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Le Canada
Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents. [...]

Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents.

Le Canada est un quotidien de langue française fondé par François-Ligori Béique et qui paraît pour la première fois à Montréal le 9 avril 1903.

Il est né d'un mouvement de révolte de l'aile gauche du Parti libéral contre Israël Tarte. En 1902, celui-ci, propriétaire de La Patrie, alors le seul organe officiel des libéraux à Montréal, entreprend à l'insu du premier ministre libéral Wilfrid Laurier une campagne de presse en faveur du protectionnisme. Cette prise de position lui coûte son poste de ministre des Travaux publics, mais ne lui enlève pas La Patrie. Les libéraux ne peuvent rester sans tribune officielle, d'où la fondation du Canada.

Godfroy Langlois, ancien rédacteur de La Patrie et figure notoire de la gauche libérale, en est le premier rédacteur en chef.

Le Canada se veut l'organe qui expose les vues et les idées du Parti libéral et qui dirige l'opinion dans le sens des réformes que celui-ci entend opérer. Les libéraux ne manquent pas de moyens financiers. Ils regroupent autour de Langlois des journalistes d'expérience. Les éditoriaux du Canada vantent les vertus de l'entreprise privée, d'un sain nationalisme et de la démocratie parlementaire. L'une des premières campagnes de presse est menée en faveur de l'instruction gratuite.

Dès sa fondation, Le Canada a toutes les caractéristiques du journal populaire moderne. La publicité occupe le tiers de la surface du journal. De nombreuses chroniques sportives, féminines et culturelles visent à rejoindre tous les membres de la famille et diverses catégories de lecteurs. Son information nationale et internationale rivalise avec celle de ses concurrents. Comme eux, d'ailleurs, il n'hésite pas à recourir aux nouvelles à sensation pour aguicher le lecteur.

Langlois est limogé en 1910 sous la pression du clergé, notamment de Mgr Bruchési, qui redoute ses prises de position sur l'enseignement et les libertés individuelles ainsi que son affiliation à une loge maçonnique. Langlois fonde alors un hebdomadaire progressiste, Le Pays (1910-1921). Sous la direction de son successeur, Fernand Rinfret, plus souple, Le Canada se fait moins combatif. Il exprime l'opinion des libéraux modérés et défend la politique officielle du parti.

Sous la férule d'Olivar Asselin (1930-1934), le journal va de nouveau connaître des heures trépidantes. Asselin utilise son poste et son talent d'écrivain pour former une génération de journalistes à qui il inculque l'amour de la profession et le goût du travail bien fait. Asselin parti, Le Canada, qui pourtant ne manque pas de bons journalistes, s'assoupit quelque peu. Edmond Turcotte, son nouveau rédacteur, est moins frondeur qu'Asselin, mais assure la position libérale et progressiste du journal contre la montée du nationalisme conservateur du milieu des années 1930.

Dans les années 1940, la couverture thématique du Canada est variée. On remarque la place appréciable accordée au cinéma, la « chronique judiciaire » de l'auteur Adolphe Nantel et la « chronique universitaire » tenue par Pierre Laporte en 1943 et 1944, chronique qu'il  poursuivra au Devoir à partir de mars 1944.

Au début des années 1950, le quotidien éprouve des difficultés. Trop inféodé à un parti, dépourvu d'imagination et peut-être de moyens financiers, il commence à décliner. Il perd des lecteurs, qui lui préfèrent des journaux plus populaires et d'apparence plus neutre dans le domaine politique. Malgré l'intervention de certains libéraux, qui tentent de lui insuffler une nouvelle vigueur et d'en faire un journal de combat contre la puissante machine de l'Union nationale, le journal se saborde le 7 novembre 1954.

Le Canada est tiré à 9 803 exemplaires en 1903, à 18 000 en 1905 et à 15 242 en 1940.

Parmi les collaborateurs les plus connus, mentionnons Jules Fournier (auteur notamment de la fameuse Anthologie des poètes canadiens, publiée en 1933), Olivar Asselin, Valdombre (pseudonyme de Claude-Henri Grignon), Robert Élie, Charles Hamel, Fernand Rinfret, Adolphe Nantel et Adjutor Savard.

Mentionnons l’existence de deux éditions pour le journal Le Canada, une édition hebdomadaire de 1903 à 1925 et une édition quotidienne de 1903 à 1954. 

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, vol. 4, 1979, p. 166-168.

DUTIL, Patrice A., « LANGLOIS, GODFROY », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 15, Université Laval/University of Toronto, 2003 [en ligne].

TANGUAY, Anne-Marie, La pensée d'Edmond Turcotte, éditorialiste au journal Le Canada (1931-1937), mémoire de maîtrise (histoire), Université de Montréal, 2007, vii, 98 p.

 

 

Éditeur :
  • Montréal,1903-1953; 1954
Contenu spécifique :
mardi 11 juin 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Canada nouveau
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Références

Le Canada, 1935-06-11, Collections de BAnQ.

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[" GRAD \"l« combi* du bon f»Cl\" COSSERVEZ LES \"MAINS DE BRIDGE\" l_ O.Crothé Limitée.Maison Canadionnt et Indapendanta t l'iV; S\u2019IL S'AGIT de VOS YEUX ! ¦% 'i\tvv x v x , .,.» /.r X L.1,\u2018 Yft'.-rt ri'KItlVK 1% ftx-H».rMr «r-MI IIKIIT ,#,-i \u2022* \u2022\u2022onlrnar r.lMMI\tTH.i l'AInrart 0344 \u2018'A rllc des droits du peuple\".Or les droits du peuple en notre province, M.Hennett s\u2019en moque comme de vivre à un Ago avancé.11 faudra demander cela à un biologiste.C'est peut-être que le?femme?en général vivent plus modéiément que la moyenne de?hommes.Alors passons la parole à un mora-li?te.\u2014H.G.* * * Le vrai pittoresque de notre province Un confrère a fait à ce propos l\u2019outre jour de fort judicieuses réflexions.Commentant une lettre du rédacteur en chef du Nrtional Geographic Magasine où j| était question du pittoresque de notre province \u2014 lettre n lui communiquée par celui qui l'avait reçue \u2014 il écrivait : \"Nous rendr ns-nou?compte une bonne fois \"uc le vrai pittoresque de la province représente un apport précieux nu point «le vue touristique ?\" Fit il ajoutait : .S\u2019oDes rf rlommapeablr* rtmtr foutra Ira rnpira, qui ne aont rf\u2019orrftwu'r» que des en rien tu rca, 'de \\n rie américaine ; aotte, In manie drg nffichra angloi-*ra, preaque toujoiira m une langue cocasse >t qui fait sourire Ica anglophones ; aotte, notre habitude dr plus en plus répondue de l'jitilUoriame primant tout ; sott lr relais d'essence souillant de ses triste» palmiers métalliques 1rs plus belles perspectives ; sots, nos hideux pannenur-réelatnes qui forcent les voyageurs à circuler entre des oeillèrt.s ; sotte, l'imitation maladroite de In plus grossière architecture, nménrainr : la boite à savon substituée aux vieilles maisons grises, cramponnées nu sol, durables, de p>oportinns si heureuses et pyatiques avec les pentes de leur toit, sur lequel la neige ne colle pas.Ht il terminait en di«ant que nous tuerons le tourisme si le Kouvcrnemcnt ne se décide pas ù agir promptement.Il y n certes beaucoup à faire dans le domaine du tourisme.Mais on ne -aurait tout accomplir en une saison.Le ministre de la Voirie, l'honorable J.-Fl.Perrault, a déjà à son crédit plusieurs mesures dont nn a apprécié les excellent?résultats.On lui doit en particulier la disparition des \"hideux\" panneaux-réclames, et il n annoncé il y a quelques jours qu\u2019il n'aura aucune pitié à l\u2019égard de?récalcitrants.Il s\u2019occujie également de protéger le?sites pittoresques, de relever, le niveau de l\u2019hôtellerie paysanne et d'assurer la sécurité «les touristes en ujipliquant sévèrement le code de b» route.Aussi n\u2019y a-t-il pas lieu de lui jeter la pierre non plus qu'au gouvernement.La critique est aisée ; encore faut-il reconnaître les progrès accomplis et le* attribuer a qui de droit.Quant nu reste, ayons confiance.Tout vient a point.\u2014P.B.Les deux frères Litvinoff Le pauvre rabbin et l'autre d'ne interview a Lodx, en Pologne, par Putrid: Murphy) curiosité tègne IVch.mignon, si c'en est un.it mieux vouloir tout savoir que de se satts-a ruent de tout ignorer.Pourtant le aide bonne maison se fait discret lorsqu\u2019il est rn «le l'èL* > «i'une femme Vous ne désires pa cornu Itro celui «le madame X.qui n'a ri:!: d'rne a; r-\u2019e «lepui?vingt ars.ma*s noua \u2022\teue vous aimeriez être on mesure «le dire \u2022 Vous cavext les hommes vivent ; c \\ eue 1er femmes.\" Kh bien, tant pis pour (\"t t le contraire qui est vrai.ai.;tiques n\u2019ont pas été compulsées par io directrice d\u2019une ligue de tempérance.Elles iff icll».et chacun les notera A son aise \u2022\traj'oort du recensement de 1331 aux arrhi» Lettre de Saskatchewan Vonda, (Sask.) ce, 3 juin 1935.A nos frères de l\u2019Est, La fin de la présente .semaine verra nos écoliers de langue française so grouper pour passer leur examen annuel de français.Ordinairement, le samedi est un jour de congé.Le samedi, 8 juin, ne le sera pus pour eux, et pour eux seuls.Car impossible d\u2019assigner à l\u2019examen de français un autre jour de lu semaine.La loi n'a pas prévu la chose.Chacun «les cimj autres jours est donc sacré : malheur à qui en distrairait plus d\u2019une heure en faveur du français.Or, il faut plus d\u2019une heure, il faut au moins une demi-journée, pour les plus jeunes, une journée entière pour les plus avancés.Nos quelque 2500 écoliers n'auront donc pas congé samedi de cette semaine.Qu'on n\u2019aille pas croire, cependant, que ces écoliers se rendront en rechignant au lieu indiqué pour l\u2019examen.Oh non 1 Cela peut arriver le?jours ordinaires.Non point le jour d'examen de français! Au contraire! Il faut voir la hâte, l'enthousiasme de nos chers jeunes sur les routes de campagne, et les rues de nos villages ce jour-là 1 On «lirait qu'ils vont à une fête ! Fit leur joie est communicative.Tout le monde en est.Ces chers enfants ! Ce n\u2019est pas insousciance ni défaut d\u2019appréhension, allez ! Tous savent que l'heure parcimonieuse «le chaque jour a maigrement contribué à leur instruction française.Ils n\u2019ignorent jins r.on plus que l'examen sera dur, parce que le Comité «jui l'a préparé vise haut.Fit il ne scia pas question «le manque d'honnêteté.Les règlements sont impitoyables.Plusieurs échoueront, peut-être, quitte à se reprendre l'an prochain.Non, leur enthousiasme n\u2019est pas insouciance, mais bonheur, inconscient peut-être, mais réel, de poser un geste inhérent à la conservation de leur mentalité canadicnne-française.Un peu aussi, sans doute, «le quelque chose de cet esprit do bravade qui est si français : \"on ne veut pas décongestionner le programme, l\u2019horaire, la routine scolaire pour faire une place honorable à notre langue ?On nous assimile à ceux dont la langue maternelle est l'anglais, à ceux qui se contentent d'une seule langui* ?Et bien, nous témoignerons que nous sommes de taille ! Aujourd'hui, nous passerons notre français.Fit demain, nous disputerons à nos camarades d\u2019une seule langue le rang d\u2019honneur s>ur leur propre terrain !\u201d Voilà a peu près l'idée que nos écoliers se font de l\u2019examen qu'ils auront à subir le 8 juin et l\u2019esprit qui les animera en ce jour.J\u2019en ai recueilli l\u2019expression, depuis quelques années, parfois et par fragments sur leurs propres lèvres, mais toujours et surtout sur leurs physionomies.Et j'en ai été délicieusement fier.Fier jusqu'aux larmes.Oh ! si quelques-uns «le nos fières de l'Est pouvaient sc transporter ici un de ces samedis annuels et jouir du spectacle ! (\"est dire que malgré tous les obstacle?opposés à l\u2019épanouissement «le l'élément français dans l\u2019Ouest depuis la fondation des provinces, nous tenons bon.Ut jamais nous ne lâcherons ! Mais nous avons besoin pour cela de l'aide de nc': frères «le l\u2019Est.Tous savent la nature des obstacles à surmonter.Les historiens de l\u2019Ouest contemporain, les pèlerins-mendiants qui périodiquement sont allés en notre nom tenir le Québec nu courant, la voix de nos journaux, ont tour à tour affirmé cette grande vérité : les groupes français de l'Ouest forment une colonie du bloc québecquois.Une colonie saine sans doute, mais qui s\u2019étiolerait sans le soutien de la métropole.Une colonie qui grandira avec l'aide de Québec.Rien d\u2019utopique en coin.Car si les Canadiens-français de l'Ouest ont contre eux l'élément disparate qu'a engendré et que nourrira encore l'immigration, ils ont pour eux le désir tcr.aeo de vivre et rapport providentiel d\u2019un pa-v qui n'a rien perdu de son suc fécond.L'Association Catholique Kranro-Canndiennc table sur ces richesses quand elle poursuit son ocu- I vro d\u2019instruction française.Mais elle table aussi sur l'appoint de l'Est.Pour maintenir et faire progresser notre examen «le français, nous avons besoin de ressources.Chaque années des sommes considérables y sent engagées : organisation, correspondance, papeterie.etc.Dans le pa> é.plusieurs nous ont donné le né- ! cessaire et par là même, nous ont permis d'aller de l'avant.Nous avons le ferme e?; oir que cette année encore, ils ne nous oublieront pas.D'autres, qui ?nns doute ne connai'-nient pas nos 1 besoin», seraient maintenant heureux de contribuer.| C'est a tous que nous nous adressons.Qu\u2019ils nous envoient ce qu\u2019ils peuvent.D'avance nous le?en remercions et les assurons que la nlu?petite somme j se convertira ici on oeuvre efficace d\u2019expansion | canndiennc-f : ançaire.POUR I ASSOCIATION CATHOLIQUE FRANCO-CANADIENNE Le préaident L'abbé Maurice BAUDOUX.Prière de faire le.* retui os payables à l'As ocia-tion et le., cnvcyti au Sccrctr.r.a'.de TA.C.F.C., * Vonda, (Sack.', Dans son bureau à Moscou, nu palais du Kremlin, autrefois la demeure des Tsars, trône Maxime* Maximovitch, commissaire du peuple pour les Affaires étrangères.11 possède le pouvoir.le luxe.et du linge fin.Dans une misérable petite maison où règne la pauvreté, à Lodz, de l'autre côté de la frontière polonaise, habite le rabbin Yankot Vallach.Il vit «i\u2019aumônes et passe presque tout son temps en prières .il prie pour Maxime-Maximovitch Litvinoff, son frère.Le rabbin a raconté l'histoire de Litvinoff, leur enfance a tous deux, la honte qu\u2019il ressent de l'impiété de son frère et comment «lans ses prières constantes il demande au Seigneur de ramener le renégat dans la foi de scs pèrea.mais ajoute.\"et je l\u2019aime encore.\u2019\u2019 Il est si pauvre, qu'écartant toute honte, il n'a consenti à parler qu\u2019apres avoir reçu de son questionneur une aumône substantielle, et voici.son émouvant récit ; \"La dernière fois que j\u2019ai vu mon frère, c'était à la station de Bialystok, il y a cinq ans.J\u2019avais appris que le train spécial amenant le commissaire du peuple à Varsovie et à Genève devait s\u2019y arrêter, et je voulais voir mon frère dont j\u2019étais éloigné depuis des années.Comment peut-on vivre sans Dieu ?Je me rendis donc à la station et pénétrai sur le quai.Mais les gardes m\u2019empêchèrent d'approcher de la voiture et je me mis alors à crier : \"Meyer ! Meyer !\u201d 11 mit sa tête à la portière, et tout d\u2019abord ne me reconnut pas.Enfin il descendit et nous nous promenâmes quelques instants ensemble.Mais nous eûmes pour commencer quelques difficultés à nous comprendre : il avait oublié l'hébreu et moi le russe.Nous pûmes néanmoins nous entretenir de nos autres frères.Il me donna un cigare, et tout le temps, les gardes nous suivaient.Puis, le moment du départ arriva.Il remonta en voiture et le train partit.Je ne l'ai plus revu.\u2014 Il allait à Genève, moi, je me rendis à la synagogue et priai Dieu, ce qui vaut mieux que la politique.\"Vous voulez savoir comment Meyer M«»ïsc Vallach qui apprit les Ecritures à Bialystok est devenu Maxime Maximovitch Litvinoff ?Quelle terrible chose qu'un brave petit garçon ait pu devenir bolcheviste ! Lorsqu\u2019en 1881 Alexandre II fut assassiné, un télégramme arrivé de Saint-Pétersbourg à Pinlystok (alors en Russie) ordonnait l'arrestation d\u2019un homme appelé Vallach.Mon père n'était pas plus socialiste que moi, mais on l'en accusait.Cet événement et la disparition «ie mon père affectèrent profondément mon petit frère Meyer qui ne cessait de demander : Qu\u2019est-ce qu'un socialiste ?Où est Papa ?N'ayant rien découvert contre mon père, les autorités lui rendirent la liberté un an après.On n'allnit pas vite dans la vieille Russie et ce fut après cette libération que Meyer sc mit à lire des ouvrages sur la doctrine socialiste.Il voulait sc faire une opinion.\u201cUn peu plus tard, il partit pour l\u2019armée et fit son service au Caucase dans un régiment qui porto aujourd'hui son nom.Quand il rentra il sc fit embaucher dans une usine où on fabriquait de la ficelle et se mêla aux ouvriers dont il ne tarda pas à se faire écouter.Mais lu politique le guettait et un jour vint où la police l\u2019arrêta.Il resta deux ans en prison.Avec lui se trouvaient Kamenev et Zinoviev, qui lui inculquèrent les principes du bolchevisme.11 parvint enfin à s'échapper et retourna à Bialystok, muni d'un faux passeport.\"Quelque temps après, une amnistie fut proclamée.11 revint alors à Kiev où il fit connaissance du baron Ginsbourg.un des rois «lu sucre.Le baron se prit d'amitié pour lui et il fit de Meyer son gérant aux appointements de 1000 roubles par au.Il n\u2019était plus pour lui question «le socialisme.Mais cedant a sa nature généreuse, il envoya de l'argent à ses anciens amis socialistes, et s'imaginait les aider personnellement, tandis que cet argent servait à alimenter des oeuvres révolutionnaires.Or, l\u2019un d\u2019eux ayant été arrêté, la police trouva dans scs comptes le nom de Meyer.Cette circonstance constitue à mon avis un événement historique.Si cct homme n'avait pas été arfOté, Meyer ne serait jamais revenu au socialisme.Arrêté de nouveau, on ne le relâcha qu\u2019un an et trois mois après.Les erreurs des hommes coûtent cher.L'homme propose et Dieu dispose.Meyer, une fois libre, fit un long séjour en Allemagne et en Suisse où il rencontra Trotsky, Lénine et d\u2019autres.De là, il retourna à Saint Pétersbourg.\"Mon autre frère Savel a eu aussi des ennuis.Il travaillait à Paris à la Mission commerciale russe.et perdit en spéculant sur les changes une somme de 500,000 dollars appartenant à la Mission.La police française l'arrêta.Cette seconde disgrâce qui s\u2019abattait .-ur notre famille donna à mon père un coup mortel.Savel recevait de Russie un journal clandestin appelé Notre Vie et sur ce journal était imprimé le nom du rédacteur en chef.Litvinoff.Savel reçut longtemps ce journal et travailla en vue de servir les mêmes intérêts.Puis un jour on l'appela à Pétcrsbougr pour qu'il rendit compte de son organisation.\"Quelque temps après, la police obligea Meyer à quitter la Russie, et dan.?cet exode la chance le favorisa, car sur les cinquante proscrits qui partaient ensemble, quarante-neuf furent arrêtés, et lui seul échappa.Cette fois, il se réfugia en Angleterre et en Irlande où habitait notre soeur Riv-ka.Il devint trésorier en chef de l\u2019organisation terroriste qu\u2019il avait fondée et travailla secrètement jusqu'à la Révolution russe.11 s\u2019y maria.\"Lorsque Ier bolchevistca arrivèrent au pouvoir.chassé de l\u2019Angleterre, il retourna en Russie où il trouva Lénine qui occupait le fauteuil de nos tsars.Fin le voyant, Lénine s\u2019écria : Voilà notre ministre des Affaires étrangères.\"II y a environ un an, je tombai malade et lui écrivis pour obtenir un petit secours.Son secrétaire me répondit en ces termes ; D'après tel paragraphe «le la Constitution soviétique, l\u2019argent ne peut pas sortir d«* Russie et le camarade ministre Litvinoff r.'cn freindra pas la loi ! Mon fils Axricl Vallach eut l\u2019occasion il y a quelques mois d'aller en Russie.Après avoir franchi le cordon des gardes qui entourait sa demeure, il put parvenir jusqu'à la porte où il frappa.Elle lui fut ouverte par une jolie fille, sa cousine, fille do Litvinoff.A sa presentation; \u2018Je suis votre cousin de Pologne,\u2019 elle lui répomiit : \u2018Je ne vous connais pas\u2019 et lui ferma in porte au ncr.Pour moi.observe le vieux rabbin, jY vis maigrement, j\u2019ai faim, mais je sais que je suis plu heureux que mon frère.Je n'ai pas peur de la mort.\u201d Le vieillard avait terminé son récit, mais avant de «piitter eoii interlocuteur, il lui remit une pho- tographie: \"Prenez ceci,\u2019\u2019 dit-il.C\u2019est ;a derme** relique de Meyer Vallach.Meyer Vallach est mort C\u2019est Litvinoff qui le remplace.Patrick MURPHY.(jleproduction.même pnrilell*.interciu* i World copyright h y AU K N CIC MTTKllAlKIJ INT, N AT ION A LK, PAItlS.| LETT HE D\u2019OTTAWA (Du correspondant parlementaire du CANADA) Ottawa, 10.\u2014 Le gouvernement Bennett tu voyant d\u2019autre issue à une situation dont il « st lu;, même responsable, institue le monopole du blé.Ain» se termine l\u2019aventure fantastique dan?laquelle tioù* sommes engagés, depuis quatre ans et demi, ?J* l\u2019égide d\u2019un agioteur.C\u2019est le chaos, dit lui-même M.Bennett.On 1.\t^ vait.Mais pour en rortir.il ne voit pas d'autrr moyen que la main-mise «le l\u2019Etat sur le commerce du blé et tout ce qui s'y rattache.Incidemment, comme nous l'avons prévu samedi, la bourse aux grain?de Winnipeg est engloutie.Cinquante millions «h dollars, au bas mot.s\u2019évaporent.Le \"pool\u201d disparaît Le gouvernement compte, «le la sorte, enterrer «am qu'il en reste de traces tout ce qu\u2019il a tué.Le premier ministre attribue la situation aux conditions mondiales, (\"est son excuse habituelle.Il blâme ceux qui n\u2019ont pas su, de 1926 a 1930.\u201cpour une étrange raison.\u201d comme il dit.voir ce qui pa«.sait dans le niondi*.Voici que l'Allemagne, grâce sux engrais chimiques, augmente sensiblement «a pro-duction de blé.L'Italie de même, sons l\u2019impulsion énergique de Mussolini.Et la F\u2019rance e:, est nu point où elle exporte même du blé aux Etats-Unis.Tout cela explique, dit-il, que le \"rix du blé sr soit affais.sé au niveau le nlus bas \"u'i! ait touché depuis ouatre cent?ans.Cela fait aussi que les rapports s\u2019accumulent.Il y a pléthore.D\u2019où cette mesure de cara-tère inouï pour éviter la dislocation complète.\"Pour une étrange raison\u201d, pour repren«lre -a propre expression.M.Bennett oublie de noter que le problème du blé date de son règne.Il n\u2019atteignit le point aigu, à tout événement, qu'à la suite de l'en-trée en scène de McFarland.Voilà In responsabil.:* du régime qui ?e fit spéculateur en blé.Et, incidemment.qui paiera de nouveau pour cette folle équipée Une commission du grain sera instituée pour le* quatre provinces de l'Ouest, le Manitoba, l'Albert*, la Saskatchewan et la Colombie.Elle se composcta de trois membres.Un groupe ?«* sept aviseurs techniques, dont quatre expert?en blé, lui sera adjoint.Ceux-ci ne seront pa* rémunéré?.Ia* siège social sera Winnipeg.La commission aura pratiquement tous pouvoir*, sauf quelle ne pourra disposer d\u2019aucune propriété acquise ou à elle transférée sans l'approbation du gouverneur en conseil.Pour le re*te.se?fonctions consistent à assurer l\u2019écoulement régulier «lu blé sou?forme d'rxncrU-tiens ou d\u2019échanges interprovinciuux.A cette fin.la commission pourra emprunter, se munir de crédits, prendre livraison du blé provenant de producteur* ou d'agents, acheter et vendre le blé, prendre po«-session du \u201cpool\" avec tout son avoir, y compris le* garantie?du gouvernement, emmagasiner et tran«-porter le blé.assurer le fonctionnement de?«\u2022 éva-teurs, directement ou par truchement, consentir de* avancés aux producteurs, émettre de?certificat?et assumer toutes autres fonctions dans le cadre et la portée de la loi.Aucun élévateur ne pourra continuer à fonctionner sans un permis.Quiconque s\u2019obstinerait à ne p*« obtenir de permis sc verra couper les vivres.La commission refusera de traiter avec celui-ci.et le* compagnies de chemin de fer ne pourront transporter ses expéditions.Une amemle de 8500 c«t pourvue.en cas d\u2019infraction, ainsi qu\u2019un emprisonnenu-n\u2019 de six mois.On dit qu'en Russie il y eut.naguère, ouolqut?chose de similaire.Le \"Kulak\u201d fut invité par le gouvernement à passer sous les fourche?raudines.Comme il s\u2019y refusait, on le supprima.Espérons que le gouvernement Bennett n\u2019ira pas iusque-là avec le fermier canadien.11 n\u2019aura pas le temps, heureusement.« * * , Une petite clause discrète, dans le bill, indique que le même régime pourra s'étendre à l\u2019avoine.1 i l\u2019orge, le seigle et le lin, mai?il faudra des éclair-cissemonts là-dessus, car il ne paraît pas que ce texte soit aussi précis et impérieux que le rate.Les mots ne sont peut-être mis lu oue^pour justifier le titre.Cor il ne faut pas oublier\u2019nu\u2019i! - ne t d\u2019une commission des grains.Mais chemin sai: que cela veut dire : une commission du blé.Les libéraux «e sont concertés, ce matin, sur l'attitude à prendre, en égard au problème transcendant, et devant une mesure d\u2019un caractère sans prudent.M.Dunning, à titre d\u2019ancien ministre de?finnnc'« et d\u2019expert en la question du blé, assistait à la \u2022'u-nion.Après avoir entendu l\u2019exposé du premier mini-trc.M.King souligna l\u2019importance de la ouestion -t suggéra ou\u2019elle fût référée à un comité.M.Bennett accéda volontiers, tout en sollicitant des sugg *tien«.L\u2019intention des libéraux est d\u2019exiger de?donné'?complètes sur la situation, même à huis-clos «1 gouvernement ne croit pas *nge de divulguer ' les fait?au public.\u2022 * « La loi relative aux heures de travail dans le?centrais publics fournit à M.Lapointe 1\u2019ocrasion de remarques pertinentes.Pourquoi, dit-il, présenter cette mesure quand on discute présentement la question à Genève ?Le Canada y est représenté.I! est à «\u2022 baiter que notre délégué reçoive des instructions pt \" rises.Car.l'an dernier, faute d\u2019instructions, notre délégué s\u2019abstint, ce qui suscita les critiques.Une question posée par M.Totzky révèle qu i.\u2018c passe des choses singulières à la commission de r Radio.Il appert qu\u2019on eut besoin d\u2019une automobile \"Chevrolet,\u201d spécialement outillée, ce qui pourrait s\u2019expliquer à la rigueur.Mais cette voiture fut m:-e a bord d\u2019un wagon et expédiée à Winnipeg.Pu'1 d\u2019Edmonton elle fut envoyée à Vancouver.Et de X elle revint à Ottawa.Coût du fret : près de sic1 \u2022 Pour ce gouvernement qui en a tant fait, rea n\u2019est plus naturel, on le suppose, que de faire circuler les automobiles en wagon.C'est de l'économie dmg**\u2019\tAdjutor SAVARD L\u2019Hôte! Windsor est !\u2022 centre des affaires et de la vie sociale i Montréal .c\u2019est le render-vous par excellence pour le déjeûner ou le diner, les réceptions, I e s soupers après le théâtre, les banquets et les bals.Sa cuisine y fait les délices des gourmets.Ses vins ont une réputation à travers le Canada.HCiîTEU or* CÀiïhE POMINÎgq % « I'/nl- XXXIII \u2014 No 57 Lf CANADA\u2014MONTREAL.MARDI )] |UIN 1935 ,es codes du travail ne sont pas tous condamnés D\u2019AUTRES CHOMEURS DE MONTREAL PROFITENT DU PLAN VAUTRIN \u2014 * \\Nos- Députés fédéraux m mm Ph.lo IU.ANK k STOt.l.KK __ M.Mjurie*\tC.R., député de | Citpc «ux Communes, es» né le 12 avril 1884 à Hevrc-Aiibcr».fils d\u2019Edmond* I Alfred Bresse» e» d\u2019Es»elle Lapierre.Il I fit ses etudes à Longueuil e» au collège 8e Seintc-Annc-dc-la-Pocetiêre.où il obtint le titre de bachelier es arts.Il lu» «lu eus Communes, lors de l\u2019élection federate du 28 juillet 1930.M.Brasse» w residence à Rocher-Pcrcé.Demain : M.Lucien Dubois.Les déficiences du conseil économique Causerie de M.Maurice Trudeau à la Chambre de Commerce italienne du Canada M Mauricp Truilnnu, president de la t'hambre de Commerce cadette, était le conférencier nu diner-rnuse* ne de la Chambre do Commerce italienne du Canada, nu restaurant Cher Krnest, samedi midi.M.Trudeau a parlé de In constitution du conseil economique du Canada.M.A.-F).Sé-ha'-tinni présidait.Après avoir cité quelques clauses de la loi créant le conseil économique, M Trudeau explique le rôle que doit iiucr un tel organisme dans la vie economique d\u2019un pays comme le Canada.Il y n des conseils économiques dans une trentaine de pays.I.es uns remplissent une fonction exécutive bien définie, les autres sont limités à des fonctions consultatives.En Ancleterre, le conseil économique, créé en 1930, est purement consulta-\u2019¦.f et 4;i3 Iberville; Houd- jack.Alfred, marié.1244 St-Dominl-que; Roudjack, Michel, célibataire.1244 St-Dominique; Rrisson, Denis, marié, 1111 Montcalm; Couturier, Henri, veuf, 1700 Champlain; Forget, Roméo, célibataire, 620 Paul Pau, Longue-Pointe; Giguère, Edgar, marié, 348.'! St-Germain; Houle.Zc-phirin, célibataire, 350 Emile Jour-, neau; Killingbrack, Archie, marié, 381 Mayor, Apt.10; Larouche.Zoël, rebonne, Que.; Lccîuirj Ch 1 souffrait tellement de rhumatts-Mo, que se* amis epoyaient qu\u2019il ne : pourrait plus jamais travailler.Mais n n que cet homme soit âgé de 70 ans.i! leur prouva qu\u2019ils avaient tort, I.i-ez plutôt oc qu\u2019i! «lit : \u2018Me uii âgé «le soixante-dix ans.\\ N«h:| dernier, j\u2019étais tout plié par '; l'rinre-lirurgr ko.fis; Jarprr (\u2022\tKilmonton iO.71: Manff 43.«I; Cal- rar> 41, î.' I^lhliridef *4: Madlrlnf-Hat o, .i, Saift-Currrnt 10.SO; llattlafnrd 14.Ptinr«-A!!«rt Ifi.70; Sa.katn»n 14.74; M .«n-Ja» Il , (Ugina 14.7fi ; llramlon -.76.Winmpre 3*.7Î ; Krnora 7.* Port-Artli.,» I«, 71; Cr- airran.liai- Oorgirnm tant mnd*r* ; nuat-ui ai\u2022 I» inlaur au nu - iihllKnlIon».tel que |ir«'.vii «l** fMuele.M ,1 -I «I ¦ ¦ il II /\u2022 (| H e 1*.rlll «eta Mi.'eifl* «j'i*.1 1 nti'rêt mr tes c.iMotis .¦\u2022-\u2022rout
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