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Le Canada
Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents. [...]

Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents.

Le Canada est un quotidien de langue française fondé par François-Ligori Béique et qui paraît pour la première fois à Montréal le 9 avril 1903.

Il est né d'un mouvement de révolte de l'aile gauche du Parti libéral contre Israël Tarte. En 1902, celui-ci, propriétaire de La Patrie, alors le seul organe officiel des libéraux à Montréal, entreprend à l'insu du premier ministre libéral Wilfrid Laurier une campagne de presse en faveur du protectionnisme. Cette prise de position lui coûte son poste de ministre des Travaux publics, mais ne lui enlève pas La Patrie. Les libéraux ne peuvent rester sans tribune officielle, d'où la fondation du Canada.

Godfroy Langlois, ancien rédacteur de La Patrie et figure notoire de la gauche libérale, en est le premier rédacteur en chef.

Le Canada se veut l'organe qui expose les vues et les idées du Parti libéral et qui dirige l'opinion dans le sens des réformes que celui-ci entend opérer. Les libéraux ne manquent pas de moyens financiers. Ils regroupent autour de Langlois des journalistes d'expérience. Les éditoriaux du Canada vantent les vertus de l'entreprise privée, d'un sain nationalisme et de la démocratie parlementaire. L'une des premières campagnes de presse est menée en faveur de l'instruction gratuite.

Dès sa fondation, Le Canada a toutes les caractéristiques du journal populaire moderne. La publicité occupe le tiers de la surface du journal. De nombreuses chroniques sportives, féminines et culturelles visent à rejoindre tous les membres de la famille et diverses catégories de lecteurs. Son information nationale et internationale rivalise avec celle de ses concurrents. Comme eux, d'ailleurs, il n'hésite pas à recourir aux nouvelles à sensation pour aguicher le lecteur.

Langlois est limogé en 1910 sous la pression du clergé, notamment de Mgr Bruchési, qui redoute ses prises de position sur l'enseignement et les libertés individuelles ainsi que son affiliation à une loge maçonnique. Langlois fonde alors un hebdomadaire progressiste, Le Pays (1910-1921). Sous la direction de son successeur, Fernand Rinfret, plus souple, Le Canada se fait moins combatif. Il exprime l'opinion des libéraux modérés et défend la politique officielle du parti.

Sous la férule d'Olivar Asselin (1930-1934), le journal va de nouveau connaître des heures trépidantes. Asselin utilise son poste et son talent d'écrivain pour former une génération de journalistes à qui il inculque l'amour de la profession et le goût du travail bien fait. Asselin parti, Le Canada, qui pourtant ne manque pas de bons journalistes, s'assoupit quelque peu. Edmond Turcotte, son nouveau rédacteur, est moins frondeur qu'Asselin, mais assure la position libérale et progressiste du journal contre la montée du nationalisme conservateur du milieu des années 1930.

Dans les années 1940, la couverture thématique du Canada est variée. On remarque la place appréciable accordée au cinéma, la « chronique judiciaire » de l'auteur Adolphe Nantel et la « chronique universitaire » tenue par Pierre Laporte en 1943 et 1944, chronique qu'il  poursuivra au Devoir à partir de mars 1944.

Au début des années 1950, le quotidien éprouve des difficultés. Trop inféodé à un parti, dépourvu d'imagination et peut-être de moyens financiers, il commence à décliner. Il perd des lecteurs, qui lui préfèrent des journaux plus populaires et d'apparence plus neutre dans le domaine politique. Malgré l'intervention de certains libéraux, qui tentent de lui insuffler une nouvelle vigueur et d'en faire un journal de combat contre la puissante machine de l'Union nationale, le journal se saborde le 7 novembre 1954.

Le Canada est tiré à 9 803 exemplaires en 1903, à 18 000 en 1905 et à 15 242 en 1940.

Parmi les collaborateurs les plus connus, mentionnons Jules Fournier (auteur notamment de la fameuse Anthologie des poètes canadiens, publiée en 1933), Olivar Asselin, Valdombre (pseudonyme de Claude-Henri Grignon), Robert Élie, Charles Hamel, Fernand Rinfret, Adolphe Nantel et Adjutor Savard.

Mentionnons l’existence de deux éditions pour le journal Le Canada, une édition hebdomadaire de 1903 à 1925 et une édition quotidienne de 1903 à 1954. 

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, vol. 4, 1979, p. 166-168.

DUTIL, Patrice A., « LANGLOIS, GODFROY », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 15, Université Laval/University of Toronto, 2003 [en ligne].

TANGUAY, Anne-Marie, La pensée d'Edmond Turcotte, éditorialiste au journal Le Canada (1931-1937), mémoire de maîtrise (histoire), Université de Montréal, 2007, vii, 98 p.

 

 

Éditeur :
  • Montréal,1903-1953; 1954
Contenu spécifique :
jeudi 17 juin 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Canada nouveau
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Références

Le Canada, 1937-06-17, Collections de BAnQ.

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[" làïa^ôur PMMfiw\t¦otr** \u2022 Cak«r«t \u2022 VIENNA GRILL \u2022t»-C« yrtfcaMa: woâjaMK at cliAMd (».44fi>> p.>) ÆL =5= apportiz POUR VOS PIQUIS-NIQUK VKIMKI \u2022 r-» n a» la piaua>aiava \u2022ara sâramant parlait MONTREAL.JEUDI 17 JUIN 1937 Minimum, hiar: 54 \u2014 Maximum, Mar: 72.PRIX: DEUX SOUS LE JURY REFUSE DE CONDAMNER PAUL BOUCHARD * * * «*«««««*« Désaccord et nouveau procès.\u2014 Unanimité quant aux faits révélés sur Faff aire Gagafaft Ce soir, à l'hôteRÉ la première partie de Varticle incriminé fût publiée dans l'intérêt public, dit le juge Après trois quarts d\u2019heure de délibération, les jurés déclarent qu\u2019ils sont divisés en deux groupes irréconciliables TEMOIGNAGES ET PLAIDOIRIES Ll GOUVItNIUt GINKRAL AU CINQUANTENAIRE DE l\u2019ENGINIIRING INSTITUTE Les dcuza Jurés qui avaient à décider du sort de Me Paul Bouehard.avocat Journaliste de Québec, accusé de libelle diffamatoire par Réal Denis, ont délibéré pendant 46 minutes, hier soir., puis ils déclarèrent au juge Lazure, qui préside les Assises, qu'ils ne pouvaient en venir à un accord sur le verdict i rendre.En 1 conséquence, le tribunal a renvoyé l'affaire à un nouveau procès, qui aura lieu à la prochaine session de la Cour du Roi, commençant îe 10 septembre.Dans son allocution au jury, le juge a déclaré qu'en droit il ne pouvait y avoir aucun doute que Me Paul Bouchard avait des motifs plausibles de publier la première partie de son article, cette partie qui concerne l'affaira Gagalas.Cette affaire était du domaine public, et la preuve soumise au procès justifie les assertions oue fit l'accusé dans son article.Après leur libération, les jurés ont déclaré que sur l'affaire Gagalas, il y avait eu unanimité parmi eux en faveur de ('acquittement de l'accusé et que sur la deuxième partie de l\u2019article, celle qui traite des accusations portées contre Réal Denis comme organisateur des jeunesses Patriotes, etc., il y avait eu division égale du jury.C'est dire que les douze jurés ont été satisfaits que la preuve présentée par les avocats de Me Paul Bouchard justifie complètement les affirmations et assertions faites concernant le meurtre de Gagalas.Lorsque le Jury revint dan* U Mlle d\u2019audience, le juré No 5, qui présidait le jury, annonça que les jurés étaient en démccord.\u2014Penses'Voue, demanda le juge Laxure, que voua pourriez en arriver à vous accorder si vous retardiez votre verdict à demain matin?\u2014Les jurés ont exprimé leurs opinions individuelles bien catégoriquement\u201d, répondit le juré No 5, \u201cet je suis convaincu qu\u2019il est inutile de retarder, cependant, la nuit porte conseil, et ai voua noua le conseillez.LE JUGE.\u2014Si vous êtes convaincu qu'il est impossible d'en arriver à un verdict unanime, il est inutile d\u2019attendre.Mais, s'il v a possibilité que vous vous entendiez deonain matin, il serait alors préférable d'attendre.C\u2019est pourtant bien simple d\u2019en arriver à une décision dans un simple procès criminel comme celui-ci.A moins que voua ne me déclariez qu\u2019il est impossible de vous accorder, je vaia vous prier de retarder à demain matin.Le juré No 3 demande à parler.\u201cIl y a deux groupes, dit-il, et ils ne changeront pas d\u2019opinion.Le juge consulte let avocats, sa tribunal.Le juré No 9 se lève et déclare qu\u2019il ne changera pas d\u2019opinion.Le juré No 8, son voisin, se lève aussi et déclare: \u201cMol non plus je ne changerai pas d\u2019opinion et je suis de l\u2019opinion contraire.\" \u2014¦\"Alors,\" dit le juge, \u201cj# constate qu\u2019il y a en effet un désaccord réel.Je libéré donc le iury et la cause se continuera au prochain terme.\" D iei au prochain terme, Me Paul Bouchard sera libre sur parole.Adrsss* da jago 40 etse-aî ^ 1 C.!~.\u2022««* \u2022 Saa IsceMaase la gtaeaeaaar-géaéral da Csasds était hier »ou l'hote d'honneur de ('Engineering Institute ef Canada qui célébré cette eeateiae ta* ciaqeanteaaire.A cette accatien.il y aut un grand banquet, an >a salle Rose de l'hétel Windier qui réunimait les glas grands gereaaaeget da asoede da génie civil.On reconnsit de gauche à droite, dans cette partie principale de le table d'heaaeec.14.A.I.Cleveland, ancien président de l'Engineering Institute: Sir Alcsander Cibb.président de l'Iaetitatiea ef Civil Engineers, de taadres: I.lac.le gou vcrneur-géncral; M.C.|.Dcsbarats.président actuel de l'Engineering laetitate: M.la brigadier-généeel C.N.Mitchell, ancien-président et msitre des cérémenieti M.Arthur Surveyer, ancien président; et M.I.P.Lupter, vka-peésidsnt de ('American Society ef Civil Regineere.(Photo CANADA! le banquet Bouchard-r^^Io Les orateurs seront les hon.MM.Rinftot, ^ 1 chard, Bastien et Connors, et Metmile Boucher.\u2014 Discours irradiés de 9 h.à VIO h.45 par CRCM et ensuite jusqu\u2019à 11 h.par CKAC C'ait l«.et s\u2019il y a en bénéficie* \u2022.°nn#bIe' VêCCU>é doit su.u J*zur* f»it lecture en-se râtt.fV,^Iîl,C ** du Code auxquels L'arScU ho, I* .c.a«f Bouchard-Denis.rrîto ri i\u201d .' \u2018rfndrc un verd et de culpabilité rend,' non-fu!pabîlité.Il peut auni d« '.rt,\u201cî.75Îktr'Picl\"M''i vertu trouv/r.1,1* 56\u2019 ,c* vcrdict spécial Point î lc«usé coupable sous un îîjnf.üvirîîï.v*011*un autre autre*\t.de \u201ch®11® d*n* un cation et u f\" P*8 une iu*tifi* f,'ts.Il peut prouver tous les mine] nU»nÿ V lr recours au cri-psr laouui.H gr°upc c*t «ffecté c'îstUAÏ d!\" d, un \u2022rticIe- com* \"Sur |L *f.iuns.,fc Presente cause, dp ** faits, la poursuite tente \u2022ir.r^ar ^r,ir> Point \u201e\u201e Pu,blife.par 1 «ccusé.Sur le ^accuté Ctou*trt,f,e * Publié par Sur le Ltr * lnond« «\u2019accorde.ün libelle diffUC cft.articl* constitue nui « à h/-f«f *toire\u2019 c,e8t ,e Jury libelle HiffC der ?' oui ou non il y « Uiil diffamatoire.S\u2019il n\u2019y a n»* Il fâ!\u2019 «quittez I'.ccSm.YuVÏ -\u2018 .!?\u2019 trouvez-le coupable.\u201c y * 11 doye?\ta présenté un plai- délation\tdi*ant que la Public et n.Ci*8 ^?lf* était d\u2019intérêt l\u2019acLîé\t8ont vrais ®t b]es de cïîfr.I!.*ndM ,motif* p,aU8i* eoire qu il en était ainsi.,.n affair» Gagala» partie\" Put0?i!Î?r Mele en d®U5t T.ent de P.ff m O® tra,t® exclusive-de I aff,ire Gagalas.Cette pre- A parole mière partie de l\u2019article est couverte par l\u2019article 324 dont je viens de vous parler.Est-ce une affaire d\u2019intérêt public?La défense dit que c\u2019était une question d\u2019intérêt public dont la discussion publique intéressait le public.Comme question de droit, tout ce qui intéresse cette affaire Gagalas intéresse le public et tombe aous l\u2019article 324.\u201cVous aurez à décider si l'accusé avait des motifs plausibles de croire que l\u2019histoire était vraie.Vous n\u2019avez pas à décider si c\u2019est Gagalas ou Cardinal qui fut assailli dans le garage de la rue Berri.Vous avez à décider si l\u2019accusé avait des motifs plausibles de parler de cette affaire, comme il l\u2019a fait dans la première partie de son article.Affaira d\u2019iatarét public \u201cIl se basait sur l'enquête menée par M.Calder et sur les témoignages qui disent qu'il y eut bagarre au garage de la rue Berri, qu'il y avait du sang sur le mur, qu\u2019un cadavre fut jeté sur le pavé puis transporté au Champ de Mars, que la police fut avertie.\u201cSont-ce des motifs plausibles ?La poursuite donne une autre version.Elle nous a amené Cardinal.Fut-ce Cardinal ou Gagalas ?Vous n\u2019avez pas à décider ce point, ni à décider de la véracité de l'une ou de l\u2019autre version.\u201cMais, en droit, je vous déclare que cette affaire était d\u2019intérêt public.Je vous déclare que cette affaire, même si ce n'est pas l'affaire en cause dans ce procès, était d'intérêt public et que toute la première partie de l'article est d\u2019intérêt public.\u201cLa deuxième partie, intitulée \u201cLe Canada accuse Réal Denis\u201d, je ne peux pas déclarer qu'elle est d\u2019intérêt public.C'est d\u2019intérêt personnel et tombe sous l\u2019article 331.\u201cPour acquitter Bouchard sur ce point, il faut que vous décidiez que cette partie de l'article est aussi dans l'intérêt public et que vous soyez satisfaits que les faits allégués sont véridiques.Le juge lit, phrase, par phrase, la deuxième partie de l'article en question.Il y est quetion de Réal Denis comme organisateur des Jeunesses Patriotes.L\u2019auteur pose des questions qui font planer des doutes sur les activités de l'accusateur Réal Denis.Arrivant à la question des poils volants, le juge dit qu\u2019il trouve que l'accusé est trop intelligent pour ne pas savoir ce que c\u2019est qu\u2019un poil volant.\u201cLes commentaires faits dans cet* te partie de l'article sont-ils loyaux et Mns malice?Vous avez entendu un témoin déclarer que l'accusé avait promis de \u201cdescendre\u201d Réal Denis.\"Encore une fois, l'affaire Gagalas n'est pas l\u2019affaire que vous avez à juger.Cette affaire n'est pas importante dans cette cause bien qu\u2019elle puisse avoir une très grande importance ailleurs.\u201d Le juge demande ensuite aux avocats s'ils ont des remarques à faire.M.Brais lui fait remarquer qu'il n\u2019a pas signalé le fait que l'accusé avait formellement nié les affirmations de M.Pierre Chaloult concernant les (Suit4 pafft eina) Hendaye, 18.(P.C.-Hvas.) \u2014 Manuel Hedilla, commandant de la Phalange espagnole, composée de 160,-000 fascistes qui, dès le début de la guerre civile, à l'appel de leur chef, se rangèrent sous les ordres du général Francisco Franco, a été condamné à mort avec quatorze de ses lieutenants par un conseil de guerre à Salamanque.Soixante.cinq autres chefs phalangistes ont aussi été condamnés à des peines oc prison.On les a accusés d\u2019avoir conspiré contre la sécurité de l'Etat L\u2019on croit, tou- tefois, que ni Hedilla, ni se» lieutenants ne ront exécute- Sitôt que Bilbao sera prise.Franco célébrersit sa victoire en commutant en une peine d'emprisonnement à perpétuité la pei-ne capitale qui pèse sur la tète des malheureux.S'il prend ensuite Ma- Le président de la Russie blanche se suicide en apprenant que quarante-cinq de ses collègues sont arrêtés et accusés de trahison.\u2014 Guerre ouverte contre les modérés.\u2014 Désordres partout Expulsions mastivot du parti communist# Moscou, 18 (P.A.) \u2014 Le gouver- ____________ _\t_\t_ ____________ minent russe a admit aujourd'hui, drid et dtviant maitra de ï\u2019Espagne, ! *\u2022« faisant connaître que le président il accordera k loua Ici condamnés po- de In Russie blanche s\u2019était suicidé, litiques une amniztie générale.\tj qu'il était à purger, comme jamais il Hédilla at ses paitùana ne parta-j ne l\u2019a fait depuis aon arrivée au pou-geaient pat tout-à-fait le» opinions voir, la Russie soviétique de tout les de Franco sur rétablissement m Fs-pagne d\u2019un gouvernement totalitaire.Ce fut son crime.déments tièdes et rétrogradas qui empêchent la révolution d'atteindre ses buts.Des centaines de personnes Bilbao est à la merci de Franco 0n croit de plus en plus que Mme Parsons est morte La police découvre de la ter> re fraîchement remuée.\u2014 S\u2019agit-il d\u2019une tombe ?Le chef insurgé fait subir à cette ville un bombardement effroyable durant toute la journée Las fammes fuient Stony Brook, 18 (P.A.) \u2014 Lss agents de police qui, depuis plusieurs jours, fouillent la région environnant la ferme des Parsons d\u2019où Mme Alice McDonnell Parsons rat mystérieusement disparue mercredi dernier, ont découvert dans un bosquet ce soir une pièce de terre fraîchement remuée qu\u2019ils ont commencé à creuser dans l\u2019espoir d\u2019y trouver quelque chose qui les mettra sur la trace de la disparue.Toutefois, à cause de l\u2019obscurité, il leur a été impossible de poursuivre leur travail qu'ils continueront demain ou ce soir s'ils parviennent à s'éclairer suffisamment pour le faire.Cette nouvelle attira de nombreuses automobiles à la ferme des Parsons.Le mari de la femme enlevée ou tuée sortit pour savoir ce 3ui se passait.Quand on lui apprit e quoi il s'agissait, il rentra sans vouloir dire quoi que ce soit.On a auasi révélé que les ravisseurs, qui n\u2019avaient pas donné signe de vie depuis mercredi, sont entrés en communications avec M.Parsons qui s\u2019est dit prêt à leur remettre les $25,000 de rançon qu\u2019ils exigent.Toutefois, la\u2018police a déclaré qu\u2019elle n\u2019avait pat été mise au courant de cette tentative.Préventif de la silicose Autre découverte attribuée au Banting Institute Toronto, 16.(P.C.) \u2014 Des médecins ont présenté à l\u2019Académie de Médecine de Toronto un travail aur des expériences qui auraient amené la découverte d\u2019un préventif de le silicose, terrible maladie surnommée \u201cle scorbut des mineurs.\u201d Le Dr Dudley Irwin, de (\u2019Université de Toronto, aurait découvert, avec le concours de sir Frederick Banting, l\u2019inventeur de l\u2019insuline, et certains administrateurs de la McIntyre Mine, que des particules d\u2019aluminium peuvent servir de préventif à la silicose, laquelle fait des ravages chez des centaines de milliers d'ouvriers qui s'emploient, en Europe et en Amérique, à l\u2019exploitation des mines.La silicose s'attaque aux poumons et produit très souvent la tuberculose; elle amène toujours la rport de celui oui to est atteint\t1 (Presse «.«ociée) Les artilleurs bisques ont répon du tard hier soir au bombardement intense que Franco a fait subir durant toute la journée à leur caïd- ! taie, pendant que les fantassins in-, yaliates lançaient un mouvement de j contre-offensive dans l\u2019espoir de re-j tarder un peu la prise de Bilbao.| Les insurgés prétendent qu\u2019ils ont victorieusement repoussé l\u2019ennemi.Ce dernier assure, toutefois, qu\u2019il a remporté des sucrés appréciables, a a a Avec les insurgés, à Caldacsno, ' 16.(P.A.)\u2014La capitale basque peut! être occupée par Franco dans quel-! ques heures s\u2019il le désire.Toutefois,! l'on croit qu\u2019il attendra jusqu'à sa-j medi avant d'y entrer pour de bon.Il a pris hier soir Caldscano, un faubourg de Bilbao sans «voir meme la peine de combattre.Paniqua à Bilbao Hendaye, 16.(P.A.)\u2014Dea centaines de personnes ont été tuées à Bilbao que les artilleurs et les avions de Franco ont bombardée toute la journée.La population pri-ae de panique fuit vers la rampa- ?ne.Des milliers de femmes et d\u2019rn-ants surtout cherchent, désespérés, à échapper au sort que leur promet Franco qui a fait jeter sur la ville des circulaires sur lesquelles ces mots terribles sont écrit*: \u201cLa mort vous attend.Franco\u201d.Da nombreux L\u2019Angleterre se crée des réserves de pétrole en c«s de conflit Londres, 16.(P.C.) \u2014 Lo gouvernement a donne a entendre, aujourd'hui, à la Chambro de» Lords qu'il ne changerait pas de combustible pour ee» navire» d» guerre, c\u2019est-à-dire qu'il coati-nuerait à prescrire i'ulilUatioa de l'huile.On avait craint que l'Angleterre fût obligée de recourir à d\u2019autre» combustible», étant dan-nàa qua »e» source» d\u2019approvisionnement, dans ('Empira, sont relativement limitées Mais la comte Stanhope, le président du Board of Education, a déclaré aujourd\u2019hui qua la Granda-Bra-tagna était à sa constituer des réserve» de pétrol», en cas da guerre.ont été arrêtées, de* centaines de mille d'autres ont été chassée» du parti communiste.Moscou s soutenu que Cherviskoff, la nouveau suicidé, «'était en allé vers un monde meilleur parce que tout n'allait pas très bien dans sa famille.Mais la mort.étrange de ce dernier survient juste au moment où l'on vient de lo dénoncer comme étant l'Ame d'un vaste rom plot, où l\u2019on vient aussi d'arrêter quarante-cinq de ses collègues que l'on accuse de trahison, quelques jours enfin après l'exécution de son commandant d\u2019armée, le général Uborovitch, fusillé le 12 juin avec sept des principaux officiers de l'état-major de l\u2019armée rouge.Les observateurs étrangers sont étonnés de la multiplicité des accusations et de la férocité aver laquelle on mite toute opposition.II ne fait aucun douta que beaucoup de Russes en ont assez de Staline et qu'ils désirent sa chute, pour ne pat dire qu'ils conspirent pour le renveracr.La tuicide Mosrou, 16 (P.A.) \u2014 Le président de la république soviétique de la Russie blanche, Alexander G.Cher-viaknff, s\u2019est suicidé.f''e»t ce qu'on a annoncé ici aujourd\u2019hui en précisant qu'il en est arrivé à cette décision radicale, lornqu'il eut apprt» que le gouvernement fédéral avait fait incarcérer au moina quarante-cinq des plus hauta fonctionnaires de l'organisme qu\u2019il dirigeait.Tous rrs prévenus ont été accuses du crime de haute trahison et ils seraient ar- Plusieurs d'entre eux en ont assez de ta grève et veulent travailler Crainfe da désordres (Suit* pngt lix) Le Canada accorde son tarif préférentiel au Brésil Nos exportations au Brésil sont quadruples de celles du Brésil au Canada (Suit* ixig* tût) Autorisée ce soir à rester à Boston D'ici à ce que les autorités de l'Immigration se soient prononcées Boston, 16.(P.A.) La baronne danoise de naissance Elisabeth de Bre-\u2022 ton a été autorisée ce soir à rester s Boston sous caution pendant que le» autorités des gouvernements américain et canadien considèrent sa demande de pouvoir passer par les Etats-Unis pour entrer au Canada.Les fonetionnsires américains tic l'immigration lui ont refusé l\u2019entrée aux EUts-Unis hier parce qu'il» croient qu'elle a perdu sa citoyenneté canadienne en retournant au Danemark.Ils ont déclaré qu'il* craignaient que l'entrée au Canada ne lui soit refusée et qu'elle se trouve obligée de rester aux Etats-Unis.Il est défendu à la baronne de quitter Boston pendant la discussion de son cas.Son fils John Dowell, âgé de vingt ans, a obtenu la permission, lui, d'aller dans la campagne.Ottawa, 16.(P.C.)\u2014Un ordre en conseil a fait entrer ce noir le Brésil parmi les pays nui jouissent du meilleur tarif préférentiel accordé par le Canada.Jusqu'à aujourd'hui les irnporjatinn* de cette importante république de l'Amérique du Sud jouissaient seulement du tarif intermédiaire.I,e tarif qui a été accordé au Brésil est le même que celui nui est en vigueur pour la France, les Etats-Unis et la Pologne.Le tarif des exportation» canadiennes au Brésil reste le même.Depuis quelque temps, en échange du tarif intermédiaire que le Canada lui accordait, nos exportations entrent au Brésil sous le meilleur tarif de ce pays.Le changement entrera en vigueur le 21 juin.Le commerce entre le Brésil et le Canada est de beaucoup ù notre avantage, nos exportation» au Brésil étant quadruples de celles du Brésil au Canada.-?-\u2014\u2014 Maifrassa de musiqua assommé par aon ami Chatham, Ont., 15.(P.C.) \u2014 Les autorités do l'hôpital Bt-Joscph ont déclaré ce soir, qu\u2019il y avait une légère amélioration dan» l'état de Mlle Jean Terry, maîtresse de musique aux écoles de Tilbury-Ea»t, qui avait été frappée sur la tête avec une barre de fer par Stanley Caldwell, son assaillant présumé, qui re pror.»*.nait à ce moment en automobile avec elle.Après son présumé assaut, l\u2019assaillant n avalé Je contenu d\u2019une fiole de chloroforme.II est actuellement à l'hôpital mai» son état n\u2019est pas gra-?a.Trois morts dans I'axploaion d\u2019unt poudrièra an feosse Irvine (Ecette), 16.(P.A.)\u2014 Trais homme» ent été tué» aujourd\u2019hui dan» «sue séria d\u2019as-plesian» survenue» A une poudrier».Fraser est renvoyé par le magistrat II était accusé de conspiration pour falsification d'échantillons de minerai Vancouver, 16.(P.C.).\u2014 Le magistrat H.S.Wood a renvoyé aujourd\u2019hui en cour de police M.Jack Fraser, ancien contremattre de mine aux mines d\u2019or Hedley en Colombie britannique, qui était accusé de conspiration dans une affaire de falsification d'échantillons d* minerai.Le magistrat a renvoyé M.Fraser pendant l'enquête préliminaire sur des accusations de conspiration portées contre Fraser, Russel E.Barker, ancien président et directeur-gérant de Hedley, et William Cox, ancien surintendant de mine.A la suite d\u2019une baisse su-bjte des actions Hedley à la bourse de Vancouver, en février dernier, le gouvernement conduisit une enquête qui arriva à la conclusion qu'il y avait eu évidemment falsification des échantillons de minerai.Les deux autres \u2022eeuiéz comparaîtront la 24 juin.(Presse Associa») Johnstown.\u2014Le maire Daniel J, Shields, craignant de nouveaux dé-sordrea, n demande au president Roo-»evelt d'intervenir nu plus tôt dans la grève qui prive de travail plus de 12,000 ouvrier», employé» junqu\u2019ici par l'imine Cambria de la Bethlehem Steel Corporation, 11 n^ure, dans la note qu'il a adressée au président dra Etats-Unis, que de» élément» ibingneux infestent mi ville et y font appel au meuitre et a la violence.Clinton S.Polden, lieutenant de Lewis, commentant ce gente du maire de Johiiatown, déclara que s'il y avait danger Jn faute n\u2019en était pan au Comité d'oiguni»ation industrielle mais bien au maire Shields et ù »a petite armée de citoyen» qui incitent le» gréviste» a reprendre leur travail.Wsrran.\u2014Toute» le» téléphoniste» ont quitté leur travail aujourd'hui pour »e mettre en grève.Files ne In reprendront que lorsque la compagnie qui le» emploie leur aura ron-senti de» augmentations substantielle» de salaire.New-York.\u2014 De» menaces de que-relie» entre la Fédération américaine du Travail et le Comité d'organina-tiun irnhiatijelle ont empêché le» débardeur» d'obliger deux paquebots à ne pa» lever l'ancre.Washington.\u2014Philip .Murray, président du Comité d'organisation industrielle de» ouvriers de l'acier, a annoncé qu\u2019il demandera au département fédéral du Travail d\u2019interve-nir dans la grève de la sidérurgie.Youngstown.\u2014Une délégation, dé* »ant représenter 9,000 employé» de la Youngstown Sheet and Tube Company, a demandé à cette compagnie (Suit* pagt tir) Projet de taxe des profits exagérés Sur tous les profits dépassant $10,000 par année Londres, 16.(P.C.) \u2014 U gouvernement a proposé aujourd'hui un im- {>ôt de 6 pour cent au maximum sur es profita exagérés au lieu du programme de contribution pour la défense nationale qui aurait pris 26 pour cent des nouveaux profits de l'industrie.La taxe dq la défense nationale sur les profite, proposée par le premier ministre Chamberlain alors qu\u2019il était chancelier do l'échiquier, a été rayée du projet du budget du gouverna-ment à la suite de la tempête de protestations qu\u2019elle a soulevée.Un communiqué du gouvernement a précise que la taxe sera imposée pendant cinq ans et que son application aéra rétroactive au 1er avril.Les compagnies anglaises et lea commerçants anglais faisant affaires dans le Royaume-Uni et à l\u2019extérieur seront soumis à la taxe.Les compagnie» d\u2019utilité publique et les processions sont exemptées.Le taux sera de cinq nour cent pour les compagnies et rie quatre pour cent pour les commerçants individuels aur lea profita dépassant 2,000 livres star-Âing, presque $10,000 par annAa. LE CANADA-MONTREAL.IEUDI 17 jUIN 1937 VOL XXXV L'o63 |\u2022urn\u2022l éu matin Mtmbr» 4* CAudt* UutHB Clffbi»»**»» U Camé* «i\tl« ÇmimJB*» \u2022\u2022 Canada.Limit4a.au oumlf# ** ouaaL rua ialat-Jatauaa.a Montréal Hidnettur 4» chef : Euttach» LttêUiêr dt Sltlt-Jutt JKI IH.If\tIMf L\u2019interprétation des lois La controverse soulevée par la loi d Inter* prétation des statuta de la province prend une tournure nui favorisera désormais une discussion plus calme de cette pièce de législation.I>e» adversaires de cette loi s\u2019étaient placés, dès le début, sur le terrain constitutionnel pour en exposer les prétendus dangers.Ils s\u2019aperçurent qu\u2019ils faisaient fausse route et que leurs menaces de représailles n\u2019intimidaient personne.La presse de langue française et les journaux anglais se divisèrent là-dessus en deux groupes et s\u2019affrontèrent résolument, les nôtres ayant nettement l\u2019avantage.Il était en effet facile de démontrer que le gouvernement canadion-français de la Province de Québec avait agi en cette occurence non dans un esprit de défi, mais dans une intention toute pacifique, ins-piré par le seul désir de faire disparaître toute ambiguité dans l\u2019interprétation de nos lois.Qu\u2019il se soit trompé, c\u2019est ce que tentent maintenant de démontrer les juristes, dont l'opinion se trouve résumée dans un mémoire publié ces jours derniers par les avocats de langue anglaise du Barreau de Montréal.M.Duplessis a déclaré publiquement lundi que la loi adoptée à son instigation serait maintenue en dépit des appels aux préjugés, mais il a ajouté qu\u2019il étudierait toutes les objections sérieuses qui lui seraient soumises.Celles du Barreau anglais de Montréal sont de cet ordre et le procureur-général, ne pourra refuser de prêter l\u2019oreille à la discussion des aspects purement juridiques de la loi qu'on lui demande d\u2019abroger, dans l\u2019intérêt même de la justice.Le Canada a été l\u2019un des premiers journaux à dénoncer l'attitude fausse de la Gazette et du Star de Montréal sur cette question et leurs menaces à peine voilées à l'égard des minorités canadiennes-françaises, menaces qui furent reprises ensuite par Yarchdea-eon Scott et par le Toronto Telegram, qui disait : \"f.n décision du Parlement dr Québec no eaurait être regardée comme un empiètement eur lee droite des Canadiene anglaie qui habitent la province de Quebec.Pas plue que les Chambres fédérales *!\u2022 violeraient lee droite des Canadiens français si elles jugeaient fi propos d'aceorder la préséance à la langue anglaise pour l'interprétation des lois dans le ras où le texte anglaie s'écarterait du texte français.Quoi qu\u2019il en soit, eette décision n'invite j>ae les Canadiens anglais à partager /'nmbilion du directeur de Hadio-Elat : cell* de rendre le Csned» bilingue de l'cit à l'ouest.\" Un de nos collaborateurs nous écrit à ce sujet : \"L\u2019allusion aux représailles éventuelles d\u2019Ottawa et des provinces anglaises est à peine voilée.Le Telegram dit d'ailleurs implicitement que le Canada, en dépit du pacte fédératif, n'est pas un pays bilingue.Il faudra se rappeler cet aveu.Le journal de Toronto parlait évidemment de droits constitutionnels.Mais tradition constitutionnelle, droit constitutionnel, sont des expressions dénuées de sens si on les applique au pacte fédératif et aux pouvoirs des gouvernements provinciaux.La raison en est simple : la Constitution de 1867, rédigée en termes vagues, dans le style pompeux et flottant de l'époque, est un document invalide.L\u2019usage et l'abus en ont condamné depuis longtemps les articles essentiela.L\u2019income tax, mesure d\u2019exception, n\u2019est-il pas resté l'une des principales sources de revenus de l'Etat central, malgré la lettre et l\u2019esprit mêmes du pacte fédératif î Ottawa n\u2019a-t-il pas violé un autre article essentiel de la Constitution en s\u2019arrogeant la législation sociale ?Les deux exemples suffisent à montrer que la majorité anglaise ne s\u2019est jamais limitée à ses droits constitutionnels lorsque son intérêt, ses vues, ses exigences lui conseillaient de les outrepasser.Ces exemples prouvent en outre que si le pacte fédératif est aujourd\u2019hui lettre morte, s\u2019il a cédé le pas h une constitution empirique, non écrite mais plus réelle que l'ancienne, la faute n\u2019en est pas aux Canadiens-Français.\"Sur la question des deux langues nationales, la Constitution est claire, précise, sans équivooue, Nous l'avons mille fois invoquée pour réclamer l'égalité du français et de l'anglais, non seulement dans la province de Québec, mais dans toutes les provinces de la Confédération.La majorité nous a répondu par le rire d\u2019un Anderson et les sarcasmes épais des Orangistes d\u2019Ontario.Donc, par la volonté même de la majorité, l'égalité constitutionnelle des deux langues n\u2019existe pas en fait, et c'est le français qui en souffre.\"La Gazette a semblé croire, à la suite du Telegram, que l'attitude de notre gouvernement provincial provoquer» des représailles douloureuses.Ce n'est pas à souhaiter.Au reste, nous le répétons, le statut juridique du français dans les autres provinces à toujours été extrêmement méprisé.Les représailles de la majorité anglaise ne feraient donc que consacrer un état de choses existant.Quant à I» menace du Telegram, elle est anodine et puérile.M.Hepburn lui-même ayant été trop lâche pour résister à la pression orangiste \u2014 dans la question des écoles séparées \u2014 nous savons d\u2019avance que nos compatriotes d\u2019Ontario, peu importent noa attitudes, nos tentatives de conciliation, naa appall à l'esprit de justice, seront toujours traitée au bout du bâton.La \"bonaa (i entente\", nous en sommes ! Mais, comme disait feu Austin Chamberlain des Allemands, nos compatriotes anglais commen-çent toujours par nous marcher aur les pieds, et ils s'étonnent ensuite que la conversation ne se poursuive pas dans la douceur.\" \u2022 *\t« t Voilà qui résume, croyons-nous l\u2019opinion de la presse canadienne-française sur l\u2019aspect constitutionnel de la question.Quand on accuse la Province de Québec d\u2019entretenir des sentiments mesquins envers la minorité de langue anglaise, la réponse est évidemment facile.Nous avons tout un passé de tolérance et de générosité qui parle éloquemment pour nous.Reste l\u2019aspect juridique.Sur ce terrain la discussion reste ouverte et nous ne croirions pas sage de tirer une conclusion avant d\u2019avoir entendu un exposé complet de la question.Les avocats de langue anglaise appuient leurs prétentions d\u2019arguments sérieux, auxquels le silence du Barreau de langue française de la province semble apporter jusqu\u2019ici un appui tacite.La magistrature, elle, n\u2019a pas été consultée, mais nous estimons qu\u2019elle devrait l\u2019être.Si les avocats et les juges étaient unanimes à reconnaître que la loi Duplessis, en dépit des bonnes intentions de son auteur, complique l\u2019administration de la justice au lieu de la simplifier, compromet les intérêts des justiciables en faisant par exemple primer la traduction manifestement fautive de certaines lois conçues et rédigée* en anglais \u2014 seraibil logique d\u2019en vouloir le maintien ?Le Barreau anglais note à ce propos qu\u2019en outre d\u2019une nombreuse légiala-tion privée, la loi des assurances, la loi des compagnies, la loi de.-, mines et certaines sections de la loi des véhicules-moteurs ont été rédigées en anglais et qu\u2019il est périlleux, dans leur interprétation, de donner préséance à 1s traduction française qui en a été faite.Le mémoire cite encore, en parlant du Code civil, un extrait de la préface de la première édition du McCord\u2019s Civil Code of -Lower Canada, publié en 1867.Thomas McCord, qui avait été secrétaire de la Commission de la Codification de nos lois, dit à la page 8 de la préface : \"Bien que les deux versions fassent également loi, il peut être intéressant et, en certains cas, utile, de connaître, pour les fins d\u2019interprétation, quelle fut, original-reent, la version originale et quelle version est la traduction.On peut ainsi mentionner que le Troisième livre du Code civil, à l\u2019exception des titres des \"successions\", des \"donations entre vifs\", du \"testament\", des \"conventions de mariage\", des \"privilèges et hypothèques\u2019\u2019, de \"l'enregistrement\", et de \"la prescription\", et tout le Quatrième livre ont été rédigés en anglais.\"\ts Voilà qui donne à réfléchir à ceux qui croyaient que toutes les Ibis de la Province de Québec ont été rédigées en français et qui partent de là pour démontrer que le texte français doit avoir préséance sur l'anglais.Il est à souhaiter que se continue la discussion des aspects juridiques de la loi Duplessis.Le lecteur s\u2019y formera opinion sur les difficultés du métier de législateur.¦¦¦ \u2022 ?- L\u2019hon.M.King à Londres La Conférence impériale n\u2019a pris aucune décision.De quoi certains concluent à la faillite et à l'insuccès.Les commentaires de la presse américaine, notamment \u2014 même la mieux informée \u2014 ne laissent pas d\u2019être amusants à ce sujet.L'énigme de l'Empire britannique n'a pas fini d'intriguer, ni de dérouter.Mais on comprend mal que les divergences librement exprimées au cours de la conférence soient interprétées comme un signe de division et de faiblesse.Au contraire, c'est précisément ce qui fait la cohésion volontaire de la grande famille des nations britanniques et l\u2019utilité de ces réunions périodiques où chacun garde son autonomie et son franc parler.La conférence ne fut qu\u2019un échange de vues.Voilà ce que proclament eux-mêmes tous ceux qui y prirent part.Elle ne pouvait être autre chose car la faculté d\u2019approuver ou de décider n\u2019appartient qu\u2019au parlement de chaque pays.Voilà* qui est net et définitif.Les délégués ne purent que causer.Ce n\u2019est pas à dire que ces conversations ne furent pas utiles.M.King l'a démontré de façon saisissante dan» son admirable discours de clôture.11 y a, dit-il, les problèmes, les difficultés, les aspirations, le# attitudes que chaque dominion explique aux autres par une voix experte et autorisée.Voilà qui ne pourrait se faire par correspondance non plus que par communication indirecte.B y a aussi les circonstances géographiques avec les relations de voisinage et les problèmes qui en découlent.Il y a les préoccupations, qui varient pour chaque dominion, cômme varient leur structure économique, leur caractère ethnique, leur constitution et leurs problèmes politiques.Un cable transocéanique ou la radio ne sauraient exprimer toutes ces nuances.Mais il suffit souvent d'une rencontre entre hommes bien* veillants, et curieux parce qu\u2019intéressés les uns aux autres,^ En d\u2019autres termes, les nations libres du Commonwealth apprennent ainsi à se connaître.C\u2019est de la sorte que s\u2019établissent entre elles des relations amicales et un régime de sincère coopération.Voilà la merveille dans un monde à couteaux tirés, si l\u2019on peut dire.Mais le bon vouloir et l'harmonie qui procèdent de la franchise et d\u2019égards mutuels entre les nations de l'Empire ne se limitent pas au cadra étroit dp la famille.Débordant même \"l\u2019égoïsme sacré\", voici que le rapport de la conférence prône le rejet du nationalisme économique, l'expansion des relations commerciales au détriment même de la prestigieuse préférence britannique, l\u2019entente et la paix entre le# nation* en dépit de différences dans les formules politiques.En quoi le document prend une portée vraiment historique.Les nations britanniques, dont le Canada, donnent ainsi un exemple au reste du rponde.Retenons le voeu de la conférence concernant la paix et le désarmement éventuel, ce qui n\u2019écarte pas le devoir qui incombe à chaque pays de prendre les mesures nécessaires à s* propre défense.Ainsi se trouvent justifiés toutes les déclarations de M.King, et de ses ministres au cours du débat sur les crédits de la défense.Les dissidents eux-mémes doivent aujourd\u2019hui l\u2019admettre.La condamnation du nationalime écono-mique est une aute victoire pour M.Macken-sie King.Les voies semblent préparées pour un accord tripartite entre le Canada, l\u2019Angleterre et les Etats-Unis, ce qui sera un instrument de pal*.D\u2019autant qu\u2019il s\u2019étendra à tçutes les nation®, advenant la tenue, l\u2019an prochain, d\u2019une conférence économique mondiale.L'idée parait désormais réalisable, grâce aux efforts de Roosevelt et de Mackenzie King, les deux apôtres de la paix par le moyen de l\u2019apaisement tarifaire.Un fléau de la route Avec la venue de l\u2019été, la circulation devient plus dense.Tous les soirs, depuis la fermeture des bureaux jusqu\u2019à minuit, des milliers de voitures défilent sur les routes qui mènent aux villégiatures proches de la ville.Les dimanches soirs, la route la plus encombrée est celle de Sainte-Agathe des Monta à Montréal.Une peste saisonnière s\u2019y déclare: celle des flâneurs, des admirateurs de paysages, des promeneurs égoïstes et sans cervelle qui obstruent la circulation et mettent la vie des autres en danger par leur nonchalance héroïque au volant.Vous les voyez, confortables, impassibles, dédaigneux de tout sauf de leur propre bonheur, rouler à quinze ou vingt milles à l'heure sur une route fréquentée à cette heure par des camions qui monopolisent forcément la moitié de la voie publique.Vingt, trente voitures suivent notre flâneur.Impossible de doubler : il y a trop de virages, trop d\u2019automobilistes qui filent dans la direction opposée.Si au moins le monsieur allait à une vitesse raisonnable.S'il daignait admirer la nature sur un chemin vicinal, une route moins fréquentée.Non, monsieur aime la grand-¦foute.Il commande négligemment un cortège d\u2019automobiles.Ici et là, un conducteur impatient avertit, profite d\u2019une accalmie de la circulation ou d\u2019un redressement de la route pour doubler et s\u2019évader du peloton.Mais il n'ira pas loin.Un autre monarque de la voie publique a causé un embouteillage à un mille de là.Cette scène est devenue banale.Elle se répète tous les jours.Il y a un code de la route \u2014 que peu de gens observent \u2014 pour restreindre la vitesse, prévenir les audaces folles, et ainsi de suite ; mais contre ce fléau de la voie publique qu\u2019est le lambin têtu, contre cette plaie sociale, cette occasion vivante de jurons et de manquements à la charité, il n\u2019y a rien.Pas de loi.Pas de police.Notre homme donne apparemment l\u2019exemple du plus profond respect pour l\u2019ordre public.La confection de routes \"à sens unique\u2019\u2019 ne nous délivrerait même pas de cet ennui.Le lambin y établirait son empire, avec l\u2019appui moral ou la tolérance de l\u2019agent cycliste.Au nom de l\u2019ordre, les pouvoirs publics doivent prendre les moyens nécessaires pour faire observer le code de la route, mais un code qui ne vise pas seulement les gens pressés.Le chemin de fer du nord Le Chemin de fer du Nord c\u2019est tout simplement le Chemin de fer du Pnçifique Canndien de Québec à Montréal.Ce chemin de fer a au bien dt> vicissitudes avant da devenir una partie de la ligna du Pacifique Canadien.Avqnt la construction dt ce chemin da far, les Québécois na pouvaient se rendre à Montréal que par eau ou, encore, par le Qrand Tronc dont les trains partalant de la Pointe-bévis.Dis le 7 mare 1852, les citoyens de Québec, réunis an asaemblée publique, chargaient un comité apécial d\u2019obtenir un acte d\u2019incorporation pour conatruire un chemin de fer de Québec à Montréal.Une aqtre assemblée eut lieu le 9 mars 1852.Il y eut à cette réunion, comme d'habitude à Québec, beaucoup de discours et peu de besogne pratique.Les choses continuèrent ainsi pendant vingt ans.Les assemblées succédaient aux assemblées sans changer beaucoup la situation.Enfin, en 1872, tous les obstacles étaient aplanis et, le 18 juillet, on commençait les travaux du Chemin de fer du Nord, dans la rue Saint-Ours, à Québec, Mgr T*8Chereau appela lés bénédictions d* l\u2019Eglise sur l\u2019entreprise, et Mme Joseph Cauchon enleva la première pelletée de terre.Là, encore, il y eut pluaieura discours mais cette fois, au moins, il* avalant leur raison d\u2019être.Le 18 décembre 1877, le premier convoi régulier du Chemin de fer du Nord partait do Québec pour Troia-Rivières.La première section du chemin était donc terminée., Le 8 février 1879, le premier convoi de Montréal arrivait à la gare du Pajaii.Le premier ministre Joly était dans le train et aux centaines de citoyens qui étaient venus la rencontrer il déclara que l\u2019entreprise à date avait caàté fl 1,000.000.Le i mars 1882.la gouverna-ment de la province de Québec vendait le Chemin de fer du Nord.La Compagnie du Pacifique Canadien acheta la liane d'Ottawa, à Montréal, y compris la branche a'Aylmer et celle de Saint-Jérôme, Sur 88,800,000.Un syndicat provincial acheta la ne de Saint-Martin a Québec, y compris les brant ohes de Jaliette, Berthier.des Piles et du chemin de ceintura des Trois-Rivières, pour $4.000,000, (Le Bulletin det Recherche» historique») If 1 Le tourisme On le considère avec raison comme une des plus prometteuses industries du Canada.Nous devons les rapides progrès du tourisme en ces dernières années aux ressources touristiques de notre pays : beauté naturelle, chasse, pèche, etc., mais surtout à la présence h nos portes d\u2019un peuple nombreux, riche et plus épris de voyages et de sport que tout autre peuple au monde.Il est ainsi parfois des voisinages avantageux.M.Dunning évaluait récemment à 250 millions de dollars les revenus que le Canada a tirés du tourisme en 1036.Déduction faite des dépenses des Canadiens qui voyagent à l\u2019étranger, le tourisme nous aurait laissé un revenu net de 165 millions.C'est un beau montant, et il vaut la peine de s'occuper d\u2019une industrie qui produit d'aussi plantureux résultats.Mais le revenu du tourisme est très iné- (paiement partagé d'une province à l'autre.D'après es statistiques officielles (pour autant qu'en pareille matière les statistiques puissent fournir une approximation suffisante), l\u2019Ontario en aurait pris 65 p.c., le Nouveau-Brunswick 15 p.c.et la province de Québec 13 p.c.seulement.Sans discuter l\u2019exactitude de ces proportions, attirons néanmoins l'attention sur ceci que les statistiques fédérales ne tiennent pas compte du mouvement touristique interprovincial : elles classent comme appartenant à telle province les touristes qui y entrent directement de l\u2019étranger.Or ii est évident que beaucoup d'Américains, entrés au Canada par l'Ontario ou le Nouveau-Brunswick, passent ensuite dans la province de Québec et inversement.C\u2019est en tenant compte des entrées aux frontières provinciales que l'Office du Tourisme de Québec a pu évaluer à 64 millions de dollars les revenus que notre province aurait tirés l\u2019année dernière du tourisme.Ce qui toutefois nous paraît exagéré.Que i'Optario reçoive plus de touristes que les autres provinces, cela s'explique dans une certaine mesure.L\u2019immense majorité des étrangers qui nous visitent viennent des Etats-Unis.Or, sur presque toute sa frontière sud, l\u2019Ontario est en contact immédiat avec la région américaine la plus densément peuplée.A Niagara, à Windsor et même n Sarnia et à Sault-Ste-Maric, l'afflux des Américains est continuel, hiver comme été.De plus, l'Ontario possède un réseau routier très étendu et bien supérieur à celui des autrea provinces.Pour l\u2019automobiliste \u2014 et le gros des touristes américains voyagent en automobile \u2014 c'est là une considération qui n\u2019est pas négligeable.Enfin, l'Ontario est économiquement et démographiquement très décentralisé : une cinquantaine de petites et moyennes villes dispersées à travers le territoire constituent autant de pôles attractifs, auant d'étapes dans un circuit.Et cela aussi est un facteur, car l\u2019Américain aime le confort, donc les bons hôtels et tend vers les centres où il est sûr de les rencontrer.Mais tous ces facteurs ne suffisent pas à eux seuls k expliquer l'énorme prépondérance de l\u2019Ontario.En ce qui concerne la province de Québec, il y a autre chose, et cet autre chose c\u2019est tout simplement que la province n\u2019a pas su jusqu\u2019ici exploiter k fond ses avantages touristiques.Elle aussi est en contact immédiat sur une certaine partie de sa frontière avec la région la plus peuplée dos Etats-Unis.Si elle savait jouer de tous ses atouts elle devrait attirer chaque année, et d'un bout à l\u2019autre de l'année, un courant beaucoup plus dense do visiteurs.Au point de vue beautés naturelles clic ne le cède en rien à l\u2019Ontario ni à aucune autre province.Nous avons les Cantons de l\u2019Est aux paysages adoucis et largement humanisés, les Laurentides avec leurs centaines de lacs et leurs forêts, la Valide du Saint-Maurice, le Lac Saint-Jean, les pays du fleuve et la Gaspésic.Nous avons surtout le fleuve lui-même, dont nous aimons vanter la majestueuse beauté, mais que nous n'avons nas encore appris à exploiter à ce point de vue.Et nous ne parlons pas des grandes villes comme Montréal et Québec qui sont des étapes nécessaires dans toutes randonnées touristiques.De diverses régions, les Laurentides sont de beau-coup la plus.fréquentée \u2014 à cause de la facilité d'accès et de la proximité de Montréal.On no saurait cependant dire qu\u2019elle dispose d\u2019un outillage touristique parfait : peu ou pas de grands hôtels, de sites bien aménagés où le touriste aime séjourner.De plus, de nombreux lacs naguère très poissonneux ont été saccagés «t n'offrent plus qu\u2019un attrait diminué.Les Laurentides, dont le tourisme est la principale, sinon la seule ressource, ne tireront de cette industrie le maximum de rendement que si l\u2019on se décide un jour à les aménager selon un plan d'ensemble qui tienne compte de tous les attraits du territoire et les mettent en valeur chacun selon son caractère propre.Le défaut de notre industrie du tourisme, comme d\u2019ailleurs de la plupart de nos autres organisations industrielles et commerciales, a été de procéder au hasard, sans vue d\u2019ensemble, au lieu de mobiliser scs forces dans un effort ordonné et coordonné.Depuis quelques années un courant assez suivi do tourisme s\u2019oriente vers la Gaspésic.Il y a un avantage à cela : la Gaspésic étant située l'extrémité est de la province, le touriste est forcé pour l'atteindre de séjourner chez nous plusieurs jours.Mxis la Gaspésie ne dispose pour ainsi dire d'aucun outillage touristique : pas de grands hôtels, et parmi ceux qui offrent un confort raisonnable, peu qui soient installés de façon à faire- bénéficier le touriste des splendeurs du pays, qui aient organisé de ces attractions q\u2018uc le touriste recherche : excursions de chasse ou do pêche, promenades en montagne ou sur la mer, jeux ef sports de toutes sortes.Ce sont des points où on logo et mange.en passant.Or le touriste intéressant, c\u2019est celui qui s'arrête, s'attarde, séjourne, enfin part, mais décidé k revenir.Malheureusement la Gaspésie n\u2019est pas prête h se doter de l\u2019outillage touristique qui en ferait un séjour recherché du touriste, parce que la vie économique fondamentale, celle qui résulte de l\u2019exploitation sur place des ressources naturelles, n\u2019est pas assez avancée.La saison du tourisme est courte là-bas : deux mois, trois tout au plus.Le pays est éloigné des grands centres, ce qui le prive du tourisme d\u2019hiver.Un hôtel doit donc assurer^ sa subsistance et ses bénéfices en trois mois, Eh bien ! tant que la vie locale n'aura pas atteint une intensité tella qu\u2019elle suffise à entretenir les hôtels, garages, etc., durant la morte saison, il sera hasardeux d'engager dans une entreprise de ce genre des sommes urt peu considérables.- En effet, pour rémunérer son capital, un grand hôtel -devrait demander aux touristes des prix si élevés qu\u2019il lui serait Impossi* ble de soutenir la-concurrence venant de régions plus avantagées au point de vue de la durée de la saison touristique et de l'activité locale pendant lea autres saisons.Résoudre le problème économique : tel est le premier pas.Le tourisme deviendra alors un facteur de richesse pour la Gaspésie.Mais si )a province de Québec est si largement dépassée par l'Ontario, c\u2019est parce qu'elle n'a pas su exploiter k fond son principal attrait, k savoir son passé, le caractère français de sa population et s| physionomie de pays français.En fait, les quatre grands éléments touristiques de la province se classent ainsi t 1) histoire ; 2) population de langue et d\u2019esprit français, donc différente de celle qui peuple le reste du territoire de l'Amérique du nord ; 3) beautés naturelles ; 4) climat.Un premier effort a été tenté cette année pour tirer parti d\u2019une façon méthodique de ces quatre facteurs.La publicité touristique aux Etats-Unis s\u2019est largement inspirée de ('histoire : Frontenac et les gouverneurs français, Cavelier de La Salle et les valeureux explorateurs qui, de Québec et de Montréal, ont sillonné le continent tour k tour, invitent nos voisins du sud à visiter la province de Québec, berceau de la civilisation en Amérique.Cette résurrection des grandes figures d\u2019un passé héroïque semble avoir produit une vive impression chtx les Américains nui, pour la plupart, étaient loin de se douter Que fa plus grande partie do leur pays avait été explorée par des Canadiens, que bon nombre de leurs plus grandes villes avaient pour fondateurs des fils de !a province française du Canada.Cette perspective historique s'étend naturelle-ment k l\u2019actuelle physionomie française de la province : nos clochers, les croix du chemin, nos vieilles plaisons, les vieux moulins, reliques précieuses d'un passé aux couleurs de légende, tout ce qui fait l'originalité du village canadien-français, de l'habitation de ches nous, marqués au cachet d'une population qui persista dans son génie ethnique, dans son particularisme culturel et linguistique, est mit de façon k attirer ici dos amateurs de voyage,7* quêto do nouveau, de jamais vu, du something'^ ferent, dont 1 Américain blasé de l'unifornW standardisé, du stéréotypé, se montre friand i.,.'-u l'avidité.\tJUwîu* Îir, comme cette histoire s'est déroulée dar.rc géographique qu'emprunte toujours la \\jc ï la province, que ce cadre au point de vue piuort?que, ne le cède k aucun autre en Amérique, et qu'tr fin, tous les touristes ne s'intéressent pa- Lx' ment au passé et à scs traces dans la vie conum* porainc, mais rêvent de sport, de chasse, de .Xu,' do puissants paysages, etc., la publicité s'c«t «ff0, céo do mettre en valeur nos b-autés natureUti lacs, rivière», montagne», etc., ainsi que lc, CmV ment* de l\u2019année, susceptibly d'intéresser lu étrir gers : manifestations patriotiques, artistique» lives, etc.\t' ' Enfin, la province de Québec a l\u2019avantage de jouir d\u2019un climat salubre et d\u2019une façon générale moin, excessif que celui du pays voisin.En juin, jui||,( août, la vie est insupportable dans certain» rent-ei des Etats-Unis.On y brûle littéralement.Or « u même époque, dans no» montagne* du nord rt (n Gaspésic, si les jours sont ensoleillés et chaud- le.soirées «t les nuits sont fraîches.C\u2019est une perVwe tive k laquelle pou d'Américains k l'aise de York, de Philadelphie et d\u2019ailleurs résistent a IW' qua «le la canicule que celle de s\u2019évader de l\u2019atmo».phèra brûlante de lours ville* vers des région» plui tempérées, plus clémentes.On est à même de v constater chaque année : dès que le soleil donne un peu violemment, las touristes affluent de notre côté, en quête do fraîcheur.Les endroits ne manquent pas chez nous où, k n\u2019importe quel moment de r«ù ils peuvent en jouir k leur aise, tout en s* diverti»-sant selon leurs goûts et inclinations.Voilà donc les quatre éléments touristiques dont la province est k même de tirer un ample parti, il suffit do s'organiser en conséquence.L\u2019effort publicitaire de cette année doit être continué et surtout complété.En ce sens, qu'il ne suffit pas de dire aux étrangers que nous avons ici telle cho-» mais qu\u2019il faut nous arranger pour répondre au dé! sir éveillé chex eux par notre propagande.U» be»u-tés naturelles ne demandent qu'a être rendues accessibles par des routes et des aménagements permettant le séjour.11 n\u2019en est pas ainsi des reliques historiques et de la physionomie française du territoire.Il Importe qu\u2019a la publicité à l\u2019extérieur corresponde l'éducation à l'intérieur.Repérer les «te?historiques, en faciliter l'accès, préserver les vieilles maisons, les vieilles chapelles, toutes bruissantes d\u2019histoire ; habituer nos compatriotes à considérer ces reliques non comme des \u2018\u2018vieilleries\u2019\u2019, mais comme des richesses d\u2019une valeur Inestimable, les inciter k intensifier partout le cachet françai- de leurs demeures, de leurs villages et do leur ville ; faire comprendre aux hôteliers, aux aubergiste-, qu'il» ne doivent pas dissimuler leur particularisme tou» des enseignes et des affiches anglaises, mai» »-j contraire, le proclamer non seulement dans leurs enseignes mais aussi dans l'architecture des hôtel», l'arrangement des parterres, l'ameublement, l'ornementation des pièces et jusque dans la confection des menus ; bref, tenter un effort puissant ci ordonné pour rendre à la province de Québec >a vraie {ihysionoinie de pays français, c\u2019est la première «t a plus fructueuse mesure que l\u2019on puis-e prendre en faveur du tourisme.Et la moins coûteuse.Il n'en coûterait pas cher, en effet, do répandre Jartout cette idée d'un si évident bon sens, que c'ol se demander comment on a nu la négliger si longtemps, et d'ordonner ensuite les efforts de rénova-tion dans le sens français.Le dixième de l'arçcct que la province dépense chaque année en publiciti k l\u2019étranger suffirait, par exemple, à mettre lur pied dans toutes les réglons des syndicats d\u2019initiative qui, convaincus eux-mêmes, s'emploieraient « répandre la même conviction et k diriger le mouvement.Le gouvernement se libérerait ainsi d\u2019une tâche dont il porte k l'heure actuelle tout le f»r-deau, et qui en fait ne lui appartient pas.Os diver» syndicats d'initiatives pourraient d\u2019ailleurs se fédérer en vue d'unifier le mouvement, de l\u2019ordonner selon un plan d'ensemble embrassant toute la pn>-vince.Nous sommes sûr que si les autorités provinciale» se donnent la peine d\u2019établir un plan d'ensemble tenant compte de tous et de chacun des mcrveilltux éléments touristiques dont nous disposons, la province de Québec attirera n elle un courant de yiii-teurs tel qu'elle n\u2019aura plus rien k envier à l\u2019Ontario, sa voisine victorieuse jusqu'ici.Les livres Se L\u2019Hôtel Windsor est î« centre des affaires et de la vie sociale à Montréal .c'est le rendez vous par excellence pour le déjeuner ou le dîner, le* réceptions, I e s soupers après le théâtre, les banquets et les bals.Sa cuisine y fait les délices des gourmets.Ses vins ont une réputation à travers le Canada.ftBiiffigcfr\u2019 LE DOUBLE PIEGE, par Concordi» Merrel.roman adapté de l'anglais par E.de St-Sejond.U» volume, aux Edition» Tallandier, 75, ru* D«r«»u.Paria (14a).Le nouveau roman de Concordia Merrel, qui vient de paraître dans une remarquable version française sous le titre Le Poulie Piège est certainement un des meilleurs de la célèbre romancière ang.aiJ* dont les oeuvres rencontrent tant de succès dan» \u2022< monde entier.\t., L\u2019intrigue, toute nouvelle par les problèmes quu.e met en jeu ne peut laisser un seul instant le IceUur indifférent ; tour k tour charmé, ému, angoissé p« dos péripéties qui semblent encastrée» dan» U même, il ne lui est pa» possible un seul instant se désintéresser du sort de Clive et d\u2019Anne.Un inconstant pout-il jamais obtenir un para \u2022 sincere ?La passion refoulée est-elle capable de rer.sitt» de ne» cendre* 1\t-\t.Voilà ce que Le Double Piège vous apprendra \u2022 - -e\u2014 -* Le point de vue de l\u2019homme de l'art Un curieux, que l'on connaît bien, ari1,1* aj coin du boulevard Latour-Maubourg et d» d\u2019Orsay, s\u2019informait, auprès de* travaillent s d« i position, pourquoi la passerelle qui chevauen trée du pont Alexandre ne se trouve P?;s fI1 des deux rampes qui y donneront accès.J'i* P»V relie qui va du vide au vide, cela parait L Notre ami pensait qu\u2019en s\u2019informant il de corriger, sans froisser persone, une reg L'ouvrier auquel il s\u2019adressa lui répondit que était voulu.Une fois terminée, la\ts\u2018rj# poussé* k sa place définitive.Ce .ser8.ce1.'enjroi* où tures.Après quoi, qn eq construira, a 1 en est celle-ci, une seconde pour les piéton*.^ \u2014\tUne seconde, plus légère sans doute .\t.\u2014\tPourquoi plus légère, dit l'ouvrier, la pèse autant que la ferraille.\t.\t.di.Il ne mettait dans ce propos aucune ,n4t\u20acn!'°\"hir.sobligeante.Mais, pour lui, les piétons sont une ge comme une autre, comme la ferraille oU , de sable.C\u2019est le point de vue de l\u2019homme P* .Il neus incite à l\u2019humilité.Il y a toujours quelque pour qui nous ne sommes que du poids.L t LE CANADA\u2014MONTREAL, 1EUDI 17 |UIN 1937 VOL XXXV \u2014 No 63 Tribune libre | SCENE VECUE Unmieur le Rédacteur, M;,iï n.*Un.PlK» d:A™\"a,^ «rde-moteur nonchalant d un V'W Amherst est à changer 1 in-X\tqui nous indique mainte- dicateur, Q\t«itra.Un homme .nt ouè c\u2019est un extra.Un homme 2\u2018un âge incerUin se prépare mal-htureusement à monter par l\u2019avant j fr.mway.et l\u2019on entend le garde-intÏîr *AV.le vi-a par \u2022» «rial- ;;.Cm.n car\" .cat tous jaunes.\" Je n\u2019ai pas d\u2019instruction, mais je ronsUte là quand même une grande grossièreté de langage, un manque de eourtoiai* et je ne doute pas que tous ttuxqüi comme moi ont entendu ce- Programme général de la Saint-Jean-Baptiste Fête nationale des Canadiens-français La samedi 19 Juin Journée de la Saiat-Jeau Le Conseil général organise cette Journée avec le concoura des Comités régionaux et la collaboration des sections paroissiales.Le Comité d'action nationale, formé par les directeurs de la Société et autorisé par Son Honneur le Maire, i> nensent comme moi.\t,\t.le Comité exécutif et le Conseil mu Ce sont des choses qui «rrivent nicipa]i offrira en vente à toute la tous le» j°ur8, 11 serait grand temps p0pU|aljon de l\u2019Ue de Montréal et de oui notre compagnie des tramways j.j,e jésui> par |e moy\u20acn d\u2019équipes de faue quîlque chose, pour qu au moins jcuncs pens et de jeunes filles dé-«r» clients soi.ut mieux traite, et eu,si «leu* reuseigné.Pourquoi ne Dei donner des leçons à leurs em-nlovés et leur donner les manières, femme bien d\u2019autres compagnies le font, oui.les iflanir'es de parler et d, répondre à leur, elleat., d\u2019une ma-nière claire et comprenablc.H.ST-LAURENT Cnndt manifestation dans la paroisse de Ste-| Elisabeth du Portugal Le dimanche 20 juin, \u2022 grande ma-nifestation religieuse et patriotique à l'occasion du congrès de la Langue française, dans la paroisse de Sainte-Elixabeth du Portugal.A 11 heures, messe solennelle avec sermon par M.l\u2019abbé Poulin, enfant de la paroisse, suivie d\u2019une procession extérieure avec la statue de saint Jean-Baptiste et la bénédiction d\u2019un drapeau.Le soir, à 8 h., conférence par M.Victor Barbeau, dans la salle paroissiale, 670, rue De Courcclles.Les sections qui appartiennent au comité régional de la Société Saint-Jean-Baptistc de Montréal sont invitées à ces deux manifestations avec prière d'apporter leur drapeau.Tous les membres de la section Desnoyers se feront un devoir d'assister à cette fête patriotique.-4- Election chcx les Chevaliers de Colomb de Verdun jeunes gens et de jeunes voués, la feuille d\u2019érable, emblème du peuple canadien.Portons-la fièrement.Voilà le mot d\u2019ordre que les organisateurs de cette Journée adressent à tous les patriotes; ccilx-ci se feront donc un point d\u2019honneur de porter la feuille d'érable avec fierté.Le Comité d'action nationale aura scs quartiers généraux, ce jour-là, au secrétariat de la Société, au Monument national, 1182, rue Saint-Laurent.Pour tous renseignements, téléphonez à PLatcau 1131.Le mercredi 23 jain Soir : B h.\u2014Les Troubadours du tricentenaire des Trois-Rivières, après la réception à la Palestre nationale, 840, rue Cherrier, se rendront à l\u2019hôtel Windsor.Après le dîner, ils se dirigeront vers le parc La Fontaine, et là, tout près du bûcher, chanteront des chansons françaises et canadiennes.Faux d.la Sai '.Jean au parc La Fontaine 8 h.30.\u2014M.J.-Kélix Gingras s\u2019est vu confier une fois de plus par^ les membres du Conseil général la tâche de construire le bûcher sur le terrain de jeux du parc La Fontaine.Choeur de Bivouac .Kücken Le Rêve passe .Helmcr et Krier Montez toujours .Albert Larrieu Airs canadiens.Chorale du collàfa Ste-Cunéfonde Chants populaires par les Troubadours des Trois-Rivières : Les bords du Saint-Laurent, .L.-P.\tLaurendeau O Carillon\t(marche)\tL.-P.\tLaurendeau Marche laurentienne, .L.-P.\tLaurendeau Le\tCentenaire\tde\tGeorges * Etienne Cartier, arrangement de J.Garicpy O Canada, mon pays, mes amours, .J.-B.Labellc L'harmonie de Saint-Zotique Directeur: M.Ludger Scnecal 10 h.30\u2014Bénédiction du bûcher par Monseigneur Olivier Maurault, P.S.S., recteur de l\u2019Université de Montréal, aumônier adjoint de la Société de A sa dernière assemblée, le conseil des Chevaliers de Colomb de Verdun a procédé à l\u2019élection de scs nouveaux officiers.Le grand chevalier sortant de charge, M.Aldéric Rous-»in.présidait l\u2019assemblée.Voici les résultats de l\u2019élection : grand chevalier, M.Yves Pelletier; sous-grand chevalier, M.I.Thériault; chancelier, le lieutenant Georges Dupont; cérémoniaire, M.Jos.Galar-neau; trésorier, M.Oscar Daoust; 3e syndic, M.Perriard; garde intérieur, M.Albinie Désaulniers; garde exté- j sii'ntJean-Baptiste.'et\"allumage par Très-Saint-Rédempteur, et aumônier du Comité régional de l\u2019est.Son Honneur le Maire de Montréal, M.Adhémar Raynault, ancien président de l'une des sections de l'est, et M.J.-Erneat Laforcc, président général de la Société de Saint-Jean-Baptiste, feront acte de présence à ce comité, avant de ae rendre au parc La Fontaine.Allocution de M.Armand Taillon, conseiller municipal du quartier Préfontaine.Allocution de M, Moïse Caron, I.C., représentant du Comité montréalais du Congrès de la Langue française.Allocution de M.l\u2019abbé Joaaphat Vcrner.Allocution de M.Léo Guindon, président du Comité régional de l\u2019est.Chanta canadiens, musique de fanfare, etc.10 h.-FEUX de la Saint-Jcan.Saiut au drapeau canadien-français.O Canada, terre de nos aïeux.U jeudi 24 juin Meat* Pentificele 0 heures a.m.\u2014 Messe solennelle à l'église St-Jean-Baptiste, à l\u2019angle de la rue Rachel et de la rue Drolet, mise à la disposition des directeurs de la Société de Saint-Jean-Baptiste par Mgr Louis-Alexandre Dubuc, P.D., V.F., curé de la paroisse de St-Jean-Baptiste.Son Excellence Mgr Gauthier, ar-chevêque.coadjuteur de Montréal, assistera à cette meue au trône épiscopal.Le R.P.Adrien, O.F.M., du Couvent de la Résurrection, à Rosemont, prononcera le sermon de circonstance.Le choeur de l\u2019église St-Jean-Bap-tiste, dirigé par M.Germain Lefebvre, maître de chapelle, et accompagné par M.Raoul Paquet, organiste, chantera la messe d\u2019Alfred Lamou-reux, artiste aveugle et ancien ténor soliste à l\u2019église Saint-Jean-Baptiste.Solistes: MM.Horace Barcelo, Llo-nel Desjardins, Roland Dupuis, Hector Gagné, Paul Gagné, Emile Gauthier, Georges Gauthier, Louis La-pierre, Charles Lefebvre, Charles Mnngceu, Joseph Paquette, Lorenzo Rouleau, Philippe Séguin, Roger Séguin.A l\u2019offertoire, le choeur chantera r,\u2018Ave Maria\u201d d\u2019Alexis Contant, ancien organiste à Saint-Jean-Baptiste.A la sortie, M.Raoul Paquet exécutera l'hymne national \"O Canada\u2019\u2019 de Calixa Lavallée.rieur, M.P.-E.Jeannette; aviseur légal, M.L.-J.Fortin; secrétaire, M.Hugolin Demers.Les premier et deuxième syndics et le médecin ne sont pas soumis à l\u2019élection de cette année.Des discours de circonstances furent prononcé».ü Suisse envoy* $4,815.000 d\u2019or aux Etats-Unis Cherbourg, 16.(P.A.) \u2014 De l\u2019or des banques suisses d\u2019une valeur de 107,000,000 de francs français, soit environ 14,815,000, est arrivé ici aujourd'hui pour être expédié à New-York à bord du Queen Mary ce soir, saphat Vcrner, curé de la paroisse du Son Honneur le maire de Montréal, M.Adhémar Raynault.Ralliement national an parc La Fontaine g h.\u2014Toutes les sections de l\u2019est de Montréal se réuniront au parc Préfontaine dans un commun élan, afin de manifester la légitime fierté qu\u2019elles ressentent pour le travail immense qu\u2019elles ont accompli au cours de l'année 1936-1937, pour l\u2019affermissement de la foi, le respect de la langue française et le relèvement de la nationalité canadiennc-française.\u2022 \u2022 \u2022 Président d\u2019honneur: M.l\u2019abbé Jo- LB «CANADA* MOTS ç R O I S K S J il < L 1 1\t9/» horizontalement Uiegaa.\u2014 Une des cinq parties ou monde.\u2014 Adjectif posses- 2 écrire de mammifères rongeurs.\u2014Adjectif numéral.\u2014 Mot arxhe signifiant fils.t Donner des arrhes.\u2014Son ou réunion de sons correspondant à une idée.\u2014 Lettre grecque.6~'we?reJ d,1oi,5C»u palmipède.\u2014 «ote de la gamme.\u201d Opinion fausse.\u2014 Saison.Mouvement des eaux.\"\u2014Personne qui jouit d\u2019un pouvoir absolu.\u2014 Pronom person-£*,' (inverse).\u2014 Rivière de Suisse qui se jette dans le Rhin.n»\u201eîenJl\u2019 .8ans professionnelle des ingénisurs de la province de Québec, et plusieurs autres.Ce banquet d\u2019hier marque la fin de deux jours da sessions plénières au cours dasquelles de distingués ingénieurs tant du Canada que de l'étranger ont présanté des communications d'un énorme intérêt sur les sujets les plus variés qui sont aujourd\u2019hui du ressort du génie ci* vil.On semble s\u2019étre efforcé, dans tous les domaines, à révéler d'ex- conseillé ce soir aux canadiens div lraôrdinai\u201c ment1\" l'américainret^toutCpntin^C^C Hltr.^on entendit la lecîur.d\u2019uü in nirr'i»' nn'mnri C,C\ti ^rcssant papier sur la construction PnnM d»U üPf/T! tout\u2019 y ! du pont Borden; un autre de M.ur.n^r Jî\t® fntre |wn|#ur Vomaln.En Camion\tEurope on peut dire que la nature a - I \"té conquise par l\u2019ingénieur; il aura Saint-Hyacinthe, ir».(Du corres-i toujours à étendre ses conquêtes à pondant du Canada) \u2014\u2022 \u2018Le nombre : des exigences nouvellea; mais les pro-des victimes de l\u2019auto augmente sans i blêmes de base ont été réglés.Il n\u2019en cosse et les piétons, le* jeunes en- P** encore ainsi au Canada.I-a fants surtout, payent choque année i conquête sur la nature ne fait que un large tribut h la mort causée j commencer.Je ne me fatiguerai ja-par des chauffeurs incompétents ou i mais de le dire, l\u2019avenir du cnmmnn-imprudents.H faut réagir contre cet i wealth britannique repose entière-intolérable état de rhoses\u201d.\ti ment sur une plus grande applica- C\u2019est en ces termes que s\u2019est ex- ' tion des sciences, primé l\u2019hon.juge Alexandre Guil-\t.bault, en cour supérieure de Saint-!\ts-\u2022\u2022inetigiie Hyacinthe, en rendant jugement\t\"«a-t-il permis de dire un dans In cause de Joseph St-Amant, \"]nt \",,r un hUH d\u2019d inquiète l\u2019An-de Saint-Hyacinthe, vs Sylva Osti- >delerr« et qui n\u2019est pas sans avoir guy et Eugène Flibolle, tous deux de nuc,
de

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