Le Canada, 13 mars 1940, mercredi 13 mars 1940
[" LA FINLANDE SIGNE LA PAIX\u2014MENACE DE GUERRE CIVILE TARIF D\u2019ABONNEMENT PAYAUI.E D\u2019AVAMCK PAIE LA PORTE Cinada (inuf Monlr*«l\tet\tbanllvun .$\t4 Etati'Uni* et Empira Britannique.$\tg Union Poatale.$12 LIVH11ROM A DOMICILE Montrant banliaua.$\t6 VOL XXXVII \u2014 No 287 Pour TELEPHONER au \"CANADA\u201d Dins le (Otir HArbour 5131 .SOIR, DIMANCHE L I I K I ES l'olice, incandie*, accidrnl»\tHA.\t5131 Sport .HA.\t5134 Directeur de l\u2019Information.HA.\t3461 Atelier de composition .HA\t1432 Service d\u2019information .HA.\t3507 Rédacteur en chel\t HA.\tS454 Circulation et eapédition .\t HA.\t5134 Tempt probable: beau et froid (v.details p.31 MONTREAL.MERCREDI 1S MARS 1940 Minimum, hier: 5 \u2014 Maximum, hier: 21 PRIX TROIS SOUS MONTREAL OVATIONNE M.__ ._ Abrogation des lois 19 et 20 M.Rochette propose aussi de rayer des statuts la loi No 5 ____________-\u2014e Quebec, 12.(Du correspondant parlementaire du Canada).\u2014 Le ravernement a franchi, aujourd\u2019hui, ;-u première et importante étape de j let.ation, lorsque le ministie du Tr»vai! il des Mines, Thon.Edjfar Rochette, présenta en premiere leé-\u2022jre troù projets de loi qui auront -jor effet de rayer dca Statuts de la {mince le.- bills 19 et 20 de la ses-,:ot de 193S et le bill 5 de la session :« 1937.Ces trois lois ont soulevé cocue le gouvernement de l\u2019époque, tout* 1s rlaaaa ouvrière de la promet ainsi que tous ceux qui s\u2019inté-à l\u2019industrie minière.Le- b 1s 19 et 20, \u201cLoi modifiant j L : relative aux salaires de* ou-rrlir»\u2019\u2019 cl \"Loi modifiant la Loi des rt\u2019sirf.- raisonnables\", chapitres 52 et IJ (2, George VI), ont été sanctionné, le 1« mars 1938 en dépit des pro-tuuvon.» unanimes de toutes les inians ouLTicres du Québec.Le bill So 5, \"Loi relative à la mise en va-.t-JT iff ressources naturelles de la rroTince\", chapitre 28 (1, George VI), reçut la sanction vice-royale le 14 ivril 1937 et eut bientôt pour ef-\u2018et de paialyser la prospection dans « nouvelles régions minières de l\u2019ouest de la province.En fanant disparaître ces trois me-je : un arbitraire aussi manifeste, :\u2022 nouveau gouvernement tient une foi* de plus sa parole.Au cours de hon.sénateurs Raoul Dandurand, ministre d'Etat tt A.-K.Hugessen, de Mmea Picrre-F.Casgrain et le Dr Ritchie-England.\u201cVous êtes chez-vou* dans la province de Québec, dit l\u2019honorable P.-J.-A.Cardin, ministre de» travaux publics, vous «t«> chez-vou» dans la province de Québec.M.King, non «culement à Montréal mais dan» toute la province.S'il a reçu tant d\u2019injures de la part de se* adversaires, c\u2019est probablement psree qu\u2019il a toujour* etc ün ami sincère et loyal de la province de Québec.La province de Québec continuera à i'appuyrr de «on bloc solide parce que ce bloc solide libéra! du Québec est la force qui.nous sauve, nous\".8,500,984 2,734,720 4,944,619 Appel de M.Godbout en faveur du cabinet King M.Power prouve que Québec a eu sa large part des commandes de guerre Québec, 12 (Du correspondant du 1 difficiles que nous réservent les évé-Canada) \u2014 \u201cUne grande nation corn- nements européens, me le Canada ne peut se développer Le gouvernement King e*t le (Milite jiui/o neuf) que par l\u2019union des éléments qui 1 ha bitent.Nous ne croyons pas, nous, au conflit continuel qu\u2019on préconise dans certains milieux.King représente l\u2019unité, et c\u2019est le roc sur\u201cequel tous les efforts des groupes et des \"groupuscules\" viendront scffiiter le 26 mars\".Ces mots de la fin d\u2019un grand discours prononcé, ici, ce soir, par le très honorable Ernest Lapointe, résumaient en quelque sorte toute la politique libérale que vint exposer ce collègue de M.Mackenzie King, à l\u2019occasion de l\u2019ouverture de «a campagne dans le comté de Québec-Est.On remarquait sur l\u2019estrade, au$ côtés de MM.Lapointe, Godbout et Power, les ministres provinciaux MM.Wilfrid Girouard, procureur-général; Pierre-Emile Côté, ministre des Terres ct Forêts; Oscar Drouin, ministre du Commerce et de l\u2019Industrie; Léon Casgrain, Cléophas Bastien, L.-J.Thisdel et Wilfrid Hamel, ministres sans portefeuille; les députés libéraux à l\u2019Assemblée législative, MM.Gordon Hyde ( Westmount-St-Georges), Willie Morin (Québec-Centre), l\u2019hon.Henri Groulx, secrétairo de la Province, Georges Potvin (Roberval), Gagnon (Frontenac), Charles Delà-grave (Québec-Ouest), Val more Bienvenue, vice-président de la Chambre, Cyrille Dumaine (Bagot), Tho-mas Lapointe (Wolfe), J.-A.Beau-lieu (Témiscouata), l\u2019hon.Hector La-ferté, président du Conseil législatif, l\u2019hon.Elysée Thériault, conseiller législatif, les candidats suivants aux Communes: MM.L.-P.Picard (Belle-chasse), Hugues Lapointe (Lotbiniè re).Charles Parent (Québec-Oues\u2018 Sud).Wilfrid Lacroix (Monti cy), Maurice Bourget (Lévis).L\u2019assemblée était présidée conjointement par MM.J.-M.Dessureault, Adjutor Marauda et Ph.Murphy.Le ministre de la Justice, accompagné du ministre des Postes, l\u2019hon.C.G.Power, ct du premier ministre de la province, l\u2019hon.M.Godbout, ainsi que de plusieurs ministres du cabinet provincial et de députés et de candidats libéraux, lança un nouvel appel en faveur du bon acrord.disant que ce n\u2019est pn* en insultant et en montrant le poing à tout le monde que le.- .ilitycn do la province de Québec gagneront en repri enta tien u Ottauu au ceui» des aimée» plut national pottibla Rendant hommage à son chef, M.Lapointe dit de M.King: \u201cCeux qui l\u2019attaquent avec injustice sont précisément c#ux à qui M.King fait ressentir le sentiment de leur propre infériorité.Il n\u2019y a pas de gouvernement plus national que le gouvernement de M.King.Nous avons été tout le temps l\u2019un à côté de l\u2019autre, tl.je puis vous dire qu'il travaille (Suite paye veuf) L\u2019hon.Harry Nixon est rentré dans le cabinet L\u2019honorable M.Mitchell Hepburn a annoncé, après une brève entrevue avec le secrétaire provincial, chez ce dernier, que M.Nixon était revenu sur sa decision Une foule de 10.000 personnes assistait à l'assemblée qui ovationna k-s chef» liberaux.Sur l'estrade, on remarquait la plupart des sénateur» de la région de Montréal, entre autres les hon.Elle Beauregard, Atha-nase David, C\u2019.-B.Howard, J.-E.Prévost, E -C.Saint-Pere.tous les candidats libéraux des divisions dr la région de Montréal, sauf M Peter Bercoritch, retenu chez lui par la maladie, un grand nombre do conseillers législatif», plusieurs députés provinciaux, un grand nombie de conseillers municipaux de Montréal, plusieurs maires de municipalités voisines de Montiéa! et la plupart des organisateurs libéraux de la région de Montreal.Toronto.12.(P.C.) \u2014 Le premier ministre de l'Ontario, M.Mitchell Hepburn u annoncé, ce soir, que l\u2019hon.M.Harry C.Nixon était revenu sur sa décision de démissionner de ses fonctions de secrétaire provincial et était rentré dans le cabinet.Cette nouvelle fut annoncée à la suite d\u2019une brève entrevue du premier ministre avec M.Nixon, aux appartements de ce dernier.\"M.Nixon est revenu sur sa décision de démissionner ct il est rentré dans le cabinet\", a dit également M.Hepburn.C\u2019était seulement quatre heures loge On a annoncé que le cabinet sc réunirait demain pour étudier la situation.M.Nixon, qui est le principal lieutenant du premier ministre depuis 1934, écrivit une lettre de démission | Haute; le très h«*n.Ernest l,apoint., h son chef hier et donna aux journaliste des détails sur son attitude.\u201cJe suis en désaccord complet avec Le très honorable M.King M.King commence en français ,ces deux minl»tère> importants de la \"Le grand plaisir que j\u2019eprouve de! nation; lhon.M.Power, député de-me retrouver dans la provinc* d* puis vingt-trois ans.Québec, dit-il, s accompagne d un vif \"^jOUi rcmpUcarci-vou* par M-ntiment de gratitude pour votre ac- on ne |(l|| cueil qui me rappelle celui que vou*\t.m'avez fait en 19.15.\t| \u201cUe que je vous demande, conti- \u201cDana cette élection ou de* que*-\tAl!«\u2018X-vous vous da- tions d'une m grande importance sont PenM?r * * M'rvici'* précieux que eet en jeu.j\u2019ai confiance que la provin-huatre hommes vou* rendent pour les ce de Québec parlera avec la même ; remplacer par., on re sait qui.voix qu'elle a fait entendre dan» toutj \"Le paya traverse une période trop le pays et même au-delà des mers, ] difficile, trop inquiétante pour que le 26 octobre dernier.\"\tla province de Quebec songe a rem- La foule applaudit longuement ces'placer ce: hommes dont la grande ex-*\t** \u2022\u2019\t*- \u2014\u2019\u2014 incontestable et ____ 7ices rendent né- dministration du payr.____________re intérêt que ces qua- dienne.\"\tj tre homme» voient as.-is autour de la En anglais, M.King dit sa sati»-habit après l\u2019élection du 26 mars faction de se savoir entoure d\u2019hom-ort en mass»* «ian» la réserve de Lublin.Des has jaune-, collée* sur !< « immeubles où se trouvent des malades, en interdisent l\u2019accès à tout le monde.L - manque d\u2019eau « t la famine empêchent de iut-t «\t.», « ment contre le fléau, qui emporte tous 1er jours de nombreuses victimes.La dure lutte pour l\u2019existence, la peur d\u2019une ré-pre-siun polie cre sauvage ont fortement réduit ia sphère d\u2019intérêt du Var.sovicn \u201cmoyen\".Les gra-v, .; i .blêmes politiques l\u2019intéressent fort peu et il vit \u2022 i.m j uivcnlr*.soit ilnns l\u2019espoir d\u2019un av.,.m .\tMa.gré a terreur et le* brimades , v\tnais i\u2018i\u2018' ncc de toutes nouvelles véridique » et i u partiales et l\u2019interdiction d\u2019avoir un appareil de radio, le Varsovicn n\u2019n pas peruu *a foi ardente dans.la victoire finale de la Franco et de la Gi\u2019andc-Brct.igne et dans la résurrection de aon pays.1\t«u! jo,, .;«! pub! .\u2022 à Varsovie par les occu- »i j i\t> Y A n «I *; t est lu unlqu* il*\ttoute- les orgaiii*ation* polonaise» ont \u2022 liqnhlee-.L'unis ersite e.-t fermée.Seul, le Cons«*n'atoire do musique végète encore, mais il est cgaîcracht question de suspendre aca coma.VOL XXXVII - No 287 A TR.i l ri:* les joi 'jira f .y Des analogies qui n\u2019en sont pas Il n\u2019y a rien de commun entre le gouvernement national que nous propose M.Mamon et les gouvernements de coalition qui administrent I Australie pratiquement depuis 1922 Dans ( Ouest les unionistes comparent la situation de 1940 à celle de 1917, dans I Est M.Manion insiste sur la distinction à faire entre ces deux dates.M.Manion veut nous vendre un chat dans une poche gatoire n\u2019eut pas été imposé au Canada di u début de lu dernière guerre.M.Manion accuse les libéraux d'exploiter des préjugés parce «ju\u2019ils remettent aujourd\u2019hui sous les yeux des électeurs cette pjlgt, de sa prose, page «|ue son auteur trouve fort embarrassante, dans les circonstances actuel-les mais qu\u2019il n\u2019a cependant pas reniée nubl.quement.Tant pis pour M.Manion si les introït* s'envolent et les écrits restent ! Les partisans du gouvernement national croient trouver un argument irréfutable dans le fait que l'Australie vient de se donner un gouvernement de coalition.Disons «l\u2019abord qu\u2019en pareil!* matière le raisonnement par analogie n'a qu* fit peu de valeur.Ce n\u2019e*t pas parce que l\u2019Austrah* .lu République d\u2019Andorre ou les Ktats-Unis ont f.i t.wi ou cela que le Canada doive le* imiter.Les circonstances y seraient-elles aussi voisines que possible, le- .-eula faits gêo-graphiques y apporteraient tout «le suite une modification importante dont il faudrait tenir compte.Mais, d'abord, les circonsianct- f.ort-adles si semblables ?La Il innipeg Free l\u2019naa explique qu\u2019au contraire elles aont toutes différentes.La vérité c\u2019est qu\u2019en Australie il y a plusieurs partis politiques dont aucun n\u2019obtient généralement «le majorité parlementain* suffisante pour constituer à lui seul un gouvernement.De 1922 à 1938 il est arrive une seule fois que le parti travailliste y ait réussi.Tout le r«u«tc «lu temps l\u2019Australie connut des gouvernements de coalition.Quand il mourut, il y n moins de deux ans, M.Lyons y dirigeait un cabinet «le coalition.Les membre* «lu Country Forty refusèrent *le siéger, nous la présidence de son successeur, M.Mensies, devenu le chef du l'nited Australian Party', ils se retirèrent «lu cabinet, mais continuèrent d\u2019appuyer au parlement le gouvernement de M.Menzics, devenu le gouvernement d'un parti qui n'aurait pu se maintenir au pouvoir sans l\u2019appui de fait de ses anciens alliés, vu qu'il n\u2019avait pas de majorité absolue.lye Country Forty vient, «t cause de la guerre, de mettre fin à cette situation in-table en reformant la coalition que existait «lepuis 1922 entre ces «leux partis.Cw n\u2019est donc pas un gouvernement national que vient de se donner l\u2019Australie.File vient seulement de rétablir la situation antérieure a celle de 1938.Le parti travailliste, qui est le groupe le plus nombreux de la chambre actuelle, continue de former l'opposition au parlement où aucun parti n'a de majorité abiolue.Qui nourrait soutenir sérieusement que le cas de l\u2019Australie présente la moindre analogie avec celui du Canada ?Une autre analogie qui est purement fictive, c'est celle qu\u2019on suppose gratuitement entre la situation canadienne «le 1949'et celle de 1917.( est encore la H'innipejf Free Fieaa qui dispose de cette prétention.Ou plutôt c\u2019est le Dr Manion lui-même qui, dans son discours radiophonique «le samedi dernier, a confondu ceux de ses partisans qui tenaient a rapprocher les «leux dates.Car le chef conservateur, sachant quelle mauvaise presse a dans certaines parties du( pays le gouvernement unioniste «le 1917, s\u2019est empressé de chercher a les rassurer en rejetant avec insistance toute .-imilitudc cnfr« son gouvernement national et l'autre.^ La Free Freaa ajoute «pio le Dr Munion, étant à la fois l\u2019auteur «lu projet'-de\u2019 cetto année et l\u2019un de ceux qui appuyèrent, le gb'uVernctnent unioniste «le 1917, devrait savoir à quoi s\u2019en tenir.Mais le quotidien de Winnipeg remarque quo les partisans de M.Manion ne continuent pas moins, dans l\u2019Ouest, a rapprocher les deux dates.La distinction qu\u2019établit le chef conservateur ne serait-elle qu\u2019» l\u2019usage de la province de Québec ?Une seule question on jeu Pour le Northern Mail (Le Pas, Manitoba), il n\u2019y a qu\u2019une question en jeu dans la présente lutte électorale : le Dr Munion s\u2019en est pris à la politique de guerre du gouvernement et M.Mackenzie King * accepté U* défi.C\u2019est «lonc là le point à débattre.Or, écrit le Northern Mail, M.King a défini sa politique de guéri e dès le début du conflit et ses adversaires font restés impuissants à en «lécouvrir les points faibles comme h cn proposer avec précision une meilleure.La conclusion s\u2019impose donc a l\u2019évidence cn faveur du gouvernement libéral.Le Northern Mail trouve que cette conclusion s'impose avec d'autant plus de force que le gouvernement était cn quelque sorte handicappé par le silence que la guerre lui impose sur les points le* plus importants de son administration.Cela donne beau jeu à l\u2019opposition pour le critiquer sur de» points sur lesquels il doit se taire même s\u2019il a une excellente défense à produire.Malgré cela, écrit le quotidien du nord manitobain, M.King reste en état de répondre victorieusement à ses adversaires, ce qui indique bien l\u2019excellence d«: sa position.Qui sont let \u201cBest Brains'?Se demandant, comme tout le monde, quel serait la composition du cabinet-fantôme que M.Manion nous promet sous l\u2019étiquette nationale, l\u2019K\u2019dmonton Bulletin écrit que le chef conservateur essaye de nous vendre un chat dans une poche.La prétention de M.Manion a l\u2019effet qu\u2019il y aurait «les libéraux éminents obscurcit la situation plutôt qu\u2019elle ne l\u2019éclaire, écrit le Bulletin, puisque le Fighting Bob a ajouté la seule précision qu'on ait jusqu\u2019ici sur son projet de cabinet national : aucun dea ministres libéraux actuels n\u2019en ferait partie.Mais alors quels sont ceux qui cn seraient ?Qui les a «lemandés ?Qu\u2019est-ce qui motiverait leur choix 7 Quels sont les qualifications requises pour être compté parmi les beat brains ?Quelles sont les conditions qu\u2019on leur a posées ?Autant de questions pertinentes que pose rA'dmon-ton Bulletin et que soulève le mystérieux projet de brain trust-à-la-Manion.Autant de questions rèstées sans réponse depuis six semaines.Le Halifax Chronicle fait un raisonnement aussi simple que juste cn reprenant le mot de M.King t Pourquoi changer de chevaux u mi-côte î S\u2019il est vrai, écrit-il, qu\u2019il faille pousser plus rapidement notre effort de guerre, changer d\u2019attelage à mi-côte ne retarderait-il pas le coche au lieu de l'avancer ?A l\u2019objection que dans d\u2019autres pays on a vu des changements de ministre* et de ministères en temps de guerre, le même journal répond que cela s\u2019est toujours produit dans des moments de crise qui rendait nécessaire les grands moyens.Ce n\u2019est sÔMment pas le cas cn Canada où le gouvernement a su sans bouleversements mettre le pays sur le pied de guerre, maintenir le calme dans l\u2019unité, participer au conflit h la satisfaction de la Gramie-Bretugnc.Nous n\u2019avons vraiment pas besoin d\u2019un gouvernement national qui, comme celui de M.Duplessis, n'aurait de national que le nom.M.Manion démenti par sa propre prose M.Manion a réitéré, dans .son discours de lundi à Québec, ^on opposition à lu conscription.Il avait précédemment dit, dans son premier discours à l\u2019adresse des électeurs de notre province, à la radio, que ce qu\u2019il avait écrit dans son autobiographie sur le sujet du service militaire obligatoire \u201cn\u2019influence nullement l\u2019opinion que j\u2019entretiens aujourd\u2019hui sur la conscription.\u201d Nous publions « i-dessous une traduction fidèle de la page 223 du livre de M.Manion, Lift is nu adirnhtir, où il exprime son opinion sur ia conscription.A observer que cet ouvrag«\u2018 a été publié en 1936, donc tout récemment, plu# de vingt ans après l\u2019époque où M.Manion se sépara de Laurier pour appuyer le gouvernement d'union de sir Robert Borden.Donc, en 1936, M.Manion était encore en faveur d< la conscription.Lisons ce qu\u2019il en écrivait librement a cette «lato, alors que l\u2019opportunisme electoral ne l'empêchait pas «!«¦ dire toute sa pensée : Pendant que je servais dan» l\u2019armée française en 1915, nu château de Rimberliou, près de Noyon, un câblogramme me parvint de la part «lu parti libéral «le mon comte, m\u2019informant que j\u2019avais été choisi à l'unnnimité comme son candidat à la Chambre des Communes pour la prochaine élection.Antérieurement h cria, étant un jeune professionnel d'avenir.qui s'était mêlé à la politique municipale et qui avait joué un rôle actif dans cri tn:n» mouvoir.* nt» comme celui du Canadian Club on avait, à deux reprises, suggéré mon nom comme « indidat du parti libéral aux élec-lions provinciales.Kn ce* deux occasions j'avais refusé, mai* cette fois, en apprenant que j\u2019avai» été choisi unanimement, j\u2019acceptai, à tort ou à raison, J«' demeurai candidat libéral tout le temps de mon service au front, et lorsque je reçus l'ordre de me retirer des cadres à cause des suites d'un accident plutôt grave pour livpicl j'avais été opéré alors qu*' j\u2019étai* étudiant ù Toronto, je désirai retourner dan* mon pays pour subir l\u2019opération «|tii .-\u2019imposait, dans le but de voie en même | temps ma femme et mes jeunes fil* dont jo m\u2019étais séparé dix-huit mois auparavant.C\u2019est la clinique Mayo, là où j\u2019avais anciennement étudié, quo je choisi* pour me faire opérer, et tout marcha si bien que vers la fin do l\u2019automne de 1917.Vt-i (|.nouveau bien portant.Pendant *c u.iip-.ut,.it résolu «lr faire uiii> élection pou !c i u.\t\u2022 divembrc de cell.- année.La guer- re sciant prolongée, sir Robert Bordcn et son parti réclamèrent le service militaire obligatoire afin de renforcer l\u2019armée canadienne au front.Lu majorité du parti libéral, sous l\u2019égide «le sir Wilfrid Laurier, s\u2019opposa » cette politique, bien que l\u2019attitude de cc dernier le séparât de certains de scs lieutenants les plus marquants, et de plusieurs «le ses partisans tant au Parlement qu\u2019a l\u2019extérieur.de fus l\u2019un de ceux qui cn vinrent à la conclusion que si la guerre devait être conduite avsc succès, que si elle devait vraiment être menée d\u2019une façon juste et é«juitable envers notre nation, la conscription était la seule méthode satisfaisante.Quoique jiersonne no désire plus ardemment que moi la paix dan* le monde, et n\u2019en soit un plus sincèit avocat, je suis convaincu que la seule méthode juste et équitable «le lever une armée pendant la guerre, c\u2019est la conscription, faite de telle façon que ceux qui sont les plu» aptes ii servir dans l\u2019armée puissent y servir, et que ceux qui, en raison de leurs obligations familiales ou «le leur formation scientifique doivent rester a l\u2019arriére ou à la base, y soient retenu*.Parce s inaptes de toute sorte furent transportés au front aux dépens de la nation, et des homme» qui avaient de grosses familles et qui auraient dû être les «lcrniers a servir sur la ligne de feu furent sacrifiés, occasionnant ainsi une double perte, d\u2019abord pour leur famille, et ensuite pour la nation qui devait se charger des frais accrus de pensions.Pour cc qui a trait à la conscription des hommes durant la guerre, il est juste de dire que si des hommes sont jamais appelés de nouveau à aller risquer leur vie à un dollar par jour, le* autres, ceux qui travaillent pour la guerre au pays, devraient être mis sur un pied de rigoureuse égalité avec les premiers, et que personne ne devrait, de quelque façon que ce soit, pouvoir profiter de la guerre.Par suite «le mon opinion sur cette question, je fus un des suivants de sir Wilfrid Laurier qui se séparèrent de lui.Ce fut pour moi doublement difficile d\u2019agir ainsi, parce que non seulement j\u2019avais, jeune homme, hérité de la tradition libérale et activement mis en pratique ses principes, mais aussi parce que, par ma femme, j\u2019avais eu l\u2019honneur d\u2019être l\u2019objet de l\u2019amitié personnelle de sir Wilfrid Laurier et de Lady Laurier \u2014 de fait, cette dernière avait assiste h notre mariage cn 190C.Quoi qu\u2019il en soit, le motif «lui u lui seul justifie un homme de parti de quitter *on parti existait : une divergence d\u2019opinion *ur un grand principe.Ainsi je me joignis à des dizaines de milliers d\u2019autres libéraux pour supporter ce qui fut appelé la politique unioniste.il n\u2019y a aucune ambiguité dans tout cela.M.Manion faisait «le la cotiser\u2019ption non sou- 1 lement une question de politique, mais une question de principe.Il ne regrettait qu\u2019une j chose et c\u2019était que le service militaire obli- I Tableaux dea Arméea britannique» Commandements Un officier anglais de mes amis a rédigé, p0 ses hommes, les Commandements du Soldat bntari.nique cn France.Kn voici la traduction: I.\u2014 Pensez qu\u2019aux yeux des Français qui vou* observent, vous représentez l\u2019Angleterre.CY-t (Ur votre tenue, votre conduite et votre discipliru quY jugeront notre pays.IL \u2014 Cette ferme «jui, pour votre bataillon, n\u2019eit qu\u2019un cantonnement provisoire, sachez que, pou: te! soldat français, elle est la maison de famillt et qu\u2019il est attaché par îles souvenirs à chacun d«* objets qu\u2019elle contient.Dites-vous: \u201cSi la guirre «\u2022 passait ch«*z nous, et si l**s Français occupaient ¦ i maison, comment souhaiterai.s-jc les voir agir?III.\t\u2014 Si vous venez en France pour la prtmi* fois, gardez-vous de juger trop vite les França.Leurs coutumes sont différentes des nôtres; ce r\u2019f.pas une raison pour «|u\u2019elles soient mauvain Souvenez-vous de la dernière guerre et du role qu v joua l\u2019armée française.Avec de* moyens qu; r u-semblent petits, la France obtient des résulta- qu ne le sont pas.IV.\t\u2014 Dites-vous que des atttiudos qui i .pg.naissent naturelles, parce qu\u2019elles sont confer m-aux usages britanniques, peuvent, à notre in>u, choquer et même blesser des Français.Nous aimor - que-dès êtres humains se traitent les uns les autres avtc une certaine indifférence.Nos alliés sont plu- ex: géants.Allez toujours, pour un ami françai-, i delà dea attentions que vous auriez pour un ami anglais.V.\t\u2014 Les femmes, dans les maisons que vou* occuperez.seront souvent sous votre seule protection.Vous les traiterez comme vou* souhaiteriez qu- fu?-sent traitées, cn votre absence, vos femme- et roi filies.Vous les verrez, dans la campagne frança»\u2022 se livrer u des travaux très durs et remplacer de leur mieux, les hommes.Dans la mesure ou le service vous en laissera le temps, aidez-Ic».VI.\t\u2014 Travaillez à devenir des soldat* exceller,».Notre ennemi, par ce long répit, par d«- fausse-alertes, essaie de nous endormir et de nous l;c-,er.Mettez l\u2019attente à profit et, des fausses alerter, faites des grandes manoeuvres.Devenez plus fami.;cr avec vos armes.Attachez-vous à faire de vutre bataillon, de votre batterie, de votre escadrille.de« corps d\u2019élite.Cc que le temps et la tradition ont fait des régiments célèbres, vous avez aujourd\u2019hui ia chance et le loisir «le le faire du vôtre.Attachez grande importance aux détails d\u2019habillement et de «iii-cipline.La valeur d\u2019une armée est faite d\u2019habitude VH.\u2014 La France confie à votre garde un secteur de sa frontière, qui est maintenant la nôtre.C'e«: un grand honneur.Ne cédez jamais un pouci de terre française.VIII.\t\u2014 Gardez-vous de répandre ou d\u2019eco u.\u2022 rumeurs.L\u2019objectif de la propagande enneni.- « de semer l'inquiétude et la punique.Ne repet-.\t.cc dont voua êtes certain.Quiconque dit: \u2019\u2018Jés.le prévenu Scrivens ayant décidé de s\u2019avouer coupable sur trois chcf.-> d'accusation, tlcvant le juge Amédée Monet, qui présidait a l'audience.Avant le prononcé des sentences, Me Lucien Béliveau, avocat du ministère public, demande au tribunal de se montrer sévère, le prévenu ayant admis dans son etablissement des bambins de six ans.Mc B« liveau conclut en demandant l\u2019amende maximum d© $:>0.Le juge Monit ac-quiesça sur le champ et condamna Scrivens à trois amcniles de $50, aux frais ou à tJcfaut à des peines de 30 jours chacune.L'enquête sur cette affaire a etc mené© par la police judiciaire provinciale.COUPS DE BALAI SUR UN HUISSIER Claire Lapointe, 41 ans.921.1 uc de la Cathédrale, «tait traduite hier devant le juge Rodolphe De Serres, sous une accusation d\t4\tHunDiIltc\tm\t\u2022 Pr, «Seorge\t2J\t40\tl\u2019i.r.S-.und\tI\t22 Ja?p.r\t1*\t«o\tLondon\t»\t-0 Edmonton\t7\t2\"\tToronto ll.mf\tP\t*7\tKing-ton «.\u2019algary\t7\tSJ\tOttawa\ta I.rthbndg.\tl'«\t37\tM.»tré»l Med.Hat\t17\t23\t«vuéhe.-\t?\t2« Swift « \u2019ur.\t«\t21\tSt.John\t\u20194\t\u2022.\u2019« Ilattleford\tS\t20\tHalifax\tU\t2» Pr.Albert\tr «\tChariot w n i* Moose Jaw\t4\t20\t« hlrago\t7«\t71 Saskatoon\t7\t20\tSt-Paul\t17\t27 i,iio.NopTir» Vallée du Las Salnt-I.aurent; xent du nord.Iirau et froid Béglon du lac Saint-Jean: beau et froid.Hralon* dr Montreal et dlMIanai t ml* frai\" du Nord-nurst put\" du nord-rstl Seau et frnldl rkutr légère dr nrlar Ir soir nn jeudi.Ain M » 4\t17 10 \u2022 1617 Maisonneuve dlére.Fun*ri St - A \u2022 r A « l.'INt.- 191 .A l\u2019Age ' Palace.I*.Laurier lire Frappli-r I-** llru J« u«!l A ! ég; .** : M'141 l>.\t' M : JP'.A l\u2019Age «L-Alfred Martin Lan g \u2022 l\u2019unf ai :< »e St-i:u»é|.Vernrll Il ' t M«»N 11.\t\\ \u2019 ' Aline ItriiJamln H*) I .éveillée, Puuéralll* rant.A 1 égllie St-E \\ M .trf\u2022 SI «n», eet décédé ln-fp\"UX dr Du Angé-x urant 7117, Delanati-« ce matin A 1 égllie ntrf i ¦ df< édf Al dr luting » X de A PI \u2022 e, »ur«T\" tlrtnr \u2022 Ile afin décédée t.U MT» Il cou- Lrreb^mr d un* BIÈRE MOELLEUSE Gauthier Mt-Royal Fullum Dufresne est La SESSION provinciale est commencée t CHARBON \u201cBLANC\u201d FORT COUTEUX.Armand Jctté, 20 ans.1433 ouest, rue Notre-Dame, trouve coupable du vol de cin«i »acs de farine la semaine dernière par le juge Maurice Té- «- v.\u201e\t.trenu.était condamné au bagne, hier, Morgan Co.et North BriDM^ insu- p0Ur ,jeux an8 par ce même tribunal.a «\tJ e pr$vcnu avait été pris à transpor- rance ; Montreal Stockyards et Poulin ; Durnncoau et Simplex Hoor Motor ; Hand et Parker ; Lépine et Morgan Co.Limited ; American Automobile In», et W all Chemicals.Limited ; Levin et Hébert : Edwards et Duclos ; Royal Bank of Canada et Dawes ; Ville do Montréal et CoutH ; D© Rico, Limited et Chnrest ; Ville d'Outromont et Vincberg ; Maclnren Co.Limited et Saint-Denis (deux cause?» : Ville de Montréal et Du-clos ; Clark et Duclos ; Corporation de la Ville de Montréal-Nord et St-Michel ; Vill© de Montréal et M«'ri-nrau ; Merit Motors et Nndoau; Mnr-cil et Delifle et Frère ; Union Cana dian Life Ins.et Bélair._ VOL D'ESSENCE Lucien Normandin, de Laprairie, déclaré coupable de vol d\u2019ersence par le juge C.-E.Guérin, était condamné hier par ce même tribunal à une amende de $50.devant être remise nu plaignant à titre d\u2019indemnité (M.Outer Brossnrd, gnrngi \u2022 «idaient la réu- M Durochrr\t M l>uro\t¦cher tomba a jm que tout* !t\u2019\tque-tiona en cause dans cette électl«\tin « t démontra la futilité ci- iinrumt\tni» de* conservateurs.\u201cLa lutte\tHepburn-Drew contre le frouverncmr\tut Kmg rit la véritable lau^e il»* a\ttte élection au«*i subite, ijjt.il.S'otj»\tserions encore en scs- ««ion n\u2019eut\trtc le but évident des conierviteu\tr de «e faire du capital politique a\tla sc-*ion.M\tii dit que le gouverne- nient nation\t:i! jn - > jiar M.M union IjC kiwanis chez les Soeurs Grises ;.i\t.i .j' :\t- \u2022 |'a i\t.»i\ti ic farce, un picjfc tendu n la po-ion canadienne.\"Il n\u2019y a qu'un | st difficile pour 1< \u2022 conservateur* d'attaquer MM.Kin: et l.apomte quand ila ont diminué le déficit de cent millions, établi solide-ment le commerce et protégé le peuple dan* tou* le* domaines.\u201d 50,000 employé* additionnels New-York, t\u201d.\u2014 la?* fortes commande- d'avions faites aux Ftat«-t\u2019ni- pur le Alliés vont donner du travail » 50,000 personnes rie plus dans l'industrie de l'aviation.Le R P Paqum parle de ce problème complexe a la Société de Pédagogie \u2014 .-# I.a Société de Pédagogie de Mont-réal a tenu, samedi aprei-midi, ra cinquième léunion d\u2019étude u l'InstJ-1 R P.J.P* c.s.v., préfet de- études .» l\u2019Institu-t on d« Sourds-muets, u traité le pro-l biéme complexe que présente l\u2019édu-ation et l'orientation professionnelle il avait 111* titué a causerie : \"Les sourds-muets, leurs métiers et leur placement.Depuis l\u2019abbé de l'Epée, premier instituteur public de *ourds-mueta, jusqu\u2019à no?jour?, a expliqué le K.!'.Taquin, bien des problèmes concernant le* infirmea de l\u2019ouïe ont été résolu-.Cependant, il en reste encore ai étudier et a résoudre.Tel est celui de leur orientation professionnelle.Au début, le conférencier expo?a sommairement ce qu'il importe de ne pas oublier chez le sourd-muet au ! point de vue physique, intellectuel < *.j moral.La surdite est une infirmiti .organique due a diverse* causes et elle relève directement rie la médecine quant a son traitement.I-a mutité n\u2019e-t pas une infirmité organi-l que.Elle découle de la surdité tout! comme l'effet provient de la cause.) Il i -t possible d'y remédier par la démutisation (acquisition artificielle de la parole par un sourd-muet) et par la lecture sur le» lèvres, ou encore par les signe» et la dactylologie (épellation au moyen de» doigts).Le professeur de sourds-muet* doit donc créer de toutes pieces un moyen de communication afin d'enseigner à son élève la grammaire et le vocabulaire de la langue usuelle ainsi que les connais-anct?» élémentaires néecs* -aire?a la vlif en société.En même temps qu\u2019il instruit son élève il doit lui donner de» habitudes de propreté, de politesse, d'économie; il doit l\u2019amener » dominer son penchant à l'imprévoyance et a la susceptibilité.Dans le choix d'un métier, de continuer le conférencier, il importe de tenir «ompte des aptitudes individuelles des futurs ouvriers sourds-1 mueti.du milieu où il» vivront plu*' tard « t du salaire plus ou moins ré munerateur qu\u2019ils trouveront dans le métier appris.Les métier» de cam- ' pagne ont en général le pas sur les métiers de ville ; les métiers commun», »ur le» métier» de luxe; les métiers exercés Isolément, sur ceux qui s\u2019exercent collectivement.50 pour cent de» métier» exercés par le» entendant* *ont parfaitement compatible» avec la »urdité complète.De 102# à ID.VJ, 252 ouvrier* ont appris un métier a l\u2019Ecole industrielle du boulevard Saint-Laurent et ont été mi* sur le marché du travail : 15 menuisiers, 22 impiimeurs, 25 relieur», 27 couturier», 142 cordonniers.li*H d'entre eux exercent actuellement le métier qu'il» ont appris : 27 ont abandonné leur métier et il» exercent à eux seul» 17 emploi» différent».Les 37 autres n'ont pas pu être abordé» lor* de cette enquête.En général, le* eoolr* de sourds-muet* des divers pays se tiennent en contact avec leurs ancien» élèves.Les professeur» leur viennent bénévolement en aide en cherchant de l\u2019emploi pour le* chômeurs.Dan.» la province de (juéhec, le travail de placement se fait encore par voie de correspondance.Montréal, Québec, Ottawa.Juliette, etc., comptent en particulier de» imprimeur», des tailleurs et de» cordonnier*.11 se trouve en Photographie pritc 1er* de la retente visite du club Kiwanis Sslnf-Uurent i l'orphelinat des révérendes Soeurs Crises, boulevard Decarie.ll TA I.KM KAT 1\u2014\tApplication du moteur A l'agriculture.\t,, 2\u2014\tTitlte i>f>mme rouse.\u2014 roui».3\u2014\tHccuell de vtnM-alx petit» poème* frmi' nt».\u2014 Knaemble des couche» il,, ü partie Inférieure du terrain juraaalqur.\t* »\u2014Anneau de ¦ ordaKe.\u2014 General français ( IT.ïs-lM-\u2019).6\u2014Pronom peraonn, 1\t(-e pers.) \u2014 claire, mf-.\u2014 Cinquième mola de l'année.\t.\t,\t.6\u2014Pmnllle de dicotylédones dlalypé-(nie*.7__{{ci u,.Judu.\u2014 Monnaie de compte du Portugal et du Brésil.\u2014 Ad), pou*.\t.»__plè, .\u2022 de huis pointue par un bout.\u2014 MolIpOde».9\u2014Tué, p.ir Ouln, »on frère.\u2014 Ma-rhlnea A roue.10\u2014\tMot» prononcé*.\u2014 Lettre grecque.11\u2014\tpistes administrer pur l'htat.VBHTICALEMENT 1\u2014\t«mas d'eau dormante.\u2014- Repas entre anila.2\u2014\tlYrsonius qui subissent une opération chirurgicale.\u2014 8eUc groaalère d.- bête de somme.J\u2014Pus A la main.\u2014 Boira en tirant avec In langue.*\u2014Donna evé entré dans l'eau.Il ne me restait plu* qu\u2019à m'accrocher à votre barque de.» So U J *\t«-mi.\t.- .W M .\t.-\t\u2022 * ement* ont tourne beaucoup mieux que celle-ci fut à la remorque.( c.-t encore que je ne Tespéiuis, et vous ce que j'ai fait.F.t ni 1 un ni l\u2019autre voilà sauvée! L'eau n'a pa> eu le j tu Ravisa qu\u2019il* emmenaient avec temps de monter jusqu'à vous, n\u2019est-! leur victime un champion de natation ce pas ?Quelle chance ! Vous ne souf-1 bien résolu à la auvi '.J'ai dit.Je fre;*.pas?\u201d\tI vous raconterai cela par le détail Elle chuchota, la voix à peine in- plu» tard et lorsque vous m'entendrez, telligiblc:\t( Pour l'instant, j\u2019ai idee quo je bavar- \u201cOui.la cheville.leurs liens me de dans le vide.\u201d tordaient le pied.\tIl s\u2019arrêta une minute.\u2014Ce ne sera rien, dit-il.L'essen»! \u201cJe souffre, dit-elle.Je suis épui-tiel, maintenant, c\u2019est de gagner lo see.\u201d rivage.V»r> deux bourreaux ont sû- Il répondit: renient atterri et doivent grimper \u201cUn con.-eil T«-caler en hâte.Nous n\u2019avons donc Ron ne repos \u2022 coi rien à redouter.\u201d\trw *am\u2018i\\\" 11 fit rapidement les préparatifs,) Elle dut lui obé orniez connu s.-ance.ont me de perdre con* u m rapioemeni tes prcpisraviiit, ¦\t*-»n- >iwk \u201c*\u2022\tC'ir.après .mH»a un aviron qu\u2019il avait cache \u2022 que :\u2022> mi - semenc.» * \u2022\u2022 re-nira d un Quelqu\u2019un?Le baron?S«>n compli-\td\u2019avance dan* le fond, le fit glisser '\tsouffle calme et\trégulier.Raoul lui ce?Elle pensa que ce n\u2019elait ni\tTun\tà l'arriére et ro mit a \"godiler\u2019\u2019 tout\tcouvrit le visage\tit\trepartit en con- ni l\u2019autre, car une voix «(u'ellc no ,R continuant ses explications d\u2019un clunnt: connaissait pas murmura:\tton joyeux, et comme il ne s\u2019etait ¦ \u201cC'est préférable.J\u2019ai toute lati- \"Rassurez-vous, c\u2019c«t un ami\tqui:\trien passe de plus extraordinaire que\ttude pour a ur et\tje\tne dois do c«>mp- vjont u votre seeour-.\"\tce qui >«\u2022 passe au cours d\u2019une partie,\tte à personne\" Cet ami se pencha sur elle, et «ans même savoir si elle entendait ou non, expliqua aussitôt: \"Vous n*\u2019 m'avez jamais vu.Je m\u2019appelle Raoul.Raoul d'Andrésy.do plaisir.Ce qui ne Ccnipècha pa- d\u2019ail! \"Que je me présente, d'abord, un de monologuer avec toute la -a: !.>eu plus régulièrement quoique je ne!tien «le quelqu\u2019un qui est enchante do sois guère présentable: pour tout cos-1 soi-même et «le ses moindres actes, m'appelle Raoul.Raoul o .Anoresy.tume.quelque chose comme un cale- j Lo canot filait prestement sous son Tout va bien.J'ai bouché le trou çon de bain que je me suis confec- impulsion.La masse des falaise* sc ;i\\.c un morceau de boi* coiffé d\u2019un | tienne et auquel j'avais attaché un | devinait.hiffon.Réparation «le fortune, mal* j couteau.\u2014 donc Raoul d'Andrésy, Lorsque le fer oe la quille Rrjnça ;Ui peut suffiit D\u2019autant que nous pour vous servie, puisque le hasard «u: le- ::a\u2019rt.- il sauta, pu - enl:\\a , llon> nous debarrasser de cet enor- me le permet.Oh! un ha.-ard bien, la jeune femme avec aisance qui ne pniot.\u201d\tI simple.l\u2019ne conversation surprise.prouvait la valeur de scs mu*c:< A l\u2019aide d\u2019un couteau, il trancha les J\u2019ai su qu\u2019on machinait un complot ordes qui attachaient la jeune fem-l contre une certaine dame.Alors j\u2019ai rie, puis saisit lo gros palet et réus-lpris les devante.Je suis descendu .- et la déposa contre le pied de ia falaise.\"Champion de boxe aussi, dit-il, et 'de lutte romaine également.Je vous jkvotM rai, puisque vous pouvez men-: tendre, que j\u2019ai trouvé ces mérites dans l\u2019héritage de papa.et combien d\u2019autn - ! mais n«sez «le balivernes.Reposez-vous ici, sous cette roche où vous êtes à Tabri des flot* perfides.¦ Quant a moi, je repars.Je suppose 'qu\u2019il est dan* vos projets de prendre votre revanche suc les deux cousins ?Tour cela, il e*t fiéccssairc que Ton ! tu retrouve pas la barque, et que Ton i vous crois bel et bien noyée.Donc, ! un peu de patience.\u201d Sun* plu* tarder, Raoul d'Andrc.-y 11 xécutu ce qu\u2019il avait annoncé.De j nouveau il comluisit la barque en pb ne mer, enleva le bouchon de lin-\u2022c «t, certain qu\u2019elle disparaîtrait, .t;.:t à Tenu.P ¦ retour sur le rivage ! cluichn ses vêtements qu'il avait imuL-h dans uno anfractuosité, se îibnrrassa de son espèce de caleçon le bain, et se rhabilla.\"Allons dit-il, en rejoignant la jeune femme, il s'agit de remonter là-haut.et ce n\u2019t.-t pa* commode.\u201d Elle vortai*.jh u à peu de son éva-noui-sement et, au clair de sa lanterne.il v.t qu\u2019elle ouvrait le* yeux.Aidée par lui, elle essaya de se met-! tre debout, mai* la douleur lui arra-; ch i un cri, et elle retomba sans force*.11 dénoua le soulier et vit aussitôt que le bas était couvert de sang.R!c.-'Uro jieu dangereuse mais qui la fai*: \u2022 so Avec »on mouchoir.Kn> u! bar ia cheville provisoirement et décida le départ immédiat, j II la chargea donc sur son épaule et commença Tcsealade de Trois cent I cinquante marches.Si Godefroy jti Bennctot avaient eu du mal dans la descente combien 1 effort contralto était plus rude, effectué par un adolescent ! Quatre fois il dut s\u2019arrêter, couvert do sueur, avec la sensation qu\u2019il lui serait impossible «le continuer.II continuait cependant, toujours «le benne humeur.A la troisième halte, s\u2019ôtant assis il lu coucha sur sea genoux, et il lui sembla qu\u2019elle riait de ses plaisanteries et de >u verve intarissable.Alors il acheva l\u2019ascension en serrant nin>i contre sa poitrine le corps charmant dont scs mains sen-Uurnt les formes souples.Arrivé nu sommet, il no prit aucun repos, un vent frais s\u2019étant élevé qui balayait la plaine.Il avait hâte de mettre la jeune femme à Tabri, et, d\u2019un élan il traversa les champs et la porta jusqu\u2019à une grange isolée que, dès le début, il s\u2019etait proposé d\u2019atteindre.En prévision des événements il y avait placé deux bouteilles d\u2019eau fraîche, du cognac et quelques aliments.Il appuya une échelle contre le pignon, reprit son fardeau, poussa le panneau de bois qui servait à clore, et fit retomber Tèchclle.\"Douze heures de securité et de sommeil.Personne ne nous dérangera.Demain, vers midi, je me procurerai une voiture et vous mènerai où vous voudrez\u201d.Voici donc qu\u2019ils étaient enfermés Tun |>rt> de l\u2019autre, a la suite de la plus tragique et de la plus merveilleuse aventure que Ton put rêver.Comme tout était loin maintenant des scènes affreuses de la journée ! Tri- bunal d\u2019inquisition , juges implacables, bourreaux sinistres, Bcauma-gnan, Godefroy d\u2019Etigues, la condamnation, lu dçsccnte vers la mer, la barque qui coule au fond «les ténèbres, quels cauchemars, effaces déjà, et qui s\u2019achevaient dans Tintimitc de la victime et du sauveur.A la lueur de la lampe accrochée à une poutre il étendit lu jeune femme parmi les bottes de foin qui garnissaient le grenier, la soigna, la fit boire, et pensa doucement sa blessure.Protégée par lui, loin des embûches, n\u2019ayant plus rien a redouter de ses ennemis, Joséphine Balsamo s\u2019abandonna en toute confiance.Elle ferma les yeux et s\u2019assoupit.La lampe illuminait en plein son beau visage auquel la fièvre de tant d\u2019émotion donnait de la couleur.Raoul s\u2019agenouilla devant elle et la contempla longuement.Il se souvint de ce signe noir auquel Beaumngnnn avait fait allusion et qui se voyait sur la miniature.Comment eût-il pu résister à la tentation de voir, à son tour, et de se rendre compte si réellement, le même signe se trouvait là, sur la poitrine de la femme qu\u2019il avait sauvée de la mort ?Lentement il écarta l\u2019étoffe.A droite, un grain de beauté, noir comme une de ces mouches que les coquettes se posaient autrefois, marquait la peau blanche et soyeuse et suivait le rythme égal de la respiration.\"Qui êtes-vous ?Qui êtes-vous ?murmura-t-il tout troublé.De quel monde venez-vous ?\u201d Lui aussi, comme les autres, il éprouvait un malaise inexplicable, et subissait l\u2019impression mystérieux' (j-' sc dégageait de cette créature et dé certains détails de sa vie et lie n apparence physique.Et il lintcu -geait, malgré lui, comme si la -femme pouvait répondre au nom \u2022' celle qui jadis avait servi do moc m à lu miniature.Les lèvres épelèrent des mot.1 > * ne comprit pas, et il était si pr«\" \u2018j ' les, et Thalcinc qu\u2019elles exhalai
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.