en bois de\tdeux étages,\tseiller\tintime de tous nos chefs po- s\u2019étendant sur une largeur de trente litiques, qui lui accordaient leur ab-pied* et sur une longueur de 75 pieds, solue confiance.Sir Wilfrid Lau-M.J.-A.Laurin, le propriétaire, a dé- rier le nomma son exécuteur t«-sta- claré que les dégât» s\u2019élevaient à en- mentaire avec l\u2019hon, L.-P.Brodeur.,\t,\t, j ,\t»» r »\t.ut!, viron $25,000, mais qu\u2019ils étaient cou- ce qui ind;que l\u2019estime dan* laquelle\trêvant le progre* de* no- M.h Amoureux, qui habite le vert* par $11,000 d\u2019assurances.\tle tenait le grand homme d\u2019état ca-\tlr
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