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Le Canada
Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents. [...]

Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents.

Le Canada est un quotidien de langue française fondé par François-Ligori Béique et qui paraît pour la première fois à Montréal le 9 avril 1903.

Il est né d'un mouvement de révolte de l'aile gauche du Parti libéral contre Israël Tarte. En 1902, celui-ci, propriétaire de La Patrie, alors le seul organe officiel des libéraux à Montréal, entreprend à l'insu du premier ministre libéral Wilfrid Laurier une campagne de presse en faveur du protectionnisme. Cette prise de position lui coûte son poste de ministre des Travaux publics, mais ne lui enlève pas La Patrie. Les libéraux ne peuvent rester sans tribune officielle, d'où la fondation du Canada.

Godfroy Langlois, ancien rédacteur de La Patrie et figure notoire de la gauche libérale, en est le premier rédacteur en chef.

Le Canada se veut l'organe qui expose les vues et les idées du Parti libéral et qui dirige l'opinion dans le sens des réformes que celui-ci entend opérer. Les libéraux ne manquent pas de moyens financiers. Ils regroupent autour de Langlois des journalistes d'expérience. Les éditoriaux du Canada vantent les vertus de l'entreprise privée, d'un sain nationalisme et de la démocratie parlementaire. L'une des premières campagnes de presse est menée en faveur de l'instruction gratuite.

Dès sa fondation, Le Canada a toutes les caractéristiques du journal populaire moderne. La publicité occupe le tiers de la surface du journal. De nombreuses chroniques sportives, féminines et culturelles visent à rejoindre tous les membres de la famille et diverses catégories de lecteurs. Son information nationale et internationale rivalise avec celle de ses concurrents. Comme eux, d'ailleurs, il n'hésite pas à recourir aux nouvelles à sensation pour aguicher le lecteur.

Langlois est limogé en 1910 sous la pression du clergé, notamment de Mgr Bruchési, qui redoute ses prises de position sur l'enseignement et les libertés individuelles ainsi que son affiliation à une loge maçonnique. Langlois fonde alors un hebdomadaire progressiste, Le Pays (1910-1921). Sous la direction de son successeur, Fernand Rinfret, plus souple, Le Canada se fait moins combatif. Il exprime l'opinion des libéraux modérés et défend la politique officielle du parti.

Sous la férule d'Olivar Asselin (1930-1934), le journal va de nouveau connaître des heures trépidantes. Asselin utilise son poste et son talent d'écrivain pour former une génération de journalistes à qui il inculque l'amour de la profession et le goût du travail bien fait. Asselin parti, Le Canada, qui pourtant ne manque pas de bons journalistes, s'assoupit quelque peu. Edmond Turcotte, son nouveau rédacteur, est moins frondeur qu'Asselin, mais assure la position libérale et progressiste du journal contre la montée du nationalisme conservateur du milieu des années 1930.

Dans les années 1940, la couverture thématique du Canada est variée. On remarque la place appréciable accordée au cinéma, la « chronique judiciaire » de l'auteur Adolphe Nantel et la « chronique universitaire » tenue par Pierre Laporte en 1943 et 1944, chronique qu'il  poursuivra au Devoir à partir de mars 1944.

Au début des années 1950, le quotidien éprouve des difficultés. Trop inféodé à un parti, dépourvu d'imagination et peut-être de moyens financiers, il commence à décliner. Il perd des lecteurs, qui lui préfèrent des journaux plus populaires et d'apparence plus neutre dans le domaine politique. Malgré l'intervention de certains libéraux, qui tentent de lui insuffler une nouvelle vigueur et d'en faire un journal de combat contre la puissante machine de l'Union nationale, le journal se saborde le 7 novembre 1954.

Le Canada est tiré à 9 803 exemplaires en 1903, à 18 000 en 1905 et à 15 242 en 1940.

Parmi les collaborateurs les plus connus, mentionnons Jules Fournier (auteur notamment de la fameuse Anthologie des poètes canadiens, publiée en 1933), Olivar Asselin, Valdombre (pseudonyme de Claude-Henri Grignon), Robert Élie, Charles Hamel, Fernand Rinfret, Adolphe Nantel et Adjutor Savard.

Mentionnons l’existence de deux éditions pour le journal Le Canada, une édition hebdomadaire de 1903 à 1925 et une édition quotidienne de 1903 à 1954. 

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, vol. 4, 1979, p. 166-168.

DUTIL, Patrice A., « LANGLOIS, GODFROY », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 15, Université Laval/University of Toronto, 2003 [en ligne].

TANGUAY, Anne-Marie, La pensée d'Edmond Turcotte, éditorialiste au journal Le Canada (1931-1937), mémoire de maîtrise (histoire), Université de Montréal, 2007, vii, 98 p.

 

 

Éditeur :
  • Montréal,1903-1953; 1954
Contenu spécifique :
lundi 20 septembre 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Canada nouveau
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Références

Le Canada, 1937-09-20, Collections de BAnQ.

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[" -3-=r Nourriwinfe* vitamines ~as~ de i«* d« hrtt* VBKRES Fabrique dan* un* manufacture enteleillée VOL XXXV \u2014No MB NOUVELLE REVUE P*AUTOMNE^ Ci SOIR i4 ^ Pas de prix minimum ni de frais de couvert ?DINER de 6 h.à 10 h.du soir ) ,25 ^ L,r .samedi : de 10 h.à In fermeture, note minimum ?\tde $1.60 par pomonne ?'CHEZ MAURICE ^ : 1244 euett, rue Ste-Catherine\tMA.4114 Temps probable: plutôt beau et frais (v.détails p.3) MOlrTREAL.LUNDI 20 SEPTEMBRE 1937 Minimum, hier: 50\u2014 Maximum, hier, 52 PRIX: DEUX SOUS Nankin sera détruit de fend en comble Les Japonais prient des diplomates étrangers d\u2019évacuer f Jf.1*\tJ\tJ J>a.\ta\t^\t1 J\t1 R M # l».\t^ leurs nationaux de la capitale de Chine avant mardi midi s L ItSlllC rCuCmSinClC Q 6tl*C tfclltCG 611 6fi[2llC U£inS Id.iViCdltdTcMICG \u2014Les Chinois songent encore à retraiter à Shanghaï\t^ Violents combats aériens Shanghaï.20, lundi.(P.C.-Havaa) \u2014 Los chef* do la marine japonaire ont annoncé ce matin qu\u2019ils projetaient do faire disparaître la ville do Nankin do la carte du monde, en la soumettant à un bombardement aérien d\u2019une intensité telle qu\u2019il n\u2019en restera plus bientôt que des ruines fumantes et ils ont, en conséquence, averti les diplomates étrangers d\u2019éva-cucr cette ville, avant midi mardi.Cet avertissement suit des combat» aériens acharnés qui ont eu lieu au-dessus du Yangtze dimanche après-midi.Shanghaï, lundi, 20.(P.C.) \u2014 Les Japonais annoncent ce matin que les armées chinoises songent à effectuer ce qu\u2019elles disent être une seconde retraite stratégique au nord-ouest de Shanghaï.Ils rapportent aussi qu'hier soir leurs aviateurs ont infligé de très lourdes pertes à l'aviation de l\u2019ennemi, au cours d\u2019un engagement près de Nankin.Vingt-six avions chinois auraient été abattus.Les dépêchés chinoises, par contre, nient ce chiffre pour affirmer que sept appareils japonais ont été descendus.Quant à Nankin, capitale do la Chine, elle a été bombardée deux fois hier.La troisième ligne de défense que les soldats de Nankin occuperaient maintenant, en consentant a perdre j une importante quantité de territoire I dans la région de Shanghai, relierait' les villes de Liuho, de Kianting et de Nankin.rendant rengagement aérien de dimanche, une personne a été tuée et plusieurs autres blessées.Samedi soir les aviateurs chinois ont soumis le quartier de Yangtzc-poo, la concession japonaise de Shanghaï, à un bombardement intense.Les canons anti-avions des Japonais, en ouvrant le feu sur les raideurs, ont fait pleuvoir sur lo quartier international une véritable pluie d\u2019éclats d'obus.Cinq Chinoic ont été tués et seize autres blessés.Ce bombardement aérien a été suivi d'innombrables incendies.Sur le front de Shanghaï, la bataille continue sur terre.Les Chinois ont de nouvau perdu Lotien.Un régiment d\u2019environ quatorze « enta marins américains est arrivé dimanche dans la métropole chinoise.Il y doublera le nombre des soldats américains qui s\u2019y trouvaient déjà.Dans le nord de la Chine Peiping, 19.(P.A.) \u2014 Les troupes japonaises ont pénétré plus profondément encore aujourd\u2019hui dans les provinces de Suiyuan et de Shansi.Les généraux de Tokio chercheraient maintenant à dresser une barrière entre ia Mongolie, protégée par 1* Russie, et le \u2022¦este de la Chine.De* Chinois \u2022\u2019\u2022chappont Tokio, 20, lundi.(P.C.-Havas.) \u2014 On dit que des milliers de soldats chinois que l'on croyait cernés dans le nord de la Chine s\u2019étaient échappés et s'attaquaient maintenant aux Japonais au nord de Shanghaï.Les Japonais ont aussi accusé les Chinois d'avoir usé de gaz asphyxiants.Qui devitndra ch«f du parti coniarvataur da la Nouvalla-Ecotia?WolfvilU, N.E., 1».(P.C.) \u2014 L'Association consarratrica da la Nouralla-Ecossa sa réunira la 22 saptamhra pour prendra nota da la démission da M.Gordon S.Harrington, chaf du parti, at paut-atra pour élira sou succas-saur.La coloual Harrington, qui fut pramiar ministra da la pro* vinca da 1930 à 1933, fut défait dans son propra comté da Cap-Braton aux élactions du 29 juin.Il a donné sa démission comma chaf conservateur vandradi.Révélations de l'enquête sur la succession Byrnes Les Montréalais de la au congres Lég ion américaine Dn essaie d\u2019obtenir que la Légion tienne un prochain congrès à Montréal 550,000 légionnaires Ncw-York, 19.(De l\u2019envoyé spécial du Canada.) \u2014 La délégation officielle de Montréal au congrès annuel de la Légion américaine, qui a lieu cette semaine à New-York, est arrivée samedi dans la métropole américaine.Elle est dirigée par les échcvins Léon Trépanier et Léo McKenna.Elle comprend plusieurs membres du conseil, MM.Ijayton, Taillon, Côté, Quinn, Hogan, Rochon et quel-ques autres échevins.On a désigné pour chacun d\u2019eux un groupe de légionnaires auxquels ils doivent parler de Montréal.Les membres du conseil municipal se sont retirés à l'hotc! Roosevelt, où se trouvent les quartiers généraux de la Légion amé-ricalne, et à l'hôtel Pennsylvania.Plus de 120,000 légionnaires sont déjà arrivés à New-York et on en «tend plus de 650,000.Le congrès de la Légion américaine occupera urt très grand nombre de journalistes venus de toutes les parties des Etats-Unis et du Canada.Plus de 6,000 sont déjà arrivés à New-York.Il y en a un fort groupe de Montréal.La délégation de Montréal se tient \u2022¦n relations constantes avec l\u2019état-major de la Légion.Quatre mille Montréalais ont été invités à assister au congrès et la plupart ont accepté.Il y aura une réunion, mardi matin, au Pennsylvania.Ce soir, il y u une grande assemblée au Madison Square Garden.Les directeurs fic lu délégation montréalaise jugent qu'ils ont beaucoup de chances d\u2019obtenir que la Légion américaine tienne son con-giès à Montréal en 1942.Les délé- L'enquétt sur l« fonderie de Trail ajournée à octobre Ottawa, 19.(P.C.) \u2014 L\u2019en-quêta sur les dommages suppo-sèment causés aux cultures américaines riveraines de la frontière canadienne par les vapeurs qui se dégagent de l\u2019usine da smeltage de Trail, en Colombia anglaise, s\u2019est ajournée samedi au 12 octobre.Ce jour-là, las avocats commenceront leurs plaidoiries.On sait que cette enquêta est menée par une commission mixte tous la présidence du juriste belge Jan Hostis.fM.Mitchell Hepburn dénonce les procédés qu\u2019employaient les conservateurs Lo cas da M.Sinclair L\u2019hon.M.Lapointe, at lo nouvel hôtel des postes da la ville de Québec Québec, 19.(P.C.) \u2014 L'honorable Ernest Lapointe a déclaré aujourd\u2019hui que les travaux de démolition des maisons qui s'élèvent sur le futur emplacement du nouveau bureau da poste de la basse ville, rues Ramsay et Henderson, commenceront dès l'automne.On achèvera sous peu les achats de terrains, après quoi on demandera des soumissions pour la construction du nouvel édifice.Un garçon da treiso ans sauve la vie d\u2019un homme et de son fils Welland, 19.(P.C.).\u2014 Un garçon de treize ans a sauvé aujourd'hui un homme et son fils d'une mort cer-tainc dans la rivière Welland.Cet homme et son enfant étaient à pêcher lorsque pour une raison ou une autre leur canoë chavira.Le petit sauveteur prit une chaloupe, secourut tout d\u2019abord le garçon, qui réussit à s\u2019agripper à la chaloupe, puis au moyen d\u2019une de scs rames, dégagea le père, lequel s'était embarrassé dans les joncs et réussit à le trainer jusqu'au bord.Mille pèlerins de Montréal à Ste-Anne Stc-Anne-dc-Beaupré, 19\t(P.C.) \u2014 Pris de dix mille pèlerins, au nombre desquels environ 1,000 membres de la Fraternité de l'ordre des tertiaires de Montréal, se sont rendus aujourd\u2019hui à la basilique de Ste-Anne de Beaupré.Le pèlerinage montréalais était nous ia direction du R.P.Ferland, o.f.rn.Orangeville (Ont.), 19.(P.C.) \u2014 Le premier ministre M.Mitchell Hepburn a déclaré ici, hier soir, que de nouveaux renseignements sur la façon dont on établissait l'impôt sur les successiosn sous l'ancien gouvernement conservateur ne cessent de surgir à mesure que se poursuit l\u2019enquête sur la succession Byrnes et sur quelques autres.Il a déclaré que l\u2019une des raisons importantes qui ont fait rapprocher la date des prochai nés élections était le désir de fair* en sorte qu\u2019on puisse recouvrer entiè rcment les arrérsges d'impôt sur les successions.Les avocats des successions s'efforcent de gagner du temps, dit-il, dans l'espérance qu\u2019un gouvernement conservateur sept porté au pouvoir ou de pouvoir transporter une partie de l\u2019argent des successions hors du Canada.M.Hepburn dit que M.Victor Sinclair, fonctionnaire dont le traitement s\u2019élève à $14,000 par année, a agi comme solliciteur pour la succession Byrnes dont l\u2019impôt, sur lequel on s\u2019est entendu est, d\u2019après le premier ministre, de $1,550,000 inférieur à ce qu\u2019il aurait dû être.\u201cNous avons découvert, il y a quelque temps, dit-il, que M.Sinclair a reçu $26,000 de la succession.En faisant une vérification des livres du côté américain, nous venons de trou- LIS ASSOCIATIONS FLEURISSENT LE MONUMENT DI ST-CHARLES ê 4 \u2022 Sitôt agrès le dévoilement du monument aux patriotes eut lieu l'impretiionnente cérémonie des offrandes ds gerbes de flours.On remarque do gauche à droite.M.Antoine DeCriccs dépotant una gerbe au nom de l'Action Patriotique; Mlle Thérèse Desrochers, au nom d'un groupe de bibliothécaires de Montréal at de Mesdemei Desrochers an hommage aux fammat des patriotes; M.Zéphirin Hébert, au nom da sa famille qui compte deux ancêtres tombés dans la batailla de St-Cherlrs en 1197; M.|.-F.Surprenant, au nom des Chevaliers de Carillon.Une autre gerbe fut déposée par M.Arthur Nault.M.A.da la Racholla, secrétaire de la Société St-Jaan-Baptiste présenta aussi des offrandes ainsi qu'un groupa de St-Denis-sur-Riche-lieu.(Photo CANADA).Londres et Paris ne bougent pas SOUS-MARIN CAPTURE Rome, 19.(P.C.- Havas) - I lia-: lie n officiellement informé la (iran-de-Bretagne et In Fiance en soil principales puisran-ces du monde pourront encore en arriver à mettre fin au conflit nino-ja- Itenais.11 est po.-sible que le.* nation*, a Grande-Bretagne, la France et les Etats-Unis entre autres, cherchent à nouveau à se poser en arbitres entre les deux pays d\u2019Extrime-Orient qui sont actuellement aux prises.On annonce ici, par ailleurs, que le secrétaire des Affaires étrangères de \u2019.a Grande-Bretagne, Anthony Edcn, prononcera demain a Genève un discours important dans lequel il trai- .vn; .,\u201ew.v.,., .««s .v.tera évidemment de la situation Hiver que d\u2019autres paiements ont éU I ternationalr en général et \u2022 turiens ont abandonné «e soir la dé-fensiv»* peur lanecr une violente at-ta«|ue rmitre les K.ihlatn de Kranco qui avancent sur (iijon.Ottawa, 19.(P.C.) \u2014 L'honorable |cite commerciale a apport Mackenzie King a déclare rc soir [grand Dominion «le l'Empi éh au plus Trois morts dans une tentative d'évasion Une barge coule à pic sur le Michigan Les quatorze membres de son équipage s\u2019en tirent sains et saufs L' ££,£,£2= ^\u201cEndeavour I\u201d blessé gués de Montréal sont très bien reçus.:\t, .\t, j Nombre de New-Yorkais et de :on- qu elle coula plus .^essistes s\u2019informent du sort de M.large de Point B< Camilien Houde, dont ils se rappellent la \"pituresque figure\".Montréal fait au congrès une tu-blicité intense.Lundi matin, il y hui u une réunion spéciale des délégués de Montréal.M.F.de Martigny, au Jom de la Légion canadienne, et l'échevin Layton, au nom de la Ville, s'effo'\"-tent particulièrement à obtenir :ue | la Légion américaine tienne un Jro-chn in congrès à Montréal.Il y a des centaines do milliers de personnes dans les rues, des chars allégoriques, des cantines, de vieux :hars, des canons, etc.M.Victor Beau-iegard représente les vétérans de France.11 a invité les congrcssis es à se rendre en F*rance.Plusieurs milliers de légionnaires prendront part h un pèlerinage en France, qui est '\u2019\"\u2022tuellemcnt en préparation.Frankfort, Michigan, 19.(P.A.) \u2014 Des membres de l\u2019équipage du garde-côte américain qui a\u2019est porté aujourd\u2019hui au secours de ia barge \"J.H.Redfern\u201d qu\u2019une voie d\u2019eau mettait (dans une position si dangereuse tard, à un mille au Betsey, sur le lac Michigan, assurent ce soir que cette voie d\u2019eau et les pompes défectueuses de la barge sont les seules causes de ce naufrage.Cette barge qui se rendait à Miler City et qui venait de Michiganmio commença à faire eau à une heure ce matin.A deux heures, clic signala qu\u2019elle se trouvait en danger.Un transport s\u2019en approcha ainsi que des garde-côtc.Le capitaine O.T.Oison, de Marinette, Wisconsin, a assuré qu\u2019aucun des quatorze membres de son équipage n\u2019avait souffert de cet accident.La barge sombra définitivement à ] 1 heures 20 cet avant-midi.Elle était la propriété «i\u2019Angwall and Olsen, de Marinette.Elle était évaluée à $20,000.Folsom, Californie, 19.(P.A.).\u2014 Un garde et deux convicts ont été tués, le préfet et au moins sept autres personnes ont été blessés aujourd\u2019hui, au cours de la bataille à coups de couteaux et de garcettes qui.suivit la tentative d\u2019évasion du pénitencier a-t-il sombré?que dans cetto période orageuse et transitoire de l\u2019histoire du inonde la crainte « remplacé preique partout la confiance et que par conséquent la civilisation de toutes les nation» de l\u2019univers est en jeu.\u201cIl est clair.mpire.M.King, après avoir noté que malgré l\u2019instabilité actuelle des affaires internationales, il n\u2019est pa- encore trop tard pour déclancher un mouvement en faveur de la paix, a déclaré que le Canada ne voulait rien M.Roger Gaudry est parti pour l\u2019Angleterr* Québec, 19.(P.C.) \u2014 Roger Gau-dry, étudiant de Québec qui vient de gaguiT une bourse Rhodes, est parti dit-il, que le» gouvernement», commettant que de contribuer h l\u2019augmenta-1hier soir à bord du \u201cAusonia\", pour les individus, doivent chercher à éta- (ion de» échanges entre le» «iiférent* ' l\u2019Angleterre où il étudiera a l\u2019uni- blir entre eux la coopération et la J _______________________\u2014-I versité «l\u2019Oxford, Il est dipômé de (Suifs pops eintfj\tchimie «Je Québec.Son propriétaire croit qu\u2019il arrivera en Angleterre dans deux semaines Boston, 19.(P.A.) \u2014 De chaque de Folsom, de sept criminels endur- 1 côté de l\u2019Atlantique on s\u2019accroche cis.Quinge minutes de combat achar- j cc 8oir tu fajbIe jr ,c tch né la ssèrent, inconscients et san-;\t\u201e de l\u2019institution > ^cavour I \u2019, célébré navire giants dans la cour correctionnallc, six des bandits qui tentèrent de fuir.A leur côté se trouvaient les cadavres du garde H.E.Martin et du criminel Clyde Stevens qui en était à sa seconde tentative d\u2019évasion.Le convict Benny Kuchar-ski fut aussi mortellement atteint.Le préfet Clarence Larkin, dans les bureaux duquel le complot éclata, a reçu un coup de poignard dans l\u2019abdomen.On craint qu\u2019il en meurt.Quelques minutes, après midi, le pré-fet Larkin, suivant en cola une vieille j coutume, recevait à son bureau quelques-uns des prisonniers.Il 1rs interrogeait, lorsque, de» quarante homme» qui rc trouvaient devant lui, sept sortirent du rang avec des couteln* et un simulacre do revolver qu\u2019ils s\u2019étaient fabriqué*.Pendant que les révoltés menaçaient ainsi le préfet, l\u2019un d\u2019eux Ed Davis exigea qu\u2019il téléphonât aux gardes de /Suit* pagt cinq) conciliation dans tous les domaines où .a chose est possible.\" Le premier ministre adressait la parole à la radio, n la même heure que plusieurs autre» chef» d\u2019Etat, sou» le» auspice» du Congrès national pour la paix.Ont aussi adressé la parole au rour» de cette émiuion: MM.Cordell Hull, serrétaire d\u2019Etat de» Etats-Unis; Anthony Eden, secrétaire anglais des Affaire» étrangère», qui parlait de Genève; Camille Chau-temps, premier minintre de France; Van Zeeland, premier ministre de \u2019 Belgique; Von Hchuschnigg, chance-_ ! lier d\u2019Autriche; Alfonso Lopez, pré-i\u2019 1 sident de la République de Colombie; course anglais, se dirige seul J'0™ j Tchécoslovaquie.l'Angleterre avec le< vingt membres i\t' de son équipage, après avoir Pfnlu* d 7.\t\u201cl'Angleterre «igne^inen- ; ce'tü a«odatlôn îï succède au colo- embarqué» aujourd\u2019hui a bord d\u2019un .-.\"\td *,-aité «le commerce avec les ntl J.-E.l\u2019ineault, «le Québec.Parmi yacht appartenant au maire.M.C.nis, afin de bénéficier clic Je» vice-président», l\u2019on compte le co- VV.V\\ illiams, et ont réussi a sauver »s avantages que la récipro- lonel P.-E.Leclerc, de Montréal.sept passager» d un autre yacht qui | et Mylan Hodza, premier ministre de Sept personnes sauvées de a mort par quatre jeunes gens Lt colonel A.-M.Thomas ;^es d®rniers les débar- succède au col.Pinault quees d un yacht en ________________ flammes Québec, 19.(P.C.) \u2014 Le colonel )\t- A.M.Thomas, de Toronto, a été élu Fort Erie, Ontario, 19.(P.C.) \u2014 président de l'Infantry and Machine Quatre jeune» gens de Fort Eiic, Uun Association of Canada a la «1er- , Frank Williams, John Dietrich.Wil-souhaité qu'à l\u2019exemple! ni^re séance du congrès annuel de | liai» Cnulson et Scotty Hart, se sônt | aussi des avantages que la réripro- au cours d'une violente tempête, il y a une semaine le vapeur qui Pcz-1\t.cortait.Depuis quatre jour' d»>» gai-j de-côte américains fouillent l\u2019Atlantique, au sud de la Nouvelle-Ecosse ; r-.-.-rrr: -, .\t-ri-rr\u2014-, ¦ - ¦\t~\tsr.-=:-\u2014~\t\u2014 dans Pespoir de retrouver le disparu.,\t,\t,\t,\t.ai\t1\t* Ils n\u2019en ont encore aucune nouvelle.\u2022 La situation étant meilleure, on parle a Le vapeur \"Viva II\u201d qui escortait,\t, ,\t.\t.a.a .\t».P\u2019Endeavour\u201d et qui t>t revenu >ci | OffaWd Q UHC rédUCtlOll DOSSlDlC 005 impOÎS quand la tempête le força « «hnn.\t» le força à abandonner sa mission, est parti cc soir pour lu Grande-Bretagne.En cour de roule, il cherchent le yatch dis- fiaru.Tous le.navire» naviguant »ur \u2019Atlantique ont aussi reçu inntruc- Ollawa, 19.(P.C.) \u2014 La situation internationale continue de préoccuper le cabinet fédéral et le problème do l\u2019assistance publique est loin d\u2019être tien de signaler l\u201d\u2019Endeavour\" sitôt | complètement résolu, mais l\u2019amélio-qu\u2019ils «\u2019apercevront.Depuis une se-j ration comudérable du c minicrce « a-maine, on n\u2019a reçu aucun message ¦ nadien et l\u2019augmentation générale des du poste de radio de l\u2019Endeavour.j revenus du Trésor constituent en rc-j premier ministre d\u2019arrêter le» plans d\u2019une assurance-chômage sera différé jusqu\u2019à cc que la commission royale d\u2019enquête sur les finances ait présenté son rapport.Vu que les revenus du Trésor, sou» loua les chefs, et particulièrement sous ceux de l\u2019impôt sur le revenu et «J U JMFÎHr UC 1 «s S*|V# MV l SJII'J* «1 v «SIS! .I ut criiun uu 1 1 «.ovsi vvssoa.w \u2014^ .W - \u2022\u2022\t\u2022 - J ,\t,\t- ,\t' Son propriétaire ne s\u2019inquiète pas.Igsrd des inquiétudes qui persistent un de la taxe de vente.H est question 11 attend le célèbre yatch en Angle- puissant réconfort.\t(dans les milieux parlementaires d une terre d\u2019ici deux ou trois semaines.Un dit que l\u2019étude du projet du réduction possible des impôts.était en flammes.Le» rescapé» sont \u2014 | le Dr et Mme James Burkel, de Buffalo, Mlle Mary Patricia Burkel, leur enfant d»- trois ans; M.et Mme George Voungman, do Buffalo, Mlle Mary Cunningham, de Jittsburgh, et Edna Cunningham, également de Pittsburgh.Une explosion s\u2019est produite sou-«iainernent.I,\u2019enfant du Dr HurLel était à l\u2019intérieur de la cabine, toute noire «le fumée.Le docteur s\u2019e»t nié-cipité à l\u2019intérieur pour l\u2019v chercher.Il tenta en vain «le combattre les flammes avec un extincteur chimique.Tous auraient vraisemblablement péri dans les flammes ou ^ fc* raient noyé.*, n\u2019avaient élé l\u2019intrépidité des quatre jeunes gens.1 2 Journal du matin Mtr.ihri d« U\tC»r«(lifrr.» Urmbr* H* l'Audh nur»ik.nt Clrculitkxt* Wt Ctnaifa »»l tmpritr.» pat '¦ Omi-aHM# certainement continuel à progresser dans cette voie, ne serait-ce que pour mieux opposer aux yeux de l\u2019univers Ica sentiments des peuples qui veulent la paix à ceux des peupli* qui préparent la guerre.\u2022 \u2022 * L« grind prix du jaunis me Un photographe et un reporter de la Patrie ont été admis la semaine dernière à l'hôpital Snint-Jian-dc-Dieu où, sous les yeux d\u2019un médecin de l'institution, l'un a interviewé le malheureux Emile Nel-ligan, qui y est interné depuis trente-cinq ans, pendant que son camarade apprêtait son appareil.L\u2019in-tetview fut ce qu\u2019on imagine: quelques bribes do phrases, que le journal, fier de son teooy, a tn>n«-crites avec force points ue suspension, pour donner de la couleur locale.Le reporter a tout noté : \"La conversation devient pénible.C\u2019est tout un monde de souvenirs qui s\u2019éveillent dans sa mémoire.Son regard est plus vague, sa voix plus basse\".Tout le récit de cette odieuse intrusion est ainsi fait à dessein dans le ton larmoyant de fausse sensible! ie propre à faire pleurer les lecteurs du journal \"dominical\" des Canayena.Le journaliste était acrom-pagné, dans ce grand reportage, de Madame Huguc-nin, qui lui fut apparemment de quelque secours en l'occurrence, comme on le voit : Mme Huçutnin change le thème de la convenu-tion et ravive des soiuTnin» de jadit.Nelligan e\u2019in-téreese intensément à tout ce passé qui devient moins confue dans sa mémoire puis s\u2019enquiert: \"Une que je n\u2019ai pas tue depuis bien longtsmpe est mademoiselle Idola St-Jean.est-elle mariée ?.j'ai aussi entendu dire qu\u2019OHvar Asselin était mort.quand il était jeune, il avait beaucoup de talent.Citer d'autres passages non moins cocasses de ce long récit, ce serait à' roup sûr ridiculiser comma il le mérite le journal qui a publié cette \"littérature\" à la vanille, mais ce serait aussi atteindre P\u2019autro\u201d, celui qui est sans défense puisqu'il n'a même pas su défendre sa triste retraite.Après l\u2019entrevue, ce fut la photographie, où apparaissent, debout derrière leur victime assise, le journaliste et le médecin complice, solennels, tout fiers de leur coup.\t, Cette violation de domicile est peut-être un loir de force Journalistique mais nous la trouvons, nous, inconvenante et nous nous demandons comment la direction de l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu a pu oublier scs devoirs jusqu'à la permettre.On nous répondra que le malheureux exilé n lul-mème consenti à cette exhibition (la Patrie é.\u2019nt d\u2019ailleurs qu\"\u2018Emile Nelligan a bien voulu se laisser photographier\"), comme si l\u2019homme qu\u2019on était venu relancer en ce lieu pouvait être juge de l'opportunité de son autorisation et deviner l\u2019usage qu\u2019on en ferait.Si l'institution a maintenant besoin de publicité, pourquoi pas, la prochaine fois, un film documentaire intitulé Salle commune, avec démonstration de camisole de force ?Que dirait Loti?\u2014 Que dirait Loti 7 demumwiit, hier, dans une cou-j versation quelqu'un qui a connu l'auteur d'Atigadé, ! lorsque, vieilli et pudique devant la vieillesse comme I devant la gloire, il regardait s\u2019effacer un monde qu'il , avait aimé.Que dirait Loti 7 II ne dirait rien ; et déjà il ne disait plus rien, comprenant que les paroles ; sont vaines devant certaines évolutions et certaines I violences des hommes.Tout au plus, pourrait-il dire I comme le Chateaubriand des Mémoires d\u2019outre-tom-be : \"Je me désespère de durer.\" j Pierre Loti avait d'ailleurs pressenti lo dsstin du j Japon et regretté (dans la Troisième Jeunesse de : Madame Prune, a\u2019il me souvient) qu\u2019on eût confié I des machines à ces mains faites pour les travaux ' patients et toutes les délicatesses.Les nations blan-| ches ont bien mal compris leur indispensable solida-; rité et la nécessité du secret.Elles ont initié les ci-I vilisations orientale» a leurs découvertes sans que ces civilisations leur nient rendu la faveur d\u2019une ! initiation.Et elles ont achevé leur affaiblissement par d'affreuses discordes, par d\u2019absurdes prétentions à des hégémonies particulières.Lorsqu\u2019on voit l'Allemagne attiser les convoitises japonaises et les armer, on est bien obligé de penser que d\u2019ici quelques lustres ces blonds \"aryens\" ne pèseront pas lourd devant les millions et les millions de Jaunes réunis par les mêmes désirs et les mêmes mépris.Chaque génération a dû connaîtra lo sentiment que des choses importantes se défaisaient sous ses yeux \u2014 et Chateaubriand que je citais plus haut n\u2019a pas été le dernier à le croire.Cependant la structure humaine du monde ne changeait pas tant alors que le croyaient quelques esprits prompts au regret.11 faut donc se méfier du sentiment que nous pouvons avoir d\u2019être les témoins de profondes métamorphoses.Et cependant je crois vraiment que ce premier tiers du siècle aura vu plus de changements dans les possibilités des hommes, dans leur vie sociale et leur pouvoir scientifique qu'aucun autre temps n\u2019en a vu.Ils ont dû résigner de très vieilles habitudes, des pratiques ancestrales, et substituer de nouvelles façons do vivre à celles sur lesquelles ils s'appuyaient depuis des siècles.Il y avait, chez beaucoup d'êtres humains, un vieux fonds d\u2019animisme qui leur permettait d\u2019entretenir avec la nature de doux et charmants rapports.La machine a tué tous ces dieux et ne les a pas remplacés.Et nous sommes à la recherche les uns et les autres d'un équilibre et d'une mystique nouvelle qui donnerait son sens à In vie sociale.D\u2019où ces passions, ccs fanatisme-», ces ivresses collectives parmi lesquels se faufilent le* intérêts sans âme.Que dirait Loti ?Que voulez-vous qujil dise 7 Le Japon de Loti et de Lnfcadio Hearn n'est plus qu\u2019un souvenir entre mille autres souvenirs qui seront insaisisssbles pouf ceux qui nous succéderont.(Le Figaro) CUERMANTES Le souvenir de Katherine !\tMansfield C\u2019est à Avon, sur la lisière de lu forêt de Fonlaine-J bleau, que je l\u2019ai rencontré.Par quel hasard cette ' romancière anglaise, née en Nouvelle-Zélande, est-elle venue reposer en terre française, dans un 'icu auquel nous sommes attachés par tant de points de notre histoire 7 Pourquoi a-t-clle cru saisir ici ce quelque chose qu\u2019elle n toujours poursuivi, sam l\u2019atteindre, et en échange de quoi elle a trouvé lu mort7 Par une étrange coincidence.Avon abrite ce couvent de carmes où nous voyons puiser son inspiration ccttc Ilcvue des études eannélitainee et mystiques, qui est un des périodiques les plus élevés dans l'ordre ! spirituel dont nous puissions nous enorgueillir; un de ceux qui maintiennent aujourd'hui vivante une pure tradition française de vie intérieure et de con-i naissance mystique.Un des élans de Katherine Mans* | field tendait obscurément à ce secret de contemplation que l\u2019on conserve fidèlement à Avon.\u201cJ\u2019aspire | j> la sagesse, à vivre selon ce qu\u2019il y a de permanent i dans mon âme\", écrit-elle dans une de ses lettres.I Et ailleurs: \"Quand nous nous sommes retrouvés en Angleterre (elle s'adresse à km de ses amie), et que j nous avons discuté idées, je vous ai exprimé aussi l exactement qu\u2019on peut le faire la plus profonde vé-! rité que je connaisse.Mais tandis que je l\u2019exprimais je me faisais l\u2019effet d\u2019une simulatrice, \u2014 car ma connaissance de cette vérité est négative, non posi-j tive; c'est comme si elle était froide et non chaude de ' vie.Par exemple, tout ce que nous avons dit de l\u2019in-; dividualité et du fait d'être fort et simple, et de la croissance: tout cela, je le pense.Je m\u2019efforce d\u2019agir j en conséquence.Mais la réalité est bien différente, i Les circonstances m\u2019hypnotisent encore.Je suis un être divisé, avec une inclination dans le sens de ce que je voudrais être, rien de plus.Le monde tel que jo le connais est sans joie pour moi, et je m\u2019y sens inutile.Les gens sont presque comme s'ils n\u2019cxi i-taient pas.Le monde est pour moi un rêve, et ceux qui y vivent sont des dormeurs.Je n'ai connu que des cas de réveil \u2014 rien de plus.Jo veux trouver un monde où ces cas se ressemblent.Réussirai-je?Je ne sais.C\u2019est à peine si je m\u2019en soucie.Ce qui est important, c'est d\u2019essuyer d\u2019apprendre à vivre, à vivre réellement et en relations avec toutes choses, \u2014\tnon pas isolément (cet isolement est la mort pour moi).\" Les dernières lettres de Katherine Mansfield té* moignent do la même angoisse: \".J\u2019ai traversé une petite révolution depuis ma dernière lettre.J\u2019i>i subitement décidé (car, à la fin, ç\u2019a été soud-tin) d\u2019essayer d\u2019apprendre à vivre d\u2019après mes croyances, ni plus ni moins, au lieu de continuer, comme je l\u2019ai toujours fait, à vivre d'une façon et h penser d\u2019une autre.Je ne veux pas dire superficiellement, b en sûr, mais, au sens le plus profond, j'ai toujours été désunie [.].J'ai donc décidé de faire un grand nettoyage de tout ce qu'il y avait de superficiel dans ma vie passée et de recommencer tout afin de voir si je puis parvenir à ccttc vie simple, vraie, pleine, que je rêve.\" Le 26 octobre 1922, elle mande a son correspondant: \"Tout ce que je fais maintenant, c\u2019est de mettre en pratique les idées que j\u2019ai depuis si longtemps au sujet d\u2019une autre existence beaucoup plus sincère.Je veux apprendre quelque chose que nul livre ne peut m\u2019enseigner et je veux tâcher d'échapper à ma terrible maladie.\" Le 4 novembre: \u201cLaisncz-moi essayer maintenant de regarder les choses f « /are.Il est certain que 1a vie, ici, est tôt i-lemcnt différente, mais ces grands changements dans ma personnalité, \u2014 naturellement cela ne se produit pas.\u201d Le 26 décembre: \"La question, voyez-vous, est toujours: qui suis-jef Et tant qu\u2019on n'y a pas répondu, je no vois pas comment on peut se gouvnr-I ner.Y a-t-il un Moi?H faut être assuré de cela pour i pouvoir ee tenir fermement sur ses pieds.\u2019\u2019 Le 31 décembre: \"Four 1a première fois de ma vie, tout m\u2019ennuyait.Toute chose, et meme toute personne, me semblait être un compromis, très plat, très morne, très mécanique.Si j\u2019avais été en bonne santé, j\u2019aurais fui au fond de l\u2019Afrique, ou vers l'Indus ou le Gange, partout où l\u2019on s'enfuit, dans ccs momcnf.s-là, pour essayer do sc renouveler (on ne peut se renouveler en public) et d\u2019acquérir des impressions nouvelles.Car il me semble que ce sont nos impressions nouvelles \u2014 vraiment nouvelles \u2014 qui nous font vivre.\" Le 9 janvier 1923, le mari de Katherine MnnsficU, M.Middleton Murry, arrive à Avon.Il nous dit à ce sujet: \"Je n'ai jamais vu et ne verrai jamais un plus beau visage que celui qu'elle avait ce jour-là; on eût dit que l\u2019exquise perfection qui avait toujours été la sienne avait pris possession d\u2019elle complètement.Pour employer son expression, le dernier grain de \"sédiment\", les dernières \"traces de dégradation terrestre\" avaient disparu pour toujours.Mais elle avait perdu sa vie pour la sauver.\" En effet, ce même soir, Katherine Mansfield, en montant à sa chambre, vers dix heures, fut prise d\u2019un violent accèg de toux qui se termina pur une hémoptysie.A dix heures et demie, elle était morte.Le cimetière d'Avon est à quelque» minutes du couvent des Carmes.En m\u2019y rendant, je pensais à cctto fin subite et a ces lettres angoissées.Qu'y avait-il uu fond du tourment de la jeune femme?Le sentiment profond (tue si ses oeuvres ne possédaient point tout à fait la qualité qu'elle leur souhaitait, cela venait de son impuissance à vivre vraiment.Scs écrits n\u2019engageaient que son talent, \u2014 ou sa sensibilité; ils n\u2019engageaient point son âme; mais son Ame n\u2019était pas davantage engagée dans sa propre vie.Katherine Mansfield \u2014 et son âme \u2014 assistaient en spectatrices au déroulement de leur destin: Elles y demeuraient presque étrangères.Déjà, en 1919, elle notait dans son Journal: \u201cJe ne demande vraiment que le temps d'écrire tout ccia, \u2014\tle temps d'écrire mes livres.Après, il me sera égal de mourir.Je ne vis que pour écrire.Le monde adorable (mon Dieu, qu\u2019il est beau, ce monde extérieur!) est là: je m'y baigne, je m\u2019y rafraîchis.Mais j'ai le sentiment que j'ai un devoir à remplir; quelqu\u2019un m\u2019a fixé une tâche que je suis obligée de mener a sa fin.\" Toujours cette distance, cet espace vide entre Katherine Mansfield et la vie authentique! Elle avait besoin d\u2019un élément spirituel (non pas impersonnel et capricieux, mais obéissant à des règles, mais encadré), et d\u2019une communauté humaine Un groupe de théosophes russes et anglais s'était installé au prieuré d\u2019Avon et faisait do son côté des expériences religieuses.Katherine Mansfield demanda à venir sc mêler à eux.Elle vécut pou de semaines dans cette société.Le cimetière d\u2019Avon occupe un espace assez libre, en plein soleil, bordé nu fond par les arbres de la forêt; il a l\u2019accueil presque souriant des cimetières du Midi; peu de tombes encore.Celle de Katherine Mansfield se trouve sur la gauche, en un coin sans encombrement.Une simple pierre: quelques mots y rappellent ron nom et qu\u2019elle a été l\u2019épouse de Middle-ton Murry.Qui s\u2019aviserait qu\u2019il s'agit d'un des plu.» merveilleux écrivains de l\u2019Angleterre du XXe siècle?Katherine Mansfield, dans une de ses rapides synthèses, dans un do ces raccourcis d'expérience où elle excellait, aurait pu seule résumer le sens do cette vie errante et de cette tombe éloignée.Eloignée de Wellington (Nouvelle-Zélande), où elle était née lo 14 octobre 1888; éloignée de Londres où elle avait vécu et où elle s\u2019était mariée; éloignée de Baiulol, de Menton, de Montann-sur-Sicrro, où elle av:iit cherché à recouvrer la santé.Eloignée surtout de la croix de bois qui s\u2019élève sur ce morceau de France, où «on frère bicn-aimé est mort aussi, venu avec les corps d\u2019Anzacs, en octobre 1915, se mêler nu déchirement de l\u2019Europe.Quand on regardait Katherine Mansfield, on avait très fort le sentiment d'un être appelé à autre cho ques les plus rares que marque l\u2019histoire.En vérité il faudrait être sans coeur pour ne pas ros-entir U misère de ces fugitifs.J'ai entendu parler d\u2019or,-fants et de vieillards qui s\u2019en vont tout nus.\" Cet âge, dont Goethe s\u2019est épouvanté, nous l\u2019av.r .vu revenir.Nous vivons parmi des hommes en '\\\\;i et des peuples en migration.J\u2019ai rouvert tout a l\u2019heure J/ermann et Dorothée, ce livre méconnu, c .passe pour une épopée petite-bourgeoise, alor» q est le poème des grandes crises humaines : edit s qd arrachent les hommes de leurs maisons pour 1< < je-ter dans l\u2019aventure errante.Goethe avouait à Kt >: \u2022.mann sa prédilection pour ce poème, qu\u2019il ne : u* vait relire, disait-il, sans une émotion intime.Ccttc émotion inapaisable datait de la vision qu'd :,va!t eue, et dont Hermann et Dorothée garde le témoignage, quand les Rhénan* en fuite devant les\u2019V lt|.i\u2019> le l\u2019An II\" avaient agité do leur détresse lo tranquille bonheur des campagnes palatines.Nous pouvons la comprendre maintenant.Nous savon?ce qu\u2019e-t un siècle où l'histoire des révolutions et des guen » chasse les plus humbles vies d'un faubourg ou d\u2019un village, comme le vent sur la route balaie les feuille» et la poussière.Voilà presque vingt-cinq ans que cette hLtoire s recommencé, d'abord en sens inverse de celle que Goethe avait vue.Le reflux humain allait alor-; l< l\u2019Escaut vers la Loire, de la Meuse à la Garonne.Kt la Belgique avait au Havre une capitale jrt\u2019ovisoiic Depuis lors, le va-et-vient des exilé.» est un ballet universel où les figures se renouvellent sans c- .\"Des homme»; illustres et de haute naissance n\u2019errent-ils pas dans la misère?\" demande Goethe.No.» pouvons lui répondre que jamais leur vie n\u2019a été a .si hasardeuse.Les princes russes ont fait tous ! métiers.De grands chefs d\u2019orchestre allemand.» -ont bannis du pays de Bach et de Wagner.Certains ;>r ¦ fesseurs espagnols devraient courir le cachet, ti l\u2019Amérique du Sud ne leur offrait pa.» des asile- lignes de leur culture.Les rois détrônés ne sont ; » plus nombreux que les peuples déracinés.Salon! jue s\u2019est vidée de ses Turcs, en échange des Gn » » >:;*u!-scs de Smyrne.Athènes «\u2019est grossie d\u2019un fnub- or.: en planches pour les réfugiés d\u2019Asie Mineur Aujourd\u2019hui même, c\u2019est plus près de nous que le : t des migration;! fait couler de pauvres vies d« ta i.éei de tout autre souci que celui de vivre quand m'n*' L\u2019Espagne détache vers nous des cortège.'» dV ;u-triés.Ils sont venus, par pleins bateaux, naguère it\u2019 Bilbao, plus récemment do Santander.Ils ont leU d«« Ment \u2022 rénl, le 19 Hepleniliro 19.17.r».l ilfcAdét* .Ml>liin Mnrleii, Aiioiimi de M Kugètie A.8en«» Nea (imeruilles mirent lien le mercredi '.\"2 du enurnut.I.e convoi fn-délire partiru île |;i demvnrc de M Mènes, 781.rut .McOounnlI.A 8 li.46 pour e.tendre \\ I'AuHm.8t-Vlateur d't nitremnni.ot) le service sera cEIéhrS X neuf lieuie* et, i|< 16, ntl cimetière de In l'Ate-den.Neige», lieu de In xFpllI-lure PnrentN et nmi» sont priés d'y \u2022 sslster sans nuire Invitation.NECROLOGIE Al.l \\liti:\tA Montn'ul.le 17 cou- rant 1937.A l'Age de i;y uns, esl dé-eéd> e .Madame Jostpll Allnlrr, liée AkII- dn Duliol».Funérailles ce mntin A l'éull-e SI - Enfant-Jésus.Illlinx A Mnotp.tl.'e 17 heptem-lue A I Age de i» uns, est décédée tleornette l.ucrolx.épouse de Ovllft III-run rt fille de lloliliy Ijtcrolx de l.iivnl-drs-ltnpldi KtinOralUet.co mutin A l'église de |n Nativité d'Iioelit'Iugu.('IIAIITIt\\M).-\t\\ Si -1 .a lire ni, le 17 ¦ eptriulire 1937, est décédée llév.Soeur Mte-Msrcrlle, née Julie t'Iiarlrund autrefois de Ht®*Ro»e Funérailles -\u2022 |>t m;.Agé de .72 nus, est lié., dé Jo.pli htipuls, époux blrtt-nltné d'Vvetie Brodeur.I.\\llt:i.l.t:\tV Val |)|.vld.Agé de 7f.uns, est décédée Mm.- Frgel l.nlirllr, née llerinéltne Intcrolx l'El.l.KTI F.ll A l'A ¦ \u2022 omlttlon, Irudl le 16 sept, i IS ¦ à i .» \u2022 dt 77 ai esl décédé Edouard Pelletier, époux de Del plllio l'.dllli IDMlll.l UIP\t\\ Montré.il, I.17 seplemlu e 1937.\\ ITig.lie XI uns, est décédé M .Miixim.Holdllurd.époux de feu lléléne l'liréllei.Funérailles ce matin A l'églMe St Ileiul I II I '.Il I F \\ A M\"lil! .1.le < ' ! epl 1937.A l'Age de .71 uni .-.I déc, lié ||o-sarlo Tliérlen, époux de t'nrlne l'evnnt.Filliéiulllrs i-e mnllii ilUJBiM «ROS Fleuristes 1475, ouest, ruo Ste-Cathcrine LAncdstcr 2151 Flir.tl IIEIIIIIAMI, tatrnnt Ci-haut, à l'arrière-plan, à gauche, une partie du cortège religieui; au premier, la fanfare du college Notre-Dame, iPhoto CANADA».¦ 0 L\u2019Office d'apprentissage de la petite industrie M.Henry L.Augrr, ministre de la Colonisation, et M.Albert Kioux, HoiiH-mlniatrc de l'Agriculture, ont vi-i site samedi soir le carnaval de l'Office d'apprentissage do lu petite industrie.Dès ce soir le carnaval comptera beaucoup plus de produits des ails domestiques.Un kiosque notamment sera mit à la disposition d\u2019un artisan qui fabrique des jouets de bois.Il y aura aussi des exhibits d'étain repoussé et de cuivre martelé et d\u2019autres travaux artistiques.Cto.VANDELAC LIEE Fondé* *n 1890 LM II l'XTICU U a DE FDN EliA I L.I.E& SALONS MORTUAIRES SKIIX II K D'AMIM I «*rK 120 run Rachel F.»t, Montréal Tél.IlEUir 17 17 Il Vsndslao.Ir\tAlu Oour Phaneuf-Messier OPTOMETRISTES OPTICIENS 1767, rue Sf-Dcnis - HA.5544 BIRKS DIAMANTAIRES JOAILLIERS Carre Phillips F9 U DI A ! S E S ?UPrr11rs cl Ir* Iiriif* rtc.i: \\ T i: Il M I \\ 4 1 I O \\ (larnnllc rn i|uel,s voillcs < IMII'IMIATION 1*411 4 t/l ri: Mu Iron Cauntllciih),-D n non Isa un.sim\tI.* \u2022\u2022\u2022ir un.imo \u2022 Le trêi Saint Sacrement était porté par la R.P.Eliai Vaniar.e.a.e.aniité par Ici rcxcrcnd» pcrci Hcrrc Morin, vtcc-provincial de la Congrégation, et Léopold Pausé.tupérieur do riitcrnaf clanique do Stc-Croi*.Le R.P.Vamcr cit le doyen de la Congrégation au Canada.Il a fété hier lai cinquante ont de laterdoce.(Photo CANADA .MOTS LH «OAItADA» CROISES iS s l r S.?La population de Montréal est de 1,251,864 habitants Mme Condsey dans un meilleur cl al Le nouvel annuaire Lovell !L\u2019hon# place à 1.427,738 âmes celle du \"greater Montréal\" HORIZONTALEMENT 1\u2014\tDéfendre quelque chose à quel-qu\u2019un.2\u2014\tAmas de brouillards.\u2014 Qu* n\u2019agit pas avec promptitude.3\u2014Trace qui reste d\u2019une plaie.A\u2014Métal.\u2014 Bonne chère avec gaie-* té.\u2014 Du verbe rire.\u2014 Couvert 5\u2014\tAdjectif possessif, c» rries.\t.\t, 6\u2014\tAr de esp-Tne1.\u2014 Rivages de la irr-r.7\u2014\tUn nés peuples primitifs do la Grèce.8\u2014\tExhaussement.9\u2014\tFleuve d\u2019Espagne.\u2014 Eau-de-vie.10\u2014Roi de Thèbes en Cilicie.\u2014 Pronom personnel.VERTICALEMENT 1\u2014\tQui n'a pas de complément.2\u2014\tKaire tort, faire obstacle.\u2014 Choisie.3\u2014\tOnomatopée.\u2014 De premier ordre, d\u2019élite.4\u2014\tSemblable, le même en nature.\u2014 Du verbe lever.5\u2014\tQui s'arrête ou recule au lie J d\u2019avancer.\u2014 Héros de la fable de la Fontaine le Gland et la Citrouille.SOLUTION DU PROBLEME PRECEDENT \t3\tj\tJ\t?*\tte\t*\tr\tO F\tL\to\tR\ti\tF\tL:.\tfon.de même que les adresses classifiées des maisons, du commerce et d'affaires, il renseigne sur les avantages de Montréal pour la résidence, le commerce, l'industrie et l\u2019éducation C\u2019est parce qu\u2019il contient tous ces renseignements que l'annuaire I.ovell est répandu dans toute l\u2019Amérique du Nord par les membres «le la Association of North American Directory Publishers.Assaillie par des apaches dans son restaurant, aux petites heures, samedi Les autorités «le l\u2019hôpital Saint-Luc ont annoncé hier soir une amélioration sensible dans IVtat de Mine Ba-jnh Cond-ey.âgée de 60 ans.que des intrus ont n- ornmé.- pendant son sommeil, «lann son restaurant, 401, rue Bonsecotirs.aux petite* heures, samedi matin.On a pris cependant une radiographie afin de déturinincr au juste l'état de la victime.Mme Condsey fut assaillie pendant son sommeil ut les agents qui ont fait enquête croient nue les blessures qu'elle s'est infligé»* à la tête sont l«t résultat «le coups «le bouteille.Les assaillants sont entrés dans la cave de l'établissement, en passant par un soupirail, et avant pénétre «Inns une petite pièce située n l\u2019arrière du magasin, où Mme Condsey sommeillait, ils l\u2019assaillirent et sVnfuirent.Il n'y eut pas «le vol, semble-t-il, et «b's voisins, qui entendirent 1«'« appels de détresse de la victime, alertèrent In police.Lu Sûreté s\u2019occupe maintenant «1«* la cause.Le sauvage attentat a été perpétré à l'emlntit même où, le .\u2018Il mai 1934, M.Théodore Molo, un septuagénaire, a ét étrouvé mort la tète percée «l\u2019une balle.LA TEMPERATURE Toronto.11 ( P F > - Minime * f ma l-mu u#- (eiiqiéiuitm Dauson 43.Ar; Al.Int D.32.7C Hlmitson 60.7C Fnt I S m II II 4C.74 Fi line lhi|>»rl 30.\t4 ! x le- t,,rln M.C0; Vancouver f.x, C4; Ixtun-loops 62, si: Prince OmiKc 40.72; JliKpir II.7G.l'Mumnlon 4''.82; lltvll/f 34 7x «\u2019itlKarv 40, *0; l.ftlilirhlgc 41.X2; M.-.llclm Uni 62, 84.hwlft 4Jiirrrnt il, si; linltlcforit - 2.s4.Prior» Albert 4i'., 6C; Kuskatoon 60, X2; Moom* Jniv 4C, SX; ID uinn 4 ».H't; Winnipeg 3« «M; K* -\u201cÉ ' Mooso-ntsvlll* l»>n 44, 64 Toronto 4*.fi6 Kingston 62.64; «.HHWti P.61 4I«»\\TII y.41.r.«.n-2i «Jtié-l»rc 6«i, 61.Sulnl-Jeun l*.62.Iliillfax 62.s*' «'h.irlolti lotvn 44, CS, Chien KO 64.68,' Kt-Piiut .76.64, l'HOXOM H S Vallée du hnh Halnt-bsUicn»: '«-ni» .« loi e n t » de l'ourst \u2022' «lu nord-oueet; (P.C.).\u2014 Comme la plutôt i-'èu #i id fi.ii* ItéjiiuuH »lti lai: Maint-Jean\u2022 nuageux M és frai;, a* \u2022 \u2022\u2022 U' M \u2022 r* Hridnn» *!*\u2022 Mnntréal et d'Otl*»»ei LUI J J UUII.\u2019UV.< .\t_\tK.uilin 1.1, » '\tIIHIII\" 1.Le premier annuaire des adresses \u201e0rn si, \u2022 P .rt Arthur .;\u2022 '¦>< de la ville de Montréal a été publié ^ .J-', .^ o.ci.inm\tn /»Troii morts dan* une tentative d\u2019évasion (Suitt d$ la pagt l) la tour de remettre leurs armes aux prisonniers.Le secrétaire de Larkin voulut à ce moment téléphoner à la tour des gardes.La bataille suivit.2,800 autres prisonniers se trouvaient «lans l\u2019institution.Us furent immédiatement placés sous verroux, afin que le désordre ne se propagea pas.Récemment Larkin avait dit à scs gar-«les: \"Si jamais des prisonniers s\u2019emparent de ma personne, et si alors je vous ordonnait de ne pas tirer, faites feu quand même, car si vous ne tiriez pas le lendemain vous seriez remerciés de vos services.\u201d On compte plus de 1,800 victimes de la paralysie infantile au Canada Une personne e»t morte «le paralysie infantile, pendant la «lernière fin de semaine, ce qui porte à 49 le nombre «les morts.On signale â Toronto quinze nouveaux ens.Le nombre des victimes dans cette ville est actuellement de 576.Les médecins prédisent pour In présente semaine une régression.On n hospitalisé trois autres personnes n Hamilton.Ce sont une fillette de huit ans et deux garçons, l\u2019un de douze et l'autre de «lix-sept ans.On traite actuellement trente patients à l\u2019hôpital avec des pulmo-mètre».On compte actuellement à Windsor 17 victimes de l\u2019épidémie.A Midland, on signale un nouveau cas et â Na- Campagne antisémitique Ottawa, 19.(P.C.) \u2014 Le Congrès de.» Métiers et du Travail du Canada a résolu aujourd\u2019hui «le dcmamlcr hu gouvernement canadien de faire enquête sur les informations données a la convention annuelle par un délégué «le Montréal h l\u2019effet «juo «les agent» de pays étrangers organisent un mouvement nazi au Canada.M.Wolfe a produit un pamjililet.publié à Montréal, et intitulé \"La clef du mystère\u201d.Il n dit que ce documant était d\u2019origine nationale KocinlisLi e' ! Cent-quatorze personnes ont éfé que son contenu indiquait une parfaite 1 Appréhendée» «lans «leux bureaux de entente avec l'Allemagne.Il continu.», \"bookmaking\" «!«\u2022 Hull, en fin-do-I en disant que même si le pamphlet ne scro**nt\u2019; P*1 de» agent «le la jiolice ' faisait allusion nu national-socialisme, provinciale.Les prisonniers furent i il l\u2019était parce «ju'ii menait une vio- Tous relâchés sur cautionnement, «'tt lents campagne nntisémitique.\tattendant leur comparution a Hull, M.Wolfe n affirmé que la majeure\tl'1)*' partie «lu pamphlet était transcritel __________________«_______ directement du journal de Nurcnbcrg \"Her sturmer\u201d, organe de Julies \\\tAnnel rtn M kino nnnr Streicher, le troisième chef du\td,C M.\u2019 K,.nS P0Ur Wolfe a ensuite produit plusieurs au-\tla cooperation interna- 11\ttionale I cial Chrétien.Ces |inm|)!i!t-ts sont an-j\tl) tisémit iques «¦( «-eux de \\\\ inkier, «le- j pays, l
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