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Le Canada
Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents. [...]

Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents.

Le Canada est un quotidien de langue française fondé par François-Ligori Béique et qui paraît pour la première fois à Montréal le 9 avril 1903.

Il est né d'un mouvement de révolte de l'aile gauche du Parti libéral contre Israël Tarte. En 1902, celui-ci, propriétaire de La Patrie, alors le seul organe officiel des libéraux à Montréal, entreprend à l'insu du premier ministre libéral Wilfrid Laurier une campagne de presse en faveur du protectionnisme. Cette prise de position lui coûte son poste de ministre des Travaux publics, mais ne lui enlève pas La Patrie. Les libéraux ne peuvent rester sans tribune officielle, d'où la fondation du Canada.

Godfroy Langlois, ancien rédacteur de La Patrie et figure notoire de la gauche libérale, en est le premier rédacteur en chef.

Le Canada se veut l'organe qui expose les vues et les idées du Parti libéral et qui dirige l'opinion dans le sens des réformes que celui-ci entend opérer. Les libéraux ne manquent pas de moyens financiers. Ils regroupent autour de Langlois des journalistes d'expérience. Les éditoriaux du Canada vantent les vertus de l'entreprise privée, d'un sain nationalisme et de la démocratie parlementaire. L'une des premières campagnes de presse est menée en faveur de l'instruction gratuite.

Dès sa fondation, Le Canada a toutes les caractéristiques du journal populaire moderne. La publicité occupe le tiers de la surface du journal. De nombreuses chroniques sportives, féminines et culturelles visent à rejoindre tous les membres de la famille et diverses catégories de lecteurs. Son information nationale et internationale rivalise avec celle de ses concurrents. Comme eux, d'ailleurs, il n'hésite pas à recourir aux nouvelles à sensation pour aguicher le lecteur.

Langlois est limogé en 1910 sous la pression du clergé, notamment de Mgr Bruchési, qui redoute ses prises de position sur l'enseignement et les libertés individuelles ainsi que son affiliation à une loge maçonnique. Langlois fonde alors un hebdomadaire progressiste, Le Pays (1910-1921). Sous la direction de son successeur, Fernand Rinfret, plus souple, Le Canada se fait moins combatif. Il exprime l'opinion des libéraux modérés et défend la politique officielle du parti.

Sous la férule d'Olivar Asselin (1930-1934), le journal va de nouveau connaître des heures trépidantes. Asselin utilise son poste et son talent d'écrivain pour former une génération de journalistes à qui il inculque l'amour de la profession et le goût du travail bien fait. Asselin parti, Le Canada, qui pourtant ne manque pas de bons journalistes, s'assoupit quelque peu. Edmond Turcotte, son nouveau rédacteur, est moins frondeur qu'Asselin, mais assure la position libérale et progressiste du journal contre la montée du nationalisme conservateur du milieu des années 1930.

Dans les années 1940, la couverture thématique du Canada est variée. On remarque la place appréciable accordée au cinéma, la « chronique judiciaire » de l'auteur Adolphe Nantel et la « chronique universitaire » tenue par Pierre Laporte en 1943 et 1944, chronique qu'il  poursuivra au Devoir à partir de mars 1944.

Au début des années 1950, le quotidien éprouve des difficultés. Trop inféodé à un parti, dépourvu d'imagination et peut-être de moyens financiers, il commence à décliner. Il perd des lecteurs, qui lui préfèrent des journaux plus populaires et d'apparence plus neutre dans le domaine politique. Malgré l'intervention de certains libéraux, qui tentent de lui insuffler une nouvelle vigueur et d'en faire un journal de combat contre la puissante machine de l'Union nationale, le journal se saborde le 7 novembre 1954.

Le Canada est tiré à 9 803 exemplaires en 1903, à 18 000 en 1905 et à 15 242 en 1940.

Parmi les collaborateurs les plus connus, mentionnons Jules Fournier (auteur notamment de la fameuse Anthologie des poètes canadiens, publiée en 1933), Olivar Asselin, Valdombre (pseudonyme de Claude-Henri Grignon), Robert Élie, Charles Hamel, Fernand Rinfret, Adolphe Nantel et Adjutor Savard.

Mentionnons l’existence de deux éditions pour le journal Le Canada, une édition hebdomadaire de 1903 à 1925 et une édition quotidienne de 1903 à 1954. 

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, vol. 4, 1979, p. 166-168.

DUTIL, Patrice A., « LANGLOIS, GODFROY », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 15, Université Laval/University of Toronto, 2003 [en ligne].

TANGUAY, Anne-Marie, La pensée d'Edmond Turcotte, éditorialiste au journal Le Canada (1931-1937), mémoire de maîtrise (histoire), Université de Montréal, 2007, vii, 98 p.

 

 

Éditeur :
  • Montréal,1903-1953; 1954
Contenu spécifique :
vendredi 20 février 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Canada nouveau
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Références

Le Canada, 1942-02-20, Collections de BAnQ.

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[" L'OPINION IRITANNIQUE VENDREDI, 20 FEVRIER 1942 11* Soar \u2014 3* Mal*, 38 Jour* \u2014 8« «MMlae Kéte de «alnt Eleuthère ¦OLRII.lever A « h.S7\tI.l\u2019KK lever à 9 h.19 coucht» 1 6 h.11\tcoucher à U h.Il (Heure eoUIre) Dullettn météorologique ¦ -¦zc* :p ix Tempe probnlilr euloard'hul Neige; plus froid qu'hier modérément froid TRENTE-NEUVIEME ANNEE \u2014 No 267 MONTREAL, VENDREDI 20 FEVRIER 1942 ^ 5.» Cl* rmpérelnrr h llwntrénl, bien Mn.Ill Ms.I* ® bulletin météorolcKlquo complet en page 1 - o.vrent leurs précieux appareils sans cni\u2019une ko!» avarie ne leur arrive.Leur capitaine, Mlle Govsr, explique en riant cette réussite.\u201cQuand un homme ae casse le visage avec »oe œil, on lui dit: \u201cTu es malchanceux, mon ' mais si l\u2019accident arrive à un pilote du hxi féminin, c\u2019eat un tollé général: Que pouvoni-r.oui attendre d\u2019autre d\u2019une femme.Alors, noue avo:i décidé de voter avec plus d\u2019efficacité que ce» me»-sieurs.Nous livrons nos avions à temps, et intact*.\u201d Le gouvernement britannique eat tellement ùu-| ir.rYr T 1 1\teffet on thèma I presaionné par ces statistiques splendide*- qu\u2019Ci tielk.Un journal nippon reprenait en effet un tnema | ftnUntion dVaugment\u20acr lc nombr\u20ac de ses pilote, ft- connu quand il écrivait: Ceux qui sont supérieurs gouverneront ceux qui sont inférieurs.Je crois que dans deux ou trois «ièclcs 1e monde aura quelque» grands pays dirigeante et que les autres seront pave mé* par eux, rendant hommage à leur force.Nous devon», dès mainteçant, nous préparer à devenir une nation dirigeante\u2019*.Selon toute apparence, le Japon croit ce moment arrivé.\tI Î^*rei1* dê'combat: elles font partie de la résenî.La Russie a toujours regarde avec un oeil ae ^ gouvernement britannique n\u2019envisage pss bï» convoitise le territoire chinois.Les tsars y firent | iemb!ab!e mesure en ce qui concerne le» femau minins, ainsi que d\u2019en envoyer un certain noœbr» dans l\u2019Asie Mineure.Mais cette fol», ce ne .-.«rer.pas nécessairement des jeunes filles qui rempliros: ces fonctions.Car une partie des Atta-GirU kk mariée* et aont mère* de familles.Leurs msri»r> Îuent souvent leur vie dans des avions que Itm emmes leur ont livrés! Des rapports de Russie et de Turquie laits»; croire que là-bas.on emploie de* femme* dans de Choses du temps Lg Uçoo du phiriiicn Du compte-rendu du bal des- Disciples de Thémis, paru mercredi dernier dan* la psgc féminine du Canada, te Devoir relève la phrase suivante : \u201cA minuit, le soupvr fi.?servi dans la Salle dorée, où la table d'honneur était fleurie de jonquilles.\u2019\u2019 Et notre austère confrère commente : le tiouper.'ervi à minuit.\", coquille fy- les.doivent-elles se dévouer gratuitement?C\u2019est un vieux sujet qui demeure toujours d\u2019actualité parce que les faits déplorables qu\u2019il évoque ne varient pas.Depuis longtemps, il nous arrive périodiquement de remarquer que lew institutrices rurales, qui accomplissent une besogne souvent très dure et nécessaire, ne sont pas rémunérées convenablement.Dans trop de cas, elles reçoivent un salaire de famine.Le coût de la vie augmente, depuis la guerre et au reste bien avant le début des hostilités.Los nécessités de l\u2019existence, logement, nourriture, vêtement, tout marque une tendance à la hausse.Les ouvriers syndiqués demandent et obtiennent des augmentations de salaire ou des bonis de vie chère.1» jeunes filles qui travaillent dans les usines de munitions sont payées avec justice.Colles qui font du service domestique exigent un salaire de plus en plus élevé; elles pratiquent même à l\u2019occasion un certain chantage auprès de leurs patrons, par suite des grandes demandes de main-d\u2019œuvre féminine sur le marché du travail.Los conditions de vie changent partout; il n\u2019y a qu\u2019une chose qui demeure perpétucllcmcni .semblable à elle-même: le traitement de nos inititutricee rurales, de ccs jeunes filles mo- iwgraphiquf.U aurait fallu lire: l>- eouprr fut de%-Afrvi eil des impérialisme» agressifs a fait d\u2019elle *a première victime.\u2019\u2019 Par la violence verbale et par l'assassinat politique, le clan militariste et nationaliste nippon parviendra à orienter toute la politique du pays.C« fut la fin du régime des partis.\u2018Les dirigeant* ne dissimulent pas leurs sympathies à l'égard des mouvements totalitaires européens.Ils sont heureux d\u2019agir dans le même esprit, quoiqu\u2019ils se défendent toujours de tes imiter.Inutile d'insister longuement sur la politique d\u2019aveuglement des hommes d\u2019Etat démocrate», qui voulurent se leurrer devant tes provocations du Japon et tentèrent toujours, généreusement et vainement, de limiter les dégât», sans devoir recourir aux moyens extrêmes.Nous savons aujourd\u2019hui où ce piétinement nous a conduits.Hitler n\u2019a eu qu'à tendre la main pour s\u2019assurer le concours d\u2019un Japon déjà enhardi par scs conquêtes faciles.Sa non-belligérance dans les deux premières années de la guerre s\u2019expliquent «n partie psr le profond désappointement que provoqua à Tokio la brève collusion germano-soviétique.Pour qui y regarde de près, il eat néanmoins aisé de découvrir un constant synchronisme entre le» initiatives de Berlin et de Tokio.I* traité du 27 septembre 1940 était une promesse d\u2019entrée «n guerre, sous condition suspensive; elle devait fatalement, un jour ou l\u2019autre, s\u2019accomplir dans les faite.Auguste Viatte ne se laisse pas cependant berner par l\u2019éclat du prestige nippon.Il n'hésite pas à écrire que 1e Japon, \u201cmême vainqueur sur tous lee front*, ne survivrait pas six mois à une défaite de l\u2019Allemagne\u2019\u2019.Son pouvoir, très grand dans sa sphère, ne lui permettra pas dea conquêtes définitives si son complice européen échoue.L'Eztrbne-Orienl et nout est un petit livre intelligemment conçu qui aidera beaucoup à la compréhension de notre guerre dans 1c Pacifique.Il est un guide précieux pour quiconque veut se reconnaître dans tes causes et les intéréte en jeu.Roger DUHAMEL Augmte Viatte, L'Ertrcme.Orient et nout, collection det \u201cProblimet actuelt\".Edifiant de VArbre, Montréal, mi.servant l\u2019Union Jack.Elles sont plus précieuse* pour nous dans certaines branche* spécialisées des services auxiüaim Les Canadiennes peuvent, à leur tour, en s'enrôlir en grand nombre, aider leur pay* et permettre au hommes de ae libérer de leurs tâches quotidiencu.[ pour aùler combattre.(Servict fédéral de l'Information) Les livres (Notes See éditeur») LES CARRIERES.Uao eérie éa tract».L\u2019Actite peroieeiele, 4290, r«e do Bordoaax, Montrée!, ééil Sou* ce titre, l'Ecole Sociale Populaire a comoMS-cé, au début de 1933, la publication dans sa colleetwi de \u201cL\u2019Oeuvre des Tract*\" d\u2019une ««rie de nwnogr»-phies consacrée» aux carrières.Chaque brochure comprend deux monographie», signées l'une et l'autre par de» personnes htutcnvr: qualifiée*.La première brochure, qui parut en ma:» 1933 et inaugura, peut-on dire, ee» études dan» :*¦ tre prorince, contient, outre une préface du K.P-Archambault, SJ., initiateur de cette entrcpriN.une monographie sur le Sacerdoce par Mgr L *A.Paquet, et une autre sur l\u2019Etat rtligieu* psr le B- *\u2022 Louis Lalande, S.J.Vinrent ensuite, par ordre chronologique : 2)\tLe Barreau, par M.Antonio Perrault, CK! le Notariat, par M.Joseph Siroi?, N P.3)\tLa Médecine, par te docteur Joseph Oeuvre»-! le Génie civil, par M.Adhémar Mailhiot.4)\tLee Carrière* icientifiquet, par S.Exe.-MT Vachon; le Génie foreitier, par M.Avila Bt-dard.\t.5)\tL'Architecture, par M.ArisUde Boau?rsn4-Champagne; l'Arpenteur, par M.Paul Joneit 6)\tLa Carrière agricole, par M.Albert Rioux> \u2022 Corrière agronomique, par l'honorable Godbout.\t, rMr 7)\tLe Joumalitme, par M.Eugène L Heureux.l'Enseignement, par M.Arthur Léveilié.8)\tLee Carriiret économiques, par M.E-*ur** M ville; 1st Carrières artistiques, par M- Artn-Laurendeau.Cinq de ces brochures, \u2014 les numéros i 3,4 et 8, \u2014 épuisées, viennent d\u2019être rééditée?.\tI une* ont été considérablement modifiées, P°u* .pondre aux changements survenus dans les .rJ,i en leur faisant connaître la nature des carrières qui «\u2019ouvrent devant eux, les qualités Q les exigent et le* étude* qu\u2019elles demandent.De Moscou à Berlin \u201cToute agression dirigée contre l\u2019Etat Triste \u201cEtre 1e vassal de son ennemi héréditaire, quelle condition pour un grand peupla \u2014 Léon Daudet, dans son livre, Moloch et Minerve, Paris.iuuw; oKivBsivm viin*vv\t- - - ,\tvjjju dea ouvrier* et des paysans sera repoussée p IL, la puissance des forces armée* de 1 L n\tà?que et les opérations militaires seront Iran» ^ le territoire de l\u2019agreaaeur.\u201d - Dernier »hné» J l\u2019article 1 du règlement provisoire du Moscou, 1936.campagne, k\u2019HOm WINDSOR p\u2014M» Dette «fies (fée wdtewRéa et art rieW M* ._ «Mute da taatrn l« vaysfeen 4a rwmmm wwmsmw \u2014\t\u201d t.-wm éa manie.Il «et lanaaswé ?**ruln»« \u2022naéeraee at caafartsbles.*«\u2022 eaeaUents «\u2022« et eau flBinoso?I 807784 Le r*wd«»»Tom d«t gonrtneU AUX DÉLICES »LHA.\\r kh VINS - BIERES - REPAS SUCCULENTS Le soir rencontrez-vou^nu^\u201ccocktan üar\u201d situé nu dessous de 1204 ouest, rue Ste-Catherinc -\t-\t- coin Drummond KIeCtiuaïia MONTREAL, VENDREDI 20 FEVRIER 1942 American Grill CeUle* 9 o Ouvert le dimanche _ TOCS LES soins L\t, lirllre S* 11 h.à 1 k.\t\u2022 Lmiitrur* h :i hrr* P.M.REVUE PROFESSIONNELLE \u2022\u2022 5 e» 9 hrcs P.M.\u2022 Spéelalltéi Filet mlKiioo.l\u2019oulet rftll.( hnp.aury.ROr.Chronique militaire 11,000 livres pour les soldats canadiens outre-mer _ -\u2014\u2014-9 Ces publications ont été recueillies au \u201cRepos du Soldat\u201d, rue St-Denis Plu.t de 11,000 livres ou revues de toutes .sortes seront envoyés, ccs jourF-ci, aux soldats canadien!', soit dans le-\" camps militaires du Canada, «oit outre-mer.A la suite n.nna IL N\u2019Y A PAS D\u2019ERREUR QUANT A LA auedité, *.cès.Ici, plus qu\u2019aillcurs, le milieu joue un grand rôle.Prochain eonfér*nci*r M.Rousseau a etc présenté et remercié par le docteur Jean Saucier, président du Cercle.Le prochain conférencier sera sir Patrick Duff, haut commissaire adjoint de Grande-Bretagne au Canada.Bulletin (\tCanadienne) Trmpérmure* m lui nui rl maxima kl»r (I.i-s rlilffirs en c»rncl*rcH t;rn* Indi- fédération des travailleurs catholiques du Canada à sa réunion tenue ]e 13 du courant, a reçu de nombreuses plaintes venant de ses différents centres, contre la trop large élimination dans les industries de guerre, des hommes d\u2019âge non militaire et leur remplacement pat la jeunesse, surtout les jeunes filles.\"On s\u2019est plaint également que l\u2019on force celles-ci n travailler la nuit, dans un trop grand nombre d\u2019industries de guerre.Après avoir étudié ce K plaintes et les trouvant fondées, notre bureau confédéral a résolu de les porter à votre connaissance en vous priant d\u2019aviser à prendre les moyens propres à permettre et à rendre facile l\u2019cmploiement dans les industries de guerre de tous les hommes d\u2019âge non militaire.Il est avéré, birn que cela ne soit pas rendu public, qu\u2019un grand nombre de jeunes filles travaillant dans les usines de guerre y sont estropiées.Nous esti- mona ou\u2019il aérait dana l\u2019intérêt général de la nation, en prévision des conséquences de l\u2019après-guerre, qu\u2019il soit possible dans les memes usinei, d'y employer préférablement un plus grand nombre d\u2019hommes d\u2019âge non militaire.Ces derniers étant d\u2019âge plus rassis, seraient plus attentifs à leur travail, plus prudents, et les accidents seraient moins nombreux dans ces établissements.\"En second lieu, alors qu\u2019au dire des journaux, il est Interdit dans maints pays, notamment en Angleterre, en Australie, en Chinp, on dit même en Allemagne, de faire travailler les femmes la nuit, dans les industries de guerre, nous croyons quo Canada ne devrait pas être le dernier pays à suivre cet exemple, ce qui serait une souveraine prudence pour le bien de la nation canadienne.\"Confiant, cher Monsieur, que vous donnerez à notre requête toute la considération qu\u2019elle mérite, et qu\u2019une action opportune sera prise dpns le sens de nos remarques, aussitôt que possible, nous avons l\u2019honneur de nous souscrire, avec l\u2019expression de nos sentiments les plus distingués.\" Le bureau confédéral de la C.T.C.C.Alfred Charpentier, président.L£CANADA \u2014 MONTREAL, VENDREDI 20 FEVRIER 1942 Dupuis Frères souscrit $100,000 les MOIS CHOISIS h \u201cMm\" I Z 3 4 S 6 7 8 9 ^\tLimitée eut soMscri», hier sprit-midi.$100,000 \u2022« demUme emprunt de l« victoire Philippe ires.(Photo CANADA) Les Unions internationales veulent demander la modification du décret 8253 Le Conseil des métiers et du travail de Montréal a chargé son comité exécutif d'étudier une résolution demandant des modifications au décret ministériel fédéral 8253, au cours de *a séance présidée, hier soir, par M.Paul Fournier.La résolution avait été soumise par la Fédération provinciale du travail qui en demandait l'adoption en vue de l'envoyer immédiatement au ministre fédéral du Travail, l\u2019hon.Humphrey Mitchell, et au Congrès des metiers et du travail du Canada.Le but de la résolution était de modifier Je décret pour permettre aux organisations ouvrières de négocier des augmentations de salaires, directement avec les employeurs, et d\u2019obliger tous les patrons à payer des bonis de vie chère à leurs employés.U Fédération provinciale est d\u2019opinion que tous les ouvriers, et non pas iculcment ceux des industries de guerre, doivent recevoir ces bonis, le coût de la vie étant le même polir toute ia classe uvrière.L'emprunt de la victoire Læ Fédération provinciale du travail et le Conseil des métiers ont tous deux recommandé à leurs membres, de môme qu'aux ouvriers en général, d\u2019acheter des obligations de la victoire.Les deux organismes ouvriers affirment que le \"dévouement et le sacrifice des 360,000 Canadiens sera vain, si nous ne leur donnons les armes necessaires.L\u2019entretien à Québec M.Marcel Franck, secrétaire, _ annoncé, d'autre part, que ia Fédé ration provinciale du travail aura son entretien annuel avec le gouvernement provincial, le 10 mars prochain, à Quebec.Le comité exécutif fédéral se réunira, le 5 mars, à Trois-Rivières, pour terminer la rédaction du mémoire.Tous ceux qui ont des résolutions à lui soumettre sont priés de lo faire avant cette date.Une protestation contre le service des tramways, à Montréal, et le mémoire que l\u2019Union des marins canadien» a déjà soumis au ministère fédéral du transport, ont aussi été référés pour étude au comité exécutif.Ottawa etQuébec déclarent illégale la grève des employés de la boulangerie '¦J*.Los employés de la boulangerie, membres de l\u2019Union internationale, qui avaient déclaré la grève cette semaine, sont tous retournés au travail, lis ont décidé de cesser la grève, quelque temps après la réception, du ministère provincial du travail, d\u2019un télégramme les informant que leur grève était illégale.Le ministère fédéral du travail ayant approuvé l\u2019opinion du ministère provincial, M.Raoul Tré-panicr, représentant d\u2019Ottawa à Montréal, leur recommandait, personnelle-mont, hier après-midi, de cesser la grève.Scion les explications données aux gréviste» par M.Trépanier, les autorités fédérales croient quo la grève est illégale parce que chacune des bou- langeries intéressées fournit du pain ou d\u2019autres vivres à l\u2019armée canadienne.Ces industries sont donc essentielles à la poursuite de la guerre.Les ouvriers ne pouvaient faire la grève sans demander d\u2019abord un comité d\u2019arbitrage ou l'intervention des autorités fédérales, afin de tenter de régler le différend n l'amiable., Nous apprenons, d\u2019autre part, que 1 Union into-rnationale (local 55), présidée par M.Orner Gaucher, aurait un entretien, ce soir, avec les employeurs intéressés pour poursuivre les pourparlers, entamés dan» la nuit de mercredi, afin d\u2019en arriver à une entente.L\u2019union internationale veut obtenir un contrat d\u2019atelier fermé, use augmentation de salaires et diverses autres améliorations.ayant déjà bénéficié de certaines améliorations à lu fin do l\u2019an dernier.Les représentants des unions ouvrières sont d'avis quo ces ouvriers devraient recevoir une augmentation de salaires, parce que le niveau do leur gages n\u2019est pas assez élevé actuellement.La Commission de l'assurance-chômaga at les Syndicats Les agents d'affaires des Syndicats catholiques et les directeurs du Conseil central ont eu, récemment, un en-tretien avec un représentant officiel de lu Commission «le l\u2019nssurancc-chô-mage.Après explication do part et d\u2019autre, on s\u2019est entendu pour éviter a l\u2019avenir tout malentendu et établir une collaboration étroite entre les syndicats et cet organisme du gouvernement fédéral.Cette collaboration facilitera les relations entre les ouvriers et la Commission de rassuruncc-chômmagc pour tout ce qui a trait au placement de la mnin-d\u2019oeuvro.Los syndiqués se déclarent très heureux de In nomination de M.Hurtubise à la division du placement.Il est bien connu dans le monde ouvrier et parfaitement au courant des problèmes ouvriers.AvU de l\u2019Aitociatioa de* plâtrier* Les membres de l\u2019Association des plâtriers sont priés de prendre note Cette guerre est notre guerre, dit Thon.M.Godbout -\u2014\u2022 Le premier ministre demande aux fonctionnaires de souscrire à l\u2019emprunt - Québec, 19.(Du correspondant parlementaire du Canada) \u2014 Le premier ministre, l\u2019hon.Adélard Uod-bout, a demandé ce matin avec toute l'éloquence et la conviction dont il est capable, aux employés du minis-tère de l\u2019agriculture de souscrire généreusement à l\u2019emprunt de la victoire.A la demande des promoteurs de l\u2019emprunt tous les employés du ministère s'étaient réunis à 10 h.30 dans la salle «lu comité des bills pri-vés.M.Oscar Lessard présenta Je ministre à ses collaborateurs.M.Godbout tomba tout de suite dans le vif du sujet.Il dit aux fonctionnaires que le gouvernement attache une grande importance au succès do l\u2019emprunt actuel.\"J\u2019eapère que tous comprendront leur devoir quo leur réunion aura lieu ce soir, a | » l\u2019égard de la notion, de la chrétien- 8 h., au No 1231 est, rue De Monti-gny, sous la présidence de M.H.Chartrand.L\u2019agent d'affaires, M.J.E.Lamoureux, annonce que des ques tiens d\u2019un intérêt particulier y seront discutées.Réunion «U l\u2019Aitociatioa d** briqueUur* ot maçon* L'Association nationale des brique-teurs et maçons tiendra une réunion ce soir, à 8 h., au No 1231 est, rue De Montigny, sous la présidence de M.Orner Douvillc.Les membres sont instamment priés d\u2019y assister pour étudier les questions à l\u2019ordre du jpur.L\u2019agent d\u2019affaires, M.H.Ldvor-dttre, rendra compte de ses travaux.Les automobiles non essentielles seront retirées L\u2019automobiliste devrait mettre sa voiture au garage pour la durée de la guerre Intervention d\u2019Ottawa dans la grève des employés de Ayers Limited, à Lachute Lo représentant du ministère fédéra! du travail dans l\u2019est du Canada, M.Raoul Trépanier, se rendra aujourd'hui à Lachute, on vue de mettre fin à la grève dos employés de la Ayors Company Limited.Le puncipal but do sa visite à cet endroit sera de convaincre lej intéresse» de poursuivre leurs pourparlers pour en arriver à une entente.Les gK'vistes sont au nombre d\u2019environ cinq cents.Il semble que les employés refu-»ent de travailler h cause du refus de la compagnie d\u2019accepter le rapport majoritaire du comité d'arbitrage qui a enquêté, il y a quelques mol», sur les salaires et les conditions de travail en vigueur «ians cette usine.Le rapport majoritaire était favorable aux employés, mais le représentant patronal au comité avait aussi rédigé un rapport minoritaire que la compagnie approuva de préférence.Los ouvriers firent la grève, apres avoir tenté d'obtenir les conditions recommandées par le comité d\u2019arbitrage.Ce comité d\u2019arbitrage était composé de l\u2019hon.juge Louis Boyer, comme président, «le M.Raoul Trépanier, comme représentant des employés, et de Me J.-A.Mann, C.R., comme représentant de la compagnie.Autres nouvelles du monde ouvrier L* requête de* ouvrier* du ?element pour homme* *oumi»e *u Conseil netionel du travail Nous apprenons de source autorisée que !u réclamation des ouvriers du 'element pour hommes a été soumise au Conseil national du travail.II ne s\u2019agit pas, dans ce cas, d\u2019un boni de vie chère, mais d\u2019une augmentation Toronto, 19.(P.C.) \u2014 B.A.W.Williamson, contrôleur des approvisionnements du ministère des munitions et approvisionnements, a fait allusion, ici aujourd\u2019hui au jour où teus les automobiles ou camions non erscntiels seraient retirés de la cir culntion pour la durée de la guerre.Parlant à un congrès des quincail liers d\u2019Ontario, M.Williamson n «lit que le propriétaire «l\u2019automobile ordi naire devrait \"mettre sa voiture de côté pour la durée de la guerre,\" lorsque les pneus dont il se sert actuellement seront us
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